samedi 7 décembre 2024

Montréal — Vous êtes blanc ? Vous payerez plus cher ! Au nom de la diversité et de l'inclusion...

MISE À JOUR

L’événement Shake La Cabane, qui devait avoir lieu dimanche après-midi dans le quartier Rosemont et proposait une tarification des billets basée sur la couleur de peau, a été ANNULÉ. L’organisation prétend avoir été bouleversée par des commentaires haineux et menaçants et dit avoir pris cette décision par crainte pour la sécurité des familles et de ses membres. Jouer la victime...



Un évènement prévu cette fin de semaine à Montréal adopte une tarification particulière : les Blancs paient plus cher que les autres.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse dit qu’il est interdit de discriminer en fonction de la « race », la couleur ou l’origine ethnique d’une personne.


Une telle tarification pourrait « se retourner contre les minorités qu’on veut protéger », estime l’avocat Julius Grey.

L’évènement Shake La Cabane se tiendra dimanche en fin d’après-midi dans le quartier Rosemont. Il est présenté comme un rendez-vous de danse destinés aux familles.

« Cet évènement célèbre la communauté, les connexions, et un passage vers une nouvelle année plus positive », peut-on lire sur la page web de Shake La Cabane (majoritairement en anglais : « Shakers! Ravers! C’est partiii! Join us Dec 8 to shake off the old year and chill into the new with amapiano, Congolese beats & all-ages fun »).

Les prix des billets sont modulés selon la couleur de la peau. Le prix pour un adulte blanc est de 25,83 $, contre 15,18 $ pour un adulte noir, autochtone ou de couleur.

Tarification fondée sur la couleur de peau de l’évènement Shake La Cabane

La fabrique familiale La Cabane, qui sera l’hôte du rendez-vous, se décrit comme « un espace créatif et communautaire intergénérationnel ». Elle est enregistrée comme organisme de bienfaisance.

Dans un message non signé que la Presse de Montréal a reçue, on l'informe que « MTL Shake est organisé indépendamment par un collectif de deux mamans passionnées ». « Leur choix de tarification reflète leur objectif de permettre à un plus grand nombre de familles, particulièrement celles issues de la diversité, de participer à cet évènement. Nous ne gérons pas cet aspect […] », poursuit-on, en nous renvoyant à l’organisatrice.

Celle-ci, Racquel Smith, nous a répondu qu’elle n’avait pas le temps d'accorder d’entrevue à La Presse, redirigeant les journalistes vers une explication fournie sur les réseaux sociaux, où on affirme s’inspirer d’un organisateur d’évènements aux États-Unis ayant introduit ce type de tarification pour « soutenir financièrement les groupes marginalisés de notre communauté : les personnes noires, autochtones et/ou de couleur ».

« Discrimination flagrante »

L’avocat Julius Grey, spécialisé dans la défense des droits de la personne, parle de « discrimination flagrante ».

Je suis complètement en désaccord avec une discrimination, dans un sens ou dans l’autre, et je pense que c’est contraire à la Charte québécoise [des droits et libertés de la personne].

Me Julius Grey, avocat spécialisé dans la défense des droits de la personne

Pour Louis-Philippe Lampron, professeur à la faculté de droit de l’Université Laval, « c’est clair que c’est ce qu’on appelle de la discrimination directe : il y a une distinction de traitement fondée sur une catégorie protégée par le droit à l’égalité. Ce qui s’applique ici, c’est la Charte québécoise ».

Mais, ajoute-t-il, « le deuxième volet de l’article 20 permet que des organismes sans but lucratif, ayant pour vocation de protéger des groupes dans la société, justifient certaines formes de discrimination, pourvu que ce soit rattaché à la raison d’être de l’organisation ».

Louis-Philippe Lampron cite l’exemple d’un parti politique fédéraliste, qui pourrait justifier une discrimination fondée sur les convictions politiques en refusant d’admettre un souverainiste.

« C’est toujours au cas par cas et ça ne permet pas de justifier toute forme de discrimination », ajoute le professeur.

