Vidéo du bref passage de Marie-Josée Croteau, présidente de la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ), chez Richard Martineau le 7 septembre 2009. Bref passage, car il était initialement prévu que cet entretien durerait 20 minutes pour discuter de l'impact du jugement de Drummondville qui, en première instance, a débouté les parents qui demandaient une exemption au cours d'éthique et de culture religieuse. Pour cause de Moulin à paroles (sur l'histoire du Québec), l'entretien ne durera en fait que 5 minutes.
Signalons que Richard Martineau ne semble pas du tout avoir suivi le dossier :
Signalons que Richard Martineau ne semble pas du tout avoir suivi le dossier :
- M. Martineau persiste à penser que la CLÉ est toujours un groupe de catholiques rassis (or elle comprend des catholiques, des protestants, des Coptes, des agnostiques et a même reçu une demande d'aide d'un couple athée).
- Il semble ignorer qu'il y avait déjà un enseignement sur les autres religions à la fin du secondaire lors du cours de religion catholique.
- Il confond diversité ethnique et culturelle et diversité religieuse (en fait, le Québec est toujours à près de 90 % chrétien).
- Il ressort son hochet favori : si on est contre le cours d'ECR on est contre le cours de science et les créationnistes vont sévir, véritable épouvantail qui empêche de réfléchir sur la nature idéologique du cours ECR (et, soit dit en passant, il y a justement de nombreux récits créationnistes dans les classes d'ECR). D'ailleurs, malgré deux signaux du pied de Mme Croteau (« rééduquer des enfants », « Ré-édu-quer »), Martineau n'écoute pas, ne saisit pas la balle au bond et continue avec les questions qu'il posait il y a déjà un an...
- Martineau semble s'opposer à un système d'éducation à la carte, qu'a-t-il donc contre le choix ? Pourquoi pense-t-il que l'uniformité est bonne (paradoxalement pour imposer un cours au nom de la diversité) ? Pourquoi pas un ministère de l'Épicerie nationale qui déciderait ce qui doit aller dans le panier de la ménagère ou de l'alimentation des enfants ? L'alimentation est-elle moins importante que l'éducation ?



Le futur Premier ministre, Yukio Hatoyama, dont le gouvernement — commodément étiqueté de centre gauche par les gros médias — sera annoncé dans quelques jours, en avait fait l'une des propositions phares de sa campagne électorale : les familles nipponnes recevront prochainement une allocation de 26 000 yens par mois, soit environ 308 dollars pour chaque enfant en âge d'être scolarisé.