mercredi 21 août 2024

Immigration — des cégeps bondés, pleins à craquer

Des milliers d’élèves supplémentaires débarqueront cet automne sur les bancs des cégeps [collège d’études préuniversitaires, le diplôme des cégeps = bac en France], lesquels sont forcés dans certains cas d’installer des classes modulaires et d’allonger les périodes de cours pour affronter la hausse de l’effectif scolaire. Au moins un établissement a dû refuser des élèves, faute d’espace. 

Le collège Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, a installé sur son terrain deux complexes modulaires abritant une vingtaine de salles de classe.

La Fédération étudiante collégiale du Québec s’inquiète sérieusement de cette situation.

« Quand un cégep en arrive à refuser 1000 demandes par manque d’espace, ce n’est pas simplement un problème local, c’est un signal d’alarme pour tout le réseau », estime son président, Antoine Dervieux.

Ce genre de situation montre clairement que nos cégeps sont à bout de souffle et qu’ils ne peuvent plus répondre aux besoins croissants des étudiants.

 Antoine Dervieux, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec


« Nos installations permanentes sont insuffisantes », explique le directeur général du cégep Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, Philippe Nasr.

Cet automne, l’établissement compte 450 élèves de plus qu’à la dernière rentrée. Et 800 de plus qu’il y a deux ans. D’ici 2029, il s’attend à accueillir 7500 élèves, soit 1000 de plus qu’en ce moment.

« C’est une très grande progression », souligne M. Nasr.

Des cours du soir y seront donnés pour la première fois, cet automne. Le but : éponger la hausse du nombre d’élèves en prolongeant les périodes de cours.

L’an prochain, un plus petit projet d’agrandissement permettra l’ajout d’une trentaine de salles de classe.

En attendant, le cégep doit multiplier les solutions créatives pour compenser l’espace manquant, y compris la location de locaux à l’extérieur.

« On a pas mal exploré toutes les options possibles. On veut quand même offrir des installations adaptées », poursuit M. Nasr.

Le cégep Édouard-Montpetit, à Longueuil, mise aussi sur les classes modulaires.

L’effectif de l’établissement de Longueuil a bondi de près de 1000 élèves par rapport à l’an dernier, une hausse de 9 %.

Sur son site web, le cégep assure que ses classes modulaires sont « lumineuses, climatisées et technologiques » pour accueillir les étudiants.

Dans un mémoire déposé ce mercredi, la Fédération étudiante collégiale du Québec dit craindre que les fameuses « roulottes » ne deviennent une réponse permanente au problème.

« On pense que ça devrait rester temporaire », dit Antoine Dervieux.

Avec 300 élèves supplémentaires attendus à l’automne, le cégep du Vieux Montréal a lui aussi atteint sa limite.

« On est à la limite de ce qu’on peut accueillir », indique sa directrice générale, Mylène Boisclair.

Voyant venir la vague, l’établissement avait déposé il y a plusieurs années une demande de projet d’agrandissement. À la place, Québec lui a accordé des fonds pour la location de locaux.

« On a beaucoup parlé de la vétusté des établissements d’enseignement primaire et secondaire, mais c’est aussi le cas pour beaucoup d’établissements collégiaux », souligne Mme Boisclair.

Les établissements qui débordent n’ont pas vu le pire. D’ici 2032, plus de 24 000 élèves supplémentaires débarqueront sur les bancs des cégeps, une hausse de 14 %.

Selon les plus récentes prévisions du ministère de l’Enseignement supérieur, le sommet de la vague devrait être atteint en 2026 et se concentrer dans les cégeps du Grand Montréal, la croissance devant ensuite ralentir graduellement.

La Presse attribue cette hausse aux naissances de petits-enfants de baby-boomers

Il y aura donc 6437 d’élèves supplémentaires prévus dans les cégeps à l’automne 2024 par rapport à 2022, soit une hausse de 3,7 %.

La Presse n’ose pas parler de l’immigration pour expliquer cette augmentation. Pour elle, cette hausse est due à « L’arrivée des petits-enfants des baby-boomers se fait sentir dans le réseau collégial, où les classes modulaires se multiplient depuis l’an dernier pour absorber la hausse de l’effectif. »

Puis, citant Antoine Dervieux, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, « Le baby-boom a pris tout le monde par surprise au primaire. Ç’a été la même chose au secondaire. Là, [les mêmes élèves] arrivent au cégep. On aurait dû être préparés. »

Aucun essor des naissances au Québec n’explique bien sûr cette hausse de 6500 élèves supplémentaires. Il y a eu près de 20 000 naissances de moins au Québec en 2005 (âge de nombreux cégépiens) qu’en 1990 par exemple. Bien qu’il soit vrai qu’il y ait une assez grande fluctuation des naissances dans les années 90 et 2000.


Étrangement, cet afflux d’élèves supplémentaires semble se concentrer dans la région de Montréal, centre de forte immigration, à très faible taux de natalité (1,16 enfant/femme en 2023)… L’article nous apprend ainsi que le « cégep de Saint-Félicien, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, […] est pourtant en surplus d’espace. » Ailleurs en région, à Chicoutimi, le cégep attire 300 étudiants issus de l’extérieur du pays, ce qui correspond à 15 % de l’ensemble de ses inscriptions

Il se peut qu’une partie des problèmes soit liée à une augmentation de la natalité passagère du début des années 2000 conjuguée à un déplacement des familles vers des banlieues plus éloignées. Mais cela n’explique pas le manque de places au cégep du Vieux-Montréal ni la prévision que « d’ici 2032, plus de 24 000 élèves supplémentaires débarqueront sur les bancs des cégeps, une hausse de 14 %. » alors que les naissances sont en baisse constante depuis 2009 (88 891 naissances en 2009, 83 855 en 2017, 77 950 en 2023). 