« Un très mauvais exemple »

Julius Grey se demande en quoi le bien-être des Noirs ou des Autochtones est augmenté s’ils ont un prix différent à payer. Imaginerait-on qu’un cinéma fasse la même chose ? illustre-t-il.

« C’est un très mauvais exemple qui pourrait se retourner précisément contre les minorités qu’on veut protéger », dit l’avocat.

À la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), on explique qu’on ne peut pas se prononcer sur ce cas précis « parce qu’il pourrait exister des exceptions dans certains cas ».

[De façon générale,] une pratique de tarification qui distingue les personnes en fonction de leur “race” serait, à première vue, considérée comme discriminatoire au sens de l’article 10 de la Charte des droits et libertés, à moins qu’elle soit explicitement autorisée par une loi.

Cet article, explique la CDPDJ, stipule que « la discrimination fondée sur des motifs tels que la “race”, la couleur, l’origine ethnique ou nationale est interdite ».

D’une manière concrète, une telle tarification soulève des questions. « Comment va-t-on faire pour distinguer des personnes de couleur par rapport à des Blancs ? Sur le terrain, ça risque d’être assez difficile », commente Louis-Philippe Lampron.

Un précédent aux États-Unis

En 2019, l’évènement Afrofuture Fest de Detroit, aux États-Unis, avait suscité la controverse quand il avait décidé de vendre les billets 20 $ pour les « personnes de couleur » et 40 $ pour les Blancs.

Cette différence de prix était censée « fournir aux communautés les plus marginalisées – les personnes de couleur – une chance équitable d’assister aux évènements dans leur propre communauté ».

Après avoir reçu des menaces et vu un des artistes à l’affiche annuler sa participation, les organisateurs avaient adopté une tarification uniforme pour tous.

vendredi 6 décembre 2024

Le gouvernement chinois élargit son programme nataliste

Les démographes estiment que les femmes chinoises ont un enfant chacune en moyenne, ce qui est bien inférieur aux 2,1 enfants nécessaires pour maintenir la population stable.

Fin octobre, le Conseil d’État, le cabinet chinois, a dévoilé un vaste ensemble de mesures natalistes, notamment des crédits d’impôt pour les enfants, davantage de congés de maternité et de paternité et, surtout, un accès plus facile aux prêts immobiliers, une préoccupation majeure pour les familles chinoises. Des recherches menées par Tunye Qiu et Weifeng Liu, de l’Université nationale australienne, ont montré qu’une augmentation de 10 % des prix du logement entraîne en moyenne un retard de 0,73 mois dans le mariage et de 1,8 mois dans la naissance du premier enfant pour les résidents urbains.

He Yafu, un démographe chinois indépendant, note que le Conseil d’État n’a pas encore précisé l’ampleur ou la source de tous les cadeaux qu’il promet, ce qui rend impossible l’évaluation de leur impact probable.

L’argent liquide pour les enfants n’est qu’une partie de la stratégie du gouvernement. Le président chinois, Xi Jinping, estime que pour remédier à la pénurie d’enfants dans le pays, il faut aussi changer de culture. Lors du congrès national quinquennal des femmes en 2023, il a insisté sur l’importance de raconter « de bonnes histoires sur les traditions familiales ». Avec deux divorces pour cinq mariages au cours des trois premiers trimestres de cette année, M. Xi s’inquiète du fait que les jeunes ne partagent pas les bonnes valeurs en matière de « mariage et d’éducation des enfants ».

Le gouvernement fait de son mieux pour inculquer ces valeurs. L’image de la famille à enfant unique qui figurait sur la couverture des manuels scolaires destinés aux enfants de huit et neuf ans a été remplacée par une image montrant une mère enceinte et ses deux enfants. Le programme scolaire est modifié pour mettre l’accent sur les vertus de la famille et du mariage. Le gouvernement a également appelé à la production d’un plus grand nombre d’émissions télévisées vantant les mérites de la maternité.

Les comités de planification familiale implantés dans les communautés locales sont à l’origine d’une grande partie de la campagne nataliste, y compris d’appels téléphoniques insistants s’enquérant des intentions des familles d’avoir ou non des enfants. Connus pour leur application stricte, parfois brutale, de la politique de l’enfant unique entre 1979 et 2015, ces comités de quartier ont une nouvelle mission : tenter de faire en sorte que davantage de femmes tombent enceintes.

