mardi 19 octobre 2010

Pour Québec solidaire, les cours ECR posent problème

Dans un communiqué publié aujourd'hui, Québec solidaire (QS) mentionne les cours ECR comme un problème à résoudre...

En effet, tout en critiquant le projet de loi 94 sur les demandes d'accommodements dans les institutions publiques, QS mentionne ces autres priorités « laïques » : « Bien d'autres questions doivent être discutées : le financement des écoles privées, religieuses ou non, la place des symboles religieux dans les institutions publiques, les cours d'éthique et culture religieuse, le port de signes religieux dans la fonction publique ».

Il s'agit d'une mention laconique, mais qui tranche avec l'appui passé de Québec solidaire. Le 11 novembre 2008, lors de la campagne électorale, le Journal de Sherbrooke nous avait appris que Québec Solidaire était en faveur du maintien du cours d’éthique et de culture religieuse.

Le candidat de QS dans Sherbrooke, Christian Bibeau, avait alors affirmé que QS contrairement à l'ADQ était pour le maintien du cours programme ECR : « Le parti de M. Dumont cherche à mettre l'accent sur la confrontation plutôt que sur la compréhension et l'ouverture. Nous vivons dans un monde où les frontières tombent. Il faut donc que nous soyons tous rassemblés dans un esprit de cohésion ».




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jeudi 14 octobre 2010

La déséducation


La bande-annonce ci-dessus circule sur Internet depuis quelques jours. « Un jeune enseignant lèvera le masque d'une des plus grandes supercheries de l'histoire », promet-on. La série Web La Déséducation sera lancée fin octobre, elle tire à bout portant sur le système scolaire et ses ratés. On y retrouve des professeurs comme Émile Robichaud (opposé aux nouveaux programmes d'histoire et d'éthique et culture religieuse) et Georges Leroux (ardent défenseur de l'imposition cours d'éthique et de culture religieuse introduit par la réforme pédagogique, cours ECR au contenu prescrit pourtant très pauvre).

Ce jeune enseignant affirme avoir été désillusionné dès son premier cours à l'Université du Québec à Rimouski, alors qu'il venait de s'inscrire au baccalauréat en enseignement. « Dès les premières heures, j'ai compris que quelque chose ne tournait pas rond », lance-t-il à la journaliste du Soleil qui l,a contacté.

Des cours qui n'étaient pas à la hauteur, des étudiants peu motivés, beaucoup de nivellement par le bas... Le choc est brutal, raconte cet enseignant qui se décrit comme un passionné. « Ces quatre années d'université ont été comme 20 ans de pénitencier », dit-il.

Il persévère néanmoins et fait ses premières armes comme prof dans une école primaire. « C'est à ce moment que j'ai vraiment commencé à me questionner. Il y avait beaucoup de laisser-aller autour de moi, des enseignants envers les élèves. Je voyais beaucoup d'inertie et c'est venu me chercher profondément. Ç'a été le déclencheur principal », raconte-t-il.

Le jeune enseignant, qui avait déjà touché à la caméra au cégep, commence alors à rêver d'un documentaire qui dénoncerait la « déséducation » qui ronge le réseau scolaire. Un mal qu'il définit comme «la propagation d'une ignorance programmée et structurée pour tenir les personnes en état d'inconscience».

Trois ans plus tard, le documentaire est devenu une série Web de 16 épisodes, d'une quinzaine de minutes chacun. Les premières capsules traceront un portrait sombre du réseau de l'éducation, à commencer par la formation des enseignants, alors que les derniers épisodes présenteront des pistes de solution. Une centaine de personnes - enseignants, parents et intervenants du préscolaire à l'université - ont été interrogées.




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Le Réseau Liberté-Québec et l'Éducation ?



Ci-dessus, Johanne Marcotte chez Mario Dumont au sujet de la conférence que le Réseau Liberté Québec organise le 23 octobre 2010 à Québec. Ezra Levant sera l'orateur d'honneur. Pour en savoir plus sur Ezra Levant et Mark Steyn et leurs déboires avec les Commissions des droits de la personne au Canada, lire « Extirper l'hérésie et le blasphème » ?

Malheureusement, l'éducation ne semble pas être une des priorités du RLQ. Nous nous rendrons à la conférence du RLQ pour en apprendre plus sur sa vision en matière d'enseignement.




