samedi 13 décembre 2014

Liste de 92 livres « pour bousculer les stéréotypes fille garçon »


Des fonctionnaires français ont rédigé une liste de 92 livres « pour bousculer les stéréotypes fille garçon ». Il s'agit d'une liste d'albums jeunesse généralement bien chers et au biais idéologique évident.

Les parents qui ne veulent pas qu'on impose l'idéologie du genre pourront parcourir la liste pour s'abstenir de les acheter ou de les faire acheter pour leurs enfants.











Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

« Nous ne sommes pas tous des immigrants ! »


Matthieu Bock-Côté revient à la polémique désormais habituelle dans notre beau Québec devenu laïciste et multiculturel (avec l’assentiment pendant des années d’un parti prétendument nationaliste) :

« Et ça recommence. Suite aux plaintes de membres de « communautés culturelles » (lesquelles ?), l’hôpital d’Ottawa a décidé d’en finir avec la crèche de Noël. Elle offusquerait les minorités religieuses issues de l’immigration et trahirait la prétention diversitaire du Canada, en l’ancrant visiblement dans une civilisation marquée par l’héritage dominant du christianisme. La grande entreprise engagée par le multiculturalisme doit se poursuivre : il faudrait libérer le pays de son héritage fondateur, vider l’espace public des traditions qui l’encombrent et créer ici une société indifférente à son passé, ou alors ne le reconnaissant que pour mieux s’y arracher.

 Pour justifier cette entreprise, on nous dit, et pour être franc, on nous répète jusqu’à l’exaspération que nous sommes tous des immigrants. Il y en aurait des moins récents que d’autres, mais c’est tout. Pourquoi, dès lors, l’identité de certains serait-elle privilégiée dans le domaine public ? Elles seront toutes mises sur le même pied, ce qui est une manière, on l’aura compris, de déboulonner au nom de la justice sociale tous les symboles de la société d’accueil. On les abattra au nom de la lutte contre les discriminations, qui justifie aujourd’hui un nombre incalculable de sottises. L’immigrant ne doit pas s’intégrer à la société d’accueil : c’est cette dernière qui doit se transformer pour faire droit à la diversité.

Mais c’est évidemment faux : nous ne sommes pas tous des immigrants. La seule manière de croire le contraire, c’est d’abolir l’histoire, d’extraire chaque société de son héritage fondateur et de transformer les citoyens en nomades errants dans l’empire mondialisé des droits de l’homme et du marché. Ce serait un monde de déracinés hagards, condamnés à l’errance, à l’insignifiance. Dans cet univers froid, il n’y aurait plus de pays, liés à une culture, un peuple, une histoire, mais simplement des territoires administratifs logeant des populations théoriquement interchangeables, appelées à se dissoudre dans le modèle universel du citoyen du monde, à l’identité strictement individuelle. La culture historique d’un peuple est un obstacle à ce monde qu’on souhaitera régulé seulement par les chartes de droits, comme si elles représentaient le point culminant d’une civilisation éclairée.

Que faire alors ? Urgemment, il faut cacher la culture de la société d’accueil, il faut la dissimuler, comme si sa seule présence était de trop et les grandes fêtes religieuses qui ponctuent le calendrier seront particulièrement visées. La guerre contre Noël s’inscrit dans cet état d’esprit : c’est moins la crèche comme symbole religieux, qu’on cherche à éradiquer (sauf pour certains vétérans de l’anticléricalisme en retard d’une époque et occupés à mener les batailles d’hier), que la crèche en tant que symbole de la religion majoritaire, en tant que symbole de la société d’accueil. C’est la crèche comme symbole d’une nation fondatrice, qui tarde à se reconnaître comme communauté culturelle parmi d’autres. En la retirant, on espère rééduquer la nation d’accueil.

Du moins, c’est l’idéal. Car d’ici là, chaque peuple conserve la vilaine habitude de croire qu’il est encore chez lui et qu’il est en droit d’habiter l’espace public, de l’humaniser en y semant partout les traces de son expérience historique, en y accrochant des symboles qui seront autant de repères identitaires. Car les peuples ne sont pas des associations d’individus arbitraires liés strictement par des règles juridiques et un système administratif. Il s’agit de réalités historiques et culturelles profondes, qui développent au fil du temps un sentiment d’appartenance qui prend la forme d’une identité collective. Évidemment, ils évoluent. Mais on ne peut sans les blesser mortellement oblitérer ce qu’ils sont intimement.

