jeudi 18 mars 2010

James Lovelock sur les climatosceptiques

Citation de James Lovelock, un des pères du mouvement écologiste, à propos des méchants climatosceptiques :
« Je pense qu'il faut admettre que les sceptiques nous ont permis de rester sains d'esprit — certains d'entre eux en tout cas. Ils ont été une bouffée d'air frais. Ils nous ont empêchés de traiter la science du climat comme une religion. Cela avait été trop loin. Les sceptiques ont un rôle en science. Il ne faut pas les balayer du revers de la main. Il est évident que le côté angélique n'était pas dénué de péchés. »






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Supplément histoire — Que faut-il penser de Pétain et de l'antisémitisme de la gauche ?


Éric Zemmour sur Pétain et l'antisémitisme du milieu du XXe siècle


Éric Zemmour dans la vidéo ci-dessus : « L’antisémitisme le plus puissant n’est pas en 40, contrairement à ce qu’on croit aujourd’hui, celui de l’extrême-droite et de l’Action Française : le plus virulent dans les années 40 sous l’occupation c’est l’antisémitisme de la gauche pacifiste, de Laval et de tous les autres. […] L’historien israélien Simon Epstein montre que la plupart des collabos viennent de la gauche pacifiste, socialiste, radicale, antiraciste : il note tous les discours qu’ils faisaient à la LICRA dans les années 20 contre l’antisémitisme et le racisme, et tous ceux-là sont passés à la collaboration ! »

Spécialiste de l’antisémitisme, l'historien et économiste israélien Simon Epstein a constitué au fil des ans un socle informatif considérable sur les itinéraires contrastés de deux catégories de Français : ceux qui protestèrent contre le racisme et l’antisémitisme dans les années 1920 et 1930, avant de s’engager dans la Collaboration ; et ceux qui exprimèrent une hostilité ou un préjugé à l’égard des Juifs, puis qui se retrouvèrent, l’heure venue, dans la Résistance.

Les principaux chefs de la Collaboration ont traversé, chacun à sa manière, une phase de dénonciation de la haine antijuive ; beaucoup furent même militants de la Ligue internationale contre l’antisémitisme (LICA, l’ancêtre de la LICRA). Réciproquement, de nombreux résistants, et non des moindres, sont originaires d’une extrême droite nationaliste qui, dans les années 1930, fut fertile en prises de positions hostiles aux Juifs. C’est ce phénomène paradoxal que Simon Epstein décrit puis analyse, en s’appliquant aussi à démonter l’occultation dont ces chassés-croisés, déroutants certes mais significatifs, ont fait l’objet dans les mémoires françaises.







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Démographie — « Au Canada, il faudra qu'il y ait un premier ministre pakistanais ! »

Extrait d'un article du Figaro qui se penche sur un village « musulman » au nord de Toronto. On se demande bien ce que des chartes de laïcité empêcheront face aux faits têtus de la démographie. La grande fiction n'est-elle pas de croire qu'on peut avoir le beurre (ne pas faire d'enfants, on est moderne, on s'éclate, on importe plutôt des immigrés) et l'argent du beurre (être une minorité, pouvoir assimiler et garder son identité) ? Notons que ces mêmes concentrations mono-religieuses existent en France, notamment à Roubaix, dans la Seine-Saint-Denis sans qu'on puisse invoquer une culture officielle du multiculturalisme. Lire le dernier livre d'Éric Zemmour à ce sujet.

Début mars, une enquête de l'Institut national statistique du Canada a révélé que, dans vingt ans, les minorités visibles représenteraient 63 % de la population de Toronto. À cette idée, Naseer Ahmad jubile : « Ce pays a été fondé par les Français et les Anglais. Maintenant, il y a une troisième force, c'est nous. Au Canada, il faudra qu'il y ait un premier ministre pakistanais ! » Dans le discours du promoteur immobilier, Allah n'est jamais loin. Son regard se durcit lorsqu'il évoque « cette France qui ne comprend rien à l'islam ». Ahmad balaie la question de l'intégration : « Nous sommes très bien intégrés au Canada. Nous ne cherchons même pas à avoir notre propre école. Nos enfants vont à l'école publique. »

Cette école primaire se trouve à quelques centaines de mètres de Peace Village. La secrétaire de la Teston Village Public School explique que 80 % des élèves sont originaires de l'enclave musulmane. Les enfants s'expriment entre eux en ourdou. Beaucoup ont des difficultés en anglais. Le midi, ils mangent des pizzas halal que prépare le personnel.

