dimanche 25 mai 2025

Échange tendu entre le président sud-africain et donal Trump devant la presse internationale

Ce mercredi 21 mai 2025, une rencontre diplomatique d'une tension palpable s'est tenue à la Maison Blanche, réunissant le président américain Donald Trump et son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa. Initialement conçue pour rétablir les relations bilatérales entre les deux nations, cette entrevue a rapidement dégénéré en un échange houleux lorsque le président Trump a accusé l'Afrique du Sud de fermer les yeux sur un prétendu « génocide » perpétré contre les agriculteurs blancs.

En effet, devant les caméras et en présence de M. Ramaphosa, Donald Trump a fait diffuser des vidéos destinées à étayer ses allégations, montrant des images de manifestations et le leader de l'opposition Julius Malema entonnant le chant controversé « Kill the Boer, shoot ! » (tuez le fermier afrikaner, tirez !). Malema est tristement connu pour ses menaces à peines voilées... Il a ainsi affirmé en 2016 au Times de Londres: « Nous ne massacrerons pas les blancs... pour l'instant » (« We will not slaughter whites... for now »). Visiblement mal à l'aise, M. Ramaphosa a catégoriquement rejeté ces accusations, déclarant avec fermeté : « Non, personne ne peut prendre de terres ».
Accompagné des golfeurs Ernie Els et Retief Goosen, ainsi que de l'homme d'affaires Johann Rupert, tous trois Afrikaners, M. Ramaphosa a tenté de recentrer les discussions sur des enjeux économiques, notamment la préservation de l'accord commercial AGOA, crucial pour les exportations sud-africaines vers les États-Unis. Cependant, M. Trump, assisté de son conseiller Elon Musk, a persisté à évoquer les allégations de violences ciblées contre les Blancs, citant des articles et des rapports sur des meurtres de fermiers. M. Trump a qualifié un mémorial aux fermiers afrikaners torturés et tués en Afrique du Sud de lieu de sépulture, ce qui est inexact. S'il y a bien des milliers de fermiers afrikaners tués (souvent vieux et relativement pauvres), les croix placées symboliquement le long de la route ne marquent pas l'endroit où ils ont été enterrés. L'Union agricole du Transvaal (TLU SA) indique 2 182 personnes tuées dans des attaques de fermes entre 1990 et 2024, dont environ 87,6 % seraient blanches (soit environ 1 911 victimes blanches, incluant fermiers, familles, employés, et visiteurs).

M. Ramaphosa a rétorqué que la majorité des victimes de la criminalité en Afrique du Sud sont des Noirs et que ces accusations ne reflètent en aucun cas la politique gouvernementale. S'il est vrai que les plus grandes victimes sont les Noirs, les fermiers afrikaners sont très peu nombreux [moins de 60.000] et ils font l'objet d'attaques ciblées motivées notamment par la haine et la race.

Il a également nié toute expropriation de terres basée sur la race. Ceci est discutable. 
 
Il y a le cas bien connu, par exemple, de Pieter Jacobs et de ses voisins afrikaners de Ventersdorp expropriés de force après une réclamation par la tribu des Bakwena, une branche du peuple tswana. Jacobs et ses voisins affirmaient en 2005 qu'ils n'avaient jamais eu l'occasion de contester la revendication des Bakwena - et qu'ils ne l'auront jamais, car le gouvernement avait modifié la loi pour lui permettre d'exproprier des terres sans passer d'abord par le tribunal des revendications territoriales. Comme pour beaucoup de revendications de ce type, les origines du litige sont obscures. Selon les archives officielles, les terres ont été achetées à un fermier afrikaner en 1880 par la Wesleyan Missionary Society, qui les a louées aux Bakwena. Lorsque l'Église a vendu le terrain, elle a versé aux Bakwena une indemnité pour la résiliation de leur bail et les aurait aidés à acheter une autre ferme. Les Bakwena affirment qu'ils avaient donné de l'argent à l'Église pour qu'elle achète le terrain pour eux et que celui-ci avait dû être enregistré au nom de l'Église parce que, selon eux, les Noirs n'étaient pas autorisés à posséder des biens dans cette région. S'il n'existe aucune trace de cette transaction, c'est précisément parce qu'elle aurait été conçue pour contourner la loi du Transvaal à l'époque. C'est sur cette base peu probante que la Commission sur la restitution des droits fonciers (émanation politique du gouvernement ANC) s'est rangée du côté des plaignants noirs... La nature même de cette Commission est la « réparation » dans un sens univoque (blancs vers noirs) et elle se contente de témoignages oraux de dépossession (voir l'affaire Salem Party Club avec des titres de propriété des colons remontant à 1835 ou l'affaire Popela avec des titres remontant au moins à 1889 et où la fin des contrats de métayage/fermage détenus par des noirs en 1969 a été considéré comme une dépossession appelant en 2007 à l'expropriation forcée des propriétaires blancs, les frères Altenroxel, à l'époque cependant avec compensation).
Cet échange dans le Bureau ovale, retransmis en direct, a mis en lumière les profondes divergences entre les deux dirigeants. M. Trump a évoqué l'accueil récent de 49 Afrikaners aux États-Unis en tant que « réfugiés », une décision qui a suscité des critiques à Pretoria, où le porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya, a dénoncé une « désinformation » de la part de Washington.

