vendredi 18 janvier 2008

Heureusement ça n'arrive qu'en France : élèves sous influence


Alors que le ministère de l'Éducation nationale français se penche sur les manuels d'économie et leur penchant antilibéral, sera-t-il un jour contraint de se pencher sur les livres d'histoire et de géographie afin de vérifier qu'ils offrent un traitement équilibré de la période contemporaine ?

Certains enseignants, franchement troublés par la tonalité antilibérale et antiaméricaine de certains chapitres, ne sont plus loin de le penser. Sans aller aussi loin, André Kaspi, professeur d'histoire à Paris-I, affirmait récemment dans un colloque universitaire : «On peut se demander s'il ne conviendrait pas de réunir une commission d'historiens qui relèverait les erreurs, les préjugés et les maladresses des manuels.»

Certains thèmes qui ont longtemps fâché comme les périodes sombres de la Révolution française, les crimes du stalinisme, le rôle de Vichy dans la déportation des Juifs ou bilan de la colonisation font depuis une dizaine d'années l'objet d'une approche plus équilibrée. Mais un survol des principaux manuels scolaires suffit à montrer que les enjeux de géopolitique actuels sont parfois traités sans nuances.

Dans un ouvrage conçu par l'éditeur Foucher à l'intention des classes de terminale technique, on peut ainsi lire : « Les altermondialistes défendent le droit à l'existence de toutes les cultures menacées par la logique libérale.» À l'intention des élèves de terminale générale, Magnard résume pour sa part, au début d'un chapitre consacré aux «fragilités de l'hyperpuissance » américaine : «Le libéralisme économique a des conséquences douloureuses : des fractures sociales et géographiques.» Pour expliquer le développement du terrorisme islamique, le manuel de troisième publié en 2003 par Magnard indique : « Les États-Unis sont devenus la cible d'États et de mouvements qui refusent l'hégémonie américaine sur le monde. » Comme pour enfoncer le clou, l'éditeur a choisi une photo de militant altermondialiste, prise lors d'une manifestation organisée en Belgique courant 2001, pour illustrer la couverture de cet ouvrage. Ailleurs, dans un manuel de troisième, on demande à l'élève d'expliquer pourquoi la démocratie a été sauvée en France en mai 2002, la question est illustrée à l'aide d'une photo montrant de jeunes étudiants qui manifestent avec leurs professeurs contre Le Pen entre les deux tours des élections présidentielles françaises.

Barbara Lefebvre et Ève Bonnivard sont allées explorer ce qu'en disent les manuels d'histoire de collège et lycée, qui restent le principal outil de travail des enseignants et des élèves. Soumis à diverses influences, médiatique, familiale, scolaire, ces derniers ont sans doute un bien meilleur accès à l'information que leurs aînés, mais la comprennent-ils pour autant ? L'école les aidera-t-elle à l'interpréter, l'analyser ? Les auteurs décryptent finement tous les messages et dérives idéologiques qui imposent aux élèves une certaine vision du monde actuel. Elles aboutissent à ce constat stupéfiant : les manuels ne sont-ils pas en train de fabriquer une génération anti-américaine ? Terrorisme, jihadisme, puissance américaine, alter-mondialisme, mutations de la société française, rôle de la France dans le monde, autant de thèmes traités par les manuels et dont le décryptage révèle une photographie de l'opinion française actuelle, inquiétante pour l'avenir.

lundi 14 janvier 2008

Violences scolaires à Toronto et réponses convenues de la Ministre

La semaine dernière est paru un rapport alarmant sur la violence endémique des écoles torontoises appartenant au Conseil scolaire public anglais de Toronto. Le rapport de 1 000 pages sur ces écoles démontre que la violence sévit dans plusieurs établissements et que, dans bien des cas, les actes ne sont pas signalés aux autorités. L’étude mentionne également l'existence d'une loi du silence à tous les niveaux du conseil scolaire public de Toronto: chez les élèves, le personnel et au sein de la direction.

Le groupe, mis sur pied après l'assassinat de Jordan Manners à l'école C.W. Jefferys, l'an dernier, a recensé 177 incidents violents de janvier 2006 à novembre 2007. À l'école C.W. Jefferys, 20 % des adolescentes ont déclaré avoir été victimes d'agression sexuelle. Lundi, l'ancien directeur de l'établissement et deux directeurs adjoints ont d'ailleurs été accusés de ne pas avoir signalé une présumée agression sexuelle aux policiers. Selon la même étude, « 12 % » des étudiants de l’école C. W. Jefferys « se sont vus pointer un pistolet (ou être tirés dessus) sur le terrain de l’école dans les deux dernières années et 14 % à l’extérieur de l’école. »

Nous n’avons pas voulu nous faire l’écho de ces nouvelles alarmistes principalement parce que l’étude manque de profondeur : les points les plus sensationnalistes de l’étude sont des extrapolations tirées de deux écoles situées dans des quartiers de Toronto à haute criminalité où sévissent drogues et bandes de jeunes criminels. Ces quartiers concentrent également de nombreuses familles monoparentales, pauvres et membres de minorités ethniques.