Nul besoin d’être pratiquant ou croyant pour tenir aux symboles chrétiens, qui sont tout autant de manière de désigner une part de notre identité nationale et civilisationnelle à laquelle nous avons de plus en plus difficilement accès. Ils prennent encore plus de valeur, d’ailleurs, à un moment où Noël est victime d’un consumérisme foudroyant. Il ne s’agit pas de rechristianiser notre société artificiellement, mais d’empêcher sa déchristianisation maniaque. Et il ne s’agit pas de défendre coute que coute toutes les traces du christianisme dans le domaine public, mais de stopper ceux qui veulent les démanteler au nom d’un effacement de soi vu comme l’expression culminante de l’ouverture à l’autre. Il y a dans chaque pays un peuple qui est déjà là, et le traiter comme une simple vague d’immigration antérieure, c’est manquer du respect le plus élémentaire à son endroit.

Celui qui arrive dans une société, à la manière d’un immigrant ou d’un réfugié, ne devrait-il pas faire l’effort d’en accepter la culture et d’en accepter les grandes références, plutôt que de les contester comme s’il arrivait dans un terrain vague, sans passé ni projet, qu’il peut modeler simplement au gré de ses désirs ? Et en quoi l’insatisfaction exprimée des «communautés culturelles», pour emprunter la formule du jour, devrait-elle justifier la censure de marqueurs identitaires qui touchent la part la plus intime de notre identité culturelle ? Ne s’agirait-il pas, justement, de rappeler que cette insatisfaction ne fait pas loi et qu’on ne s’intègre pas dans un pays sans accepter d’en prendre le pli ? Bien franchement, il faudrait moins blâmer les «communautés culturelles» que ceux qui leur cèdent.

Une chose est certaine : la laïcité mal comprise et détournée par les idéologues multiculturalistes qui prêchent un monde post-national, post-occidental et post-chrétien peut virer à l’automutilation identitaire et légitimer quelque chose qui s’apparente à une déculturation autoritaire. La quête de la laïcité, dans une société menacée de fragmentation identitaire, est appelée à empêcher le déploiement des communautarismes religieux dans le domaine public, et non pas à effacer l’identité d’un peuple. Elle ne saurait se passer d’un souci explicite pour la conservation de notre patrimoine historique et religieux, ne serait-ce que pour contenir ceux qui prennent plaisir au saccage. »




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

jeudi 11 décembre 2014

Instruction à la maison : comment faire évaluer vos enfants

La loi sur l’instruction publique du Québec prévoit dans son article 15 que
15. Est dispensé de l’obligation de fréquenter une école l’enfant qui :
4° reçoit à la maison un enseignement et y vit une expérience éducative qui, d’après une évaluation faite par la commission scolaire ou à sa demande, sont équivalents à ce qui est dispensé ou vécu à l’école.

L’évaluation peut se faire sur la base d’
  • un portefeuille (portfolio) remis à la commission scolaire, il comprend les principales réalisations de l’élève ;
  • une évaluation du portefeuille par un tiers (par exemple un enseignant diplômé) et évaluation envoyée à la commission scolaire ;
  • les résultats des tests administrés par la commission scolaire ;
  • les résultats de tests formels (tests standardisés ou autre) administrés par un tiers (enseignant diplômé).
Une autre option, dont certains parents se prévalent, c’est de faire évaluer les enfants au moyen de tests formels ou autre, soit par une clinique d’apprentissage ou par un professeur qu’ils connaissent personnellement, pour autant que cela soit indépendant d’une commission scolaire.

Pour les tests formels, il existe un organisme, le SESEM (Service d’évaluation et de soutien pour l’école-maison) qui organise la passation de tests normalisés aux familles qui instruisent leurs enfants à la maison. Lorsque les familles se regroupent dans les régions, habituellement au printemps, un tarif de groupe est offert. Pour les familles francophones, il y a le BQAL (Bilan qualitatif des apprentissages) pour les 1re et 2e années (toutefois, on suggère souvent à ce jeune âge de présenter un portefeuille), et le TRF (Tests de rendement pour Francophones) à partir de la 3e année. En anglais, il y a, entre autres, le CAT-3 (Canadian Achievement Tests).

Le responsable du SESEM est un enseignant diplômé du Québec et il détient une maîtrise en évaluation en éducation. Cela fait plus de deux ans que ce service est prodigué.