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mercredi 13 octobre 2010

Bock-Côté sur l'approche comptable en éducation

Texte intéressant de Mathieu Bock-Côté paru dans le journal 24h. Cette semaine, il analyse une tentation qui pourrait rapidement s'emparer du « nouveau parti » dont parle la rumeur publique : la tentation des « vraies affaires ».

« La rumeur concernant la création d’un nouveau parti sous la direction de François Legault s’est emparée des médias. Jusqu’ici, on en sait peu de choses, sinon qu’il évacuera la question nationale pour s’occuper des « vraies affaires », comme les finances publiques, l’éducation et la santé.
Pour plusieurs, il y a là la possibilité d’un déblocage attendu de la politique québécoise. Et c’est un fait que prédomine actuellement au Québec une morosité sans précédent dont l’impuissance politique est la cause et le cynisme la conséquence la plus visible.
Mais ce nouveau parti errera s’il se contente d’une approche étroitement comptable, comme si la politique était une entreprise strictement gestionnaire. Le renouveau dont a besoin le Québec est bien plus considérable.
Prenons l’exemple de l’éducation. Selon le discours officiel, le seul problème serait celui d’un financement insuffisant. Quelques milliards de plus, et tout irait mieux. C’est la solution des syndicats et des bureaucrates du ministère.
Cela est évidemment insensé. Le problème en est plutôt un de philosophie. C’est la conception dominante de l’école qu’il faut remettre en question, où l’autorité est bafouée, où les connaissances sont dévaluées, où la pédagogie égalitaire de l’estime de soi domine tout.
On pourrait généraliser ce constat. Notre société dévalorise le bon sens et survalorise une technocratie supposément éclairée pour résoudre les problèmes qu’elle a elle-même créés. À ce niveau, que les technocrates soient au centre-gauche ou au centre-droit change peu de choses.
Il nous faut moins nous convertir aux solutions comptables que réhabiliter des valeurs comme l’excellence, le mérite, l’effort, la responsabilité individuelle et l’enracinement national sans lesquelles les meilleures des politiques ne valent rien. Bien gérer importe. Mais bien gérer ne suffit pas.
Cela nous amène à la question nationale. La rumeur dit que ce parti n’entend pas inscrire la souveraineté à son agenda. Fort bien. Mais il y a une différence entre opérer un repli stratégique et oblitérer une question vitale au cœur de l’expérience historique québécoise.
D’ailleurs, la question nationale se transforme. Elle ne pose plus seulement la place du Québec dans le Canada mais aussi des Québécois francophones au Québec, pour assurer la défense de leur identité contre la religion des chartes et de l’accommodement. La question nationale n’est pas une « fausse affaire ».
La chose est claire : si ce nouveau parti réduit les « vraies affaires » aux seules affaires comptables, il ne parviendra pas à prendre son envol. Il échouera. »

Bock Coté est revenu plus longuement sur la question dans la revue L'Action nationale. Il y montre comment le créneau que pourrait occuper un nouveau parti est moins celui du « centre-droit gestionnaire » que d'un conservatisme authentiquement québécois. Extraits :

