samedi 5 novembre 2022

Solution à la pénurie de la main-d'oeuvre : formation et automatisation (puis natalité)

Rappelons la forte création d’emplois au Québec (+27 800) au mois d’octobre, hausse comparable à celle du mois d’août dernier après une stabilité en septembre. Le taux de chômage en Ontario a connu une faible augmentation, passant de 5,8 % en septembre à 5,9 % en octobre, en raison d’une forte hausse de la population active [l’immigration…]. Au Québec, le taux de chômage a fléchi à 4,1 % en octobre comparativement à 4,4 % en septembre.

L’article ci-dessous décrit une solution à la pénurie de main-d’œuvre : l’automatisation. Les travailleurs en chair et en os qui sont toujours à la tâche sont quant à eux devenus surtout des « gestionnaires de systèmes ». Extrait d’un article paru dans le Journal de Québec.

Pour Abipa, la robotisation des opérations a été payante. Airbus, Boeing, Embraer, Bombardier, Gulfstream, Dassault, Dhaer et Lockheed Martin font confiance à ses pièces usinées.

Un fabricant de pièces d’avion que l’on retrouve dans les Airbus A220 et les Global 7500 de Bombardier a investi plus de 30 millions $ dans des robots et des systèmes pour rester compétitif à son usine de Boisbriand.

« Sans nos machines, on serait plus du double d’employés, car aujourd’hui une personne gère six machines », soutient Rui Cabral, vice-président à la stratégie industrielle d’Abipa.

« Ça prendrait beaucoup de main-d’œuvre, que l’on n’a pas au Québec », poursuit-il.

[…]

À l’intérieur, plus de 130 personnes fourmillent entre les robots, qui cisèlent, taillent et percent des pièces, qui vont finir dans des avions.

Sans ces robots ultraperformants, il faudrait au moins 300 personnes pour arriver à faire le travail.

« Tâches répétitives »

Au Québec, près de la moitié des entreprises n’ont intégré aucune — ou presque aucune — technologie numérique dans leurs opérations, selon le plus récent Baromètre industriel québécois de Sous-traitance industrielle Québec (STIQ).

« Seules 3 % des plus petites sont très avancées dans leur processus d’intégration », souligne-t-on.

À l’ère où bien des PME sont encore frileuses à l’idée d’automatiser leurs opérations, Abipa fait figure d’exception.

Au moment où certains craignent l’arrivée des robots dans les usines, le directeur général d’Abipa Boisbriand, Rui Cabral, met en miettes le mythe du robot voleur d’emplois.

« Il y a des tâches répétitives ennuyantes, et pas très stimulantes, que la robotique peut mieux faire, et ça facilite aussi la gestion », explique-t-il.

Ses travailleurs syndiqués, qui gagnent dans la vingtaine de dollars l’heure, sont fiers de manier des joujoux à la fine pointe de la technologie, souligne-t-il.

[…]

Autour de lui, ses travailleurs d’usinage deviennent des spécialistes en logiciels. Fini l’époque où ils devaient se contenter de faire le même geste machinalement durant toute la journée, et parfois toute leur carrière.

Avec minutie, des employés font fonctionner des dizaines de stations avec de petits îlots, en plus de veiller au grain pour s’assurer de la qualité de l’outillage.

Au bout d’une allée dégagée, Rui Cabral nous montre sa machine vedette. On l’appelle « Shôrai », ce qui veut dire « futur » en japonais, pays d’origine du manufacturier.

Chasse aux talents

Alors que plus de 44 % des entreprises, faute d’employés, sont incapables de mener à bien leurs activités habituelles, selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), le manufacturier Abipa doit lui aussi mettre les bouchées doubles pour dénicher les talents dont il a besoin.

« Aujourd’hui, la chasse est ouverte. Il y a beaucoup plus de roulement qu’il y a 10 ou 20 ans. Avant, on choisissait ; maintenant, c’est l’employé », concède Rui Cabral.

« On les mobilise pour les garder intéressés et leur fournir des défis professionnels », mentionne-t-il.

Au bout de l’usine, au laboratoire, Alexandre Falardeau, qui programme la machine inspectant les morceaux, surveille la qualité des pièces.

« Je m’assure que la première pièce que l’on a est correcte avant de se lancer en grande production », conclut celui qui y travaille depuis 15 ans.

Voir aussi 

Pénurie de la main d’œuvre : miser sur l’automatisation

Pénurie de main-d’œuvre : robotisation et tâches à valeur ajoutée : Pièces d’auto Transit prend les grands moyens pour se tourner vers l’avenir

La noyade démographique du peuple québécois

Un texte de Mathieu Bock-Côté paru dans le Figaro de ce 5 novembre.

L’annonce faite par Justin Trudeau d’une augmentation des seuils d’immigration du Canada à 500 000 personnes par année d’ici 2025 a frappé l’imagination. Il ne s’agit pas d’un coup de tête de Justin Trudeau, qui, en cette matière, est le parfait représentant de l’élite canadienne qui a annoncé depuis plusieurs années son rêve de faire du Canada une grande puissance à la fin du siècle, en en faisant un pays de 100 millions d’habitants. L’immigrationnisme est au cœur du régime canadien et ne trouve pas d’opposition dans la classe politique, les conservateurs partageant globalement la même philosophie.

