samedi 13 février 2010

On ne peut s'opposer à la simple exposition des enfants à l'homosexualité dès la maternelle

Un directeur d'école français demande à ce que l'on parle de l'homosexualité comme d'une forme normale de sexualité aux enfants de maternelle. On remarquera le parallélisme dans la démarche avec celle adoptée pour imposer le cours d'éthique et de culture religieuse :
  1. il existe une diversité ;

  2. les parents n'ont pas le droit de garder leurs enfants dans l'ignorance ;

  3. il faut lutter contre toutes formes de rejet de la diversité et d'exclusion ;

  4. un des rôles essentiels de l'école est de socialiser (entendre rééduquer) ;

  5. il faut socialiser au plus tôt à cette diversité pour lutter contre les préjugés.
Extraits de son article complaisamment reproduit par Le Monde (les gras et les passages entre crochets sont de nous) :
3. La lutte contre l'homophobie dès les premiers niveaux d'enseignements est d'autant plus nécessaire qu'il y a potentiellement dans chaque classe des garçons ou des filles qui aimeront un jour de manière définitive ou occasionnelle quelqu'un de leur sexe. On [entendre les lobbies homosexuels] évalue en général entre 5 % et 10 % le pourcentage d'homosexuels ou de lesbiennes dans une population donnée. À l'échelle d'une classe de trente élèves, cela représente entre un et trois enfants ou adolescent-e-s [graphies idéologiques qui trahissent leur auteur] amenés un jour à se qualifier ainsi. La prévalence du suicide chez les jeunes homosexuel-le-s implique que l'homosexualité soit banalisée dès le plus jeune âge. Sinon, comment éviter qu'un adolescent attiré par une personne de son sexe ne se perçoive comme marginal ?

[...]

5. La lutte contre l'homophobie ne se limite pas à la condamnation des insultes ou des remarques homophobes. Réagir à des propos injurieux est une obligation de tout éducateur et de toute éducatrice mais ne saurait suffire. Il faut cesser de présenter l'hétérosexualité comme étant la seule sexualité normale, naturelle et légitime. Cela implique d'utiliser en classes des situations quotidiennes souvent nombreuses, comme lorsqu'un élève dit à un-e camarade qu'un garçon ne peut pas être amoureux d'un garçon ou une fille embrasser une fille.

6. Il n'est pas nécessaire de demander une autorisation aux parents d'élèves pour aborder ces sujets en classe. Il est toutefois possible de les informer qu'ils le seront au cours de l'année scolaire. Des parents ne sauraient soustraire leur enfant aux enseignements obligatoires : la lutte contre les discriminations racistes, antisémites, sexistes et homophobes fait partie des missions de l'école républicaine au même titre que l'apprentissage de la lecture et du calcul.

7. La lutte contre l'homophobie ne s'ajoute pas à l'ensemble d'un programme d'apprentissage déjà chargé mais s'intègre aux enseignements traditionnels.[Les fameuses compétences transversales] Un livre comme L'Heure des parents, de Christian Bruel, en montrant différentes formes de schémas familiaux, est un formidable support pour une séance de langage en petite section. Camélia et Capucine, d'Adela Turin, conte de fées atypique, se prête volontiers à une analyse littéraire en CM2 [avec des enfants 8 ans ! la prétention de ces gens].

8. Tout comme parler du fait religieux n'implique pas de faire la promotion du judaïsme, du christianisme ou de l'islam, évoquer l'homosexualité en classe ne peut s'apparenter à du prosélytisme et ne saurait influencer de manière néfaste le développement de l'enfant. Il s'agit simplement de proposer aux élèves des outils pour comprendre le monde qui les entoure, de leur apprendre la tolérance et le respect, valeurs constitutives de l'école républicaine, et de leur permettre de se projeter, d'une manière adaptée à leur âge, dans leur vie future.

Gaël Pasquier est directeur d'une école maternelle et doctorant en sciences de l'éducation






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vendredi 12 février 2010

Souplesse de la ministre Courchesne à géométrie extrêmement variable

Ce carnet — voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec — ne peut que se féliciter au premier abord de l'abrogation de règles dans le domaine scolaire.

