mardi 12 octobre 2021

France — La théorie du genre de plus en plus présente à l'Éducation nationale

Une circulaire de l’Éducation nationale française du 30 septembre détaille et harmonise les mesures à prendre face à un élève se disant touché par la fameuse « dysphorie de genre ». Accepter qu’un enfant change de prénom et de pronom est une démarche lourde de conséquences.

La théorie du genre, on le sait, n’existe pas. Et comme elle n’existe pas, l’Éducation nationale en a intégré les principes dans une nouvelle circulaire intitulée « pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire ». Selon cette circulaire, les élèves qui se réclament d’une identité transgenre pourront, avec l’accord de leurs parents, prétendre à l’usage d’un nouveau prénom qui figurera sur leur carte de cantine et les listes d’appel, et entrer dans les toilettes de leur choix ; quant aux personnels de l’Éducation nationale, ils devront employer le pronom « il » ou « elle » choisi par l’élève — sous peine de poursuites de la famille, on peut le craindre, tandis que l’institution, elle, se réserve le droit d’user du prénom et du sexe figurant à l’état civil pour les examens nationaux.

Cette circulaire « était attendue », précise France Info, en réponse au suicide d’une lycéenne transgenre à Lille en décembre 2020, « qui avait interrogé le rôle de l’institution scolaire dans l’accompagnement de ces élèves ».

Qu’il faille s’interroger sur le rôle de l’institution scolaire dans un tel cas de figure est une évidence. On aimerait d’ailleurs que les élèves qui ont souffert de dépressions sévères déclenchées par la politique sanitaire radicale appliquée dans les écoles, dont certaines ont malheureusement abouti au suicide ou à des tentatives de suicide, aient eu eux aussi l’honneur d’une circulaire. De même, on rêverait que la multiplication des phobies scolaires — sans oublier l’explosion des dyslexies — interroge, elles aussi. 

Pas de consensus médical

On aurait même souhaité que le ministère réfléchît à la manière dont les autres élèves, filles ou garçons, allaient apprécier l’éventuelle irruption d’une fille transgenre ou d’un garçon transgenre dans leurs toilettes respectives. Mais on ne peut pas penser à tout.

Quoi qu’il en soit, s’il convient de s’interroger sur la manière dont on accueille les enfants et les adolescents sujets à ce qu’il est désormais convenu d’appeler la « dysphorie de genre », il n’est pas certain que la réponse apportée par cette circulaire soit la meilleure. Les psychiatres et psychologues, pour commencer, ne sont pas d’accord entre eux.

Dans certaines consultations, on accueille immédiatement la parole de l’enfant ou de l’adolescent comme la bonne parole, et l'on conseille aussitôt à la famille d’adopter sans attendre tous les codes du sexe opposé — vêtement, coiffure, prénom, pronom. On part, semble-t-il, du principe que la nature, en quelque sorte, s’est trompée, et qu’il faut corriger cette erreur.

Cette stratégie éclair est un petit peu surprenante. Il peut y avoir mille raisons, en effet, de ne pas se sentir bien dans son sexe, comme il peut y avoir mille raisons de ne pas se sentir bien dans sa peau : peur de ne pas être aimé, difficulté à trouver sa place dans la société, sensation qu’un corps en transformation va trop vite pour nous, abus sexuels, violences… Et la dysphorie de genre pourrait dans certains cas au moins n’être que le symptôme d’un autre trouble : autisme, dépression, anxiété sociale, syndrome post-traumatique… Aussi bon nombre de praticiens préconisent à l’inverse de faire tout simplement ce que l’on a toujours fait dans la psychiatrie infantile, c’est-à-dire écouter, dialoguer, sans se précipiter pour proposer un diagnostic et des solutions qui pourraient n’être qu’un leurre et pousser l’enfant ou le jeune dans une direction artificielle dont il aurait d’autant plus de mal à revenir qu’elle lui aura été assignée socialement.

Le sexe est une simple constatation biologique

Mais les déconstructeurs n’ont visiblement pas peur de se livrer au plus actif constructivisme. Ils dénoncent un sexe « assigné » à la naissance, alors que le sexe n’est pas « assigné » mais constaté (car il faut le préciser, les enfants souffrant de ne pas se reconnaître dans leur sexe ne sont pas nécessairement, loin de là, des enfants dont le sexe serait organiquement mal défini). Mais ils ne craignent pas de leur côté d’assigner à un enfant ou à un adolescent un genre opposé à son sexe, sans prendre le temps d’examiner posément la chose, sans la moindre prudence, alors même que cette démarche est très lourde de conséquences. Que l’Éducation nationale emboîte le pas des constructivistes n’est pas très rassurant, et elle pourrait bien jouer là aux apprentis sorciers.

D’autant qu’on néglige le phénomène pourtant bien connu de contagion sociale. On sait que les hystériques ont pullulé à l’époque de Charcot, que les personnalités multiples ont défrayé la chronique psychiatrique des années soixante, tandis que les bipolaires et les pervers narcissiques sont aujourd’hui légion. Il y a des modes dans les pathologies comme dans la coiffure, et cela n’est pas bien difficile à expliquer : l’être humain, animal social, a une tendance naturelle à se conformer au désir de l’autre pour être accepté par lui. L’enfant tend à se conformer au désir de ses parents d’abord, à celui de la société ensuite. Le patient répond au désir de son psychiatre. D’ailleurs, l’être humain a besoin de donner un sens à son expérience ; il a soif d’explications ; et à défaut d’en trouver par lui-même, il fait siennes celles dont la société fait la publicité. Que ces explications soient pertinentes, bancales, voire totalement erronées peut très bien s’avérer secondaire, pourvu que l’angoisse de l’incompréhension soit soulagée.

Un jeune garçon se déclarant « fille » sur le plateau de l’émission Quotidien, présentée par Yann Barthès, octobre 2020.