Le Canada a appris à se voir depuis une quarantaine d’années comme le laboratoire planétaire de l’utopie diversitaire. Il mène une expérience d’ingénierie sociale inédite, visant à transformer en profondeur le contrat social, pour devenir le premier État postnational, censé servir de modèle à l’humanité. Le Canada ne revendique aucun noyau culturel, sinon sa quête d’une toujours plus grande diversité, ce qui l’a amené, il y a quelques années, à célébrer le niqab à la manière d’un symbole confirmant sa propre ouverture. Le multiculturalisme devient la matrice identitaire d’un pays wokistanisé se faisant une fierté de se croire coupable de racisme systémique pour finir d’arracher ses racines européennes.


Ces changements démographiques liquident les derniers restes de ce qu’on appelait autrefois la thèse des deux peuples fondateurs, reconnaissant dans l’histoire du pays un pacte entre Anglais et Français. D’ailleurs, le Canada, qui prétend avoir deux langues officielles, est de plus en plus un pays bilingue de langue anglaise. Le caractère officiel du français est perçu comme un privilège discriminatoire à l’endroit des populations issues de l’immigration. Le peuple québécois n’est plus considéré qu’à la manière d’une communauté culturelle parmi d’autres, qui s’adonnerait au suprémacisme ethnique lorsqu’il demande à être traité comme un peuple à part entière. Et, d’ailleurs, les lois identitaires du Québec sont systématiquement contestées devant les tribunaux canadiens.

C’est au Québec seulement, forme d’État-nation inachevé enclavé au cœur de la fédération, qu’on s’oppose à cette décision fédérale. Nulle surprise ici. La question de l’immigration était au cœur de la dernière élection québécoise. Depuis vingt ans, l’immigration massive a entraîné une anglicisation accélérée de la grande région de Montréal. Car, malgré les lois protégeant le français, les immigrés s’anglicisent et se canadianisent davantage qu’ils ne se francisent et se québécisent. Les partis politiques du Québec ne se positionnent pas tous de la même manière en matière d’immigration, mais même les plus immigrationnistes ne proposent pas des seuils correspondant à l’hubris canadienne, dans la mesure où il est convenu que ses capacités d’intégration et de francisation sont limitées, dans le cadre canadien et l’environnement nord-américain.

Le Québec est pris dans un piège. Soit, pour conserver son poids politique dans la fédération (à l’origine de la fédération, il en représentait presque la moitié ; aujourd’hui, il en représente à peine plus de 20 %), il consent à une augmentation massive des seuils d’immigration, mais alors, nous assisterons à une régression accélérée de la langue française et de son identité francophone. Soit, pour éviter cette défrancisation accélérée, il consent à l’affaissement de son poids politique dans le Canada. Autrement dit, il est condamné à la disparition identitaire ou à la marginalisation politique. René Lévesque disait dès 1970 qu’il y avait, pour le Québec, deux ministères de l’immigration : « Un à Ottawa, pour nous noyer, et un à Québec, pour enregistrer la noyade. » Le Canada, qui, depuis les années 1840, a toujours misé sur l’immigration massive pour en finir avec sa part française, demeure fidèle à lui-même.

Obsédé par la seule croissance économique, le gouvernement de François Legault, autonomiste, mais non indépendantiste, espérait esquiver le retour de la question nationale, au point d’avoir mis de côté son principal ministre « identitaire », Simon Jolin-barrette. Il devra y revenir, d’autant que François Legault a déjà jugé l’augmentation des seuils d’immigration « suicidaire ». L’autonomie dans le Canada est une illusion destructrice. Dans le cadre canadien, le Québec est condamné à une dissolution identitaire et une neutralisation politique qui verra la grande aventure de l’Amérique française aboutir pathétiquement dans un résidu folklorique. Le Canada sera le tombeau du peuple québécois. Les indépendantistes le disent clairement depuis que Paul Saint-Pierre Plamondon est devenu chef du Parti québécois. À moins que les Québécois ne consentent par fatigue existentielle à leur propre disparition, ils sont appelés à renouer avec le combat du Québec libre.


jeudi 3 novembre 2022

Post-mortem de la pandémie

Petit à petit, on prend du recul par rapport à la pandémie Covid.

Le professeur John Ioannidis, de l’université de Stanford, l’un des meilleurs épidémiologistes au monde a publié ce mois un article intéressant à ce sujet. L’article s’intitule « Taux de mortalité par infection stratifié par âge de COVID-19 chez les personnes non âgées [0-59 ans et 0 à 69 ans] sur base des études nationales de séroprévalence prévaccination ».

Le document calcule le taux de mortalité par infection de la souche COVID originale de 2020 en utilisant les meilleures données disponibles, provenant d’un certain nombre de pays. Étonnamment, ce taux était dix fois inférieur au chiffre estimé par Ferguson de l’Imperial College. L’analyse erronée de Ferguson a été à la base de la décision de verrouiller le Royaume-Uni.

Ferguson a également surestimé le nombre de reproductions (infectiosité) du COVID, et a également largement surestimé l’efficacité réelle des mesures de verrouillage dans le monde réel.

Un chiffre se démarque. Le taux de mortalité par infection chez les 19 ans et moins était en fait de 3 par million d’infections. Ce serait encore plus faible chez les adolescents et les enfants en bonne santé.

Considérant que la mortalité due à la vaccination COVID est estimée entre un et 20 par million, on peut voir à quel point les pressions pour vacciner les jeunes en bonne santé, contre les directives de l’OMS, étaient et demeurent incroyablement mal avisées.

Détails

Il est important d’estimer avec précision le taux de létalité (taux de décès par infection) de COVID-19 chez les personnes non âgées en l’absence de vaccination ou d’infection antérieure puisque 94 % de la population mondiale ont moins de 70 ans et 86 % ont moins de 60 ans. Le taux de létalité doit être distingué du taux de mortalité qui considère la population totale (infectée ou non) alors que le chiffre de la létalité ne se rapporte qu’aux personnes atteintes par la maladie considérée.

