lundi 26 août 2024

Qui attaque ou menace le plus souvent des juifs ?


Les Juifs sont plus souvent attaqués ou menacés par des individus musulmans en France, Suède, Allemagne et au Royaume-Uni.

Sur le graphique ci-dessus, les « n » correspondent non pas à l’échantillon (plus de 5000 personnes) mais au nombre de répondants ayant été agressés ou menacés dans chaque pays.

Sources : article et article.

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Grande-Bretagne — Les enseignants seront formés à la lutte contre la « blanchité » dans les écoles


Des directives officielles visent à encourager la formation « antiraciste » des enseignants afin de maintenir la diversité du personnel enseignant.

Les enseignants apprendront à remettre en question la « blanchité » dans les cours, peut révéler The Telegraph de Londres.

Des directives ont été élaborées pour les cours de formation des enseignants, afin de s'assurer que les futurs éducateurs sont « antiracistes » et préparés à mettre cela en œuvre dans la salle de classe.

Les enseignants recevront des instructions sur la manière de « perturber la centralité de la blanchité » dans les écoles, selon un document sur les meilleures pratiques.

Dans la théorie critique de la race, le terme « blanchité » fait référence aux attitudes sociales considérées comme normales par les Blancs, et les orientations suggèrent que des concepts tels que la « méritocratie », l'« objectivité » et l'« individualisme » devraient être remis en question.

Les documents précisent que les enseignants en formation - s'ils sont blancs - devraient également être incités à développer et à projeter une « identité raciale blanche positive ».

L'impact de la blanchité

Des orientations distinctes ont été élaborées pour l'Écosse et l'Angleterre, et les deux documents ont été approuvés par les universités proposant une formation aux enseignants, notamment Edimbourg, Glasgow et Newcastle, ainsi que par le syndicat de l'éducation nationale.

Les documents affirment que le fait d'encourager une formation « antiraciste » des enseignants contribuera à maintenir la diversité du personnel enseignant et à combler l'écart de niveau entre les élèves blancs et non blancs.

Le « cadre antiraciste » écossais, élaboré par le Conseil écossais des doyens de l'éducation et approuvé par dix universités, indique que les changements apportés à la formation des enseignants « perturberont la centralité de la blanchité et permettront d'autres façons de voir, de penser et d'agir ».

Ce processus peut se traduire par davantage de références au colonialisme et au racisme dans les cours et par une meilleure compréhension de « l'impact de la blanchité ».

Cela permettra aux enseignants de projeter une « identité raciale blanche fondée sur la réalité et la solidarité “ dans la classe, exempte de ” fausses notions de supériorité ».

Le cadre national de lutte contre le racisme pour la formation initiale des enseignants, lancé en 2023, stipule que ceux qui forment les futurs enseignants doivent « démystifier le mythe de l'objectivité “ dans les travaux universitaires et examiner plutôt comment certains points de vue sont ” réduits au silence » dans les travaux universitaires.

Les formateurs d'enseignants ont été vivement encouragés à lutter pour la justice raciale « par le biais de l'activisme » et les syndicats d'enseignants, selon le document d'orientation.

Les outils de la blanchité

Un cadre antiraciste parallèle pour la formation des enseignants, commandé par le syndicat de l'éducation nationale en 2023 et financé par l'université de Newcastle, a été élaboré pour l'Angleterre.

Il indique que « les enseignants travaillant avec tous les groupes d'âge » sont « cruciaux pour le travail de lutte contre le racisme », et oriente les tuteurs vers la littérature académique sur la façon de traiter la « blanchité ».

Le terme « blanc » est mentionné près de 400 fois dans le guide, tandis que le terme « blanchité » apparaît 121 fois.

Les différents documents universitaires mentionnent l'importance de dissiper les « notions d'objectivité » ainsi que ce que l'on appelle les « outils de la blanchité », notamment l'« individualisme » et la « croyance en une méritocratie ».

Le cadre renvoie également les tuteurs à des passages qui affirment que le « privilège blanc » inclut le « droit à la jouissance » et que « les émotions sont elles-mêmes racialisées ».

