mercredi 10 avril 2024

Insécurité à l'école en France : le nombre de protections demandées par les enseignants a doublé en trois ans

Ces protections sont accordées lorsque des atteintes à la sécurité d'un agent sont constatées.
Le nombre de protections fonctionnelles demandées par les personnels de l'enseignement a doublé en trois ans. C'est ce que révèlent les enquêtes menées par la direction des affaires juridiques des ministères de l'Éducation nationale et de l'enseignement supérieur. Ces protections, qui peuvent prendre des formes assez diverses, sont le plus souvent accordées en cas d'atteintes morales ou physiques à l'intégrité des agents.

Selon les deux ministères, le nombre de demandes de protection est passé de 1930 à 3742 entre 2020 et 2022. Les enseignants sont les plus concernés par ces requêtes. En 2022, 1338 personnels enseignants du premier degré et 1 401 personnels enseignants du second degré en ont émis. Et chez les personnels de direction, le nombre demandes est passé de 459 en 2020 à 470 en 2022.

Des parents d’élèves agressent les enseignants

Des chiffres que confirme, Katia Beguin, la rectrice de l'académie de Nantes. « Il ne se passe pas une semaine sans que je reçoive une de ces demandes, indique ainsi la fonctionnaire. Le plus souvent, elles concernent un enseignant qui a été agressé par un parent d'élève », détaille-t-elle. Selon les chiffres de la direction des affaires juridique en effet, en 2022, les auteurs des faits sont majoritairement les représentants légaux des élèves (44 %) et les élèves eux-mêmes (25 %).

Au sein de l'ensemble des motifs invoqués en 2022, on retrouve 2317 atteintes morales, 325 atteintes physiques, 325 actes de harcèlement et 292 autres atteintes volontaires à l'intégrité de l'agent. Le taux d'octroi de ces demandes est d'environ 75 % en 2022. L'administration en a refusé 505 en 2022 et 544 en 2021

Des protections de diverses natures

Les protections accordées peuvent être de plusieurs natures. Selon les enquêtes des ministères, l'assistance juridique prédomine avec, le cas échéant, la prise en charge des frais de procédure ou d'assistance médicale. Des sanctions peuvent également être prises vis-à-vis des élèves ou des étudiants auteurs des faits. Des mesures de protection de l'agent : changement de numéro, changements de numéro de téléphone, d'adresse courriel, sont aussi prévues. Enfin, des mesures de réparation, comme une indemnisations par l'administration du préjudice subi, sont parfois décidées.

Source : Figaro étudiant

lundi 8 avril 2024

Justin Trudeau, le plus grand des pompiers pyromanes

Un texte de Mathieu Bock-Côté dans le Journal de Montréal de ce samedi.

Ce n’est plus un secret pour personne : Justin Trudeau veut se présenter à tous comme l’homme providentiel qui trouvera une solution durable à la crise du logement.

Avec son charisme abîmé de vedette déchue de boys band démodé, à la tête d’un gouvernement épuisé, effrayé par la montée de Pierre Poilièvre, il veut croire que rien n’est impossible. C’est lui qui fournira un toit à tous ceux qui vivent au Canada.

Mais il y a un problème, un tout petit problème, qui est peut-être un gros problème : il est un des principaux responsables de cette crise dont il a longtemps nié l’existence.

IMMIGRATION

Car la crise du logement ne s’explique pas d’abord par les complications administratives par ailleurs bien réelles imposées à ceux qui veulent construire, mais par l’augmentation délirante de la population entraînée par la politique d’immigration massive imposée par Ottawa.

Qui a pu s’imaginer un instant qu’on pouvait imposer une croissance démographique aussi démentielle à un pays sans le déstructurer intégralement ? Je note que Justin Trudeau est même obligé de reconnaître du bout des lèvres qu’il a fauté, que le pays déborde.

Et dès lors, après avoir créé ce désastre, Justin Trudeau nous annonce qu’il corrigera la situation.

C’est le plus grand des pompiers pyromanes.

Tout cela, dans un contexte de dépenses fédérales s’accumulant dans des champs de compétence qui ne sont pas les siens. Le centralisme trudeauiste triomphe, et les Canadiens continueront de subir un vrai braquage fiscal.

GABEGIE


On y verra une caricature de socialisme démocratique : Ottawa veut acheter nos votes avec notre propre argent. C’est le régime de la gabegie et de l’étatisme devenu fou.

Ceux qui s’inquiètent des gouvernements destructeurs, gaspilleurs, ruineux et envahissants devraient s’intéresser aux charmes infinis de la vie politique fédérale et aux farfelus qui la commandent.

dimanche 7 avril 2024

J.K. Rowling et Sunak contre une loi écossaise censée lutter « contre l'incitation à la haine transgenre »

Réaction de Vincent Hervouet sur Europe 1: Orwell de retour en Écosse


Billet du 3 avril

La célèbre romancière et le premier ministre britannique condamne ce texte de loi controversé car il contrevient à la «liberté d’expression». Le gouvernement écossais prétend qu'il s'agit une campagne de désinformation.

Le décret d’application, qui a pris effet lundi 1er avril, de la nouvelle loi en Écosse destinée à « lutter contre l'incitation à la haine » provoque un tollé. Parmi les critiques, la célèbre romancière J.K. Rowling. La nouvelle loi vient durcir de façon draconienne la législation existante et élargit le délit d'incitation à la haine notamment à ce que certains nomment la « transidentité ».