Pour plus d’informations, écrire à sesem@bell.net (site web à venir sous peu) ou téléphoner au 418-529-9346






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

« On ne dira bientôt plus Noël » en public





L’agressivité des lâches

De Denis Tillinac

Plutôt que de dénoncer ici et maintenant l’islamisme radical, les anticléricaux préfèrent bouffer du curé à la mode de 1905.

Étranges accès de talibanisme en Vendée et à Béziers où l’on a saisi la justice pour chasser de l’« espace public » une crèche de Noël qui offusque des bigoteries laïcardes. Étrange magistrature qui fait glander le justiciable ordinaire des années durant, et croit devoir se prononcer illico au lieu d’invoquer le bon sens pour éconduire des plaideurs de mauvais guignol.

La tradition de la crèche remonte à saint François d’Assise et s’inscrit indéniablement dans le giron de la culture catholique. Pour lui faire un sort définitif, les ayatollahs de la « libre-pensée » devraient exiger la démolition manu militari des dizaines de cathédrales, des milliers d’églises et de chapelles, des dizaines de milliers de calvaires érigés sur nos routes par l’« obscurantisme » de nos ancêtres. Ils devraient militer pour l’interdiction des pèlerinages, rogations et autres processions qui infestent la voie publique.
Quand le clocher de mon village sonne l’angélus de Millet, il pérennise la scansion catholique du temps ; il faudrait lui clouer le bec pour effacer jusqu’à la mémoire d’une piété plusieurs fois centenaire, et débaptiser par la même occasion la pléthore de villes qui portent le nom d’un saint du calendrier.
Il faudrait lobotomiser le cerveau humain pour « émanciper » notre affectivité de ses liens immémoriaux avec les figurations de l’invisible. La Terreur a essayé : elle n’a su enfanter qu’un avorton grotesque, le culte de l’Être suprême, et grâce au Ciel il n’a pas fait recette dans les cœurs. On rappellera aux sectateurs de la froide raison que les deux totalitarismes du XXe siècle, celui de Lénine et celui de Hitler, ont proclamé pareillement la mort de Dieu et persécuté les chrétiens. Pas de crèche chez les héritiers rouges ou bruns de Robespierre, dont les surgeons tardifs présentent les mêmes symptômes d’hystérie éradicatrice.
Philippe de Villiers est donc parfaitement fondé à dégainer ce gros mot — totalitarisme — pour qualifier un fantasme idéologique visant à fabriquer ex nihilo une humanité hors-sol, sans transcendance, sans intériorité, sans refuge sentimental — un simple agrégat d’individus livrés en toute nudité psychologique à la déraison des ultras du rationalisme. L’« homme nouveau » en somme. Pas celui de saint Paul ; l’autre, celui des utopistes fous de la Renaissance (Campanella, etc.) et de la fin du XIXe siècle (Fourier, etc.). Certes, les adeptes d’une irréligion unique et obligatoire ne sont pas nombreux et les partisans d’une laïcité raisonnable estiment à juste titre qu’ils ridiculisent leur cause. Personne en France ne songe à mettre en cause le distinguo entre pouvoir spirituel et temporel. Surtout pas les clercs de l’Église. Il en résulte que l’anticléricalisme maquille par lâcheté sa hantise de l’islam radical en bouffant du curé à la mode de 1905. Mais si l’on rapproche ces recours en justice de certaines velléités pédagogiques à la Peillon ou à la Vallaud-Belkacem, on retrouve la même obstination à raboter les points d’appui de la sensibilité en dévaluant les ancrages de notre culture. Lesquels ont à voir avec la catholicité.
Ce n’est pas un hasard si, à Bruxelles, des cinglés ont bastonné la Vierge d’une crèche. Rien de plus essentiel en effet, sur la trame de notre civilisation, que l’impact du culte marial ; il a sculpté au plus profond de notre imaginaire les formes variables d’une féminité dont témoigne notre histoire de l’art, surréalistes y compris.
Noël approche. Décorons le sapin et apprêtons la crèche comme jadis et naguère avec l’Enfant Jésus sur son lit de paille, Marie et Joseph, les Rois mages, l’âne et le bœuf, les bergers alentour. Envoyons paître ces « libres penseurs » qui loin d’être « libres » sont captifs d’un nihilisme de basse saison. Défions si nécessaire leurs complices dans l’appareil judiciaire : aucune légalité ne vaut à l’aune d’une légitimité d’essence spirituelle, enluminée par des traditions qui fondent l’identité des peuples occidentaux.