Le guide écossais vise à lutter contre le racisme dans l'éducation et à créer un corps enseignant plus diversifié.

Il a été mis à disposition par les établissements d'enseignement supérieur qui assurent la formation des enseignants, notamment les universités d'Aberdeen et de Strathclyde.

Un porte-parole de l'université de Newcastle a déclaré : « Comme nous l'avons vu lors des récents troubles publics au Royaume-Uni, le racisme est omniprésent dans notre société. La façon dont nous formons les enseignants aujourd'hui et demain jouera un rôle important pour briser ce cycle et le cadre a été développé pour fournir des conseils pratiques à ce sujet.

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vendredi 23 août 2024

École à domicile — Des familles-éducatrices dénoncent l’absence de services et d'aide

L’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED), un organisme à but non lucratif qui offre un soutien aux familles qui scolarisent leurs enfants à domicile au Québec, affirme que des familles n’arrivent pas à se procurer des ressources et des services par l’entremise des centres de services scolaires.

À l’aube de la rentrée, des familles-éducatrices qui font l’école à la maison estiment ne pas avoir accès aux ressources et aux services auxquels elles ont droit, une question qui sera abordée lors d’un congrès annuel le 7 septembre prochain au Collège Jean-Eudes, à Montréal.

L’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED), un organisme à but non lucratif qui offre un soutien aux familles qui scolarisent leurs enfants à domicile au Québec, affirme que des familles n’arrivent pas à se procurer des ressources et des services par l’entremise des centres de services scolaires.

Au Québec, le Règlement sur l’enseignement à la maison, issu de la Loi sur l’instruction publique, encadre les familles-éducatrices et détermine certaines des conditions et des modalités qui doivent être remplies pour qu’un enfant puisse être scolarisé de cette façon.

Le règlement, relativement récent, prévoit également le soutien et l’encadrement que doivent fournir les commissions scolaires et les centres de services scolaires (CSS) à ces enfants.

Or, selon des sondages récents réalisés par l’AQED auprès de ses membres, plus du tiers des 196 familles répondantes ont confirmé avoir essuyé un refus pour au moins un service garanti par la loi. Plus du tiers des familles ont également affirmé que la lourdeur des démarches afin d’accéder à un service les a découragées.

L’AQED soutient qu’elle se retrouve entre deux chaises, à devoir rendre des comptes au ministère de l’Éducation, mais à devoir quémander les CSS pour des services.


« Même si les CSS sont subventionnés par le gouvernement pour offrir ces services, les familles-éducatrices font face à des situations aberrantes et inacceptables en ne recevant pas les services auxquels elles ont droit », mentionne l’organisme.

« On est encore dans une espèce de système à trois », déplore la responsable des relations publiques de l’AQED, Émilie Salesse Gauthier. L’organisme soutient avoir envoyé des demandes d’accès à l’information dans tous les CSS pour tenter de comprendre comment est distribué l’argent qu’ils reçoivent pour soutenir les enfants éduqués à la maison. « On nous dit que les (CSS) ont de l’argent pour nous, mais qu’est-ce qu’ils ont fait avec cet argent-là ? s’interroge Mme Salesse Gauthier. Pourquoi on ne met pas cet argent quelque part où les familles en ont besoin ? »

« L’idée avec le règlement, c’était d’enlever cette dynamique-là, d’enlever des façons de faire différentes à travers les CSS. […] On s’est fait avoir sur toute la ligne », déplore-t-elle, avant d’ajouter que cet enjeu fera l’objet d’un point d’information au début du congrès 7 septembre.

Le congrès est l’occasion pour les familles-éducatrices de se rencontrer et de dénicher une foule d’informations pour l’éducation à domicile.

L’AQED soutient que depuis l’arrivée au pouvoir de la Coalition avenir Québec, la collaboration est plus difficile avec le gouvernement. « On n’a pas eu d’écoute, ajoute Mme Salesse Gauthier. Il n’y a pas d’ouverture à travailler ensemble pour essayer de trouver des solutions. »

L’AQED affirme avoir fait depuis deux ans des demandes répétées pour rencontrer le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, mais sans succès. Le ministère de l’Éducation n’a pas répondu à une demande de commentaires de La Presse Canadienne envoyée mercredi.