Le désir des parents, donc. Souvenez-vous par exemple de ce petit garçon surnommé Lilly, qui dit se sentir fille, qui accompagné par sa mère a fait le tour de quelques plateaux de télévision il y a peu. Nous en fûmes tous un peu troublés. D’abord, n’était-il pas un peu imprudent d’exposer ainsi médiatiquement un si jeune enfant ? L’effet eût sans doute été moins touchant ; la présence d’un enfant est toujours attendrissante. Mais la mère eût quand même été plus avisée de venir témoigner sans lui. Surtout, elle avait raconté comment elle avait poussé un soupir de soulagement en apprenant que son fils s’éprouvait comme fille. Le spectateur sentimental et progressiste a bien sûr trouvé cela très beau, tant de tolérance et d’ouverture d’esprit ; mais le spectateur un peu critique a pu de son côté se sentir un peu étonné : la plupart des parents n’auraient-ils pas plutôt conçu une vague inquiétude, au moins dans un premier temps, devant le difficile chemin qui s’ouvrait devant leur enfant ? Dans ce contexte, on ne peut qu’espérer qu’elle se soit interrogée sur le rôle que son désir à elle a pu jouer dans son désir à lui. La nature, peut-être, s’est trompée ; mais nous aussi nous sommes sujets à l’erreur, aux illusions, sur nous-mêmes et sur les autres. Et que ne ferait-on pas pour être aimé ? Des psychanalystes comme Christian Flavigny ou Jean-Pierre Lebrun, interrogés par la presse, ont d’ailleurs soulevé le problème : les enfants qui les consultent, s’accordent-ils à dire, souffriraient d’une certaine crainte de ne pas être aimés tels qu’ils sont sexués, petit garçon ou petite fille. Un peu de prudence dans le diagnostic, en tout cas, ne nuit pas.

Résister au tapage

Ensuite la contagion sociale. L’explosion des cas de dysphorie de genre en Grande-Bretagne ou en Suède — de l’ordre de 1500 à 4000 % en dix ans selon les sources — devrait sérieusement nous alerter. D’où vient cette progression spectaculaire ? D’aucuns invoqueront peut-être les perturbateurs endocriniens ; d’autres se réjouiront que la parole se soit enfin libérée ; mais une troisième hypothèse est également plausible : un grand nombre de personnes souffrant réellement de quelque chose sont tentées de s’emparer de l’explication actuellement disponible, surtout si cette explication est en quelque sorte héroïsée comme elle l’est actuellement à travers films, articles de presse, émissions de télévision, réseaux sociaux — et communication institutionnelle. Comment résister à un tel tapage ? Si l’on est jeune et mal dans sa peau, comment ne pas se demander si, par hasard, ce ne serait pas que notre sexe et notre genre ne seraient pas d’accord entre eux ? Le docteur Agnès Condat, dans une interview à Marianne, faisait ainsi remarquer que des enfants venaient la consulter pour dysphorie de genre après avoir vu une émission sur le sujet. Selon elle, ces émissions ont agi comme un « révélateur » ; mais on devrait à tout le moins se demander si elles n’ont pas agi plutôt comme un incitateur. D’ailleurs, le phénomène de contagion a déjà pu s’observer dans certains établissements scolaires, qui n’ont pas attendu la circulaire du ministère pour entériner un changement de prénom et de pronom réclamé par tel élève : il est arrivé que plusieurs autres élèves de la même classe réclament alors eux aussi un changement de prénom. Ainsi, au nom d’un meilleur accompagnement des enfants et des jeunes en difficulté avec leur identité sexuelle, on prend le risque d’encourager d’autres enfants ou jeunes en difficulté à s’emparer de ce trouble, quitte à ce qu’ils fassent complètement fausse route et se perdent en chemin.

Un nombre non négligeable d’adultes commencent d’ailleurs à témoigner de leur regret d’avoir opéré une transition d’un sexe à l’autre. L’hôpital Karolinska, en Suède, le plus avancé dans la matière, a de son côté changé son fusil d’épaule, se veut désormais plus prudent et, n’ayant pas constaté d’effet positif sur le bien-être de ses patients, ne prescrit plus de traitement hormonal aux mineurs. Mais pendant que la Suède fait machine arrière, la France, elle, est en marche à grands pas. Espérons que le destin promis à tous ces pauvres jeunes gens en souffrance ne passera pas nécessairement par les hormones, qui ne vont pas sans effets indésirables, ou les opérations chirurgicales, irréversibles, pour de mauvaises raisons.

« Tu seras un homme, mon fils » : le poème de Rudyard Kipling donnait une leçon de lucidité, de courage, d’honnêteté, d’humilité, qui pouvait inspirer les femmes comme les hommes, car après tout, c’est d’abord avec un petit nombre de vertus qu’on fait face à la vie et à la condition humaine, qu’on soit homme ou femme. « Tu seras une femme, mon fils » (ou « Tu seras un homme, ma fille ») fait rimer chimie et illusion de toute-puissance. Notre siècle manque singulièrement de poésie (on ne s’en inquiète pas, et on a tort).

Il n’empêche que les associations les plus militantes estiment — le croirez-vous ? — qu’avec cette circulaire on n’en a pas fait assez, puisqu’on exige quand même l’aval des deux parents avant de procéder à un changement d’identité scolaire. On voit jusqu’où peut aller l’aveuglement : l’institution devrait selon eux répondre au premier souhait balbutié par l’enfant — dès trois ans ? — au mépris de l’avis de sa famille, qui pourtant est a priori celle qui le connaît le mieux ; au pire, se contenter de l’aval d’un des deux parents (on imagine le déchirement des familles sur une question aussi cruciale) ; et l’institution devrait immédiatement et sans discussion lui assigner, pour reprendre leur vocabulaire, un genre opposé à son sexe. On voit que la circulaire de l’Éducation nationale a finalement du bon : car jusqu’ici, à la grande joie de ces associations, des professeurs et des directeurs d’établissements scolaires prenaient sur eux en effet de procéder à un changement du prénom et du pronom sur demande de l’élève, sans même prendre la peine d’en parler aux parents, en toute bonne conscience. On n’est jamais trop écervelé, semble-t-il, pourvu qu’on aille dans le sens du vent.