Voir aussi

Pas de décorations de Noël dans les bâtiments de Service Canada

Jacques Brassard : Se souhaiter Joyeux Noël est inconvenant, mais enseigner l’animisme écolo-Nouvel-Âge à nos enfants et petits-enfants est tout à fait digne et bienséant.

Chanson de Noël interdite par l’école, elle est à connotation religieuse

Expulser la religion (et le choix) de la ronde des bambins au Québec

Joyeux Noël ou Joyeux décembre, monsieur Orwell ?

Zürich — pas de chant de Noël religieux dans les écoles publiques

Le sapin « des Fêtes » redevenu « de Noël » de l’Assemblée nationale



vendredi 5 décembre 2014

Les enfants finlandais continueront bien à écrire à la main…

Jeune Finlandaise en 4e année
Tordons le cou à un canard ! Une bonne partie de la presse internationale (notamment anglophone et francophone) a annoncé la fin de l’apprentissage de l’écriture manuscrite dans les écoles finlandaises à partir de 2016. Les écoliers se contenteraient désormais d’utiliser les tablettes et l’ordinateur. C’est pourtant faux. En réalité, c’est uniquement l’écriture cursive qui pourrait être rendue facultative. L’écriture script, qui est également manuscrite, continuera de toute façon à être enseignée à tous les petits Finlandais.

C’est une erreur de traduction dans un article de la BBC qui semble être à l’origine de la confusion dans la presse internationale. On peut notamment y lire que l’écriture manuscrite s’apprêterait à céder la place à des cours de dactylographie. Pourtant, si l’on se reporte au journal finlandais (article de Savon Sanomat) à l’origine de l’information, il n’est question que de rendre facultative l’écriture cursive, cette forme d’écriture où les lettres sont liées les unes aux autres. En fait, en Finlande, deux formes d’écriture manuscrite sont enseignées : la cursive et la scripte (ou « script »), aussi appelée imprimée, car les lettres sont détachées les unes des autres à la manière de caractères d’imprimerie. (Voir également cette discussion sur l'erreur de traduction de la BBC.)

Écriture « scripte » ou « imprimée » 
du type désormais privilégié en Finlande

Étonnement en Finlande

Minna Harmanen du Conseil National de l’éducation finlandais, nous a expliqué que là-bas, l’écriture cursive a été modifiée dans les années 90 dans un style typographique proche de celui de l’écriture scripte. Selon elle, le gouvernement estime désormais qu’apprendre les deux types d’écriture n’a plus beaucoup d’intérêt vu leur proximité stylistique. Dans le projet qui pourrait être adopté, chaque école pourra décider si elle choisit d’enseigner à la fois la scripte et la cursive ou uniquement la scripte. Il va sans dire que Minna Harmanen a assisté avec surprise à l’apparition dans la presse étrangère d’articles affirmant que les enfants finlandais s’apprêtaient à abandonner leurs stylos et crayons pour l’usage exclusif des tablettes et autres claviers…

Écriture cursive enseignée en France
Ceci dit, le projet du gouvernement finlandais prévoit aussi de permettre de consacrer plus de temps à la maîtrise de la dactylographie et du traitement de texte, vu l’importance prise par l’ordinateur dans notre société. En Finlande, les écoles sont bien plus équipées qu’ici à ce niveau. Les compétences informatiques y sont considérées comme indispensables pour faciliter l’insertion future des écoliers finlandais sur le marché du travail. Les modalités précises de ces nouveaux cours, par exemple le volume d’heures qui y sera consacré, n’ont pas encore été décidées.

L’écriture manuscrite c’est bien, l’écriture cursive c’est encore mieux

En Belgique, pas de débat de ce type. L’écriture cursive a encore de beaux jours devant elle dans nos écoles. Pour Marie Van Reybroeck, professeur en sciences de l’éducation à l’UCL, il est cependant important de continuer à consacrer suffisamment de temps à la bonne maîtrise du geste graphique. Car si le geste n’est pas automatisé, l’enfant « gaspille » une partie de ses ressources mentales, qu’il ne peut donc pas consacrer à la réflexion et à la mémorisation de ses idées. Or l’automatisation du geste graphique n’intervient qu’en fin de sixième primaire… Il s’agit donc d’un processus de longue haleine. Par ailleurs, le fait de tracer les lettres à la main aide l’enfant dans son apprentissage de la lecture. « Dans le début de l’apprentissage de la lecture, les enfants ont beaucoup de difficultés à retenir l’association entre la lettre et le son (graphème et phonème), qui est une association abstraite », explique ainsi la chercheuse. « Des chercheurs français ont démontré que faire la forme de la lettre avec le doigt va aider les enfants à mieux mémoriser ces associations lettres-sons et donc à apprendre plus facilement à lire ».

