vendredi 2 septembre 2011

Mark Steyn — Du danger de l’indolence dans les sociétés contemporaines


Par Mark Steyn — Mes propos ce soir ont pour titre les mots du général Stark1, le grand héros du Nouvel Hampshire durant la Guerre d'indépendance des États-Unis : « vivre libre ou mourir ! »2. Lorsque je suis venu habiter dans le Nouvel Hampshire, où ces mots sont inscrits sur nos plaques minéralogiques, je croyais que le général Stark avait prononcé ces paroles à l’occasion d’une quelconque bataille – quelques mots bien sentis pour encourager ses hommes avant la charge ; un peu à la Henri V à Azincourt.

Mais j’ai rapidement découvert que le général avait fait cette fameuse déclaration des décennies après la guerre, dans une lettre où il exprimait ses regrets de ne pouvoir assister à un diner auquel il était convié. Curieusement, j’ai trouvé cela encore plus frappant. Dans des circonstances extrêmes, beaucoup de gens sont capables de redécouvrir en eux-mêmes les impulsions primitives. C’est ce qu’ont fait les courageux passagers du vol 933. Ces hommes ont décollé pour ce qu’ils croyaient être un voyage d'affaires de routine et, lorsqu’ils ont compris que ce n’était pas le cas, ils sont entrés en mode général Stark et se sont écriés « On fonce ! »4. Mais il est plus difficile de conserver cet état d’esprit – « vivre libre ou mourir ! » – lorsque ce n’est pas à une crise immédiate que vous faites face, mais à mouvement un lent, progressif, impitoyable, incessant, toujours dans la même direction5.

« Vivre libre ou mourir ! » ressemble à un cri de guerre : nous l’emporterons ou bien nous mourrons en essayant, nous mourrons d’une mort honorable. Mais c’est en fait quelque chose de beaucoup moins dramatique : c’est la description toute simple de la réalité de nos existences dans l’Occident prospère. Vous pouvez vivre comme des hommes libres, mais, si vous choisissez de ne pas le faire, votre société mourra.

On suppose en général que mon livre America Alone6 a pour sujet l’islam radical, les imans éructant des prêches enflammés, les jeunes gens irritables qui s’agitent dans les rues en exécutant la vieille pantomime « mort au Grand Satan ».
« L’indolence, comme Machiavel l’avait bien compris, est le plus grand ennemi d’une république »

Ce n’est pas le cas. Son sujet, c’est nous. Son sujet c’est la manifestation, peut-être fatale, d’une vieille tentation des civilisations. L’indolence, comme Machiavel l’avait bien compris, est le plus grand ennemi d’une république. Lorsque j’ai commencé à avoir des ennuis avec les soi-disant commissions « des droits de l’homme », au Canada, il semblait étrange que la gauche progressiste fasse cause commune avec l’islam radical7. Une partie de l’alliance se compose de laïcards féministes et homophiles, l’autre partie de théocrates misogynes et homophobes. Même comme une version au rabais du pacte Hitler-Staline, cela n’avait aucun sens. Mais, en fait ce qu’ils ont en commun l’emporte sur ce qui les oppose, et qui est en apparence plus évident : aussi bien les progressistes laïcs étatistes que l’islam politique repoussent avec horreur le concept de citoyen, de l’individu libre investi de la possibilité d’agir à l’intérieur de sa propre sphère sociale, d’assumer ses responsabilités, et de développer son potentiel.



Dans la plupart des pays développés, L’État a progressivement accaparé toutes les responsabilités de l’âge adulte – les soins de santé, la garde des enfants, les soins aux personnes âgées8 – à tel point qu’il a effectivement coupé ses citoyens des instincts primaires de l’humanité, à commencer par l’instinct de survie.