Nous saluons donc le principe de cette souplesse supplémentaire quand la ministre Courchesne accorde plus de liberté aux écoles et abroge une série de contraintes calendaires. Pour autant, nous comprenons les inquiétudes suscitées par cette décision, parfois pour des raisons contradictoires, si trop d'écoles devaient ne plus respecter les congés et fêtes traditionnelles du Québec. Nous comprenons, ainsi, les parents catholiques qui s'inquiètent de la difficulté potentielle de célébrer leurs grandes fêtes religieuses si des écoles publiques venaient à être ouvertes à Pâques (ce qui est désormais permis). Nous comprenons les nationalistes qui s'insurgent contre le fait que la Saint-Jean-Baptiste ne doive plus être chômée, après tout n'est-ce pas le minimum quand on veut faire un geste envers la société d'accueil ? Et enfin, nous trouvons légitimes les préoccupations des familles en général qui s'inquiètent d'une fragmentation grandissante des congés scolaires, avec la possibilité que les congés des parents et des enfants qui pourraient fréquenter des écoles différentes deviennent encore plus difficilement conciliables.

Ceci étant dit ce qui nous paraît le plus intéressant dans cette annonce c'est la grande sélectivité de la ministre de l'Éducation, Mme Michelle Courchesne, dans l'application du concept de souplesse.

Résumons :

A. La ministre change la Loi, plutôt que d'exiger des écoles juives qu'elles s'y conforment


Selon les dires de la Mme Courchesne, elle cherchait à faire réintégrer aux écoles juives le chemin de la « légalité ». Deux options s'offraient à elle :
  1. exiger que ces écoles se conforment à la Loi (au régime pédagogique) ;

  2. changer la Loi (le régime pédagogique).
La ministre a choisi b). Ce n'est pas un tort en soi, comme nous l'avons dit. Elle a changé la loi, ce qui lui permet de conclure que ces écoles sont désormais légales.

B. La « Souplesse raisonnable »

Voilà un beau concept. Il est seulement dommage que la ministre en fasse une application aussi sélective.

Pour les parents d'écoles juives, la ministre estime devoir faire preuve de « souplesse raisonnable , en changeant le régime pédagogique.

Pour les parents catholiques de Drummondville, qui cherchent à se prévaloir d'une mesure qui est DÉJÀ dans la loi (l'exemption de l'article 222 de la Loi sur l'instruction publique), il n'est plus question de « souplesse raisonnable ».

Réconciliation « souplesse raisonnable » et actions de la ministre dans le dossier ECR

Quand la ministre a déclaré, à propos de l'imposition du cours ECR, que « On ne négocie pas un virage aussi important sans écraser d'orteils » (Le Soleil, 19 avril 2008), a-t-elle fait preuve de « souplesse raisonnable » ?

Quand, le 18 avril 2008, la ministre a affirmé en conférence de presse qu'« elle ne fera aucune concession et (qu'elle) refuse les exemptions pour les parents qui voudraient retirer leur enfant du nouveau cours » (La Presse, 19 avril 2008), a-t-elle fait preuve de « souplesse raisonnable » ?

Ne pas rencontrer les parents de la CLÉ

Quand la ministre reconnaît à l'émission de la SRC Second regard du 7 février 2010 (voir ci-dessous) qu'elle n'a jamais rencontré les parents de la CLÉ (Coalition pour la liberté en éducation) malgré leur demande expresse dans une lettre en date du 30 mai 2008, a-t-elle fait preuve de « souplesse raisonnable » ?

Rappelons ici que Mme Michelle Courchesne utilise de manière éhontée un prétexte pour justifier cette absence de rencontre : la CLÉ lui ferait un procès.



La réalité :
  1. Le procès de Drummondville n'impliquait pas le Monopole de l'Éducation au début, mais uniquement les parents et la Commission scolaire des Chênes, c'est la ministre qui s'est dite partie intéressée et a tenu à participer au procès,

  2. Les gens de la CLÉ ont demandé à rencontrer la ministre le 30 mai 2008, son secrétariat a répondu une première fois le 14 juillet pour annoncer une autre lettre qui est parvenue le 26 août informant la CLÉ que « malheureusement [l']agenda [de la ministre] ne lui permet pas de vous rencontrer à court terme ». Le 15 septembre, les parents Lavallée déposaient leur requête.

  3. La CLÉ n'est pas stricto sensu partie prenante dans l'affaire en justice, contrairement au ministère qui s'est ajouté à la cause, seule une famille de Drummondville est impliquée.

