dimanche 12 novembre 2023

Vivre-ensemble — Une école juive à nouveau ciblée par des coups de feu à Montréal


L’école juive Yeshiva Gedolah, qui accueille des enfants d’âge primaire dans l’arrondissement de Côte-des-Neiges — Notre-Dame-de-Grâce — Outremont, a de nouveau été la cible de coups de feu dimanche matin. L’établissement a été visé trois jours plus tôt, dans un contexte de tensions liées au conflit entre Israël et le Hamas.

Des tirs ont été entendus vers 5 h par plusieurs citoyens. Un véhicule aurait ensuite été vu en train de quitter rapidement les lieux. Des policiers ont trouvé des impacts de balle et des douilles. Aucun individu ne se trouvait dans l’établissement au moment de l’évènement, a précisé le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Les élèves étaient attendus sur les bancs d’école dimanche. Les cours ont été annulés. Le SPVM a érigé des périmètres de sécurité et a déployé des enquêteurs et des techniciens en identité judiciaire afin d’éclaircir les circonstances des évènements.

« C’est un geste odieux et nous n’accepterons pas que Montréal soit le théâtre de tels actes », a déclaré la mairesse de Montréal, Valérie Plante sur la plateforme X. « Il faut absolument combattre l’antisémitisme. Tous les Montréalais et toutes les Montréalaises ont le droit de se sentir en sécurité », a-t-elle ajouté.

« C’est horrible »

L’évènement a également été dénoncé avec fermeté par des représentants de la communauté juive de Montréal. « C’est horrible. C’est une continuité des actes de terreurs qui ont commencé dans ma synagogue à Dollard-des-Ormeaux », s’est exclamé Henry Topas, directeur régional de l’organisation juive B’nai Brith Canada pour le Québec, rencontré par La Presse devant l’école.

Mardi, la synagogue de la congrégation Beth Tikvah et les locaux de la Fédération CJA, un organisme qui représente les Juifs de Montréal, ont été la cible de deux cocktails Molotov, mardi. Les engins incendiaires ont été tirés en pleine nuit sur ces deux établissements situés l’un à côté de l’autre, dans un quartier résidentiel de l’Ouest-de-l’Île.

Un cocktail Molotov a visé la synagogue de la congrégation Beth Tikvah mardi.

Jeudi, ce sont deux écoles juives, dont l’école Yeshiva Gedolah, qui ont été visées par des coups de feu. Ce sont des employés des écoles qui ont remarqué les dommages aux bâtiments à leur arrivée au travail jeudi matin.


Hausse importante des « crimes de haine »

À la suite de l'attaque initiale du Hamas le 7 octobre, les crimes de haine contre les juifs et les musulmans à Toronto ont explosé, faisant plus que doubler le total pour toute l'année 2022 en seulement trois semaines, comme l'indique la police.

Sources : la Presse et Reuters

Voir aussi 

Police obligée de départager les étudiants juifs et arabes à Concordia (M. à j. coups de feu sur deux écoles juives)

Norvège — Les écoles chrétiennes menacées par le budget prévisionnel 2024

Présentée dans le budget prévisionnel 2024, la forte réduction des subventions menace directement les écoles chrétiennes en Norvège. Elles expriment de grandes inquiétudes quant à leur avenir.

Certaines pourraient fermer. Les écoles chrétiennes de Norvège ont découvert avec grand étonnement le plan du gouvernement. Présenté le 6 octobre, le budget prévoit en effet une réduction des subventions aux établissements scolaires de 4,3 millions d’euros. D’ici cinq ans, le gouvernement projetterait ainsi d’économiser environ 42 millions d’euros, selon le quotidien Vart Land.

« C’est très grave »

Cette réduction de subventions concerne au moins 110 établissements chrétiens. Conseillère principale de l’Association des écoles chrétiennes libres, Sidsel Høland Olausson exprime son désarroi: «C’est très grave et cela signifie que les écoles doivent licencier du personnel. Nous imaginons également que des écoles devront fermer à cause de cela».

Par ailleurs, l’ancien Ministre des Finances (janvier 2020 et octobre 2021), Jan Tore Sanner incite le gouvernement «à retirer la proposition et à proposer un ajustement dans le budget». Le parlementaire du Parti conservateur pointe le «manque de dialogue» avec les organisations d’écoles indépendantes. Selon lui, la proposition envoyée aux établissements en janvier 2022 est «peu documentée et mal formulée».

Source

Les activistes de la cause transgenre et de l'ultraféminisme ont pris une place considérable dans Wikipédia, instances dirigeantes comprises

Factuel. media et « Le Point » proposent une enquête conjointe sur Wikipédia.

L’activisme transgenre est-il compatible avec l’histoire du cyclisme ? Cette question, en apparence farfelue, a provoqué un débat houleux entre contributeurs de Wikipédia. Il était question de Robert Millar, grimpeur écossais, quatrième du Tour de France 1984. Aujourd’hui âgé de 65 ans, Robert Millar (ci-contre lors du Tour de France 1993) se fait appeler désormais Philippa York. Après son retrait des pelotons, en 1996, le coureur a déclaré vouloir « changer de genre ».  C’est sous ce nom qu’il apparaît dans Wikipédia.

