vendredi 21 avril 2023

Idéologie LGBTQ2SAI+ : la Floride protège les enfants dans les écoles publiques (vidéo)

Attention, ce reportage vidéo provient de France 24, chaîne « publique » très à gauche sur les questions LGBTQ2SAI+. Il donne nettement plus la parole aux opposants à De Santis qu’à ses partisans, il verse aussi dans l’hyperbole en parlant de « peur » et de « dangereux » quand il s’agit de conserver la neutralité de l’école publique qui doit se concentrer sur les savoirs de base traditionnels comme la langue, les mathématiques ou l’histoire générale (et non racialisée) sans verser dans les dernières modes de la gauche radicale.
 

Le ministère de l’Éducation de Floride, sous l’autorité du gouverneur républicain Ron DeSantis, a approuvé des règles qui étendent l’interdiction des contenus LGBT dans les écoles publiques à toutes les années scolaires.

L’année dernière, M. De Santis avait signé la loi sur les droits parentaux en matière d’éducation, qui interdisait aux écoles d’enseigner le transgenrisme et d’autres questions liées à la sexualité aux enfants de la maternelle à la troisième année, limitait les discussions sur la sexualité des enfants plus âgés à un contenu « adapté à leur âge » et exigeait que les parents fussent informés de tout changement susceptible d’affecter le bien-être physique, émotionnel ou mental de leur enfant.

Les militants de gauche et leurs alliés médiatiques ont caricaturé cette mesure en l’affublant du nom de « Loi Ne Dites pas Homo » (Don’t-Say-Gay Bill) et l’ont présenté comme une attaque haineuse contre les enseignants et les élèves LGBT, tout en ignorant l’activisme LGBT dans les écoles et l’ire que celui-ci suscite chez des élèves et des parents.

Le mois dernier, le Conseil de l’éducation de Floride a publié une proposition de règlement visant à étendre ces nouvelles dispositions et qui modifieraient les « principes de conduite professionnelle » des écoles de Floride afin d’interdire les cours sur le genre et l’identité sexuelle à tous les niveaux scolaires, à commencer par la maternelle, tandis que, pour les niveaux 4 à 12, ces cours seraient interdits à moins qu’ils ne soient « expressément requis » par le programme scolaire de Floride ou dans le cadre d’un cours sur la santé génésique, auquel cas les parents pourraient décider de retirer leurs enfants de la classe.

Le ministère de l’Éducation de l’État a approuvé ce règlement mercredi, selon le Daily Caller. Elle devrait entrer en vigueur dans un mois environ.

« Nous pensons que l’éducation devrait toujours se concentrer sur l’enseignement des bases des mathématiques, des sciences, de l’histoire, etc. dans la salle de classe, en particulier lorsqu’il s’agit de questions telles que l’orientation sexuelle et l’identité de genre », a déclaré Ryan Kennedy, membre de l’Alliance des citoyens de Floride, lors de la réunion.

Ces dispositions dont la portée est élargie sont la dernière mesure prise par M. De Santis pour tenir les promesses qu’il avait faites lors de son deuxième discours d’investiture, à savoir continuer à éliminer le prosélytisme idéologique de l’éducation et, plus largement, pour faire de la Floride l’endroit « où le wokisme se meurt ».
 

Le gouverneur a pris de nombreuses mesures pour interdire la théorie critique de la race et les discussions sexuelles inappropriées à l’âge des élèves dans les salles de classe, pour aider à élire des conservateurs partageant les mêmes idées dans les conseils scolaires locaux et pour forcer le respect des normes de l’État, telles que l’obligation d’avoir des toilettes réservées aux hommes et aux femmes. Le mois dernier, il a proposé une législation visant à imposer de nouvelles normes aux collèges et aux universités en matière de responsabilité, d’exactitude historique et d’interdiction de l’endoctrinement idéologique ou de l’imposition de la conformité idéologique.

Son conservatisme dynamique et entreprenant a suscité un grand intérêt en tant que candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2024. Il n’a pas encore annoncé sa candidature, mais on s’attend à ce qu’il le fasse à la fin de l’actuelle session législative de Floride, en mai.

L’ancien président Donald Trump mène actuellement les sondages nationaux pour l’investiture du GOP avec une marge substantielle, bien que De Santis reste compétitif dans les sondages de son État et dans la collecte de fonds.

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jeudi 20 avril 2023

Wokeries dans les universités australiennes : « marche des privilèges » pour les étudiants blancs, séduisants ou de famille aisée

Le cours de MBA de l’université de Monash inaugure une première sans doute mondiale.

Les étudiants « blancs, séduisants, appartenant à la classe moyenne ou supérieure et très instruits » doivent faire une « marche des privilèges » et suivre une formation sur l’oppression pour « remettre en question la violence du leadership en affrontant l’hégémonie des idéologies impérialistes, suprématistes blanches, capitalistes et patriarcales ».

L’université Monash souhaite que les futurs chefs d’entreprise reçoivent une formation adéquate en matière d’environnement et de responsabilité sociale des entreprises. L’accent est mis sur l’équité, la diversité  et l’inclusion (EDI), au détriment de l’amélioration du bilan des entreprises et de la gestion des risques.



L’université de Melbourne a également rejoint la révolution. Après consultation des parties concernées, elle a révisé sa politique de liberté d’expression en y ajoutant un nouveau protocole d’affirmation du genre ainsi que des lignes directrices contradictoires sur l’exercice approprié de la liberté d’expression. Rien ne pourra être prononcé dans les cours sur le féminisme qui puisse offenser les étudiants transgenres.

Dans le but de « démanteler les privilèges », un atelier d’étudiants a proposé d’interdire aux « hommes blancs » et à ceux qui ressemblent à des « électeurs libéraux » de prendre la parole en classe. Bien sûr, ces universités disent croire en la liberté d’expression, mais « il s’agit de donner de l’espace aux personnes qui ne se sentent pas incluses sur les campus universitaires en raison de facteurs tels que le genre, la langue (et) l’homosexualité ».

Source : The Spectator

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Les politiques canadiennes en matière de logement et d'immigration sont incompatibles

Lettre ouverte dans un journal (le Global and Mail de Toronto) bien sous tous rapports politiquement corrects. Leurs auteurs, Steve Lafleur et Josef Filipowicz, sont des analystes politiques qui effectuent des recherches sur le logement et la fiscalité. Cet article fait partie d’un projet qu’ils ont entrepris avec l’Institut Macdonald-Laurier. Les auteurs semblent préconiser l’imposition aux provinces par le gouvernement fédéral de cible de construction de maisons et de logements et l’élimination de bureaucratie pour assurer la construction plus rapide de logements (M. Poilièvre du Parti dit conservateur sera ravi).