Malgré les tensions, M. Ramaphosa a qualifié la rencontre de « très bien passée » à la sortie, exprimant son espoir que M. Trump assiste au sommet du G20 à Johannesburg en novembre.

Cette visite intervient dans un contexte de relations fragilisées entre les deux pays, notamment en raison de différends concernant la plainte sud-africaine contre Israël devant la Cour internationale de justice.

Kallie Kriel directeur exécutif d'Afriforum a réagi sur X :
Après que le président Donald Trump, le secrétaire Rubio et Elon Musk ont attiré l'attention internationale sur les horreurs des meurtres dans les fermes en Afrique du Sud, les médias de gauche et autres négateurs de ces crimes se sont précipités pour minimiser la gravité de ces atrocités de toutes les manières possibles.

Ils ont tout simplement ignoré les récits horribles de tortures et de meurtres de sang-froid d'innocents dans les fermes. Ils ont passé sous silence le fait que les appels aux meurtres ethniques d'Afrikaners et de fermiers, tels que « Kill the Boer », sont désormais légaux en Afrique du Sud.

Ils ont omis de souligner que le président Ramaphosa refuse toujours de condamner ces appels au génocide. Ce type de manipulation par les médias de gauche est une insulte aux victimes d'attaques de fermes et ne tient pas compte du traumatisme subi par elles et leurs communautés.

Les histoires des victimes de meurtres dans les fermes ne doivent jamais être balayées sous le tapis. C'est pourquoi Afriforum et moi-même publierons dans les semaines à venir une série de vidéos mettant en lumière ces histoires. Merci de les diffuser le plus largement possible.

Cyril Ramphosa avait à sa droite Ronald Lamola, ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération. Voici ce qu'il disait en juin 2012 alors qu'il était vice-président de la Ligue de jeunesse du Congrès national africain : les Afrikaners n'y peuvent rien, «cette terre sera expropriée sans compensation».

Si les Sud-Africains blancs ne cèdent pas leurs terres aux Noirs pauvres, il pourrait y avoir des invasions de terres comme celles qui ont eu lieu au Zimbabwe, avait menacé Ronald Lamola à l'époque.

M. Kriel a souligné que la promulgation de la loi sur l'éducation de base (Bela) et de la loi sur l'unification, ainsi que l'application de divers régimes raciaux, ont contribué à l'aliénation des Afrikaners et d'autres communautés minoritaires dans le pays.

«L'acte d'agression du gouvernement dirigé par l'ANC à l'égard des locuteurs de l'afrikaans, en menaçant les écoles afrikaans et, par conséquent, la survie de cette communauté, a provoqué un grave abus de confiance. La violation a été exacerbée par la publication de réglementations raciales draconiennes imposant des quotas raciaux stricts sur le lieu de travail et dans l'économie, le déni des protections des droits de l'homme, telles que celles visibles dans l'affaire des meurtres de fermiers et la législation autorisant l'expropriation sans compensation. »

« Les tentatives de déni et d'intimidation, telles qu'elles ressortent notamment des plaintes pour trahison déposées contre AfriForum [par le parti de l'ex-président sud-africain Jacob Zuma], ne nous contraindront pas au silence. Au contraire, cela nous motive d'autant plus à défendre notre cause légitime avec plus de vigueur », a conclu M. Kriel.

Voir aussi 

Trump déclare qu'il supprime tout financement à l'Afrique du Sud en raison de la discrimination anti-blanche (extraits de la loi sur l'Éducation de base et sur l'expropriation sans compensation).

 
 

Vivre-ensemble : chef du 3e parti (13 %) en Afrique du Sud chante « Tirez pour tuer, Tuez le Boer, tuez le fermier » devant stade combleVivre-ensemble : Julius #Malema, le chef de l'#EFF, le 3e parti (13 %) en Afrique du Sud, chante « Tirez pour tuer, #Tuez le #Boer, tuez le #fermier » devant stade comble#afriquedusud #meurtre #arcenciel #afrique https://t.co/lFL6d9komI pic.twitter.com/eaIHuJ6F3y

Une semaine à Orania, cette petite ville qui refuse le multiculturalisme sud-africain

 
 

Uniformiser les universités de la « nation arc-en-ciel » au nom de l’« unité » ?

Afrique du Sud — volonté de spolier les terres et d’angliciser les écoles malgré la constitution

Le père d'Elon Musk, Errol Musk, a été attaqué sur sa ferme alors qu'il s'y trouvait avec sa fille de six ans. Il a repoussé l'attaque et tué trois des assaillants noirs (ci-dessus au début de la vidéo, en anglais).

samedi 24 mai 2025

Paris — « J'ai voulu filmer, et j'ai été agressée. »  Je suis quelque part responsable »

Marguerite Stern ancienne Femen, elle est la fondatrice du mouvement des collages contre les féminicides, indique sur 𝕏 que: 
Ce soir j'ai fait un footing sur le champ de Mars qui ressemble désormais au marché de Bamako.

J'ai voulu filmer, et  j'ai été agressée.

Je suis quelque part responsable de ce que je dénonce aujourd'hui car j'ai longtemps été immigrationniste.

C'est une blessure morale que de plus en plus de gens seront amenés à vivre, j'en suis certaine, car on ne pourra plus se voiler la face très longtemps.



vendredi 23 mai 2025

Montréal — Manifestation samedi 25 mai contre l'idéologie du genre à l'école

Message du Président de l'Association des Parents Catholiques du Québec  (APCQ).