  4. Enfin, qu'est-ce qui empêche une rencontre pour obtenir un accord à l'amiable même quand on débat d'une cause au civil ? Cette règle du sub judice ne s'applique essentiellement qu'en matière pénale ! Au civil et à l'administratif, les juges encouragent les parties à s'entendre à l'amiable, alors même que les procédures sont engagées. Mme Courchesne connaît-elle donc si peu le droit ?

  5. La ministre n'a d'ailleurs pas cherché à rencontrer la CLÉ pendant le mois qui séparait la décision du juge Dubois et le début de demande en appel, alors qu'il n'y avait plus d'affaire en justice liant même indirectement la CLÉ.







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L'école multiculturelle en Norvège

Ce n'est pas toujours une sinécure... ni pour l'enfant isolé, ni pour la mère athée progressiste et « pluraliste » confronté au retour du religieux. Confrontés au rejet de la part des membres de la diversité croissante de la Norvège, la mère et l'enfant ne trouvent le salut qu’en changeant d’école. Le père semble totalement absent.











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jeudi 11 février 2010

Michel Hébert du Journal de Québec sur le débat chez les intellectuels autour du programme ECR

Pour Michel Hébert, Mario Dumont, l'ancien chef de l'ADQ' avait raison remettre en question le cours d'éthique et culture religieuse.








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Pressée de questions, la ministre avoue le véritable but du changement de calendrier scolaire

La ministre de l'Education, Michelle Courchesne, admet que les changements qu'elle veut apporter au calendrier scolaire, en ouvrant la porte à l'enseignement durant les fins de semaine visent à accommoder les écoles privées juives.

Dans une entrevue accordée au quotidien Le Devoir, madame Courchesne dit que Québec et des écoles juives ont négocié pendant deux ans afin que celles-ci puissent donner des cours les fins de semaine tout en respectant le régime pédagogique.

À l'Assemblée nationale, le Parti québécois a accusé Mme Courchesne d'avoir utilisé de faux prétextes, en présentant le changement sous le couvert de la persévérance scolaire et de l'aide à la formation professionnelle. La ministre de l'Éducation a répondu, là-dessus, qu'elle voulait régler le problème des écoles illégales et que les écoles privées juives avaient accepté, en retour, de rendre leur enseignement conforme aux normes du ministère.

Autres concessions ?

On ne sait, pas à ce stade, si le Monopole de l'Éducation a fait d'autres concessions, notamment sur le dossier épineux du cours d'éthique et de culture religieuse (ECR). On se rappelait que pour certians rabbins, il était totalement exclu d'enseigner certains pans du cours ECR de « manière neutre ».

Accommodement déraisonnable pour le PQ

Pour le Parti québécois, il s'agit là d'un accommodement déraisonnable. Quant aux syndicats d'enseignants, ils demandent le retrait du décret permettant l'ouverture des classes la fin de semaine. Selon le président de la CSQ, le très « laïque » et très pro-imposition ECR Réjean Parent, le décret va permettre l'endoctrinement de certains enfants par des écoles religieuses.

Le 24 juin plus fêté ?

Rappelons que le décret vise également à abroger l'article 19 du Régime pédagogique et le caractère de congé obligatoire à toute une série de fêtes et jours fériés, y compris le 24 juin ce qui pourrait d'ailleurs aller à l'encontre de la Loi sur la fête nationale. Cette loi d'ordre public décrète que « Le 24 juin est un jour férié et chômé » et que « [q]uiconque fait défaut de se conformer à une disposition de la présente loi commet une infraction et est passible d'une amende de 325 $ à 700 $. »







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Contradiction de S.O.S. Homophobie dans sa réaction au film Le Baiser de la Lune  ?

L'association française S.O.S. homophobie a demandé mardi au ministre de l'Éducation français, Luc Chatel, de reprendre « le dialogue » concernant Le Baiser de la lune (voir notre billet précédent), court-métrage animé à vocation pédagogique destiné à être montré aux élèves de CM1 (4e année du primaire) et CM2 (5e). Le film aborde le thème de l'homosexualité à travers l'histoire d'amour entre deux poissons mâles. La semaine dernière, le ministre français de l'Éducation nationale avait déclaré ne pas être favorable à sa diffusion.