« la révolte électorale de 2002 dévoilait la disponibilité de l’électorat nationaliste pour une nouvelle offre politique, moins marquée à gauche, et favorablement disposé envers la critique de l’héritage de la Révolution tranquille. Les partielles de 2002 ont surtout révélé une première fissure dans l’espace politique associé à la culture politique post-référendaire, de plus en plus décroché des préoccupations populaires ne se retrouvant plus dans les termes habituels du débat public.
Ce malaise populaire n’était pourtant pas réductible à la remise en question du modèle québécois. D’ailleurs, il n’est parvenu à prendre forme électoralement qu’au moment de la crise des accommodements raisonnables. À la différence d’un PQ versé dans le souverainisme hypermoderne, l’ADQ de 2006-2007 a su investir le nationalisme d’une charge culturellement conservatrice, moins porté sur une critique aseptisée du fédéralisme que sur celle d’un multiculturalisme relayé par les élites québécoises.
La crise des accommodements raisonnables mettait en scène la fracture profonde entre l’espace public et la mutation conservatrice des préférences populaires. En fait, elle représentait l’expression la plus radicale d’un malaise culturel et politique plus profond, d’une révolte du sens commun, qui n’est pas sans lien avec les ratés de la modernisation québécoise et le progressisme culturel obligatoire qui domine médiatiquement. Elle annonçait la possibilité d’une recomposition à grande échelle de la politique québécoise.
Malgré le retour à un bipartisme de façade en 2008, le malaise québécois ne s’est pas résorbé : il a plutôt pris la forme de l’abstention. L’offre électorale ne correspond plus à la demande politique. L’espace public inhibe le débat politique davantage qu’il ne le met en scène. On comprend pourquoi se développe alors un sentiment d’impuissance politique dont le cynisme actuel est la conséquence bien davantage que la cause.
[...]
De ce point de vue, on peut comprendre l’exaspération de plusieurs envers le Parti Québécois. À sa fondation, ce parti s’est constitué à la manière d’une coalition. Il ne l’est plus depuis longtemps. Prisonnier d’alliances syndicales, communautaires et bureaucratiques, il se laisse aussi intimider par la rectitude politique dominante qui l’empêche de s’aventurer sérieusement sur la question identitaire, sinon de manière strictement rhétorique. Il ne parvient plus à coaliser les nationalistes et plusieurs d’entre eux n’y voient plus un véhicule approprié pour rassembler la grande famille du Québec d’abord.
[...]
D’ailleurs, le « centre-droit » fait souvent concurrence à la gauche dans le modernisme social et culturel. Le centre-droit tel qu’on se l’imagine dans les médias est une forme de désaccord poli mais tolérable avec le système idéologique dominant, qu’on se propose d’amender discrètement sans le congédier. Mais si le social-libéralisme a beaucoup de chroniqueurs, il a peu d’électeurs. S’il s’agit seulement de flexibiliser le modèle québécois sans remettre en question son progressisme culturel dont le désastre de l’éducation est probablement le meilleur exemple, on se demande bien pourquoi les néolucides ne vont pas simplement s’investir au PLQ.
[Note du carnet : ou à l'ADQ dont des rumeurs persistantes veulent que des nouveaux venus du PLQ peu contents des derniers scandales qui affecte le PLQ veulent refonder l'ADQ en un parti de « centre-droit » moderne, bref un PLQ sans les scandales.]
[...]  »





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mardi 12 octobre 2010

Échec massif des futurs enseignants au test de français

Les futurs enseignants formés dans les facultés d'éducation du Québec continuent d'échouer massivement au test de français donnant accès à la profession, une situation qui révèle de sérieuses lacunes dans les notions qu'on leur a inculquées à l'école secondaire et au cégep, estiment plusieurs observateurs.

À l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), pas moins de 71 % des étudiants qui se sont présentés au Test de certification en français écrit pour l'enseignement (TECFÉE), en mai dernier, y ont échoué.

C'était la première fois que ces étudiants passaient ce fameux test, qui a été implanté en 2008 dans toutes les universités de la province. Le taux de réussite s'améliore cependant au fur et à mesure que les futurs enseignants bénéficient de cours d'appoint et repassent le même examen.

Taux de passage au TECFÉE

Voici les taux de réussite observés au TECFÉE dans quelques universités, lors de la plus récente passation du test :
Des programmes moins forts que d'autres

L'été 2010, l'Université Laval a détaillé les résultats pour chacun de ses programmes d'enseignement. Voici ceux pour lesquels les résultats sont les plus faibles.

Musique : 33 % de réussite.

Éducation physique : 38,1 % de réussite.

Arts plastiques : 50 % de réussite.

Sciences et technologie : 56,3 %.

Enseignement préscolaire et primaire : 60,3 %.


Source 

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Témoignage sur la réforme de l’enseignement des sciences

Témoignage intéressant de Reynald Du Berger, un ancien professeur de Université du Québec à Chicoutimi où il a enseigné la géologie pendant trente ans.

« Dans le cadre d’une journée pédagogique organisée à leur intention par leur commission scolaire, j’enseignais les sciences de la Terre vendredi dernier à des enseignants en sciences au secondaire. Sur 18 enseignants, il y avait 14 femmes, ratio qui m’a étonné. Se pourrait-il que les garçons soient moins attirés que les filles par cette profession d’enseignant en sciences au secondaire ? C’était pourtant l’inverse autrefois.

La plupart d’entre elles avaient une formation de base en biologie ou en enseignement de la biologie. Certaines m’ont exprimé leur désarroi et même leur angoisse face à la réforme scolaire qui leur est imposée. Les notions de géologie qu’elles devront enseigner sont saupoudrées sur plusieurs niveaux ou cycles de formation et distribuées à travers différentes matières. Autrement dit, il n’y a pas de cours de géologie comme tel mais plutôt des « enseignements » en géologie. De plus, cet enseignement sera confié à des enseignants dont la vaste majorité n’ont pas de formation ou encore ont une formation déficiente en géologie. Les sciences sont donc morcelées en modules qui s’interpénètrent et dont l’enseignement est confié à des enseignants qui n’en ont pas nécessairement la maîtrise. Si cette fragmentation et dispersion se poursuivent, on peut entrevoir que bientôt, le principe d’Archimède sera une « notion » qui sera enseignée en piscine par une biologiste dans le cours d’éducation physique qui lui aura été imposé comme partie de sa charge d’enseignement pour des raisons syndicales ! Je caricature à peine les aberrations où nous mènent notre système d’éducation québécois et sa réforme.