Hillary Rodham Clinton a déclaré qu’il fallait un village pour élever un enfant9. C’est censé être un proverbe africain, même s’il n’y a aucune preuve que qui que ce soit ne l’ait jamais utilisé en Afrique, mais laissons cela. P. J. O’Rourke10 a magnifiquement résumé tout ça : il faut un village pour élever un enfant. Le gouvernement est le village et vous êtes l’enfant. Oh, et à propos, même s’il fallait un village pour élever un enfant, je ne voudrais pas que ce soit un village africain. Si vous survolez la nuit la côte Ouest de l’Afrique, les lumières ne forment qu’une seule et gigantesque mégalopole côtière : même les Africains ne considèrent pas le village africain comme un modèle social pertinent. Mais le village européen ne l’est pas non plus. La dépendance de l’Europe à l’État-providence, aux droits sociaux financièrement insoutenables, à la sécurité sociale du berceau à la tombe, et une dépendance à l’égard de l’immigration de masse nécessaire pour soutenir ce système sont devenues une menace existentielle pour quelques-uns des plus vieux États-nations du monde.

Et maintenant les derniers à résister, les États-Unis, sont en train de prendre le même sinistre chemin : après que le Président ait dévoilé son budget, j’ai entendu des Américains se plaindre : « Oh, c’est un nouveau Jimmy Carter » ou « C’est à nouveau la Grande Société de Johnson », ou bien « un nouveau New Deal ». Si seulement c’était vrai. Ces comparaisons bon marché permettent tout juste de donner une petite idée de l’européanisation générale qui est en cours. Le budget gargantuesque de notre 44e Président, le premier d’une longue série, augmente davantage la dette nationale que tous les 43 précédents réunis, de George Washington à George Deubeulyou11. Le Président veut une assurance maladie à l’européenne, des crèches à l’européenne, une éducation nationale à l’européenne, et, comme les Européens l’ont découvert, même avec des taux d’imposition à l’européenne, le compte n’y est pas. En Suède, la dépense publique représente 54 % du PIB. En Amérique, c’était 34 % – il y a dix ans. Aujourd’hui, c’est près de 40 %. Dans quatre ans, ce chiffre aura atteint un niveau très suédois.
« Oubliez l’argent, le déficit, la dette, les grands nombres avec douze zéros derrière (…) Le problème ce n’est pas le coût. »
Mais laissons de côté l’argent, le déficit, la dette, les grands nombres avec douze zéros derrière. Ceux que l’on appelle les conservateurs fiscaux se trompent souvent de problème. Le problème n’est pas le coût. Ces programmes seraient mauvais même si Bill Gates faisait tous les mois un chèque pour les financer. Ils sont mauvais parce qu’ils pervertissent la relation entre le citoyen et l’État. Même s’il n’y avait pas de conséquences financières, les conséquences morales et même spirituelles seraient toujours fatales. C’est le stade qu'a atteint l’Europe.

L’Amérique est juste au début de ce processus. J’ai regardé les classements dans La Liberté dans les 50 États, publié par l’université George Mason le mois dernier12. Le Nouvel Hampshire est numéro un, l’État le plus libre de la nation, ce qui en fait presque à coup sûr l’endroit le plus libre dans tout le monde occidental. Et ça m’a plutôt déprimé. Car « l’État du granit13 » me semble beaucoup moins libre que lorsque j’y suis arrivé, et puis vous espérez toujours qu’il existe un ailleurs où aller, juste au cas où les choses tourneraient mal et que vous deviez reprendre la route. Et, au fond du classement, aux cinq dernières places, il y avait le Maryland, la Californie, le Rhode Island, le New Jersey, et l’État le moins libre de toute l’Union, d’assez loin : New York.