Lors de recherches systématiques dans SeroTracker et PubMed, les auteurs ont identifié 40 études nationales éligibles sur la séroprévalence couvrant 38 pays avec des données de séroprévalence avant la vaccination. Pour 29 pays (24 pays à revenu élevé, 5 autres), des données sur les décès par COVID-19 stratifiées selon l’âge et des informations sur la séroprévalence stratifiées selon l’âge.

Les taux de létalité (TL) avaient une médiane de 0,035 % (intervalle interquartile 0,013 - 0,056 %) pour la population âgée de 0 à 59 ans et de 0,095 % (0,036 - 0,125 %) pour la population âgée de 0 à 69 ans.

Le TL médian était de 0,000 3 % à 0-19 ans [soit 3 morts par million d’infections], 0,003 % [3 décès par 100 000 infections] à 20-29 ans, 0,011 % à 30-39 ans, 0,035 % à 40-49 ans, 0,129 % à 50-59 ans et 0,501 % à 60-69 ans.

L’inclusion des données de 9 autres pays a donné un taux de létalité médian de 0,025 à 0,032 % pour les 0 à 59 ans et de 0,063 à 0,082 % pour les 0 à 69 ans.

Les analyses de métarégression ont également suggéré un taux de létalité (TL) global de 0,03 % et 0,07 %, respectivement, dans ces groupes d’âge. L’analyse actuelle suggère un TL prévaccination beaucoup plus faible dans les populations non âgées que précédemment suggéré. De grandes différences existaient entre les pays et pouvaient refléter des différences dans les comorbidités (l’obésité aux États-Unis par exemple) et d’autres facteurs. Ces estimations fournissent une base à partir de laquelle il est possible d’analyser les déclins supplémentaires du TL avec l’utilisation généralisée de la vaccination, l’augmentation du nombre de personnes ayant été précédemment infectées antérieures et l’évolution de nouveaux variants.

L’évaluation systématique complète des études nationales de séroprévalence actuelles suggère que le taux de létalité de la COVID-19 parmi les populations non âgées avant que la disponibilité des vaccins était nettement inférieur à celui calculé précédemment (4 à 8) et publié dans le Lancet en avril 2022, en particulier parmi les plus jeunes.

Autre diagnostic plus social, philosophique et politique axé sur le Québec

Pourquoi avons-nous été les champions des mesures sanitaires en Amérique du Nord ? Et qu’en est-il de notre humanité ?

Réalisée par Francis Denis et enrichie des réflexions d’Éloïse Boies, de l’animateur Dominic Maurais, de la philosophe Chantal Delsol et du professeur Claude Simard, cette œuvre donne la parole à l’auteur et rédacteur en chef de Libre Média Jérôme Blanchet-Gravel, qui, entre le Québec et le Mexique, livre une analyse de l’état de la société québécoise après plus de deux années de pandémie dont les médias et la classe politique nous parlaient tous les jours.

Voir aussi 

Gestion de la pandémie — La sédentarité a bondi chez les jeunes 

Danemark arrête la vaccination anti-covid pour les moins de 18 50 ans (sauf cas particuliers)  

Québec — La violence envers les enseignants explose dans les écoles 

Suède et Suisse — Enfants peu à risques et peu contagieux (juillet 2020)

Les leçons européennes (comparaisons entre pays) sur l’ouverture des écoles pendant le début de la pandémie (décembre 2020) 

Québec — Les pédiatres réclament la réouverture des écoles le 11 janvier (2021) 

Augmentation de 40 % des jeunes de 12 à 17 ans admis à l’hôpital pour des raisons de santé mentale (mai 2021)

Cannabis — la consommation depuis la légalisation est passée de 14 % à 20 % de 2018 à 2021 (octobre 2021) 

Gestion de la Covid — l’impact principal au niveau mondial n’est pas l’impact sanitaire mais l’impact psychiatrique [et éducatif]

Les deux tiers d’une année scolaire et universitaire perdus dans le monde à cause des fermetures dues au Covid-19, selon l’UNESCO (publié en janvier 2021)

Gestion de la pandémie — Hausse des tentatives de suicide chez les adolescents et les jeunes adultes (France, mai 2021) 

Les vaccins à ARNm Covid sont-ils sûrs ? 

Covid-19 — A-t-on donné le mauvais type de vaccins ? (m à j, autre étude)

Projet de loi 15 du Québec — les parents de plus en plus évincés par l’État comme protecteur de l’intérêt de l’enfant

Ingrid Riocreux sur les médias, les « vérificateurs de faits », la pandémie, la censure

Le cours ECR, école de l’unanimisme politiquement correct 

Du programme ECR à l’affaire Michaud : la servilité de nos élites 

Les deux-tiers des Québécois pour conserver le crucifix, les députés à l’unanimité contre

 

 

Invasion migratoire en Grande-Bretagne, peut-on utiliser le mot ?

Dans Face à l’info du 1er novembre (la Toussaint) sur CNews, Mathieu Bock-Côté revenait sur les propos de la Ministre de l’intérieur britannique qui dénonçait l’invasion migratoire actuelle.

Suella Braverman [d’origine indo-pakistanaise dont les parents sont venus du Kenya et de l’île Maurice] a qualifié le système de migration du Royaume-Uni de « cassé », car elle a affirmé que « l’immigration illégale est hors de contrôle ». [Madame Braverman a par ailleurs déclaré qu’elle était fière de l’Empire britannique…]

Le ministre de l’Intérieur, confronté à des questions aux Communes sur le chaos au centre de détention pour migrants de Manston dans le Kent, s’est vu rappeler par un député travailliste que le Parti conservateur était au pouvoir depuis 12 ans.