Je vous écris un mot pour vous partager l'affiche pour la prochaine manifestation des parents contre l'imposition des cours d'idéologie du genre dans nos écoles, du préscolaire au secondaire 5. Depuis ses débuts, l'Association des Parents Catholiques du Québec s'est associé au mouvement Ensemble pour protéger nos enfants qui rassemble les organisations de parents, dont UVVC du côté des communautés chrétiennes protestantes, pour qu'ensemble nous défendions la conscience de nos enfants, le droit de ne pas les voir endoctriner dans des idéologies sociologiques déconnectées de la réalité biologique et scientifique.



Par expérience, nous avons tous constaté que le moyen de pression le plus fort sur le gouvernement pour l'obliger à bouger sur cette question demeure la manifestation. C'est à la suite de notre manifestation de parents que le gouvernement a créé le Comité de Sages qui est, pour plusieurs, possiblement une tentative du gouvernement pour gagner du temps et voir l'action des parents s'éteindre. Je vous supplie de prendre connaissance de l'importance de cette prochaine manifestation qui est notre levier le plus important et le plus efficace pour de nouveau, obliger le gouvernement à nous écouter et faire des concessions.

Nous avons eu déjà une victoire avec le rejet des toilettes mixtes, mais l'imposition du programme d'idéologie du genre est toujours au menu et les professeurs sont actuellement formés pour donner le cours, les manuels sont déjà imprimés.

L'APCQ, UVCC, le regroupement d'association sous le titre "Ensemble pour protéger nos enfants" espèrent de tout coeur que tous prendront conscience de l'importance d'être présent à cette manifestation. Venez soutenir les parents, nous avons besoin de vous pour redire au gouvernement que la famille est la base de la société, les parents les premiers éducateurs des enfants, et qu'ils refusent que l'on fasse participer leurs enfants à des expérimentations psychologiques qui les troubleront profondément.

Parfois, pour des décennies. Et malheureusement parfois, ils en subiront les dommages permanents dans leurs corps s'ils ont débuté la prise d'hormones et autres médications contre-indiquées pour des enfants en parfaite santé. Nous avons besoin de vous pour être présent à la manifestation. Nous avons besoin de vous maintenant pour diffuser partout dans vos réseaux sociaux l'information et l'affiche de la manifestation, pour qu'elle soit placée partout. Vous pouvez la faire imprimer et demandé qu'elle soit placée dans votre paroisse et celles avoisinantes, à toutes les entrées. Je peux procurer des affiches déjà imprimées à ceux qui m'en demanderons.

À tous, je demande vos prières et votre implication.

Les enfants ont tellement besoin de nous. Ce sont eux, qui sont directement ciblés et attaqués aujourd'hui.

Merci de votre attention et de tout ce que pourrez faire, le plus tôt possible, pour que tous sachent qu'une grande manifestation aura lieu et que les organisateurs unis par un même désir de protéger les enfants seront heureux d'accueillir des gens de toute confessions religieuses et peuples, par amour de nos enfants.

Jean-Léon Laffitte
Président de l'Association des Parents Catholiques du Québec

Voir aussi 
 
 
 

Québec — Imposition du cours de la sexualité : théorie du genre, incitation au polyamour

L’Alberta veut que les parents soient avertis sur le contenu à caractère sexuel proposé à leurs enfants

Le Regroupement des Parents Vigilants (du Québec) sur le nouveau programme CCQ Culture Citoyenneté Québécoise

Critique de la définition du sexe dans un manuel approuvé par le ministère de l’Éducation du Québec

L’idéologie LGBTQ/trans dans le nouveau cours de culture et citoyenneté québécoise

Qui était Alfred Kinsey, le « père de la Révolution sexuelle » ?

L’éducation sexuelle est-elle le rôle de l’école ? Avec Maurice Berger, Israël Nisand, Sophie Audugé

Culture et citoyenneté québécoise —Ce que l’APCQ veut que vous sachiez sur ce cours

Québec — Cours d’éducation à la sexualité ou comment endommager une génération en une seule prise

 
 

Trump interdit à Harvard d'accueillir des étudiants étrangers

Le gouvernement Trump a retiré la certification qui permet à la prestigieuse université d'obtenir des visas pour ses recrues internationales. La pression financière s'accroît sur Harvard.


Jeudi, l'administration Trump a interdit à la prestigieuse université de recruter des étudiants étrangers dès la rentrée 2025-2026. C'est la dernière et sans doute la plus terrible flèche décochée par l'exécutif pour abattre l'institution quatre fois centenaire, qui se bat pour rester imposer son ordre du jour tout en bénéficiant des subventions gouvernementales.

La secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem a annoncé dans une lettre au président de l'université, Alan Garber, la révocation « à effet immédiat » de la certification qui permet à Harvard de faire venir des étudiants étrangers aux États-Unis, grâce à des visas F ou J.

« Comme je vous l'ai expliqué dans mon courrier d'avril, c'est un privilège de recruter des étudiants étrangers, et c'est aussi un privilège d'employer des étrangers sur le campus », écrit Kristi Noem. La ministre accuse Alan Garber de ne pas s'être conformé aux demandes d'informations du ministère « tout en perpétuant l'insécurité sur un campus qui est hostile aux étudiants juifs, qui promeut les sympathies pro-Hamas et déploie des politiques racistes de « diversité équité et inclusion » ; des accusations que dément l'université.

