L'école privée catholique anglophone Loyola de Notre-Dame-de-Grâce à Montréal a demandé au Monopole de l'Éducation d'être exempté d'enseigner le nouveau programme d'éthique et de culture religieuse. Si cette demande de dispense n'est pas accordée, le directeur de l'école Loyola, M. Donovan, s'est dit prêt à défendre ses droits devant un tribunal.
Dans une lettre envoyée au gouvernement en mars, M. Donovan indique que les élèves de son école reçoivent « déjà une formation poussée » dans les valeurs que le nouveau programme met de l'avant, mais en conformité avec la foi et les valeurs morales catholiques qui sont à la base de son école.
La lettre également signée par le président de Loyola, M. Rob Brennan S.J., indique que « l'exemption de ce programme constitue une expression toute à fait adéquate de la liberté de religion ».
Neutralité feinte imposée aux écoles confessionnelles en matière d'éthique
M. Donovan refuse que l'État impose aux écoles confessionnelles d'enseigner quelque chose qui « pourrait contredire » leurs convictions.
Il devait déclarer à la Gazette de Montréal que son « école n'enseignera pas certaines parties de la composante éthique du programme ». Les enseignants sont supposés rester neutres vis-à-vis des points de vue éthiques que les élèves pourraient défendre. Mais il s'agit d'une « neutralité feinte, pas d'une réelle neutralité » devait-il ajouter.
Le Monopole continuera de permettre aux écoles confessionnelles d'enseigner leurs croyances. Toutefois, le cours obligatoire du Monopole et celui propre aux écoles confessionnelles se contrediront parfois.
Difficultés également chez juifs orthodoxes et les protestants
Une autre école confessionnelle a envoyé une demande d'exemption, il s'agit de l'école chrétienne Emmanuel à Dollard-des-Ormeaux.
Pour M. Mendel Marasow, le directeur général de l'académie Beth Rivkah, une école juive orthodoxe, l'étude d'autres religions contreviendait à la loi judaïque. Il laisse entendre que l'enseignement de certaines parties du programme soulèveraient des difficultés.
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
dimanche 11 mai 2008
Moins d'ingénieurs, garçons en échec et une guerre de retard
Le nombre d'inscriptions dans les facultés de génie du Québec est en diminution.
Plusieurs firmes de génie-conseil craignent les impacts à long terme de la pénurie d'ingénieurs. La firme québécoise Stavibel affirme qu'elle subit encore les conséqunces de la baisse des inscriptions dans les facultés de génie du début des années 90. Stavibel indique, en effet, qu'il est difficile de trouver des ingénieurs chevronnés et qu'en conséquence la firme refuse des projets.
La baisse des inscriptions peut s'expliquer par plusieurs phénomènes : la baisse démographique soutenue au Québec et la compétition qui existe entre le génie et les sciences de la santé. La baisse d'intérêt des hommes pour les sciences pourrait aussi être un autre facteur alors qu'ils constituaient le gros des bataillions d'ingénieurs.
Garçons à la traîne
Nous avons déjà mentionné ici les difficultés des jeunes garçons québécois et leur haut taux de décrochage :40% des garçons à Montréal quittent l'école sans diplôme.
Selon un document publié par le ministère de l'Éducation, en 2005-2006, 30,3 % des garçons n'avaient pas obtenu de diplôme secondaire, contre 18,4 % pour les filles.
Toujours une guerre en retard... ?
Que fait la ministre du Monopole de l'Éducation pour remédier à cette situation ? Permettre un plus grand choix de pédagogies pour d'adapter à plus de situations ? Non. Chercher à intéresser les garçons aux études par des programmes différents ou des écoles plus masculines alors que la profession d'enseignant est aujourd'hui extrêmement féminisée ? Que nenni.
La semaine passée, dans le cadre du gala national du concours Chapeau, les filles !, Mme Michelle Courchesne, rendait plutôt hommage aux femmes qui ont choisi d'exercer un métier traditionnellement masculin.
Ce programme choisit des jeunes femmes « qui ont eu le courage » d'étudier en sciences, en génie civil, en techniques policières, en mécanique automobile, en ébénisterie ou en technologie forestière et on leur remet une bourse allant de 2 000 à 5 000 dollars, histoire de les encourager à poursuivre leurs études. On croit encore assister au discours des luttes féministes des années soixante.
Où est le programme équivalent destiné à encourager les jeunes hommes à poursuivre leurs études ? Ne cherchez pas.
Ne cherchez pas des formules qui viseraient à mettre en place des services meilleurs et plus variés, dont certains destinés aux garçons.
Non, au Québec, on diminue la diversité, on impose à toutes les écoles les mêmes réformes et les mêmes programmes, on honore encore la mythologie progressiste et féministe ; mais on ne cherche pas à résoudre les difficultés des garçons, et surtout pas par plus de libertés et de diversités scolaires.
Plusieurs firmes de génie-conseil craignent les impacts à long terme de la pénurie d'ingénieurs. La firme québécoise Stavibel affirme qu'elle subit encore les conséqunces de la baisse des inscriptions dans les facultés de génie du début des années 90. Stavibel indique, en effet, qu'il est difficile de trouver des ingénieurs chevronnés et qu'en conséquence la firme refuse des projets.
La baisse des inscriptions peut s'expliquer par plusieurs phénomènes : la baisse démographique soutenue au Québec et la compétition qui existe entre le génie et les sciences de la santé. La baisse d'intérêt des hommes pour les sciences pourrait aussi être un autre facteur alors qu'ils constituaient le gros des bataillions d'ingénieurs.
Garçons à la traîne
Nous avons déjà mentionné ici les difficultés des jeunes garçons québécois et leur haut taux de décrochage :40% des garçons à Montréal quittent l'école sans diplôme.
Selon un document publié par le ministère de l'Éducation, en 2005-2006, 30,3 % des garçons n'avaient pas obtenu de diplôme secondaire, contre 18,4 % pour les filles.
Toujours une guerre en retard... ?
Que fait la ministre du Monopole de l'Éducation pour remédier à cette situation ? Permettre un plus grand choix de pédagogies pour d'adapter à plus de situations ? Non. Chercher à intéresser les garçons aux études par des programmes différents ou des écoles plus masculines alors que la profession d'enseignant est aujourd'hui extrêmement féminisée ? Que nenni.
La semaine passée, dans le cadre du gala national du concours Chapeau, les filles !, Mme Michelle Courchesne, rendait plutôt hommage aux femmes qui ont choisi d'exercer un métier traditionnellement masculin.
Ce programme choisit des jeunes femmes « qui ont eu le courage » d'étudier en sciences, en génie civil, en techniques policières, en mécanique automobile, en ébénisterie ou en technologie forestière et on leur remet une bourse allant de 2 000 à 5 000 dollars, histoire de les encourager à poursuivre leurs études. On croit encore assister au discours des luttes féministes des années soixante.