Il y a quatre ans, la Suisse, par référendum, rejetait massivement cette réforme qu’elle avait engendrée quelques années auparavant et qui servait pourtant de modèle à plusieurs pays. Les Suisses ont donc exprimé leur ras-le-bol de ces acrobaties pédagogiques qu’on leur impose, tout comme ici, depuis les années 1970. Ils ont voté pour « retourner en arrière » , pour retrouver les bonnes vieilles matières de base d’autrefois, comme aussi les bulletins de notes chiffrés, les moyennes de classe, la promotion annuelle. »

Suite ici




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lundi 11 octobre 2010

Des bienfaits de la concurrence et des cours de culture juive à l'école publique

Le Devoir nous parlait la semaine passée d'Une École au goût des parents. Il s'agissait de faire l'éloge de l'école publique.

Qu'apprend-on dans l'article ?

  1. « Afin de mieux servir la population environnante à forte dominance juive et italienne, l'école [publique] pourrait offrir, en plus du programme régulier du ministère de l'Éducation, des cours de culture et d'histoire juives, des cours d'italien, mais également d'arts ou un programme sport-études. »

    Intéressant. Pourquoi la culture juive alors qu'ECR (culture religieuse) est supposé satisfaire tout le monde ? Et si des parents québécois de souche demandaient des cours de « culture chrétienne » et d'« histoire québécoise » à l'ancienne d'avant la réforme pédagogique ?

     

  2. « Pourvu qu'on ait un nombre suffisant [environ 25] de personnes intéressées par un programme, on va l'avoir. »

    Vingt-cinq parents québécois de souche aussi dans une autre école publique ? Chiche !

     

  3. « La Ville de Côte-Saint-Luc ne compte aucune école publique de niveau secondaire depuis que l'école Wagar a fermé il y a cinq ans. Pour M. Wise, qui en était le directeur à l'époque, la baisse démographique a certainement eu un impact. «Mais on n'a pas été aussi compétitifs qu'on aurait dû l'être», a-t-il reconnu. »

    Il y a plusieurs écoles privées à Côte-Saint-Luc, on voit là les bienfaits de la concurrence scolaire : l'école publique tente de satisfaire les parents, ces contribuables. Quelle idée novatrice !




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Québec — Examen de français au rabais en secondaire V ?

En mai passé, plusieurs enseignants avaient dénoncé la facilité (et l'orientation idéologique) du nouvel examen de français qui marque la fin de l'école secondaire au Québec.

Récemment, un enseignant a décidé de faire passer cet examen à ses élèves qui viennent de rentrer en secondaire IV, près de deux ans avant la date fatidique. Ils le passent très facilement.



À ce sujet, Rima Elkouri dans la Presse résume l'expérience de Benoît Paquin, extraits ci-dessous.

[...]

Benoît Paquin est professeur à l'école secondaire Jacques-Rousseau à Longueuil. Il aime beaucoup son travail. Mais comme bien des profs de français, il aime beaucoup moins la stratégie de nivellement par le bas souvent adoptée par le Ministère.

« Il y a des limites à la médiocrité. » C'est ce que s'est dit ce prof quand il a appris que les finissants de cinquième secondaire avaient droit, depuis le printemps 2010, à un nouvel examen ministériel aux exigences réduites. La rédaction d'un texte argumentatif étoffé avait alors été remplacée par la composition d'une simple lettre ouverte.

Officiellement, il s'agissait de rendre l'épreuve plus « attrayante » pour les jeunes et de mieux l'inscrire dans le cadre du renouveau pédagogique. Dans les faits, comme le hasard fait bien les choses, le Ministère avait décidé de changer la formule de l'examen au moment même où les premiers enfants de la réforme devaient le subir, rendant impossible toute comparaison avec les cohortes précédentes. L'ex-ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a eu beau tenter de nous convaincre que les exigences du nouvel examen étaient comparables aux anciennes, plusieurs - j'en suis - sont demeurés sceptiques. Entre les lignes, on voyait plutôt poindre une stratégie navrante de maquillage visant à empêcher une évaluation lucide de la réforme.