Par rapport à l’écriture scripte, l’écriture cursive présente notamment l’avantage d’être plus fluide, plus rapide et de développer davantage la psychomotricité fine ajoute pour sa part la psychopédagogue Marie-Jeanne Petiniot de la Haute École Albert Jacquard. De plus, une étude canadienne (M-F Morin, N. Lavoie, I. Montesinos Gelet) a démontré qu’elle donne également de meilleurs résultats en syntaxe et en orthographe que l’écriture scripte. Peut-être de quoi donner à réfléchir aux écoles finlandaises…

Études

En 1959, le ministère de l’Éducation britannique publie un manuel qui promeut l'écriture cursive, car l’apprentissage de l’écriture imprimée ne facilite pas plus l’apprentissage de la lecture que l’écriture cursive, en outre l'écriture en imprimé est plus lente.

Dans une étude de Vinh Bang publiée en 1959, il ressort que l’écriture scripte est plus lente que la cursive liée, et que les élèves ayant uniquement appris l’écriture scripte finissent par abandonner celle-ci et lient certaines lettres par nécessité de rapidité, chacun à sa propre manière. Vinh déplore cette rupture avec le système enseigné et recommande l’apprentissage de la cursive liée après celui de la scripte.

Une étude de 2009 faite au Québec démontre que le double apprentissage est contre-productif et que l’apprentissage d’un seul système est plus efficace. L'étude affirme également que « l'apprentissage de l'écriture cursive en première année ne nuirait pas à la lecture. »


Source : RTBF

Voir aussi
Alain Bentolila : « Continuer d’écrire à la main est fondamental »

mardi 2 décembre 2014

Téléphone intelligent pour les jeunes ?


Selon un sondage commandé par Microsoft Canada, réalisé auprès de 1500 Canadiens entre le 21 et le 23 novembre dernier. La plupart des Canadiens pensent que les enfants de moins de 15 ans ne devraient pas posséder de téléphone intelligent, même si la plupart reconnaissent que les enfants de moins de 15 ans en veulent un. Les parents devront donc se pencher sur la question... particulièrement à l’approche du temps des Fêtes.

Voici les principaux points relevés :
  • La plupart des répondants (63 %) croient qu’un enfant devrait être âgé d’au moins 15 ans avant de posséder un téléphone intelligent.
  • Le trois quarts des répondants (76 %) pensent que l’utilisation en situation d’urgence est une bonne raison pour un enfant d’avoir un téléphone intelligent.
  • Beaucoup de ceux qui trouvent acceptable pour un enfant de posséder un téléphone intelligent pensent que la durée d’utilisation devrait être limitée à moins d’une heure par jour (45 %).
  • Seule une personne sur quatre (27 %) est en désaccord avec l’affirmation que savoir utiliser un téléphone intelligent est une compétence de vie nécessaire.
  • Les répondants vivant avec des enfants à la maison sont plus susceptibles (30 % contre 20 %) de dire qu’il est approprié pour des enfants de 14 ans ou moins de posséder leur propre téléphone intelligent.
  • La plupart des gens disent que les enfants passent trop de temps à jouer à des jeux et à échanger des messages textes avec des amis (respectivement, 76 % et 78 %). Mais une grande partie des répondants croient que les enfants vont également abuser des fonctionnalités suivantes : 68 % médias sociaux ; 59 % musique/vidéos ; 54 % navigation sur Internet ; et 49 % clavardage.
  • Presque tous les Canadiens (98 %) croient qu’il est important pour des parents de définir des lignes directrices régissant l’utilisation des téléphones intelligents de leurs enfants, de ce groupe, 88 % considèrent que c’est « très important ».
  • La plupart des répondants croient que les activités auxquelles les enfants ne devraient pas se prêter sont : la cyberintimidation (91 %) et le visionnement de matériel interdit ou inapproprié (89 %)




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

samedi 29 novembre 2014

Formation à l'« éducation inclusive » à Montréal, ses tics, ses trucs, ses gadgets

Tania Longpré raconte sa journée lors d’une formation à l’« éducation inclusive » donnée par la Commission scolaire de Montréal (vos taxes à l’œuvre) :