Toujours pétris de politiquement correct, mais aussi d'une grande tolérance, les Canadiens anglais refusent d'émettre une opinion défavorable. « Ce sont des gens charmants, très polis et très calmes. Ils ont parfois peur de parler, car ils s'expriment très mal en anglais », explique une chauffeuse de bus. La critique vient des autres immigrants. Barry Holmes, un agent immobilier d'origine sri-lankaise, s'indigne : « Le multiculturalisme c'est bien beau, mais les gens ne se parlent pas. Ce sont toujours des rapports de forces entre communautés. Ma communauté est petite. Nous n'obtenons pas grand-chose. »



Naseer Ahmad a l'esprit ailleurs. Il montre le Peace Plazza, son centre commercial. « Il y a plusieurs restaurants halal. Je contrôle tout ici. J'ai même créé un cimetière musulman. Peace Village est une expérience unique, qui jette les bases d'autres villages. » Il balaie l'horizon, désignant une large étendue près de la mosquée : « Nous y ferons un vaste centre islamique »






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« Il faut être tenace ! » dit Sylvain Lamontagne

Extrait d'un article de la Voix de l'Est qui revient sur la progression importante du nombre de commissaires scolaires prêts à accorder une exemption au programme ECR dans la région de Sherbrooke.

« À ma première demande d’exemption, aucun commissaire ne m’avait appuyé, a rappelé [M.  Sylvain Lamontagne] le président de la CLÉ au cours d’un bref entretien téléphonique, hier. Mardi, six commissaires sur 16 m’ont soutenu. Le gros bon sens a parlé. Deux votes de plus auraient tout changé. »

Sylvain Lamontagne a déposé, il y a deux mois, une demande d’exemption au cours d’ÉCR pour ses deux filles, l’une en deuxième secondaire et l’autre en quatrième secondaire. Cette requête a été rejetée. M. Lamontagne a demandé une révision de cette décision. « Je suis passé devant le conseil de révision, jeudi dernier, raconte M. Lamontagne. Ce conseil suggérait aux commissaires de rejeter ma demande. » Suggestion qui a été votée par une majorité de commissaires lors d’une séance publique, mardi soir.

Une réponse positive des commissaires aurait obligé l’école que fréquentent les filles de M. Lamontagne à mettre à leur disposition un local où elles pourraient tuer le temps pendant les quatre cours d’ÉCR qu’elles ont par cycle de neuf jours. Depuis l’an dernier, les filles de M. Lamontagne se rendent à la salle des Chevaliers de Colomb, où des bénévoles s’occupent d’elles. « Si les commissions scolaires fournissaient un local, je suis sûr que la moitié du Québec s’en prévaudrait, avance le président de la CLE. Souvent, les deux parents travaillent et n’ont pas le temps d’aller chercher leur enfant et de s’en occuper pendant les cours d’ÉCR. »

Sylvain Lamontagne a l’intention de demander aux parents d’autres commissions scolaires de multiplier les demandes d’exemption. « Maintenant, le rapport de force est différent. Six commissaires m’ont appuyé. Les gens ne se fient plus juste au discours du Ministère, mentionne-t-il. Il faut être tenace. »






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France — Pouvoirs publics, médias et experts relativisent l'immigration et présentent ses effets sous un jour favorable

Extraits d'un entretien avec la démographe Michèle Tribalat, directrice de recherche à l’INED, publié dans L'Express à l'occasion de la sortie de son livre Les Yeux grands fermés.

On chercherait donc à rassurer les Français en leur cachant les vrais chiffres de l'immigration ?