Braverman a également affirmé que la côte sud de l’Angleterre faisait face à une « invasion » de migrants — un jour après qu’un centre de détention à Douvres a été bombardé d’essence.

La rhétorique enflammée de la ministre de l’Intérieur est intervenue lors d’un discours provocant où elle a affirmé parler au nom de la « majorité patriotique du peuple britannique » qui veut des frontières sûres et sécurisées.

Lors des questions au gouvernement, Braverman a même audacieusement accusé un député travailliste d’utiliser un « langage incendiaire ».

Cela survient alors que la crise de la traversée de la Manche s’aggrave, dans un contexte d’inquiétude croissante quant aux conditions dans lesquelles les migrants sont détenus à leur arrivée au Royaume-Uni en attendant que leur dossier soit traité, et après que l’un des sites de Douvres a été incendié.

Aux Communes, Braverman a choisi de passer à l’attaque et de faire de la question un parti politique en accusant le Parti travailliste de jouer à des « jeux de société politiques ».

Elle a dit aux députés : « Soyons clairs sur ce qui se passe réellement ici : le peuple britannique mérite de savoir quel parti est sérieux quant à l’arrêt de l’invasion sur notre côte sud et quel parti ne l’est pas.

« Quelque 40 000 personnes sont arrivées sur la côte sud cette année seulement. Beaucoup d’entre eux sont facilités par des gangs criminels, dont certains sont de véritables membres de gangs criminels.

« Alors, arrêtons de prétendre qu’ils sont tous des réfugiés en détresse. Tout le pays sait que ce n’est pas vrai. Seuls les honorables députés d’en face prétendent le contraire.

« Il faut être franc avec le public. Le système est brisé. La migration illégale est hors de contrôle et trop de gens s’adonnent à des jeux de coulisses politiques, dissimulant la vérité plutôt que de résoudre le problème. »

Dans un autre commentaire provocant, Braverman a déclaré « il y a des gens qui préféreraient se débarrasser de moi ».

Braverman a été chahuté par les députés travaillistes, avant d’ajouter : « Laissez-les essayer. Je sais que je parle au nom de la majorité décente, respectueuse des lois et patriote des Britanniques de tous horizons qui veulent des frontières sûres et sécurisées.

“Les travaillistes ont peur que ce parti ne les délivre.”

La députée travailliste Zarah Sultana a été parmi les premières à condamner le langage qui “attise la haine et propage la division”. “Elle est totalement inapte à être ministre de l’Intérieur”, a-t-elle ajouté.

Jusqu’à présent cette année, près de 40 000 personnes ont fait le dangereux voyage depuis la France, traversant les voies de navigation les plus fréquentées du monde en dériveurs et autres petits bateaux, selon les chiffres provisoires du gouvernement.

Dimanche, la police a déclaré que deux ou trois engins incendiaires avaient été lancés sur un centre de traitement des migrants à Douvres et avaient provoqué un incendie.

Le suspect, un homme de 66 ans de High Wycombe, a été identifié et retrouvé mort dans une station-service à proximité, a déclaré la police du Kent.

Deux personnes à l’intérieur du centre de Western Jet Foil ont été légèrement blessées.

Bien que le site soit resté ouvert, 700 personnes ont été déplacées à Manston pour des raisons de sécurité.

Source : Huffington Post


mercredi 2 novembre 2022

Macron bloque Rumble et Odysee en France

Plusieurs lecteurs habitant en France nous ont contactés, ils ne peuvent plus voir nos vidéos sur Rumble. À la place, ils voient ce message peu amène en anglais (!) :

La cause invoquée par Rumble est l’exigence présentée par le gouvernement français à Rumble de retirer de leur plateforme un certain nombre de créateurs de contenus.

La plateforme américaine est utilisée par l’équipe de campagne de Donald Trump intégrée dans son nouveau réseau social « Truth Social », mais également par les médias russes RT et Sputnik, ainsi que par l’analyste pro-russe Xavier Moreau en France.

Le blocage du site Rumble fait écho au récent blocage des chaines RT France et Sputnik sur la plateforme américaine de diffusion Odysee.

Tout cela au nom de la défense des « valeurs européennes » contre l’ogre russe et la vipère lubrique néo-fasciste sans doute…

La réaction du PDG de Rumble :


Le PDG de Rumble Chris Pavlovsk sur Twitter : « Comme Elon Musk, je ne vais pas changer les règles pour un gouvernement étranger. Rumble va désactiver complètement la France (la France n’est pas importante pour nous) et nous allons contester la légalité de cette demande. »  

 

Starlink, l’accès internet très haut débit par satellite, venait d’obtenir les autorisations nécessaires pour se lancer en France, mais pas question  pour Elon Musk de censurer la Russie : « Certains gouvernements (pas l’Ukraine) ont demandé à Starlink de bloquer les sources d’information russes. Nous ne le ferons pas, sauf sous la menace d’une arme. Désolé d’être un absolutiste de la liberté d’expression. »

Pour contourner cette censure éhontée, utilisez un VPN comme Nord VPN ou encore des applications comme DNSChanger (téléchargeable sur Google Play) pour vos téléphones mobiles.

