lundi 29 août 2011

Qui doit enseigner la sexualité : l'État, l'école, les amis ou les parents ?

Abordé à 11 ans : « Est-ce mal de faire le sexe avant le mariage ? »
« C’est quoi faire une pipe ?  »
À 14 ans : «  La sodomie est-elle un acte d’amour ? »
Pas d'enseignement de la sexualité à l'école primaire, cette année scolaire d'après la ministre Line Beauchamp, ce sera probablement introduit en 2013. Il y a déjà des cours sur la puberté en cinquième et sixième du primaire.

Une discussion avec Marie-Paul Ross, sexologue, la mère de famille Brigitte Bédard en studio et d'autres auditeurs au téléphone globalement en faveur de la primauté des parents en la matière.

Écoutez :
Premier extrait (12 minutes)
Deuxième extrait (10 minutes)
Troisième extrait (11 minutes) 
Quatrième et dernier extrait (8 minutes)

Rappelons qu'en 1992 le Ministre Michel Pagé, du Ministère de l’Éducation, établissait la position officielle du MELS, sur le cours obligatoire d’Éducation sexuelle, à l’effet que bien qu’il s’agisse d’un cours obligatoire, article 15 § 4 de la Loi sur l'instruction publique pouvait toujours être appliqué et invoqué par la demanderesse pour donner un cours équivalent à la maison. Il est intéressant de noter que le Ministre Pagé, en 1992, indiquait que : « l’école devra prévoir un encadrement particulier pour l’élève ainsi dispensé. Par exemple, l’élève pourrait s’adonner à des travaux à la bibliothèque. ».

Voir aussi :


L'éducation sexuelle que peuvent les parents face à l'État ?



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Legault sur l'immigration et les lois linguistiques en éducation : timide surplace ?

Selon le Journal de Montréal, François Legault estimerait qu'il faut donner « un grand coup de barre » pour défendre et promouvoir davantage le français. Pour y arriver, l'ex-ministre péquiste croit qu'il faut réduire le nombre d'immigrants reçus au Québec à 45 000 pour une période de deux ans.

C'est ce que le porte-parole de la Coalition pour l'avenir du Québec est venu dire lundi matin à Québec à l'occasion du dévoilement de son quatrième et dernier manifeste qui porte cette fois sur la culture et la langue. Il préconiser d'allouer 125 millions $ supplémentaires à l'intégration des nouveaux arrivants.

« La Coalition propose d'observer une pause de deux ans afin de redéployer de manière plus rationnelle et plus efficace l'effort d'intégration des immigrants à la société québécoise. Au cours de cette période transitoire, le nombre d'immigrants au Québec sera ramené à 45 000 personnes par année », a-t-il renchéri.

Rappelons d'abord que le gouvernement Charest a lui aussi déclaré récemment vouloir baisser le nombre d'immigrants à 50 000 par an pour une période de quatre ans, et non deux ans.

Ensuite quelle étrange conception de la « pause » que de faire venir 45 000 personnes par an, un des plus hauts taux d'immigration légale au monde par tête d'habitant...


Pour les ténors de la Coalition, le Québec doit être souverain en matière linguistique et il est donc légitime de recourir à la clause dérogatoire s'il le faut, notamment dans le cas des « écoles passerelles », qui permettent aux parents francophones et allophones d'envoyer leur progéniture à l'école anglaise.

Si cette position s'apparente à celle du Parti québécois, François Legault veut se distinguer de ses anciens collègues péquistes sur l'application de la Loi 101 aux cégeps. Selon lui, on ne devrait pas imposer la Charte de la langue française aux établissements d'enseignement collégiaux.

La dépêche de presse n'explique pas pourquoi il faudrait faire une différence entre le cégep (originalité québécoise inconnue en Europe par exemple où ces années sont intégrées au secondaire) et l'école secondaire.

Pour des réformes en profondeur du système éducatif, on se reportera à ce que le gouvernement britannique met en œuvre avec ses « écoles libres ».