Le problème de l’accessibilité du logement, qui ne concernait que Toronto et Vancouver, s’est métastasé en une crise nationale. Des augmentations de loyer à deux chiffres ont frappé des villes traditionnellement plus abordables d’un bout à l’autre du pays, et le coût de l’accession à la propriété reste durablement élevé dans un contexte de hausse des taux d’intérêt. Selon notre récent rapport, l’une des principales raisons du manque d’accessibilité est le déséquilibre entre les politiques des différents niveaux de gouvernement du Canada.

Dans l’ensemble, le système canadien de fédéralisme décentralisé nous a bien servis. Permettre aux différents niveaux de gouvernement de prendre des décisions adaptées à leur propre contexte est généralement la bonne approche lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre des programmes. Il y a un siècle, Louis Brandeis, alors juge à la Cour suprême des États-Unis, a qualifié les États de « laboratoires » pour l’expérimentation des politiques. Il en va de même pour les provinces canadiennes et, dans l’ensemble, la structure est saine pour un pays de taille moyenne qui s’étend sur la deuxième plus grande masse terrestre du monde.

De nombreux facteurs ont contribué à l’érosion de l’accessibilité du logement, mais le problème fondamental est l’inadéquation croissante entre l’offre et la demande. Alors que la construction résidentielle au Canada a atteint un plateau, bien en deçà des records historiques, notre population croît plus vite que celle de n’importe quel autre pays du G7. [Voir 
 

Population du Canada : croissance record de 1 050 110 personnes enregistrée en 2022 (m à j Québec)]

La croissance démographique du Canada s’est élevée en moyenne à 422 000 habitants supplémentaires par an (de juillet à juillet) entre 2012 et 2022, contre 335 000 par an au cours de la décennie précédente. Cette tendance s’accélère, avec une croissance nette de plus de 500 000 habitants au cours de trois des cinq dernières années, dont un record de 703 404 habitants entre 2021 et 2022. [Ces chiffres n’incluent pas les immigrants dits « temporaires » qui doivent pourtant bien être logés. Or ce chiffre est aussi en hausse constante.]

Dans le même temps, le nombre de logements achevés a stagné au cours des cinq dernières décennies. Entre 2012 et 2022, 195 000 logements en moyenne ont été construits chaque année, contre 199 000 la décennie précédente et 229 000 dans les années 1970, période faste pour la construction de logements au Canada.

Ce qui nous ramène au système de gouvernance du Canada. La croissance démographique est contrôlée en grande partie par le gouvernement fédéral, et la construction de logements principalement par les gouvernements provinciaux et locaux.

Depuis le début des années 1990, l’immigration a remplacé les naissances nettes (naissances moins décès) comme principal moteur de la croissance démographique au Canada. [
Voir Emballement démographique : pour le dernier trimestre 2022, 39 173 immigrants au Québec, plus de décès que de naissances]
 
Contrairement aux taux de natalité, que les gouvernements ne peuvent influencer qu’indirectement, les chiffres de l’immigration sont déterminés par la politique gouvernementale. Par exemple, le dernier plan d’immigration du Canada vise à ajouter 465 000 nouveaux résidents permanents en 2023, puis 485 000 en 2024 et 500 000 en 2025 — les niveaux d’immigration les plus élevés jamais atteints.

Les gouvernements provinciaux et locaux, quant à eux, sont chargés de planifier et d’approuver un nombre suffisant de logements pour faire face à cette croissance démographique record. Ils le font par le biais d’une série de plans d’aménagement du territoire et de croissance, qui commencent au niveau provincial ou régional et se terminent par des plans locaux et des règlements régissant la quantité de construction autorisée et l’endroit où elle doit avoir lieu.

En bref, le gouvernement fédéral (et, à des degrés divers, les provinces) exerce une influence considérable sur la demande de logements, tandis que les provinces et les municipalités contrôlent en grande partie l’offre de logements. Malheureusement, ces deux séries de leviers politiques — la politique d’immigration et la planification de la croissance — sont essentiellement isolées l’une de l’autre.

Les plans d’immigration, qui sont mis à jour chaque année, s’appuient en partie sur une série d’accords fédéraux-provinciaux/territoriaux. Cependant, aucun des accords actuels ne mentionne le mot « logement », se concentrant plutôt sur des préoccupations telles que les besoins du marché du travail et les exigences linguistiques. Il s’agit là de considérations importantes, mais les nouveaux arrivants ont également besoin d’un endroit où vivre.

Par ailleurs, il faut des années pour mettre en œuvre et actualiser les plans de croissance provinciaux et locaux. Par exemple, le gouvernement de l’Ontario a mis à jour son plan de croissance de 2006 pour la région entourant Toronto en 2019, puis en 2020, donnant aux municipalités jusqu’à 2022 pour ajuster leurs plans locaux en conséquence. Cependant, il faut des années pour que les plans municipaux se traduisent par une mise à jour des règlements de zonage, si tant est qu’ils le fassent, et comme il n’y a pas d’application stricte des objectifs de logement des plans de croissance, ils se résument à une estimation de la manière dont les villes pourraient se développer.

En outre, le temps nécessaire à l’élaboration et à l’exécution des plans locaux signifie que les hypothèses de croissance de la population sont souvent dépassées avant ou pendant leur mise en œuvre. Alors que les plans relatifs aux niveaux d’immigration sont mis à jour chaque année, les principales directives provinciales — telles que l’objectif fixé par l’Ontario pour 2022, à savoir la construction de 1,5 million de logements au cours de la prochaine décennie — ont déjà un temps de retard.

Les décideurs politiques fédéraux, provinciaux et municipaux doivent tous être sur la même longueur d’onde. La pénurie de logements au Canada ne prendra fin que lorsque les politiques d’immigration commenceront à refléter la réalité de nos marchés du logement, ou lorsque l’aménagement du territoire et la planification de la croissance refléteront avec précision la croissance démographique. Sans une meilleure coordination, la crise du logement risque de s’aggraver.
 