Plus de détails :

Le gouvernement français harcèle Rumble pour censurer la Russie, Rumble se retire de France

Sommée de censurer les médias russes, la plateforme Rumble désactive son accès en France

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/102109-sommee-censurer-medias-russes-plateforme-rumble-desactive-acces-france

Sommée de censurer les médias russes, la plateforme Rumble désactive son accès en France

Le gouvernement français censure Rumble en France, explication

mardi 1 novembre 2022

Économiste Pierre Fortin : une forte immigration NE règle PAS la pénurie de main d’œuvre et n'enrichit pas nécessairement collectivement

Le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau a rehaussé ses seuils d’immigration avec comme objectif d’accueillir 500.000 nouveaux arrivants chaque année d’ici 2025 afin de compenser un manque de main-d’œuvre criant, a annoncé mardi le ministre de l’Immigration.


Pourtant, pour l'économiste Pierre Fortin, des seuils élevés NE règlent PAS la pénurie de main d’œuvre et n'enrichissent pas collectivement.

Ottawa prévoit d’accorder la résidence permanente à 465.000 personnes en 2023 (soit 18 000 de plus que précédemment), 485.000 en 2024 (soit 34.000 de plus) et 500.000 en 2025.

En 2021, le pays a accepté plus de 405.000 immigrants, soit «le plus grand nombre que nous ayons jamais accueilli en une seule année», a souligné le ministère de l’Immigration dans un communiqué. «À l’heure actuelle, la population du Canada croit presque deux fois plus vite que celle de toute autre économie du G7», a ajouté le ministre Sean Fraser. Parmi le groupe des sept grandes puissances, le Canada, qui compte près de 39 millions d’habitants, enregistre la plus grande proportion d’immigrants avec près d’un Canadien sur quatre né à l’étranger.

(Pierre Fortin le 26 mai 2022)

Jean-François Lisée pose la question : pourquoi l'Ontario, la province qui amasse le plus d'immigrants par année, ne parvient-il pas depuis dix ans à résoudre ses problèmes de « pénurie de main d’œuvre » ? Et si les nouveaux immigrants créaient des besoins supplémentaires, de nouveaux postes jamais pourvus ? Et si la pénurie de main d’œuvre était une pénurie d'emplois bien rémunérés ? Et si cette prétendue pénurie trahissait un manque de productivité, d'automatisation ?

 

Voir aussi

Facal : « Immigration: des savants fous au laboratoire »

Pierre Vermeren : « Après la guerre, nous avons voulu devenir l'Amérique, le Japon a voulu rester le Japon » 

Bloomberg: les salaires canadiens stagnent en raison de l’immigration de masse alors que l’inflation grimpe 

Pénurie de la main d'œuvre : miser sur l'automatisation    

Grand remplacement — Les immigrants représentent près du quart de la population canadienne 

L'initiative du Siècle (dont un des cofondateurs est Dominic Barton, actuellement ambassadeur du Canada en Chine populaire). En anglais uniquement.

Le patronat québécois reprend de plus belle sa campagne en faveur de l’immigration massive : 64 000 par année au Québec ! (1er avril 2021, ce n’est hélas pas un poisson d’avril)

Crise du logement : le tabou des seuils d’immigration trop élevés

L’augmentation de l’immigration a amplifié la crise du logement 

L'économiste Pierre Fortin critique la politique d'immigration actuelle

Implosion démographique : y remédier en renouant avec des valeurs qui privilégient descendance et transmission 

Les Canadiens français deviendraient minoritaires au Québec en 2042 (long billet, graphiques)

Montréal : en 2031 les minorités visibles représenteront 31 % de la population 

Démographie — En 15 ans, les minorités visibles sont passées au Québec de 7 % à 13 % de la population

Canada, champion de l'augmentation du prix du logement depuis 2000, aussi un pays à très forte immigration...

Les entrées illégales par Roxham atteignent un sommet historique, Ottawa reste de marbre

lundi 31 octobre 2022

« On veut réindustrialiser la France, mais avec quels ingénieurs ? »

Volet consacré à l'école au complet

Voir aussi  

Les jeunes ados sont-ils moins doués aujourd'hui pour le travail manuel ? 

Le modèle suisse de formation professionnelle fait bien des envieux  

France — Le rôle de l'école d'abord l'effort et la discipline avant l'ouverture sur le monde

Pierre Vermeren: « Les jeunes hommes sont-ils en trop dans la société » ?

Université anglophone Concordia : « Repérer et contrer le colonialisme en physique contemporaine »

Moins de science dans le programme de sciences au cégep... pour augmenter le taux de réussite ?

La vérité sur l'affaire Galilée, l'hypothèse sans preuve (rediff)

Mythe — Le Moyen Âge n’a pas cru que la Terre était plate (m à j)

Québec — L’enseignement des sciences d’après la « réforme pédagogique »

Québec — La dégringolade en sciences

L'université aujourd'hui : face à face de deux « polémiques » (deux poids deux mesures selon que vous serez homme ou femme)


  
 
 

Les jeunes femmes gagnent plus que les jeunes hommes dans les métropoles américaines

Discrimination — Les lesbiennes gagnent plus que les hétérosexuelles.

Le cerveau des hommes et celui des femmes seraient connectés différemment

L’État [et ses emplois à l’abri des aléas économiques] se féminise et se « diversifie » 

Humour — Guy Nantel à la manifestation étudiante (ignorance désinvolte, manque de culture assumée)

L’école infantilise-t-elle les adolescents ?

dimanche 30 octobre 2022

Novlangue — la gauche « s’indigne » ou « s'engage », la droite « récupère »

Récupération : attitude honteuse de l’« extrême droite » quand elle imite la gauche qui, elle, s’indigne légitimement ou s’engage fort à propos pour des faits similaires, mais qui l’arrangent. 

