jeudi 18 février 2010

Les multicultis s'inquiètent : les opposants au programme ECR ont le vent en poupe

Les multiculturalistes (qui se prétendent pluralistes et désirent imposer un programme unique scolaire, joli contradiction !) commencent à s'inquiéter comme le rapporte le journal Au Fil des événements de l'Université Laval :
« On assiste depuis quelques mois à une alliance qui semblait plutôt improbable entre des groupes qui veulent refouler le religieux hors de la sphère publique et des nationalistes conservateurs qui voient le Québec d’aujourd'hui comme ayant trop concédé à la diversité culturelle », constate Jocelyn Maclure, qui est spécialiste en éthique et en philosophie politique. Selon lui, les coalitions en faveur d’une charte de la laïcité et les groupes qui militent pour la liberté en éducation et qui refusent le nouveau programme d’éthique et de culture religieuse prennent de plus en plus d’espace. D’autant plus, souligne Jocelyn Maclure, que des chroniqueurs très influents comme Richard Martineau, Joseph Facal ou Jean-François Lisée relaient le discours nationaliste conservateur.






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mardi 16 février 2010

Scène de classe en ECR : ambivalence, ambivalence ?

Un journaliste du Journal de Montréal a passé deux semaines dans des écoles de la banlieue montréalaise. Extraits de son expérience (les intertitres sont de nous) :
Discuter, discuter, sans connaissance ni vocabulaire

Dans le cours d'éthique et culture religieuse, le manque d'autonomie des jeunes est pour le moins préoccupant.

Les ados ne repartent jamais avec leurs cahiers de notes. Le prof les distribue et les ramasse au début et à la fin de chaque période, comme on le ferait à l'école primaire.

Autrement les jeunes les « oublieraient » systématiquement, explique leur enseignant. « Ça fait longtemps que j'ai compris que l'autonomie de ces jeunes-là, c'est un gros zéro », déplore-t-il.

Le cours est basé sur la discussion, ce qui représente un véritable tour de force quand les élèves ne comprennent même pas le sens des mots.

Durant une période consacrée à « l'ambivalence de l'être humain », aucun ado n'est capable de dire ce que signifie le fait d'être « ambivalent ». Les jeunes ont beau fréquenter l'école depuis une douzaine d'années, l'un d'eux avoue candidement à notre journaliste n'avoir «jamais entendu» cette expression.

Orthographe à faire dresser les cheveux

C'est sans compter les fautes d'orthographe à faire dresser les cheveux sur la tête que notre suppléant-reporter a observées sur des travaux - pourtant évalués - du cours «projet personnel d'orientation».

Note minimale : 55 %

Plusieurs profs ont décidé d'abdiquer face aux lacunes évidentes de leurs élèves. Le représentant du Journal est d'ailleurs surpris de lire la mention « 55 % : note plancher », dans le cahier d'un jeune.

Le prof explique qu'il n'attribue jamais une note inférieure à ses élèves, cette an-née. « Sinon, j'aurais un niveau d'échecs trop élevé », fait-il valoir.

Impertinence et insubordination

Les élèves du cours de français sont en train de quitter le local lorsque le représentant du Journal demande à un jeune de rester dans la classe quelques minutes, afin d'expliquer pourquoi il a été à ce point dissipé pendant la période.

Durant le cours, il s'était assis à la place du suppléant et s'était mis à fouiller dans ses papiers.

« Si t'es pas content, tu chialeras à ma prof et elle me chialera après », lance-t-il en quittant brusquement le local.

Et on refuse l'exemption du cours ECR aux parents assez honnêtes pour la demander...

Le cours vient de prendre fin et les élèves se préparent à sortir de la classe, quand l'un d'eux aperçoit par la fenêtre une ado qui s'était absentée durant la période. Personne ne sait ce pour quoi elle se trouve dehors, mais il y a fort à parier qu'elle a fait l'école buissonnière. Dans la polyvalente où il a travaillé, notre journaliste a constaté de nombreuses absences pour le moins étranges, chaque après-midi. Or, ces absences sont souvent motivées par les parents, dénonce un prof. « J'ai déjà vu un élève s'amuser dehors au lieu de venir dans mon cours. Mais, au téléphone, sa mère me disait qu'elle motivait son absence », soupire-t-il.






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lundi 15 février 2010

Le monopole de l'Éducation du Québec poursuit deux écoles juives

La ministre de l'Éducation du Québec, Michelle Courchesne, a décidé de poursuivre en justice le cas de deux écoles juives qui refusent de se conformer au régime pédagogique du Québec.