Une dernière chose devrait nous faire réfléchir : la plupart des demandes de transition d’un sexe à l’autre sont le fait de filles qui voudraient être des garçons. Notre société, si prompte à accuser les siècles passés d’avoir infligé une terrible domination masculine à de pauvres femmes bien malheureuses, devrait se demander pourquoi tant de femmes, aujourd’hui, ne sont pas heureuses d’être des femmes.

Source : Causeur 

Voir aussi

Zemmour : Arrêter la puberté des enfants est criminel et le ministre de l’Éducation adoube cela ! (vidéos)

lundi 11 octobre 2021

En 30 ans, 20 % des Juifs ont quitté la France, la majorité est allée en Israël, mais beaucoup aussi au Québec

Georges Bensoussan : « Des territoires entiers ont été conquis par l’islamisme. Tout le monde le sait […] La gauche culturelle ne vit pas les conséquences de l’immigration de peuplement. »

Son dernier livre, Un Exil français, n’est disponible que dans 96 librairies, le livre est publié aux éditions de l’Artilleur, un éditeur boycotté. D’autres essais sont accessibles dans plus de 650 librairies en France. « La moitié des ventes de ces éditeurs soumis à une censure qui ne dit pas son nom, mais qui revient à une censure d’État [car les libraires boycotteurs reçoivent des subventions du CNL et l’État laisse donc faire] font la moitié de leur chiffre d’affaires sur Amazon. Ce qui est tragique, car Amazon tue le commerce de la librairie. »

En 30 ans, 20 % des Juifs ont quitté la France, 60 % de ceux-ci sont allés en Israël, mais aussi beaucoup au Québec.

Georges Bensoussan : « Territoires perdus de la République, aujourd’hui ? Non, nous sommes selon l’expression de Bernard Rougier à l’époque des territoires conquis de l’islamisme. Tout le monde sait la réalité de ce pays, mais une chape de plomb fait que nous ne pouvons pas la nommer. »

Georges Bensoussan : « Celui qui ne fait pas le lien entre crise sociale et identitaire est condamné à l’échec. Les 2 crises marchent ensemble : des millions de Français des classes populaires ont l’impression d’être des Français en exil en France et laminés par la mondialisation. »

Georges Bensoussan : « Il est bien normal que nous, en tant que français, nous ayons une inquiétude légitime, parce que notre civilisation est en péril face aux coups de boutoir de l’islamisme. »

Georges Bensoussan : « Dans les poursuites, c’est le parquet qui a décidé de donner suite au signalement du CCIF, lorsque je suis relaxé, c’est le parquet qui fait appel. Cela interroge ici la Justice française qui a joué les quartiers arabo-musulmans quitte à sacrifier les juifs. »



Présentation d'Un Exil français.

Lors d’une émission de radio en 2015, l’historien Georges Bensoussan eut le malheur de dénoncer la recrudescence d’un antisémitisme arabo-musulman en France. Il citait un sociologue et s’appuyait surtout sur ses nombreuses enquêtes de terrain.

Qu’avait-il donc fait ! Il fut aussitôt attaqué en justice par plusieurs associations anti-racistes, lâchement soutenues par le Ministère public, l’accusant, lui qui a dédié sa vie professionnelle à la mémoire de la Shoah, de racisme. Identifier l’antisémitisme d’extrême-droite est une nécessité mais lorsque la haine du Juif émane d’individus issues de l’immigration musulmane, serait-ce interdit ?

Ce procès, le fait même qu’il ait eu lieu, en dit long sur notre société. Sur les passions policières qui animent certains, sur le contrôle de plus en plus étroit de la liberté d’expression et sur la puissance du courant islamiste qui traverse le pays.

La frilosité de quelques institutionnels de la communauté juive et plus encore la mise à l’écart dont fut ensuite victime Georges Bensoussan doivent aussi interroger. Il fallait faire taire cet homme puisqu’il faisait s’effondrer les certitudes qui rassurent, celles qui ménagent l’ordre établi et la position des « puissants ».

Qu’est devenu ce pays, le nôtre, où celui qui dénonce le mal doit être condamné et où, à force de vouloir à tout prix cacher le danger qui menace les Juifs, élites et médias s’aveuglent volontairement sur le péril qui guette la nation tout entière ?

Georges Bensoussan est historien. Ancien responsable éditorial du Mémorial de la Shoah, il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages dont Les Territoires perdus de la République (en collaboration, Mille et Une Nuits, 2002), Une Histoire intellectuelle et politique du sionisme (Fayard, 2002) et Juifs en pays arabes, le grand déracinement (Tallandier, 2012).

Un exil français
Un historien face à la justice
préface de Jacques Julliard
par Georges Bensoussan
aux Éditions de l'Artilleur
à Paris
paru le 21 septembre 2021,
380pp,
ISBN : 978-2810010622

Voir aussi

Le Québec, nouvelle terre d’accueil des juifs français

Histoire de l’islamisation française, Quarante ans de soumission, paru aux éditions de l'Artilleur, 14 Avril 2020


dimanche 10 octobre 2021

Une loi sauvera-t-elle la liberté d’expression dans les universités britanniques ?

La liberté de gré ou de force ! Rassemblement Black Lives Matter dans le parc de Parker’s Piece, au sud de la ville universitaire de Cambridge, 6 juin 2020.

Face aux délires wokistes qui alimentent la chasse aux sorcières dans les universités britanniques, le Parlement planche sur un projet de loi visant à leur imposer… la liberté d’expression. Il pourrait sauver la carrière des chercheurs qui osent s’opposer à un conformisme mortifère. Une loi sauvera-t-elle la liberté d’expression dans les universités britanniques ? Voilà le débat qui anime campus et Parlement en cette rentrée. Chercheurs licenciés, étudiants soumis à des procédures disciplinaires pour propos déviants, programmes expurgés des « auteurs problématiques »… Au Royaume-Uni, les oukases du politiquement correct asphyxient la liberté académique. Au point que le gouvernement anglais a rédigé un projet de loi visant à protéger la liberté d’expression à l’université. Le texte, intitulé « Higher Education (Freedom of Speech) Bill », est actuellement en discussion aux Communes.