Pouvoirs publics, médias, experts n'inventent pas des chiffres, mais ils privilégient les instruments qui relativisent l'immigration et présentent ses effets sous un jour favorable ou, lorsque ce n'est pas possible, qui mettent les immigrés ou leurs descendants en position de victimes. Dans notre pays, on semble plus préoccupé par l'effet de l'information que l'on diffuse que par la réalité qu'elle recouvre. Un climat antiraciste joue, qui incite à la prudence: on cherche à éviter d'alimenter les craintes des Français et à améliorer leur opinion sur l'immigration. Dans notre époque mondialisée, l'immigration apparaît comme une fatalité. Autant la présenter sous un jour favorable.

Pourtant l'immigration est, selon de nombreux observateurs, utile à notre économie ?

C'est ce que l'on nous martèle de tous côtés, mais je n'ai pas lu beaucoup d'études traitant de la question en France. Cette insistance contraste avec le silence assourdissant qui a accueilli le rapport du CAE, silence qui montre le peu d'intérêt pour la réalité, ou tout au moins pour un diagnostic éclairé. Et les études qui sont disponibles, souvent réalisées aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, ne mettent pas en avant une augmentation décisive du produit intérieur brut [PIB] par habitant due à l'immigration. Que le PIB s'accroisse avec le nombre de travailleurs (au moins en période de croissance) n'est pas une grande nouvelle. Mais très peu semble revenir aux natifs et aux immigrés déjà présents.

Qu'en est-il des salaires ?

Les nombreuses études étrangères s'accordent généralement pour constater un effet négatif sur les plus bas salaires lorsque l'immigration est faiblement qualifiée. Les nouveaux immigrés entrent en concurrence avec les salariés peu qualifiés déjà présents, dont les immigrés, et font baisser les salaires. Une enquête britannique a testé l'effet de l'immigration récente de travailleurs des pays de l'Est, en particulier de travailleurs polonais. Ces immigrés étaient plutôt bien qualifiés mais se sont déclassés sur le marché du travail britannique et ont concurrencé les salariés les moins bien payés. En France, l'immigration n'est pas très qualifiée, un peu plus de 40 % de sans-diplôme dans le flux de 2006. Elle est, par ailleurs, très dépendante des liens familiaux tissés avec des étrangers. L'immigration familiale a changé : elle n'accompagne plus à distance, comme autrefois, le flux d'entrées de travailleurs. Elle comprend désormais des unions dites mixtes entre Français et étrangers, dans lesquelles le conjoint français est bien souvent d'origine étrangère. Ces unions ouvrent ainsi un droit à immigrer à un étranger qui vient du même pays que celui des parents de son conjoint français.

[Notons que, même au Canada où une partie de l'immigration est qualifiée, les bienfaits économiques d'une forte immigration sont remis en question par des instituts de recherche comme l'Institut Fraser pour qui l’immigration massive nuit au bien-être des Canadiens en général et les politiques d’immigration doivent être revues.]

Si l'immigration n'a que peu ou pas d'effets économiques, est-elle nécessaire pour l'équilibre démographique de la France, comme l'affirment certains de vos collègues ?

On entend effectivement souvent cet argument. Il provient d'un raisonnement purement quantitatif qui, poussé à l'extrême, nécessiterait des flux insoutenables. Tout dépend de la facilité de ces immigrés à occuper un emploi, emploi qui dépend lui-même de leur qualification. Cependant, toutes les études -souvent étrangères- concernant l'impact de l'immigration sur les finances publiques mettent l'accent sur un point : l'immigration, même qualifiée, ne pourra jamais rétablir à elle seule l'équilibre des finances publiques.

[Notons que, au Canada et selon le C.D. Howe Institute, l'immigration ne serait pas une solution miracle pour éviter une crise dans la vieillissement de la population active au pays. Voir Immigration et population vieillissante.]

[...]

Si, comme vous le dites, on reste dans le faux-semblant et le demi-mensonge, ne doit-on pas craindre une réaction violente de la population ?