New York ! Que dit la chanson ? « Si vous pouvez réussir ici, vous pourrez réussir n’importe où ! »14. Si vous pouvez réussir ici, vous êtes une sorte de génie. « C’est le pire manque à gagner fiscal depuis la Grande Dépression » a annoncé le gouverneur Patterson il y a quelques semaines. En conséquence qu'annonce-t-il ? Il prépare la plus forte augmentation d’impôt de toute l’histoire de New York. Si vous pouvez réussir ici, il peut vous taxer ici – grâce à une taxe municipale, des taxes sur les ventes, une taxe doublée sur la bière, une taxe sur l’habillement, une taxe sur les courses en taxi, une « taxe iTunes », une taxe sur les coupes de cheveux, 137 nouvelles hausses d’impôts en tout. Appelez aujourd’hui le 1-800-I-♥-NEW-YORK et commandez votre nouvelle trousse de formulaires fiscaux pour juste 199,99 $, plus la taxe de 12 % sur les formulaires fiscaux et les frais de dossiers de 4 % partiellement remboursable au paiement de la taxe de 7,5 % sur les déclarations de revenus. Si vous pouvez réussir ici, vous n’aurez certainement aucune difficulté à réussir au Tadjikistan.

jeudi 1 septembre 2011

Zemmour : « la suprême habileté de l'idéologie dominante est de nier sa nature d'idéologie »


Après les organisations catholiques au printemps, quatre-vingts députés UMP demandent le retrait de certains manuels scolaires de biologie. Le centre droit de Sarkozy est tétanisé par le qu'en-dira-t-on médiatique et la puissance des lobbies de gauche. Cette polémique illustre à quel point des décennies de désintérêt par le centre droit pour la chose culturelle et l'école ont rendu ce centre droit impuissant. Quand le centre droit se tait, la gauche sociétale utilise l’école pour endoctriner des générations d’enfants, quand il réagit, il est accusé d’être réactionnaire, de se mettre au service des lobbies catholiques, de faire de l’idéologie. C’est la suprême habileté de l’idéologie dominante de gauche que de nier sa propre nature d’idéologie et d'accuser les autres d'être idéologiques.





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mercredi 31 août 2011

Palmarès des pages les plus lues sur
Pour une école libre

Voici les pages les plus vues depuis mai 2009 sur Pour une école libre au Québec. Les pages vues à partir de République de bananes qui reprend automatiquement les messages de Pour une école libre au Québec à l'identique ne sont pas comptabilisées...











19 mai 2011, 14 commentaires
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2 mars 2011, 19 commentaires
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1 déc. 2010, 15 commentaires
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2 juin 2011, 8 commentaires
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ECR — Des nouvelles sur le procès Collège Loyola c. le ministère de l'Éducation

Des nouvelles du procès qui oppose le Collège Loyola au Monopole de l'Éducation du Québec dans le dossier de l'imposition du programme d'ECR — sans possibilité de présenter ce programme en respectant une optique catholique — à toutes les écoles privées du Québec.

Les deux parties ont déposé leur mémoire respectif devant la Cour d'appel du Québec.

De source sûre, nous apprenons que le greffier a informé les parties que la Cour les entendra probablement en mars ou avril 2012.

Voir aussi

Directeur du collège Loyola : la perspective prescrite en ECR est relativiste

ECR — Décision favorable en première instance au Collège Loyola dans l'affaire qui l'oppose au Monopole de l'Éducation





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France — La polémique autour des manuels de sciences qui font la promotion de la théorie du genre ne faiblit pas

Sur l'enseignement obligatoire de la théorie du genre, le président du parti CPNT (droite) Frédéric Nihous estime que,

« si cette théorie est peut-être un sujet intéressant pour une classe de philosophie, elle ne l'est certainement pas pour un programme de SVT qui doit s'appuyer, par définition, sur la seule science !»

Selon l’ancien député de Nice Jérôme Rivière (droite), la théorie du gendre est

« une idée philosophique qui n’est pas scientifique, tout comme l’était la théorie de l’eugénisme si populaire au début du XXe siècle ».