Il nous a donc semblé qu’on ne pouvait tirer de ces deux écoles des conclusions valables pour l’ensemble des établissements publics de Toronto, bien qu’il soit possible qu’il y ait, depuis quelques décennies, une augmentation de la violence dans l’ensemble – même dans les écoles des quartiers aisés et « blancs » – de Toronto. Avant de conclure dans ce sens, il faudra toutefois attendre une étude plus approfondie effectuée dans l’ensemble des écoles.

Ce qui nous est apparu, en revanche, assez symptomatique est la réponse de la ministre de l’Éducation de l’Ontario, Kathleen Wynne, qui citait parmi les mesures déjà prises par le gouvernement de l’Ontario pour lutter contre la violence :
  • Nous avons dorénavant 9 000 enseignantes et enseignants et 7 600 membres du personnel de soutien de plus qui accordent aux élèves une plus grande attention individuelle, encouragent tous les enfants à se concentrer sur leur apprentissage et aident les jeunes à risque à éviter les ennuis.
  • L'apprentissage est désormais obligatoire jusqu'à l'âge de 18 ans, ce qui veut dire des hausses du taux d'obtention de diplôme et des baisses du taux de décrochage.
Quelques remarques s’imposent :
  • L’augmentation du personnel en Ontario, comme au Québec ou en France, accompagne souvent une décroissance de la population scolaire et, parfois même, un tassement des résultats scolaires dans les études internationales, comme c’est le cas du Québec (voir les études PISA et PIRLS). Il est possible que la part de plus en plus importante d’immigrés provenant de cultures où l’éducation est peu valorisée ou la part grandissante des familles monoparentales explique ces reculs. Ici, encore, nous manquons d’études assez fines pour confirmer ou infirmer ces hypothèses.
  • Les difficultés de ces écoles ne sont pas à proprement parler scolaires, on ne voit donc pas vraiment en quoi encore augmenter les sommes d’argent dévolues à l’instruction – il faut qu’ils comprennent mieux les maths et fassent leurs devoirs !? – résoudra quoi que ce soit (ne plus agresser les filles dans les toilettes ? Ne plus amener de pistolets ?). Les trublions devraient plutôt être envoyés à des écoles particulières à la discipline renforcée.
  • Enfin, le rallongement de la durée obligatoire de scolarité – même si c’est une option facile et flatteuse pour les enseignants qui pensent que l’école est la panacée aux problèmes de la jeunesse — pourrait bien empirer les choses. Voir à ce sujet la recension du livre du Dr Esptein dans L’École infantilise-t-elle les adolescents ?

Comment Québec a privé les parents et les élèves d'un choix de cours de morale ou de religion

Ou comment imposer, en six points, un programme de morale concocté par l'État à tous les élèves du Québec, ceux des écoles publiques et ceux des écoles prétendument privées.

Le résumé ci-dessous est extrait du mémoire présenté devant la Commission Bouchard-Taylor par Me Sylvie Fortin du Barreau du Québec et de Me John Remington Graham du Barreau du Minnesota.

Voici comment, de 1995 à 2005, en l’espace de dix ans, la déconfessionnalisation des écoles publiques s’est consommée à la suite d’une série de rapports administratifs et de textes législatifs :

1ère étape : Commission des États généraux sur l’éducation, 1995 : on retrouve dans les conclusions de cette Commission le premier énoncé de la future politique du ministère de l’éducation, dans un document intitulé Exposé de la situation, 1995-96. Les consultations faites auprès de la population avaient laissé constater que plus de 80 % des participants voulaient conserver l'aspect confessionnel de l'école sous une forme ou une autre. Comme le nota Claude Ryan, « les conclusions des États généraux s’écartèrent substantiellement des orientations établies », afin d’orienter le débat vers la déconfessionnalisation.

2e étape : Modification constitutionnelle de 1997. Celle-ci fut opérée par le gouvernement fédéral à la demande du gouvernement du Québec faite le 15 avril 1997 par résolution unanime des membres de l’Assemblée nationale. L’article 93A fut ajouté à la Constitution canadienne pour que désormais les privilèges conférés au Québec par les alinéas 1 à 4 de l’art. 93 ne lui soient plus reconnus quant au maintien et au financement des écoles publiques confessionnelles et de l’enseignement religieux. Beaucoup a été dit et écrit sur l’à-propos de la formule d’amendement utilisée, mais la Cour suprême du Canada a tranché en faveur de la procédure choisie par les élus.