La Yechiva Torath Moiché, dans le Mile-End à Montréal, a déjà fait appel à un avocat, et n'a pas voulu répondre aux questions des médias. La direction de l'école Toch, à Boisbriand, a également décliné l'invitation à expliquer sa décision de ne pas se plier à la demande de Québec.

Ces deux institutions se retrouvent isolées, car sept autres écoles juives ont cédé face aux menaces du Monopole de l'Éducation et ont conclu une entente avec celui-ci après des négociations qui ont duré deux ans.

En refusant de se soumettre au régime pédagogique québécois, ces deux écoles voient leurs subventions de Québec entièrement coupées.






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Phil Jones à la BBC : pas de réchauffement depuis 1995

Phil JonesLe CRU, un des centres les plus éminents en recherche climatique, et son directeur Phil Jones étaient déjà au centre du scandale « Climategate », cette fuite de courriels et de données avait révélé plusieurs comportements douteux de la part de ces scientifiques au centre du GIEC :
  1. D'abord, un petit groupe de scientifiques tentent réellement de détourner le processus d'évaluation par des pairs et de réprimer toute voix dissidente.

  2. Secundo, une apparente volonté de manipuler les données pour correspondre à un point de vue politique. Ceci, si la chose est avérée, devrait conduire à de sévères sanctions à l'égard de ces scientifiques, et sans doute à la perte de leurs postes.

  3. Tertio, ce qui ressemble à s'y méprendre à une conspiration pour empêcher que des données ne soient rendues publiques contrairement aux lois d'accès à l'information aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Ces agissements vont certainement à l'encontre de l'esprit scientifique selon Karl Popper qui impose que des expériences soient vérifiables et réfutables.
Voici que, dans entrevue donnée à la BBC, le professeur Phil Jones a, à nouveau, apporté de l'eau au moulin des « sceptiques ».

Un optimum climatique médiéval potentiellement comparable au nôtre

Phil Jones reconnaît dans cet entretien qu'il est possible que le monde ait connu au Moyen-âge un réchauffement aussi important qu'aujourd'hui. Rappelons que, dans les premiers graphiques « en crosse de hockey », l'optimum médiéval disparaissait tout simplement. Dans un courriel envoyé à Phil Jones, l'auteur de ce graphique, Michael Mann, pensait avoir trouvé un moyen « pour contenir le prétendu "OM" [Optimum médiéval] ».

Comme le note le Daily Mail, Phil Jones est le premier scientifique réchauffiste de renom travaillant pour le GIEC à avoir admis la possibilité que l'Optimum médiéval avait constitué un précédent planétaire au réchauffement actuel.



Pas de réchauffement depuis 1995

Le professeur Jones admet également qu'il n'y a eu aucun réchauffement enregistré de 1995 à nos jours. Il y aurait même eu un léger refroidissement depuis 2002 mais dans une mesure qui, pour lui, n'est pas « statistiquement significative ». Aveu qui, jusqu'il y a peu, assurait un aller simple dans le camp des « négationnistes» du réchauffement climatique.

Selon John Christy, les données historiques de température ne sont pas fiables

John Christy, professeur de sciences atmosphériques à l'Université de l'Alabama à Huntsville et ancien auteur principal du rapport du GIEC, a déclaré que « les données historiques de température ne sont pas des indicateurs fiables du réchauffement planétaire ».

Cette station météo à ShenZhen (Chen-tchen) se situait en zone rurale il y a plus de 30 ans, elle se trouvait également à quelques kilomètres de sa position actuelle.

Le Times de Londres rapporte que les doutes de Christy, ainsi que d'autres scientifiques, concernent la fiabilité de milliers de stations météorologiques de par le monde qui ont été utilisées depuis 150 ans pour mesurer la température.

Selon ces savants, leur fiabilité a été fortement affectée par des facteurs tels que l'urbanisation, le changement d'affectation des terres (par exemple, la transformation d'un champ cultivé en prairie) et, dans de nombreux cas, le déplacement de la station d'un endroit à un autre.

Christy a publié plusieurs articles scientifiques qui se penchent sur ces effets dans trois régions différentes : l'Afrique orientale, la Californie et l'Alabama.