Bien entendu, aucun passionné de cyclisme ne se souvient d’une quelconque Philippa York qui aurait brillé un jour dans le peloton professionnel masculin. Malgré tout, des contributeurs sont montés au front ces dernières années, dans le but d’effacer toute référence à « Robert Millar » de la page. Ils agissaient sous pseudonyme, comme c’est souvent le cas sur l’encyclopédie en ligne.

La bataille entre contributeurs a été acharnée. Les uns effaçaient Robert Millar, les autres le réinscrivaient. « “@Nattes à chat”, je vois que tu as annulé le nom du coureur entre parenthèses sous sa photo », déplore « Cymbella » le 17 décembre 2019 en rappelant quelques principes de base de l’encyclopédie. « Le nom de Philippa York n’est pas cité dans les ressources relatives au sport, l’utiliser seul pour désigner le coureur s’apparenterait à un non-respect des sources et à une réécriture de l’histoire. »

Idéologie diffuse

 « Philippa York est une personne et une seule », rétorque « Clairegris » un an plus tard, alors que la page a été une énième fois modifiée. « Robert Millar » est un deadname [un morinom], considère-t-elle. Il doit disparaître ! « Le fait que ma rédaction de sa page est (sic) été vandalisée avec de telles justifications scabreuses (parce qu’il n’y a pas d’autre terme) me donne [re-sic] envie de vomir. » Et la contributrice anonyme de lancer : « C’est bel et bien Philippa York qui a gagné le grand prix de la montagne du Tour de France 1984. » Une affirmation que même Philippa York ne soutient pas. Elle est bien placée pour mesurer l’écart considérable qui sépare les performances des hommes et celles des femmes, à haut niveau, dans les sports d’endurance. Différentes études concluent à un différentiel de puissance de 35 % à 40 %, soit le gouffre séparant un vainqueur du Tour de France d’un honnête amateur.

samedi 11 novembre 2023

Le Totalitarisme sans le goulag, le nouveau livre de Mathieu Bock-Côté

Sur l'antisémitisme supposé du Front National lire Bruno Gollnisch, ancien député à l’Assemblée Nationale et au Parlement européen, ancien Vice-Président du Front National et membre du Conseil National du RN.


 
 Billet du 14 octobre
 
Les Occidentaux ont voulu se faire croire après la chute du communisme que l’histoire du totalitarisme était derrière eux, qu’elle ne les concernait plus. Au pire redoutaient-ils l’apparition d’un totalitarisme doux, à visage humain, mais ils ne le croyaient pas vraiment, ne le prenaient pas au sérieux. Et pourtant, le totalitarisme revient. Dans l’incrédulité générale, puisqu’il revient sans goulag, car il n’en a plus besoin. Et il revient sous une forme paradoxale.

Nos sociétés veulent croire que ce qu’elles appellent « l’extrême-droite » les menace existentiellement, comme si elle sortait des enfers pour les y ramener avec elle.

Cette catégorie politique fanto­matique, indé­fi­nis­sable, manipulée et instru­men­talisée, sert essentiel­­lement à étiqueter tous ceux qui s’opposent au régime diversitaire. Mais pas seulement : toute personnalité de gauche n’adhérant pas à la doxa ambiante est désormais frappée de cette marque de l’infamie.

La lutte contre la prétendue « extrême-droite » justifie aujourd’hui une suspension progressive des libertés, le retour de mécanismes d’ostracisme et un contrôle social croissant, prétendant éradiquer le mal du cœur de l’homme. En d’autres mots, ce n’est pas « l’extrême-droite » qui nous menace, mais la lutte contre « l’extrême-droite » qui nous conduit au totalitarisme. Je sais cette thèse contre-intuitive. Je me donne la mission ici de la démontrer.

Mathieu Bock-Côté

SOMMAIRE
 
Introduction. Le retour de la question totalitaire

Chapitre 1. L’extrême-droite introuvable
  • La France, l’extrême-droite et la culture du cordon sanitaire
  • L’enjeu d’une définition : argument géographique et argument idéologique
  • Détour par l’extrême-centre macronien — une redéfinition de l’argument géographique au temps du peuple factieux
  • L’extrême-droite comme tradition idéologique
  • En quoi les thèmes de l’extrême-droite sont-ils d’extrême-droite ?
  • Faut-il parler au diable ? Faut-il aller chez lui ? Que dit-on d’un homme lorsqu’on dit qu’il est d’extrême-droite ?
  • L’extrême-droitisation comme technique de verrouillage du débat public
Chapitre 2. L’institutionnalisation du mensonge : no pasarán, le réel ne passera pas !
  • Du sentiment d’insécurité, ou l’accusation de paranoïa lancée à ceux qui découvrent la diversité compliquée
  • De la récupération politique : que faire du fait divers ?
  • L’art de nier l’existence des peuples, ou le rôle très particulier du démographe lyssenkiste dans le régime diversitaire
  • Nous sommes tous des immigrés, ou l’abolition du peuple historique : retour sur l’exemple québécois
  • De l’inexistence des sexes : le rôle du sociologue du genre
  • La théorie de la discrimination systémique — ou comment le régime diversitaire justifie une ingénierie sociale permanente
  • Une esthétique de la laideur, ou l’inversion du beau et du laid
  • Fonction de la novlangue inclusive
  • L’intelligence artificielle et le devenir de l’homme avatarisé
Chapitre 3. Les prochains prisonniers politiques d’Occident ou la radicalisation de l’extrême-centre
  • Surveiller et punir : logique de la peine de mort sociale
  • La fin de la vie privée dans un monde connecté
  • Interdire l’extrême-droite
  • Le rôle des procès politiques et le prochain registre des propos haineux
  • Interdire la critique de la théorie du genre
  • Retour sur la pandémie et réflexions sur les nouvelles modalités du contrôle social
  • Vers un contrôle politique des médias : la propagande d’État au nom du consensus scientifique et pour lutter contre la désinformation
  • Le sort des dissidents, et la punition des réfractaires
  • De l’URSS à l’EURSS ?
Conclusion. Un totalitarisme à visage humain ? Portrait de l’homme dissocié
  • Penser contre les commissaires politiques 

Vers un vivre-ensemble autoritaire ?