Où est le programme équivalent destiné à encourager les jeunes hommes à poursuivre leurs études ? Ne cherchez pas.
Ne cherchez pas des formules qui viseraient à mettre en place des services meilleurs et plus variés, dont certains destinés aux garçons.
Non, au Québec, on diminue la diversité, on impose à toutes les écoles les mêmes réformes et les mêmes programmes, on honore encore la mythologie progressiste et féministe ; mais on ne cherche pas à résoudre les difficultés des garçons, et surtout pas par plus de libertés et de diversités scolaires.
mardi 6 mai 2008
Le nouveau cours d'ÉCR : comment faire des petits relativistes et promouvoir le multiculturalisme
Petit documentaire de Radio-Canada sur le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse ou « mieux s'entendre dans un Québec multiculturel en connaissant nos religions et nos patrimoines culturels respectifs » pour paraphraser la ministre du monopole de l’Éducation.
La prémisse du cours est naïve et quelque peu insultante. Insultante : comme si le Québec d'aujourd'hui n'était pas pacifique et tolérant ! Sans ce cours imposé d'en haut. Naïve : la simple exposition des différences religieuses ne fera pas de quelqu'un un tolérant (on peut connaître les doctrines d'une secte rivale et ne pas la tolérer du tout) ; il faudra donc plus et sortir de la neutralité et de la simple exposition. Il faudra sans cesse dire que toutes ces manifestations se valent. Bonjour, le relativisme. Cela plaira bien sûr à certains parents pour qui toutes les religions se valent. Mais, en général, l’idée banale selon laquelle il suffirait d’oublier ce qui sépare pour s'entendre et dialoguer ne mène à rien et certainement pas obligatoirement à mieux vivre ensemble.
On remarquera dans le reportage que ce programme soulève des critiques laïques : ce genre de cours promeut le multiculturalisme, lequel est un échec ailleurs en Occident. Les critiques proviennent aussi de cercles religieux : ce cours est une introduction au relativisme, la formation des professeurs est inadéquate et même ceux qui s'y opposent devront l'enseigner alors qu'avant ils avaient droit à la liberté de conscience (art. 20 de la loi sur l'instruction publique). Moins de liberté et plus d'obligations donc ? C'est ainsi que l'État veut apprendre le « dialogue », par l'exemple de la coercition ?
Notons au passage un petit coup de griffe radiocanadien quand Antoine Malek, copte orthodoxe, souligne le manque de formation des enseignants formés à la va-vite pour ce cours en mentionnant la durée très limitée de la formation initiale en question. La SRC fait subtilement suivre ce constat d'un commentaire de l'enseignante interrogée qui précise que, dans le cas de son école pilote, mais on ne le rappelle pas, le Ministère de l'Éducation a été présent pendant plusieurs jours, une dizaine de jours, pour surveiller la manière dont le cours était donné.
Même à cela, il n'est pas douteux en écoutant l'enseignante de cette école pilote (« Bouddhisme en Thaïlande ? Euh, dans le secteur de l'Asie, il y a plein de bouddhisme, on vérifiera cela la semaine prochaine. ») que le niveau de connaissance est bas, mais cela n'a sans doute guère d'importance, il suffit d'une attitude positive, pluraliste et « ouverte au dialogue ».
Rappelons ce que mentionnait M. Boudreau de la faculté de l’Éducation de l'Université McGill qui se demandait comment les enseignants feront pour donner un cours si vaste en connaissance de cause : « Le gros défi, selon moi, concerne les compétences des enseignants et s'ils seront capables de donner un bon cours. Car, enfin, beaucoup d’entre eux ne connaissent même pas bien leur propre tradition religieuse ! Alors, comment présenter de manière délicate celle des autres ? » La réponse, comme dans le cas des désastreux nouveaux manuels d'histoire, risque d'être l'utilisation fidèle du manuel comme bouée par des enseignants mal formées et pas nécessairement convaincus du bien-fondé de la matière qu'ils devront enseigner.
Intéressant, enfin, de noter que le parent interrogé est, comme par hasard, pour qu'on n'enseigne plus la religion catholique... Bizarrement, Radio Canada n'a pas su trouver, dans la même ville de Sherbrooke, la mère de famille qui se plaignait publiquement samedi dernier d'être obligée de voir son enfant enrôlé dans cette expérimentation en éthique et culture religieuse.
Écoutez l'émission :
La prémisse du cours est naïve et quelque peu insultante. Insultante : comme si le Québec d'aujourd'hui n'était pas pacifique et tolérant ! Sans ce cours imposé d'en haut. Naïve : la simple exposition des différences religieuses ne fera pas de quelqu'un un tolérant (on peut connaître les doctrines d'une secte rivale et ne pas la tolérer du tout) ; il faudra donc plus et sortir de la neutralité et de la simple exposition. Il faudra sans cesse dire que toutes ces manifestations se valent. Bonjour, le relativisme. Cela plaira bien sûr à certains parents pour qui toutes les religions se valent. Mais, en général, l’idée banale selon laquelle il suffirait d’oublier ce qui sépare pour s'entendre et dialoguer ne mène à rien et certainement pas obligatoirement à mieux vivre ensemble.
On remarquera dans le reportage que ce programme soulève des critiques laïques : ce genre de cours promeut le multiculturalisme, lequel est un échec ailleurs en Occident. Les critiques proviennent aussi de cercles religieux : ce cours est une introduction au relativisme, la formation des professeurs est inadéquate et même ceux qui s'y opposent devront l'enseigner alors qu'avant ils avaient droit à la liberté de conscience (art. 20 de la loi sur l'instruction publique). Moins de liberté et plus d'obligations donc ? C'est ainsi que l'État veut apprendre le « dialogue », par l'exemple de la coercition ?
Notons au passage un petit coup de griffe radiocanadien quand Antoine Malek, copte orthodoxe, souligne le manque de formation des enseignants formés à la va-vite pour ce cours en mentionnant la durée très limitée de la formation initiale en question. La SRC fait subtilement suivre ce constat d'un commentaire de l'enseignante interrogée qui précise que, dans le cas de son école pilote, mais on ne le rappelle pas, le Ministère de l'Éducation a été présent pendant plusieurs jours, une dizaine de jours, pour surveiller la manière dont le cours était donné.
Même à cela, il n'est pas douteux en écoutant l'enseignante de cette école pilote (« Bouddhisme en Thaïlande ? Euh, dans le secteur de l'Asie, il y a plein de bouddhisme, on vérifiera cela la semaine prochaine. ») que le niveau de connaissance est bas, mais cela n'a sans doute guère d'importance, il suffit d'une attitude positive, pluraliste et « ouverte au dialogue ».