Dans un communiqué, S.O.S. Homophobie considère que « taxer le film de prosélytisme est non seulement absurde [...] mais entretient également un amalgame qu'on pourrait espérer aujourd'hui caduque, qui veut que l'orientation sexuelle relève d'un choix personnel ». « Nous appelons donc Monsieur Chatel à revenir sur cette censure, et à prendre le temps du dialogue et de la réflexion sereine sur ce sujet », écrivent les membres de l'association.

On notera avec intérêt, dans ce communiqué de S.O.S. Homophobie, que l'on entre dans le cœur du débat : celui des contradictions du lobby LBGTQ qui, d'un côté, veut faire admettre que l'homosexualité est un donné pour ne pas dire un « subi » de nature (on naîtrait homo) au même degré de constitution que la détermination sexuelle par la génitalité (mâle ou femelle) et que cela excuserait le comportement homosexuel et, de l'autre, le fait que ce groupe accuse l'hétérosexualité d'être un produit culturel (social, parental, religieux, scolaire) dont il faudrait désintoxiquer les enfants...






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mercredi 10 février 2010

Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois

Douglas Farrow, professeur de l'Université McGill a publié une ferme condamnation de la « politique de lutte contre l'homophobie » annoncée en grande pompe par le gouvernement du Québec en décembre. Le professeur de pensée chrétienne Farrow considère cette politique comme une « déclaration de guerre » contre tous ceux qui s'opposent au programme homosexualiste. Il appelle ses concitoyens québécois à s’élever contre cette politique.

Quand la ministre de la Justice a rendu publique cette politique avant Noël, elle l’a présentée comme une première dans un État nord-américain. Cette politique prend appui sur un rapport de quarante-quatre pages dont la couverture est aux couleurs arc-en-ciel du mouvement LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels, transsexuels et transgenres).

M. Charest abondait dans le sens de la ministre de la Justice, Mme Kathleen Weil, quand il déclarait que « le Québec a fait figure de pionnier dans le combat contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ».

Reprenant l’argumentaire des groupes de pression homosexualistes, Mme Weil n'hésita pas à condamner l’« hétérosexisme » défini dans son long rapport-programme comme la simple « affirmation de l’hétérosexualité comme norme sociale ou comme étant supérieure aux autres orientations sexuelles ; pratiques sociales qui occultent la diversité des orientations et des identités sexuelles dans les représentations courantes, dans les relations et les institutions sociales ». Il faudrait, selon la ministre, lutter contre cette attitude pour normaliser l’homosexualité sur le plan social.

Incidemment, s’agit-il là d’une nouvelle valeur québécoise qui devra être enseignée à l’école à tous les enfants québécois, par ordre du gouvernement ? Comme on le verra ci-dessous, le professeur Farrow s'est penché sur la question.

L'article de 19 pages du professeur Farrow, intitulé « Le gouvernement du Québec déclare la guerre aux homophobes et à la populace hétérosexistes » a été publié sur le site de la Ligue catholique pour les droits de l’homme.

Le professeur Farrow qualifie la politique québécoise dans ce domaine « d’attaque frontale, pilotée par un comité interministériel » contre les « attitudes et les comportements homophobes » et « définit le but ultime du gouvernement comme étant l’éradication des obstacles qui s'opposent à la pleine reconnaissance des intérêts et du mode de vie des LGBT. »

« Ce qui a été promulgué n’est pas un document d'orientation ordinaire », poursuit-il, « car il ne vise pas à simplement modifier tel ou tel élément de l'infrastructure publique, mais à convertir l'infrastructure psychologique, morale et sexuelle d'une génération. »

Il souligne que cette initiative représente une atteinte sans précédent de la part d’un gouvernement dans les affaires privées et qu’elle menace de la sorte nos libertés fondamentales.

« Par ce fait, le Ministère de la Justice s’avance avec audace et détermination dans la sphère réservée jusqu’il y a peu aux organes non gouvernementaux de la société civile » explique le professeur montréalais. « L’homophobie ne doit pas seulement être éliminée à tous les niveaux de la société, mais elle doit être éliminée par décision politique du gouvernement et grâce à l’action de celui-ci. »

Cette politique constitue « une approbation officielle du — en réalité, l’aveu d’une pleine adhésion en faveur du – programme activiste des groupes dénommés LGBT » d’ajouter Farrow. « En tant que telle, c’est également une déclaration de guerre de la part du gouvernement Charest à tous les groupes et les citoyens qui s'opposent à ce programme. »