Tout dépend de son degré d'irritation. Aux Pays-Bas, par exemple, nous avons assisté à l'émergence du phénomène Pim Fortuyn. On y a souvent vu une montée en puissance de l'extrême droite, alors que Paul M. Sniderman et Louk Hagendoorn [dans When Ways of Life Collide, Princeton University Press, 2007] ont montré que cela traduisait, en fait, un mécontentement surgi du cœur de la société. La réaction a touché des gens plutôt tolérants sur la question de l'immigration, qui n'avaient pas une vision négative de l'islam mais qui rejetaient certaines pratiques sociales des musulmans.





Michèle Tribalat était invitée le jeudi 18 mars 2010 sur France Culture pour débattre du coût de l’immigration.


Addendum vendredi 19 mars

Jean-Paul Gourévitch, expert international en ressources humaines, spécialiste de l’Afrique et des migrations, publie une mise à jour de sa monographie Le coût de la politique migratoire de la France. Selon lui, cette politique coûte 38,3 milliards d’euros par an soit près de 2 points de PIB.

Lire la monographie en ligne, dans un format adapté à la lecture à l’écran (format flash).

Télécharger la monographie au format Pdf.









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mercredi 17 mars 2010

Réponse reçue du cabinet du Premier ministre sur les changements au calendrier scolaire

Nous reproduisons ici sans commentaire la réponse reçue du cabinet du Premier ministre quant à l'abrogation de l'article 19 du Régime pédagogique et des changements ainsi apportés au calendrier scolaire.


Au nom du premier ministre, monsieur Jean Charest, j’accuse réception de la lettre que vous lui faisiez parvenir dernièrement concernant les modifications du Régime pédagogique.

D’abord, nous tenons à vous informer qu’il n’a jamais été question de bouleverser le calendrier scolaire afin d’obliger les jeunes à aller à l’école les jours de congés fériés et les fins de semaine.

Premièrement, les modifications proposées au Régime pédagogique ne toucheront d’aucune façon les congés fériés statutaires établis selon les normes du travail. Par conséquent, les jours fériés et chômés prévus par l’article 60 de la Loi, soit le 1er janvier; le Vendredi saint ou le lundi de Pâques; le lundi qui précède le 25 mai; le 1er juillet ou, si cette date tombe un dimanche, le 2 juillet; le 1er lundi de septembre; le deuxième lundi d'octobre; le 25 décembre, sont et demeureront des jours de congés fériés. Pour ce qui est des fins de semaine, vous devez aussi savoir que les syndicats et les parents doivent être partie prenante et en accord avec les projets éducatifs qui seraient mis sur pied dans les écoles. Les conventions collectives ont et auront toujours préséance.

Deuxièmement, il est faux de prétendre que les changements proposés le sont uniquement pour permettre l’enseignement religieux les fins de semaine dans les écoles privées juives. Toutes les écoles privées du Québec, qu’elles soient juives ou non, peuvent déjà enseigner des cours de religion en plus du cours d’éthique et culture religieuse. La priorité du gouvernement se situe dans le renforcement de l’apprentissage des matières de base de tous les élèves du Québec, dans toutes les écoles du Québec. Les modifications proposées assureront à tous les jeunes des écoles publiques et privées une solide formation en fixant un temps obligatoire d’enseignement des matières de base comme le français, l’anglais, les mathématiques et les sciences.


Espérant que ces informations puissent répondre à vos préoccupations, je vous prie d’agréer, Madame, l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Marjolaine Michaud-Grimard
Responsable de la correspondance






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De plus en plus de commissaires pour accorder l'exemption au cours ECR

La Commission scolaire des Sommets (CSS) maintient sa décision de ne pas permettre l'exemption des deux filles de Marthe Morin et Sylvain Lamontagne du cours d'éthique et de culture religieuse.