Après des décennies d’affirmations non scientifiques visant à dissuader les femmes de procréer — comme le fait que la grossesse réduit l’intelligence d’une femme —, les autorités affirment le contraire. Le 30 octobre, un magazine supervisé par la commission nationale chinoise de la santé a publié un essai sur « les quatre avantages de l’accouchement », notamment l’augmentation des capacités cérébrales et la réduction des risques de cancer et de douleurs menstruelles. En ligne, cet article a suscité une réaction rapide. « Pour mettre les femmes enceintes, le gouvernement invente littéralement tout ce qu’il peut », s’est indigné un internaute.


Le parti joue également les entremetteuses en créant des sites de rencontres et des forums pour les jeunes adultes. Une plateforme de rencontres créée par la Ligue de la jeunesse communiste dans la province du Zhejiang (Tché-Kiang) a enregistré 300 000 nouveaux inscrits en seulement trois mois au début de l’année. Les utilisateurs peuvent participer à des voyages de camping organisés par le parti, à des matchs de football sans contact et à des soirées meurtre-mystère. Des problèmes relationnels ? Le parti s’en occupe également. Des conseillers et des psychologues sont présents pour offrir des conseils.

De nombreux quartiers résidentiels chinois arborent des bannières encourageant la natalité. Les slogans les plus courants promettent une vie épanouie avec trois enfants, notamment parce qu’ils prendront soin de leurs parents lorsqu’ils vieilliront. D’autres, plus menaçants, rappellent aux responsables des villages qu’il est de leur devoir de veiller à ce que chaque foyer ait plus d’un enfant.

Après avoir réussi pendant des décennies à contraindre les femmes à avoir moins d’enfants, le gouvernement chinois s’aperçoit qu’il ne peut pas les obliger à en avoir plus.

Comme l’ont constaté des pays comme Singapour ou la Suède, il est très difficile d’inverser la tendance à la baisse des taux de fécondité.

École — Complément cahier « Françoise David »  — Le massacre de la Polytechnique (rediff)

En février 2009, M. Benoit Dutrizac avait invité à son micro Mme Françoise David pour s'insurger ensemble du concours lancé par Sylvain Bouchard contre la présence de Mme Françoise David sur trois pages dans un cahier d'éthique et de culture religieuse. Aucun autre politicien ne bénéficie du même traitement de faveur. Mme Françoise David est la co-présidente du parti Québec solidaire (1 siège à l'Assemblée nationale). On peut qualifier Québec solidaire de parti résolument à gauche. Benoit Dutrizac n'avait pas hésité à affirmer que Sylvain Bouchard aurait dû se taire alors que sortait au cinéma le film Polytechnique… Il était donc interdit de dénoncer la partialité d'un cahier d'éthique et de culture religieuse écrit par deux auteurs qui se disent féministes et qui font la part belle à une figure de proue du féminisme, alors qu'on commémore sur les grands écrans du Québec la mort de martyrs du féminisme.

Ce massacre par un déséquilibré nommé Marc Lépine (né Gamil Gharbi, fils d'un musulman algérien qui battait sa femme et son fils) sert aujourd'hui à faire taire toute critique vis-à-vis du féminisme, de ses prétentions et empêche toute distance envers l'hagiographie d'une figure du féminisme québécois dans un cahier du programme gouvernemental d'éthique et de culture religieuse devenu récemment obligatoire dès six ans au Québec.

Taux de fécondité du Québec en baisse pour 2024 (prévision) : 1,34 enfant/femme

Statistiques Québec a publié les statistiques des naissances et de décès pour les 9 premiers mois de 2024.