Rappelons ce que mentionnait M. Boudreau de la faculté de l’Éducation de l'Université McGill qui se demandait comment les enseignants feront pour donner un cours si vaste en connaissance de cause : « Le gros défi, selon moi, concerne les compétences des enseignants et s'ils seront capables de donner un bon cours. Car, enfin, beaucoup d’entre eux ne connaissent même pas bien leur propre tradition religieuse ! Alors, comment présenter de manière délicate celle des autres ? » La réponse, comme dans le cas des désastreux nouveaux manuels d'histoire, risque d'être l'utilisation fidèle du manuel comme bouée par des enseignants mal formées et pas nécessairement convaincus du bien-fondé de la matière qu'ils devront enseigner.
Intéressant, enfin, de noter que le parent interrogé est, comme par hasard, pour qu'on n'enseigne plus la religion catholique... Bizarrement, Radio Canada n'a pas su trouver, dans la même ville de Sherbrooke, la mère de famille qui se plaignait publiquement samedi dernier d'être obligée de voir son enfant enrôlé dans cette expérimentation en éthique et culture religieuse.
Écoutez l'émission :
L'allaitement rendrait les enfants plus intelligents
L'allaitement maternel prolongé favoriserait le développement cognitif et l'intelligence des enfants. Les travaux dirigés par le Dr Michael Kramer de l'Université McGill de Montréal et son équipe constituent la plus vaste étude jamais réalisée sur un échantillon aléatoire. Pas moins de 14 000 enfants ont été suivis pendant six ans et demi dans une trentaine d'hôpitaux et de cliniques de la Biélorussie.
L'étude conclut que l'allaitement maternel produit une hausse du quotient intellectuel des enfants et une amélioration de leur rendement scolaire. Le Dr Kramer, professeur de pédiatrie, d'épidémiologie et de biostatistique, indique :
Des tests d'intelligence réalisés par des pédiatres et des évaluations d'enseignants sur les capacités scolaires ont ensuite été menés afin de mesurer le développement cognitif des jeunes. Les résultats ont été meilleurs dans le groupe expérimental.
La différence entre cette étude et les précédentes est précisément le caractère aléatoire du choix des mères, qui permet d’exclure des différences dues au comportement ou à l’éducation des mères, et permet d’établir un lien de causalité entre allaitement maternel et intelligence.
L’étude ne permet pas toutefois de déterminer si c’est le lait maternel lui-même qui favorise le développement intellectuel de l’enfant. « Quant à moi, je préfère penser que c’est le contact physique ou émotionnel entre la mère et l’enfant qui compte, car cela prend plus de temps pour allaiter que pour donner un biberon », dit le Dr Kramer.
Résultats statistiques
L'intervention expérimentale a abouti à une augmentation appréciable de l'allaitement exclusif à l'âge de 3 mois (43,3 % pour le groupe expérimental contre 5,4 % dans le groupe témoin avec P < 0,001) et d'une prévalence significativement plus grande de l'allaitement à tout âge jusqu'à 12 mois y compris. Le groupe expérimental fait preuve de moyennes supérieures pour toutes les mesures de l'échelle d'intelligence abrégée de Wechsler (WASI), avec des différences de moyennes ajustées par grappe (et un intervalle de confiance de 95 %) de +7,5 (de +0,8 à +14,3) pour le QI verbal, +2,9 (de -3,3 à +9,1) pour le QI de performance et +5,9 (de -1,0 à +12,8) pour le QI total.
Les évaluations scolaires effectuées par des enseignants étaient significativement plus élevées pour le groupe expérimental, autant pour la lecture que l'écriture.
Les résultats complets sont publiés dans les Archives of General Psychiatry.
L'étude conclut que l'allaitement maternel produit une hausse du quotient intellectuel des enfants et une amélioration de leur rendement scolaire. Le Dr Kramer, professeur de pédiatrie, d'épidémiologie et de biostatistique, indique :
« Notre étude constitue la preuve la plus flagrante à ce jour qu'un allaitement maternel prolongé et exclusif rend les enfants plus intelligents ».Une première moitié des mères, le groupe expérimental, a été exposée à un programme visant à encourager l'allaitement maternel et une seconde, le groupe témoin, a continué à recevoir le suivi postnatal habituel.
Des tests d'intelligence réalisés par des pédiatres et des évaluations d'enseignants sur les capacités scolaires ont ensuite été menés afin de mesurer le développement cognitif des jeunes. Les résultats ont été meilleurs dans le groupe expérimental.
La différence entre cette étude et les précédentes est précisément le caractère aléatoire du choix des mères, qui permet d’exclure des différences dues au comportement ou à l’éducation des mères, et permet d’établir un lien de causalité entre allaitement maternel et intelligence.
L’étude ne permet pas toutefois de déterminer si c’est le lait maternel lui-même qui favorise le développement intellectuel de l’enfant. « Quant à moi, je préfère penser que c’est le contact physique ou émotionnel entre la mère et l’enfant qui compte, car cela prend plus de temps pour allaiter que pour donner un biberon », dit le Dr Kramer.
Résultats statistiques
L'intervention expérimentale a abouti à une augmentation appréciable de l'allaitement exclusif à l'âge de 3 mois (43,3 % pour le groupe expérimental contre 5,4 % dans le groupe témoin avec P < 0,001) et d'une prévalence significativement plus grande de l'allaitement à tout âge jusqu'à 12 mois y compris. Le groupe expérimental fait preuve de moyennes supérieures pour toutes les mesures de l'échelle d'intelligence abrégée de Wechsler (WASI), avec des différences de moyennes ajustées par grappe (et un intervalle de confiance de 95 %) de +7,5 (de +0,8 à +14,3) pour le QI verbal, +2,9 (de -3,3 à +9,1) pour le QI de performance et +5,9 (de -1,0 à +12,8) pour le QI total.
Les évaluations scolaires effectuées par des enseignants étaient significativement plus élevées pour le groupe expérimental, autant pour la lecture que l'écriture.
Les résultats complets sont publiés dans les Archives of General Psychiatry.
lundi 5 mai 2008
La justice andalouse interdit une partie du programme d'éducation civique
Résumé d'articles d'El Pais et El Mundo.
SÉVILLE — La Cour supérieure de justice d'Andalousie (CSJA) a empêché l'utilisation, dans la communauté andalouse, de plusieurs expressions et références controversées utilisées dans le programme d'Éducation civique. Plusieurs de ces expressions font référence à la théorie du « genre », aux relations homosexuelles et aux questions d'options sexuelles. La Justice andalouse considère que ces mentions constituent « une invasion illicite » dans le domaine de la morale, du droit et de l'éthique.