3e étape : Rapport Proulx, mars 1999. Le rapport du Groupe de travail sur la place de la religion à l’école, intitulé Laïcité et religion : perspective nouvelle pour l’école québécoise, prônait la laïcisation intégrale de l’école publique au nom de la liberté de religion. Claude Ryan fait un constat navrant du Rapport Proulx. Il lui reproche de favoriser des « formes de conformismes idéologiques et de timidité politique qui pourraient s’avérer … asphyxiantes pour la pleine réalisation de la liberté dans une société pluraliste ». Il écrivait également : « Je tiens à noter, pour le déplorer, que le Rapport Proulx a été conçu en vase clos. … le Groupe de travail n’a tenu aucune audition, ni privée ni publique. Il se borna à solliciter l’avis écrit de quelque 80 organismes ayant à ses yeux une envergure nationale. De ce total, 24 organismes seulement firent parvenir un mémoire. La récolte fut encore plus mince du côté des milieux étudiants. Sur 26 conseils étudiants invités à produire un mémoire, seulement deux donnèrent suite à l’invitation du Groupe de travail ». Néanmoins, la thèse du Rapport Proulx a été reprise par la Commission parlementaire sur l’éducation analysant le rapport Laïcité et religion, octobre 1999. Après les auditions de cette commission, le gouvernement a entériné le rapport Proulx sans se préoccuper des voix dissidentes. Sa politique officielle parut en mai 2000 dans un document du ministère de l’éducation intitulé Dans les écoles publiques du Québec : une réponse à la diversité des attentes morales et religieuses, annonçant les prochaines étapes.

4e étape : Loi 118, adoptée le 14 juin 2000. Le gouvernement abolit la confessionnalité scolaire et réduisit le volet religieux à une petite période hebdomadaire d’enseignement religieux facultatif.

5e étape : Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, novembre 2003.
Cette commission prêtait généreusement son aide pour recommander au gouvernement de modifier l’art 41 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, qui constituait la dernière garantie pour les parents de pouvoir choisir l’enseignement religieux pour leurs enfants. Le document était intitulé : Après 25 ans, la charte québécoise des droits et des libertés – modifications recommandées par la commission.

6e étape : Projet de loi no. 95, juin 2005 (L. Q. 2005, ch.20) : le gouvernement adopte avec l’aide de l’opposition ce projet de loi qui supprime tout enseignement religieux dans les établissements publics à partir de 2008 et offre en prime un cours d’éthique et de culture religieuse qui débutera l’an prochain. Voici comment Louis O’Neill fait le récit de ce vote historique : « Précédé de deux interventions banales et consensuelles, le vote en troisième lecture a lieu le 15 juin 2005. L’Opposition officielle approuve le projet de loi haut la main. Personne n’exige de vote nominal, si bien qu’on ne sait pas s’il y avait des députés qui étaient en désaccord avec le projet de loi. Toute l’affaire n’a pas duré une heure. C’est ainsi que s’est consommée la rupture avec une longue tradition éducative qui a marqué l’histoire du Québec et qu’on a bradé un héritage précieux que des générations de croyants humanistes avaient patiemment bâti et sauvegardé depuis les débuts de la Nouvelle-France. Un patrimoine qui, nonobstant ses lacunes, représente une indéniable réussite dans l’histoire de la civilisation occidentale. » L’article 41 de la Charte québécoise est modifié, ce qui a pour effet d’enlever aux parents le droit d’exiger que leur enfant reçoive l’enseignement religieux dans les écoles publiques. Par la même occasion, le gouvernement du Québec annonçait son intention de renoncer à faire usage en 2008 de la Clause dérogatoire permise par la Charte canadienne des droits et libertés. La clause dérogatoire est invoquée pour protéger une mesure législative susceptible de discordance avec les chartes, et son adoption empêche les contestations judiciaires du type que nous verrons plus loin. La clause dérogatoire accorde au législateur le dernier mot en matière de protection des droits et libertés, plutôt qu’à la Cour suprême du Canada.

On peut constater que les six étapes précitées correspondent à un processus administratif et législatif achevé, où chaque instance réplique en se renvoyant l’ascenseur. Le dénouement correspond également à un résultat prévisible pour quiconque connaît les rouages gouvernementaux.

samedi 12 janvier 2008

Radio-Canada répond aux nombreux parents outrés par son parti-pris

On nous a fait parvenir la réponse désolante de Radio Canada aux nombreuses lettres de protestation envoyées par des auditeurs outrés par le parti-pris évident que la radio d'État avait adopté en décrivant les opposants au cours obligatoire d'Éthique et de culture religieuse, et plus particulièrement la Dr. Morse-Chevrier, comme les catholiques les plus intégristes. Voir la description de ce reportage où Radio Canada parlait du cours de religion dans les écoles comme d'un « vestige persistant ».

La lettre de réponse aux auditeurs se trouve ici.

En voici quelques extraits :
« L’auteur du reportage et la direction admettent volontiers que le mot «intégriste» était mal choisi et ne constituait pas l’adjectif le plus approprié dans les circonstances. Il aurait été préférable de parler ici des catholiques plus attachés aux traditions, ou plus conservateurs.