Texte de Mathieu Bock-Côté dans le Figaro de ce samedi, pour qui sur le plan religieux, pour ne pas donner l’impression de cibler l’islam, plusieurs soutiennent qu’il faut faire preuve d’une égale vigueur à l’endroit de toutes les religions, comme si chacune posait les mêmes problèmes.

On apprenait cette semaine qu’une note des renseignements territoriaux s’inquiète de la montée en puissance des salafistes chez les musulmans de France. Ces derniers étendraient leur pouvoir dans les mosquées et auraient notamment une emprise sur la jeunesse. De la même manière, les dernières semaines obligent les aveuglés de jadis à sortir du déni à propos de l’antisémitisme qui progresse en France, qui ne doit rien aux vieux grimoires d’Édouard Drumont et a tout à voir avec les pathologies spécifiques de la civilisation arabo-musulmane. On ne parle pas sans raison d’un antisémitisme d’importation. La modification en profondeur du substrat démographique du peuple français entraîne naturellement celle des mœurs dominantes au cœur de la société. Aucun pays ne saurait être indifférent à la population qui le compose. Les vagues migratoires n’étant pas à la veille d’arrêter, il n’y a aucune raison de croire que les choses changeront.

Le pouvoir, qui connaît un réveil tardif, s’avoue inquiet. Du salafisme, il se méfie : pourquoi les musulmans n’adopteraient-ils pas un islam dit « modéré », autrement nommé « républicain » ? Pourquoi les musulmans n’adapteraient-ils pas leur pratique religieuse et leurs habitudes sociales au pays qui les accueille ? Ceux qui disent cela oublient qu’il existe en France une contre-société islamique suffisamment nombreuse pour résister à l’assimilation et avec une force d’attraction suffisante pour attirer puis intégrer les populations nouvelles. Une formule revient souvent : on parle d’enclaves étrangères qui ne disent pas leur nom. La formule semble à certains brutale. Elle est néanmoins exacte.

On ne semble surtout pas comprendre que les cultures ne cohabitent pas naturellement et que, lorsque plusieurs se retrouvent sur un même territoire, l’une d’entre elles finit par prédominer. À moins qu’elles ne se séparent, ce que confirme la partition objective du territoire, observée depuis plus de vingt ans.

On se propose alors de créer du vivre-ensemble — c’est le terme technocratique qui s’est substitué à l’identité nationale, qui était une identité organique, ne se réduisant pas aux catégories juridiques fixées par l’état. Pour cela, on lance alors une grande croisade contre l’intolérance, ou la haine, ou le racisme, ou l’antisémitisme, mais sans jamais les caractériser — car si on les caractérisait, apparemment, on discriminerait. L’universalisme républicain exige qu’on traite la population sans tenir compte des références identitaires qui la divisent, qui la clivent — sans distinguer non plus entre le peuple historique d’un pays et les populations nouvelles qui s’y installent sans en prendre le pli identitaire. Ce qui entraîne une déréalisation des termes les plus courants. On le voit avec le mot « Français », réduit à sa signification administrative, même si le vocabulaire courant opère encore une distinction élémentaire entre la nationalité administrative et la nationalité existentielle — et cela, même si les vigilants du régime diversitaire veulent assimiler cette distinction à « l’extrême droite ».

Sur le plan religieux, pour ne pas donner l’impression de cibler l’islam, plusieurs soutiennent qu’il faut faire preuve d’une égale vigueur à l’endroit de toutes les religions, comme si chacune posait les mêmes problèmes. On trouve toujours pour cela de vieilles ou nouvelles gloires pour expliquer que la grande querelle de notre temps serait encore celle entre la « laïcité » et la « religion ». De passage sur LCP, Vincent Peillon a ainsi osé affirmer que lorsqu’il avait voulu imposer à l’école la « lutte contre les stéréotypes de genre, ce n’était pas l’islam radical — il y en avait un peu — (qu’il avait) en face de (lui), mais des catholiques exacerbés et d’une violence sans limites ». Une telle audace dans l’outrance relève du génie comique : en France, c’est le catholicisme qui pose problème. Ce propos représente bien le logiciel des élites agonisantes qui gouvernent encore nos pays.