Il se peut aussi que plus de jeunes entament des études au cégep, mais il nous semble étonnant, c’est le moins qu’on puisse dire, de ne pas mentionner la hausse due aux élèves nés à l’étranger, cause qui est admise par tous dans le cas de l’école primaire ou secondaire.

Les civilisations meurent de suicide, pas de meurtre

Une des thèses d’Arnold Toynbee dans sa monumentale Étude de l’histoire (12 volumes) est que « Les civilisations meurent de suicide et non de meurtre. »

 La pulsion suicidaire est bien avancée, si on en juge par l’actualité.

Dans le cadre de la convention des « Démocrates » américains à Chicago, des manifestants scandent « N* que les tribunaux, n*que l’État, vous ne pouvez pas nous forcer à procréer. » Le cortège comprend des personnes déguisées en pilules abortives.

LE COUP DE POIGNARD DIVERSITAIRE DU JOUR :

    Une femme a été poignardée à mort après une bagarre avec un homme sur le stationnement d’une gare dans le West Sussex.

La « femme » aurait moins de vingt ans (« late teens », « fin de l’adolescence »).

L’AGRESSION SEXUELLE DIVERSITAIRE DU JOUR :

    Deux jeunes filles de 16 ans sont « agressées sexuellement par un groupe d’hommes » dans la mer au large de la plage de Bournemouth.

L’AMPUTATION DIVERSITAIRE DU JOUR :

    La communauté d’East Kilbride « incapable de dormir » après une horrible attaque d’un gang à la machette
    L’incident a laissé la main d’une victime « coupée » et une autre a dû être opérée.

LA DÉCAPITATION DIVERSITAIRE DU JOUR :

    Le migrant qui a décapité sa victime et fait jaillir ses intestins alors qu’il était encore en vie pourrait éviter d’être expulsé d’Allemagne « parce qu’il revient probablement de Somalie ».

LA NÉCROPHILIE DIVERSITAIRE DU JOUR :

    Un homme de 20 ans est accusé de meurtre et de relations sexuelles avec un cadavre après qu’une femme a été poignardée à mort dans le Kent.

Pendant ce temps, les victimes de la semaine dernière de cette perverse pathologie imposée à des nations autrefois civilisées sont déjà oubliées, mais si vous vous posez la question :

Leanne Lucas, professeur de yoga à Southport, avait été réadmise à l’hôpital en raison de difficultés respiratoires.

Le révérend Paul Murphy et le lieutenant-colonel Mark Teeton se remettent des attaques perpétrées devant leurs casernes à Galway et dans le Kent.

Une fillette australienne de 11 ans attend de subir une opération de chirurgie esthétique à la suite des blessures subies lors de l’attentat de Leicester Square.
La « diversité » est l’endroit où les nations meurent — parce qu’il n’est pas naturel pour les sociétés humaines de vivre ainsi.

HISTOIRE DIVERSITAIRE DU JOUR QUI FAIT CHAUD  AU CŒUR

Dans la ville de Sønderborg, dans le sud profond du Schleswig septentrional, les tensions ethniques se limitaient autrefois aux Danois et aux Allemands. Mais nous avons dépassé ce stade. Une jeune fille de 17 ans se promenait près du « centre pour migrants » local lorsqu’elle a été poussée au sol par un homme qui a tenté de la déshabiller.

Heureusement, elle a pu le repousser en l’aspergeant de poivre de Cayenne. L’agresseur s’est enfui et reste en liberté. Au moins, la pauvre adolescente n’a pas été violée. C’est une bonne nouvelle, n’est-ce pas ?

Euh, non, pas au Danemark. Selon le porte-parole eunuque de la police, Knud Kirsten :

Il est illégal de posséder et d’utiliser du poivre de Cayenne, et la jeune fille sera donc probablement inculpée pour cela.
La jeune femme devra donc payer une amende de 500 couronnes pour avoir refusé d’être violée. Certains lecteurs se souviendront du terme qu’une Suédoise a utilisé pour qualifier les hommes scandinaves qui sont restés près d’une piscine municipale pendant que les « migrants » locaux agressaient sexuellement sa fille et ses amies : « des mangins » — mort-valise de « man » et « vagin ». C’est parce que Knud Kirsten et les autorités refusent de protéger les filles des prédateurs qu’ils ont lâchés sur le territoire que cette adolescente est obligée de se défendre du mieux qu’elle peut. Aujourd’hui, Knud Kirsten aggrave encore la situation en disant aux victimes : « Couchez-vous et pensez à la diversité ! »

Si vous souhaitez exprimer votre point de vue sur l’un de ces sujets, les troupes d’intervention de Keir Starmer le sectaire frapperont à votre porte.

Le site web Gates of Vienna note la différence de traitement entre la soi-disant « extrême droite » britannique, condamnée et emprisonnée dans les jours qui ont suivi les émeutes provoquées par les coups de couteau de Southport, et l’indifférence léthargique qui règne depuis des décennies à l’égard des violeurs en bande organisée de milliers et de milliers de jeunes filles anglaises à Rotherham, Rochdale, Telford, Oxford… Comme l’a montré la remarquable célérité des troupes de Starmer, pour les dirigeants britanniques, le vrai problème n’est pas celui des poignardeurs multiculturels, mais celui des membres de la classe ouvrière blanche qui s’obstinent à vouloir les remarquer. Sir Keir s’est donc engagé dans une politique consciente : poignarder le messager.

Sir Keir libère des criminels violents de ses prisons afin de faire de la place aux twitteurs dissidents. Et, pour le plus grand plaisir des commentateurs Internet « anti-migrants » qui se font coffrer selon le bon plaisir de Sa Majesté britannique, ces prisons sont de plus en plus souvent dirigées par des gangs islamiques.