Privée de 2,6 milliards de subventions

La « perte de ce privilège » ne va pas seulement peser sur l'année prochaine. « Cette dé-certification signifie que les étrangers actuels avec un statut F ou J non-immigrant doivent être transférés à une autre université afin de maintenir leur statut », ajoute Kristi Noem. Un coup dur pour les Harvardiens, à trois semaines de l'obtention de leur diplôme.

Aujourd'hui, près de 7.000 étudiants sont des recrues internationales, soit 25 % de l'effectif. Souvent, ils paient leur scolarité plein tarif, contrairement aux Américains. Cette décision touche donc l'établissement directement au portefeuille.

Donald Trump veut faire plier l'orgueilleuse université en la dépouillant. Il l'a déjà privée en plusieurs étapes de 2,6 milliards de subventions. Comme les autres établissements, Harvard a aussi perdu des financements publics pour la recherche. Donald Trump a également promis de supprimer une exemption fiscale qui lui rapporte 465 millions par an, selon les calculs de Bloomberg.

Et le projet de budget en cours d'examen au Congrès augmente de façon spectaculaire la taxation des investissements nets des fondations universitaires. Harvard dispose d'un magot supérieur à 50 milliards et serait imposé à 21 % au lieu de 1,4 %, soit 850 millions par an, estime Phillip Levine, professeur d'économie au Wellesley College.

Les yeux tournés vers Harvard

La secrétaire à la Sécurité intérieure laisse cependant une dernière « chance » à Alan Garber de récupérer sa certification. Sous 72 heures, l'université doit livrer au gouvernement tous les enregistrements, officiels ou non, sur tous types de supports, et depuis cinq ans, montrant que des étudiants étrangers se sont livrés à des « activités dangereuses ou violentes sur le campus ou à l'extérieur », ont « menacé » des personnes, ou simplement participé à des manifestations. Il doit aussi communiquer au gouvernement tous les dossiers disciplinaires des étrangers depuis 2021.

Jeudi soir, Harvard n'avait pas encore dit si elle comptait s'exécuter, ou contre-attaquer en justice. Mais dans la journée, un [1!] juge de district californien à Oakland [Harvard n'est pas en Californie...] a interdit à l'administration Trump de révoquer sans examen individualisé le statut qui permet aux étudiants étrangers d'étudier et de travailler dans le pays. Ce jugement ne change rien au sort de Harvard, mais protège en théorie ces étudiants contre une détention ou une expulsion hâtive.

Toutes les universités élitistes des États-Unis ont les yeux tournés vers Harvard. Depuis la fin mars, c'est le chef de file la résistance au sein de l'Ivy League, ce bastion du progressisme et de l'intelligentsia que le gouvernement voudrait mettre sous tutelle.

Contrairement à Columbia qui fait des concessions dans l'espoir de récupérer 400 millions de subventions, Harvard a porté plainte contre l'administration après que cette dernière a lancé une revue de ses aides, qui s'élèvent à 9 milliards de dollars. Ce n'est pas gagné pour Harvard, mais Columbia n'a pas recouvré ses financements non plus.

Source : Les Échos

Voir aussi 

La France et l’Union européenne de Bruxelles peuvent-elles vraiment attirer les chercheurs américains  ?

Accueil des universitaires américains à Aix-Marseille : ils travaillent principalement en sciences humaines et sociales

Pourquoi les richissimes universités américaines ne peuvent-elles pas faire face à la perte de quelques centaines de millions ?

 M à j : elle démissionne et crie au racisme (Solidarité — Controversée présidente de Harvard maintenue grâce à Obama ?) 

Ces étudiants des universités d'élite qui ne savent plus lire des livres...

« Une espèce menacée » : la raréfaction des professeurs conservateurs à Harvard

L’université Harvard, un asile psychiatrique à ciel ouvert ? (satire) [m à j]

Harvard accusée de discrimination contre les Américains d’origine asiatique (décision : États-Unis -- la Cour suprême met fin à la discrimination ethnique dans les universités

Un club d’étudiants sadomasochistes à Harvard

jeudi 22 mai 2025

L'état de santé de Joe Biden et l'étrange manque de curiosité des médias, si peu diserts à l'époque



Mathieu Bock-Côté revient sur cette occultation et se demande qui gouvernait à la Maison Blanche ? Pas l'État profond, qui n'est qu'une thèse complotiste d'extrême droite...


Maintenant, il faut croire que le cancer de la prostate (et ses métastases) vient de surgir et n'aurait pas non plus été caché...

Éric Zemmour : on découvre l'eau chaude quand on s'étonne que les Frères musulmans veulent imposer l'islam

Éric Zemmour, président de Reconquête, était l’invité de Christine Kelly dans Face à l'Info sur Cnews le jeudi 22 mai 2025.

Face aux mousquetaires de Face à l'Info, Éric Zemmour est revenu sur le rapport sur les Frères musulmans. Il s'est dit étonné de voir la France entière découvrir l'eau chaude en lisant que cette confrérie voulait conquérir le monde, alors qu'ils reprennent seulement les écriture du coran.

Éric Zemmour se dit favorable à l'interdiction de cette confrérie mais la juge très insuffisante car l'islam n'a pas besoin des Frères musulmans pour faire de l'entrisme. Le premier problème étant le nombre et l'islam.
Il a cité en exemple l’Égypte qui a interdit ce courant religieux mais qui reste un pays du l'islam est religion d’État et où les femmes sont toutes voilées.