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dimanche 28 août 2011

Grande Bretagne — les élèves aiguillés vers des sujets plus faciles

Les résultats du GCSE (le « Certi­ficat général de l'ensei­gnement secondaire ») viennent d'être publiés en Angleterre. Il s'agit du diplôme obtenu géné­ra­lement par les élèves de 14 à 16 ans en Angleterre. Il correspond, grosso modo, au diplôme d'études secon­daires au Québec et à un diplôme entre le brevet des col­lèges et le bac en France. Le GCSE couronne un examen dans une série de matières dont le nombre varie entre 10 et 14.

Les derniers chiffres officiels sont inquiétants : moins d'un quart des élèves passent des examens dans cinq disciplines clés l'été dernier, comparativement à 50 pour cent lorsque le Parti travailliste est arrivé au pouvoir en 1997.

Les dernières données publiées suggèrent qu'un nombre croissant d'adolescents se détournent des matières difficiles et préfèrent prendre des sujets plus faciles. Des critiques affirment que de nombreuses écoles font activement la promotion d'options plus « molles » comme l'art, la dance, le tourisme ou l'hospitalité pour accroître leurs positions dans les palmarès d'écoles au détriment d'une formation plus classique et plus rigoureuse.

Les palmarès sont, en effet, établis en prenant en compte le nombre d'élèves qui dans une école obtiennent cinq notes de A* (un A supérieur) à C. Ces cinq notes de A*-C représentent généralement le minimum requis pour poursuivre des études universitaires. Non seulement ce genre de classements a-t-il tendance à faire en sorte que les professeurs préparent leurs élèves aux examens plutôt que de viser une connaissance plus étendue des matières, il encourage également les écoles à proposer plus de sujets faciles afin d'obtenir plus de bonnes notes.

Près d'un quart des élèves obtiendront un A (mention « très bien ») à un examen et près d'un douzième un A* (une mention « excellent », une nouvelle mention crée récemment à la suite de l'augmentation des A). Près de 70 % des copies d'examens obtiendront un C ou une note supérieure ce qui est considéré comme une « bonne » note, une 24e augmentation annuelle consécutive.

Mais les chiffres publiés à la suite d'une question parlementaire posée par la députée conservatrice Charlotte Leslie indiquent que cette augmentation annuelle pourrait trouver son origine dans le fait que de plus en plus d'élèves évitent de choisir des sujets difficiles.

En 1997, 49,9 % des élèves anglais — 292 569 — passaient des examens en anglais, en mathématiques, dans deux sciences, une langue étrangère et soit l'histoire ou la géographie. En 2010, cette proportion était tombée à 22 %, c'est-à-dire 140 551 élèves.

Les élèves des écoles indépendantes sont 50 % plus susceptibles de choisir ces sujets clés pour le GCSE que ceux des écoles publiques.

Tous les quatre ans, l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) évalue la « culture mathématique » ou le « savoir lire » des élèves de 15 ans à travers le monde à l'aide du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA). Les derniers résultats publiés en 2009 classaient les élèves anglais à 25e place en lecture, à la 28e position en mathématiques et à la 16e place en sciences, en baisse de plusieurs places par rapport à l'étude précédente (2006).


Source : The Daily Telegraph.



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Angleterre — mères nées à l'étranger responsables de 25 % des naissances

Selon le Bureau de la statistique nationale du Royaume-Uni, un quart des bébés nés en Angleterre et au Pays de Galles en 2010 sont nés de mères étrangères ; il s'agit du plus grand bouleversement démographique depuis les invasions anglo-saxonnes du cinquième siècle

Rien de tel n'est jamais arrivé auparavant en Angleterre : le nombre de Normands, de huguenots et de juifs orientaux était nettement moins important, même s'ils eurent une influence notable sur l'histoire anglaise. Jamais auparavant, le Royaume-Uni n'a-t-il été une nation d'immigrants.