Un suicide civilisationnel, pimenté de meurtres.

(Source de la sélection des histoires diversitaires du jour)

Connexe

La deuxième journée de la Convention nationale du parti démocrate à Chicago a commencé de façon étrange lors du caucus des femmes... Que la joie et l'optimisme soient au rendez-vous !


mardi 20 août 2024

Québec veut déposer un projet de loi pour limiter le nombre d'étudiants étrangers


Après les demandeurs d’asile et les travailleurs temporaires, le gouvernement Legault veut se donner les moyens de réduire le nombre d’étudiants étrangers sur le territoire québécois.

La gouvernement de la CAQ (Coalition pour l'avenir du Québec) déposera cet automne un projet de loi pour encadrer les inscriptions d’étudiants internationaux dans les établissements d’enseignement supérieur.

La mesure servira notamment à éviter les « abus » commis par certaines écoles privées ces dernières années, a souligné le Premier ministre québécois François Legault lors d’une conférence de presse en compagnie de sa ministre de l’Immigration, Christine Fréchette. Voir Des accusations de « fraudes » au cœur du recrutement massif d’étudiants étrangers, Un faux hôpital (québécois) pour des stages fictifs d’étudiants étrangers.

Faux étudiants et faux collèges

Au début 2024 le Globe and Mail révélait que 19 % des immigrants qui sont admis au Canada à titre d’étudiants étrangers… n’étudient pas ! Il s’agit de données officielles compilées par Statistique Canada.

La catégorie des étudiants contribue à l’explosion du nombre de nouveaux arrivants au Canada. De 637 000 en 2019, le nombre est passé à 807 000 trois ans plus tard. Qu’on y songe : 19 % de ces 800 000 qui n’étudient pas vraiment, cela représente plus de 150 000 faux étudiants.

De surcroît, on aurait laissé se développer des collèges privés qui ne sont pas des établissements d’éducation. Ils agissent simplement comme vecteurs qui facilitent l’entrée au Canada en faisant délivrer de (faux) visas d’étudiants. Faux collèges et faux étudiants.

La grande partie des étudiants étrangers étudient en anglais au Québec…
 
M. Legault a toutefois refusé de dire si la nouvelle loi visera également les universités anglophones McGill et Concordia, où étudient une grande partie des 120 0000 (!!) étudiants étrangers.

« Nous allons déposer le projet de loi cet automne, ce sera le moment de poser ce type de questions », a-t-il répondu à une journaliste anglophone.

Par contre, les établissements en région (surtout francophones donc) ne seront pas affectés, a précisé le Premier ministre québécois.

Québec se basera sur plusieurs facteurs pour déterminer combien de personnes un cégep ou une université pourra accueillir, dont « le type d’établissement, le nombre d’étudiants étrangers par établissement, la région, le niveau d’études, etc. ».

Travailleurs temporaires

Le gouvernement Legault cherche par tous les moyens à diminuer le nombre de 600 000 immigrants temporaire présentement sur le territoire québécois.

Mardi, le Premier ministre a confirmé la mise en place d’un gel de six mois pour le Programme des travailleurs étrangers temporaires dans la région de Montréal.

« On doit absolument réduire le nombre d’immigrants à Montréal pour protéger le français » a-t-il plaidé.

Mesure homéopathique ?

Plusieurs domaines seront toutefois exemptés, parmi ceux-ci la santé, l’éducation, la construction, l’agriculture et la transformation alimentaire, ainsi que les emplois ré rémunérés au-delà de la médiane québécoise, soit 57 137 $.

La mesure, qui pourrait être prolongée au terme de la période de six mois, devrait toucher environ 3 500 immigrants temporaires.
 
En réplique aux « mesurettes » annoncées mardi par le gouvernement Legault, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, déposera d’ici octobre « un plan de réduction drastique » de l’immigration permanente et temporaire « dans toutes les catégories ».

Voir aussi
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

lundi 19 août 2024

Israël a besoin de plus de troupes, mais la coalition au pouvoir ne veut pas enrôler les ultra-orthodoxes.

Les forces armées israéliennes se sont pliées en quatre le 4 août pour accueillir une nouvelle vague de recrues. Les centres d'incorporation de Jérusalem et de Tel Hachomer, près de Tel Aviv, ont été adaptés pour apaiser les sensibilités religieuses des futurs appelés. Aucune femme soldat n'est en vue, afin de ne pas offenser les jeunes hommes qui ont grandi dans un environnement strictement séparé par sexe.

 
Des manifestants ultra-orthodoxes pénètrent dans le bureau de recrutement de l'armée israélienne à la base de Tel Hachomer afin de protester contre la conscription des étudiants des yechivas, le 6 août 2024.

Mais sans grand résultat. Sur le premier groupe de 900 membres de la communauté ultra-orthodoxe convoqués à des entretiens de pré- enrôlement et à des examens médicaux, seuls 48 se sont présentés. Les autres ont obéi à leurs rabbins : restez à l'écart et concentrez-vous sur vos études.

Israël est en guerre sur plusieurs fronts, mais une partie importante de sa population - les ultra-orthodoxes, ou Haredim, qui représentent 14 % de l'ensemble des Israéliens - refuse de prendre part à la guerre. Ils revendiquent un rôle sacré, celui de continuer à étudier la Torah et le Talmud en toutes circonstances. En outre, la vie militaire corromprait ces jeunes hommes cloîtrés, disent-ils. Le rabbin Yitzhak Yosef, ancien grand rabbin d'Israël, a appelé les étudiants à émigrer s'ils sont contraints de s'enrôler. Certains d'entre eux sont arrivés dans les centres d'incorporation en criant : « Plutôt mourir que de s'enrôler ».