Nous tenons à souligner cependant qu’il était essentiel pour la compréhension de ce reportage de distinguer entre les différents groupes de catholiques. Parce que selon les informations dont on peut disposer, plusieurs catholiques, et non des moindres, sont très ouverts à ce programme, incluant l’Assemblée des évêques du Québec http://www.eveques.qc.ca/communiques/2007/20070313f.html. »

Cette lettre d'euh..., d'excuse disons, élude complètement le fait pourtant transmis à Radio Canada que 57 % des Québécois pensent comme Mme Chevrier : les parents devraient avoir « le choix entre l’enseignement religieux confessionnel et le cours d’éthique et de culture religieuse ». Radio Canada n'a pas jugé bon de le rappeler, préférant stigmatiser les catholiques les plus intégristes, devenus les plus conservateurs. Enfin, pour ceux qui ont reçu cette lettre, car il n'y aura évidemment aucune correction à l'antenne.

Cette navrante lettre n'explique en rien pourquoi le reportage était visiblement partial et favorisait les partisans de ce programme comme le professeur Proulx qui n'est qualifié d'aucun sobriquet repoussoir qu'il s'agisse « des plus laïcistes intégristes » ou « des plus laïques ». Rien. Que du respect pour ces autres personnes.

Enfin, Radio Canada ne fait que prêter vie à une fiction quand elle répète à l'envi que l'Assemblée des évêques est « très ouverte » (toujours ces superlatifs!) à ce programme. Il suffit pour cela de citer quelques passages du document mentionné par Radio Canada et rédigé par des évêques pourtant de sensibilités diverses :
  1. Ce document de l'assemblée des évêques ne mentionne le mot ouvert, enfin plutôt ouverture, que pour mentionner qu'il faut s'ouvrir à la diversité « en développant encore davantage les éléments actuels du programme d'enseignement religieux catholique » qui parle des autres religions. Pas du tout, dans le sens de supprimer ce cours religieux catholique et d'accepter le programme de morale imposé par le gouvernement !
  2. Les évêques ne sont pas ouverts, ils sont placés devant un fait accompli et veulent donc maintenir « un esprit de collaboration vigilante », vigilante.
  3. « l'Assemblée [...] continue d'être attentive à l'évolution du programme à l'étude. Comme les évêques l'ont déjà exprimé en juin 2005, « nous pourrons accorder notre soutien à ce programme et inviter nos fidèles à y reconnaître une évolution positive dans la mesure où le gouvernement saura donner suite aux orientations prometteuses qu'il contient tout en évitant les risques sur lesquels nous avons cru nécessaire d'attirer l'attention ». À nouveau, aucune très grande ouverture, mais un soutien hypothétique si les risques mentionnés en 2005 seront évités.

Quels étaient ces risques mentionnés en 2005 ?
« comment un programme unique et obligatoire parviendra-t-il à respecter également la conscience des jeunes croyants et incroyants ? Il paraît bien difficile de viser une stricte neutralité en matière religieuse. Comment s'en tenir à une approche purement descriptive, phénoménologique, si l'on veut initier les jeunes à une recherche personnelle de sens et les inviter à une appréciation positive des différentes conceptions du monde ? Il est prévisible qu'un programme unique et obligatoire suscite alors certaines difficultés quant au respect de la liberté de conscience. »

Cette lettre prouverait donc, selon Radio Canada, que les évêques sont très ouverts au programme de morale que Radio Canada semble favoriser. Vraiment ? Pourquoi Radio Canada ne peut-elle être objective même quand elle décrit l'opinion de l'Assemblée des évêques du Québec pourtant ouvertement...vigilante et attentive ?

vendredi 11 janvier 2008

École à la maison : les familles fuient l’Allemagne

Une famille allemande a quitté l’Allemagne pour trouver refuge au Royaume-Uni après que le maire de leur ville eut tenté de saisir les enfants de ce couple allemand et de les confier à la « protection » de l’État. Le crime de ces parents : vouloir enseigner à leur progéniture à la maison.

Des représentants du Netzwerk Bildungsfreiheit, un groupe de pression partisan de la légalisation de l’éducation à domicile, ont affirmé que Klaus, Kathrin Landahl et leurs cinq enfants sont « en sécurité en Angleterre. Ils ont rejoint Douvres samedi à minuit. »

Un porte-parole de Netzwerk Bildungsfreiheit a déclaré que « Le maire savait que la famille voulait quitter l’Allemagne car ils l’avaient fait savoir aux services de leur commune (il faut toujours déclarer son lieu de résidence en Allemagne), il a donc essayé de faire en sorte que le tribunal de la famille prive les parents de leurs droits de garde à l’aide d’un mandat préliminaire qui permet de retirer les enfants sans avoir à entendre les parents. »

Le porte-parole d’ajouter que, dans le cas des Landahl, l’administration ne cherchait pas seulement à usurper le droit des parents de décider de l’éducation des enfants, mais également de les priver « du droit de résidence ». Une action réminiscente de l’Allemagne de l’Est à l’époque soviétique.