Plus de la moitié des nouveau-nés nés à Londres en 2010 avaient une mère née à l'étranger, dans l'arrondissement de Newham plus des trois quarts des parturientes étaient nées à l'étranger. Pendant ce temps, les naissances de mères du Moyen-Orient, d'Afrique et d'Asie s'élevaient en 2010 à 14,7 %, c'est-à-dire deux fois plus que la proportion pour les mères étrangères d'origine européenne. En outre, 14,7 % des enfants nés de mères britanniques sont non-blancs.


Pour le Daily Telegraph, d'ici quelques années, un quart des jeunes britanniques seront noirs, asiatiques ou métis. Dans la capitale londonienne, le total s'élèvera à bien plus que 50 %. 

Cette « expérience migratoire » réussira peut-être (bien que les pillages récents à Londres pourraient apparaître donner raison aux pessimistes). Mais pourquoi les habitants du pays n'ont-ils jamais été consultés sur ce pari migratoire ?




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samedi 27 août 2011

Radio — Le cours de sexualité dans les écoles en septembre prochain

La journaliste, ex-lesbienne militante et mère de famille nombreuse Brigitte Bédard et la sexologue Sr Marie-Paul Ross seront présentes à l’émission de radio Isabelle le matin, au 98,5 MF, le lundi le 29 août de 10 h à 11 h en direct pour aborder le sujet du

retour du cours de sexualité en septembre prochain dans les écoles québécoises.


Émission : http://www.985fm.ca/em/isabelle-le-matin-392.html





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vendredi 26 août 2011

France et mondialisation — cette histoire de France qui n'est plus enseignée

Clovis, Saint Louis ou François Ier, mais aussi Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges [début du secondaire] français ! Rayés des programmes ou relégués en option. Raison invoquée par l'Éducation nationale française : il faut consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à « l'enseignement des civilisations extra-européennes », de l'empire du Mali à la Chine des Hans.

C'est ce scandale pédagogique et culturel que dénonce l'historien Dimitri Casali dans son salutaire Altermanuel d'histoire de France (Perrin) superbement illustré. Cet l'ouvrage se présente comme un complément idéal aux manuels scolaires recommandés (ou en pratique imposés) par les professeurs de collège.

Qui fixe les programmes scolaires en histoire ?

Clovis, Charles Martel, Hugues Capet, Louis IX, dit Saint Louis, François Ier, Louis XIII ont disparu des instructions officielles de sixième et de cinquième.

Plus d'invasions barbares, des trous énormes

Le programme de sixième passe sans transition de l'Empire romain au IIIe siècle à l'empire de Charlemagne, soit une impasse de six siècles. Les migrations des IVe et Ve siècles (les fameuses « invasions barbares »), pourtant fondamentales dans l'histoire de l'Europe, ne sont plus évoquées. Comment comprendre la naissance du royaume de France sans évoquer Clovis ? Comment mesurer « l'émergence de l'Etat en France » sans appréhender le règne de Louis IX ? La Renaissance sans connaître François Ier ? « L'affirmation de l'État » sans expliquer Louis XIII et Richelieu ? Tous les historiens s'accordent sur l'importance de ces personnages et de leur œuvre, non seulement politique, mais aussi économique et culturelle.

Le règne de Louis XIV est quant à lui relégué à la fin d'un programme de cinquième qui s'étend sur plus de mille ans d'Histoire. Faire étudier aux élèves en fin d'année scolaire cette longue période (1643-1715) tient de la mission impossible, sachant que les enseignants peinent à boucler des programmes surchargés. Le règne de Louis XIV est pourtant décisif, tant dans l'affirmation du « pouvoir absolu » que dans le rayonnement de la civilisation française, en France et à l'étranger, à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe  siècle. Le Brun, Le Nôtre, Hardouin-Mansart, Lully, La Fontaine, Corneille... Autant d'artistes et d'écrivains qui risquent de n'être jamais évoqués dans les classes.