Voir aussi
 
 
 
 

L’immigration, le remède imaginaire (Québec, 2011)

Institut Fraser : L’immigration massive nuit au bien-être des Canadiens en général ; les politiques d’immigration doivent être revues (étude de 264 pages, 2011)

L’économiste Pierre Fortin critique la politique d’immigration actuelle  (2022)

L’économiste Pierre Fortin : non, le Québec n’a pas besoin de 80 000 immigrants par an (2022)

Et si la diversité diminuait la confiance ?

Les immigrés coûtent de plus en plus cher au Canada : ils coûtent plus de 16 [jusqu’à 23] milliards de dollars par an aux contribuables [2012]

« Trop de diversité sape les fondements de la solidarité » 

Étude — Baisse de « solidarité » corrélée à l’augmentation du nombre d’étrangers

Multiculturalisme, « hybridation », « métissage culturel », une nouvelle illusion théorique dans les sciences sociales

Afflux renouvelé de réfugiés au Québec et impact sur le réseau scolaire déjà en sous-effectif  

Crise du logement : le tabou des seuils d’immigration trop élevés

Humour — désolé d’être là

Les ⅔ des Québécois contre une hausse du nombre d’immigrants 

Immigration de masse : le Canada connaît la plus forte croissance démographique du G7

L’augmentation de l’immigration a amplifié la crise du logement

Canada — Faire passer l’immigration de 300 000 personnes par an à un million

L’initiative du Siècle (dont un des cofondateurs est Dominic Barton, actuellement ambassadeur du Canada en Chine populaire). En anglais uniquement.

Le patronat québécois reprend de plus belle sa campagne en faveur de l’immigration massive : 64 000 par année au Québec ! (1er avril 2021, ce n’est hélas pas un poisson d’avril)

L’État-providence : une pompe aspirante pour tous les immigrants « illégaux »

mercredi 19 avril 2023

« Les femmes alimentent le wokisme sur les campus et dans la société »

Les femmes ont plus souvent un diplôme universitaire, sont politiquement plus à gauche et ont moins de respect pour la liberté d’expression.

Des étudiants en études féminines et de genre de l’Université Carleton participent à un rassemblement à Ottawa en 2010.

Un sondage Angus Reid portant sur les intentions de vote de 5 000 Canadiens entre le 6 et le 13 mars a révélé un large écart entre les partisans des conservateurs et ceux des libéraux. Dans l’ensemble, les libéraux sont en queue de peloton (29 % contre 35 %). Mais alors qu’une pluralité d’hommes disent qu’ils voteraient pour les conservateurs si une élection avait lieu demain, 44 % des femmes de moins de 35 ans disent qu’elles voteraient pour le NPD et 42 % des femmes de plus de 55 ans ont l’intention de voter pour les libéraux.

Le chef du Parti [dit] conservateur, Pierre Poilièvre, a du pain sur la planche à cet égard. Mais il devrait comprendre que cela n’a rien à voir avec lui personnellement. De nombreuses études ont conclu que les femmes instruites sont davantage attirées par la gauche politique que les hommes.

Et comme les femmes sont plus nombreuses à obtenir un diplôme de l’enseignement supérieur — en 2016, 40,7 % des Canadiennes et 29,1 % des Canadiens âgés de 25 à 34 ans étaient titulaires d’une licence [baccalauréat au Canada/Québec] ou d’un diplôme supérieur —, il n’est pas étonnant que leurs convictions progressistes, renforcées par leur passage à l’université, se reflètent dans leurs habitudes de vote.

L’Institut de recherche sur l’enseignement supérieur de l’UCLA mène des enquêtes auprès des étudiants de première année chaque année depuis 1966. Jusqu’en 1980, les hommes étaient plus libéraux/de gauche que les femmes. Au début et au milieu des années 1980, les hommes et les femmes étaient politiquement à peu près au même niveau.

Mais depuis 1987, les femmes sont plus à gauche que les hommes. L’enquête de 2016 menée auprès de 137 456 étudiants de première année dans 184 collèges et universités des États-Unis a révélé que 41 % des femmes s’identifiaient comme libérales ou d’extrême gauche, contre 29 % des hommes.

C’est une mauvaise nouvelle pour l’état précaire de la liberté d’expression. Un sondage Gallup/Knight Foundation de 2017 a posé la question à 3 014 étudiants : « Si vous deviez choisir, qu’est-ce qui vous semble le plus important » : une société diversifiée et inclusive ou la protection de la liberté d’expression ? Les étudiants masculins ont choisi la protection de la liberté d’expression par 61 voix contre 39, tandis que les étudiantes ont préféré une société « diversifiée et inclusive » à la liberté d’expression par 64 voix contre 35.

Dennis Chong, politologue à l’université de Californie du Sud, a déclaré au New York Times que « l’écart entre les sexes en matière de tolérance politique, les femmes étant un peu plus disposées à censurer les idées controversées et potentiellement nuisibles, remonte aux premières enquêtes sur le sujet dans les années 1950 ».

Selon Barbara Kay, les femmes sont plus wokes que les hommes, et plus elles seront nombreuses dans les universités, plus notre culture deviendra woke et plus la rigueur intellectuelle perdra du terrain au profit des sentiments, de l’« expérience vécue », de la thérapeutique et du sécuritarisme.

Dans un article du City Journal, la commentatrice politique conservatrice Heather Mac Donald parle de « la grande féminisation de l’université américaine », déplorant que « la traumatisation de la vie quotidienne, comme d’autres tendances universitaires modernes, se propage rapidement en dehors du campus ».

Un article de Quillette sur l’effet des femmes dans le monde universitaire, rédigé par Cory Clark, spécialiste des sciences du comportement, et Bo Weingard, rédacteur en chef adjoint de Quillette, fournit des statistiques détaillées pour étayer les observations de Mac Donald. Ils affirment que les hommes et les femmes considèrent différemment l’objectif de l’enseignement supérieur et de la science.

En moyenne, « les femmes sont plus disposées à réprimer la science pour des raisons morales, et les hommes sont plus disposés à autoriser le partage d’idées offensantes, voire potentiellement nuisibles ». « [Avec le temps,] l’appui à l’intégration de préoccupations morales dans le processus scientifique et dans les publications savantes est susceptible d’augmenter alors que celui à la liberté universitaire est susceptible de diminuer ».