Quelques faits saillants :

  • La population du Québec au 3e trimestre de 2024 est estimée à 9 056 044 alors qu’elle était de 8 848 020 à la même époque en 2023.
  • Le nombre de naissances pour ces 9 mois en 2024 est de 58 200 alors que pour ces mêmes mois il était de 58 300 en 2023, légère chute en dépit d’une hausse de la population.
  • À ce rythme, l’indice synthétique de fécondité devrait baisser de 1,38 en 2023 à 1,34 enfant/femme en 2024.
  • Le nombre de décès pour les 10 premiers mois de 2024 a été de 65 500 et a dépassé de 2250 le chiffre équivalent pour 2023. Le nombre de décès pour les 9 premiers mois de 2024 a été de 58 700, il dépasse donc de 500 personnes le nombre de naissances pour la même période.

Évolution de l'indice synthétique de fécondité (enfant/femme)

Pays  2015 
  2020 
  2022   
2023 
  2024 p 
Belgique 1,69 1,55 1,53 1,47 1,43
Canada 1,60 1,41 1,33 1,26 1,25
Colombie-Britannique 1,38 1,18 1,11 1,00 1,02
France 1,96 1,79 1,79 1,68 1,63
Israël 3,09 2,90 2,89 2,81 2,80
Québec 1,67 1,51 1,48 1,38 1,34
Suisse 1,54 1,46 1,38 1,33 1,29

Démographie et l'islam dans école publique québécoise (Sainte-Maxime à Laval)

« Il y avait des ablutions qui se faisaient dans les toilettes, ils cherchaient des coins isolés dans les corridors pour faire leurs prières. Aussitôt qu’on les arrêtait, la gang nous sautait dessus. […] On se faisait accuser de racisme constamment. »

Pour ce carnet, l'exemple français devrait montrer que l'invocation incantatoire à la « laïcité » de l'État ne changera pas grand-chose sur le fond. Le problème en est un de démographie (il n'y a plus de majorité canadienne-française pour assimiler les masses de jeunes immigrants en ville), de convictions identitaire et religieuse des jeunes immigrés, de vide spirituel présenté par l'école publique et de sourd mépris pour la culture québécoise considérée comme athée, faible et décadente.

Des prières en classe. Des membres du personnel qui se parlent entre eux et s’adressent aux élèves en arabe. Une nouvelle école a été signalée au ministère de l’Éducation pour de possibles accrocs à la loi sur la laïcité : l’école secondaire Saint-Maxime, à Laval. Elle fait actuellement l’objet de « vérifications » du Centre de services scolaire (CSS) de Laval.


L’établissement a aussi été le théâtre de fortes réticences d’élèves aussitôt qu’il est question de sexualité dans les cours ou les activités en milieu scolaire.

Rapport du congrès américain sur la gestion de la pandémie de Covid-19

« Le mensonge donne des fleurs, mais ne donne jamais de fruits. »
 

Cette maxime prend tout son sens à la lumière d’un rapport explosif de 520 pages sur la pandémie de COVID-19 rendu public mercredi par un sous-comité spécial du Congrès américain dirigé par des élus républicains, mais auquel participaient également des démocrates.

Vérité

Après deux ans d’enquête, ce que certains voulaient taire ou maquiller a finalement éclaté au grand jour. Le rapport nous apprend entre autres que:
  • Le virus a probablement été le résultat d’un accident de laboratoire à Wuhan dans le cadre de recherches sur le gain de fonction financées par l’État américain.
  • Les gouvernements américains et chinois, le Dr Fauci et des membres de la communauté scientifique ont tenté de cacher ces faits.
  • L’obligation vaccinale a causé d’importants dommages collatéraux.
  • La recommandation des «6 pieds» de distanciation sociale ne reposait sur aucune base scientifique.
  • Aucune preuve scientifique n’a permis de démontrer que les masques avaient été efficaces pour contrôler la propagation du virus.
  • L’OMS a relayé la propagande du gouvernement chinois.
  • Les confinements ont causé plus de tort que de bien en nuisant à l’économie, en causant des troubles de santé mentale chez les adultes, et en perturbant le développement des enfants et des jeunes adultes.
  • Le gouvernement a mésinformé ses citoyens, notamment en qualifiant la théorie de la fuite de laboratoire de «théorie du complot».
  • Le pouvoir du vaccin a été exagéré.
  • Le vaccin a entraîné chez certains des effets indésirables qui doivent faire l’objet d’une enquête approfondie.
 