Renverser la vapeur

L’avenir de l’université menacé par la bonne pensée ? Le diagnostic est établi depuis belle lurette par l’universitaire Joanna Williams, fondatrice du think tank Cieo. Dans son essai Academic Freedom in an Age of Conformity (« La liberté académique à l’âge du conformisme »), publié en 2016, elle s’inquiétait déjà de la fin du savoir face à l’idéologie. La volonté d’édifier une université inclusive et diversitaire (sur le modèle américain) implique la suppression corollaire de tout questionnement des sujets sensibles. Alors le débat d’idées se sclérose, les productions intellectuelles se tarissent. Des pans entiers de la recherche se sont transformés en champs de mines. Gare à celui qui s’éloigne des clous du décolonialisme, de la théorie critique raciale, de l’idéologie transgenre ou du catastrophisme climatique — telle est grosso modo la liste extensible des sujets figés par l’idéologie dominante et ne souffrant plus qu’une approche manichéenne. Qui s’affranchit de la doxa risque gros, en sorte que s’insinue la plus toxique de toutes les censures : l’autocensure.

Pour renverser la vapeur, la loi actuellement débattue exige des universités reconnues par l’État, ainsi que des syndicats étudiants, qu’ils garantissent mais aussi promeuvent (via la publication de chartes sans ambiguïté) la liberté d’expression des personnels administratifs, des professeurs et chercheurs, des étudiants et des conférenciers extérieurs. Toute tentative de censure déclenchera des pénalités financières. Les victimes de procès en sorcellerie pourront, sans frais, porter plainte auprès de l’Office pour les étudiants, l’organisme qui supervise les universités sous la houlette du ministère de l’Éducation. Une opinion ou un propos hétérodoxes ne pourront entraver une carrière universitaire, empêcher une embauche, ou être le prétexte pour annuler l’intervention d’un conférencier. Enfin, l’Office pour les étudiants nommera un « directeur de la liberté d’expression », chargé de s’assurer du respect de la liberté académique et de recevoir les plaintes en cas de manquement.

 

De gauche à droite et de haut en bas : Joanna Williams, Arif Ahmed, Eric Kaufmann et Noah Carl.

De quelle sorte de censure parle-t-on ? Lisa Keogh, étudiante en droit à l’université Abertay (à Dundee en Écosse), a frôlé l’exclusion pour avoir, lors d’un séminaire sur « Le genre, le féminisme et la loi », affirmé qu’une femme est un individu équipé d’un vagin (propos vexatoire pour les transgenres hommes qui se considèrent femmes). Convoquée suite aux plaintes d’étudiants offensés, Lisa Keogh a eu le courage d’assumer ses propos anodins et a pu, à l’issue de plusieurs mois de polémique jusque dans la presse nationale, poursuivre son cursus. La mécanique est invariable. Une attaque en ligne et en meute, via les réseaux sociaux, vous dénonce, puis l’administration de l’université (qui n’aime pas le grabuge) vous convoque et éventuellement vous sanctionne. Quelle que soit l’issue de ces lynchages numériques, leurs conséquences sont terribles pour les accusés désignés comme infréquentables, contraints de se justifier et de prouver leur bonne foi. Un parcours du combattant qu’on ne souhaite à personne.

Le caractère délétère de ce climat est largement reconnu. Reste à savoir si la loi est le bon outil pour neutraliser les mouchards, flics et procureurs qui pullulent. Est-il satisfaisant de surveiller les surveillants ? Il y a bien un paradoxe dans la liberté forcée, une bizarrerie à nommer un vigile qui impose que chacun fasse ce qui lui plaît. Un gendarme de la liberté est une chimère. A-t-on jamais vu des libertaires fraterniser avec la force publique ?

Le plaisir d’argumenter

« L’enseignement supérieur est condamné si l’on ne peut exposer les étudiants à toutes sortes d’idées y compris les plus controversées et impopulaires. Il faut miser sur l’effet conjoint de cette nouvelle loi et d’un changement culturel plus profond, l’un favorisant l’autre », dit Joanna Williams, contactée fin juillet. Elle déplore néanmoins la définition restrictive de la liberté académique. « Le texte affirme que les universitaires peuvent exercer leur liberté dans le cadre de la loi et de leur domaine d’étude. Le rôle des chercheurs ne se limite pas à l’amphithéâtre où ils enseignent, il est vital qu’ils puissent participer sans retenue aux débats nationaux. » Joanna Williams relève également le paradoxe d’un gouvernement qui promeut la liberté d’expression à l’université, mais impose ses lois sur les discours de haine.

Eric Kaufmann, professeur de sciences politiques au Birkbeck College, à Londres, n’est pas de cet avis. Logique, puisque ses travaux ont inspiré le projet. Pour lui, la voie législative est le seul moyen de contrecarrer le conformisme mortifère qui étouffe l’université. Kaufmann a lui-même été victime d’une chasse aux sorcières, ses sujets d’étude (immigration, nationalisme, démographie) comptant parmi les thèmes explosifs que le wokisme entend soustraire au débat. En mai, il était dénoncé sur Twitter, accusé de racisme et de suprémacisme blanc (ce qui est cocasse pour un homme un quart chinois, un quart latino, dont le père est juif). Selon Kaufmann, les universités ne pourront pas résister à la pression des activistes sans une intervention extérieure. Il note du reste que la seule annonce du projet de loi a déjà amélioré le climat sur les campus.

Cet été, dans une tribune publiée dans le Daily Telegraph, le secrétaire d’État à l’Éducation Gavin Williamson se désolait des ravages de la cancel culture et appelait tout un chacun à se montrer intransigeant vis-à-vis de la « minorité intolérante ». Derniers auteurs déboulonnés : Isaac Newton et David Hume, trop eurocentriques. « Au fond, c’est une question de respect et de tolérance », concluait le ministre.