Joel Thornton, président du International Human Rights Group, un groupe qui soutient les parents éducateurs en Allemagne, s’est déclaré « inquiet des derniers développements dans l’affaire Landahl puisque le gouvernement allemand viole apparemment ses propres règlements pour priver des parents de la garde de leurs enfants pour le simple fait qu’ils désirent éduquer leurs enfants à la maison. On pourrait comprendre ce genre de mesures si les parents commettaient ou s'apprêtaient à commettre des actes criminels, bien que le système administratif n’aurait probablement pas agi aussi rapidement. Il est scandaleux qu’on puisse séparer des parents de leurs enfants pour ce simple motif. Les tribunaux allemands doivent intervenir et protéger les familles de ce type d’abus de la part de l’administration. »

Le tribunal régional n’a pas émis de jugement dans ce cas, mais depuis que la Cour suprême allemande a admis que l’État pouvait interdire l’éducation à la maison en 2007, la plupart des familles qui enseignaient à leurs enfants se sont réfugiées à l’étranger. Rappelons que l’éducation à la maison est interdite en Allemagne depuis une loi de 1938 imposant la « Schulpflicht » (obligation scolaire). À l’époque, l’Allemagne nazie voulait s’assurer de pouvoir former tous les futurs citoyens selon un modèle pédagogique unique. La loi fut modifiée en 1945 sans profiter de ces amendements pour autoriser l'enseignement à la maison en préconisant simplement, comme c’est le cas ailleurs en Europe, une « Bildungpflicht » (obligation d'enseignement). Il fallait alors dénazifier tous les enfants et aucun enfant ne devait échapper à l’enseignement d’État désormais revu. Ces dernières années, on a vu plusieurs parents mis à l'amende et même emprisonnés pour avoir refusé d'envoyer leurs enfants à une école publique dont ils trouvent les enseignements incompatibles avec leurs principes religieux. Les griefs les plus fréquents de ces parents concernent l'éducation sexuelle précoce de leurs enfants (dès le primaire) et du non-respect du fait religieux sous le couvert d'une neutralité laïque qu'ils considèrent athée et militante.

Une autre famille qui éduquait également leurs enfants à leur domicile de Brême, les Neubronner, doit également être mentionnée. Voici ce que déclarait Dagmar Neubronner déclarait à World Net Daily : « Nous quittons l’Allemagne pour l’instant. Mon mari Tilman et mes enfants ont signalé aux autorités qu’ils quittaient l’Allemagne. Je dois, pour ma part, garder ma résidence permanente à Brême, car j’y suis copropriétaire d’une petite maison d’édition… Heureusement, de nombreuses personnes nous ont invités à travers l’Europe. »

La famille Neubronner a décidé de quitter l’Allemagne devant les menaces persistantes du ministère de l’Éducation qui leur ont imposé des amendes s’élevant à 10 000 $ et les menace d’autres « mesures coercitives ». Le gouvernement a déjà saisi les biens bancaires et meubles de la famille Neubronner. Selon l’avocat de la famille, « il ne reste plus que la prison et la perte du droit de garde comme autres mesures. »

Melissa Busekros, une jeune adolescente, a pu rentrer chez ses parents après avoir été enlevée de force par la police allemande et internée pendant plusieurs mois dans un institut psychiatrique parce qu’elle était éduquée à la maison. Melissa Busekros, aujourd’hui âgée de 16 ans, a pu rentrer chez elle maintenant qu’elle n’est plus désormais soumise à l’obligation de scolarisation par l’État.

Les autorités allemandes ont exprimé à plusieurs reprises leur ferme détermination d’éradiquer les « sociétés religieuses ou philosophiques parallèles » et ceci comprend l’éducation à la maison. Wolfgang Drautz, consul général allemand à Chicago, expliquait que le gouvernement a un « droit légitime d’empêcher l’apparition de sociétés parallèles et de s’assurer de l’intégration des minorités dans la société générale. » Même si les résultats des enfants éduqués à la maison sont aussi bons que ceux des enfants scolarisés par l’État, « l’école n’apprend pas uniquement des sujets techniques, mais également une conduite sociale, encourage le dialogue entre les personnes de différentes croyances et aide les élèves à devenir des citoyens responsables. » Ceci n’est pas sans rappeler les propos de M. Jean-Pierre Proulx qui veut imposer un programme de morale commun à tous les élèves québécois, même ceux des écoles prétendument privées, pour en faire des citoyens « cultivés, tolérants et capables de dialogue » Les enfants éduqués à la maison au Québec seront-ils encore longtemps à l’abri des prétentions de plus en plus envahissantes de l’État formateur de citoyens conformes ?

L’administration allemande a également ciblé récemment une famille de missionnaires baptistes en les menaçant de déportation parce qu’ils appartiennent à un groupe qui refuse « d’abandonner leurs enfants au système scolaire étatique ».