Cette situation crée un casse-tête pour Benjamin Nétanyahou, le premier ministre israélien. Il est réticent à accepter un cessez-le-feu à Gaza, ce qui oblige l'armée à s'appuyer fortement sur un groupe limité de conscrits et de réservistes fatigués. Quelque 63 000 jeunes hommes haredi sont considérés comme éligibles à la conscription, mais s'il appliquait l'appel, il perdrait le soutien des partis ultra-orthodoxes, un élément clé de sa coalition au pouvoir.

M. Nétanyahou traîne les pieds sur cette question, bien que la Cour suprême ait jugé que l'exemption historique des étudiants haredi était inégalitaire et donc illégale. La coalition a tenté de proposer une vague série de quotas d'enrôlement dans l'espoir de satisfaire la Cour, ou au moins de faire gagner du temps au gouvernement. Entre-temps, le procureur général, qui fait preuve d'indépendance, a mis en colère les ministres d'extrême droite de M. Nétanyahou en annulant les prestations sociales pour ceux qui refusent de s'enrôler.

La querelle autour du projet ne reflète pas seulement le fossé entre les ultra-orthodoxes et le reste de la société israélienne. Elle a également ravivé la lutte entre un système juridique déterminé à faire appliquer les décisions de la Cour suprême et le gouvernement de M. Nétanyahou, qui s'était efforcé de réduire l'indépendance de la Cour avant que la guerre n'éclate à Gaza le 7 octobre.

Le différend a également aggravé l'inimitié entre M. Nétanyahou et Yoav Gallant, son ministre de la défense. M. Gallant, soucieux de renforcer les rangs des forces armées, a refusé de coopérer avec M. Netanyahu dans ses tentatives de parvenir à un accord en coulisses avec ses partenaires de la coalition.

Protestation de jeunes ultra-orthodoxes à la base de Tel Hachomer



Source : The Economist

dimanche 18 août 2024

Canada — Les employeurs continuent de faire appel à des travailleurs étrangers faiblement rémunérés, malgré la hausse du chômage

Reportage intéressant de la CBC sur le sujet du 16 août:

 

(en anglais, sous-titrage traduit automatiquement. Si les sous-titres ne s'affichent pas, cliquer sur la boîte sous-titre en bas à droite, puis sur la molette et choisir la langue)





Bloomberg ajoute ce lundi 11 août :

Les groupes de pression des entreprises soutiennent que le programme des travailleurs étrangers temporaires — conçu à l’origine pour aider les agriculteurs à faire face aux besoins de main-d’œuvre saisonnière — est essentiel pour pourvoir les postes vacants.

Mais dans des villes comme Toronto, l’état du marché du travail met à mal leurs arguments. La plus grande métropole du Canada ne manque pas de jeunes travailleurs disponibles. En juillet, la région comptait plus de 120 000 chômeurs âgés de 15 à 24 ans, soit une augmentation de 50 % en seulement deux ans, selon les données de Statistique Canada.  

[…]

Collectivement, les grandes chaînes de restauration et de vente au détail constituent le plus grand groupe d’employeurs utilisant le programme pour embaucher ces types de travailleurs, mais leur dépendance au système est impossible à quantifier en raison de l’utilisation rampante de sociétés numérotées dans les données gouvernementales.

Rien qu’en Ontario, Tim Hortons a embauché au moins 714 travailleurs étrangers temporaires l’année dernière, contre 58 en 2019. Mais quelque 92 % de ces postes en 2023 étaient répertoriés sous des sociétés de portefeuille qui ne portaient pas le nom de la franchise.

L’utilisation du programme peut non seulement rendre l’accès à l’emploi plus difficile pour les jeunes, mais aussi entraîner une baisse des salaires pour les postes de débutants, où ils sont en concurrence avec les travailleurs étrangers.


Billet originel du 11 août

Eddy Armando Chioc Sactic, un travailleur étranger temporaire originaire du Guatemala, désherbe un champ d’aubergines à la Ferme Chez Mario à Sainte-Madeleine, au Québec, le 4 juillet.

Les employeurs canadiens continuent d’intensifier leur recrutement de travailleurs à bas salaire par le biais du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) cette année, une tendance qui va à l’encontre des plans du gouvernement fédéral visant à restreindre l’immigration dans le pays.

Au cours du premier trimestre 2024, les employeurs ont reçu l’autorisation du gouvernement d’embaucher 28 730 personnes dans le cadre du volet « bas salaires » du programme des TET, soit une augmentation de 25 % par rapport à l’année précédente, selon les chiffres d’Emploi et Développement social Canada (ESDC). Il s’agit du nombre trimestriel d’approbations le plus élevé jamais enregistré par le gouvernement depuis 2016.

Dans l’ensemble, les employeurs ont été autorisés à embaucher plus de 71 000 travailleurs dans tous les volets du programme entre janvier et mars, ce qui représente une baisse par rapport au trimestre précédent, mais une hausse de 13 % par rapport à la même période de l’année précédente.

« Nous assistons à une croissance incroyable du programme alors que le chômage ne cesse d’augmenter », a déclaré Catherine Connelly, professeur à l’université McMaster et auteur de Enduring Work : Experiences with Canada’s Temporary Foreign Worker Program. “Je suis certaine qu’il y a des personnes [locales] qui pourraient occuper au moins une partie de ces postes.”

En mars, le gouvernement fédéral a déclaré qu’il réduirait la part des résidents temporaires à 5 % de la population totale au cours des trois prochaines années, car il craint que la croissance rapide de la population ne mette à mal l’accès au logement et aux soins de santé. (Les écoles sont également débordées.)