«Complotistes»

Encore récemment, ceux qui tenaient de pareils propos étaient dénigrés, ostracisés et qualifiés de «complotistes». Or, ce rapport nous apprend que nombre d'entre eux voyaient clair à bien des égards... Mais ne comptons pas sur leurs accusateurs pour leur présenter des excuses! (La rumeur voudrait que Biden gracie le Dr Fauci après son fils Hunter...)

Chose certaine, la confiance entre les institutions et les citoyens a été brisée.

Or, comme l’indique très justement le rapport, «la confiance se mérite. La responsabilité, la transparence, l’honnêteté et l’intégrité permettront de regagner cette confiance». 
Source : Journal de Québec

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jeudi 5 décembre 2024

TEIMS/TIMSS 2023 - Résultats inquiétants pour les élèves de 4e année/CM1 en Belgique francophone et France, Québec dans la moyenne basse

L’étude Tendances de l’enquête internationale sur les mathématiques et les sciences (TEIMS) est une évaluation internationale qui mesure les connaissances et les compétences des élèves de 4e année en mathématiques et en sciences; le projet est parrainé par l’Association internationale pour l’évaluation du rendement scolaire (AIE). La TEIMS a lieu tous les quatre ans depuis 1995. Plus de 60 pays ont participé à la TEIMS 2023. L'Ontario et le Québec y ont aussi participé à titre séparé. L'enquête est connue en France sous son abréviation anglaise : TIMSS.

Les résultats de l'enquête 2023 sur le niveau des élèves de 4e année (CM1 en France) en mathématiques et en sciences ont été publiés.

Le niveau des élèves français est toujours très inquiétant. Les élèves québécois s'en sortent mieux, mais sont dans la moyenne basse de l'OCDE.


En France comme au Québec et en Ontario, l’écart entre garçons et filles s’accroit depuis les précédentes enquêtes, en sciences comme en maths :


Comme précédemment, la France présente des écarts particulièrement criants entre élèves de milieux favorisés et défavorisés. Même les élèves français les plus favorisés ont un niveau bien inférieur aux élèves similaires des autres pays de l’OCDE :


Les allophones (ceux qui ne parlent ni le français ni l'anglais comme langue maternelle en Ontario et au Québec) ont de meilleurs résultats que les locuteurs francophones et anglophones de langue maternelle. Ce n'est pas le cas en Belgique ou en Allemagne. Dans le tableau ci-dessous, on remarque que le Québec est la juridiction avec le moins d'élèves dont la langue toujours parlée à la maison est celle du test (49%) et ce sont ceux avec le pire résultat pour le Québec.
 

Les étudiants parlent la langue du test à la maison

 (mathématiques 4e année/CM1)


ToujoursPresque toujours Parfois Jamais
Pays%
d'étu-diants
Résultat Moyen%
d'étu-diants
Résultat Moyen%
d'étu-diants
Résultat Moyen%
d'étu-diants
Résultat Moyen
Allemagne 56
(1,0)
535
(2,3)
19
(0,6)
529
(4,5)
22
(0,8)
505
(3,8)
4
(0,3)
492
(7,7)
Belgique (Flandres) 56
(1,3)
534
(2,2)
15
(0,6)
524
(3,5)
25
(1,1)
497
(4,3)
4
(0,4)
508
(9,5)
Belgique (Franco) 55
(1,2)
497
(2,5)
19
(0,7)
495
(3,8)
23
(1,0)
470
(3,7)
3
(0,3)
467
(7,6)
France 64
(1,3)
488
(3,2)
15
(0,7)
498
(3,6)
19
(0,9)
464
(4,7)
2
~
~
~
Moyenne
internationale
62
(0,2)
505
(0,5)
16
(0,1)
512
(0,7)
18
(0,1)
496
(0,8)
4
(0,1)
461
(1,8)
Ontario 52
(1,5)
496
(3,8)
17
(1,0)
524
(5,4)
27
(1,2)
504
(5,2)
4
(0,7)
511
(21,2)
Québec 49
(1,9)
507
(3,4)
20
(0,9)
528
(3,7)
25
(1,6)
517
(4,0)
6
(0,6)
530
(6,4)

( ) Les erreurs types figurent entre parenthèses. En raison des arrondis, certains résultats peuvent sembler incohérents.
Un tilde "~" indique que les données sont insuffisantes pour présenter un résultat.