 


Les médias de gauche ont beaucoup utilisé le mot de « récupération » dans l’affaire qui entoure la mort d’une jeune fille de 12 ans dans des circonstances atroces. Exemple dans l’introduction de Wikipédia (qui n’est en rien neutre sur les sujets sociétaux) sur cette affaire :

La suspecte est une Algérienne de 24 ans, illégalement en France depuis 3 ans, « aux antécédents psychiatriques », enlève la jeune Lola après l’école, à 15 heures.   Un peu plus tard, une caméra vidéo montre la même jeune femme ressortir de l’immeuble avec malle et valise… Elle a raconté à la police avoir attiré chez sa sœur la jeune Lola vivant dans le même groupe d’immeubles que cette dernière. Elle aurait obligé Lola Daviet à prendre une douche de force avant de l’abuser sexuellement, le tout alors qu’elle était bâillonnée. La jeune collégienne [début du secondaire en France] aurait reçu des coups post mortem au niveau de l’épaule ainsi que du cou à l’aide d’objets tranchants. Dahbia B. a poursuivi son récit à la police et a expliqué avoir mis la jeune fille de 12 ans à l’intérieur d’une caisse avant de sortir dans la rue. Une connaissance serait alors venue récupérer la femme de 24 ans en voiture pour l’emmener dans les Hauts-de-Seine. Puis, la principale suspecte serait revenue dans la soirée chez sa sœur, laissant la malle dans la cour de l’immeuble. Malle et valise contiennent le corps de Lola Daviet qui présente des plaies importantes au niveau de la gorge, les chiffres « zéro » et « un » marquant des parties de son corps. Dahlia B. est revenu sur ses dires par la suite.

Libération dans le cas de l’affaire Lola

(Comme le montre Mathieu Bock-Côté ci-dessous la famille ne dit pas cela)


 

Mathieu Bock-Côté sur cette affaire et la notion de récupération

 

Toujours Libération, mais cette fois avec comme méchants des blancs policiers et comme gentils des non européens. Libé parle donc « d’engagement ». 

Adama Traoré est mort alors qu’il fuyait un contrôle de la police française. Père de 17 enfants, incarcéré à deux reprises pour divers délits, il fut accusé de viol par un codétenu (mâle donc) de 23 ans. Quant à Théo Luhaka, il subit des lésions lors d’une altercation avec la police française et fournit plusieurs versions sur l’incident. Ces lésions semblent avoir été accidentelles, le conseil de discipline a proposé que les agents reçoivent un blâme. 
  

 

Récit de l’affaire dans Le Parisien

 Vendredi dernier, il est environ 15 h 30 lorsque le père de Lola s’inquiète de ne pas voir sa fille revenir du collège. Ayant accès aux caméras de surveillance, ce concierge constate avec stupeur sur les images que la collégienne de 12 ans est bien rentrée dans la résidence, précédée d’une jeune femme d’une vingtaine d’années à la silhouette svelte. Vers 17 heures, il remarque cette fois que cette inconnue ressort de l’immeuble, sans sa fille, les bras lestés de deux valises : un bagage cabine et une lourde caisse en plastique à roulettes.

Inquiet, le père de Lola signale la disparition de sa fille à la police. Dans la soirée, un premier témoin se manifeste auprès des fonctionnaires dépêchés pour les constatations sur place et déclare qu’une femme lui a proposé, plus tôt dans l’après-midi, de l’argent en échange de son aide. Elle lui aurait demandé de charger ses bagages dans une Dacia conduite par un homme. Selon ses déclarations, celle-ci lui aurait promis de le rémunérer grâce à une « vente d’organes » contenus dans la caisse. En portant la malle en plastique, le riverain aurait constaté que du sang s’écoulait de l’intérieur et senti une forte odeur de javel. Il pense également avoir senti un membre à l’intérieur de la valise.

Vers 23 h 15, un second témoin découvre la malle abandonnée dans les parties communes de la résidence, côté rue d’Hautpoul. À l’intérieur, gît le corps de Lola, recroquevillé. Son visage est intégralement scotché, ses mains et ses pieds entravés. Elle présente une plaie profonde au niveau de la gorge. De manière énigmatique, deux étiquettes sur lesquels sont inscrits, en rouge, les chiffres « 1 » et « 0 » sont scotchés sous chacun de ses pieds.

L’autopsie révèle que Lola a succombé d’une « défaillance cardiorespiratoire avec manifestation asphyxique ». Son bourreau lui a aussi asséné des coups post-mortem à l’arme blanche, au niveau du dos, du visage et du cou. Un rouleau de scotch et un cutter sont par ailleurs saisis dans le troisième sous-sol de la résidence.

Un supplice qui se serait déroulé dans un appartement de la résidence


Après enquête de voisinage et exploitations téléphoniques et de vidéosurveillance, les policiers de la Crim identifient la femme à la malle comme étant Dhabia B. Devant les enquêteurs, avant ses rétractations soudaines, elle déroule un scénario macabre. Elle raconte avoir croisé Lola vendredi après-midi et l’avoir entraînée jusqu’à l’appartement de sa sœur. Elle aurait alors intimé à la collégienne de se doucher avant de lui imposer des attouchements sexuels ainsi qu’un acte buccal sur ses parties intimes. Puis elle lui aurait infligé des sévices d’une sauvagerie inouïe au cours desquels Lola serait décédée.