Mais depuis cette annonce, les chiffres n’ont cessé de grimper. Le nombre de résidents temporaires — un mélange de travailleurs, d’étudiants étrangers et de demandeurs d’asile — est passé à 2,8 millions, soit 6,8 % de la population, selon les estimations les plus récentes de Statistique Canada. (Le programme des TET ne représente qu’une petite partie des détenteurs de visas.)

Pour l’économiste Mike P. Moffat, il s’agit d’une décision délibérée pour freiner la croissance des salaires.

Il existait une règle selon laquelle, pour certaines professions, un travailleur étranger temporaire ne pouvait être recruté si le taux de chômage était égal ou supérieur à 6 % dans une région.

Cette règle a été abrogée, ce qui permet aux employeurs de certaines régions à fort taux de chômage de bénéficier de l’importation de travailleurs étrangers temporaires peu rémunérés.
(Voir Suppression de la politique de refus de traitement en cas de taux de chômage de 6 % ou plus)

En raison des événements récents, la Banque du Canada pense qu’il faudra plus de temps que prévu pour que le gouvernement atteigne son objectif de 5 %. La semaine dernière, la banque centrale a revu à la hausse ses projections de croissance démographique (pour les 15 ans et plus), les faisant passer de 1 % à 1,7 % en moyenne en 2025 et 2026. (La banque doit tenir compte de la croissance démographique dans le cadre de ses prévisions économiques). Elle s’attend à une croissance de 3,3 % cette année, similaire à l’expansion fulgurante observée en 2023.

« Une incertitude considérable continue d’entourer la trajectoire future des flux nets [de résidents non permanents] », indique le Rapport sur la politique monétaire de la banque.

Les économistes de Bay Street ont également exprimé des doutes quant au calendrier fixé par Ottawa pour réduire la population des résidents temporaires. « La croissance rapide et continue des admissions de travailleurs temporaires et d’étudiants étrangers suggère que les premières réductions pourraient ne pas avoir lieu avant la fin de 2024 ou même plus tard, ce qui rendra plus difficile l’atteinte des objectifs déjà ambitieux du plan », a déclaré Marc Desormeaux, économiste principal chez Valeurs mobilières Desjardins, dans une note récente à l’intention des clients.

Le gouvernement fédéral présentera officiellement ses plans cet automne, en même temps que ses objectifs habituels en matière d’admissions de résidents permanents. Jusqu’à présent, Ottawa a imposé un plafond temporaire à la délivrance de visas d’études et a resserré certains aspects du programme des travailleurs étrangers temporaires.

Néanmoins, ce programme est plus favorable aux employeurs qu’il ne l’était il y a quelques années. Après les changements apportés en 2022, les entreprises de la plupart des secteurs peuvent embaucher jusqu’à 20 % de leur personnel dans la catégorie des bas salaires du programme des TET ; le plafond précédent était de 10 %. En outre, les employeurs des secteurs de l’hôtellerie et de la vente au détail peuvent utiliser le programme pour embaucher certaines professions à bas salaires lorsque le taux de chômage local est égal ou supérieur à 6 % ; auparavant, ils ne le pouvaient pas.

Le marché du travail était tendu en 2021 et 2022, ce qui a incité le gouvernement à élargir l’accès aux travailleurs étrangers temporaires. Mais la situation a radicalement changé au cours des deux dernières années. Le nombre d’offres d’emploi a chuté de 44 % par rapport à un pic d’environ un million, et le taux de chômage est passé de 4,8 % à 6,4 %. Le taux de chômage est particulièrement élevé chez les jeunes et les immigrants récents.

Malgré cela, le programme des TET demeure très prisé par les employeurs. Dans certains secteurs, les entreprises sont autorisées à embaucher plus de travailleurs dans la catégorie des bas salaires que dans celle de l’agriculture. Les cuisiniers et les préposés aux comptoirs alimentaires sont parmi les travailleurs à bas salaires les plus recherchés.

Les chiffres du CESD se rapportent à la partie employeur de la procédure d’embauche. Pour obtenir une approbation, les entreprises doivent démontrer qu’elles ne peuvent pas trouver un citoyen canadien ou un résident permanent pour occuper le poste. Ensuite, les travailleurs étrangers doivent obtenir un permis pour commencer à travailler.

La professeure Connelly s’attend à ce que les gens se braquent davantage contre le programme si les entreprises font appel à des travailleurs étrangers alors que les conditions de travail se détériorent.

« Cela tranche singulièrement avec tout ce que l’on nous a dit précédemment, à savoir que le programme des travailleurs étrangers temporaires n’était utilisé que lorsque les employeurs avaient désespérément besoin d’embaucher et qu’ils ne pouvaient pas trouver de Canadiens », a-t-elle déclaré.


Source : Globe and Mail

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samedi 17 août 2024

États-Unis — Dieu et les notes, les élèves pieux obtiennent de meilleurs résultats.

La religion fait son retour dans les écoles publiques américaines, et les républicains mènent la charge. En avril, Ron DeSantis, gouverneur de Floride, a signé un projet de loi autorisant la présence du clergé dans les écoles publiques (le Texas et la Louisiane ont adopté des lois similaires). En juin, la Louisiane a adopté une loi exigeant que les Dix Commandements soient affichés dans toutes les salles de classe des écoles publiques. Une semaine plus tard, le superintendant de l'Oklahoma a ordonné à toutes les écoles publiques d'enseigner la Bible.

L'Amérique est très religieuse par rapport à d'autres pays riches. En 2018, une étude de Pew, un institut de sondage, a révélé que 53 % des Américains déclarent que la religion est importante dans leur vie, alors que seuls 27 % des Canadiens, 22 % des Espagnols et 10 % des Britanniques sont de cet avis. Mais le tableau est contrasté. Les républicains sont beaucoup plus susceptibles que les démocrates de s'identifier à la religion (61 % contre 37 %). Les États du Sud sont aussi généralement plus religieux que les autres. Alors que 77 % des adultes de l'Alabama et du Mississippi se déclarent très religieux, ce n'est le cas que d'un tiers des adultes du New Hampshire et du Massachusetts.