A-t-on peur des grands personnages ?

Clovis sur le pavois reconnu roi des Francs,
à Tournai (en Belgique), en 481.
Clovis, Louis IX, François Ier, Louis XIII, Louis XIV, Napo­léon Ier... La dis­pa­ri­tion ou l'ame­nui­sement de ces souve­rains et de leur règne lais­­seraient-ils penser qu'ils n'ont plus de réa­lité his­torique ? Leur impor­tance n'est pour­tant pas remise en cause par les his­toriens. Clovis et Louis IX, dit Saint Louis, seraient-ils de­venus trop poli­ti­que­ment « connotés » (trop « de souche », « germain », « chrétien » ?) pour être cités dans les ins­truc­tions officielles ? La même ques­tion peut être posée concernant la relé­gation du règne de Louis XIV en fin de pro­gramme de cinquième. Pourquoi faire disparaître ou réduire des règnes notamment caractérisés par le rayon­nement de la France à l'étranger ? Rappelons que l'histoire du premier empire colonial français pendant lequel fut fondé Québec, Montréal et exploré la moitié de l'Amérique du Nord ne figure plus au programme français depuis près de 20 ans par décision de Jack Lang. Il est à craindre que la règle du « politiquement correct » ait été appliquée aux programmes, conception moralisatrice de l'enseignement qui tient de la manipulation de l'Histoire.

Évacués aussi les grands textes fondateurs

Ce ne sont pas seulement des personnages historiques, des périodes et des règnes majeurs qui sont écartés, réduits à la portion congrue ou devenus optionnels. Des textes fondateurs, des traités et des lois décisives sont tout simplement passés à la trappe: le serment de Strasbourg (842), l'un des plus anciens textes en langue romane, le lointain ancêtre du français ; le partage de Verdun (843), qui dessine une nouvelle carte de l'Europe d'où sont issus les Etats européens; l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), qui impose l'usage du français dans l'administration à la place du latin, constituant ainsi une étape clé dans l'unification du royaume de France. La relégation du règne de Louis XIV en fin de programme de cinquième rend extrêmement difficile sinon impossible l'étude de la révocation de l'édit de Nantes (1685), qui marque l'interdiction du protestantisme en France et entraîne l'exil de plus de 250.000 protestants. L'histoire des arts n'est pas épargnée. Le précédent programme de quatrième prévoyait l'étude d'extraits du Bourgeois gentilhomme (1670), des Châtiments (1853) et des Misérables (1862), permettant d'inscrire Molière et Victor Hugo dans leur époque, de mesurer l'importance historique de leur œuvre et de faire prendre conscience aux élèves de leur génie littéraire. Or, les deux plus grands auteurs de la littérature française ont disparu des nouveaux programmes...


François Ier, évincé des programmes d'histoire, place à l'Afrique et à la Chine

L'histoire de France facilite l'intégration

L'argument souvent utilisé selon lequel ces nouveaux programmes ont notamment été conçus pour épouser la diversité culturelle des élèves est contestable. Ce raisonnement risquerait d'aboutir à un éparpillement des thèmes et des champs d'étude, rendant encore plus difficile l'assimilation des connaissances. Pourquoi ne pas considérer que les élèves, quelle que soit leur origine, sont français et, à ce titre, ont droit à l'histoire de France la plus complète ?

Selon une enquête de l'Ined (rapport « Trajectoires et origines », 2010), bien que de nationalité française, 37 % des jeunes d'origine étrangère ne se sentent pas français.

La chronologie, rétrograde ?