Pour finir, Éric Zemmour a affirmé qu'il ne voulait pas combattre l'islam en tant que tel mais qu'il voulait combattre l'islamisation de la France.

 
Voir aussi
 
“Les Frères musulmans ont trouvé en Europe un incubateur sûr”

En marge du Qatargate, Abdelrahim Ali, président du Centre d'études du Moyen-Orient (Cemo) et ancien député égyptien, tire une nouvelle fois le signal d'alarme contre la stratégie d'entrisme des Frères musulmans dans nos institutions. (Source : Spectacle du monde)
 

Démographie — Les jeunes Chinois se tournent vers les agent conversationnels virtuels

Les jeunes Chinois se tournent vers les agent conversationnels virtuels comme « compagnons » et « compagnes ». Cela ne contribue pas à redresser le faible taux de natalité.

Xiao Ting porte une chemise blanche à manches courtes rentrée dans un jean bleu. Il a des cheveux ondulés et peignés, de grands yeux bruns et sourit gentiment avec l'air d'un bourreau des lycées. Du matin au soir, il s'occupe de Mme Zhong, sa petite amie de 32 ans. Ils font tout ensemble : ils discutent de l'actualité, jouent à des jeux, partagent des pensées profondes et donnent des conseils sur la vie.


Mais voilà, Xiao Ting n'est pas réel. Il s'agit d'un personnage virtuel - un « petit ami parfait » - créé par Mme Zhong sur Wow, une application chinoise de « compagnon IA ».  Depuis plusieurs années, les entreprises technologiques fournissent des compagnons virtuels (comme Xiaoice de Microsoft, en illustration ci-dessous), mais les utilisateurs peuvent désormais créer leurs propres compagnons.

L'application la plus importante dans cette catégorie s'appelle Maoxiang (茅香 « parfum de roseau », illustration ci-dessous). En février, elle comptait 2,2 millions d'utilisateurs actifs mensuels sur iOS (le système d'exploitation d'Apple), contre 1 million en juillet de l'année dernière, selon les données de SensorTower, une société d'intelligence économique. Une autre application, Xingye (Champs d'étoiles), en comptait 1,1 million. À titre de comparaison, DeepSeek comptait 13,8 millions d'utilisateurs en Chine en février.

Les utilisateurs se répartissent presque également entre hommes et femmes. Le point commun est que l'IA répond à un besoin émotionnel qui n'est pas satisfait par des personnes dans la vie réelle. (Ceux qui parviennent à contourner les garde-fous intégrés peuvent également avoir des conversations sexuellement explicites avec eux).

Cette tendance est alimentée par de multiples forces. L'une d'entre elles est l'évolution rapide de la technologie. Les grands modèles de langage sont devenus si performants qu'ils sont capables d'imiter les émotions et l'empathie humaines. Mme Shuai, une utilisatrice de Maoxiang âgée de 29 ans, est mariée. Mais contrairement à son mari dans la vie réelle, avec lequel elle se dispute souvent, son partenaire IA l'écoute et est toujours là pour elle. Sur l'application, Mme Shuai est l'« impératrice » et son IA est un « ministre » de sa cour. Le « ministre » lui envoie des messages et l'appelle même tout au long de la journée, comme le ferait un partenaire dans la vie réelle.

Les pressions de la vie pour les jeunes Chinois sont également un facteur déterminant. M. Zhou, un homme de 28 ans, s'est trouvé une petite amie en intégrant DeepSeek à son compte sur WeChat, une plateforme de messagerie. Il affirme qu'il est beaucoup moins coûteux de fréquenter une petite amie virtuelle qu'une vraie petite amie, dont la cour nécessiterait du temps et des ressources financières importantes. Pour lui, avoir une petite amie IA, c'est comme avoir une relation à distance avec une vraie femme.

La solitude est également un facteur déterminant. En 2024, le Chinois moyen ne consacrait que 18 minutes par jour à ses relations sociales, tandis que l'utilisation d'internet absorbait cinq heures et demie par jour. Le nombre de nouveaux mariages enregistrés en Chine a diminué de plus de moitié entre 2014 et 2024, pour tomber à 6,1 millions, un niveau historiquement bas.

Les compagnons virtuels ne sont pas les premiers à répondre à cette solitude. Depuis plusieurs années, les jeux vidéo « otome », dans lesquels les joueuses (généralement féminines) développent des relations romantiques avec de beaux hommes animés, sont très populaires en Chine. L'un des plus populaires, « Amour et espace profond », a rapporté 1,3 milliard de yuans (179 millions de dollars) en 2024 sur iOS. Un autre jeu, « L'amour nous entoure », est conçu pour les hommes et regorge de vidéos de jeunes femmes en train de flirter.

Il n'est peut-être pas surprenant que les autorités s'inquiètent de savoir si la technologie pourrait être utilisée de manière préjudiciable. Les utilisateurs disent qu'ils soupçonnent que c'est la raison pour laquelle ils ont remarqué que les réponses de certains compagnons sont devenues moins émotionnelles. Le gouvernement s'inquiète peut-être davantage du fait qu'en 2024, le taux de fécondité total de la Chine était de 1,0, soit la moitié de celui de l'Inde et l'un des plus bas du monde. Si les jeunes hommes et femmes trouvent un réconfort émotionnel auprès de partenaires IA et non de vrais, le taux de natalité ne s'en trouvera pas amélioré.
Source : The Economist

mercredi 21 mai 2025

Grande-Bretagne : les policiers blancs exclus des ateliers de préparation aux entretiens de promotion

La police métropolitaine britannique (responsable du Grand Londres) a volontairement exclu les hommes blancs des ateliers de préparation aux entretiens de promotion, qui ne sont destinés qu’aux minorités ethniques et aux femmes.