« C'est à chaque fois la même histoire, dit-il, les jeux de données les plus utilisés indiquent un fort réchauffement, mais la hausse apparente de température est due à des facteurs locaux qui affectent les données des stations météo, comme l'évolution de l'utilisation des sols. »

Station météo à l'aéroport Ciampino à Rome en Italie


Longue série de révélations embarrassantes sur le rapport du GIEC continue

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a admis hier avoir hâtivement estimé que 55 % du territoire des Pays-Bas se trouvait sous le niveau de la mer, précisant qu'il s'agit en fait des terres « risquant d'être inondées », y compris par des rivières de l'intérieur du pays. Le gouvernement néerlandais avait annoncé le 5 février qu'il allait demander des « éclaircissements » au GIEC après que ce chiffre, inexact selon La Haye, avait été révélé dans la presse. Il figurait dans une phrase du quatrième rapport du groupe d'experts, publié en 2007, qui avait déjà été critiqué pour avoir prévu que les glaciers de l'Himalaya auraient fondu « d'ici 2035, voire avant » et inclus dans son rapport des conclusions fondées sur des rapports partisans et non scientifiques sur les glaciers des Alpes, des Andes, les conséquences du changement climatique sur les récoltes du Maghreb (voir aussi ici).


Activité cyclonique de l'hémisphère Nord, l'année 2009 est à l'extrême droite, une des années les plus basses

Le dernier scandale (le « gate du jour » comme disent les médias anglo-saxons) concerne le prétendu impact du réchauffement climatique récent sur les ouragans et les cyclones. Il est fort possible que le GIEC doive revenir sur ses déclarations publiées dans son quatrième rapport (le dernier) à l'effet que le récent réchauffement climatique expliquerait une augmentation de l'activité cyclonique. Les Hatton, docteur en météorologie, professeur à l'Université Kingston en Grande-Bretagne, s'est penché sur les données brutes pour en effectuer une analyse statistique. Cette analyse révèle que l'affirmation selon laquelle l'activité cyclonique a augmenté n'est pas fondée. »


(L'étude de Les Hatton : 1999-2009: Has the intensity and frequency of hurricanes increased ?, 16 pages en PDF)






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15 % des élèves diplômés pas prêts pour le cégep

La Fédération des cégeps lance un cri d’alarme : de plus en plus d’élèves du secondaire ne répondent plus aux critères minimums d’admission dans un cégep. Pour faire face à ce phénomène, les cégeps ont dû mettre en place des classes spéciales d'intégration.

Selon le président de la Fédération des cégeps, Gaétan Boucher, 15 % des étudiants qui arrivent du secondaire ne sont pas prêts à faire face aux exigences académiques des collèges. Des classes spéciales ont donc été créées pour ramener ces jeunes à un niveau scolaire acceptable. En 1996, 1,6 % des cégépiens s'y retrouvaient. Aujourd'hui, c'est presque dix fois ce nombre.

Source






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dimanche 14 février 2010

Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) n'a jamais été consultée

MONTRÉAL - La Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) se désole de n'avoir jamais été consultée sur les changements au calendrier scolaire annoncés par la ministre de l'Education, Michelle Courchesne.

Le président de la Fédération, François Paquet, affirme que son organisation n'a jamais été appelée à se prononcer dans ce dossier, même si la ministre prétend avoir dûment informé tous les partenaires des changements apportés, et ce, avant la publication du règlement dans la Gazette officielle.

M. Paquet estime que des modifications aussi importantes au Régime pédagogique méritaient, au minimum, une préconsultation auprès des principaux intervenants du milieu de l'éducation.

Source : Presse canadienne






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samedi 13 février 2010

On ne peut s'opposer à la simple exposition des enfants à l'homosexualité dès la maternelle

Un directeur d'école français demande à ce que l'on parle de l'homosexualité comme d'une forme normale de sexualité aux enfants de maternelle. On remarquera le parallélisme dans la démarche avec celle adoptée pour imposer le cours d'éthique et de culture religieuse :
  1. il existe une diversité ;

  2. les parents n'ont pas le droit de garder leurs enfants dans l'ignorance ;

  3. il faut lutter contre toutes formes de rejet de la diversité et d'exclusion ;

  4. un des rôles essentiels de l'école est de socialiser (entendre rééduquer) ;