Les femmes représentent 80 % des diplômés en études de genre aux États-Unis, qui sont essentiellement des camps d’entraînement au militantisme dans l’idéologie radicale du genre. Ce sont ces femmes qui, de manière disproportionnée, finiront par occuper des postes d’administrateurs chargés de la diversité, de l’équité et de l’inclusion dans les universités, et qui seront en mesure d’appliquer les tendances illibérales qu’elles ont développées à l’université.

Dans l’ensemble, les études montrent que les femmes de l’enseignement supérieur sont plus susceptibles que les hommes de croire que les discours de haine sont une forme de violence, d’approuver le fait de faire taire un orateur, de s’en remettre aux « modes de connaissance » des autochtones comme ayant une valeur égale à celle de la science, d’approuver la censure des résultats scientifiques s’ils sont en conflit avec la doctrine woke et d’affirmer qu’il devrait être illégal de dire des choses offensantes à propos de certaines minorités.

Lorsque les militantes rencontrent une opposition verbale — comme peuvent le constater tous ceux qui regardent les manifestations étudiantes sur YouTube — elles sont beaucoup plus susceptibles que les hommes de réagir émotionnellement, en sanglotant ou en criant, ce qui met fin à tout dialogue, sans parler du type de débat ouvert, parfois abrasif, qui caractérise les forums dominés par les hommes comme l’université à l’ancienne.

Une étude réalisée en 2011 a montré que les femmes pleurent en moyenne de 30 à 64 fois par an, contre 5 à 17 fois pour les hommes. Et ce ne sont pas les étudiants masculins qui demandent « un endroit désigné sur le campus pour pleurer », comme l’a demandé une étudiante lors d’une énième tentative de bâillonnement à la faculté de droit de l’université de Georgetown.

Sur son Substack, Richard Hanania, président du Centre d’études sur la partisanerie et l’idéologie (Center for the Study of Partisanship and Ideology), s’est attaqué à ce dilemme dans un billet récent intitulé Les Larmes des femmes l’emportent sur le marché des idées (« Women’s tears win in the marketplace of ideas »). Il note qu’il est mal vu de faire pleurer les femmes, alors que ni les femmes ni les hommes n’éprouvent de sympathie pour les hommes qui pleurent.

Hanania conclut que « la société a été assez douée pour reconnaître les méfaits des excès de la masculinité. Nous n’avons même pas commencé à réfléchir attentivement aux pathologies équivalentes découlant des traits de l’autre sexe »

Si les tendances actuelles se poursuivent — ce qui semble probable — les progressistes ou gauchistes n’hésiteront pas à orienter leurs politiques vers une prise en compte accrue des revendications des femmes radicales progressistes. En revanche, aucun candidat conservateur, aussi séduisant et raisonnable soit-il, ne pourra surmonter au handicap de genre qui pourrait s’avérer insurmontable.

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Universités — la bureaucratisation de l’idéologie woke

 

mardi 18 avril 2023

Désinformation — Graphique trompeur de la SRC quant à son financement, mais clair quant à sa mission idéologique

Remarquez l'échelle à gauche adroitement élidée (les deux tildes ~) pour donner l'impression que le financement public (couleur rouge rubis/violet) est peu important. Le graphique est tiré du Rapport annuel 2018-2019 de la SRC/CBC.

revenus-autres-sources-financement-fr 2018-20192017-2018Revenusd’abonnementRevenuspublicitairesFinancementpublicRevenus1 900 M$1 800 M$1 700 M$700 M$600 M$500 M$400 M$300 M$200 M$100 M$0 M$Revenus490,1 M$124,4 M$116,9 M$Total1 703,8 M$1 213,7 M$Revenuspublicitaires248,8 M$217,8 M$31,0 M$Revenus573,1 M$127,2 M$127,6 M$Total1 780,8 M$1 207,7 M$Revenuspublicitaires318,3 M$275,7 M$42,6 M$Revenus financiers et autres revenusRevenus publicitaires - Services numériqueRevenus publicitaires - Télévision

Le même graphique sans l'astuce :

Par contre, Radio-Canada ne cache en rien ses missions idéologiques, nullement « neutres » ou « impartiales ». Tiré de ce même rapport, mais l'édition 2021-2022:







Idéologie — « Le cours Culture et citoyenneté québécoise va faire une place aux enjeux climatiques »

Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, indique être « en réflexion » concernant la place faite aux changements climatiques dans le cursus scolaire au primaire et au secondaire, alors que des voix s’élèvent pour que les enjeux environnementaux soient plus abordés à l’école.

« On est déjà en réflexion là-dessus. Le cours Culture et citoyenneté québécoise va faire une place aux enjeux climatiques, ça, on est déjà en train de s’en assurer », a-t-il affirmé mardi avant-midi, lorsque questionné par un média.

Jeunes élèves québécois « conscientisés » défilent en procession avec leurs enseignants le Jour de la Terre à Granby

Dans une lettre ouverte publiée mardi matin dans Le Devoir, un comité composé d’élèves (franchement !), de professeurs et de l’Association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec (AESTQ) a interpellé le ministre pour réclamer une rencontre, ainsi qu’une révision du programme de science et technologie pour actualiser le contenu sur les enjeux environnementaux et rendre ce type de sujet prescriptif dès le préscolaire.

« On est en réflexion aussi sur d’autres manières par lesquelles on devrait intégrer la question des changements climatiques, au primaire et au secondaire, notamment par les cours de science », a ajouté Bernard Drainville.

Une consultation menée dans les derniers mois auprès de 1580 élèves indique que — dûment inquiétés à l’école et par les médias ? — la majorité de ceux-ci s’inquiète de l’impact des changements climatiques et réclame plus de temps consacré en classe aux enjeux environnementaux, « un problème critique qui ne reçoit pas assez d’attention ni d’éducation ».

Élève conscientisée (et angoissée)
L’endoctrinement climatique est déjà présent dans le cours d’éthique et de culture religieuse qui insiste beaucoup sur la Planète (et prend en exemple de mythiques ancêtres amérindiens exemplaires en la matière) et délaisse complètement la question morale de l’obligation d’assurer la prospérité de nos sociétés.
 