Retour à la normale après la COVID-19

Le nombre d’enfants scolarisés à la maison est de retour à la normale au Québec après des années record marquées par la pandémie de la COVID-19.

En date du 14 août 2024, il y avait 6002 enfants déclarés en enseignement à la maison, selon les chiffres du ministère de l’Éducation. Au plus fort de la pandémie, près du double d’enfants étaient scolarisés à la maison, soit 11 947 en 2020-2021 et 11 379 en 2021-2022.

Pour Émilie Salesse Gauthier, la peur de la transmission de la maladie, la difficulté pour les parents de jongler avec les exigences scolaires pendant le confinement – comme l’école à distance pour plusieurs enfants dans le même foyer – et des enjeux de services inadéquats ont pu motiver un plus grand nombre de familles à faire le saut.

jeudi 22 août 2024

Amazon annule 2e saison d'une fiction « historique » avec le roi Édouard IV, noir, homosexuel et même handicapé

Amazon Prime Video a choisi de ne pas renouveler My Lady Jane pour une deuxième saison. La nouvelle arrive sept semaines après que les huit épisodes de la première saison de la série ont été diffusés en rafale avec peu de promotion le 27 juin.

La nouvelle n'est pas tout à fait surprenante. La série n'a pas trouvé un public suffisamment large, n'entrant jamais dans le palmarès des 10 meilleures diffusions hebdomadaires de Nielsen pour les séries originales.

Créée par Gemma Burgess d'après les romans de fiction historique de 2016, My Lady Jane aborde l'histoire alternative de l'un des monarques anglais dont le règne a été le plus court, Lady Jane Grey, alias la Reine des neuf jours, au XVIe siècle.

Le roi d'Angleterre, Édouard IV, était noir, homosexuel et même handicapé. 

 

« Mêlant intrigues de palais et vision fantastique des classes sociales », la série se déroule dans un monde habité par des Éthiens, des humains capables de prendre une forme animale, qui sont mis au ban de la société par la classe dirigeante des humains normaux, connue sous le nom de Verity.


Culture et citoyenneté québécoise : des enseignants réticents à enseigner le volet « sexualité »

À partir de cette rentrée scolaire, le nouveau cours intitulé Culture et citoyenneté québécoise (CCQ) deviendra obligatoire dans toutes les écoles primaires et secondaires du Québec. Ce cours remplace le programme d'Éthique et culture religieuse (ECR), que le gouvernement Legault avait promis de réformer dès 2019.

Cependant, plusieurs enseignants expriment des réserves quant à la mise en place de ce nouveau programme.

Comme l'indique le changement de nom, l'aspect religieux disparaît du curriculum, laissant place à un volet sociologique. Les apprentissages sont désormais centrés sur le Québec et sa culture.

L’implantation obligatoire du programme à l'échelle provinciale était initialement prévue pour 2023-2024, après une phase pilote impliquant 29 écoles. De nombreux éducateurs avaient alors demandé un report, demande à laquelle le ministère de l’Éducation avait finalement accédé.


Le Ministère avait donné aux écoles la possibilité de choisir entre le cours de CCQ ou d’ECR pour l'année 2023-2024. Toutefois, à partir de cet automne, le cours de CCQ devient obligatoire.

Aux yeux de nombreux éducateurs, il serait cependant préférable de repousser encore le lancement du programme, ou au moins de l'introduire progressivement, en raison des divers problèmes soulevés.

Outre la quantité de matière à enseigner, plusieurs enseignants soulignent également la complexité et la délicatesse de certains sujets comme le consentement sexuel et les violences sexuelles, par exemple.

Selon la SRC, Félix Deschamps, enseignant de CCQ à l'école Félix-Leclerc de Pointe-Claire, se sent somme toute assez prêt pour transmettre la majorité de la matière du nouveau cours à ses étudiants. Il dit avoir participé aux formations facultatives et indique qu'il est habitué aux changements de dernière minute en raison de sa réalité de "jeune prof".