Même si le résultat est le même que l'année passée : refus d'exemption, ce qui frappe est le nombre croissant de commissaires scolaires qui sont désormais disposés à sortir du chemin balisé par le Monopole de l'Éducation, de la doxa pluraliste normative (« le cours est essentiel au vivre-ensemble, il ne porte nullement atteinte à la liberté de conscience »). On voit donc de plus en plus de commissaires prêts à affirmer leur opposition au cours et à accorder l'exemption.

C'est pourquoi M. Lamontagne et Mme Morin affichaient de la satisfaction à la sortie de l'assemblée publique : un vote avait été demandé pour justifier la décision des commissaires et les commissaires s'étaient montrés nettement plus partagés qu'ils ne l'avaient prévu : dix (10) étaient favorables à la proposition de rejeter leur demande alors que six se sont prononcés contre.

« Il y avait zéro commissaire de notre bord l'an dernier et là six nous ont appuyés. On est enchanté de cet appui », a affirmé le père des deux adolescentes de 13 et 15 ans.

La Commission scolaire des Sommets avait invoqué le caractère obligatoire du cours d’éthique et de culture religieuse pour opposer un non à la demande du couple. De plus, d’après son évaluation, les parents n’ont pas démontré que leurs enfants pouvaient subir un « préjudice grave » n'accordant aucune valeur aux faits que les parents affirment que le cours va à l'encontre de leur foi et fournissent de nombreux documents d'experts allant dans leur sens.

Après un refus initial de la part de la Commission scolaire des Sommets, M. Lamontagne avait fait appel et demandé la révision de ce refus. Un comité de révision où siégeaient trois commissaires scolaires avait recommandé aux seize commissaires réunis hier de refuser à nouveau la demande d'exemption.

M. Lamontagne s'est exprimé avec beaucoup de cœur et de conviction devant les seize commissaires réunis. Il a rappelé la position de grands spécialistes et de politiciens connus, de la sociologue Joëlle Quérin, de l'ex-ministre de l'Éducation Louis O'Neill, du théologien spécialiste en éthique et ex-enseignant universitaire Guy Durand et des ex-ministres MM. Joseph Facal et Jacques Brassard. Il a rappelé le rôle essentiel des commissaires : représenter les parents.

Il a également rappelé les échecs de l'éducation des jeunes par l'État au Québec : très haut taux de suicide et de décrochage. Comme père, M. Lamontagne a déclaré qu'il s'efforçait de transmettre des valeurs qui font grandir ses enfants de l'intérieur alors que, selon lui, le cours ÉCR mine les jeunes de l'intérieur et qu'il ne permettra pas qu'un cours comme ÉCR vienne miner ses efforts.

Un des commissaires, Stéphan Fillion, a alors demandé un vote pour déterminer si les commissaires accorderaient ou non l'exemption. Celui se fera à main levée.

Lyne Beauchamp, avocate et secrétaire générale de la Commission scolaire, présidait le vote. On a assisté à un certain cafouillage. Une des commissaires, se disant nouvelle et ayant compris après un premier vote qu'elle avait mal voté, clama haut et fort qu'elle était contre le cours ECR. Le fait que tous ne votaient pas comme l'avait recommandé la commission scolaire a semblé prendre Lyne Beauchamp au dépourvu. Il y eut un moment de flottement. Voyant que seules 10 voix refusaient l'exemption, l'avocate a hésité avant de demander s'il y avait des commissaires absents ou des abstentions — il n'en y avait pas — et enfin, apparemment surprise, des commissaires appuyant les parents. Il y en avait six.

Bien que le cours soit offert depuis plus d’un an et qu’il soit obligatoire, les deux adolescentes concernées n’ont jamais assisté à celui-ci. « En 2008, ils nous ont fait du chantage, mais mes enfants ne rentreront pas là. Ce n’est pas négociable ! », a confié Sylvain Lamontagne à La Tribune.

Le couple avait formulé une première demande par écrit et fait face à une fin de non-recevoir. Par la suite, il est revenu à la charge en demandant la révision de la décision. Il a rencontré un comité de révision la semaine dernière.