Le jugement du tribunal des contentieux administratifs de la CSJA considère que ces contenus « nuisent aux droits fondamentaux des parents, car puisqu'il s'agit d'une matière obligatoire qui vise explicitement à former moralement les élèves, elle viole la liberté de pensée et de religion des citoyens ainsi que le pluralisme politique, valeurs supérieures de l'ordre juridique ». En mars, la CSJA a reconnu aux parents le droit à l'exemption du programme d'Éducation civique, un fait sans précédent, car ce cours « fait usage de concepts indubitablement idéologiques ou religieux comme l'éthique, la conscience morale ou les conflits moraux. »
Les arguments de la Cour supérieure andalouse
La Cour supérieure (CSJA) fait valoir qu'« en effet, le programme viole » le principe de neutralité idéologique parce que le règlement qui précise le programme « révèle clairement qu'il s'agit de transmettre nettement plus que les principes de liberté, de justice, d'égalité et de pluralisme politique repris dans la Constitution et que le programme dépasse l'apprentissage théorique et pratique des principes démocratiques de coexistence ».
La Cour précise qu'il faut, entre autres, supprimer les références à « l'idéologie du genre », à savoir l'idéologie de la construction sociale du rôle sexuel, à l'« attitude critique envers les stéréotypes homophobes » et aux paragraphes du programme qui disent vouloir favoriser un respect des « diverses préférences sexuelles » et vouloir rejeter « toute discrimination pour raison de genre » et enfin au fait que, selon le programme d'éducation civique, l'école « doit éviter la simplification de la définition des identités » sexuelles.
Le tribunal déclare que « les parents ont le droit d'enseigner à leurs enfants une conception de la sexualité conforme à leurs convictions. » En cela, il récuse le programme d'éducation civique qui affirme « que l'identité sexuelle ne définit pas l'homme et la femme en tant que tels, mais qu'elle est le fruit d'une certaine conception culturelle ou d'un accident biologique ; c'est-à-dire que le sexe biologique ne définit pas une personne, mais que c'est plutôt l'affaire d'un choix sexuel délibéré ».
En outre, la Cour déclare au sujet de l'affirmation selon laquelle les droits de l'Homme dépendent du contexte ou de la conjoncture historique et sont susceptibles d'être créés ou abrogés qu'« il s'agit d'un point de vue idéologique qui ne fait pas partie de la norme constitutionnelle ».
Toutefois, même si le tribunal considère que ces parties du programme sont incompatibles avec la neutralité obligée de l'État, il rejette les recours contre le reste du programme relatifs aux cellules mères ou à la liberté de chaque établissement de choisir les contenus de ce programme.
Les passages litigieux du programme abrogés
— « L'exercice responsable de ces droits et devoirs comportera une préparation aux défis soulevés par une société en mutation qui nécessite des citoyens et citoyennes disposés à une coexistence fondée sur le respect mutuel et une culture de paix et de la non-violence, capables de reconnaître et de respecter les différences culturelles et qui rejettent tout type de discrimination pour raison de naissance, de ressources économiques ou de condition sociale, de genre, de race ou de religion». Abroge « de genre » (Programme du primaire et du secondaire).
— « L'éducation doit viser au respect des diverses préférences sexuelles des personnes et des groupes sociaux ». Abroge « des diverses préférences sexuelles » (« options vitales » en espagnol). (Programme du secondaire)
— « Puisque la construction de l'identité [sexuelle] est une tâche complexe, il est nécessaire que la contribution de l'école à ce processus de construction évite toute simplification et analyse essentialiste et qu'elle assume plutôt une perspective complexe et critique ». Le paragraphe au complet est abrogé.(Programme du secondaire).
Bataille rangée dans six communautés espagnoles

La bataille idéologique contre le programme d'Éducation civique que le gouvernement socialiste espagnol veut imposer se livre principalement dans six communautés espagnoles. Parmi quatre de celles-ci (Andalousie, Asturies, Aragon et Catalogne), les tribunaux se sont prononcés, pour ce qui est des deux autres (Madrid et la communauté de Valence), les gouvernements locaux eux-mêmes ont décidé de soutenir la contestation à ce programme. En Murcie, le gouvernement n'appuie pas aussi ouvertement les objecteurs, mais il va leur concéder des avantages. Quand on considère la diversité des arguments et des critères des magistrats des communautés, tout laisse à penser que l'affaire sera portée devant la Cour suprême. Si la Cour suprême ne se prononce pas avant septembre prochain, trois gouvernements autonomes ont déclaré qu'ils appuieraient les objections au programme d'Éducation civique. Il s'agit des communautés autonomes de Madrid, de Valence et de Murcie.
Jugement complet (en castillan)
SÉVILLE — La Cour supérieure de justice d'Andalousie (CSJA) a empêché l'utilisation, dans la communauté andalouse, de plusieurs expressions et références controversées utilisées dans le programme d'Éducation civique. Plusieurs de ces expressions font référence à la théorie du « genre », aux relations homosexuelles et aux questions d'options sexuelles. La Justice andalouse considère que ces mentions constituent « une invasion illicite » dans le domaine de la morale, du droit et de l'éthique.
Le jugement du tribunal des contentieux administratifs de la CSJA considère que ces contenus « nuisent aux droits fondamentaux des parents, car puisqu'il s'agit d'une matière obligatoire qui vise explicitement à former moralement les élèves, elle viole la liberté de pensée et de religion des citoyens ainsi que le pluralisme politique, valeurs supérieures de l'ordre juridique ». En mars, la CSJA a reconnu aux parents le droit à l'exemption du programme d'Éducation civique, un fait sans précédent, car ce cours « fait usage de concepts indubitablement idéologiques ou religieux comme l'éthique, la conscience morale ou les conflits moraux. »
Les arguments de la Cour supérieure andalouse
La Cour supérieure (CSJA) fait valoir qu'« en effet, le programme viole » le principe de neutralité idéologique parce que le règlement qui précise le programme « révèle clairement qu'il s'agit de transmettre nettement plus que les principes de liberté, de justice, d'égalité et de pluralisme politique repris dans la Constitution et que le programme dépasse l'apprentissage théorique et pratique des principes démocratiques de coexistence ».
La Cour précise qu'il faut, entre autres, supprimer les références à « l'idéologie du genre », à savoir l'idéologie de la construction sociale du rôle sexuel, à l'« attitude critique envers les stéréotypes homophobes » et aux paragraphes du programme qui disent vouloir favoriser un respect des « diverses préférences sexuelles » et vouloir rejeter « toute discrimination pour raison de genre » et enfin au fait que, selon le programme d'éducation civique, l'école « doit éviter la simplification de la définition des identités » sexuelles.
Le tribunal déclare que « les parents ont le droit d'enseigner à leurs enfants une conception de la sexualité conforme à leurs convictions. » En cela, il récuse le programme d'éducation civique qui affirme « que l'identité sexuelle ne définit pas l'homme et la femme en tant que tels, mais qu'elle est le fruit d'une certaine conception culturelle ou d'un accident biologique ; c'est-à-dire que le sexe biologique ne définit pas une personne, mais que c'est plutôt l'affaire d'un choix sexuel délibéré ».