  5. il faut socialiser au plus tôt à cette diversité pour lutter contre les préjugés.
Extraits de son article complaisamment reproduit par Le Monde (les gras et les passages entre crochets sont de nous) :
3. La lutte contre l'homophobie dès les premiers niveaux d'enseignements est d'autant plus nécessaire qu'il y a potentiellement dans chaque classe des garçons ou des filles qui aimeront un jour de manière définitive ou occasionnelle quelqu'un de leur sexe. On [entendre les lobbies homosexuels] évalue en général entre 5 % et 10 % le pourcentage d'homosexuels ou de lesbiennes dans une population donnée. À l'échelle d'une classe de trente élèves, cela représente entre un et trois enfants ou adolescent-e-s [graphies idéologiques qui trahissent leur auteur] amenés un jour à se qualifier ainsi. La prévalence du suicide chez les jeunes homosexuel-le-s implique que l'homosexualité soit banalisée dès le plus jeune âge. Sinon, comment éviter qu'un adolescent attiré par une personne de son sexe ne se perçoive comme marginal ?

[...]

5. La lutte contre l'homophobie ne se limite pas à la condamnation des insultes ou des remarques homophobes. Réagir à des propos injurieux est une obligation de tout éducateur et de toute éducatrice mais ne saurait suffire. Il faut cesser de présenter l'hétérosexualité comme étant la seule sexualité normale, naturelle et légitime. Cela implique d'utiliser en classes des situations quotidiennes souvent nombreuses, comme lorsqu'un élève dit à un-e camarade qu'un garçon ne peut pas être amoureux d'un garçon ou une fille embrasser une fille.

6. Il n'est pas nécessaire de demander une autorisation aux parents d'élèves pour aborder ces sujets en classe. Il est toutefois possible de les informer qu'ils le seront au cours de l'année scolaire. Des parents ne sauraient soustraire leur enfant aux enseignements obligatoires : la lutte contre les discriminations racistes, antisémites, sexistes et homophobes fait partie des missions de l'école républicaine au même titre que l'apprentissage de la lecture et du calcul.

7. La lutte contre l'homophobie ne s'ajoute pas à l'ensemble d'un programme d'apprentissage déjà chargé mais s'intègre aux enseignements traditionnels.[Les fameuses compétences transversales] Un livre comme L'Heure des parents, de Christian Bruel, en montrant différentes formes de schémas familiaux, est un formidable support pour une séance de langage en petite section. Camélia et Capucine, d'Adela Turin, conte de fées atypique, se prête volontiers à une analyse littéraire en CM2 [avec des enfants 8 ans ! la prétention de ces gens].

8. Tout comme parler du fait religieux n'implique pas de faire la promotion du judaïsme, du christianisme ou de l'islam, évoquer l'homosexualité en classe ne peut s'apparenter à du prosélytisme et ne saurait influencer de manière néfaste le développement de l'enfant. Il s'agit simplement de proposer aux élèves des outils pour comprendre le monde qui les entoure, de leur apprendre la tolérance et le respect, valeurs constitutives de l'école républicaine, et de leur permettre de se projeter, d'une manière adaptée à leur âge, dans leur vie future.

Gaël Pasquier est directeur d'une école maternelle et doctorant en sciences de l'éducation






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vendredi 12 février 2010

Souplesse de la ministre Courchesne à géométrie extrêmement variable

Ce carnet — voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec — ne peut que se féliciter au premier abord de l'abrogation de règles dans le domaine scolaire.

Nous saluons donc le principe de cette souplesse supplémentaire quand la ministre Courchesne accorde plus de liberté aux écoles et abroge une série de contraintes calendaires. Pour autant, nous comprenons les inquiétudes suscitées par cette décision, parfois pour des raisons contradictoires, si trop d'écoles devaient ne plus respecter les congés et fêtes traditionnelles du Québec. Nous comprenons, ainsi, les parents catholiques qui s'inquiètent de la difficulté potentielle de célébrer leurs grandes fêtes religieuses si des écoles publiques venaient à être ouvertes à Pâques (ce qui est désormais permis). Nous comprenons les nationalistes qui s'insurgent contre le fait que la Saint-Jean-Baptiste ne doive plus être chômée, après tout n'est-ce pas le minimum quand on veut faire un geste envers la société d'accueil ? Et enfin, nous trouvons légitimes les préoccupations des familles en général qui s'inquiètent d'une fragmentation grandissante des congés scolaires, avec la possibilité que les congés des parents et des enfants qui pourraient fréquenter des écoles différentes deviennent encore plus difficilement conciliables.

Ceci étant dit ce qui nous paraît le plus intéressant dans cette annonce c'est la grande sélectivité de la ministre de l'Éducation, Mme Michelle Courchesne, dans l'application du concept de souplesse.