Dans une réponse officielle envoyée à une famille qui se plaignait que la police vienne chercher des enfants pour les forcer à aller à l’école de l’État, le ministère de l’Éducation de Baden-Wurtemberg écrivait : « Le ministère de l’Éducation ne partage pas votre point de vue en ce qui concerne les enfants soi-disant éduqués à la maison. Vous vous plaignez de l’escorte forcée d’écoliers par les agents de police… Afin d’éviter que ceci ne se reproduise, les autorités éducatives ont engagé un dialogue avec la famille concernée afin de voir s’il est possible qu’elle modifie ses convictions religieuses pour les faire coïncider avec les exigences imprescriptibles d’envoyer les enfants à une école. »

Benoît XVI reparle de l’enseignement catholique

Alors que certains universitaires et ministres québécois interprètent la pensée des autorités catholiques en matière éducative et morale dans le cadre du nouveau programme obligatoire d'Éthique et de culture religieuse, il nous paraît utile de rapporter les propos récents de Benoit XVI en la matière.

Recevant les élus de Rome et du Latium dans la Salle Clémentine du Vatican, jeudi, Benoît XVI est revenu sur un thème qu’il avait déjà longuement développé lors d’une convention du diocèse de Rome, celui de l’enseignement.

Parlant de « l’importance décisive » de l’éducation et de la formation de la personne aussi bien pendant l’enfance que pendant toute la vie, le Pape commenta :

« Si nous considérons la réalité de notre situation, nous ne pouvons nier que nous nous trouvons face à une véritable et grande "urgence éducative". (...) Il semble en effet toujours plus difficile de proposer de manière convaincante aux nouvelles générations des certitudes solides et des critères sur lesquels fonder la construction de leur propre vie. Ils le savent bien, les parents et les enseignants, qui pour cette raison même sont souvent tentés d’abdiquer leur rôle éducatif propre. Les mêmes, du reste, dans le contexte social et culturel actuel, empreint de relativisme et même de nihilisme, parviennent difficilement à trouver des points de référence sûrs pour les soutenir et les guider dans leur mission d’éducateurs et plus largement dans l’ensemble de la conduite de leur vie.

« Une telle urgence (...) ne peut laisser indifférente l’Église, ni votre Administration. Se trouvent clairement en jeu, en réalité, avec la formation de la personne, les bases même de la vie en société et de son avenir.

« Il existe ici une claire priorité : le respect et le soutien de la famille fondée sur le mariage. (...) Nous constatons tous les jours combien les attaques et les incompréhensions sont insistantes et menaçantes à l’égard de cette réalité humaine et sociale fondamentale. Il n’en est que plus nécessaire que les administrations publiques ne se portent pas au secours de telles tendances négatives, mais qu’au contraire elles offrent aux familles un soutien affirmé et concret, avec la certitude d’œuvrer ainsi en vue du bien commun. »

mercredi 9 janvier 2008

Les immigrés de 2e génération réussissent mieux en moyenne que les Québécois de souche et préfèrent nettement le CEGEP anglophone

Les immigrés dits « de deuxième génération » réussissent mieux que les élèves nés à l'extérieur du pays (dits « de première génération ») et la moyenne des autres Québécois. Ils sont moins nombreux à redoubler au début du secondaire et à décrocher avant l'obtention de leur diplôme. En effet, 79 % d'entre eux obtiennent leur diplôme sept ans après leur entrée au secondaire par rapport à 72 % des Québécois selon un nouveau rapport du Monopole de l'Éducation publié récemment.

Cela s'explique facilement pour une portion importante de ces enfants d'immigrants :« Les immigrants admis au Canada ont généralement un haut niveau de scolarité et sont ainsi bien outillés pour aider leurs enfants. Mais c'est aussi une question de valeurs. Ils donnent beaucoup d'importance à la réussite scolaire. Ils savent que la bonne intégration de leur enfant en dépend et vont bien l'encadrer à la maison », observe Reginald Fleury, conseiller pédagogique en relations interculturelles à la Commission scolaire de Montréal, interrogé par la Presse.

Toutefois, ces succès varient de façon importante d'une nationalité à l'autre. Les élèves les plus assidus de tous sont originaires du Moyen-Orient ou d'Asie : leur taux de réussite approche les 80 %, sept ans après leur entrée en première secondaire, par rapport à 72 % pour les autres Québécois. Ces bons résultats tirent vers le haut la moyenne des autres immigrés.

Les enfants nés ou dont les parents sont nés en Amérique centrale éprouvent plus de difficultés : à peine 51 % ont obtenu un diplôme secondaire au cours de la même période. Ce pourcentage chute à 43 % pour la région des Antilles et Bermudes.

Dans ces conditions, le ministère de l'Éducation n'a pas lieu de se réjouir de l'intégration des immigrés dans le système scolaire québécois, observe Pierre Toussaint, professeur à l'Université du Québec à Montréal. La situation, dit-il, est particulièrement critique pour les nouveaux arrivants.