Après celle du West Yorkshire, la police métropolitaine britannique prend des mesures pour renforcer sa politique de discrimination positive. Scotland Yard a décidé de proposer des ateliers sur mesure pour aider ses recrues à obtenir des promotions. Le problème ? Les policiers blancs en sont exclus. Seuls les employés issus de minorités ethniques et les femmes sont autorisés à participer à ces ateliers, révélait le Telegraph le 10 mai dernier.

« Peu importe si vous êtes un bon policier »

Un ancien inspecteur de la police métropolitaine, qui a servi pendant 30 ans, a confirmé que « les hommes blancs sont exclus de ces ateliers simplement en raison de leur sexe biologique et de la couleur de leur peau ». Il a ajouté auprès du journal britannique : « Peu importe à quel point vous êtes un bon policier, vos performances quotidiennes n’ont aucune incidence sur vos chances de promotion. »

Les employés « éligibles » ont ainsi reçu un courriel de la direction pour leur présenter ces ateliers et leur indiquer qu’ils avaient été sélectionnés. « La police métropolitaine a une série de priorités en matière de personnes, qui sous-tendent la stratégie globale de l’organisation, dont l’une est d’améliorer la représentation des Noirs, des minorités ethniques et des femmes à tous les grades des officiers de police », est-il écrit selon le Telegraph.

Vive polémique


Cette mesure a été particulièrement mal accueillie par la profession, qui pointe le fait que « des milliers d’agents blancs sont victimes » de discrimination. « Je considère que toute forme de racisme est odieuse. Traiter quelqu’un différemment simplement en raison de sa couleur de peau ou de son sexe biologique est illégal et immoral », dénonce une source policière, qui estime que la discrimination positive reste « illégale, source de division et crée des victimes ».

Dans son plan d'action sur la race, publié l'année dernière, la police métropolitaine a déclaré : « Notre réseau de mentorat Positive Steps a soutenu 1500 officiers et employés issus de minorités ethniques et a été reconnu comme meilleure pratique par le College of Policing. « Depuis 2021, les ateliers d'action positive pour les officiers noirs ont vu les taux de réussite aux promotions passer de 68 % à 75 %. »

La politique de Scotland Yard n’a rien de surprenant. La police métropolitaine avait déclaré l’année dernière, lors de la présentation de son plan racial, vouloir « un personnel qui reflète l’image de la capitale » afin de « mieux communiquer avec les Londoniens, de gagner leur confiance et de réduire la criminalité ».

Sources : JDD, The Daily Telegraph

mardi 20 mai 2025

Mai 1660 — Bataille du Long-Sault et mort d'Adam Dollard des Ormeaux

Adam Dollard des Ormeaux naquit le 23 juillet 1635 à Ormeaux et décéda le 21 mai 1660 à la bataille de Long-Sault, à Carillon en Nouvelle-France.

Il vit le jour en France en 1635, dans le village briard d’Ormeaux, aujourd’hui sur le territoire de la commune de Lumigny-Nesles-Ormeaux, dans le département de Seine-et-Marne.

En 1658, à l’âge de 22 ans, Dollard des Ormeaux arriva en Nouvelle-France. Il fut le commandant de la garnison du Fort Ville-Marie (future Montréal). Paul Chomedey de Maisonneuve, gouverneur de Montréal, le recrute et lui concède également une terre de 30 arpents pour qu’il s’établisse en ce lieu. 

Peu après, un prisonnier iroquois confia aux Français que les Iroquois planifiaient depuis l’automne 1659 une invasion de la Nouvelle-France dont ils voulaient chasser les Français. Le plan débutait à Montréal, se poursuivait aux Trois-Rivières et devait se terminer par la destruction de Québec. 

Devant cette menace, Dollard et un petit groupe de 16 volontaires de condition modeste, accompagnés de leurs alliés, quelque 40 Hurons et quatre Algonquins, partirent de Ville-Marie le 19 avril 1660.

Après 10 jours de canot sur le Saint-Laurent et sur la rivière des Outaouais, ils débarquèrent le 1er mai près d’un fortin abandonné non loin des rapides de Long-Sault.

L’attaque iroquoise

Peu de temps après leur arrivée à Long-Sault, soit le 2 mai, le groupe de Dollard fut attaqué par l’avant-garde iroquoise. Celle-ci était composée de 200 à 300 guerriers. Après un bref combat, les Iroquois appelèrent des renforts et attendirent une force d’environ 700 Iroquois, dont 500 Agniers (Mohawk en anglais) et Onneiouts. Les Français prirent donc refuge dans le fortin (sans porte) et réussirent à tenir contre le grand nombre d’Iroquois pendant une semaine jusqu’à ce que l’eau et la poudre s’épuisent. Les renforts iroquois arrivèrent le 8 mai. Quelques Hurons qui combattaient avec les Iroquois (ayant été adoptés ou enlevés par les Iroquois à l’issue d’autres combats) ont commencé à persuader leurs frères de se joindre aux Iroquois pour éviter une mort certaine s’ils restaient avec les Français. Ce stratagème réussit et de nombreux guerriers Hurons, qui avaient été du combat avec les Français, firent défection pour rejoindre les rangs des Iroquois.