Respect et tolérance : ces deux mots ont conduit Arif Ahmed, professeur de philosophie à Cambridge, à mener une bataille aussi héroïque que victorieuse au sein de son université, une des plus prestigieuses du pays, mais aussi la plus woke. Depuis 2019, cet athéiste libertarien, spécialiste de Ludwig Wittgenstein, ourdit sa riposte aux censeurs. Cette année-là, deux événements portent une ombre sinistre sur la liberté académique. Comme d’habitude, sous la pression d’un groupe de redresseurs de torts, Jordan Peterson, professeur canadien de psychologie mondialement réputé, qui était invité à la faculté de théologie de Cambridge comme chercheur associé, se voit signifier du jour au lendemain qu’il n’est plus désiré. Les zélotes ont déniché une photo compromettante. Parmi les dizaines de milliers de clichés de Peterson avec ses fans, l’une montre un homme portant sur son T-shirt l’inscription « Fier d’être islamophobe ». Jugé coupable par association, Peterson intègre illico la liste noire des infréquentables. « Voilà la menace qui pèse sur la communauté scientifique, dit Arif Ahmed, rencontré à Cambridge dans son collège, Gonville & Caius. La photo ne reflétait en rien les opinions du Dr Peterson. Et quand bien même ! Ce sont des points de vue qui peuvent être vrais ou faux et méritent d’être débattus, mais là n’était pas le propos. L’objectif était de faire tomber un chercheur. Glaçant ! »

Autre victime, le sociologue Noah Carl. À 28 ans, il obtient un poste dans un projet de recherche prestigieux au St Edmund’s College de Cambridge. Mais bientôt des étudiants et universitaires vigilants protestent contre sa présence dans une lettre ouverte. Noah Carl a eu le malheur de s’exprimer en faveur de la liberté de recherche sur des sujets aussi tabous que la race, les gènes et le QI. Circonstance aggravante, Noah Carl est conservateur, espèce aussi peu appréciée dans les départements de sciences sociales qu’elle y est rare. « Une enquête interne, tenue secrète, a conclu qu’il devait être démis de ses fonctions. Parmi les motifs communiqués par le responsable de St Edmund’s College, figurait le fait que ses travaux risquaient d’être utilisés à des fins racistes et antireligieuses. Que vous risquiez de perdre votre poste parce que vos recherches “risquent d’être utilisées” par des gens mal intentionnés est une idée terrifiante qui piétine les fondements de l’enseignement supérieur », observe Arif Ahmed.

En mars 2020, à quelques jours du premier confinement en Angleterre, Cambridge annonce une révision de sa charte de la liberté d’expression. « Un amendement est ajouté, selon lequel jouir de son droit à la liberté d’expression ne doit pas vous dispenser de respecter les opinions et identités d’autrui. Le terme “respecter” était préoccupant, car aussi vague que contraignant, explique Ahmed. Respecter, c’est plus que tolérer, c’est, par exemple, ne pas se moquer. Respecter religions et modes de vie… on imagine les implications quant au débat sur l’idéologie transgenre. On peut tout à fait tolérer sans respecter. John Locke a abordé ce thème de la tolérance, en quoi il s’opposait à Hobbes. Hobbes pensait qu’il devait y avoir une religion d’État unique. Locke considérait que l’on pouvait tolérer une variété de religions : on peut être en désaccord profond sur le mode de vie, la religion ou la philosophie d’autrui et dans le même temps accepter son existence, la tolérer. Le respect est une notion subjective établie à l’aune de la susceptibilité de celui qui exige le respect. Les musulmans qui ont brûlé les Versets sataniques dans les années 1980 considéraient que Salman Rushdie manquait de respect. Il y a des extrémistes dans toutes les religions, ils pourraient instrumentaliser cet amendement pour faire taire tout dissident dans le lieu même où la dissidence se doit d’être autorisée, c’est-à-dire l’université. »

Le respect suppose une déférence qui annihile la pensée critique et s’inscrit à l’encontre de toute démarche académique. Arif Ahmed n’allait pas laisser faire. « L’université doit être le lieu de l’exploration, offrir la possibilité de se tromper, de tester des idées même stupides, d’argumenter, pour le plaisir d’argumenter », insiste-t-il. Il lance alors une campagne pour remplacer dans le texte le mot « respect » par le mot « tolérance ». Pour ce faire, il lui faut obtenir l’organisation d’un vote des universitaires de Cambridge sur la question. Et pour déclencher un vote, il doit recueillir 25 signatures de ses collègues. « Ça a été plus difficile que je ne l’imaginais. J’ai passé des coups de fil, envoyé des centaines d’emails, rencontré mes collègues. La plupart étaient d’accord avec moi, mais ne voulaient pas sortir du bois, craignant pour leur carrière. » Les 25 signatures néanmoins obtenues, un vote est organisé. Le 8 décembre 2020, l’« amendement tolérance » remporte 1 316 voix contre 162. « Je crois que ça a été la plus grande défaite que la direction de l’université ait jamais essuyée », conclut Arif Ahmed.

C’est une bataille gagnée, mais la guerre pour la liberté académique continue. Arif Ahmed accueille la loi comme une bonne nouvelle. Autre signe positif : il vient d’être nommé par la reine membre de l’Ordre de l’Empire britannique pour services rendus à l’éducation. Seul contre tous il y a quelque mois, le voilà honoré en haut lieu. Alors que nos universités sont en proie à la même offensive idéologique, ces développements devraient nous rendre optimistes — et combatifs. Face aux délires du wokisme anglo-saxon, une contre-offensive est possible.

Source : Causeur

Campagne électorale française : Mathieu Bock-Côté, Zemmour et Marion Maréchal

Mathieu Bock-Côté et Marion Maréchal (10/X/2021)

Extraits :

Marion Maréchal : « La démographie fait l’Histoire : près d’un tiers des enfants nés en France ont au moins un parent né dans un pays extraeuropéen. On risque une partition de la France »

Selon Marion Maréchal, « la droite s’est laissé imposer le cadre moral de la gauche » pendant des années.