[Note du carnet:
Peillon en verve

Peillon est un anticatho écumant de la vieille école, un laïcard radical rageur très XIXe siècle. Il a publié un ouvrage en 2008 intitulé La Révolution française n’est pas terminée, il y écrivait : « Il faut que nous inventions, pour instaurer la république, une spiritualité voire une religion ». (Voir notre billet avec extrait de son livre et vidéos.) Il y affirmait aussi  :
« c’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin ».
Et évidemment, l’école sera le temple de cette nouvelle religion :
« c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi ».
On comprend alors dans le détail les grands thèmes qu’il impose à l’éducation nationale :

– La scolarisation précoce des enfants,

des enfants de moins de trois ans annoncée le 10 septembre par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault dans le but, selon lui, de « lutter contre la délinquance », mais qui correspond en tous points à l’idée de coupure totale de l’enfant d’avec autre chose que la République socialiste :
« Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel… ».
Dans une lettre du 4 janvier 2013 adressée aux recteurs, Vincent Peillon alors ministre de l’Éducation socialiste, affirmait sa volonté de révolutionner la société en se servant de l’école : « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles ».

]

On en arrive à la grande inversion identitaire de notre temps. Un peuple historique qui refuse d’être dépossédé de son pays ou qui refuse d’y être traité comme une communauté parmi d’autres est accusé de racisme. Il est désormais de trop chez lui. Quant à l’unité nationale, elle devra se faire contre ceux qui résistent à cette dépossession. On avait déjà constaté qu’un pays qui ne maîtrise pas ses frontières en reconstitue de nouvelles à l’intérieur de son territoire : c’est la société digicode. On constate aussi qu’il voudra rééduquer sa population, ce qui exige tout à la fois un contrôle du discours public et une intrusion sans précédent dans la vie privée, pour réformer les mœurs, pour les accorder à la morale inclusive. On y verra sans se tromper la marque du totalitarisme diversitaire.

Voir aussi

 

Nashville : 3 enfants et 3 adultes abattus dans une école privée chrétienne par une meurtrière trans (m à j : menaces préalables, motifs écrits)

Mise à jour du 11 novembre 

Sept policiers de Nashville placés en service administratif après la fuite du manifeste de la fusillade


Sept policiers de Nashville, dans le Tennessee, ont été placés en service administratif dans le cadre de l’enquête de leur département sur la fuite d’écrits de « manifeste » laissés par le tireur qui a tué six personnes dans une école primaire chrétienne plus tôt cette année.

Le département de police métropolitain de Nashville (MNPD) a déclaré mercredi dans un bref communiqué que les affectations administratives des agents étaient « absolument non punitives » et avaient été ordonnées « pour protéger l’intégrité de l’enquête en cours et en cours ».

La police a déclaré depuis le jour du massacre de l’école Covenant que le suspect avait laissé derrière lui un « manifeste » et d’autres écrits, mais le contenu de ce matériel a été gardé scellé par les enquêteurs. Trois élèves de 9 ans et trois adultes ont été tués lors de l’attaque du 27 mars. Le suspect a été abattu par la police sur les lieux.

Les images de trois pages d’écriture ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux lundi après avoir été publiées sur le site Web de l’émission « Louder with Crowder », qui prétend avoir « obtenu en exclusivité » les photos.

Reuters


Mise à jour du 7 novembre

Selon le New York Post quelques pages de la meurtrière de Nashville auraient été publiées.

Datée du 3 février 2023, soit quelques semaines avant la fusillade, une page s’en prend aux enfants aisés « avec leurs privilaiges [sic] de blancs [sic] ». « Ces crackers [petits blancs ruraux], qui vont dans des écoles privées huppées avec leurs kwakis [sic] et leurs sacs à dos de sport huppés », aurait écrit la meurtrière. « Avec les mustangs et les décapotables de leur papa. Va te faire f*tre, petit c*n. J’aimerais te tuer, espèce de petit c*n avec ta tignasse de cheveux jaunes. J’veux tous vous tuer petits blancs. Tas de pédales. » La meurtrière trans avait déjà fréquenté l’école visée, a indiqué la police après le massacre. Les policiers qui sont arrivés l’ont abattue à l’intérieur du bâtiment.


 


Mise à jour du 28 mars


 
 
Une fusillade dans une école privée chrétienne du Tennessee a fait trois morts parmi les élèves ainsi que trois victimes parmi les adultes de l’école, dont la directrice de l’école. La meurtrière a été tuée par la police, ont annoncé les autorités.

Les victimes ont été tuées lors de l’attaque à la Covenant School (École de l’Alliance), ont indiqué les autorités. La police de Nashville a déclaré que des officiers ont engagé le combat avec le tireur et l’ont tué. Il s’agit d’une femme qui se disait homme de 28 ans, elle portait deux « fusils d’assaut » et une arme de poing.
 
Six personnes, dont trois enfants, ont été tuées par balles lundi matin dans une école primaire chrétienne de Nashville

Le tireur a été identifié comme étant Audrey Elizabeth Hale, une résidente de Nashville, qui s’identifiait comme un homme transgenre. Les enquêteurs effectuaient des recherches à un domicile lié à cette personne. Le chef de la police de Nashville, John Drake, a déclaré qu’Audrey Elizabeth Hale s’était préparée à la fusillade, notamment en rédigeant un manifeste que la police n’a toujours pas rendu public. Pourquoi ?

« Nous avons également établi que des cartes de l’école avaient été dessinées avec des détails sur les points d’entrée surveillés. Par le passé, elle a été élève dans cette école », a déclaré le chef de la police. « Il y avait un véhicule à proximité qui nous a fourni un indice sur son identité. »
 
Une enfant pleure dans le bus qui l’emmène de l’école Covenant, à la suite de la fusillade

La police affirme que la tueuse est entrée dans le bâtiment par une porte latérale et a tiré des coups de feu avant de se rendre au deuxième étage, où Hale a été confrontée aux agents qui sont intervenus. Ces derniers ne pensent pas qu’elle portait un gilet pare-balles, ont indiqué les autorités.