« Hier, à la Commission scolaire de Montréal, tous les enseignants, dont je suis, étaient en formation sur “l’éducation inclusive” dont le sujet était “Enseigner et intervenir en milieu plurilingue et pluriethnique”. Vivant dans nos réalités — plus de 80 % des écoles de la Commission scolaire de Montréal ont une population de plus de 50 % d’allophones — c’est une formation nécessaire. Ce qui m’a le plus surprise, c’est qu’on n’y a pratiquement pas parlé de culture commune, mais de culture morcelée. On veut conscientiser les enseignants et les amener à sensibiliser les enfants à toutes les différences, mais pas à la société qu’ils joignent. Comme si on passait outre l’existence de la société d’accueil à ceux que nous sommes justement supposés accueillir, comme si l’important n’était que la culture de l’Autre, alors que la communication interculturelle, c’est justement de favoriser l’échange entre le nouvel arrivant et sa société d’accueil. Pour cela, il ne faut pas tenter d’éloigner le Québec du processus, sinon, l’échange interculturel est inexistant. L’objectif, c’est n’est pas d’ignorer le Québec actuel et d’en “bâtir un nouveau”, comme si ce dernier était périmé, c’est de favoriser le vivre ensemble au sein d’une nation existante, même si pour certains, elle semble pratiquement de trop

Dans la formation d’hier, la vidéo, diffusée à l’ensemble des enseignants de la CSDM, y allait de diverses suggestions.

Aux touts petits, on suggérait “de se dessiner avec un ami différent de soi” en mettant justement l’accent sur sa différence visible — qui n’est que stéréotype ! — alors que chaque être humain est différent et unique. Même si un enfant asiatique se dessine avec un autre enfant asiatique, ils sont foncièrement différents ! Le fait de diviser les gens par “différences” me semble l’inverse de l’inclusion, c’est un exemple de division qui me heurte que de reléguer les ressemblances aux stéréotypes ou aux races. Comme si on me disait qu’une autre femme blanche n’était pas différente de moi tout simplement parce que nous avons la même couleur de peau. C’est ridicule.

On suggérait aussi aux enseignants de mathématiques d’apprendre aux jeunes à compter en inuktitut. C’est une belle idée, mais entre temps, pourrions-nous nous concentrer sur les vecteurs communs du plurilinguisme et du pluriethniste, soit la vie commune qu’ils auront ici ? Mettre l’accent sur le français par exemple, qui n’est pas toujours adéquatement maîtrisé ? Hier, on disait pratiquement que le monolinguisme à l’école était dépassé. »




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Cours ECR impossible : les preuves de l'existence de Dieu ?


Voici une vidéo réalisée pour un cours de philosophie dans une école française. Nous ne sommes pas sûrs que ce cours pourrait être donné officiellement dans le cadre du programme d'éthique et de culture religieuse au Québec (le professeur y est d'abord honnête et dit ce qu'il pense...)







Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

vendredi 28 novembre 2014

Histoire — Rwanda et Congo, 7 millions de morts ?

Les médias canadiens et québécois ont un discours convenu en ce qui concerne l’Afrique centrale : le Rwanda a vécu un génocide (ce qui est vrai), le général Dallaire a joué un rôle positif uniquement entravé par sa hiérarchie, c’est un héros canadien moderne, Louise Arbour fut une procureure excellente pour poursuivre les coupables des méfaits et du génocide rwandais. Bref, le rôle du Canada en Afrique centrale serait exemplaire...  Enfin Paul Kagamé, le président du Rwanda, a mis fin au génocide. Quant aux millions de morts au Congo, on en parle à peine ou alors uniquement pour pousser un soupir devant ce conflit interethnique incompréhensible. Que voulez-vous ? C’est l’Afrique...

Qu’en est-il ?

D’abord, un reportage explosif de la BBC diffusé le 1er octobre 2014 et interdit de retransmission au Rwanda.


Depuis ce reportage, Émile Gafarita, l’un des trois membres du FPR qui transportèrent depuis l’Ouganda jusqu’à Kigali les missiles qui abattirent l’avion du président Habyarimana a été enlevé à Nairobi le 13 novembre 2014. Il n’a pas réapparu depuis.

Ensuite quelques vidéos issues d’un colloque tenu en avril 2014 et qui rassemblait plusieurs personnalités interrogées par la BBC ci-dessus.

« C'est l'histoire d'un pape qui se rend à Strasbourg et ignore la cathédrale »



Chronique radio sur la visite du pape François







Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)