La disparition de dates et de périodes capitales de l'histoire de France ainsi que le système des options aboutissent à une Histoire à trous, lacunaire, atomisée, qui rend beaucoup plus difficile l'assimilation par les élèves de la chronologie, cette juste représentation de la profondeur historique. Le nouveau programme de première est à ce titre édifiant. Il repose sur un système de modules non pas chronologiques mais thématiques, qui peuvent être disposés dans n'importe quel ordre : « La guerre au XXe  siècle » ; « Le siècle des totalitarismes » ; « Les Français et la République »... Avec ce système, il devient beaucoup plus difficile d'expliquer le rôle déterminant de la Première Guerre mondiale dans la genèse des totalitarismes, ou même le rôle du totalitarisme nazi dans le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. La chronologie serait-elle devenue démodée ? Un comble, car l'Histoire est comme une langue dont la chronologie est la grammaire. Sans elle, notre connaissance du passé est vouée à l'anachronisme, cette incapacité d'inscrire un événement ou un personnage dans son contexte. Sans elle, nous sommes voués à l'amnésie...

Source : Le Figaro




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jeudi 25 août 2011

Radio-Canada n'embauchera finalement pas la militante islamiste qui avait déjà conseillé le Monopole de l'éducation pour ECR

Le Journal de Montréal nous apprend que Najat Boughaba, la militante islamiste qui avait conseillé le MELS pour le cours d'éthique et de culture religieuse, ne fera finalement pas partie des membres d'une équipe d'une émission de radio dont nous avions récemment parlé.

Le lancement de la saison radio de Radio-Canada ressemble de plus en plus à du théâtre d’été : rebondissements inattendus et revirements de situation spectaculaires. Il y a eu l’Affaire Languirand (qui s’est fait montrer la porte). Puis l’Affaire Duceppe (qui a pris la porte). Et il y a maintenant l’Affaire Boughaba (qui s’est pris la porte en pleine face). Najat Boughaba est une femme voilée qui était à la tête du groupe de femmes musulmanes qui s’est rendu à Hérouxville. Elle a aussi été candidate dans St-Léonard Ouest pour Vision Montréal aux élections municipales de 2009. Elle avait été choisie pour faire partie, chaque vendredi, de L’Après-midi porte conseil. Mais la SRC vient d’annoncer que finalement… elle ne sera pas dans l’émission.

Quand la présence hebdomadaire de Mme Boughaba sur les ondes publiques avait tout d’abord été connue, la semaine dernière, des voix s’étaient élevées pour protester. Les contestataires lui reprochaient d’être une « militante islamiste ». Parce qu’elle a été porte-parole du Congrès islamiste canadien (qui n’est pas connu pour ses positions modérées). Parce qu’elle a été membre du Centre communautaire musulman (qui a déjà écrit sur son site que le voile protégerait contre le viol. Et parce qu’elle a été rédactrice en chef du journal Sada Almashre, qui a déjà publié un poème haineux comparant les Québécoises non musulmanes à des fornicatrices alcooliques. (Voir notre dossier sur Mme Boughaba.)


Ci-dessous le poème « haineux »


Lettre à toi

À qui de droit ou à la personne
Qui se sent visé

Qui t'a demandé de t'exprimer
Qui t'a donné le droit de parole
Pour japper comme les chiens des rues
Pour enfin insulter
Juger et dire des choses insensées et maudites
Ce n'est la liberté d'expression
Alors cesse de parler de démocratie
Si tu te comportes comme un tyran


Cesse de parler de dignité
Si tes paroles sont irrespectueuses
Mon voile n'est pas un mouchoir
C'est ma peau
Ma pudeur Ma dignité Mon respect

Et si toi immigrante de souche
Tu n'as ni foi ni loi
Et tu as passée ta jeunesse soule
D'un mâle à un autre
Ce n'est pas mon cas


Le service de l’auditoire de la SRC a reçu une vingtaine de lettres d’auditeurs scandalisés. Dans une lettre au directeur général Patrick Beauduin, l’animateur de radio bien connu Mohamed Lotfi, le compagnon de Mme Poisson du MLQ, déplorait qu’« au nom de la tolérance, on donne la parole à l'intolérance ». Et une Québécoise d’origine algérienne, Leila Lesbet, citant notre notre dossier sur Mme Boughaba, a écrit à la directrice de programmation, une lettre intitulée Une propagandiste de l’islamisme bientôt collaboratrice de Radio-Canada. Elle y affirme qu’« un examen détaillé du parcours de Madame Boughaba démontre un militantisme vigoureux pour des valeurs religieuses qui ne correspondent pas aux valeurs de démocratie, de liberté et d’égalité. ».