En outre, la Cour déclare au sujet de l'affirmation selon laquelle les droits de l'Homme dépendent du contexte ou de la conjoncture historique et sont susceptibles d'être créés ou abrogés qu'« il s'agit d'un point de vue idéologique qui ne fait pas partie de la norme constitutionnelle ».
Toutefois, même si le tribunal considère que ces parties du programme sont incompatibles avec la neutralité obligée de l'État, il rejette les recours contre le reste du programme relatifs aux cellules mères ou à la liberté de chaque établissement de choisir les contenus de ce programme.
Les passages litigieux du programme abrogés
— « L'exercice responsable de ces droits et devoirs comportera une préparation aux défis soulevés par une société en mutation qui nécessite des citoyens et citoyennes disposés à une coexistence fondée sur le respect mutuel et une culture de paix et de la non-violence, capables de reconnaître et de respecter les différences culturelles et qui rejettent tout type de discrimination pour raison de naissance, de ressources économiques ou de condition sociale, de genre, de race ou de religion». Abroge « de genre » (Programme du primaire et du secondaire).
— « L'éducation doit viser au respect des diverses préférences sexuelles des personnes et des groupes sociaux ». Abroge « des diverses préférences sexuelles » (« options vitales » en espagnol). (Programme du secondaire)
— « Puisque la construction de l'identité [sexuelle] est une tâche complexe, il est nécessaire que la contribution de l'école à ce processus de construction évite toute simplification et analyse essentialiste et qu'elle assume plutôt une perspective complexe et critique ». Le paragraphe au complet est abrogé.(Programme du secondaire).
Bataille rangée dans six communautés espagnoles
La bataille idéologique contre le programme d'Éducation civique que le gouvernement socialiste espagnol veut imposer se livre principalement dans six communautés espagnoles. Parmi quatre de celles-ci (Andalousie, Asturies, Aragon et Catalogne), les tribunaux se sont prononcés, pour ce qui est des deux autres (Madrid et la communauté de Valence), les gouvernements locaux eux-mêmes ont décidé de soutenir la contestation à ce programme. En Murcie, le gouvernement n'appuie pas aussi ouvertement les objecteurs, mais il va leur concéder des avantages. Quand on considère la diversité des arguments et des critères des magistrats des communautés, tout laisse à penser que l'affaire sera portée devant la Cour suprême. Si la Cour suprême ne se prononce pas avant septembre prochain, trois gouvernements autonomes ont déclaré qu'ils appuieraient les objections au programme d'Éducation civique. Il s'agit des communautés autonomes de Madrid, de Valence et de Murcie.
Jugement complet (en castillan)
Plusieurs centaines de manifestants sous la pluie pour le choix et le droit des parents
Selon Corus Nouvelles, plus de 200 personnes ont manifesté sous la pluie, samedi, à Sherbrooke, pour dénoncer l'imposition du cours obligatoire d'éthique et de culture religieuse que le Ministère de l'Éducation veut imposer dans les écoles primaires et secondaires du Québec en septembre prochain.
Les manifestants, principalement des parents, se sont regroupés devant le bureau de comté de Jean Charest au complexe Delta. L'activité était organisée par la Coalition pour la liberté en éducation.
Cortège sous la pluie — « Charest, tu vas trop loin »
Le cortège s'est déplacé le long de la rue King en scandant plusieurs slogans : « Oui à la liberté de choix, non à la religion d'État » et « Charest, tu vas trop loin » avant de revenir écouter — toujours sous une pluie fraîche — plusieurs allocutions, dont celles de deux professeurs.
Le ton monte
Selon La Tribune de Sherbrooke, le ton semble avoir monté dans le débat entourant l’implantation, en septembre prochain, du cours d’éthique et culture religieuse dans les écoles primaires et secondaires de la province, en remplacement de l’actuel cours d’enseignement religieux et moral.
Présent à la manifestation, nous avons également pu noter cette hausse dans le ton alors que le Monopole de l'Éducation continue à déployer des moyens importants pour imposer ce cours. Un des intervenants sur les marches devant le bureau de M. Charest a annoncé que trois millions de dollars allaient être dépensés pour faire la publicité de ce nouveau programme de morale et culture religieuse et tenter de convaincre les parents récalcitrants.
Le libre choix brimé
La présidente de la CLÉ, Mme Marie-Josée Croteau, aurait déclaré à la Tribune qu'« En tant que parents, nous aspirons au libre choix, et nous préférons le retrait complet de l’enseignement religieux que ce nouveau programme&thinsp: on nous avait promis des écoles laïques, mais on ne s’attendait pas à ça ! »
Cette citation attribuée à Mme Croteau par la Tribune pourrait faire penser que la CLÉ est pour une école sans cours de religion. Ce n'est cependant pas le cas, puisque que le Manifeste de la CLÉ déclare clairement :
Pluralisme enseigné dès six ans
Plusieurs intervenants, dont une enseignante au primaire, ont souligné l'ambition démesurée du programme qui semble dès le plus jeune âge vouloir tout aborder quand on parle d'un phénomène comme les cérémonies et rites entourant la naissance ou les fêtes religieuses. On ne sait trop si c'est un travers des « experts » cooptés par le Monopole qui veulent épater la galerie ou la crainte de délaisser une « grande tradition » et d'apparaître alors trop peu pluraliste. Quoi qu'il en soit, l'ambition pluraliste et la pléthore de concepts introduits sont sans commune mesure avec ce qu'on demande aujourd'hui aux enfants de 6 ou 7 ans où la simple étude des grandes fêtes d'une seule religion constitue l'horizon actuel du cours. Humilité dans les ambitions qui semble nettement plus adaptée aux jeunes enfants. Mais comme on le sait, pour la ministre du Monopole, « Nos enfants sont intelligents, ils comprennent souvent plus que nous. »
Mme Croteau a poursuivi : « On ne parle pas de cours offerts seulement aux grands de secondaire quatre et cinq, mais bien d’un cours d’une durée de onze ans qui sera donné aux enfants dès qu’ils sont petits. Et ça, ça nous inquiète. »
La liberté de conscience des professeurs brimée
Me Jean-Yves Côté, un des avocats de la CLÉ, a souligné les nombreux droits soustraits par le gouvernement pour imposer ce programme aux parents et aux professeurs qui s'y opposeraient. C'est ainsi que les professeurs ne pourront plus invoquer désormais l'article 20 de la Loi sur l'instruction publique qui permettait de se soustraire aux programmes équivalents que va remplacer l'ECR :
Audi alteram partem
Me Côté s'est également insurgé contre les déclarations récentes de la ministre du monopole de l'Éducation, Mme Courchesne. Déclarations où elle affirmait que toutes les demandes d'exemption du cours d'ECR en vertu de l'article 222 de la Loi sur l'instruction publique seraient refusées.