Avec la perte de leurs alliés, le sort de Dollard et de ses compagnons fut scellé, car il ne restait que 22 hommes dans le fortin. Les Iroquois attendaient leurs renforts avant l’assaut final sur les Français.

Le combat dura jusqu’au 9, au 10 ou au 12 mai suivant, selon les sources. Après plusieurs assauts, un combat sans merci s’engage. Les Français tentent de lancer un baril de poudre sur leurs assaillants, mais une erreur fait exploser la bombe à l’intérieur de leur retranchement. Ceci provoque une brèche qui permet aux attaquants de pénétrer la palissade de protection des positions françaises où ils ne trouvent que neuf survivants.

Aucun Français ne revient vivant et seuls quelques Amérindiens réussissent à s’échapper pour rapporter les événements à Ville-Marie et à Québec.  Tous les Français furent tués lors du siège au moment de l’assaut final ou torturés et tués par la suite.

Les Iroquois auraient si décontenancés d’avoir perdu plus de quatre-vingts guerriers contre un si petit nombre (17 Français et 6 Amérindiens), qu’ils ne poursuivirent pas leur attaque sur Ville-Marie et renoncèrent (momentanément) à anéantir la colonie. 

Notons qu’un rapport hollandais signé d’un « La Montagne » (un huguenot ?) et daté de Fort Orange le 15 juin 1660 donne des chiffres différents : « les Agniers et les Iroquois supérieurs, au nombre de six cents, ont attaqué un fort défendu par dix-sept Français et cent sauvages ; […] ils ont perdu quatorze personnes tuées ; dix-neuf furent blessés. » Rappelons cependant que Fort Orange était rival de la Nouvelle-France et  armait les Iroquois contre la colonie du Saint-Laurent.

La défense avancée de Dollard au Long-Sault eut pour effet de détourner un certain temps de son objectif l’armée iroquoise, permettant ainsi aux colons de faire les moissons et d’échapper à la famine, et à Radisson d’atteindre Ville-Marie sain et sauf avec une cargaison de fourrures évaluée à 200 000 livres.

Cependant, la petite colonie n’était toujours pas sauvée du danger des Iroquois. Dès l’automne 1660, ceux-ci mirent sur pied une armée de 600 guerriers décidés à éradiquer la Nouvelle-France. En cours de route, leur chef mourut d’un accident. Croyant à de mauvais augures, ils se dispersèrent. En 1661, les Iroquois menèrent une autre attaque, tuant plus de 100 Français.

En 1665, le roi Louis XIV consentit à envoyer le régiment de Carignan-Salières pour repousser les attaques Iroquois. Ce régiment d’élite finit par leur imposer la Grande Paix de Montréal de 1701.

France — Actes antichrétiens : l’assourdissant silence des médias et de la classe politique

 Les actes antimusulmans ou antisémites retiennent l’attention médiatique ou politique plus facilement que les actes antichrétiens, pourtant nombreux.


La destruction d'une Pietà dans l'église de la Madeleine d'Angers est un des nombreux exemples d'actes antichrétiens.

Samedi dernier, non loin d’Avignon, un jeune se présente à un prêtre comme musulman et demande à se convertir. Derrière lui, une dizaine d’amis réclament à leur tour de visiter son église. Le prêtre les fait entrer. Les individus se mettent alors à crier « Allah akbar », à menacer de brûler l’église, avant d’encercler le prêtre et d’insulter la religion catholique. Cette fois-ci, une plainte a été déposée. « Nous entendons de plus en plus de faits de ce genre, notamment pendant les messes. Des personnes entrent, crient “Allah akbar”. Ces faits sont la plupart du temps considérés comme des incidents et ne sont pas remontés », commente Édouard de Lamaze, président de l’Observatoire du patrimoine religieux. Comme beaucoup de spécialistes du sujet, il note une augmentation des agressions, notamment contre les personnes.

Car Manon Aubry, eurodéputée LFI, se trompe. « L’assassinat du père Hamel est le seul acte antichrétien depuis la guerre de Vendée », affirmait-elle dimanche dernier au micro de CNews. Même si la reconnaissance d’une haine dirigée contre les catholiques pendant cette période de la Révolution française est d’une honnêteté précieuse dans son camp politique, le reste de la phrase est malheureusement faux. Des martyrs de la Commune à la fin du XIXe siècle aux expulsions des congrégations au début du siècle suivant, certaines pages de l’histoire de France semblent avoir échappé à Manon Aubry. Ou plus récemment, en 2020, l’assassinat de Simone, Nadine et Vincent par un islamiste, dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice.