Appel au « massacre » d’Éric Zemmour et de ses partisans : « Si cet appel haineux avait concerné n’importe quelle autre figure de la vie politique, l’ensemble du pays se serait mobilisé » souligne MBC qui constate que malheureusement très peu de gens se sont indignés.

Zemmour, le déclin français (sondage), l’immigration zéro

Zemmour : « “Fasciste” l’accusation inventée par Staline. […] Je ne suis ni raciste ni homophobe, […] la gauche passe son temps à inventer des concepts pour criminaliser l’adversaire. »

 


samedi 9 octobre 2021

Histoire — 10 octobre 1818, destruction du Champ-d’Asile, État français fondé sur le sol américain

Après la seconde chute de Napoléon, quelques soldats français, que la proscription ou le désespoir chassaient de leur patrie, allèrent se réfugier en Amérique. Un acte du congrès législatif des États-Unis leur accorda quatre-vingt-douze mille acres dans le territoire d’Alabama, sur le Mohilé et le Tombeck-Bee, à raison de deux francs l’acre, payables en quatorze ans, sans intérêt, pour y former une colonie. Chaque soldat devait y recevoir une part de terre correspondante à son grade : mais en touchant le sol étranger, la plupart des exilés s’étaient trouvés dans la position la plus difficile, et dans un dénuement absolu.

Un séjour de quelques mois à New York, à Philadelphie, à Boston, les avait constitués débiteurs envers leurs hôtes. Des spéculateurs américains profitèrent de la circonstance et offrirent aux Français de leur acheter, à vil prix, les terres à eux concédées : ceux-ci, n’ayant pas la liberté du choix, acceptèrent, et cédèrent tous leurs droits.

François-Antoine Lallemand, l’un des deux bonapartistes
fondateurs de la colonie française

Il en résulta que la colonie naissante se composa, pour les sept huitièmes, d’Américains, tandis que, dans le plan primitif, on ne devait y admettre que des Français. Quelques-uns de ceux qui avaient vendu leurs terres se rendirent à Galveston, où le général Humbert s’était établi ; d’autres, au nombre de cent cinquante à trois cents, allèrent, sous la direction des généraux Lallemand (François-Antoine et son frère Henri), fonder une colonie purement française, à dix ou douze lieues ouest de Galveston, entre les rivières de la Norte et de la Trinité, dans un territoire abandonné de la province du Texas, et dont la possession était incertaine entre les Espagnols, les Indiens et les Américains.

Le produit de la vente des terres de l’Alabama et quelques avances faites par les chefs de l’entreprise firent les frais de l’expédition et de l’établissement. Arrivés sur ce territoire, qu’ils appelèrent du nom de Champ-d’Asile, les exilés se donnèrent un gouvernement militaire, se distribuèrent en cohortes, dont chacune avait son chef, et dans lesquelles on ne pouvait admettre que des Français, ou des hommes qui eussent servi dans l’armée française. Dans le partage des terres, chaque officier eut vingt arpents, avec tous les instruments nécessaires au défrichement.


Champ-d’Asile : travaux des colons pour l’établissement de leur ville. Estampe de Charles-Abraham Chasselat (1782-1843) gravée par Joseph-Claude Pomel

Peu de jours après leur établissement, ils publièrent un manifeste, où, se déclarant état indépendant, ils annonçaient qu’ils respecteraient les nations voisines, mais qu’ils étaient disposés à se défendre au péril de leur vie contre toute agression injuste. Ce manifeste grossit encore le nombre des réfugiés. La fertilité du sol, la douceur du climat, et le voisinage d’une rivière favorisaient l’essor et la durée de leur colonie : mais ils n’avaient point de femmes pour adoucir les ennuis de l’exil ; ils étaient peu habitués aux rudes travaux du défrichement. Une centaine d’esclaves qu’ils avaient achetés désertèrent chez les sauvages : le découragement se répandit parmi les colons. D’ailleurs, leur arrivée avait excité, surtout chez les Espagnols du voisinage, des inquiétudes que leur manifeste n’était pas propre à dissiper. Le bruit se répandit que les réfugiés du Texas entretenaient des correspondances avec les mécontents du Mexique.

Le vice-roi de ce pays, Apodaca, résolut de détruire cet établissement, ainsi que celui de Galveston. Six ou sept cents Espagnols, conduits par le général Castenada, se présentèrent devant Galveston, qui fut évacué. Les colons du Texas, encore mal établis, divisés, découragés, assaillis par les Indiens, abandonnèrent le Champ-d’Asile, qui n’eut ainsi qu’une existence de quelques mois. Plusieurs Français retournèrent dans l’Alabama, où ils s’établirent et fondèrent une ville.

D’après « Éphémérides universelles, ou Tableau religieux, politique, littéraire, scientifique et anecdotique, présentant, pour chaque jour de l’année, un extrait des annales de toutes les nations et de tous les siècles, depuis les temps historiques jusqu’à nos jours » (Tome 10), paru en 1832).

vendredi 8 octobre 2021

8 octobre 1517 — fondation du Havre, port des découvreurs

Le 8 octobre 1517, François Ier fonda en Normandie « Le Havre-de-Grâce », aujourd’hui Le Havre.

Le 8 octobre 1517, François Ier signe la charte de fondation de la ville. La « grosse tour » en défend l’entrée. Le site est entouré de marais, et il n’est pas question à l’origine de créer une ville dans ce milieu insalubre. Pourtant, sur l’initiative de Du Chillou, François Ier donne exemption de taille et de franc-salé aux futurs habitants du Havre. Les armes de la ville sont celles de François Ier : une salamandre. Le roi se déplace lui-même en août 1520 et rend les privilèges du Havre (essentiellement le quartier Notre-Dame) perpétuels, essentiellement des exonérations d’impôts.

En juin 1523, Giovanni da Verrazano part du Havre à bord de la Dauphine pour les Indes Occidentales et découvre le site de New York qu’il nomme Nouvelle Angoulême en hommage à François Ier le commanditaire de l’expédition.