« Des élèves de troisième secondaire seraient capables de passer ce test ! » s'est alors dit Benoît Paquin, furieux. Pour le prouver, le professeur, porté par une colère sourde, a décidé de mener en ce début d'année scolaire une expérience fort intéressante avec deux de ses classes de quatrième secondaire. Il leur a fait passer le nouvel examen que les «grands» de cinquième secondaire ont eu à subir en mai. Il a corrigé chacune des copies deux fois: une fois en utilisant l'ancienne grille de correction du Ministère, une autre en utilisant la grille de 2010. Résultat: les élèves ont obtenu une moyenne de 72 % pour la lettre ouverte corrigée selon les critères de 2010 et 57 % lorsqu'ils ont été évalués en vertu de l'ancienne grille. Alors que 61 élèves sur 67 ont réussi l'examen en vertu des critères de 2010, seulement 25 d'entre eux l'ont réussi selon les anciens critères.

[...]

On pourrait bien sûr reprocher à Benoît Paquin, qui jure avoir mené l'expérience de la façon la plus rigoureuse qui soit, d'être juge et partie. Répondant d'avance à ses détracteurs, le professeur propose de jouer franc-jeu en mettant les copies de ses élèves à la disposition de quiconque voudrait mettre en doute sa méthode de correction.

[...]

Si des élèves de troisième secondaire réussissaient haut la main un examen de mathématiques de cinquième secondaire, on en conclurait sans doute que l'examen est trop facile et qu'il faut exiger davantage. Ce devrait être pareil en français.

«Il faudrait repenser notre façon d'enseigner l'argumentation», plaide Benoît Paquin, qui espère à court terme que le Ministère reviendra à la formule de l'ancien examen où l'argumentation n'était pas qu'une note de bas de page - en principe, du moins. « Ce n'était pas extraordinaire, mais c'était un minimum. Au moins les élèves apprenaient quelque chose. »

[...]


Voir aussi

Polémique autour d'un examen de français au rabais (mai 2010)

Opinion dirigée pour l'examen de français du Monopole de l'Éducation du Québec

Les futurs enseignants utilisent Facebook pour se passer les questions aux tests de français




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On parle de l'opposition au cours ECR dans les cahiers ECR

On parle de l'opposition au programme ECR dans la dernière édition des cahiers ECR pour le secondaire IV publiés par les éditions ERPI.

On notera cependant que ces cahiers ne parlent pas de l'opposition nationaliste (ECR = multiculturalisme 101), ni pédagogique  (tout présenter comme grosso modo valable, laisser souvent les enfants discuter et valoriser le consensus mou, le « vivre ensemble », sans d'abord transmettre de nombreuses connaissances, c'est au mieux une perte de temps, au pire un mauvais service rendu à des enfants qui ont besoin de repères établis). La critique pédagogique est commune à tous les pans de la réforme pédagogique.

La couverture très « multiculturaliste » des cahiers ERPI

Opposition de la CLÉ et de l'APCQ

Opposition de la CLÉ et du MLQ




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Belgique — La moitié des élèves bruxellois ont un retard scolaire d'un an à l'entrée du secondaire

Un rapport présenté ce lundi par les ministres belges Evelyne Huytebroeck et Brigitte Grouwels relève une difficulté de taille pour Bruxelles confrontée à une explosion démographique : la moitié des garçons et près de moitié des filles présente au moins une année de retard scolaire en entrant dans le secondaire.

Les catégories d'âge des plus jeunes comptent systématiquement une plus grande part de personnes à faible niveau d'instruction que dans le reste du pays. On dénombre à Bruxelles deux fois plus d'enfants et de jeunes vivant dans un ménage sans revenu du travail. 28 % des bébés bruxellois naissent dans un ménage sans revenu du travail.

L'explosion démographique à Bruxelles est principalement due à l'immigration. Selon Christopher Caldwell, en 2006, à Bruxelles, 57 % des nouveau-nés étaient musulmans. Les sept prénoms les plus couramment enregistrés par l'état civil étaient Mohammed, Adam, Rayan, Ayoub, Mehdi, Amine et Hamza.

Voir aussi

Changement démographique en Belgique — Bruxelles musulmane dès 2030 ?

Belgique — le niveau des élèves issus de l'immigration est nettement moins bon que celui des autochtones





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