Hale était armée de deux armes de type AR, dont un fusil et un pistolet, et d’une arme de poing. Deux des armes pourraient avoir été achetées légalement dans la région de Nashville, a indiqué M. Drake. Les enquêteurs se penchent sur un mobile possible, mais n’ont pas divulgué de détails. 

 
La police de Nashville est intervenue à la suite d’une fusillade à l’école Covenant dans le Tennessee

Les responsables du centre médical ont indiqué que trois jeunes écoliers avaient été transportés à l’hôpital pour enfants Monroe Carell Jr. de Vanderbilt avec des blessures par balle. Les trois ont été déclarés morts après leur arrivée. Les trois autres adultes ont également été déclarés morts à la suite de l’attaque. Tous trois faisaient partie du personnel de l’école.

La police a identifié les victimes comme étant Evelyn Dieckhaus, Hallie Scruggs et William Kinney, tous âgés de 9 ans, Cynthia Peak, 61 ans, Katherine Koonce, 60 ans, et Mike Hill, 61 ans. Koonce était la directrice de l’école Covenant, selon le site web de l’école.  Hallie Scruggs était la fille du pasteur principal de la Covenant Presbyterian Church, Chad Scruggs.

L’école Covenant est un établissement privé chrétien qui accueille des élèves jusqu’à la 6e année avec près de 200 élèves, selon son site Internet.

L’école Covenant a été fondée en 2001 et a des frais de scolarité annuels compris entre 7 250 $ américains pour une école maternelle de trois jours et 16 500 $ par année du primaire.
L’école concentre son programme sur la théologie biblique, où les étudiants suivent des cours sur la Bible ainsi que des cours d’éducation standard, la devise de l’école étant « Guider les cœurs, responsabiliser les esprits, célébrer l’enfance ». L’école est située dans le quartier aisé de Green Hills, juste au sud du Bluebird Cafe de Nashville, un endroit apprécié des musiciens et des auteurs-compositeurs.
 
La meurtrière est issue d’une famille religieuse dont la mère demandait un contrôle plus strict des armes à feu
 
Audrey Hale, 28 ans, s’identifiait comme transgenre, a confirmé la police lundi, sans donner plus de précisions.

Le chef Drake et d’autres responsables ont à plusieurs reprises qualifié la suspecte, née de sexe féminin, d’« elle ».

La police a déclaré qu’elle était transgenre et qu’elle utilisait en ligne les pronoms « il » et « lui ».

La tueuse s’est décrite comme « lui » sur sa page LinkedIn, qui mentionnait des emplois récents dans la conception graphique et la livraison d’épiceries.

Mme Hale disposait également d’un compte sur les réseaux sociaux où elle faisait la promotion de son art et où elle se désignait par le nom d’Aiden.

Norma Hale a parlé à ABC News peu après que sa fille Audrey Hale, 28 ans, a été désignée comme la tireuse. 
Normal Hale (au centre), la mère d’Audrey Hale (à droite), la tireuse qui se disait homme qui a tué six personnes, dont trois enfants de neuf ans et trois membres du personnel, était elle-même une militante du contrôle des armes à feu sur les réseaux sociaux

Mme Hale a déclaré : « C’est très, très difficile en ce moment. Je crois que j’ai perdu ma fille aujourd’hui ».

Norma a ensuite demandé à ce que son intimité soit préservée, car sa famille a du mal à faire face à l’ampleur des actes commis par sa fille décédée.

Les propres messages de Norma décriant les fusillades dans les écoles et appelant à un contrôle accru des armes à feu sont apparus à la suite du massacre de Hale dans l’école qu’elle avait fréquentée.  

Le 21 février 2018, elle a publié sur sa page une pétition visant à rendre illégaux les chargeurs d’armes à feu de grande capacité, en réponse aux horreurs commises à l’école primaire Sandy Hook en 2012. Selon la police, les parents d’Audrey Hale ont affirmé qu’ils pensaient qu’elle avait vendu ses armes à feu achetées légalement après avoir exprimé leur désapprobation.


La rhétorique des militants trans est de plus en plus véhémente. Le mouvement TRAN invite depuis quelque temps de se mobiliser pour le « Jour de la vengeance trans » afin de « mettre fin au génocide trans ».

Les pistolets roses
 
Pink Pistols est une association homosexuelle en faveur des armes à feu aux États-Unis. Son slogan est « Un homosexuel armé ne se fait pas frapper » (« Armed gays don’t get bashed »), ou encore « Pointe quelqu’un avec ton calibre » (« Pick on someone your own caliber »). Fondée en juillet 2000 par Doug Krick, un activiste libertarien du Massachusetts, l’organisation est composée dans les années 2010 d’une quarantaine de sections d’homosexuels détenteurs d’armes. L’adhésion à l’association est ouverte à tous, sans condition ni d’homosexualité ni de détention d’arme.  Le 23 septembre 2018, la femme trans Erin Palette est devenue la nouvelle présidente des Pink Pistols.