Lundi, coup de théâtre. Radio-Canada annonce que Mme Najat Boughaba ne fera pas partie de l’émission. Mais la raison invoquée n’a rien à voir avec les réactions du public. « Sa participation à une chronique régulière sur les ondes de la Première Chaîne ne peut être considérée puisqu’il ne s’est pas écoulé deux ans depuis sa candidature aux dernières élections municipales. » Il s'agit de la même clause qui a été invoquée au moment du départ de Gilles Duceppe après que les médias conservateurs anglophones se soient insurgés de cette embauche ! « En ce moment, nous revoyons les dossiers de nos collaborateurs afin de nous assurer du respect de la règle de CBC/Radio-Canada sur ce point », d'affirmer avec aplomb Diane Thérien des communications de Radio-Canada à la journaliste du Journal de Montréal.

Radio-Canada viendrait-elle de découvrir l'existence de cette clause ? Et si Mme Boughaba a bel et bien été retirée à cause du délai de deux ans, pourquoi cette dame suspendue a-t-elle déjà participé à cette même émission en juin de cette année ? Au printemps, personne ne connaissait la clause des deux ans ? Voilà qu'au mois d’août Radio-Canada se souvient à répétition de cet article dès qu'une controverse naît. Il faut croire que les plaintes des auditeurs portent conseil…





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mardi 23 août 2011

États-Unis — professeur de Floride suspendu parce qu'il s'oppose au mariage homosexuel

Gerald Buell
Nommé « Professeur de l’année » en 2010, Gerald « Jerry » Buell, qui enseigne les « études sociales »  à la Mount Dora High School (Floride), a été suspendu de ses fonctions mercredi dernier pour avoir posté sur sa page personnelle Facebook un message où il exprimait son hostilité au « mariage » homosexuel. Un des responsables du district scolaire a évoqué « une violation du code d’éthique » auquel sont soumis les professeurs. Il a expliqué avoir reçu une plainte mardi suite à un commentaire posté sur Facebook en juillet par Jerry Buell. Son « dossier impeccable » et ses 22 ans d’ancienneté n’y ont rien changé : le voilà soupçonné d’« homophobie ». Interrogé par la radio Fox News, il a expliqué avoir mis en ligne « [un] commentaire personnel, sur [son] temps personnel, via [son] propre ordinateur personnel dans [sa] maison personnelle, en exerçant ce [qu'il croyait] être, en tant que professeur d’études sociales, les droits donnés par le Premier Amendement ». Sur le célèbre réseau social, il confiait avoir « presque vomi » en regardant les nouvelles à la télévision, alors que le « mariage » homosexuel venait d’être légalisé dans l’État de New York.

En 1995, Chris Kempling, un enseignant canadien, avait été suspendu de ses fonctions après qu'il ait fait publier une lettre dans un journal local où il expliquer son interprétation de la doctrine chrétienne en matière d'homosexualité. Kempling avait contesté cette sanction jusqu'en Cour suprême du Canada qui avait simplement refusé de l'entendre. Ce combat lui avait coûté des dizaines de milliers de dollars en honoraires d'avocat.

L'année passée, un professeur catholique avait été renvoyé de l'Université de l'Illinois après avoir envoyé un courriel à ses étudiants dans le cadre d'un cours sur la doctrine catholique et avoir expliqué que les actes homosexuels sont contraires à la loi morale naturelle.