L'enseignant fait partie de ceux dont les manuels scolaires ne sont pas prêts, mais il croit tout de même avoir accès à suffisamment de matériel et de ressources pour préparer ses cours.

Il formule cependant des réticences quant à l’enseignement de la sexualité, expliquant que la plupart des gens qui ont étudié pour devenir enseignants d'ECR ne s'attendaient pas à devoir aborder les questions entourant la sexualité.

"C’est difficile à enseigner, souligne-t-il. En secondaire 4, on doit parler des violences sexuelles. J’ai peut-être des élèves qui ont vécu des violences sexuelles et je ne me sens pas outillé, malgré la formation, pour ça."

L'enseignant ajoute qu'il a eu dans ses classes des élèves qu'il dit homophobes et transphobes avec qui aborder certains sujets était difficile, de peur de blesser les autres élèves de la classe. Il admet ainsi qu’il aurait été particulièrement difficile pour lui d’aborder les questions d’homosexualité et d’identité de genre, chose qu’il n’aura pas à faire cette année.

Dans notre réalité, on a une certaine clientèle qui ne répond pas bien du tout à ce contenu, dont les parents ont déjà fait des demandes d’exemption.
    Une citation de Félix Deschamps, enseignant de CCQ à l'école Félix-Leclerc de Pointe-Claire
M. Deschamps affirme qu'il a eu vent que certains collègues vont tout simplement faire fi du volet sexualité.

mercredi 21 août 2024

Immigration — des cégeps bondés, pleins à craquer

Des milliers d’élèves supplémentaires débarqueront cet automne sur les bancs des cégeps [collège d’études préuniversitaires, le diplôme des cégeps = bac en France], lesquels sont forcés dans certains cas d’installer des classes modulaires et d’allonger les périodes de cours pour affronter la hausse de l’effectif scolaire. Au moins un établissement a dû refuser des élèves, faute d’espace. 

Le collège Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, a installé sur son terrain deux complexes modulaires abritant une vingtaine de salles de classe.

La Fédération étudiante collégiale du Québec s’inquiète sérieusement de cette situation.

« Quand un cégep en arrive à refuser 1000 demandes par manque d’espace, ce n’est pas simplement un problème local, c’est un signal d’alarme pour tout le réseau », estime son président, Antoine Dervieux.

Ce genre de situation montre clairement que nos cégeps sont à bout de souffle et qu’ils ne peuvent plus répondre aux besoins croissants des étudiants.

 Antoine Dervieux, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec


« Nos installations permanentes sont insuffisantes », explique le directeur général du cégep Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, Philippe Nasr.

Cet automne, l’établissement compte 450 élèves de plus qu’à la dernière rentrée. Et 800 de plus qu’il y a deux ans. D’ici 2029, il s’attend à accueillir 7500 élèves, soit 1000 de plus qu’en ce moment.

« C’est une très grande progression », souligne M. Nasr.

Des cours du soir y seront donnés pour la première fois, cet automne. Le but : éponger la hausse du nombre d’élèves en prolongeant les périodes de cours.

L’an prochain, un plus petit projet d’agrandissement permettra l’ajout d’une trentaine de salles de classe.

En attendant, le cégep doit multiplier les solutions créatives pour compenser l’espace manquant, y compris la location de locaux à l’extérieur.

« On a pas mal exploré toutes les options possibles. On veut quand même offrir des installations adaptées », poursuit M. Nasr.

Le cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil, mise aussi sur les classes modulaires.

L’effectif de l’établissement de Longueuil a bondi de près de 1000 élèves par rapport à l’an dernier, une hausse de 9 %.

Sur son site web, le cégep assure que ses classes modulaires sont « lumineuses, climatisées et technologiques » pour accueillir les étudiants.

Dans un mémoire déposé ce mercredi, la Fédération étudiante collégiale du Québec dit craindre que les fameuses « roulottes » ne deviennent une réponse permanente au problème.

« On pense que ça devrait rester temporaire », dit Antoine Dervieux.

Avec 300 élèves supplémentaires attendus à l’automne, le cégep du Vieux Montréal a lui aussi atteint sa limite.