Voir aussi

La France dernière du classement européen en maths selon une nouvelle enquête

La laïcité suffit-elle pour assurer le « vivre ensemble » ?

Extraits:

«La pression est telle qu’il faut prendre des décisions concernant le nombre de musulmans en Europe. Il ne peut pas croître au rythme actuel sinon nous irons au-devant de drames qu’aucune version de la laïcité ne permettra de maîtriser», prévient Pierre Manent.

«La laïcité sait plus facilement déplacer une statue de Saint Michel que transformer l’islam ! Elle a perdu de son autorité. Les musulmans, qui se sentent chez eux, se disent: «De quel droit elle va réformer notre religion ?», déplore Pierre Manent.

Voir aussi

 Laïcité — oui aux caricatures de Jésus, mais pas « du » prophète  ?

L'entrisme islamiste dans les écoles publiques détourné en remise en question des écoles privées catholiques au Québec

Quel bilan pour la laïcité à la française ? Mathieu Bock-Côté face à Iannis Roder

« France laïque et républicaine » — En dix ans, le port du voile chez les femmes musulmanes a explosé

Le mythe de l'école « neutre »

Il faut cesser de parler « des religions » et oser parler de l’islam et de l’islamisme


 

Pour la première fois, le prénom Muhammad est le plus populaire en Angleterre et au Pays de Galles

L’Office National de statistique (ONS) a publié le classement pour l’année 2023 concernant les prénoms les plus donnés par les Britanniques. Le prénom Muhammad occupe la première place du classement, Noah et Oliver suivent sur le podium.

Muhammad a été pour la première fois le prénom le plus fréquemment donné aux garçons l'an dernier en Angleterre et au Pays de Galles, selon des données officielles publiées ce jeudi 5 décembre.

En deuxième position l'année précédente, il a cette fois dépassé Noah. Oliver est le troisième prénom le plus donné. En 2023, 4.661 nouveaux-nés ont été prénommés Muhammad, selon l'Office national des statistiques (ONS).

Ce prénom fait partie du top 10 depuis 2016, et en prenant en compte toutes ses déclinaisons (Mohammed, Mohammad, Mohamed, Mohamad), il était déjà le prénom le plus populaire à plusieurs reprises, par exemple en 2009, 2014, 2019 et 2022.

L'Angleterre et le Pays de Galles comptent 3,9 millions de musulmans

Trois variantes (Muhammad, Mohammed et Mohammad) figurent ainsi parmi les 100 prénoms les plus donnés en 2023. L'Angleterre et le Pays de Galles comptent 3,9 millions de musulmans sur une population totale de 59,6 millions d'habitants (soit 6,5%), selon le dernier recensement datant de 2021. Un nombre en hausse par rapport au précédent recensement de 2011 (2,7 millions, 4,9%).

L'ONS expliquait en 2016 la popularité des prénoms Muhammad, Mohammed et Mohammad notamment par le fait qu'ils prédominent au sein de la communauté musulmane, où ils sont traditionnellement donnés en hommage au prophète Mahomet, tandis qu'une grande diversité de prénoms masculins existe dans le reste de la population.

Chez les filles, pas de changement en haut du classement, Olivia, Amelia et Isla ont été reconduites dans le trio de tête. L'ONS a aussi souligné que la culture «continue d'influencer» les parents quand vient le moment de trouver un prénom pour leur enfant, avec, par exemple, davantage de petites filles prénommées Margot l'an dernier (215), dans le sillage de la sortie du film «Barbie» de Margot Robbie.

De nouveaux prénoms ont fait leur entrée dans le Top 100 avec l'apparition des Hazel, Lilah, Nevaeh et Raya pour les filles, et Jax, Enzo et Bodhi pour les garçons.

mercredi 4 décembre 2024

Le système éducatif de l'Inde est-il à l'origine des problèmes du sous-continent ?