Notons que les connaissances scientifiques chez les élèves en matière climatique sont souvent abyssales et même en baisse selon un sondage alors que l'écoanxiété croît chez les jeunes. Nous ne nous opposons bien sûr pas à un enseignement scientifique de la météorologie, de la biologie et de l’économie sur la question climatique. Au secondaire, par exemple. Mais il faut alors que cet enseignement soit équilibré et mette, notamment, en lumière les compromis à faire, à chiffrer les options en jeu, les limites de nos connaissances, le degré d’incertitude de certaines prédictions. Il faudra par exemple pouvoir se demander en toute liberté si le réchauffement climatique du Québec (au climat froid !) est vraiment une chose si grave.


Sondage international Ipsos du décembre 2022

Le pouvoir d’achat domine le classement des préoccupations à l’échelle mondiale. Malgré l’importance qu’ils accordent au changement climatique et aux évènements climatiques extrêmes, les citoyens sont moins enclins à s’impliquer et doutent davantage des origines humaines du phénomène. (source)

 La hausse du coût de la vie est le premier sujet de préoccupation au niveau mondial (62 %) et il progresse encore fortement cette année (+10 points depuis 2021, +15 pts depuis 2020). La pauvreté et les inégalités restent aussi en haut du classement (46 %), suivies par les enjeux de santé (42 %).

Si l’inflation est l’inquiétude qui domine tous les continents, les priorités divergent ensuite : la santé mobilise l’Europe et l’Amérique du Nord, tandis que l’Amérique du Sud craint plus que partout ailleurs la criminalité et la délinquance ; l’Asie reste mobilisée par le Coronavirus (2e priorité) ; le chômage continue d’inquiéter l’Afrique et l’Amérique du Sud tandis qu’il a disparu des inquiétudes en Europe et en Amérique du Nord.

En 4e position, l’environnement reste une préoccupation importante, à un niveau stable par rapport à 2021 (40 %, -1 pt). Elle figure parmi les cinq premières préoccupations des habitants sur presque tous les continents, à l’exception des pays d’Afrique et du Moyen-Orient.

L’environnement reste une priorité des CSP+ (catégories socio-professionnelles supérieures) : s’il figure en 2e position (44 %) chez les ménages les plus aisés, juste après l’augmentation du coût de la vie, il n’apparaît qu’en 6e position chez les plus modestes (36 %), devancé par la pauvreté et les inégalités (49 %), le chômage (44 %), le système de santé (41 %), mais aussi la corruption (39 %).

Confrontés ensuite à la question du choix de société à privilégier à l’avenir, entre la priorité environnementale et la priorité à la croissance et aux emplois, une majorité de répondants choisissent toujours l’environnement. Mais cette majorité, qui était de 53 % pour l’environnement en 2019 contre 34 % pour la croissance, se réduit petit à petit : elle est en 2022 de 48 % p/r 38 %, signe que les difficultés économiques freinent le virage environnemental de nos économies.

En France, les 16-24 ans sont moins inquiets que l’ensemble de la population (45 % p/r 64 % pour l’ensemble des Français). Toutefois, ils sont soit plus indifférents (16 % p/r 7 % pour l’ensemble), soit au contraire ils manifestent une plus grande démoralisation (38 % p/r 27 % pour l’ensemble).

De façon inattendue, le climato-scepticisme progresse de manière continue depuis 3 ans (37 %, +6 points en 3 ans), et de façon particulièrement marquée en France cette année (37 %, +8 points en un an) alors que la préoccupation environnementale y est particulièrement forte. Plus précisément, l’idée qui progresse le plus n’est pas la négation du changement, mais le fait qu’il est « principalement dû à un phénomène naturel comme la Terre en a toujours connu dans son histoire ». On trouve donc moins de personnes qu’avant estimant qu’il est dû à l’activité humaine : 63 % en 2022 contre 69 % en 2019. La France reste toutefois moins concernée par le climato-scepticisme que les pays producteurs d’énergie fossile (Arabie Saoudite : 60 %, Norvège : 48 %, Russie : 48 %, Émirats Arabes Unis : 46 %, États-Unis 48 %).

L’âge n’apparaît pas comme un critère clivant sur ce sujet : le taux de climato-scepticisme est très proche dans toutes les catégories d’âge. La sympathie politique est en revanche plus déterminante : dans les sept pays où cette question politique a été posée, 28 % des sympathisants de gauche se révèlent climato-sceptiques pour 50 % des sympathisants de droite.

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Dangereux délinquant sexuel plaide être une femme devant le Tribunal afin d’obtenir une sentence plus clémente (m à j)

La semaine dernière, à quelques jours de connaître sa peine, le délinquant sexuel Jody Matthew Burke, a fait de nouvelles déclarations, publiant cette fois-ci un égoportrait sous forme de « story » sur Instagram. Burke y apparaît avec une robe noire, en compagnie de trois autres individus.

Selon le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ-CSN), Mathieu Lavoie, l’endroit où la photo a été prise « ressemble à une cellule de prison de façon assez convaincante ». « Ça pourrait être Bordeaux ou Rivière-des-Prairies », confirme-t-il.

Burke a également publié sur Facebook un message visant spécifiquement une gestionnaire du centre de détention de Montréal, à qui il reproche d’avoir refusé de le transférer dans une prison pour femmes parce qu’il n’a à ce jour entamé aucune procédure de changement de sexe. « Justin Trudeau, selon sa politique, dit que je me qualifie », soutient Burke, indiquant qu’il est « maintenant temps » de porter plainte.

« Être une femme trans détenue dans une prison pour homme a été très difficile à cause de l’oppression », ajoute Burke dans une autre publication.


Le ministère de la Sécurité publique, questionné par La Presse au sujet de cette publication, dit qu’il mène des vérifications pour « remonter le fil des évènements ». Le fait de publier le nom d’une gestionnaire sur les réseaux sociaux « n’est pas considéré comme une menace, mais pourrait être considéré comme de l’intimidation », a précisé la porte-parole Louise Quintin.

« Il faut que le ministre [François] Bonnardel [responsable de la Sécurité publique] réagisse, insiste Mathieu Lavoie, du SAPSCQ-CSN. Un jour, ce seront peut-être des photos d’agents correctionnels qui seront diffusées. Ça fait partie des tactiques d’intimidation que les personnes incarcérées utilisent contre le personnel carcéral », déplore-t-il.