« On est à la limite de ce qu’on peut accueillir », indique sa directrice générale, Mylène Boisclair.

Voyant venir la vague, l’établissement avait déposé il y a plusieurs années une demande de projet d’agrandissement. À la place, Québec lui a accordé des fonds pour la location de locaux.

« On a beaucoup parlé de la vétusté des établissements d’enseignement primaire et secondaire, mais c’est aussi le cas pour beaucoup d’établissements collégiaux », souligne Mme Boisclair.

Les établissements qui débordent n’ont pas vu le pire. D’ici 2032, plus de 24 000 élèves supplémentaires débarqueront sur les bancs des cégeps, une hausse de 14 %.

Selon les plus récentes prévisions du ministère de l’Enseignement supérieur, le sommet de la vague devrait être atteint en 2026 et se concentrer dans les cégeps du Grand Montréal, la croissance devant ensuite ralentir graduellement.

La Presse attribue cette hausse aux naissances de petits-enfants de baby-boomers

Il y aura donc 6437 d’élèves supplémentaires prévus dans les cégeps à l’automne 2024 par rapport à 2022, soit une hausse de 3,7 %.

La Presse n’ose pas parler de l’immigration pour expliquer cette augmentation. Pour elle, cette hausse est due à « L’arrivée des petits-enfants des baby-boomers se fait sentir dans le réseau collégial, où les classes modulaires se multiplient depuis l’an dernier pour absorber la hausse de l’effectif. »

Puis, citant Antoine Dervieux, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, « Le baby-boom a pris tout le monde par surprise au primaire. Ç’a été la même chose au secondaire. Là, [les mêmes élèves] arrivent au cégep. On aurait dû être préparés. »

Aucun essor des naissances au Québec n’explique bien sûr cette hausse de 6500 élèves supplémentaires. Il y a eu près de 20 000 naissances de moins au Québec en 2005 (âge de nombreux cégépiens) qu’en 1990 par exemple. Bien qu’il soit vrai qu’il y ait une assez grande fluctuation des naissances dans les années 90 et 2000.


Étrangement, cet afflux d’élèves supplémentaires semble se concentrer dans la région de Montréal, centre de forte immigration, à très faible taux de natalité (1,16 enfant/femme en 2023)… L’article nous apprend ainsi que le « cégep de Saint-Félicien, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, […] est pourtant en surplus d’espace. » Ailleurs en région, à Chicoutimi, le cégep attire 300 étudiants issus de l’extérieur du pays, ce qui correspond à 15 % de l’ensemble de ses inscriptions

Il se peut qu’une partie des problèmes soit liée à une augmentation de la natalité passagère du début des années 2000 conjuguée à un déplacement des familles vers des banlieues plus éloignées. Mais cela n’explique pas le manque de places au cégep du Vieux-Montréal ni la prévision que « d’ici 2032, plus de 24 000 élèves supplémentaires débarqueront sur les bancs des cégeps, une hausse de 14 %. » alors que les naissances sont en baisse constante depuis 2009 (88 891 naissances en 2009, 83 855 en 2017, 77 950 en 2023). 

Il se peut aussi que plus de jeunes entament des études au cégep, mais il nous semble étonnant, c’est le moins qu’on puisse dire, de ne pas mentionner la hausse due aux élèves nés à l’étranger, cause qui est admise par tous dans le cas de l’école primaire ou secondaire.

Les civilisations meurent de suicide, pas de meurtre

Une des thèses d’Arnold Toynbee dans sa monumentale Étude de l’histoire (12 volumes) est que « Les civilisations meurent de suicide et non de meurtre. »

 La pulsion suicidaire est bien avancée, si on en juge par l’actualité.

Dans le cadre de la convention des « Démocrates » américains à Chicago, des manifestants scandent « N* que les tribunaux, n*que l’État, vous ne pouvez pas nous forcer à procréer. » Le cortège comprend des personnes déguisées en pilules abortives.

LE COUP DE POIGNARD DIVERSITAIRE DU JOUR :

    Une femme a été poignardée à mort après une bagarre avec un homme sur le stationnement d’une gare dans le West Sussex.