Dans le même temps, les policiers parviennent à mettre un nom sur le conducteur de la Dacia : Rachid N., 43 ans, chauffeur VTC de profession et ami de longue date de Dhabia B. En garde à vue, il admet avoir accepté de transporter la meurtrière présumée et ses bagages dans sa voiture de fonction jusqu’à son domicile à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Au bout de deux heures, il aurait appelé un autre chauffeur VTC et congédié son amie. Celle-ci serait alors retournée à Paris avec ses bagages et les aurait abandonnés dans la résidence du crime pour une raison ignorée. Elle serait ensuite rentrée à Bois-Colombes, où elle aurait dormi chez des proches, avant d’être interpellée au petit matin. Rachid N. a été mis en examen ce lundi soir pour « recel de cadavre » et placé sous contrôle judiciaire.

Des propos décousus et incohérents

En raison du crime commis dans son appartement, la grande sœur de Dhabia B. a également été brièvement placée en garde à vue avant d’être libérée sans charges. Au moment du meurtre, dont elle dit tout ignorer, elle se trouvait sur son lieu de travail. La jeune femme de 26 ans a confié aux enquêteurs que sa petite sœur s’était marginalisée depuis quelques années et qu’elle tenait depuis lors des propos décousus et incohérents. Dans ses discussions obsessionnelles, elle évoquerait comme thématiques « l’amour » ou « le ciel ».

Selon les déclarations de cette sœur très insérée, Dhabia B. aurait souffert du décès de ses parents. Les deux jeunes femmes seraient arrivées séparément en France il y a moins de dix ans en provenance d’Algérie. Dhabia B. se trouvait manifestement depuis en situation irrégulière lors de son arrestation. Inconnue des services de police en tant qu’auteure, elle apparaît seulement dans une procédure judiciaire comme victime en 2018 de faits de violences volontaires par conjoint. Son avocat, Me Alexandre Silva, n’a pas souhaité s’exprimer à ce stade, si ce n’est pour démentir tout mobile lié à la vente d’organes ou rituel satanique. Le conseil de la sœur de la meurtrière présumée, Me Maxime Bailly, n’a pas non plus voulu faire de commentaires.

Meurtre de Lola : Dhabia B., la présumée meurtrière algérienne, a eu une altercation violente en 2019 avec des secrétaires d’un cabinet médical à Paris, une main courante avait été déposée. Les ministres Darmanin et Dupond-Moretti affirmaient pourtant qu’elle était inconnue de la police…

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Le Conseil de l’ordre des médecins donne raison au Dr Christian Perronne, désinformateur controversé pour Radio-Canada

Livre désapprouvé par la SRC
 
  
L’inamovible Émilie Dubreuil de Radio-Canada (maîtrise en études littéraires) écrivait l’année passée lors d’une héroïque chasse aux ouvrages antivax dans les bibliothèques :

On peut également se procurer à BAnQ, à Montréal, le titre Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ? COVID-19 : l’union sacrée de l’incompétence et de l’arrogance, un ouvrage controversé de Christian Perronne, auteur de plusieurs fausses nouvelles sur les vaccins qui a été démis de ses fonctions hospitalières par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris [AP-HP] en décembre 2020. 

Précisons tout de suite que le Dr Christian Perronne n’est évidemment pas contre les vaccins en général, mais contre l’obligation (à toutes fins pratiques) imposée par l’État de se faire inoculer certains vaccins dont l’utilité ou linnocuité n’étaient pas prouvées pour tous.

Le conseil de l’ordre des médecins lui a récemment donné raison contre ses accusateurs au moment où il publie un troisième livre sur la pandémie, après deux succès de librairie (dont bien sûr l’ouvrage « controversé » pour Radio-Canada). On trouvera ci-dessous un texte paru dans le Figaro à cette occasion.

On ne peut dénier à Christian Perronne une belle ténacité. Accusateur infatigable des choix gouvernementaux pendant la pandémie, il publie un troisième livre dans lequel il défend ses positions. Il est intitulé Les 33 questions auxquelles ILS n’ont toujours pas répondu (Albin Michel). Le ton abrasif employé par cet ancien chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches a choqué les tièdes, mais il a contribué à pointer l’alarmisme exagéré du conseil scientifique et du ministère de la Santé dans la gestion de la pandémie, le musellement des libertés publiques bien au-delà du raisonnable, et la dérive laxiste des dépenses publiques à coups de tests PCR remboursés, d’entreprises indemnisées pour atténuer le choc d’une économie en arrêt forcé. 

Tout comme Didier Raoult, Christian Perronne préconisait une variation autour du modèle suédois ; il n’y avait pas de quoi crier au complotisme, même si les complotistes ont fait leur miel de ses coups de gueule. Une 34e question restait sans réponse. Le professeur, mis à pied par l’AP-HP et dénoncé par l’ordre des médecins, pour ses « propos outranciers contraires à tout principe de dignité » allait-il être condamné par la justice ordinale ? La réponse en première instance est tombée le 24 octobre. La plainte déposée en décembre 2020 par le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom) a été rejetée par la chambre disciplinaire du conseil d’Île-de-France. Le Cnom a indiqué son intention de faire appel. Il y a près de deux ans, une série de plaintes ont été déposées à l’encontre de six médecins, dont Christian Perronne et Didier Raoult, pour des propos tenus sur la pandémie. L’instruction de la plainte contre le professeur Raoult a été dépaysée en Aquitaine. Il a finalement écopé d’un blâme, ce qui reste modéré étant donné la force des indignations à son égard.