Il n'est donc pas surprenant que la pression en faveur de l'introduction de la religion à l'école provienne principalement des États du Sud dirigés par les républicains. De nombreuses personnes, profondément sceptiques à l'égard de la religion dans les écoles publiques, s'y opposent. La Cour suprême a généralement statué en faveur de la séparation de l'Église et de l'État, à quelques exceptions près.

Parmi les arguments avancés, on a tendance à oublier les preuves de l'impact de la religion sur les résultats scolaires. Les recherches montrent que les élèves religieux réussissent mieux à l'école. Les élèves pieux ont de meilleures notes, sont plus assidus et font plus d'années d'études supérieures.

Peut-être la crainte de Dieu motive-t-elle ces élèves studieux et pieux. « Certains enfants croient vraiment que Dieu les observe, que Dieu intervient dans leur vie ou qu'Il les juge d'une manière ou d'une autre “, explique Ilana Horwitz, professeur adjoint à l'université de Tulane et auteur de « God, Grades, and Graduation » (Dieu, les notes et les diplômes). « Cela incite les enfants à se comporter d'une manière qu'ils pensent être agréable à Dieu ». Selon le Dr Horwitz, un enfant qui va régulièrement à l'église sera également surveillé par un plus grand nombre d'adultes au sein de la communauté. Il y réfléchira peut-être à deux fois avant de voler à l'étalage ou de sécher l'école. Des études montrent que les enfants plus religieux boivent et consomment moins de drogues et ont moins de partenaires sexuels que leurs camarades.

« Beaucoup de communautés religieuses sont des communautés d'apprentissage », explique Michael Wear, fondateur du Centre for Christianity and Public Life, une organisation à but non lucratif, et ancien collaborateur du président Barack Obama à la Maison Blanche. « Elles lisent ensemble, dialoguent ensemble et acquièrent toutes sortes de compétences. »

Les récalcitrants, comme ceux qui intentent des procès pour empêcher la mise en œuvre de ces nouvelles lois dans les écoles, considèrent peut-être ces résultats comme des indicateurs de la solidité des familles et des sociétés. Les parents qui peuvent assister à des offices hebdomadaires ou enseigner Dieu à leurs enfants sont peut-être tout simplement plus stables. Pourtant, une étude de l'université de Stanford et de l'université de Caroline du Nord à Chapel Hill a montré que, même au sein d'une famille, l'enfant le plus croyant obtient les meilleurs résultats à l'école.

Bien que les études universitaires semblent confirmer l'impact positif de la religiosité sur les résultats scolaires, certaines lacunes subsistent. Tout d'abord, les athées obtiennent également de meilleurs résultats scolaires que les personnes légèrement croyantes. Alors que les élèves religieux semblent être motivés par Dieu, les athées semblent être motivés par la recherche de la connaissance ou le plaisir de la polémique et de la contradiction. Deuxièmement, la religion n'entraîne de meilleurs résultats que pour certaines personnes. La religiosité est surtout utile aux enfants de la classe ouvrière et de la classe moyenne. Les enfants pauvres ont trop d'obstacles à surmonter, explique le Dr Horwitz, et les enfants riches réussiront probablement bien malgré tout. Enfin, les enfants religieux obtiennent de moins bons résultats dans un domaine : l'obtention d'un diplôme dans une université très sélective. Ils ont tendance à accorder la priorité à leur famille et à leur communauté ; la poursuite d'une éducation prétendument d'élite est moins importante pour eux.

Source partielle : The Economist

vendredi 16 août 2024

La population amish a augmenté de 125 % depuis 2000 (m à j 2024)

La population Amish nord-américaine a augmenté d’environ 223 000 depuis 2000, passant d’environ 177 910 en 2000 à 400 910 en 2024, soit une augmentation de 125 %.

Population amish en 2024 (2023) :

- Population : 400 910 (384 290)
- Croissance de la population : +16 620 (+10 670)
- Taux de croissance annuel : +4,52% (+2,85%)
- Districts/assemblées: 3 038 (2 914)
- États-Unis : 394 720 (378 190)
- Canada : 6 190 (6 100)
- Bolivie : 95 (90)


Billet du 5 août 2022

Tendances de croissance, 2000-2022. La population Amish nord-américaine a augmenté d’environ 195 710 depuis 2000, passant d’environ 177 910 en 2000 à 373 620 en 2022, soit une augmentation de 110 %. La population Amish double environ tous les 20 ans. Depuis 2000, le nombre de districts est passé de 1 335 à 2 827, soit une augmentation de 1 492 districts. La même période a vu un gain net de 303 colonies, y compris des colonies dans six nouveaux États (Colorado, Nebraska, Nouveau-Mexique, Dakota du Sud, Vermont et Wyoming) et trois nouvelles provinces (Manitoba, Nouveau-Brunswick et Île-du-Prince-Édouard).

Raisons de la croissance démographique. Les principaux moteurs de la croissance sont des familles nucléaires importantes (cinq enfants ou plus en moyenne) et un taux de rétention moyen (enfants amish qui rejoignent l’église en tant que jeunes adultes) de 85 % ou plus. Quelques étrangers ont rejoint les amishs, mais la croissance provient presque entièrement de la communauté amish.