La « femme » aurait moins de vingt ans (« late teens », « fin de l’adolescence »).

L’AGRESSION SEXUELLE DIVERSITAIRE DU JOUR :

    Deux jeunes filles de 16 ans sont « agressées sexuellement par un groupe d’hommes » dans la mer au large de la plage de Bournemouth.

L’AMPUTATION DIVERSITAIRE DU JOUR :

    La communauté d’East Kilbride « incapable de dormir » après une horrible attaque d’un gang à la machette
    L’incident a laissé la main d’une victime « coupée » et une autre a dû être opérée.

LA DÉCAPITATION DIVERSITAIRE DU JOUR :

    Le migrant qui a décapité sa victime et fait jaillir ses intestins alors qu’il était encore en vie pourrait éviter d’être expulsé d’Allemagne « parce qu’il revient probablement de Somalie ».

LA NÉCROPHILIE DIVERSITAIRE DU JOUR :

    Un homme de 20 ans est accusé de meurtre et de relations sexuelles avec un cadavre après qu’une femme a été poignardée à mort dans le Kent.

Pendant ce temps, les victimes de la semaine dernière de cette perverse pathologie imposée à des nations autrefois civilisées sont déjà oubliées, mais si vous vous posez la question :

Leanne Lucas, professeur de yoga à Southport, avait été réadmise à l’hôpital en raison de difficultés respiratoires.

Le révérend Paul Murphy et le lieutenant-colonel Mark Teeton se remettent des attaques perpétrées devant leurs casernes à Galway et dans le Kent.

Une fillette australienne de 11 ans attend de subir une opération de chirurgie esthétique à la suite des blessures subies lors de l’attentat de Leicester Square.
La « diversité » est l’endroit où les nations meurent — parce qu’il n’est pas naturel pour les sociétés humaines de vivre ainsi.

HISTOIRE DIVERSITAIRE DU JOUR QUI FAIT CHAUD  AU CŒUR

Dans la ville de Sønderborg, dans le sud profond du Schleswig septentrional, les tensions ethniques se limitaient autrefois aux Danois et aux Allemands. Mais nous avons dépassé ce stade. Une jeune fille de 17 ans se promenait près du « centre pour migrants » local lorsqu’elle a été poussée au sol par un homme qui a tenté de la déshabiller.

Heureusement, elle a pu le repousser en l’aspergeant de poivre de Cayenne. L’agresseur s’est enfui et reste en liberté. Au moins, la pauvre adolescente n’a pas été violée. C’est une bonne nouvelle, n’est-ce pas ?

Euh, non, pas au Danemark. Selon le porte-parole eunuque de la police, Knud Kirsten :

Il est illégal de posséder et d’utiliser du poivre de Cayenne, et la jeune fille sera donc probablement inculpée pour cela.
La jeune femme devra donc payer une amende de 500 couronnes pour avoir refusé d’être violée. Certains lecteurs se souviendront du terme qu’une Suédoise a utilisé pour qualifier les hommes scandinaves qui sont restés près d’une piscine municipale pendant que les « migrants » locaux agressaient sexuellement sa fille et ses amies : « des mangins » — mort-valise de « man » et « vagin ». C’est parce que Knud Kirsten et les autorités refusent de protéger les filles des prédateurs qu’ils ont lâchés sur le territoire que cette adolescente est obligée de se défendre du mieux qu’elle peut. Aujourd’hui, Knud Kirsten aggrave encore la situation en disant aux victimes : « Couchez-vous et pensez à la diversité ! »

Si vous souhaitez exprimer votre point de vue sur l’un de ces sujets, les troupes d’intervention de Keir Starmer le sectaire frapperont à votre porte.

Le site web Gates of Vienna note la différence de traitement entre la soi-disant « extrême droite » britannique, condamnée et emprisonnée dans les jours qui ont suivi les émeutes provoquées par les coups de couteau de Southport, et l’indifférence léthargique qui règne depuis des décennies à l’égard des violeurs en bande organisée de milliers et de milliers de jeunes filles anglaises à Rotherham, Rochdale, Telford, Oxford… Comme l’a montré la remarquable célérité des troupes de Starmer, pour les dirigeants britanniques, le vrai problème n’est pas celui des poignardeurs multiculturels, mais celui des membres de la classe ouvrière blanche qui s’obstinent à vouloir les remarquer. Sir Keir s’est donc engagé dans une politique consciente : poignarder le messager.