M. Lamontagne a notamment laissé entendre, durant son intervention devant les commissaires hier soir, qu’une importance démesurée est accordée au cours. « On parle de quatre périodes en neuf jours et ça alors que nos jeunes ont de la misère à compter. »

« On fonde de l’espoir sur vous, mais le lien de confiance avec le ministère de l’Éducation du Québec est brisé », a par ailleurs lancé aux commissaires M. Lamontagne, qui craint de voir la foi chrétienne de ses filles s’étioler si elles étaient forcées d’assister au cours.

Le commissaire à l’origine du vote, Stéphan Fillion, souhaite mettre la main sur une foule de documents scolaires en lien avec le cours d’éthique et de culture religieuse. « On devrait avoir à notre disposition tous les documents de la maternelle à la cinquième secondaire » afin de juger sur pièces, dit-il. S'outiller pour poser un jugement critique sur le matériel et ne plus seulement se fier au jugement de la ministre et son équipe rapprochée, c'est déjà un grand pas.






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France — Enseignants pédophiles, on n'en parle que depuis récemment

Le 4 septembre 1997, le ministère de l'Éducation nationale français diffusait une circulaire interne demandant de signaler les cas d'abus sexuels. Dans les cinq mois qui suivirent, 345 affaires furent rapportées.

Depuis lors, l'Éducation nationale ne couvre plus « ses pédophiles » : une vraie révolution culturelle qui n'est d'ailleurs pas sans risques de dérives. En 1995, Georges Bernede, alors directeur adjoint des lycées et collèges, confiait encore, pudique, à L'Express : « Lorsqu'un enseignant est soupçonné d'être à risque, la meilleure solution consiste, sans doute, à lui donner un travail administratif... Dans toutes les institutions, on répugne à ne pas régler ces problèmes en interne. » Aujourd'hui, surtout après l'affaire Dutroux, plus question de s'en tenir à des blâmes pâlots et à des mutations pour « convenances personnelles ».

Avant 1998, personne n'avait osé afficher le mot « pédophilie » dans un bulletin officiel. Ni prendre par la main les enseignants en leur expliquant noir sur blanc qu'ils devenaient complices en cas de non-signalement, clarification du Code pénal à l'appui : « L'obligation à quiconque, et donc aux enseignants [...] ayant la connaissance d'un crime ou de mauvais traitement d'informer les autorités judiciaires sous peine d'encourir une peine de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 francs d'amende. »

Depuis cette époque, les signalements se multiplient. Un accompagnateur de classe verte soupçonné d'attouchements équivoques sous les douches. Un principal qui prend les élèves pour des acteurs de films porno... Un prof de gym qui s'amourache d'une élève de cinquième (12 ans)... Un autre qui pousse loin les séances de relaxation. L'ancien maire de Chablis, ancien directeur d'école, accusé de viol.

Il faut cependant rappeler que la majorité des crimes pédophiles ont pour auteurs des membres de la famille de l’enfant (inceste) ou des proches. À titre d’exemple, selon un rapport publié en 2008 par le réseau irlandais de crise sur les viols (RCNI), 50,8 % des agresseurs sont des parents, 34 % des proches (voisins, amis), et 3,4 % des figures d’autorité (prêtre, instituteur…).


Éric Zemmour : « Pédophilie et célibat des prêtres : gare aux amalgames ! »


Aux États-Unis, les prêtres mis en cause représentent 4 % de l’ensemble des prêtres en fonction au cours de ces 52 dernières années. « La vérité est que toutes les institutions s’occupant d’enfants attirent des personnes qui cherchent un contact illicite avec les mineurs : associations sportives, services sociaux et naturellement les Églises », explique Manfred Lütz, directeur de l’hôpital psychiatrique de Cologne.

Rappelons également que des enseignants sont également faussement accusés et que la simple parole d’un enfant (recueillie sans précautions particulières) suffit à déclencher le processus de signalement d’un éducateur au procureur de la République.

Sources  : L'Express et La Croix.


Voir aussi États-Unis, pédophilie et sévices sexuels parmi les enseignants.

Deux poids, deux mesures : banalisation de la pédophilie d'un artiste engagé par des journalistes québécois des Gros Médias.