Ceci alors que, d'une part ce n'est pas la prérogative de la ministre à l'heure actuelle, mais celle des commissions scolaires et des directeurs d'écoles privées. Il s'agirait donc là d'un abus de pouvoir. D'autre part, la ministre a affirmé refuser ces demandes d'exemption avant même que les parents aient pu être entendus lors du processus normal de révision par les commissaires scolaires, enfreignant de la sorte l'antique maxime romaine Audi alteram partem, quintessence même de l'État de droit : permettre que la partie adverse soit entendue.
Il faut dire que la ministre Courchesne avait annoncé avec son tact coutumier que renforcent son monopole et ses moyens administratifs abondants (d'aucuns diraient pléthoriques) : « On ne négocie pas un virage aussi important sans écraser d’orteils ». Elle avait également déclaré le 18 avril 2008 aux journalistes convoqués qu'elle ne ferait aucune concession et refuse les exemptions pour les parents qui voudraient retirer leur enfant du nouveau cours.
Demande de révision
Si les commissions scolaires refusent systématiquement les demandes d'exemption, Me Jean-Yves Côté a indiqué qu'il formulera une demande de révision adressée aux différents conseils des commissaires. Si la CLÉ n'obtient pas satisfaction, le dossier pourrait bien se retrouver en Cour supérieure. Selon Me Côté, la ministre du Monopole de l'Éducation, Michelle Courchesne, a mis les pieds dans les plats en affirmant que toutes les demandes d'exemption seraient refusées.
« Elle n'en a pas le pouvoir. La loi précise que les conseils des commissaires se prononcent sur une demande de révision. Ces conseils ont une certaine autonomie que la ministre leur a totalement usurpée. »
Indélicatesse, motif suffisant de démission
« Quand une ministre commet l'indélicatesse d'interférer dans un processus judiciaire, il s'agit d'un motif de démission » a soutenu Me Côté devant une foule conquise, rappelant le cas de la démission de M. Charest alors ministre des Sports à Ottawa. En 1990, M. Jean Charest avait dû démissionner de son poste après avoir commis l'indélicatesse de téléphoner à un juge chargé de trancher un litige entre un entraîneur et l'équipe canadienne d'athlétisme.
Les manifestants, principalement des parents, se sont regroupés devant le bureau de comté de Jean Charest au complexe Delta. L'activité était organisée par la Coalition pour la liberté en éducation.
Cortège sous la pluie — « Charest, tu vas trop loin »
Le cortège s'est déplacé le long de la rue King en scandant plusieurs slogans : « Oui à la liberté de choix, non à la religion d'État » et « Charest, tu vas trop loin » avant de revenir écouter — toujours sous une pluie fraîche — plusieurs allocutions, dont celles de deux professeurs.
Le ton monte
Selon La Tribune de Sherbrooke, le ton semble avoir monté dans le débat entourant l’implantation, en septembre prochain, du cours d’éthique et culture religieuse dans les écoles primaires et secondaires de la province, en remplacement de l’actuel cours d’enseignement religieux et moral.
Présent à la manifestation, nous avons également pu noter cette hausse dans le ton alors que le Monopole de l'Éducation continue à déployer des moyens importants pour imposer ce cours. Un des intervenants sur les marches devant le bureau de M. Charest a annoncé que trois millions de dollars allaient être dépensés pour faire la publicité de ce nouveau programme de morale et culture religieuse et tenter de convaincre les parents récalcitrants.
Le libre choix brimé
La présidente de la CLÉ, Mme Marie-Josée Croteau, aurait déclaré à la Tribune qu'« En tant que parents, nous aspirons au libre choix, et nous préférons le retrait complet de l’enseignement religieux que ce nouveau programme&thinsp: on nous avait promis des écoles laïques, mais on ne s’attendait pas à ça ! »
Cette citation attribuée à Mme Croteau par la Tribune pourrait faire penser que la CLÉ est pour une école sans cours de religion. Ce n'est cependant pas le cas, puisque que le Manifeste de la CLÉ déclare clairement :
« la modification de la loi 95 afin que la liberté de choisir pour leurs enfants un enseignement moral et religieux à l'école en accord avec à leurs croyances et convictions soit redonnée aux parents; »
Pluralisme enseigné dès six ans
Plusieurs intervenants, dont une enseignante au primaire, ont souligné l'ambition démesurée du programme qui semble dès le plus jeune âge vouloir tout aborder quand on parle d'un phénomène comme les cérémonies et rites entourant la naissance ou les fêtes religieuses. On ne sait trop si c'est un travers des « experts » cooptés par le Monopole qui veulent épater la galerie ou la crainte de délaisser une « grande tradition » et d'apparaître alors trop peu pluraliste. Quoi qu'il en soit, l'ambition pluraliste et la pléthore de concepts introduits sont sans commune mesure avec ce qu'on demande aujourd'hui aux enfants de 6 ou 7 ans où la simple étude des grandes fêtes d'une seule religion constitue l'horizon actuel du cours. Humilité dans les ambitions qui semble nettement plus adaptée aux jeunes enfants. Mais comme on le sait, pour la ministre du Monopole, « Nos enfants sont intelligents, ils comprennent souvent plus que nous. »
Mme Croteau a poursuivi : « On ne parle pas de cours offerts seulement aux grands de secondaire quatre et cinq, mais bien d’un cours d’une durée de onze ans qui sera donné aux enfants dès qu’ils sont petits. Et ça, ça nous inquiète. »
La liberté de conscience des professeurs brimée
Me Jean-Yves Côté, un des avocats de la CLÉ, a souligné les nombreux droits soustraits par le gouvernement pour imposer ce programme aux parents et aux professeurs qui s'y opposeraient. C'est ainsi que les professeurs ne pourront plus invoquer désormais l'article 20 de la Loi sur l'instruction publique qui permettait de se soustraire aux programmes équivalents que va remplacer l'ECR :
Liberté de conscience.
20. L'enseignant a le droit de refuser de dispenser l'enseignement moral et religieux d'une confession pour motif de liberté de conscience.
Audi alteram partem
Me Côté s'est également insurgé contre les déclarations récentes de la ministre du monopole de l'Éducation, Mme Courchesne. Déclarations où elle affirmait que toutes les demandes d'exemption du cours d'ECR en vertu de l'article 222 de la Loi sur l'instruction publique seraient refusées.
Ceci alors que, d'une part ce n'est pas la prérogative de la ministre à l'heure actuelle, mais celle des commissions scolaires et des directeurs d'écoles privées. Il s'agirait donc là d'un abus de pouvoir. D'autre part, la ministre a affirmé refuser ces demandes d'exemption avant même que les parents aient pu être entendus lors du processus normal de révision par les commissaires scolaires, enfreignant de la sorte l'antique maxime romaine Audi alteram partem, quintessence même de l'État de droit : permettre que la partie adverse soit entendue.