« Le gouvernement peut-il gagner une telle guerre ? » se demande-t-il. « Peut-être pas. Mais un gouvernement qui exhibe un tel manque de modestie constitutionnelle, de discernement moral et de sens politique, qu’il en est prêt à mener une telle guerre, est un gouvernement qui peut et va faire des ravages dans la société québécoise. »

Farrow sape les bases idéologiques qui sous-tendent le plan du gouvernement et dissèque, à titre d’exemple, une déclaration du premier ministre Jean Charest : « notre société gagne à s’ouvrir à la diversité sexuelle et à condamner l’intolérance à l’égard de celle-ci. »

Bien que cette assertion soit souvent prise pour argent comptant, Farrow soulève un bon nombre de questions sur les hypothèses sur lesquelles elle repose : « Refuser d’accepter la diversité sexuelle comme objectif public peut en effet être une forme d’intolérance, mais s’agit-il d’une bonne ou d’une mauvaise forme d’intolérance ? Est-il préjudiciable au bien-être public de ne pas faire la promotion et de ne pas célébrer l’homosexualité dans ces diverses manifestations (car c’est ce que signifie « accepter la diversité sexuelle ») ? Si c’est le cas, comme le premier ministre le sous-entend, alors quelles bornes faut-il fixer à cette « diversité que nous devons célébrer »? En d’autres termes, à quel moment et à l’aide de quelle mesure pourra-t-on dire que la diversité devient perversité ? Ou faut-il simplement faire une croix sur la notion même de perversité comme une lecture cursive de la littérature homosexuelle semble le suggérer ?

[…]

Bien évidemment, le gouvernement ne désire pas que nous tolérions tout – c’est impossible – mais quels sont les principes qui nous permettront de distinguer l’intolérance des auteurs de la Politique québécoise de lutte contre l’homophobie de, disons, l’intolérance de ceux qu’ils désignent sous l'épithète d'homophobe ? »

Le document gouvernemental se concentre sur la lutte contre l’« homophobie », mais Douglas Farrow rappelle que « nous ne pouvons comprendre la portée de ce document » sans comprendre ce que le professeur de McGill nomme le « mal jumeau » de l’homophobie, à savoir l’« hétérosexisme ». Comme nous le soulignions ci-dessus, le rapport gouvernemental définit celui-ci comme « l’affirmation de l’hétérosexualité comme norme sociale ou comme étant supérieure aux autres orientations sexuelles. »

Le professeur montréalais souligne qu’en condamnant l’« hétérosexisme » « le gouvernement du Québec rejette l’hétérosexualité comme norme sociale ! » et c’est là « que toute la portée de cette guerre absurde apparaît ». Il rappelle le fait évident que la société québécoise, comme toutes les autres, a été fondée sur des ancêtres « qui considéraient l’hétérosexualité comme la norme sociale. »

« Le gouvernement du Québec, dans un ahurissant renversement de la doctrine du péché originel, a déclaré que tout ce passé implicitement et explicitement hétérosexiste est désormais ennemi de l’État » d’ajouter le professeur Farrow. « Dans un élan d’une bêtise confondante, il a déclaré la guerre, non seulement à ses propres citoyens, mais à la nature elle-même. »

« On forcera les institutions, publiques et privées, à s’impliquer et à devenir partenaire », avertit Farrow. « La collaboration de chaque citoyen est prévue et sera bientôt obligatoire. Un programme de soutien scolaire, de nature obligatoire, suivra. Le programme d’éthique et de culture religieuse en a déjà jeté les fondations. »

Farrow fait le rapprochement entre ce qu'il appelle le « jugement altéré du gouvernement » et le reniement de la foi de cette province jadis catholique pendant la Révolution tranquille.