Résumons :

A. La ministre change la Loi, plutôt que d'exiger des écoles juives qu'elles s'y conforment


Selon les dires de la Mme Courchesne, elle cherchait à faire réintégrer aux écoles juives le chemin de la « légalité ». Deux options s'offraient à elle :
  1. exiger que ces écoles se conforment à la Loi (au régime pédagogique) ;

  2. changer la Loi (le régime pédagogique).
La ministre a choisi b). Ce n'est pas un tort en soi, comme nous l'avons dit. Elle a changé la loi, ce qui lui permet de conclure que ces écoles sont désormais légales.

B. La « Souplesse raisonnable »

Voilà un beau concept. Il est seulement dommage que la ministre en fasse une application aussi sélective.

Pour les parents d'écoles juives, la ministre estime devoir faire preuve de « souplesse raisonnable , en changeant le régime pédagogique.

Pour les parents catholiques de Drummondville, qui cherchent à se prévaloir d'une mesure qui est DÉJÀ dans la loi (l'exemption de l'article 222 de la Loi sur l'instruction publique), il n'est plus question de « souplesse raisonnable ».

Réconciliation « souplesse raisonnable » et actions de la ministre dans le dossier ECR

Quand la ministre a déclaré, à propos de l'imposition du cours ECR, que « On ne négocie pas un virage aussi important sans écraser d'orteils » (Le Soleil, 19 avril 2008), a-t-elle fait preuve de « souplesse raisonnable » ?

Quand, le 18 avril 2008, la ministre a affirmé en conférence de presse qu'« elle ne fera aucune concession et (qu'elle) refuse les exemptions pour les parents qui voudraient retirer leur enfant du nouveau cours » (La Presse, 19 avril 2008), a-t-elle fait preuve de « souplesse raisonnable » ?

Ne pas rencontrer les parents de la CLÉ

Quand la ministre reconnaît à l'émission de la SRC Second regard du 7 février 2010 (voir ci-dessous) qu'elle n'a jamais rencontré les parents de la CLÉ (Coalition pour la liberté en éducation) malgré leur demande expresse dans une lettre en date du 30 mai 2008, a-t-elle fait preuve de « souplesse raisonnable » ?

Rappelons ici que Mme Michelle Courchesne utilise de manière éhontée un prétexte pour justifier cette absence de rencontre : la CLÉ lui ferait un procès.



La réalité :
  1. Le procès de Drummondville n'impliquait pas le Monopole de l'Éducation au début, mais uniquement les parents et la Commission scolaire des Chênes, c'est la ministre qui s'est dite partie intéressée et a tenu à participer au procès,

  2. Les gens de la CLÉ ont demandé à rencontrer la ministre le 30 mai 2008, son secrétariat a répondu une première fois le 14 juillet pour annoncer une autre lettre qui est parvenue le 26 août informant la CLÉ que « malheureusement [l']agenda [de la ministre] ne lui permet pas de vous rencontrer à court terme ». Le 15 septembre, les parents Lavallée déposaient leur requête.

  3. La CLÉ n'est pas stricto sensu partie prenante dans l'affaire en justice, contrairement au ministère qui s'est ajouté à la cause, seule une famille de Drummondville est impliquée.

  4. Enfin, qu'est-ce qui empêche une rencontre pour obtenir un accord à l'amiable même quand on débat d'une cause au civil ? Cette règle du sub judice ne s'applique essentiellement qu'en matière pénale ! Au civil et à l'administratif, les juges encouragent les parties à s'entendre à l'amiable, alors même que les procédures sont engagées. Mme Courchesne connaît-elle donc si peu le droit ?

  5. La ministre n'a d'ailleurs pas cherché à rencontrer la CLÉ pendant le mois qui séparait la décision du juge Dubois et le début de demande en appel, alors qu'il n'y avait plus d'affaire en justice liant même indirectement la CLÉ.







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L'école multiculturelle en Norvège

Ce n'est pas toujours une sinécure... ni pour l'enfant isolé, ni pour la mère athée progressiste et « pluraliste » confronté au retour du religieux. Confrontés au rejet de la part des membres de la diversité croissante de la Norvège, la mère et l'enfant ne trouvent le salut qu’en changeant d’école. Le père semble totalement absent.











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jeudi 11 février 2010

Michel Hébert du Journal de Québec sur le débat chez les intellectuels autour du programme ECR

Pour Michel Hébert, Mario Dumont, l'ancien chef de l'ADQ' avait raison remettre en question le cours d'éthique et culture religieuse.








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