Les immigrants de première génération sont nettement moins nombreux à obtenir un diplôme (59% après 7 ans d'études, contre 72% pour les autres Québécois) et redoublent plus fréquemment que tous les autres élèves.

« À leur arrivée, les enfants vivent un choc culturel qui peut compromettre sérieusement leur réussite. De même, leurs parents peuvent avoir du mal à trouver leur place dans l'organisation scolaire et le lien avec l'école sera alors très difficile à établir », explique Yamina Bouchamma, professeure à l'Université Laval, auteure d'une enquête sur les facteurs déterminant la réussite scolaire des immigrants.

La situation tendrait à se corriger avec les années, mais la composition des immigrés qualifiés est-elle vraiment restée la même depuis trente ans ? Est-on passé d'une immigration libanaise et vietnamienne, aujourd'hui tarie et de seconde génération, qui valorisait fortement les études à une immigration maghrébine, subsaharienne, antillaise et centro-américaine où cette valorisation est moins forte ?

M. Pierre Toussaint s'inquiète du sort des communautés noires, dont les taux de réussite restent très faibles. En règle générale, les enfants y grandissent dans un milieu socioéconomique plus défavorisé que la moyenne des Québécois, un facteur déterminant de la réussite scolaire. «Il faut mener davantage d'actions ciblées pour soutenir les groupes les plus à risque», dit M. Toussaint.

Par ailleurs, cette étude confirme que le CEGEP est très prisé par les immigrés, surtout s'il est anglophone. Ils sont, en effet, dix fois plus nombreux que les autres Québécois à entreprendre leurs études en anglais au collégial, et ce même s'ils ont étudié en français au secondaire. Certains groupes de défense du français, comme Impératif français, s'inquiètent d'ailleurs de cette francisation superficielle et ce manque d'attachement au français de la part des enfants immigrés.

lundi 7 janvier 2008

Radio-Canada et sa lutte contre les catholiques les plus intégristes

Petit reportage partial à la radio d'État ce matin, le 7 janvier, à 8 heures.

Aucune subtilité dans le procédé :
  1. La grande majorité du reportage est consacrée aux gens qui sont partisans du sujet choisi : le cours d'éthique et de culture religieuse.
  2. On y parle de « vestige persistant » plutôt que « de patrimoine » en parlant des cours de religion.
  3. On interroge le père de ce nouveau cours de manière flatteuse et on nous fait croire que ce cours obligatoire et unique a été décidé de manière démocratique (après une consultation, auprès de qui ? Les habitués du système ? Ceux qui partagent les mêmes opinions laïques ?).
  4. Ledit père de ce cours obligatoire, Jean-Pierre Proulx, nous ressort la même soupe : le cours a été fait dans l'intérêt des élèves (sans que les parents aient quoi que ce soit à dire apparemment donc) pour en faire des élèves « cultivés, tolérants et capables de dialogue ». Comme si, d'une part, l'État devait avoir cette mission et lui seul, et comme si, d'autre part, il n'y avait pas d'autres moyens d'arriver au même but, par exemple par des cours donnés à un âge plus avancé ou même des cours de religion.

    Mais encore faut-il savoir ce qui se cache derrière les mots « cultivés, tolérants et capables de dialogue »... Les Québécois actuels sont-ils intolérants et incapables de dialogue aux yeux de ces experts ? (J'exclus bien évidemment de la question les experts ès tolérance et dialogue du MELS qui vivent d'une rente monopolistique et de l'imposition de leurs préjugés idéologiques à tous les élèves.)

    On a la nette impression que ce « dialogue » doit passer par la perte de repères religieux ancrés et l'acquisition d'un relativisme tous azimuts qui pourrait très bien aboutir à l'effet inverse : tout se vaut, seul mon plaisir compte du moment que j'embête pas les autres, c'est le début du tribalisme et non le début d'une société tolérante québécoise qui doit assimiler les immigrés de plus en plus nombreux. Voir l’échec de la France qui pourtant enseigne déjà un cours d’instruction civique. On ne sache pas que cela y empêche les heurts ethniques. C'est une conception pour le moins partisane et naïve de l'éthique et de la formation d'une citoyenneté commune québécoise par l'État.
  5. On nous présente ce cours imposé par le Monopole de l'Éducation comme inéluctable et allant dans le sens du progrès (valeur que l'on aurait pourtant pu croire dépréciée depuis la fin des régimes socialistes). Pas la peine de lutter, pauvres auditeurs et parents, des « experts » ont déjà décidé pour vous et vos enfants.
  6. Les adversaires de ce cours sont stigmatisés par l’annonceur de la radio d’État comme étant les catholiques les plus intégristes, pas uniquement intégristes, mais les plus intégristes !
  7. Le cours est déjà donné à titre expérimental et tout le monde l'aime, enfin semble-t-il, car on regrette que les parents n'en savent pas plus. On aurait donc procédé à ces expérimentations sans les informer ?
Écoutez le bref reportage

Évidemment, Radio-Canada, dans sa partialité qui suinte de toute part, oublie quelques petites choses :
  1. Il n'y a pas que les catholiques qui sont opposés à l'imposition par un monopole d’État d’un cours touchant à la moralité et la religion;
  2. Un sondage CROP-La Presse révèle que 57 % de la population serait d’accord pour que les parents «aient le choix entre l’enseignement religieux confessionnel et le cours d’éthique et de culture religieuse», qui sera imposé partout dès septembre 2008.