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mardi 16 mars 2010

Mme Courchesne de plus en plus isolée

Selon le Journal de Montréal, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne est de plus en plus isolée.

Plus les jours passent, moins la ministre de l'Éducation semble avoir d'amis. Depuis qu'elle a fait publier dans la Gazette officielle un projet de règlement visant à chambouler le calendrier scolaire, Michelle Courchesne est plongée dans une controverse qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Elle a d'abord affirmé qu'elle souhaitait permettre aux écoles d'ouvrir leurs portes la fin de semaine, sous prétexte que cela pourrait les aider à lutter plus efficacement contre le décrochage. Or, personne dans le réseau de l'éducation ne lui avait demandé un tel changement, qui a été rendu public en catimini et qui a pris tout le monde par surprise. Les syndicats d'enseignants, qui sont en train de renégocier leurs conventions collectives, ne l'ont pas trouvée drôle. Il a fallu près d'une semaine avant que la ministre avoue finalement que cette modification permettait « aussi » de régulariser la situation d'une poignée d'écoles juives illégales, qui auraient ainsi le loisir d'ouvrir leurs portes le dimanche…

D'autres effets pervers

En grattant un peu, les directeurs d'école du Québec ont découvert d'autres effets pervers de ce fameux projet de règlement. La ministre souhaite notamment imposer un nombre d'heures obligatoires pour l'enseignement des « matières de base ». À l'heure actuelle, ce temps d'enseignement n'est fourni qu'à titre « indicatif. » Cela donne aux écoles la « marge de manœuvre nécessaire » pour offrir des programmes axés sur des matières complémentaires. [Nous avons même appris de professeurs d'ECR désolés que cela pouvait servir à ne pas donner le cours ECR dans les faits.]

On n'a qu'à penser aux programmes d'études inter nationales, de sports-études ou d'arts-études qui se multiplient depuis quelques années. Mais selon les trois associations représentant l'ensemble des directeurs d'école du Québec, le projet de la ministre mènera à la disparition pure et simple de ces programmes. Rien de moins. Comme si cela ne suffisait pas, des changements qu'elle souhaite implanter à l'éducation des adultes pourraient faire augmenter le décrochage. La Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement craint en effet que des jeunes raccrocheurs tentés par un retour aux études abandonnent encore plus, si on les oblige à aller en classe le week-end.

Toute une rebuffade

Dans un geste rarement vu, les commissions scolaires, les cadres, les directeurs d'école et les parents du Québec ont demandé unanimement à Michelle Courchesne de reporter son règlement. On saura bientôt si elle les a entendus. Hier, son attachée de presse a assuré qu'elle « analysera tous les avis » qui lui seront acheminés d'ici la fin de la période de consultation prenant fin vendredi. En coulisse, toutefois, bien des observateurs se demandent pourquoi elle ne les a pas consultés plus tôt. Ça aurait évité tout un gâchis, estiment-ils.








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lundi 15 mars 2010

L’«interculturalisme», ce fantôme

Joseph Facal revient dans un billet sur les différences entre multiculturalisme et interculturalisme.
[D]ans La Presse du 11 juin 2008, le professeur Daniel Weinstock notait que le rapport Bouchard-Taylor était « un argument massue » contre le projet souverainiste, que son interculturalisme était « somme toute assez canadien » et qu’il fallait avoir une «vision caricaturale» du multiculturalisme pour s’imaginer qu’il y avait de grandes différences entre les deux.

J’apprécie la franchise. Posons tout de même respectueusement la question : pourquoi le chat est-il aujourd’hui rebaptisé félin domestique ?

Ces gens se disent aujourd’hui inquiets de la tournure que prend le débat public. Inquiets de quoi au juste ?

Les gouvernements québécois et canadien et les tribunaux sont pourtant de leur côté. Inquiets de trois universitaires et de deux chroniqueurs ?

La vérité est qu’ils sont surtout désarçonnés de voir que le peuple s’obstine à ne pas penser comme eux.






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