Déjà condamné deux fois pour des agressions violentes similaires contre deux autres ex-conjointes, Burke sera fort probablement transféré dans un pénitencier fédéral une fois sa peine annoncée. En vertu d’une politique officialisée en mai dernier par le Service correctionnel du Canada, tous les détenus fédéraux peuvent demander d’être incarcérés dans le type d’établissement « qui correspond le mieux à leur identité ou expression de genre », peu importe s’ils ont entamé ou pas des procédures de changement de sexe. Seules des « préoccupations dominantes en matière de santé ou de sécurité » peuvent justifier un refus.

Billet du 26 août 2022

Confronté à une peine d’incarcération très sévère, le délinquant sexuel Jody Matthew Burke, qui a forcé son ex-conjointe à avoir des relations sexuelles avec un couteau sur la gorge, réclame d’être considéré comme une femme afin d’obtenir une sentence plus clémente.

Au terme d’un procès qui s’est étalé sur quatre ans, et durant lequel Jody Matthew Burke a changé huit fois d’avocat, la Couronne réclame qu’il soit déclaré « délinquant dangereux ».

L’homme de 46 ans, ancien entraîneur physique et spécialiste des arts martiaux mixtes dans un gym montréalais, demande maintenant qu’on l’appelle Amber et qu’on réfère à « elle » devant le Tribunal, chose que la Couronne et la Défense ont respectée depuis mercredi, lors des représentations sur sentence au palais de justice de Montréal.

Burke, qui est incarcéré depuis 2017, a été reconnu coupable en mai 2021 de huit chefs d’accusation, dont agression sexuelle armée ayant causé des lésions et menaces de mort. Il avait entièrement caché à sa conjointe et victime, Brigitte Jobin, qu’il était inscrit au registre fédéral des délinquants sexuels, pour des crimes sexuels violents similaires commis en 2005 et 2014 en Colombie-Britannique et en Ontario.

[…]

Or Burke, qui affirme s’être rendu compte de sa véritable identité sexuelle en 2019, 2020 ou 2021 – son témoignage n’est pas clair à cet effet – réclame plutôt d’être déclaré « délinquant à contrôler », ce qui lui vaudrait une peine plus clémente. Son avocate compte faire témoigner un expert qui viendra expliquer, lors d’une prochaine audience, que son passé violent est lié à sa « dysphorie de genre », une détresse liée à l’opposition entre son sexe assigné à la naissance et son identité de genre réelle.

« J’ai dû passer à travers mon propre processus pour identifier que je n’étais pas un homme », a-t-il expliqué, disant qu’il a déjà eu une aventure homosexuelle qui a ébranlé sa perception de son identité de genre, mais que ce n’est que récemment, il y a quelques semaines, qu’il a reconnu la vérité et qu’il a « eu les couilles de devenir une femme ». Il dit avoir collectionné des photos qui montrent les attributs physiques de la femme qu’il désire devenir, mais qu’il souhaite commencer son processus de changement de sexe dans un hôpital plutôt que dans une prison. « Ce serait préférable d’avoir les services et le support » d’un tel établissement, a-t-il plaidé devant le juge Jean-Jacques Gagné.

D’une carrure impressionnante, Burke a admis qu’il prend toujours de la testostérone en prison et affirmé qu’il tarde à prendre de l’hormonothérapie par « crainte des autres détenus » et des possibles attaques que lui vaudrait un changement de sexe en milieu carcéral.

[…]

Brigitte Jobin, qui a écrit un livre sur son expérience d’horreur avec Burke, ne croit pas un mot de ce qu’il affirme. « Je pense que c’est de la manipulation. Il fait ça pour s’éviter l’étiquette de délinquant dangereux, qui va le suivre toute sa vie », soutient-elle.

Source: La Presse de Montréal


Unanimisme — L’Assemblée nationale se porte à la défense des travelos lecteurs de contes pour enfants

 Réaction de Denise Bombardier à cet unanimisme et au manque de débats au Québec sur ces sujets.

Nous sommes sceptiques quant au cliché éculé de l’éducation catholique qui tarauderait les Québécois et les empêcherait de s’exprimer et de débattre. Après tout, Dieu vomit les tièdes et le travestissement est explicitement décrit comme une « abomination » dans la Bible, au livre du Deutéronome (22:5).

Cet unanimisme s’explique sans doute mieux par le manque de diversité dans les médias (le marché est étroit, la SRC hypersubventionnée y fait une concurrence déloyale), dans les écoles (tout le monde doit suivre le même programme même dans sa façon de le donner, voir les procès autour de l’imposition d’ECR à des écoles catholiques comme Loyola). Ajoutons sans doute le réflexe de faire corps sur un continent anglo-saxon où cette cohésion peut permettre d’assurer la survie d’une très petite minorité. De surcroît, la médiocrité de la députation et le poids de la discipline des partis dans un système non proportionnel ne favorisent pas l’expression de pensées hétérodoxes.

 

Le travelo au nom de scène « Barbada »

Depuis leur rejet du catholicisme et de sa morale bornée, les Québécois sont devenus allergiques à tout interdit. Ils aiment les tendances de tout acabit, les modes dans tous leurs délires et les minorités les plus visiblement provocatrices et tapageuses.

Les membres de ces minorités très militantes ont le champ plus libre, car les Québécois, qui ont déjà de la difficulté à s’exprimer en groupe, ont tendance à se réfugier individuellement dans le silence. En clair, ils sont peureux.

Ils sont habités par des phobies réelles, violentes et contradictoires. D’abord, ils craignent d’être rejetés. Disons que leur estime de soi est toujours susceptible d’être abaissée par un interlocuteur grossier qui dégaine verbalement plus vite qu’eux.

Victimes de l’éducation marquée par le péché mortel [hmmm] pour les plus âgés, ils culpabilisent à tort ou à raison. Une majorité de Québécois a la phobie de ne pas être reconnue comme progressiste selon les critères imposés par des militants idéologiques qui les font taire.

Silence

En fait, trop de Québécois sont atteints de carences affectives. La peur de ne pas être aimés par ceux qui les impressionnent ou les manipulent explique aussi pourquoi ils se taisent. D’où la rage intérieure qui les habite et fait même exploser les plus blessés psychologiquement.

Certaines minorités parmi les minorités au Québec sont intouchables d’une certaine façon. Elles arrivent à imposer leur vision, leurs règles et leurs excès sans être contredites. Les Québécois majoritaires n’osent pas blâmer ceux et celles qui deviennent des vedettes d’un soir grâce aux médias qui leur offrent l’antenne. [La télé d’État fédéraliste qui invite un travelo à son émission phare de Tout le Monde en parle et l’interroge complaisamment.]