Avertissement d’une vengeance à venir

Selon Andy Ngô (voir gazouillis ci-dessous), « avant la fusillade de masse, les militants trans (TRAN) avaient appelé à la “vengeance” contre le Tennessee et les conservateurs pour avoir interdit la transition médicale des enfants. »



 


Voir aussi

Soixante-huit églises incendiées ou vandalisées, timide réaction du PM Trudeau qui organise un sommet sur l’islamophobie (m à j) 

Noël — députée écologiste belge suggère-t-elle de brûler les églises ?

Norvège — féministe risque 3 ans de prison pour avoir dit qu’un homme ne peut être lesbienne

Haine — le tueur du club LGBTQ se dit « non binaire », veut qu’on utilise « they » comme pronom, né dans une famille décomposée 

« La religion chrétienne est de loin la plus attaquée en France »

Enfants élevés par des couples homos deux fois plus susceptibles d’être déprimés et obèses 

Étude suédoise : les « mariés » de même sexe sont trois fois plus susceptibles de commettre un suicide

Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels 

Prof de droit de Berkeley en Californie : dire que seules les femmes sont « capables de grossesse » est transphobe

 
 
 
 
 
 

vendredi 10 novembre 2023

La sous-scolarisation des hommes n'intéresse pas le pouvoir

D'une chronique de Mario Dumont

Avouons-nous la vérité! Si la sous-scolarisation touchait les femmes, on en parlerait tous les jours, il y aurait un plan d’action impliquant tous les ministères. Pour les hommes, on se contente d’un sous-chapitre dans un document des Finances sur la perte de productivité.

Seuls 69% des garçons obtiennent leur diplôme secondaire dans les délais prévus. Seuls 41% des diplômés au Québec sont des gars. C’est la plus faible proportion de tout le Canada.

Évidemment, les garçons n’obtenant pas leur diplôme d’études secondaires, la sous-scolarisation se prolonge et s’aggrave au niveau collégial et universitaire. Au dernier relevé, il y avait 185 000 femmes dans les universités québécoises contre seulement 128 000 hommes. 


Voir aussi

Québec — Trop d’hommes délaissent l’université et seront privés des bons emplois de demain, selon un ex-recteur

 
 

Les gouvernements surestiment-ils le rendement économique des diplômes universitaires ?

Pierre Vermeren: « Les jeunes hommes sont-ils en trop dans la société » ?

Malgré la pression sociale progressiste, garçons et filles semblent toujours préférer les jouets traditionnels associés à leur sexe

Étude — École non mixte n’augmente ni résultats ni intérêt des filles pour les sciences, mais bien pour les garçons  

 

La politique migratoire de masse du Canada, un débauchage néocolonialiste des talents ?

[...]
 
On commence à parler de l’indécence consistant à recruter du personnel médical dans des pays beaucoup moins bien dotés que le Canada. On s’est par exemple insurgé le mois dernier que le Québec démarche au Cameroun, au Bénin, au Togo et en Côte d’Ivoire, quatre pays figurant sur la liste rouge de l’Organisation mondiale de la santé. Leur nombre d’infirmières pour 10 000 habitants varie de 1,9 à 6,45 alors qu’il est de… 102,7 au Canada. 
 
Le problème déborde cependant du cadre médical. Quand le Canada recrute des ingénieurs, des informaticiens, des chercheurs, des gestionnaires ou encore des étudiants en ces domaines, il oublie -ou fait mine de ne pas savoir- que ce sont autant de têtes diplômées ou en voie de l’être qu’il vole à des pays qui en auraient besoin pour se construire. Les ambassadeurs de trois pays africains -le Maroc, la Côte d’Ivoire et le Bénin- lancent un cri du cœur pour faire réaliser à l’Occident les conséquences de ce dragage. 

«Ça dépouille, bien évidemment, cette fuite de cerveaux. Nos pays sont en pénurie de cadres de qualité. Au Bénin, nous ressentons le coup», lance Luc Isidore Takpa, consul honoraire à Montréal -le Bénin n’a plus d’ambassade au Canada. «On n’arrive pas à atteindre le niveau d’expertise de ces pays [occidentaux] parce qu’il y a fuite», ajoute-t-il. Il raconte que le Bénin vit un boom similaire à ce qu’a vécu le Québec lors de la Révolution tranquille. Tout est en construction. Mais le manque de connaissances oblige le pays à faire appel à la Chine, qui débarque avec ses ouvriers et repart ensuite avec son savoir-faire.

La colline parlementaire d'Ottawa surplombe la rivière des Outaouais

Bafétigué Ouattara, l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire, abonde. «Il n’y a de richesse que l’Homme. Le développement est porté à bout de bras par les ressources humaines, par des compétences, et sans ces compétences, la crème de notre société s’en va. Le développement ne peut pas être harmonieux.» La Côte d’Ivoire, donne-t-il en exemple, est le plus grand producteur de cacao au monde, mais il aurait besoin de savoir-faire pour le transformer à domicile et ainsi encaisser la plus-value.

Au Maroc, expose l’ambassadrice Souriya Otmani, ce sont de 8000 à 10 000 cadres supérieurs qui quittent le pays chaque année. À eux s’ajoutent des spécialistes divers. Bon an mal an, dit-elle, la moitié des 1500 diplômés de l’École Mohammadia d’ingénieurs, la principale école de génie au pays, partent. Les chasseurs de têtes marocains «travaillent maintenant exclusivement pour l’international». «Cela a un impact direct sur l’économie, les services, sur tout le développement du pays. Et c’est un investissement important du Maroc dans la formation de ces cadres dont il ne bénéficie pas.»