Raisons de la création de nouvelles colonies. Les amish établissent de nouvelles colonies pour diverses raisons, notamment le désir de : 

  1. terres agricoles fertiles à des prix raisonnables, 
  2. travail non agricole dans des professions menuelles spécialisées, 
  3. isolement rural propice à leur mode de vie familial traditionnel, 
  4. des environnements sociaux et physiques (climat, gouvernements, services, économie) propices à leur mode de vie, 
  5. la proximité de la famille ou d’autres groupes religieux amish similaires, et 
  6. un moyen de résoudre les conflits doctrinaux ou au sein de la communauté.

La croissance de la population amish a connu un fort dynamisme qui contraste singulièrement avec les populations blanches « modernes » sécularisées qui se contractent rapidement (cette contraction sera visible quand la génération du baby boom commencera à mourir). C’est notamment le cas des Canadiens français qui, avec 1,5 enfant en moyenne par femme, voient chaque génération diminuer de plus de 25 %.
 
À ce rythme, les amish devraient atteindre le million d’adeptes (adultes et enfants) vers 2060. Il est peu probable qu’ils s’établissent au Québec puisque les politiques scolaires y sont opposées aux écoles de type amish : les amish n’enseignent pas les programmes modernes, leurs enseignants ne vont pas à l’université. Voir le traitement que Québec a réservé aux mennonites pourtant plus modernistes (les mennonites ont des voitures, des téléphones cellulaires, l’internet, mais ils refusent d'envoyer leurs enfants dans des écoles dont ils ne maîtrisent ni le recrutement ni le programme).

Source : Amish Population Profile, 2022

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Une grande partie des fonds nécessaires pour aider les enfants dont l'anglais est la deuxième langue sera bientôt payée par les immigrants eux-mêmes, par le biais d'une forte augmentation des frais d'immigration.

La ministre de l'immigration néozélandaise, Erica Stanford, a annoncé ce mois-ci une augmentation des droits et taxes d'immigration à partir d'octobre.

Les chiffres du ministère des Affaires, de l'Innovation et de l'Emploi (MBIE), qui chapeaute le département de l'immigration, montrent que cette augmentation contribuera à réduire les coûts pour l'État, qui s'élèvent à 108,3 millions de dollars par an.

Près de la moitié - 50,3 millions de dollars - servira à couvrir 80 % du programme d'anglais pour les locuteurs d'autres langues (ESOL). Le reste des 62,9 millions de dollars que coûte chaque année le programme scolaire restera à la charge de l'État.

M. Stanford a déclaré que l'augmentation des frais de scolarité s'inscrivait dans le cadre des projets du gouvernement visant à créer un système d'immigration « utilisateur-payeur » afin de le rendre plus viable.

« Jusqu'à présent, notre système d'immigration a été largement subventionné par les contribuables. Les changements que nous apportons déplacent les coûts vers ceux qui bénéficient du système ».

Mme Stanford a déclaré à 1News que, dans le cadre de ses autres fonctions de ministre de I'Éducation, elle est quotidiennement informée de l'afflux d'enfants ayant besoin d'une aide à l'apprentissage de l'anglais.

« Il n'est que juste que nous utilisions les frais et les prélèvements du fonds pour l'immigration.

L'école Forrest Hill d'Auckland est l'une de celles qui ont connu une forte augmentation du nombre d'inscriptions d'enfants du monde entier, avec plus de 20 ethnies représentées.

Marshia Geminiano, professeur d'anglais langue seconde, explique que ses classes sont devenues plus chargées, au point qu'elle n'est pas toujours en mesure d'accueillir tous ceux qui ont besoin de suivre ses cours.

« Nous devons limiter le nombre d'enfants dans la classe, ce qui désavantage d'autres enfants qui ont besoin de soutien.»

Angela White, directrice adjointe, a déclaré que pour garantir leur réussite dans le cadre général, il est nécessaire de mettre en place un processus de financement plus souple et des ressources de formation des enseignants spécialisés dans l'enseignement de l'anglais langue étrangère.

Source

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Canada — L'immigration ne rajeunira pas de manière significative la population active de demain

Les niveaux d’immigration futurs influencent la taille et la composition ethnoculturelle de la population active mais assez peu sa structure vieillissante. En d'autres termes, la population canadienne (québécoise) va croître, sa composante « de souche » sera de plus en plus minoritaire, mais sa population continuera de vieillir et la proportion de sa population active de diminuer au même rythme, peu ou prou, que l'on cesse toute immigration ou continue au même rythme rapide qu'aujourd'hui.

Depuis les années 1970, le rapport entre le nombre d’entrants et de sortants potentiels de la population active n’a fait que décliner. À la fin des années 1990, on comptait 4 fois plus de personnes âgées de 15 à 29 ans dans la population canadienne – le bassin d’entrants potentiels dans la population active – que de personnes dans la population active âgées de 55 ans et plus (les sortants potentiels), ce qui alimentait la croissance de la population active. En 2021, ce rapport avait diminué à moins de 2 entrants par sortant (graphique ci-dessous). Parmi les principaux facteurs expliquant cette baisse, il y a bien sûr l’arrivée en grand nombre des baby-boomers à l’âge de 55 ans, puis la hausse constante des taux d’activité parmi la population âgée de 55 ans et plus (en particulier chez les femmes). Par ailleurs, la faible fécondité observée depuis les dernières décennies se répercute également sur le nombre de personnes en âge d’entrer dans la population active.


Selon les résultats des projections, le rapport entre le nombre d’entrants et de sortants déclinerait légèrement au cours des prochaines années et bien qu’il y aurait un peu plus de jeunes susceptibles de faire leur entrée sur le marché du travail que de personnes susceptibles de le quitter, la croissance de la population active serait peu alimentée par le remplacement des cohortes. Les résultats révèlent également que les bouleversements observés dans la structure par âge de la population active au cours des 25 dernières années, en raison de l’arrivée à 55 ans de l’ensemble des baby-boomers, tireraient à leur fin et qu’un nouvel équilibre serait atteint.