En revanche, les arguments du Cnom contre Christian Perronne ont été balayés par la chambre disciplinaire, qui a estimé que ses prises de position « n’ont pas mis en danger l’action entreprise par les pouvoirs publics », ni promu « un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé ». Ils ont estimé, bien au contraire, qu’il était « dans l’obligation de s’exprimer », étant donné sa spécialité en infectiologie, et ses responsabilités antérieures au ministère de la Santé dans la définition d’une politique de santé publique. Affirmant que ce « spécialiste internationalement reconnu » était « légitime », l’instance souligne que le mis en cause n’a pas « appelé à la violence, ou incité à la haine, ou eu un discours “antivax” » et qu’il n’a pas non plus « gravement mis en cause des confrères ». Le Dr Nathan Peiffer-Smadja qui avait déposé plainte contre lui a été sanctionné pour propos « diffamatoires et injurieux ».

Les aveux du Pr Delfraissy

Hué, vilipendé, Christian Perronne a défendu son point de vue avec une vigueur motivée par son refus de laisser faire une administration tétanisée par le principe de précaution. Ses positions sur l’hydroxychloroquine, semblables à celles de Didier Raoult, n’ont pas été à ce stade démontrées — il les défend toujours — mais elles n’avaient rien de criminel. Me Bénagès, son avocat, a fait porter sa défense sur la liberté d’expression, et notamment celle des médecins dont les avis contradictoires contribuent au progrès de leur discipline. Il a gagné sur toute la ligne.

Dans son dernier livre, Perronne cite, avec malice, le Pr Delfraissy, qui lui aussi a fini par renoncer au politiquement correct devant le sénat, en juillet 2021 : « Ces vaccins ne protègent pas totalement de la transmission […] Est-ce qu’il y a des effets secondaires du vaccin ? Réponse oui ! » Et sur France Inter : « On s’est aperçu que ces vaccins protégeaient peu ou mal contre l’infection et la transmission. » Il avoue également, lors d’une conférence à Sciences Po Lille, avoir beaucoup douté de la nécessité de « vacciner la population générale ». Merci, M.Delfraissy !

 

 Christian Perronne : «Aujourd'hui, personne ne connaît réellement la composition du vaccin.»

Les métiers techniques peuvent rapporter...

Pas besoin d’aller au cégep ou à l’université pour faire un métier payant. Un tout nouveau classement élaboré par Le Journal de Québec révèle qu’une trentaine de formations professionnelles mènent à des emplois permettant de gagner plus que le salaire moyen au Québec, et ce, dès l’obtention du diplôme.


Extraction de minerai, mécanique industrielle, pose d’armature de béton, conduite d’engins de chantier et montage de lignes électriques : voici quelques exemples de formations offrant un salaire annuel moyen de plus de 67 000 $ dès la fin des études, soit beaucoup plus que pour plusieurs diplômés du cégep ou de l’université.

Le Journal a même retrouvé un diplômé du programme de vente-conseil et représentation qui gagne aujourd’hui plus de 200 000 $ par an.

Ce palmarès inédit repose sur les plus récentes statistiques, tirées d’une enquête menée par le ministère de l’éducation en 2019 auprès des diplômés de tous les programmes de formation professionnelle (FP).

Ces données sont intéressantes puisque le salaire fait partie de l’équation lorsque vient le temps de choisir ces programmes, concède Chantale Beaucher, directrice de l’observatoire de la formation professionnelle à l’université de Sherbrooke.

« C’est sûr que c’est un élément qui compte. C’est associé étroitement à l’idée d’améliorer ses conditions », surtout auprès des adultes qui font une réorientation de carrière, souligne-t-elle.

Mais le chèque de paye ne peut être la seule raison, affirment aussi plusieurs intervenants.

Au Centre de formation professionnelle (CFQ) de Val d’or, plusieurs programmes liés à l’industrie minière donnent accès aux métiers les plus payants, mais le chèque de paye n’est pas utilisé comme argument de vente.

« Si l’argent est la seule raison, l’élève ne terminera pas sa formation », affirme son coordonnateur aux communications, Mathieu Ouellet.

Il faut avoir de l’intérêt pour le métier et pour le mode de vie qui y est rattaché, dit-il.

C’est d’ailleurs ce qui a permis à des diplômés de bien tirer leur épingle du jeu dans leur domaine, alors que des programmes de formation professionnelle ont littéralement changé leur vie.

Avec la pénurie de main-d’œuvre qui frappe présentement, les diplômés de la formation professionnelle sont par ailleurs plus demandés que jamais.

« Il manque énormément de travailleurs spécialisés un peu partout », fait remarquer Jean-Rock [!!] Gaudreault, directeur général de Compétences Québec, un organisme qui fait la promotion des métiers et programmes de la formation professionnelle et technique.

Les employeurs doivent d’ailleurs jouer du coude pour les attirer, en bonifiant leurs conditions de travail ou en rivalisant grâce à d’autres avantages.

Au Centre de formation professionnelle de Québec, par exemple, les enseignants du programme de mécanique de machinerie fixe ont reçu cette année 40 offres d’emploi pour 14 finissants.

La pénurie a toutefois aussi ses effets pervers : après avoir connu un petit boum au cœur de la pandémie, les inscriptions sont maintenant en baisse dans plusieurs programmes, où le taux d’abandon a grimpé.

La formation professionnelle comporte néanmoins plusieurs avantages, souligne Jean-rock [!!!] Gaudreault : ses programmes sont courts, variant habituellement de six mois à deux ans, et certains peuvent être suivis à un rythme individualisé ou encore en alternance travail-études.

Or cette avenue gagnerait à être mieux connue, puisque plusieurs jeunes n’entendent jamais parler de la formation professionnelle lors de leur passage au secondaire, ajoute-t-il.

Source : Le Journal de Québec