Plus récemment, un présentateur de sports Damian Goddard a été licencié. Son « crime » : avoir défendu ce qu'il considère être le mariage, c’est-à-dire entre un homme et une femme. Goddard a cru pouvoir défendre sur Twitter, Todd Reynolds, vice-président de Uptown Sports de Burlington (Ontario) et agent de hockey, qui avait critiqué la semaine passée un joueur vedette de l’équipe de hockey des New York Rangers, Sean Avery, pour avoir dans une publicité télé défendu le « mariage » homosexuel.

Écrire poliment à l'école de Jerry Buell :

Directrice Pam Chateauneuf
ChateauneufP@lake.k12.fl.us

Debbie Stivender, Lake County School Board
Stivenderd@lake.k12.fl.us

lundi 22 août 2011

Le Chicago Climate Exchange ferme ses portes

Il y a un an, on apprenait que le Chicago Climate Exchange (CCX), c’est-à-dire la bourse du Carbone aux États-Unis, atteignait son plus bas niveau depuis sa création, soit 0,05 $ / tonne (après avoir culminé à plus de 7 $ en 2008). L'Intercontinental Exchange Inc. (ICE), qui venait d’acquérir le CCX, avait alors annoncé des coupures d’environ 50 % de son personnel…

Puis, en octobre 2010, on apprenait la fin des opérations d'échange de carbone du CCX (pourtant la raison d’être de celui-ci), lequel allait désormais se concentrer sur la vente directe de crédits, une nouvelle embarrassante passée sous silence par les médias conformistes.

Agonisant depuis plusieurs mois, ICE vient d’annoncer officiellement la fermeture prochaine du CCX (début d’année 2012).

Le CCX a été mis sur pied par Richard Sandor en 2000, grâce à une subvention de 1,1 million de la Joyce Fundation, dont Barack Obama (alors avocat) était membre du conseil. On prévoyait une croissance oscillant entre 500 millions et 10 milliards par an. Parmi les investisseurs qui ont participé au CCX, notons Goldman Sachs et Generation Investment Managment (GIM) dont Al Gore est cofondateur et président.

L’espoir de rentabilité du CCX reposait sur la réglementation du CO2 (comme le modèle d’affaire d’Enron). Tous les espoirs étaient permis avec l’élection d’Obama, mais le destin en a décidé autrement…

Entretemps, au Québec, on prépare le terrain pour participer à une nouvelle bourse du Carbone, la Western Climate Initiative (WCI), avec d’autres provinces et 11 États américains, dont la Californie en difficulté financière chronique.

À cet effet, Steven Guilbault a récemment été nommé comme conseiller auprès du gouvernement québécois pour un plan d’action sur le climat...






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samedi 20 août 2011

« Immigration : ce sondage terrible dont personne ne parle  »

Un récent sondage Ipsos fait état d’un durcissement des opinions dans le monde face à l’immigration. Le magazine Marianne s'interroge sur le silence qui a accompagné ce sondage dans la presse traditionnelle francophone.

L’étude a été menée du 15 au 28 juin dans 23 pays du monde sur tous les continents. Un chiffre choc : 54% des Français trouvent que l’immigration a un impact négatif sur leur pays. Les pays avec le moins d'immigration sont globalement les plus favorables à l'immigration.

Aucun média français n’a repris cette étude, on trouve quelques traces du sondage sur des médias belges, mais rien dans nos contrées. Comme si l’émergence d’une opinion majoritairement hostile aux immigrés était un sujet tabou.

À noter qu'au Canada, pays qui sélectionne son immigration en grande partie,  « seuls » 42 % des habitants trouvent qu'il y a trop d'immigrants. Rappelons que la part croissante de l'immigration non européenne et non chrétienne est un des prétextes invoqués par les « ingénieurs sociaux » pour éliminer les cours de religion à l'école publique et les remplacer par des cours d'éthique et de culture religieuse, considérés par plusieurs sociologues comme des cours de multiculturalisme 101. Imposition étatique à tous les élèves que plus de 75 % des Québécois rejettent.


Voir aussi  

Sondage Abacus de décembre 2010, pour 50 % des Canadiens il faut diminuer l'immigration.

 



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