Sir Keir libère des criminels violents de ses prisons afin de faire de la place aux twitteurs dissidents. Et, pour le plus grand plaisir des commentateurs Internet « anti-migrants » qui se font coffrer selon le bon plaisir de Sa Majesté britannique, ces prisons sont de plus en plus souvent dirigées par des gangs islamiques.

Un suicide civilisationnel, pimenté de meurtres.

(Source de la sélection des histoires diversitaires du jour)

Connexe

La deuxième journée de la Convention nationale du parti démocrate à Chicago a commencé de façon étrange lors du caucus des femmes... Que la joie et l'optimisme soient au rendez-vous !


mardi 20 août 2024

Québec veut déposer un projet de loi pour limiter le nombre d'étudiants étrangers


Après les demandeurs d’asile et les travailleurs temporaires, le gouvernement Legault veut se donner les moyens de réduire le nombre d’étudiants étrangers sur le territoire québécois.

La gouvernement de la CAQ (Coalition pour l'avenir du Québec) déposera cet automne un projet de loi pour encadrer les inscriptions d’étudiants internationaux dans les établissements d’enseignement supérieur.

La mesure servira notamment à éviter les « abus » commis par certaines écoles privées ces dernières années, a souligné le Premier ministre québécois François Legault lors d’une conférence de presse en compagnie de sa ministre de l’Immigration, Christine Fréchette. Voir Des accusations de « fraudes » au cœur du recrutement massif d’étudiants étrangers, Un faux hôpital (québécois) pour des stages fictifs d’étudiants étrangers.

Faux étudiants et faux collèges

Au début 2024 le Globe and Mail révélait que 19 % des immigrants qui sont admis au Canada à titre d’étudiants étrangers… n’étudient pas ! Il s’agit de données officielles compilées par Statistique Canada.

La catégorie des étudiants contribue à l’explosion du nombre de nouveaux arrivants au Canada. De 637 000 en 2019, le nombre est passé à 807 000 trois ans plus tard. Qu’on y songe : 19 % de ces 800 000 qui n’étudient pas vraiment, cela représente plus de 150 000 faux étudiants.

De surcroît, on aurait laissé se développer des collèges privés qui ne sont pas des établissements d’éducation. Ils agissent simplement comme vecteurs qui facilitent l’entrée au Canada en faisant délivrer de (faux) visas d’étudiants. Faux collèges et faux étudiants.

La grande partie des étudiants étrangers étudient en anglais au Québec…
 
M. Legault a toutefois refusé de dire si la nouvelle loi visera également les universités anglophones McGill et Concordia, où étudient une grande partie des 120 0000 (!!) étudiants étrangers.

« Nous allons déposer le projet de loi cet automne, ce sera le moment de poser ce type de questions », a-t-il répondu à une journaliste anglophone.

Par contre, les établissements en région (surtout francophones donc) ne seront pas affectés, a précisé le Premier ministre québécois.

Québec se basera sur plusieurs facteurs pour déterminer combien de personnes un cégep ou une université pourra accueillir, dont « le type d’établissement, le nombre d’étudiants étrangers par établissement, la région, le niveau d’études, etc. ».

Travailleurs temporaires

Le gouvernement Legault cherche par tous les moyens à diminuer le nombre de 600 000 immigrants temporaire présentement sur le territoire québécois.

Mardi, le Premier ministre a confirmé la mise en place d’un gel de six mois pour le Programme des travailleurs étrangers temporaires dans la région de Montréal.

« On doit absolument réduire le nombre d’immigrants à Montréal pour protéger le français » a-t-il plaidé.

Mesure homéopathique ?

Plusieurs domaines seront toutefois exemptés, parmi ceux-ci la santé, l’éducation, la construction, l’agriculture et la transformation alimentaire, ainsi que les emplois ré rémunérés au-delà de la médiane québécoise, soit 57 137 $.