Le 12 juillet 1555, une expédition de 600 hommes dirigée par Villegagnon part du Havre pour fonder une colonie protestante au Brésil (Fort-Coligny). Aujourd’hui encore, une place des cannibales rappelle ces liens anciens avec le Nouveau Monde. D’autres convois de huguenots embarquent au Havre pour l’Amérique.

En février 1562, une expédition quitte le port du Havre en direction de la Floride. Elle est dirigée par Jean Ribault et René de Laudonnière, avec 150 hommes, en majorité des protestants.

À la fin du XVIe siècle, le trafic avec le Nouveau Monde prend son essor et Le Havre voit arriver des produits américains comme des cuirs, du sucre et du tabac. Un des principaux acteurs de ce négoce est un Havrais explorateur et cartographe, Guillaume Le Testu (1509-1573) : un quai au Havre porte toujours son nom. D’autres figures de la Course et de l’exploration de l’Amérique passèrent par Le Havre : le capitaine Guillaume de Champaigne (années 1550-1580), le Normand Pierre Belain d’Esnambuc (1585-1637) qui prit possession de l’île antillaise de Saint-Christophe en 1626. Jacques Devaux est né au Havre ; il fut pilote et cartographe et en 1579 il explora la région de l’Amazone et fit des relevés des côtes américaines de 1585 à 1587.



Zemmour : Arrêter la puberté des enfants est criminel et le ministre de l'Éducation adoube cela ! (m à j)

Éric Zemmour en déplacement en Corse le 8 octobre : « Ce que fait M.Blanquer est indigne […] Les transitions de genre, c’est ignoble ! » 



 

Billet originel du 7 octobre

Extrait sur l’éducation, Blanquer, le lobby LGBTQ et les jeunes (6 minutes 23).


Éric Zemmour sur la théorie du genre à l’école : « Il faut arrêter de se soumettre aux injonctions abominables des militants LGBT. Ils n’ont rien à faire à l’école et Monsieur Blanquer est complaisant avec eux ! »

« Je pense que ces jeunes-là sont victimes d’une propagande. On ne se posait pas ces questions auparavant. Et Monsieur Blanquer est responsable de céder à cette propagande. »

Voir aussi 

Royaume-Uni : femme de 23 ans attaque la clinique où elle a subi une “transition de genre" à 16 ans

Zemmour : je suis tombé dans le panneau de J-M Blanquer 

France — Traitement inégalitaire pour les lycéens des écoles libres au bac 2021 

Alors que la « culturophobie » menace l’école, le ministre Blanquer lutte contre la transphobie 

France — L’Éducation nationale se dit pro-innovation mais ne l’est pas dans les actes 

Cours d'éducation à la sexualité, l'imposition de la théorie du genre est cruciale...

Québec — Éducation à la sexualité : des exemptions « très strictes », mais pas pour raisons religieuses

Surdiagnostics de dysphorie de genre chez des enfants : 35 psychologues démissionnent 

Fonctionnaires contre père : qui décide si un enfant mineur peut subir une thérapie de transition de genre ? 
 
Père : ma fille de 14 ans a été détruite par des hormones de transition imposées par un tribunal

Trans — Médecins inquiets que des enfants s'exposent à des "dégâts à long terme" en raison de groupes de pression et de parents agressifs

Endocrinologues mettent en garde contre le traitement hormonal de la dysphorie sexuelle chez l’enfant

Programme pour enfants de Radio-Canada (CBC) traite J.K. Rowling de transphobe 

« Des centaines de jeunes transgenres souhaitent retrouver le sexe de leur naissance »

Grande-Bretagne — enfants autistes poussés à s’identifier comme transgenres ?

Royaume-Uni : vers une facilitation du changement d’état-civil pour les transsexuels ?

France — Enseignement à distance, la semaine calamiteuse 

France — Fin de la liberté d’instruire ses enfants à la maison sauf stricte et subjective autorisation gouvernementale (sous Macron et Blanquer)

Michel Desmurget: “Le télé-enseignement est une parodie éducative”

France — Nouveau bac : fin de l’anonymat et du diplôme national, davantage de bachotage, pas plus d’excellence ?

France — La droite conservatrice se trompe-t-elle au sujet de Blanquer ?

France — le ministre de l’Éducation Blanquer bouscule la « gauche pédago »  (jeu de rôles)

Réforme Blanquer : en 2021, le programme de philosophie « sera féminisé et deviendra plus multiculturel qu’il ne l’est actuellement » 

France — la Théorie du genre enseignée (rien n’a changé avec Blanquer) 

France — Chute inquiétante du niveau des élèves dans les quartiers immigrés

Très faible impact du dédoublement très coûteux des classes en « banlieues difficiles »

France — dédoublement des classes en banlieues, fermeture de 200 à 300 classes en milieu rural

France — Classes dédoublées en banlieues immigrées, l’intendance ne suit pas 

Pour Barbara Lefebvre, M. Blanquer le ministre de l’Éducation en France, a tenu à sa nomination un langage conservateur. mais il ne changera rien sur le fond  

France — Le grand oral du bac risque d’être une fabrique de conformisme

France — Les écoles hors contrat, coupables de mieux réussir que l’État ? 

France — malgré des moyens très importants, constat d’échec des politiques d’éducation prioritaires

Colombie-Britannique : cour suprême interdit aux parents de s'opposer au traitement hormonal de transition de leur fille de 14 ans

Trans — Médecins inquiets que des enfants s'exposent à des "dégâts à long terme" en raison de groupes de pression et de parents agressifs

États-Unis — Trois lycéennes portent plainte pour empêcher athlètes transgenres de concourir avec filles

Trudeau défendra toujours les enfants LGDP... LGT... LBT, ....LGBTQ2+

Intrépide, le Premier ministre Justin Trudeau va encore plus loin... Il mentionne par écrit des « personnes 2ELGBTQQIA+ » qui partout au pays agiraient.

Il n'a, cependant, pas encore osé placer cet acronyme très progressiste dans la conversation. Il est vrai qu'il a déjà assez de difficultés avec LGBTQ2+...