« La réflexion [du gouvernement] tourne à vide parce qu’il ne comprend pas ce que chaque personne devrait comprendre au sujet de l’Auteur de la morale ou au sujet des fondements de la moralité » ajoute-t-il. « En d’autres termes, parce qu’il a été beaucoup trop loin lors d’une révolution précédente, la Révolution tranquille, et qu’il l’a confondue avec la révolution sexuelle qui éclata à peu près à la même époque. »

Voir aussi :

Un plan de lutte contre l'homophobie méprisant pour la population (4 philosophes)

Le Monopole de l'Éducation au service des lobbies dits progressistes avec vos sous

Pas de classiques de la littérature, mais la lutte contre l'hétérosexisme en classe de français, d'anglais, d'histoire et de mathématiques

École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État

Comment créer une majorité en faveur de l'homoparentalité...dans les médias (philosophe français)

Cahier ECR : « Beaucoup de travail à faire aux groupes religieux pour accepter les homosexuels »






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Selon la FAE, les enseignants sont épuisés

Selon une recherche effectuée par l’École nationale d'administration publique (ENAP), auprès de 2000 enseignants membres de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), près de la moitié des enseignantes et enseignants vivent de l’anxiété. La recherche réalisée par Nathalie Houlfort, professeure à l’ENAP, démontrerait que la surcharge de travail et le manque de contrôle sur la tâche demeurent les principaux facteurs de stress vécus par le personnel enseignant. Parmi les principaux facteurs qui mineraient la santé mentale des enseignants, on trouve :
  1. la charge élevée de travail ;

  2. les difficultés liées au maintien de la discipline en classe (gestion de classe) ;

  3. les difficultés relationnelles avec les directions, marquées par le manque de soutien, le manque de liberté et le style de gestion non approprié.
L’implantation du renouveau pédagogique (« la réforme »), la charge de travail élevée, les difficultés liées à la gestion de classe, le manque de soutien de la direction sont des éléments ayant également un impact négatif sur le bien-être des personnes sondées. L’étude indique que 23 % des enseignants ont l’intention de quitter leur travail d’ici cinq ans.

La recherche de Mme Houlfort rapporte un taux deux fois plus élevé de santé mentale moyenne ou médiocre chez les enseignants (19 %) qu’au sein de la population en général (8,1 %). Elle relève aussi que 60 % des enseignants présentent des symptômes d’épuisement professionnel au moins une fois par mois et que plus de 20 % les ressentent au moins une fois par semaine.

La FAE regroupe le tiers des enseignants de la province.






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La dictée de Mérimée ne serait pas de Mérimée

Partie du patrimoine scolaire français, la dictée de Mérimée ne serait pas de Mérimée...

La légende veut que la dictée ait fait partie des passe-temps de la cour de l'empereur Napoléon III. Selon ce même mythe, la dictée attribuée à Mérimée aurait mis à l'épreuve les souverains ainsi que leurs invités. Napoléon III aurait commit 75 fautes, l'impératrice Eugénie, 62, Alexandre Dumas fils, 24. Seul un étranger, le prince de Metternich, ambassadeur d'Autriche, n'en aurait fait que 3.

On trouvera ci-dessous le texte de cette dictée publié par Léo Claretie en 1900.

Ennui, Mérimée n'en serait pas l'auteur. À l'époque, l'orthographe française était d'ailleurs moins fixée qu'aujourd'hui.

Écoutez Pierre Pellissier, auteur de Prosper Mérimée, expliquer pourquoi :



La dictée de Mérimée

1. Version phonétique

puʀ paʀle sɑ̃ zɑ̃bigɥite, sə dine a sɛ̃tadʀɛs, pʀɛ dy avʀ, malgʀe le zeflyvə zɑ̃bome də la mɛʀ, malgʀe le vɛ̃ də tʀɛ bɔ̃ kʀy, le kɥiso də vo e le kɥiso də ʃəvʀœj pʀɔdige paʀ lɑ̃fitʀijɔ̃, fyt œ̃ vʀɛ gepje.

kɛlkə swa, kɛlk ɛgzigy kɛ py paʀɛtʀ, a kote də la sɔm dy, le zaʀ ketɛ sɑ̃se avwaʀ dɔne la dwɛʀjɛʀ e lə maʀgije, bjɛ̃ kə lɥi u ɛl swa sɑ̃se le zavwaʀ ʀəfyze e sɑ̃ swa ʀəpɑ̃ti, vatɑ̃ le ʀeklame puʀ tɛl u tɛl bʀy ʒɔli paʀ ki ty le diʀa ʀədəmɑ̃de, kwakil nə tə sje pa də diʀ kɛl sə le zɛ lese aʀaʃe paʀ ladʀɛs de di fyzilje e kɔ̃ le lœʀ ɔʀɛ syplee dɑ̃ tut otʀə siʀkɔ̃stɑ̃s u puʀ de mɔtif də tut sɔʀt. il etɛ tɛ̃fɑm dɑ̃ vulwaʀ puʀ səla a se fyzilje ʒymo e malbɑti, e də lœʀ ɛ̃fliʒe yn ʀɑkle, alɔʀ kil nə sɔ̃ʒɛ ka pʀɑ̃dʀə de ʀafʀeʃismɑ̃ avɛk lœʀ koʀəliʒjɔnɛʀ.