Pendant la majeure partie de l’histoire, les économies de l’Inde et de la Chine ont progressé au même rythme. En 1970, les deux pays étaient presque aussi riches l’un que l’autre. Mais aujourd’hui, le PIB par habitant de la Chine, qui s’élève à environ 13 000 dollars, est près de cinq fois supérieur à celui de l’Inde. Ce gouffre s’explique traditionnellement par l’ouverture de leurs économies. La Chine est devenue l’usine du monde, ce qui a dopé la croissance. L’Inde en est devenue le service administratif. Mais qu’est-ce qui a façonné ces trajectoires ?

Selon une nouvelle étude de Nitin Kumar Bharti et Li Yang, la politique de l’éducation est un facteur important et sous-estimé. Les chercheurs du World Inequality Lab de l’École d’économie de Paris ont suivi l’évolution de l’éducation dans les deux pays entre 1900 et 2020. Au début du XXe siècle, moins de 10 % des enfants indiens et chinois allaient à l’école ; aujourd’hui, presque tous les enfants y vont. Mais le chemin vers l’éducation universelle a été remarquablement différent et a eu des effets profonds sur le développement.


La Chine a adopté une approche « ascendante » de la scolarisation. Dans les années 1950, les responsables de la toute nouvelle République populaire ont donné la priorité à l’élargissement de l’accès à l’enseignement primaire et secondaire. L’Inde indépendante, en revanche, a adopté une approche « descendante ». Cela signifiait soutenir des universités de haute qualité, telles que les instituts indiens de technologie, au détriment des écoles primaires.

En 1980, 93 % des enfants chinois étaient inscrits à l’école primaire, mais seulement 1,7 % des jeunes étaient inscrits à l’université ; en Inde, les proportions équivalentes étaient de 69 % et 8 %.

Une autre différence frappante concerne les études des jeunes en âge d’aller à l’université. En Chine, ils sont plus enclins à poursuivre des études d’ingénieur. En Inde, ils préfèrent les sciences humaines, le commerce ou le droit. Les diplômes professionnels sont également traités plus sérieusement en Chine. Depuis les années 1980, plus de 40 % des jeunes Chinois ont suivi une formation professionnelle, contre seulement 10 % en Inde.

Tout cela a créé des forces de travail différentes au fur et à mesure que leurs économies se libéralisaient. En 1988, environ 60 % des adultes indiens étaient analphabètes, contre 22 % en Chine. Cette situation a empêché les Indiens de quitter l’agriculture pour occuper des emplois plus lucratifs. Cela a également réduit leur productivité. En outre, la proportion plus élevée de diplômés en ingénierie et en formation professionnelle en Chine, combinée à une scolarisation primaire plus répandue, a contribué à la prospérité de son secteur manufacturier. L’avantage relatif de l’Inde en matière d’enseignement supérieur l’a rendue plus apte à une croissance axée sur les services.

Les approches contrastées de l’éducation ont des racines historiques. À la fin du XIXe siècle, les dirigeants de la dynastie chinoise des Qing (Ts’ing) se sont concentrés sur les compétences professionnelles afin d’équiper leurs armées. Les dirigeants coloniaux britanniques de l’Inde voulaient un système scolaire qui produise des administrateurs anglophones pour gérer leur empire. Après l’indépendance, les dirigeants indiens ont renforcé ce biais.

Depuis lors, cependant, l’Inde a tenté de résoudre ces problèmes. Dans les années 2000, l’accès à l’enseignement primaire a été considérablement élargi, mais au détriment de la qualité. Le gouvernement encourage également l’enseignement professionnel. Et dans l’enseignement supérieur, de plus en plus d’Indiens suivent des études d’ingénieur. Mais il est peut-être trop tard. De nombreux économistes estiment que l’Inde n’est plus à l’ère de la croissance tirée par l’industrie manufacturière. Un rapport publié en septembre confirme ces craintes. Sur les 1,5 million d’étudiants en ingénierie qui obtiendront leur diplôme au cours de l’exercice financier en cours, seuls 10 % devraient trouver un emploi dans l’année qui suit leur sortie de l’université.


 
Source : The Economist