Tous trois plaident pour une migration qui s’inscrirait plutôt dans une perspective de co-développement. Mme Otmani donne l’exemple d’une entente entre le Maroc et l’Allemagne en vertu de laquelle un contingent de personnel médical part pour l’Europe y travailler et parfaire sa formation. Lorsqu’il revient deux, trois ou quatre ans plus tard, il ramène au pays de meilleures connaissances tandis que l’Allemagne reçoit une nouvelle cohorte. M. Ouattara aimerait pour sa part que les pays qui se servent chez lui offrent en contre-partie des ressources pour bâtir des infrastructures éducatives. [...]

Source: Le Soleil

mercredi 8 novembre 2023

Police obligée de départager les étudiants juifs et arabes à Concordia (M. à j. coups de feu sur deux écoles juives)

À l'une des deux (2!) universités anglophones de Montréal, Concordia, le Canada multiethnique s'affronte :

Des étudiants juifs physiquement attaqués et traités de « kike » (termes injurieux en anglais pour les juifs).

En lien avec les affrontements entre des groupes pro-israéliens et pro-palestiniens à l’Université Concordia, le SPVM (la police de Montréal) a procédé à l’arrestation d’une seule personne, une étudiante de 22 ans, pour avoir commis des voies de fait à l’endroit d’un agent de sécurité. « Nous ne tolérons pas l'intimidation ou la violence sur notre campus et nous allons examiner de plus près l'incident d'aujourd'hui », a réagi l’Université Concordia.

Le tout en anglais, tout le temps.

Combien d'étudiants étrangers parmi ces gens ? Combien de ces gens sont des étudiants étrangers venus étudier en anglais seulement et faisant partie des 471000 immigrants dits « temporaires » , un chiffre en explosion dont le Québec a perdu la maîtrise ?

Affiche annonçant une manifestation pro-palestinienne qui aurait lieu demain, le 9 novembre, au centre-ville de Montréal. Un seul mot en français : « rue »...

Le Son de la liberté en VF et en salles de cinéma (ovation de la salle lors de l'avant-première en France)

 
 
Billet du 1er novembre

Le film Sound of Freedom a été doublé en français. Il a été réalisé par Alejandro Monteverde, avec Jim Caviezel. Au cinéma, en France, le 15 novembre 2023.

En voici la bande-annonce : 

Le film ne contient aucune image sexuelle…

La version française du film est terminée et elle est de très grande qualité (grâce aux comédiens qui doublent habituellement Brad Pitt, Laurence Fishburne et Nicole Kidman).

Dans 10 jours, le réalisateur du film, Alejandro Monteverde, sera à Paris pour défendre le film dans les médias. Il sera également à l’avant-première exceptionnelle organisée mardi 7 novembre prochain dès 20 h à l’UGC Normandie à Paris. Pour y assister et être les premiers à voir ce film en France, réservez vite vos places ici (c’est une grande salle de plus de 800 places, mais elles partent très vite). 

Sur la SAJE (distributeur)

Article du Parisien du 30 octobre 2023

Fondée en 2014, la société a enrichi son catalogue de 230 titres, la plupart sortis en VAD (vidéo à la demande), sur disque ou diffusés à la télévision. Mais « 40 d’entre eux ont fait l’objet d’une sortie en salles, souligne Hubert de Torcy, créateur et dirigeant de l’entreprise. Tous nos films parlent de la foi. Il y a beaucoup de manières de l’aborder : des biopics, des vies de saints, des documentaires, des dessins animés qui racontent la Bible… On trouve tous les genres. »

Parmi les exemples de films qu’un non-chrétien pourrait juger très « limites », l’un des premiers distribués par la société en 2014, « Et si le ciel existait ? », fiction américaine qui racontait comment un petit garçon découvrait « l’existence du paradis ».

À l’opposé, « Sacerdoce », du Français Damien Boyer, sorti en salles le 18 octobre, épatant documentaire très bien réalisé, suit le parcours de prêtres d’aujourd’hui qui décrivent, sans tabous, leur vocation et les difficultés qu’ils éprouvent face aux récentes révélations sur la pédophilie et les agressions sexuelles dans l’Église.

Ces 40 films sortis par Saje en neuf ans le sont via un circuit particulier. Si Hubert de Torcy, auparavant journaliste spécialisé dans les médias chrétiens et animateur sur la chaîne KTO, s’est lancé dans la distribution au milieu des années 2010, c’est, avoue-t-il, « par frustration ».

« Je voyais alors que plein de longs métrages sortaient aux États-Unis, c’était l’émergence de films » très rentables sur place, soutenus par les Églises évangélistes : « Et si le ciel existait » (distribué par Sony aux USA, et par Saje en France), engrange alors 108 millions de dollars de recettes pour un budget de 14 millions, tandis que « Dieu n’est pas mort », produit pour 2 millions de dollars, en récolte 64 millions.