Il faut dire que la ministre Courchesne avait annoncé avec son tact coutumier que renforcent son monopole et ses moyens administratifs abondants (d'aucuns diraient pléthoriques) : « On ne négocie pas un virage aussi important sans écraser d’orteils ». Elle avait également déclaré le 18 avril 2008 aux journalistes convoqués qu'elle ne ferait aucune concession et refuse les exemptions pour les parents qui voudraient retirer leur enfant du nouveau cours.
Demande de révision
Si les commissions scolaires refusent systématiquement les demandes d'exemption, Me Jean-Yves Côté a indiqué qu'il formulera une demande de révision adressée aux différents conseils des commissaires. Si la CLÉ n'obtient pas satisfaction, le dossier pourrait bien se retrouver en Cour supérieure. Selon Me Côté, la ministre du Monopole de l'Éducation, Michelle Courchesne, a mis les pieds dans les plats en affirmant que toutes les demandes d'exemption seraient refusées.
« Elle n'en a pas le pouvoir. La loi précise que les conseils des commissaires se prononcent sur une demande de révision. Ces conseils ont une certaine autonomie que la ministre leur a totalement usurpée. »
Indélicatesse, motif suffisant de démission
« Quand une ministre commet l'indélicatesse d'interférer dans un processus judiciaire, il s'agit d'un motif de démission » a soutenu Me Côté devant une foule conquise, rappelant le cas de la démission de M. Charest alors ministre des Sports à Ottawa. En 1990, M. Jean Charest avait dû démissionner de son poste après avoir commis l'indélicatesse de téléphoner à un juge chargé de trancher un litige entre un entraîneur et l'équipe canadienne d'athlétisme.
jeudi 1 mai 2008
Marche le 3 mai à Sherbrooke
Vous croyez que l'école doit servir les parents et non l'État et ses experts qui désirent imposer leurs valeurs aux enfants des autres ?
Vous croyez que, en matière de morale et de foi, l'État devrait respecter le choix des parents ?Une marche se tiendra à Sherbrooke le 3 mai pour dénoncer l'imposition du cours d'éthique et culture religieuse et réclamer la liberté de choix .
Le Québec est le seul endroit dans le monde où un cours à saveur multireligieuse est imposé à sa population. Pour la CLE, une coalition multiconfessionnelle pour la liberté en éducation, il s’agit d’une violation patente et gravissime de la liberté de conscience et de la Convention internationale des Droits de l’Homme.
À la suite du rejet récent (avril 2008) par le MLQ (Mouvement laïc du Québec) du cours imposé par le Monopole de l’Éducation, il appert que 95 % de la population du Québec, par la voix de ses institutions religieuses et philosophiques, rejettent maintenant ce cours forcé par l’État. Tous maintenant commencent à comprendre qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire de religion ou d’éthique, mais de la perte d’un droit fondamental de la liberté de conscience de toute personne humaine (athées ou croyantes).
Le Québec est le seul endroit dans le monde où un cours à saveur multireligieuse est imposé à sa population. Pour la CLE, une coalition multiconfessionnelle pour la liberté en éducation, il s’agit d’une violation patente et gravissime de la liberté de conscience et de la Convention internationale des Droits de l’Homme.
À la suite du rejet récent (avril 2008) par le MLQ (Mouvement laïc du Québec) du cours imposé par le Monopole de l’Éducation, il appert que 95 % de la population du Québec, par la voix de ses institutions religieuses et philosophiques, rejettent maintenant ce cours forcé par l’État. Tous maintenant commencent à comprendre qu’il ne s’agit pas d’une simple affaire de religion ou d’éthique, mais de la perte d’un droit fondamental de la liberté de conscience de toute personne humaine (athées ou croyantes).
LIBERTÉ DE CONSCIENCE
Marche à Sherbrooke
Samedi le 3 mai 2008 à 13 h 30
Rassemblement devant l’Hôtel Delta ; 2685, rue King Ouest
Départ : 13 h 45 sur la rue King
Retour : 14 h 10 à l’Hôtel Delta
Brefs discours, remise de demandes d’exemption du cours, pétitionsFin du rassemblement vers 14 h 40
Vous avez le droit de choisir !
infos<arrobe>coalition-cle.org Tél. : 1-888-839-6236 www.coalition-cle.org
Conformisme inculqué et tabous
Extrait de la chronique hebdomadaire de Me Julius Grey :
Ni les catholiques, dont même les évêques mous ne sont que résignés à ce fait, ni les évangéliques, ni les coptes orthodoxes, ni les athées et agnostiques du MLQ, ni Me Julius Grey...
Il doit rester les zélateurs habituels du correctivisme politique le plus navrant, les adeptes de la tolérance institutionnelle pour le bien public et la fondation d'un « Québec multiculturel et métissé ». Tolérance sauf en cette matière, bien sûr, car il n'est pas question de choix chez eux pour les enfants des autres !
« Notre société continue de réprimer les paroles qui paraissent blessantes ou haineuses, sans comprendre la nature étouffante de ce type de législation et le danger que des choses importantes mais impopulaires deviennent difficiles à exprimer.Qui est vraiment pour l'imposition de ce cours unique à tous les enfants &mdash même dans les écoles privées et confessionnelles — pendant toute leur scolarité obligatoire ?
On vient de rendre public le contenu des cours d'éthique et de culture religieuse pour nos écoles. Hélas, ce cours est un autre exemple de rectitude politique et de répression de la pensée indépendante.
Notre peur d'offenser nous empêche de discuter des sectes. De plus, on ne parle qu'en bien de toutes les religions et on omet de mentionner l'athéisme ou la morale sans religion comme alternatives légitimes.
Pourtant, l'humanisme laïc et le rejet de toute religion sont des éléments très importants dans la tradition occidentale.
Chacun de ces accrocs à la liberté est plutôt mineur. Toutefois, ensemble, ils présagent une société qui garde les formes d'une démocratie mais impose un conformisme rigoureux.
Une société où le concept douteux de « droit collectif » non seulement remplace la solidarité entre individus, qui était à la base de grandes réformes sociales au 20e siècle, mais obtient une préséance sur les libertés individuelles.
Bref, une démocratie totalitaire. »
Ni les catholiques, dont même les évêques mous ne sont que résignés à ce fait, ni les évangéliques, ni les coptes orthodoxes, ni les athées et agnostiques du MLQ, ni Me Julius Grey...