Mais cette haine s’exprime aussi au quotidien, plus discrètement. Mardi dernier, un homme entrait dans l’église parisienne Saint-Ambroise, deux couteaux à la main ; Vendredi saint, un curé recevait une gifle à Beaucaire, pendant la messe ; le 31 mars, un prêtre était assassiné dans les Vosges ; quelques jours plus tôt, un influenceur musulman choisissait une église de Strasbourg pour se filmer en récitant le Coran – ce qui était déjà arrivé quelques mois plus tôt à Paris ; le 22 février, c’est un prêtre et sa « religion de merde » agressé à Auxerre par deux individus ; deux semaines plus tôt, un homme s’enfermait dans un presbytère pour y déféquer et voler le prêtre ; le jour de Noël, un Pakistanais montrait ses fesses sur l’autel d’une église de Saint-Germain-en-Laye, avant de crier « Allah akbar » ; quelques jours plus tôt, prêtres et paroissiens d’une église de Creil portaient plainte pour menaces, insultes, intimidations de la part de trafiquants de drogue voisins. Ils précisaient avoir signifié à leurs agresseurs qu’il s’agissait d’un lieu de culte, mais que « cela n’avait pas d’importance pour eux, puisqu’ils étaient musulmans » ; au début du mois, c’était dans une église de Rouen qu’un homme, couteau de 20 cm en poche, avait arraché le tabernacle et renversé la croix dans « la maison du Chaïtan (satan, le diable, en arabe) ».

La liste est sans fin : agressions, profanations, dégradations de tombes ou de calvaires, menaces… Partout en France. Tous les cultes sont touchés : une note des renseignements recensait, voilà quelques semaines, 79 actes antimusulmans commis entre janvier et mars de cette année, 280 actes antisémites et 169 antichrétiens. Ces derniers ne sont donc pas épargnés.

La piste islamique

Évidemment, les profils varient. « Il y a de tout, du sataniste revendiqué à l’antifa en passant par des islamistes, des tarés ou des jeunes désœuvrés qui ne savent même plus ce qu’est un lieu de culte, commente un policier qui s’inquiète. Ces derniers temps, on voit quand même de plus en plus de profils islamistes, quand bien même ils sont également psychiatriques. » Édouard de Lamaze observe lui aussi un glissement : « Il y a toujours eu des actes de vandalisme ou de profanation contre les églises. Pendant des siècles, on a parlé de satanisme ; cela existe encore aujourd’hui, mais on décèle plus facilement de la folie… Depuis quelques années, on observe en parallèle le développement d’une détestation des chrétiens eux-mêmes. » Un constat partagé par le père Stalla-Bourdillon, théologien et directeur du service pour les professionnels de l’information. Il s’inquiète du « contexte psycho-social qui favorise la désinhibition de la violence », défi inévitable d’une « société fracturée » qui se révèle notamment dans les revendications religieuses. « Si ces attaques se produisent, c’est que la tension est latente. Le contexte est pesant et, parfois, cette haine déborde », résume un commissaire de police.

« Il y a au moins 30 % d’augmentation des attaques contre le christianisme ces dernières années, confirme Édouard de Lamaze. Des attaques similaires à ce qu’on voyait précédemment contre la communauté juive et parfois contre des musulmans. » C’est-à-dire des attaques plus « personnelles ». Rien qui n’étonnera la sénatrice Isabelle Florennes, chargée par le Premier ministre, en décembre 2021, d’une mission sur les « actes antireligieux en France » : « À cette occasion, nous avions rencontré le grand rabbin de France, Haïm Korsia, qui nous avait prévenus que les juifs avaient une haine d’avance. Cela nous avait beaucoup marqués, et l’actualité lui donne raison. » Elle se souvient d’ailleurs d’une procession catholique attaquée, à Nanterre, au moment où cette mission lui était confiée : « C’était une ville à la coexistence tranquille et, soudainement, ces jeunes ont revendiqué “leur territoire”… Les cultes n’échappent pas à cette montée de la violence. » Toutes les religions en paient les conséquences, insiste-t-elle, mais « les catholiques ont la particularité de minimiser ce qui arrive, d’être un peu frileux pour aborder ces problèmes de sécurité ».

La fin de la minimisation ?

Peut-être qu’on trouve dans cette pudeur excessive une partie de l’explication d’une discrétion médiatique réelle sur le sujet. Laurent Stalla-Bourdillon reconnaît que « certaines réactions sont éloignées de l’inquiétude qui gagne de nombreux fidèles, mais [qu’] il y a une claire volonté de ne pas participer à la surenchère victimaire ou de nourrir cette haine qui inquiète ». Il concède qu’il y a aussi, sans doute, une forme de déni : « La situation se dégrade et personne n’a réellement envie de se préparer à ce type d’affrontement, personne n’a envie de les vivre. »

Souvent, prêtres et évêques s’empressent en effet de minimiser une gravité qu’ils reconnaissent pourtant à d’autres agressions, préférant appeler à la paix et à la fraternité. « Mais c’est souvent injuste, en réalité, commente un jeune prêtre. Parce que l’atteinte à la paix et à la fraternité est le fait des agresseurs, et la victime – que ce soit Dieu par son église, ou des fidèles – mérite d’être défendue. Car elles n’aspirent qu’à la paix. »

Le père Stalla-Bourdillon encourage à son tour les responsables politiques et religieux à aborder ce sujet, sans détour, et sans omettre une menace nouvelle qui pèse déjà lourd dans la vie des Français : « Comment allons-nous parvenir à désarmer cette haine des chrétiens qui se répand sur les réseaux sociaux, espace d’un islamisme décomplexé, et qui se diffuse jusque dans les esprits de jeunes ? » Isabelle Florennes avait déjà poussé les responsables politiques et religieux à « ne jamais minimiser ces actes ». Elle affirme aujourd’hui avoir vu une véritable « prise de conscience » de cette réalité, première étape d’un long chemin.

Source : JDD