Sollicité pour certains films de Scorsese ou Malick

« On a donc sorti en 2014 sur 90 copies aux forceps, personne ne nous connaissait et n’y croyait chez les exploitants malgré les acteurs — Oscar Isaac, Andy Garcia, Eva Longoria —, se souvient le dirigeant. Je me suis servi de mon expérience pour la communication, via les médias chrétiens et le réseau des curés de paroisses. On a fait 100 000 entrées avec une excellente moyenne par copie. Les exploitants nous ont dit qu’ils avaient vu arriver des gens qu’ils ne voyaient jamais au cinéma, qu’il y avait un vrai marché, et nous ont encouragés à continuer… »

Saje Distribution est même régulièrement sollicitée par les plus gros distributeurs et studios français lorsqu’ils acquièrent un film à message chrétien, comme Metropolitan Film Export pour « Silence » de Martin Scorsese ou UGC pour « Une vie cachée » de Terrence Malick : « On intervient comme une agence dans ces cas-là, on s’occupe des achats d’espace, de la communication vers les réseaux chrétiens… »

C’est ce type de relations avec Studiocanal qui a amené Hubert de Torcy à co-distribuer « Vaincre ou mourir » en janvier : « Nous avions une bonne maîtrise des niches de publics concernés. Les polémiques, on ne les a franchement pas vu venir, on est tombés de notre chaise. Mais à l’arrivée, ça a aidé le long métrage, je remercie tous ceux qui en ont parlé ! Notre point mort était à 115 000 entrées, on en a fait 315 000. »

« Rien d’orienté » dans Son de la liberté

Reste le cas « Sound of Freedom », qui devrait à nouveau faire jaser mi-novembre. Quel rapport avec la chrétienté alors qu’il s’agit d’un thriller d’action assez efficace ? Dans ce film que l’on doit à un cinéaste catholique qui n’a réalisé auparavant que des films « faith-based », il est fait référence aux « enfants de Dieu qui ne sont pas à vendre ».

Notamment à travers une chanson, et via un étonnant « message » lu face à la caméra par le comédien Jim Caviezel après le générique. « La référence aux enfants de Dieu, c’est un problème pour les athées, tranche Hubert de Torcy. Il renvoie à un message de l’Évangile sur la défense des plus pauvres. Il y a aussi une citation biblique dans le film. Un chrétien y sera sensible… »

Hubert de Torcy dans son bureau, entre la Vierge et une affiche le représentant sous les traits du « Parrain »… du cinéma chrétien

Et quid de la polémique sur les enlèvements d’enfants, thèse chère aux complotistes de QAnon qui recommandent de voir le film, alors que ce mouvement est persuadé qu’il existe un vaste réseau international de pédophilie dans lequel on retrouverait des célébrités ?

Pour le créateur de Saje, ce sont les médias qui ont créé ces querelles, car « dans le film, il n’y a rien d’orienté ou de complotiste sur le sujet. On l’a montré aux exploitants, ils ont compris qu’il n’avait rien à voir avec tout ça ».

On lui demande d’où sortent ces chiffres sur les enlèvements d’enfants visibles avant le générique de fin : « Ce sont les chiffres officiels issus d’organismes tels que l’ONU, ils sont sourcés dans le dossier de presse ». On lui fait remarquer que le spectateur n’aura pas accès au dossier de presse. Et que « Sound of Freedom » est produit par Mel Gibson, connu pour ses prises de position catholiques, et interprété par Jim Caviezel, adepte du mouvement complotiste QAnon.

« Le film ne fait que dénoncer la pédocriminalité, et essaye d’ouvrir les yeux sur ce sujet », insiste Hubert de Torcy. Ce sera, au final, aux spectateurs d’en juger le 15 novembre…

Article d’Ouest France de décembre 2017

Cette jeune société française de distribution est spécialisée dans les films d’inspiration chrétienne.

L’Étoile de Noël (image), dessin animé sorti mi-novembre, est le récit biblique de la Nativité, avec de l’humour et des graphismes à la Shrek… Pour la société de distribution Saje, ce film d’animation est plus qu’un cadeau de Noël. « C’est un film Sony Pictures sur lequel nous avons été mandatés pour la communication. Nous avions aussi travaillé sur la sortie de La Confession », indique Hubert de Torcy, dirigeant-fondateur de Saje.

Saje est une jeune société encore en phase d’investissement dont l’objectif est de créer et structurer un marché pour les films d’inspiration chrétienne. « Ce qui nous a poussés à nous lancer dans cette aventure, c’est de voir tous ces films basés sur la foi sortir aux États-Unis, sans que jamais un distributeur en France ne se risque à les distribuer. Outre-Atlantique, les églises se sont organisées pour aller voir ces films en groupe et en faire des succès populaires. »

En France, c’est souvent un chemin de croix. « En général, nous ne bénéficions pas des subventions du Centre national du cinéma et nous parvenons difficilement à vendre nos films aux chaînes de télé. Notre force, c’est le réseau des paroisses, églises et écoles qui organisent des séances à la demande. »

Une stratégie de niche qui commence à donner des résultats. « Notre dernier film, Dieu n’est pas mort, a fait 30 000 spectateurs, uniquement en cinéma à la demande. » Saje compte beaucoup sur la VAD. « Nous avons un projet de développement d’une boutique VAD à destination de la famille, où chacun pourra choisir des films en toute confiance. »

Le dernier film distribué par Sage est sorti le 29 novembre. Tout mais pas ça est une comédie italienne, « l’histoire d’un chirurgien athée qui apprend que son fils rentre au séminaire et qui va tout faire pour l’en dissuader… »