On remarque, par ailleurs, que ce rapport semble être peu influencé par le niveau d’immigration (faible, moyen, fort). Ainsi, une immigration plus ou moins forte n’a pas pour conséquence de faire augmenter ou diminuer le rapport entre le nombre d’entrants et de sortants potentiels de la population active. Cela signifie que l’immigration n’est pas un levier important pouvant influencer la croissance de la population active sur la base du renouvellement des cohortes comme cela était le cas par le passé, où le rapport entre le nombre d’entrants et de sortants était beaucoup plus élevé. Seule une hausse importante et soutenue de la fécondité permettrait cela. En fait, les immigrants viennent gonfler les rangs de la population active canadienne en s’y joignant dans la force de l’âge. Ils participent donc au renouvellement de la population active, ce qui transforme davantage sa composition ethnoculturelle que sa structure par âge surtout si les apports migratoires annuels sont constants dans le temps.

La forte croissance démographique imposée par le gouvernement Trudeau au Canada par des apports migratoires importants comporte son lot de défis. Certes, elle fait croître la taille de la population active mais exerce un impact limité sur le taux global d’activité et sur le processus du vieillissement et du renouvellement de la population active. Au-delà des impacts purement démographiques, les apports migratoires exercent également des pressions sur l’offre de logements, la construction d’infrastructure ainsi que sur la prestation de services à la population. 

En 2023, la proportion de personnes nées à l’étranger au sein de la population active canadienne était de 32,1 %, ce qui représente tout près de trois personnes faisant partie de la population active sur 10. Le graphique 5 montre que l’évolution de cette proportion est fortement influencée par le nombre d’immigrants et de résidents non-permanents qui seraient admis au Canada dans les prochaines années.


Ainsi, en admettant 500 000 immigrants permanents par année d’ici 2041, la part des personnes nées à l’étranger au sein de la population active augmenterait constamment pour atteindre 43,8 % en 2041. Cette même proportion atteindrait 37,4 % si 250 000 immigrants permanents étaient admis, et 49,0 % si 750 000 immigrants permanents étaient admis annuellement. À l’inverse un arrêt complet de l’immigration temporaire et permanente dès 2024 aurait pour conséquence que la proportion de personnes nées à l’étranger diminuerait lentement d’ici 2041 pour atteindre 29,2 % en fin de projection, soit tout près du niveau observé au Recensement de 2021.

Source : Statistique Canada

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jeudi 15 août 2024

Étude — Les écrans causeraient plus de colères chez les 3 à 5 ans

Une étude révèle que plus les tout-petits passent du temps sur un écran, plus ils risquent de faire des crises de colère.


Les conséquences nocives des écrans chez les tout-petits se précisent : plus un enfant passe de temps devant une tablette ou un cellulaire, plus il risque de faire des crises de colère, ce qui contribue à augmenter encore plus son temps d’écran, un cercle vicieux qui peut compromettre son entrée à l’école.

Voilà les résultats d’une nouvelle étude menée par la professeure Caroline Fitzpatrick, de l’université de Sherbrooke, et son équipe auprès d’enfants de 5 ans et moins, dont les résultats viennent d’être publiés dans la revue scientifique JAMA Pediatrics.

Les chercheurs ont découvert que les enfants de 3 ans qui utilisent une tablette sont plus susceptibles de manifester de la colère et de la frustration un an plus tard.

La difficulté à maîtriser leurs émotions contribuerait par la suite à l’augmentation du temps passé devant un écran à l’âge de 5 ans, puisque les parents pourraient avoir tendance à leur refiler une tablette ou un cellulaire pour les calmer.

PRÉVISIBLE

Il s’agit de résultats préoccupants, mais qui ne sont néanmoins pas étonnants, indique Mme Fitzpatrick.

« À l’âge de 3 ans, les enfants sont très sensibles à leur environnement. Ils ont besoin d’interactions, d’apprendre comment réguler leurs émotions, et le temps passé sur la tablette ne leur permet pas de pratiquer ces habiletés-là », explique-t-elle.

Les parents pourraient devenir moins patients devant les accès de colère de leurs enfants, ce qui pourrait expliquer que le temps rivé à l’écran augmente par la suite.

Or, le recours à la tablette pour calmer un enfant ne lui permet pas de développer des mécanismes pour gérer lui-même ses frustrations, comme de nommer ses émotions ou de parvenir à se changer les idées, explique la chercheuse.

COMMENCER L’ÉCOLE DU BON PIED

L’utilisation des écrans est cruciale dans la vie de jeunes enfants puisqu’elle peut avoir un impact sur la réussite scolaire.

La capacité à bien gérer ses émotions est un « élément clé » d’une entrée à l’école réussie, indique Mme Fitzpatrick.

Ces résultats de recherche viennent confirmer un phénomène observé depuis déjà plusieurs années par des enseignantes de maternelle ou du début du primaire qui affirment devoir gérer un nombre grandissant de crises dans leur classe.

À la maison, la chercheuse recommande aux parents de limiter le plus possible l’utilisation des écrans chez les tout-petits et de se doter de règles familiales claires.

Les parents doivent aussi donner l’exemple lorsqu’ils sont en présence de leur enfant, ajoute-t-elle.

Cette étude portait spécifiquement sur l’utilisation des tablettes, mais les résultats peuvent être facilement extrapolés aux cellulaires, puisque les deux appareils partagent plusieurs caractéristiques.

« On peut les trimballer partout avec nous, on les utilise pour aider les enfants à patienter au resto ou dans la voiture, ils peuvent se connecter à internet, si bien que les contenus sont disponibles en quantité illimitée », souligne-t-elle.


Sources : Le Journal de Quebec, Université de Sherbrooke