Le secrétaire général de l’UMP (centre-droite au pouvoir), Jean-François Copé, a apporté son soutien aux députés qui réclament le retrait des manuels scolaires présentant la théorie du genre comme une vérité scientifique :

« Ce qui est profondément choquant dans cette affaire, c’est que la théorie du genre, qui est une théorie défendue par des personnes mais combattue par d’autres, soit présentée comme une vérité scientifique alors que ça ne l’est pas. C’est comme si on présentait dans les manuels d’économie la théorie marxiste comme une vérité scientifique. Cela justifie que des députés [80 députés] s’en émeuvent et je pense qu’ils ont raison et il serait absolument inacceptable que l’on fasse des procès d’intention d’homophobie ou autres, ce qui n’est absolument pas le cas, à des parlementaires qui s’interrogent. »

De son côté, Christian Vanneste de la coalition au pouvoir a écrit une lettre personnelle au ministre, dont voici un extrait :

« Il est manifeste que certains manuels, soutenus par des déclarations d’enseignants, de chercheurs ou de lobbyistes, souhaitent introduire dans cet enseignement une idéologie qui consiste à faire de l’identité sexuelle, comme c’est le cas du rôle et de l’orientation, une construction sociale. Je me contenterai d’un exemple qui me paraît en tous points scandaleux. Il s’agit de la page 173 du livre Bordas, qui traite la question de l’identité et de l’orientation sexuelles dans le sens de l’idéologie du gender, en s’appuyant sur les exceptions pour justifier l’importance du conditionnement social non seulement pour l’orientation mais aussi pour l’identité, et en accompagnant les textes de photos qui appartiennent au registre de la propagande : la première montrant une manifestation de transsexuels, et la seconde, indiquant sur une banderole : « l’orientation sexuelle est une liberté fondamentale ».

Il me paraît très clair que cette manipulation idéologique éhontée d’élèves, est non seulement contraire à la lettre et à l’esprit du programme, mais qu’elle est tout simplement révoltante quant aux buts de l’éducation nationale. Celle-ci doit prodiguer un enseignement scientifique. Elle doit également susciter une réflexion dans les disciplines appropriées, la philosophie par exemple. Elle n’a pas à inoculer insidieusement une idéologie, d’ailleurs contraire au bon sens, à de jeunes esprits qui ne seront pas à même de la critiquer. Les réactions du ministère ont, pour le moment, été singulièrement insuffisantes. Elles ont manqué de clarté et de fermeté, alors qu’il s’agit simplement de faire respecter les textes. »

Voir aussi

France — La théorie du genre imposée au bac pousse des écoles à considérer d'autres examens

France — l'imposition de la théorie du genre affaiblit l’autorité de l’institution scolaire

La théorie du genre dans les manuels scolaires français (pdf)

France — La théorie du genre dans les nouveaux manuels de biologie français




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États-Unis — Choix scolaire grandissant malgré l'opposition musclée des syndicats



L'expert en éducation Patrick McCloskey discute de la liberté scolaire croissante aux États-Unis et des difficultés liées à la transformation du système éducatif aux États-Unis et au Canada.



Avec l'introduction des chèques scolaires en Indiana, 70 % des parents choisissent des écoles catholiques alors que celles-ci forment moins de la moitié des écoles privées.


Ce qui n'a pas l'heur de plaire aux syndicats de l'Indiana qui manifestent agressivement devant des écoles catholiques qui bénéficient de cette liberté et donnent une chance aux enfants noirs et défavorisés de leur bassin scolaire : 85 % des élèves de l'école catholique Messmer vont ainsi à l'université. Ces manifestations syndicales se sont accompagnées de vandalisme.





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mardi 30 août 2011

Épreuve de français pour enseignants — « démission calamiteuse »

Lettre ouverte de Marc Simard, professeur d'histoire au collège François-Xavier-Garneau, à Québec, publiée dans La Presse :

La Presse a rapporté, samedi dernier, que la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ) avait adopté une résolution abolissant la limite de quatre essais au Test de certification en français écrit pour l'enseignement (TECFEE). Un de ses directeurs, Bernard Garnier, justifiait cette décision en précisant que les quadruples récidivistes se verront imposer des mesures compensatoires le cas échéant, de sorte que, affirmait-il avec candeur, «ce n'est pas un bar ouvert». Rappelons que le test a comme objectif de vérifier que les futurs enseignants possèdent une maîtrise «suffisante» du français et que son seuil de réussite est fixé à 70%.