Billet originel du 15 septembre 2021

Samedi, Trudeau s’est exprimé clairement sur le fait qu’il lutterait contre la « haine » et qu’il ne s’excuserait donc jamais parce que « je défends les droits des enfants LGDP… LGT… LBT,.... [on lui souffle] LGBTQ2+ de ne pas devoir subir une thérapie de conversion »…


Une thérapie de conversion, parfois appelée thérapie de réorientation sexuelle ou bien encore thérapie réparatrice par ses défenseurs, est un ensemble de traitements d’origines diverses utilisés dans le but controversé de tenter de changer l’orientation sexuelle d’une personne de l’homosexualité ou de la bisexualité à l’hétérosexualité.

Trudeau ne défend pas le droit des enfants de ne pas subir de telles thérapies, il interdit ces thérapies même pour des enfants qui voudraient en bénéficier… Bref, un enfant qui serait dégoûté par son attirance pour le même sexe ne pourra plus demander à ce que l’on aide afin de corriger ce qu’il considère comme indésirable.

New York supprime les classes réservées aux élèves doués dans les écoles publiques car Blancs et Asiatiques y sont surreprésentés

Le maire démocrate de New York, Bill de Blasio, va réformer les très sélectives, mais aussi ségréguées racialement, classes d’enseignement pour les élèves doués et talentueux de sa ville. Il s’agit d’un changement radical pour le plus grand système scolaire public du pays, qui pourrait constituer l’acte le plus important du maire dans les derniers mois de son mandat.

Le maire Bill de Blasio a résisté à la réforme du programme pour élèves doués et talentueux de la ville de New York pendant près de huit ans. Son échevine de l’éducation, Meisha Porter, à sa droite, l’a persuadé de remanier ce système.

Le programme pour les élèves doués et talentueux du primaire que New York applique depuis plusieurs décennies n’existera plus pour les nouveaux élèves de la maternelle à la rentrée prochaine, et sera d’ici quelques années complètement éliminé, ont déclaré des responsables de la ville au New York Times. 

Les élèves actuellement inscrits dans les classes pour élèves doués deviendront la dernière cohorte du système actuel, qui sera remplacé par un programme proposant un apprentissage accéléré à tous les élèves des dernières années de l’école primaire. 

L’élimination progressive du programme existant supprimera une composante majeure de ce que beaucoup considèrent comme le système éducatif à deux vitesses de la ville, dans lequel un groupe relativement restreint d’élèves, essentiellement blancs et asiatiques, a accès aux écoles les plus performantes, tandis que de nombreux enfants noirs et latinos restent dans des écoles en difficulté. 

Environ 75 pour cent des quelque 16 000 élèves des classes pour élèves doués des écoles primaires de New York sont blancs ou d’origine asiatique. Ces groupes représentent environ 25 pour cent de l’ensemble du système scolaire, qui dessert environ 1 million d’élèves. Pendant des années, ces élèves ont suivi des programmes de maternelle pour enfants doués à la suite d’un test standardisé. 

Le changement présente un défi fâcheux pour M. Eric Adams, lui-même noir, le candidat démocrate à la mairie, qui devrait mettre en œuvre un tout nouveau système éducatif surdoué au cours de sa première année de mandat.

« Eric évaluera le plan et se réserve le droit de mettre en œuvre des politiques basées sur les besoins des élèves et des parents, s’il devait être élu maire », a déclaré Evan Thies, porte-parole de la campagne de M. Adams. « Il est clair que la direction de l’Éducation doit améliorer les résultats des enfants des zones à faible revenu. »

M. Adams a endossé une approche très différente dans le dossier des élèves doués ou talentueux : conserver ces classes, mais en augmenter le nombre dans les quartiers populaires. Bien que cette idée ait été remise en question par certains chercheurs, qui ont déclaré que cela ne changerait pas grand-chose pour l’intégration, elle est populaire auprès de certains parents, y compris les familles noires et latinos qui souhaitent avoir plus choix pour les élèves doués.

Source : New York Times


jeudi 7 octobre 2021

Hongrie et Pologne opposent leur veto aux conclusions de l'Union européenne pour protéger leurs écoliers de la propagande LGBT

Judit Varga
Aujourd’hui, les ministres de la Justice de l’UE ont discuté des conclusions du Conseil sur la stratégie de la Commission européenne en matière « de droits de l’enfant ». Le ministre polonais de la Justice Zbigniew Ziobro avait décidé de mettre son veto.
 
La ministre hongroise de la Justice, Judit Varga, a pris la même décision et a rejoint le veto polonais. « Comme certains États membres ont insisté jusqu’à la dernière minute pour autoriser l’entrée de militants LGBTQ dans nos écoles, nous avons dû exercer notre droit de veto avec mon collègue polonais », a-t-il souligné. 
 
S’opposer à la violence contre les enfants ou à la prostitution enfantine, ou garantir les droits des enfants ayant des besoins éducatifs spéciaux ou des handicaps, y compris rejeter toute forme de discrimination, toutes ces choses n’étaient pas plus importantes pour eux que de « garantir des droits supplémentaires aux lobbies LGBTQ », a écrit le ministre, qualifiant les événements d’incroyables. 
 
« Nous ne céderons pas aux pressions du lobby LGBTQ. »

Suprématie de la Constitution polonaise sur le droit de l’Union européenne

Le tribunal constitutionnel polonais a décidé, jeudi 7 octobre, que certains articles des Traités européens sont incompatibles avec sa Constitution nationale et sapent la souveraineté du pays. « Des organes européens agissent au-delà de leurs compétences », a ainsi déclaré la présidente du Tribunal Julia Przylebska.

La présidente a ensuite énuméré une série d’articles des Traités qui sont, selon ses juges, en contradiction avec la loi suprême polonaise, et a dénoncé « l’ingérence de la Cour de justice de l’UE dans le système juridique polonais ».

La plus haute instance juridique du pays, qui avait reporté sa décision quatre fois d’affilée, affirme ainsi la primauté du droit polonais sur le droit européen,

Sources : Le Monde, Reuters et Magyar Hirlap (quotidien hongrois, circulation de 37 000 exemplaires par jour)