La mesure, qui pourrait être prolongée au terme de la période de six mois, devrait toucher environ 3 500 immigrants temporaires.
 
En réplique aux « mesurettes » annoncées mardi par le gouvernement Legault, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, déposera d’ici octobre « un plan de réduction drastique » de l’immigration permanente et temporaire « dans toutes les catégories ».

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lundi 19 août 2024

Israël a besoin de plus de troupes, mais la coalition au pouvoir ne veut pas enrôler les ultra-orthodoxes.

Les forces armées israéliennes se sont pliées en quatre le 4 août pour accueillir une nouvelle vague de recrues. Les centres d'incorporation de Jérusalem et de Tel Hachomer, près de Tel Aviv, ont été adaptés pour apaiser les sensibilités religieuses des futurs appelés. Aucune femme soldat n'est en vue, afin de ne pas offenser les jeunes hommes qui ont grandi dans un environnement strictement séparé par sexe.

 
Des manifestants ultra-orthodoxes pénètrent dans le bureau de recrutement de l'armée israélienne à la base de Tel Hachomer afin de protester contre la conscription des étudiants des yechivas, le 6 août 2024.

Mais sans grand résultat. Sur le premier groupe de 900 membres de la communauté ultra-orthodoxe convoqués à des entretiens de pré- enrôlement et à des examens médicaux, seuls 48 se sont présentés. Les autres ont obéi à leurs rabbins : restez à l'écart et concentrez-vous sur vos études.

Israël est en guerre sur plusieurs fronts, mais une partie importante de sa population - les ultra-orthodoxes, ou Haredim, qui représentent 14 % de l'ensemble des Israéliens - refuse de prendre part à la guerre. Ils revendiquent un rôle sacré, celui de continuer à étudier la Torah et le Talmud en toutes circonstances. En outre, la vie militaire corromprait ces jeunes hommes cloîtrés, disent-ils. Le rabbin Yitzhak Yosef, ancien grand rabbin d'Israël, a appelé les étudiants à émigrer s'ils sont contraints de s'enrôler. Certains d'entre eux sont arrivés dans les centres d'incorporation en criant : « Plutôt mourir que de s'enrôler ».

Cette situation crée un casse-tête pour Benjamin Nétanyahou, le premier ministre israélien. Il est réticent à accepter un cessez-le-feu à Gaza, ce qui oblige l'armée à s'appuyer fortement sur un groupe limité de conscrits et de réservistes fatigués. Quelque 63 000 jeunes hommes haredi sont considérés comme éligibles à la conscription, mais s'il appliquait l'appel, il perdrait le soutien des partis ultra-orthodoxes, un élément clé de sa coalition au pouvoir.

M. Nétanyahou traîne les pieds sur cette question, bien que la Cour suprême ait jugé que l'exemption historique des étudiants haredi était inégalitaire et donc illégale. La coalition a tenté de proposer une vague série de quotas d'enrôlement dans l'espoir de satisfaire la Cour, ou au moins de faire gagner du temps au gouvernement. Entre-temps, le procureur général, qui fait preuve d'indépendance, a mis en colère les ministres d'extrême droite de M. Nétanyahou en annulant les prestations sociales pour ceux qui refusent de s'enrôler.

La querelle autour du projet ne reflète pas seulement le fossé entre les ultra-orthodoxes et le reste de la société israélienne. Elle a également ravivé la lutte entre un système juridique déterminé à faire appliquer les décisions de la Cour suprême et le gouvernement de M. Nétanyahou, qui s'était efforcé de réduire l'indépendance de la Cour avant que la guerre n'éclate à Gaza le 7 octobre.

Le différend a également aggravé l'inimitié entre M. Nétanyahou et Yoav Gallant, son ministre de la défense. M. Gallant, soucieux de renforcer les rangs des forces armées, a refusé de coopérer avec M. Netanyahu dans ses tentatives de parvenir à un accord en coulisses avec ses partenaires de la coalition.

Protestation de jeunes ultra-orthodoxes à la base de Tel Hachomer



Source : The Economist