C’est ainsi que l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une motion présentée par Québec solidaire le 3 avril dernier pour déplorer les propos haineux à l’endroit des drag-queens lors d’une manifestation contre la présence de Barbada à la bibliothèque de Sainte-Catherine, en Montérégie.

Les propos haineux sont intolérables en toutes circonstances. [Il faudrait déjà les définir. Ne pas vouloir de drag-queen est-ce haineux ? Jusqu’à quel point. Les gens qui crient au fasciste sont-ils haineux ?] Mais il faut noter le silence qui s’est abattu sur le Québec depuis cet événement. C’est comme si la présence d’une drag-queen dans les écoles auprès de nos petits enfants ne pose aucun problème. Cet événement en dit long sur la capacité des Québécois à s’exprimer et à débattre une initiative présentée comme une banalité.

Militantisme

Barbada est un militant actif qui sensibilise les enfants de quatre ans et plus à la notion de genre. Il parle de diversité, d’équité et d’égalité à travers ses histoires. Et cela est maintenant institutionnalisé à cause de la motion unanime de l’Assemblée nationale.

Aucun débat sérieux mené non pas par des militants actifs, mais par des spécialistes n’a eu lieu. [Ne parlons même pas du peuple… Les « experts » devraient-ils décider ?] Comme si le Québec entier acquiesçait sans dire un mot à cette pédagogie nouvelle, qui amène les enfants à aimer la lecture, a déclaré spontanément la ministre Martine Biron. [Voir Ministre de la Condition féminine défend hommes trans et annonce dépenses de 0,8 million $. Et « vos yeules ! »]

Barbada, on me permettra cette remarque, pousse le déguisement féminin au-delà de l’outrance. En tant que femme, j’éprouve un malaise en la voyant exposer cette image à des tout-petits. La drag-queen n’est pas un statut. C’est un personnage dans un spectacle pour adultes où la grivoiserie et les transgressions sexuelles sont appréciées.

Et le Québec se tait, partagé entre une vision naïve et une sidération qui permet que nos écoles soient ouvertes à de telles « activités parascolaires ».

Mise à jour du 11 avril

La réaction d’Alexandre Cormier-Denis à cette résolution unanime.

Version Odysee (puisque tout Rumble est censuré en France)


 
 
Billet originel du 4 avril
 

Coïncidence — Immigration : Le Québec fracasse un record, loyers records à Montréal, pénurie et surcharge de travail à l'école

I. Le nombre d’immigrants au Québec a augmenté de près de 150 000 en 2022, la plus forte hausse de son histoire. Cette marque vient fracasser le sommet de 98 000 atteint en 2019, selon les plus récentes données de l’Institut de la statistique du Québec.
 
Cette explosion de l’immigration est principalement due à une hausse marquée du nombre de résidents non permanents, que ce soient les travailleurs temporaires, les étudiants étrangers ou les demandeurs d’asile. Leur nombre a augmenté de 86 735 en 2022, en forte hausse par rapport au solde de 63 076 de 2019, l’année d’avant la pandémie. Le solde représente la différence entre le nombre de personnes venues s’établir au pays et celles ayant quitté le pays. Les résidents non permanents sont souvent de prochains résidents permanents, ils n’ont pas encore leurs papiers.
 

L’autre facteur de hausse provient de l’immigration permanente, nettement plus forte en 2022. Le seuil annuel d’immigrants a été établi à 50 000 par le gouvernement Legault. Mais comme ce niveau n’a pas été atteint en 2020 et en 2021, en raison de la pandémie, on assiste à un rattrapage qui a fait gonfler leurs rangs de 62 787 personnes l’an dernier.
 
II. Le prix moyen d’un [appartement] 3 ½ [pièces] à Montréal atteint 1620 $

Selon les données récoltées pour le mois d’avril, la moyenne pour un 3 ½ non meublé serait de 1 620 $. En avril 2022, celle-ci était de 1 423 $, soit une différence notable de près de 200 $ en seulement un an. Un 3 ½ est composé d’un salon, d’une cuisine, d’une chambre et d’une salle de bains (laquelle compte pour une demi-pièce).

Autre preuve que le marché a augmenté de façon fulgurante, le quartier le moins cher l’an passé, Hochelaga-Maisonneuve, proposait en moyenne des loyers à 1 167 $ pour un 3 ½ non meublé. Selon le bilan du site liv. rent, les loyers les moins chers, ce mois-ci, se trouveraient à Ahuntsic-Cartierville et seraient affichés à 1 409 $, un écart de 242 $.

Pour ce qui est des 4 ½ (deux chambres) c’est plutôt, Hochelaga-Maisonneuve qui possède les logements les moins chers avec une moyenne de 1 737 $.

Celui qui remporte la palme du quartier le plus onéreux de la métropole est bel et bien le centre-ville de Montréal avec une moyenne de 1 883 $/mois pour un 3 ½ non meublé. En deuxième position du podium, on retrouve Westmount avec 1 784 $, Verdun avec 1 772 $, Le Plateau-Mont-Royal avec 1 735 $, Saint-Henri avec 1 663 $ et Notre-Dame-de-Grâce avec 1 617 $.

III. Pénurie d’enseignants, surcharge de travail avec les « nouveaux arrivants » qui peinent en français

On apprend qu’il manque d’enseignants, de surveillants, d’orthopédagogues. Ce n’est pas parce que les Québécois font plus d’enfants, c’est tout le contraire. Ce n’est pas parce que les enseignants fuient davantage vers l’Ontario que par le passé. C’est l’inverse : l’Ordre des enseignants de l’Ontario fait état d’une diminution de 30 % depuis cinq ans.

Il s’agit plutôt d’un manque d’intérêt pour la carrière causé par une charge plus grande de travail (le nombre d’élèves est fortement gonflé par l’immigration) et des demandes plus importantes pour les enseignants qui restent : « Classes trop nombreuses, dont un nombre important d’élèves demandent un suivi hebdomadaire par la titulaire au primaire et le tuteur au secondaire ; incivilité fréquente des élèves qui posent de sérieux problèmes de gestion de la classe et prennent beaucoup de temps en classe et hors de la classe, etc. On va même jusqu’à leur demander de prendre en charge les nouveaux arrivants pour les aider ! »

Rappel : en 2019, 67,3 % des élèves inscrits au secteur public de Montréal sont issus de l’immigration. La proportion d’élèves immigrants au sein des écoles montréalaises est en augmentation constante depuis les dernières années. Elle se situait à 45,5 % en 1998. Dans certains quartiers montréalais, les élèves issus de l’immigration peuvent représenter jusqu’à 74,6 % de la population scolaire.
 