Cinquante-sept pour cent d'ultra-intégristes donc....

mercredi 19 décembre 2007

La sacralisation de la laïcité

Article intéressant paru dans Le Journal de Montréal le 13 décembre dont voici quelques extraits :
[...]
Le débat est donc ouvert et tous se demandent si l'école devrait être confessionnelle ou laïque. Or, cette question en élude deux autres infiniment plus importantes. Tout d'abord, pourquoi faut-il absolument que toutes les écoles se conforment à un modèle d'éducation unique imposé par Québec ? Croyants et athées étant incapables de prouver la justesse de leurs théories, le débat ne sera jamais clos. Ainsi, que l'on impose la laïcité ou une quelconque confession, une partie de la population sera nécessairement lésée.

Ensuite, pourquoi devrions-nous accepter que des fonctionnaires décident si nos enfants devraient ou ne devraient pas recevoir un enseignement religieux ? Leur jugement est-il mieux fondé que le nôtre ? Sont-ils devenus les « sages » des temps modernes ? C'est la responsabilité des parents d'élever leurs enfants, et non de la ministre Courchesne ! Faut-il lui rappeler que l'école a pour fonction de transmettre des connaissances et de répondre aux attentes des parents ? Elle n'est pas là pour permettre aux fonctionnaires et aux groupes de pression d'imposer leurs idéaux aux Québécois!

À l'époque où je fréquentais le secondaire, les élèves pouvaient opter pour des cours d'espagnol ou de latin. Chacun choisissait selon ses goûts personnels. Pourquoi ne pas appliquer le même principe en permettant aux écoles d'être flexibles et d'offrir à la fois des cours de religion et d'éthique ? Certaines le font déjà. Quand les parents d'une école s'unissent pour réclamer, par exemple, des cours de musique, ils les obtiennent. Pourquoi en serait-il autrement quand il s'agit de cours de religion ? La liberté de choix est-elle limitée à l'enseignement séculier ?
[...]
Pour évacuer la religion, certains ont sacralisé la laïcité. Ils n'ont fait que troquer une croyance pour une autre et remplacer la domination de l'Église par celle de l'État. En voulant imposer leurs opinions à toute la population, les fonctionnaires se comportent comme les ecclésiastiques de l'époque. Il est temps de réhabiliter la liberté de choix, surtout dans un contexte où elle est facile à implanter et ne cause de préjudice à personne.

Personne ne dit à madame Courchesne comment elle devrait éduquer ses enfants. Alors pourquoi devrions-nous accepter qu'elle prenne des décisions qui reviennent aux parents ?

dimanche 16 décembre 2007

On ignore l'effet des programmes gouvernementaux pour aider les parents à mieux élever leurs enfants

Selon le Conseil canadien sur l'apprentissage, les parents n'apportent non seulement affection et sécurité à leurs enfants, mais ils participent à leur apprentissage et leur servent de modèles comportementaux. Rien de neuf ici. Ils jouent donc un rôle essentiel auprès de l’enfant, particulièrement durant ses jeunes années.

Des études démontrent que les premières années de la vie de l’enfant sont déterminantes pour la suite de son existence. Au cours de cette période, chaque instant est en effet porteur d’une nouvelle expérience, d’une nouvelle occasion d’apprendre et d’évoluer. Ces premières années revêtent une importance clé sur le plan de l’acquisition par l’enfant des aptitudes dont il aura besoin tout au long de sa vie, qu’elles soient émotionnelles, sociales ou physiques ou encore liées au langage ou à la réflexion. Selon leurs propres attitudes et la façon dont ils se comportent, les parents peuvent soit favoriser, soit au contraire entraver le développement social et émotionnel du jeune enfant. Tout cela est frappé au coin du bon sens, chaque parent le ressent bien.

Ce qui est plus intéressant c'est qu'il existe depuis de longues années des programmes destinés à aider les parents à élever leurs enfants le mieux possible pour « renforcer les aptitudes parentales positives ». (On se demande bien comment le gouvernement vérifie ces renforcements et selon quels critères politiquement corrects). Mais voilà, peu de programmes du genre actuellement proposés au Canada ont fait l’objet d’évaluations adéquates. L’on ignore donc jusqu’à quel point ces programmes peuvent être efficaces... Encore un gâchis financier de l'État mêle-tout ?