Cette décision est le symbole d'une démission collective calamiteuse en ce qui a trait à la qualité du français et véhicule une fois de plus le message de la démission sociétale et du nivellement par le bas. Elle n'est hélas motivée que par le refus des universités québécoises d'expulser des étudiants qui rapportent de précieuses subventions. La maîtrise du français des futurs enseignants ne devrait pas être «suffisante», mais «excellente».

Cette exigence minimale est encore plus impérieuse dans une société comme la nôtre, dont la langue est en péril. Comme professeur de sciences humaines au collégial depuis de nombreuses années, j'enseigne entre autres à ces jeunes qui se destinent à des carrières dans l'enseignement. Et le constat que je dresse sur la qualité de leur français écrit comme oral n'a rien de réjouissant.

En fait, si je demande à un groupe de 40 élèves de produire un texte de 600 mots comme celui que je suis en train d'écrire, un ou deux fera moins de cinq fautes, une dizaine en commettra de cinq à quinze et les autres dépasseront ce dernier chiffre, plusieurs le doublant ou même le triplant. Des fautes d'orthographe, de grammaire et de syntaxe (on ne parle même pas ici de la sémantique et de la ponctuation, allégrement massacrées). Et je dois malheureusement ajouter que les futurs enseignants ne feront pas partie des meilleurs 50%, sauf exception.

Qu'est-ce qui explique ce désastre ? D'abord le fait que les meilleurs élèves de sciences humaines ne se destinent pas à l'enseignement. En second lieu, et je le dis à regret, la paresse «crasse» qui s'est installée chez nos étudiants en ce qui concerne la qualité du français. En effet, bien qu'ils disposent d'ordinateurs dotés de logiciels qui soulignent les éventuelles fautes de grammaire et d'orthographe (en rouge ou en vert), la plupart ne font pas l'effort d'effectuer les vérifications suggérées. Comme je le leur dis souvent, ils font plus de fautes que leurs prédécesseurs d'il y a 20 ans ou plus, qui rédigeaient leurs textes à la main ou à la machine à écrire. Ensuite, bien sûr, les lacunes de notre système d'éducation dans son ensemble (aggravées par les dérives déclenchées par le ministère de l'Éducation, dont des programmes d'enseignement du français absurdes), lequel a favorisé l'oral aux dépens de l'écrit et a prôné un laisser-aller funeste au nom de la réussite et de l'épanouissement personnel des élèves.

Sans compter l'actuelle vogue des textos et autres tweets, vecteurs d'appauvrissement du langage. Enfin notre laxisme collectif, tant comme parents que comme enseignants. Je dois le reconnaître, nous avons échoué à transmettre la maîtrise de notre langue et nous avons dilapidé l'héritage culturel que les générations précédentes s'étaient échinées à préserver depuis les humanistes de la Renaissance.

Les professeurs qui m'ont enseigné au primaire et au secondaire ne possédaient pas de diplôme universitaire (certains n'avaient même pas fréquenté l'École normale), mais ils ne faisaient pas de fautes. En ce qui a trait à la maîtrise du français, l'enseignant se doit d'être irréprochable : un mauvais arbre ne donne pas de bons fruits !




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Éthique — débat autour du « mariage » homosexuel

L’abbé de Tanoüarn est l’ancien vicaire de St-Nicolas-du-Chardonnet, il est prêtre catholique traditionaliste, membre de l’Institut du Bon-Pasteur (IBP), directeur du Centre Saint-Paul et de la revue Objections. Aurélien Véron est le président du PLD, le Parti Libéral Démocrate. Ils débattent cordialement du mariage homosexuel, pendant une quarantaine de minutes, avec la traditionnelle pendule d’échecs qui garantit un temps réparti.