kwakil ɑ̃ swa, sɛ bjɛ̃ na tɔʀ kə la dwɛʀjɛʀ, paʀ œ̃ kɔ̃tʀəsɑ̃s ɛgzɔʀbitɑ̃, sɛ lese ɑ̃tʀene a pʀɑ̃dʀ œ̃ ʀɑto e kɛl sɛ kʀy ɔbliʒe də fʀape lɛgziʒɑ̃ maʀgije syʀ sɔ̃ nɔmɔplat vjeji. dø zalveɔl fyʀ bʀize ; ynə disɑ̃tʀi sə deklaʀa, sɥivi dynə ftizi, e lɛ̃besilite dy maløʀø sakʀy.

— paʀ sɛ̃maʀtɛ̃  ! kɛl emɔʀaʒi ! sekʀija sə belitʀ.

a sɛt evɛnmɑ̃, sezisɑ̃ sɔ̃ gupijɔ̃, ʀidikyl ɛksedɑ̃ də bagaʒ, il la puʀsɥivi dɑ̃ legliz tut ɑ̃tjɛʀ.


2. Version orthographiée

Pour parler sans ambiguïté, ce dîner à Sainte-Adresse, près du Havre, malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veau et les cuissots de chevreuil prodigués par l'amphitryon, fut un vrai guêpier.

Quelles que soient, quelque exiguës qu'aient pu paraître, à côté de la somme due, les arrhes qu'étaient censés avoir données la douairière et le marguillier, bien que lui ou elle soit censée les avoir refusées et s'en soit repentie, va-t'en les réclamer pour telle ou telle bru jolie par qui tu les diras redemandées, quoiqu'il ne te siée pas de dire qu'elle se les est laissé arracher par l'adresse des dits fusiliers et qu'on les leur aurait suppléées dans toute autre circonstance ou pour des motifs de toute sorte. Il était infâme d'en vouloir pour cela à ces fusiliers jumeaux et malbâtis, et de leur infliger une raclée, alors qu'ils ne songeaient qu'à prendre des rafraîchissements avec leurs coreligionnaires.

Quoi qu'il en soit, c'est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s'est laissé entraîner à prendre un râteau et qu'elle s'est crue obligée de frapper l'exigeant marguillier sur son omoplate vieillie. Deux alvéoles furent brisés ; une dysenterie se déclara, suivie d'une phtisie, et l'imbécillité du malheureux s'accrut.

— Par saint Martin ! quelle hémorragie ! s'écria ce bélître.

À cet événement, saisissant son goupillon, ridicule excédent de bagage, il la poursuivit dans l'église tout entière.

3. Quelques notes
  • « très bons crus » : on doit pouvoir écrire au singulier, « très bon cru ».
  • « veau... chevreuil » : on doit pouvoir écrire au pluriel, « veaux » et « chevreuils ».
  • « cuissot » : l'orthographe « cuisseau » semble de nos jours acceptable dans les deux cas.
  • « quelque exiguës » : on doit pouvoir écrire également, en faisant l'élision, « quelqu'exiguës ».
  • « exiguës » : l'orthographe « exigües » semble de nos jours acceptable après les propositions de simplification de 1990.
  • « lui ou elle soit censée... repentie » : l'orthographe « censé » (et « repenti ») semble tout à fait défendable.
  • « de toute sorte » : il semble également correct d'écrire au pluriel, « de toutes sortes ».
  • « malbâtis » : on peut aussi bien admettre « mal bâtis ».
  • « leurs coreligionnaires » : on peut à la rigueur admettre le singulier, « leur coreligionnaire ».
  • « brisés » : de nos jours, « alvéole » pouvant être aussi féminin, « brisées » est également correct.
  • « événement » : l'orthographe « évènement » est de nos jours acceptable.






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Projet vidéo ECR — Le sexe avant le mariage


Le Sexe avant mariage, projet ethique et culture religieuse, secondaire IV, École secondaire Antoine-Brossard à Brossard






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