Il doit rester les zélateurs habituels du correctivisme politique le plus navrant, les adeptes de la tolérance institutionnelle pour le bien public et la fondation d'un « Québec multiculturel et métissé ». Tolérance sauf en cette matière, bien sûr, car il n'est pas question de choix chez eux pour les enfants des autres !
mardi 29 avril 2008
Très bons résultats des élèves québécois dans une étude pancanadienne, mais leur taux de participation est nettement plus bas
Selon le rapport du Programme pancanadien d'évaluation (PPCE), publié par le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada sous le titre Évaluation du PPCE-13 de 2007, les élèves québécois de 13 ans sont parmi les meilleurs au Canada.
Ils arrivent premiers en lecture et en mathématiques, et deuxièmes en sciences, selon un rapport du Conseil rendu public hier. Les francophones du Québec font étonnamment nettement mieux (532±6) que leurs homologues anglophones dans le domaine de la lecture (479±5), où ± x représente l'intervalle de confiance.
Quelque 20 000 jeunes de 13 ans de tout le pays ont participé au programme pancanadien d'évaluation (PPCE).
En sciences, les écoliers québécois se placent au-dessus de la moyenne canadienne. Ils sont toutefois devancés dans cette matière par les jeunes Albertains qui ont obtenu la meilleure moyenne.
Très faible taux de participation des Québécois
Alors qu'en Ontario 90 % des étudiants sondés ont pris part à l'enquête, seuls 64,7 % des jeunes Québécois francophones y ont participé. La moyenne canadienne (y compris les Québécois) est de 83,9 % de participants.
Au Québec, quelque 27,4 % des parents d'élèves francophones ont refusé que leur progéniture participe aux examens. Ce taux de refus n'est que de 19 % chez les anglophones québécois.
L'étude ne précise pas quel impact ce faible taux de participation a pu avoir sur les résultats obtenus.
Ils arrivent premiers en lecture et en mathématiques, et deuxièmes en sciences, selon un rapport du Conseil rendu public hier. Les francophones du Québec font étonnamment nettement mieux (532±6) que leurs homologues anglophones dans le domaine de la lecture (479±5), où ± x représente l'intervalle de confiance.
Quelque 20 000 jeunes de 13 ans de tout le pays ont participé au programme pancanadien d'évaluation (PPCE).
En sciences, les écoliers québécois se placent au-dessus de la moyenne canadienne. Ils sont toutefois devancés dans cette matière par les jeunes Albertains qui ont obtenu la meilleure moyenne.
Très faible taux de participation des Québécois
Alors qu'en Ontario 90 % des étudiants sondés ont pris part à l'enquête, seuls 64,7 % des jeunes Québécois francophones y ont participé. La moyenne canadienne (y compris les Québécois) est de 83,9 % de participants.
Au Québec, quelque 27,4 % des parents d'élèves francophones ont refusé que leur progéniture participe aux examens. Ce taux de refus n'est que de 19 % chez les anglophones québécois.
L'étude ne précise pas quel impact ce faible taux de participation a pu avoir sur les résultats obtenus.
lundi 28 avril 2008
Scepticisme à La Presse quant à l'opportunité du cours d'ÉCR
Éditorial instructif dans la Presse de ce lundi, où l'on nous dit que « la transition de l'école confessionnelle à l'école laïque ne se fera pas sans heurts ». Il s'agit des heurts probables qu'engendra le nouveau cours obligatoire d'Éthique et de culture religieuse que Mme Courchesne veut imposer à grands frais, quitte apparemment à outrepasser ses droits.
Remarquons, une nouvelle fois, que ce cours controversé sera également imposé aux écoles privées confessionnelles et non seulement aux écoles publiques dites laïques. On verra également qu'en réalité l'éditorialiste ne craint pas uniquement une transition douloureuse, mais que ce programme posera des difficultés permanentes en obligeant les enfants à s'identifier en termes religieux (« relater leur vécu ») par rapport à leur camarade, ce qui est pour le moins paradoxal pour des écoles qui se veulent désormais laïques :
L'idée n'est pas sotte. Toutefois, quand on considère l'affligeant correctivisme politique du nouveau programme d'histoire pondu par le Monopole, on peut craindre le pire. Il faut enfin savoir si ce cours d'histoire incorporant plus de faits religieux serait une nouvelle fois imposé à toutes les écoles ou s'il existerait un choix, élément si rare au Québec dans le domaine de l'enseignement.
Remarquons, une nouvelle fois, que ce cours controversé sera également imposé aux écoles privées confessionnelles et non seulement aux écoles publiques dites laïques. On verra également qu'en réalité l'éditorialiste ne craint pas uniquement une transition douloureuse, mais que ce programme posera des difficultés permanentes en obligeant les enfants à s'identifier en termes religieux (« relater leur vécu ») par rapport à leur camarade, ce qui est pour le moins paradoxal pour des écoles qui se veulent désormais laïques :
Que dira-ton [sic] aux enfants lorsque viendra le temps d'aborder la question de la non-croyance? (Pour compliquer les choses, le mot « athéisme » ne fera pas partie du vocabulaire employé dans les manuels. Dans un excès de rectitude politique qui frise le ridicule, le Ministère a jugé que ce terme était péjoratif)Il n'est pas évident que la rectitude politique soit à l'origine de cette occultation lexicale récente, il est plus probable qu'il s'agisse de ne pas effrayer les parents croyants qui avaient déjà dénoncé le fait que l'athéisme serait enseigné à leurs enfants.
Au Ministère, on répond que lors d'une discussion sur la naissance, par exemple, l'enseignant pourrait aborder les différents rites tout en faisant une place à ceux qui ne pratiquent pas. L'enfant baptisé pourrait apporter la bougie de son baptême, et celui qui n'a pas été baptisé raconterait que ses parents avaient tout de même organisé une petite fête... Cet exemple illustre parfaitement le cœur du problème: le nouveau cours créé [sic] un contexte où l'enfant doit se positionner et se définir par rapport à une religion. L'identité de l'Autre reposera en partie sur son appartenance religieuse. Résultat: ce qu'il risque de retenir, c'est que son copain Mohamed est musulman et que la petite Noémie est catholique. N'est-ce pas trahir l'esprit de la loi sur la laïcité qui devrait faire de l'école un espace neutre, sans référence au religieux?L'éditorialiste préconise enfin, de façon quelque peu malhabile, que « [l]es religions devraient être enseignées dans un cours d'histoire ». On devine qu'il s'agit, plutôt que d'enseigner les religions censées sortir de l'école laïque, d'enseigner les grands faits historiques et sociologiques relatifs aux religions.
L'idée n'est pas sotte. Toutefois, quand on considère l'affligeant correctivisme politique du nouveau programme d'histoire pondu par le Monopole, on peut craindre le pire. Il faut enfin savoir si ce cours d'histoire incorporant plus de faits religieux serait une nouvelle fois imposé à toutes les écoles ou s'il existerait un choix, élément si rare au Québec dans le domaine de l'enseignement.
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