 

Agatha Christie, de nouveau dans le viseur des censeurs (finis les Nubiens, les Gitans, le Juif et les Indigènes en anglais)

Les éditions du Masque ont annoncé que les traductions françaises d’Agatha Christie allaient faire l’objet de «révisions», notamment la suppression de termes jugés offensants sur le physique ou l’origine de personnages, «s’alignant ainsi sur les autres éditions internationales» [anglaises].

«Les traductions françaises de l’œuvre d’Agatha Christie font l’objet de révisions habituelles et intègrent au fil des années les corrections demandées par Agatha Christie Limited [la société qui gère l’œuvre de l’auteur/autrice/auteure/aut(h)oresse], s’alignant ainsi sur les autres éditions internationales», a précisé lundi l’éditeur, qui fait partie du groupe Hachette.

Source : Libé

Billet du 27 mars 2023
 
L’œuvre de l’écrivaine britannique a fait l’objet d’une réécriture pour éviter « d’offenser » le lectorat contemporain.

Du nouveau au pays des lecteurs en sensibilité. Après Roald Dahl et Ian Fleming, c’est au tour d’Agatha Christie d’être dans le viseur de ces professionnels de l’indignation. D’après le Telegraph, les aventures des détectives Miss Marple et Hercule Poirot, qui doivent être publiées ou qui ont été publiées depuis 2020 ont été réécrites et modifiées par la maison Harper Collins ce, afin de supprimer tout langage potentiellement offensant à l’égard du lecteur moderne.
 
De toutes nouvelles éditions de l’intégralité des enquêtes de Miss Marple et quelques romans avec Hercule Poirot ont donc été créées. D’après le journal, ces versions incluent de nombreux changements dans les textes publiés entre 1920 et 1976, notamment concernant les descriptions, les insultes et les références ethniques. Ainsi, toute mention faite à une personne noire, juive ou gitane a été coupée.

Des coupes et des mots effacés ou modifiés
 
C’est ainsi que dans La Mystérieuse Affaire de Styles, le premier roman d’Agatha Christie publié en 1920, lorsque Hercule Poirot fait remarquer qu’un personnage est « juif », le mot n’apparaît plus dans la nouvelle version. Dans le même livre, une jeune femme ayant « un style gitan » devient simplement une « jeune femme ». D’autres phrases ont tout simplement été réécrites sans raison apparente. Dans le roman Mort sur le Nil de 1937, le personnage de Mrs Allerton se plaint qu’une bande d’enfants la harcèle et explique « qu’ils reviennent et regardent, et regardent, et leurs yeux sont tout simplement dégoûtants, tout comme leur nez, et je ne crois pas que j’aime vraiment les enfants. » Cela devient dans la nouvelle édition : « Ils reviennent et regardent, et regardent. Et je ne crois pas que j’aime vraiment les enfants. »

Outre des coupes dans les paragraphes, certains mots de vocabulaire ont été modifiés, voire effacés. Le terme « oriental » a disparu, des références au peuple Nubien — habitant de la région reliant le nord du Soudan au sud de l’Égypte — ont quant à elles été supprimées de Mort sur le Nil. Certaines formules complètement banales ont de même été effacées dans Le major parlait trop. C’est le cas de l’expression « belles dents blanches ». Dans le même livre, la description d’une femme avec « un torse de marbre noir » a été effacée. Dans Miss Marple tire sa révérence, un juge indien exigeant son petit-déjeuner ne le fait plus avec un « tempérament indien », mais un simple « tempérament ». Enfin, dans ce même ouvrage, le journal rapporte que le mot « indigène » a été remplacé par « local ».

Ignorance

La censure des éditions de Roald Dahl avait provoqué un émoi mondial en février dernier. L’écrivain Salman Rushdie, le Premier ministre britannique Rishi Sunak étaient notamment montés au front, appelant à ce que les œuvres littéraires soient « préservées » plutôt que « retouchées ». Cette fois-ci et concernant Agatha Christie, la romancière Joyce Carol Oates a relayé l’information sur son compte Twitter en prédisant la prochaine cible des sensitivity readers. « Next Louis-Ferdinand Céline. »

Précisons ici qu’une réécriture de Céline en France n’est pas près d’arriver. En effet, le droit moral français est imprescriptible. Voici ce qu’on lit dans le code de la propriété intellectuelle sous l’article L-121-1 : « L’auteur jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre. Ce droit est attaché à sa personne. Il est perpétuel, inaliénable et imprescriptible. Il est transmissible à cause de mort aux héritiers de l’auteur. L’exercice peut être conféré à un tiers en vertu de dispositions testamentaires. »

Dans un entretien publié par Le Figaro, au sujet de la réécriture des œuvres de Roald Dahl, le linguiste Franck Neveu déplorait la « moralisation de la langue » des lecteurs en sensibilité. « Nous sommes en train de moraliser la langue or il n’y a pas de morale dans la langue, ce sont deux entités différentes. Considérer qu’on doive faire disparaître certains mots du dictionnaire ou de certaines règles de jeu comme dans le Scrabble ou des mots dans les romans de Roald Dahl, relève de l’ignorance la plus crasse du fonctionnement du langage. » Et de rappeler qu’il s’agissait moins d’une censure que d’une stratégie commerciale pour les héritiers de Roald Dahl alors que la plateforme Netflix a acheté les droits des œuvres de l’écrivain britannique.

Ce n’est pas la première fois que les œuvres d’Agatha Christie font parler d’elles. En 2020, Dix Petits Nègres, était devenu Ils étaient dix. Cette décision avait été prise par l’arrière-petit-fils de l’écrivain, James Prichard, pour ne pas « blesser ». « Quand le livre a été écrit, le langage était différent et on utilisait des mots aujourd’hui oubliés… » Rappelons d’ailleurs que déjà, lors de sa sortie aux États-Unis en 1940, le titre du livre avait été modifié pour devenir Et soudain il n’en restait plus.

De quoi se demander, avec tout cela, si Agatha Christie est encore l’auteur de ses propres romans…

Source : Le Figaro et The Sunday Telegraph