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lundi 29 août 2011

Qui doit enseigner la sexualité : l'État, l'école, les amis ou les parents ?

Abordé à 11 ans : « Est-ce mal de faire le sexe avant le mariage ? »
« C’est quoi faire une pipe ?  »
À 14 ans : «  La sodomie est-elle un acte d’amour ? »
Pas d'enseignement de la sexualité à l'école primaire, cette année scolaire d'après la ministre Line Beauchamp, ce sera probablement introduit en 2013. Il y a déjà des cours sur la puberté en cinquième et sixième du primaire.

Une discussion avec Marie-Paul Ross, sexologue, la mère de famille Brigitte Bédard en studio et d'autres auditeurs au téléphone globalement en faveur de la primauté des parents en la matière.

Écoutez :
Premier extrait (12 minutes)
Deuxième extrait (10 minutes)
Troisième extrait (11 minutes) 
Quatrième et dernier extrait (8 minutes)

Rappelons qu'en 1992 le Ministre Michel Pagé, du Ministère de l’Éducation, établissait la position officielle du MELS, sur le cours obligatoire d’Éducation sexuelle, à l’effet que bien qu’il s’agisse d’un cours obligatoire, article 15 § 4 de la Loi sur l'instruction publique pouvait toujours être appliqué et invoqué par la demanderesse pour donner un cours équivalent à la maison. Il est intéressant de noter que le Ministre Pagé, en 1992, indiquait que : « l’école devra prévoir un encadrement particulier pour l’élève ainsi dispensé. Par exemple, l’élève pourrait s’adonner à des travaux à la bibliothèque. ».

Voir aussi :


L'éducation sexuelle que peuvent les parents face à l'État ?



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Legault sur l'immigration et les lois linguistiques en éducation : timide surplace ?

Selon le Journal de Montréal, François Legault estimerait qu'il faut donner « un grand coup de barre » pour défendre et promouvoir davantage le français. Pour y arriver, l'ex-ministre péquiste croit qu'il faut réduire le nombre d'immigrants reçus au Québec à 45 000 pour une période de deux ans.

C'est ce que le porte-parole de la Coalition pour l'avenir du Québec est venu dire lundi matin à Québec à l'occasion du dévoilement de son quatrième et dernier manifeste qui porte cette fois sur la culture et la langue. Il préconiser d'allouer 125 millions $ supplémentaires à l'intégration des nouveaux arrivants.

« La Coalition propose d'observer une pause de deux ans afin de redéployer de manière plus rationnelle et plus efficace l'effort d'intégration des immigrants à la société québécoise. Au cours de cette période transitoire, le nombre d'immigrants au Québec sera ramené à 45 000 personnes par année », a-t-il renchéri.

Rappelons d'abord que le gouvernement Charest a lui aussi déclaré récemment vouloir baisser le nombre d'immigrants à 50 000 par an pour une période de quatre ans, et non deux ans.

Ensuite quelle étrange conception de la « pause » que de faire venir 45 000 personnes par an, un des plus hauts taux d'immigration légale au monde par tête d'habitant...


Pour les ténors de la Coalition, le Québec doit être souverain en matière linguistique et il est donc légitime de recourir à la clause dérogatoire s'il le faut, notamment dans le cas des « écoles passerelles », qui permettent aux parents francophones et allophones d'envoyer leur progéniture à l'école anglaise.

Si cette position s'apparente à celle du Parti québécois, François Legault veut se distinguer de ses anciens collègues péquistes sur l'application de la Loi 101 aux cégeps. Selon lui, on ne devrait pas imposer la Charte de la langue française aux établissements d'enseignement collégiaux.

La dépêche de presse n'explique pas pourquoi il faudrait faire une différence entre le cégep (originalité québécoise inconnue en Europe par exemple où ces années sont intégrées au secondaire) et l'école secondaire.

Pour des réformes en profondeur du système éducatif, on se reportera à ce que le gouvernement britannique met en œuvre avec ses « écoles libres ».




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