Sur les réseaux sociaux, J. K. Rowling expliqué pourquoi elle rejette cette nouvelle loi écossaise: «la législation est grand ouverte aux abus de la part de militants qui veulent réduire au silence celles d'entre nous qui dénoncent les dangers de supprimer les espaces réservés aux femmes». Afin d’étayer son point de vue, elle cite des exemples de personnes transgenres condamnées pour viol ou agression sexuelles sur des femmes ou des jeunes filles. «Il est impossible de décrire précisément ou s'attaquer à la réalité de la violence et de la violence sexuelle commise à l'encontre des femmes (...) sauf si on a le droit d'appeler un homme un homme», a poursuivi J.K. Rowling, qui s'est exprimée ces dernières années au nom des droits des femmes qu'elle oppose régulièrement à la cause des militants hommes qui se disent femmes.

À l’instar de J. K. Rowling, les détracteurs de la loi ont mis en avant les risques qu'elle représente, selon eux, pour la liberté d'expression. Le premier ministre du Royaume-Uni, le conservateur Rishi Sunak , a estimé que nul ne doit être poursuivi pour «énoncer de simples faits sur la biologie». «Nous croyons en la liberté d'expression dans ce pays, et les conservateurs la protégeront toujours», a-t-il déclaré auprès du quotidien Daily Telegraph.

J.K. Rowling impatiente d’être arrêtée

La position de J.K. Rowling repose sur la défense de la liberté de parole et d’opinion, un principe. Elle a dit son impatience d'être arrêtée si ses propos tombent sous le coup de la nouvelle loi. «Libertés d'expression et de croyance sont terminées en Écosse si la description précise du sexe biologique est vue comme une infraction pénale...», a-t-elle affirmé.

 
Le premier ministre écossais Humza Yousaf (ci-contre) s'est, quant à lui, dit «très fier» du texte et «très confiant dans la capacité de la police écossaise» à le mettre en œuvre «comme il se doit», face aux craintes exprimées. Le dirigeant écossais a en outre dénoncé de manière répétée la «désinformation» qui règne selon lui autour de cette législation, dont il met en avant les garanties pour protéger la liberté d'expression et lutter contre les poursuites abusives. Fin 2022, le Parlement écossais avait adopté une loi facilitant le changement de genre, que le gouvernement britannique avait bloquée, une première, en invoquant notamment des risques de «complications significatives en créant deux régimes de reconnaissance du genre au sein du Royaume-Uni».

samedi 6 avril 2024

États-Unis — Croissance de la population née à l'étranger

Croissance de la population née à l’étranger :

  • Barack Obama : 68 000 par mois
  • Donald Trump : 42 000 par mois
  • Joe Biden : 172 000 par mois

La figure ci-dessous montre la taille de la population née à l’étranger depuis le début du premier mandat du président Obama en janvier 2009 jusqu’en septembre de cette année, ainsi que les marges d’erreur. Le nombre de 47,9 millions d’immigrants en septembre 2022 est le plus important jamais enregistré dans l’histoire des États-Unis. Ce qui est frappant dans la récente augmentation du nombre d’immigrants, c’est que la croissance représente la variation nette de leur nombre. Pour que cette population augmente autant, il a fallu que bien plus de 2,9 millions de nouveaux immigrants arrivent pour compenser l’émigration, que CSI.org avait précédemment estimée à environ un million par an, et les décès au sein de la population existante née à l’étranger, qui s’élèvent à environ 300 000 chaque année. Les naissances d’immigrants aux États-Unis, par définition, ne peuvent que s’ajouter à la population née dans le pays.

Source : fichiers à usage public de l’enquête sur la population actuelle de janvier 2009 à septembre 2022 : Fichiers à usage public du Current Population Survey (CPS) de janvier 2009 à septembre 2022. Les zones ombrées indiquent les marges d’erreur autour des estimations ponctuelles, en supposant un niveau de confiance de 90 %. * La croissance prépandémique reflète l’évolution de la population née à l’étranger entre janvier 2017 et février 2020.

La part de la population née à l’étranger. Les personnes nées à l’étranger représentent aujourd’hui 14,6 % de la population totale, soit un résident américain sur sept — le pourcentage le plus élevé depuis 112 ans. À plus long terme, depuis 2000, la population totale née à l’étranger a augmenté de 54 % ; elle a doublé depuis 1990, triplé depuis 1980 et quintuplé depuis 1970. Historiquement, il n’y a jamais eu de période de 52 ans au cours de laquelle la population née à l’étranger a augmenté aussi rapidement. Techniquement, les données mensuelles de la CPS montrent également que la population née à l’étranger a augmenté plus de deux fois plus vite que la population née aux États-Unis depuis le début de l’administration Biden. Toutefois, compte tenu de la manière dont les données sont pondérées, il n’est pas vraiment possible de comparer les taux de croissance relatifs des deux populations, en particulier au cours d’une même année.

Fluctuations pendant les années Trump. Même avant l’arrivée de Covid-19, la taille de la population née à l’étranger a davantage fluctué sous l’administration Trump que sous l’administration Obama ou celle de Biden, qui a connu une augmentation constante. Pour s’en convaincre, il suffit de constater que l’écart-type (la différence moyenne par rapport à la moyenne) de la variation d’un mois sur l’autre sous l’administration Trump, avant l’arrivée de Covid en mars 2020, était plus important que pendant le premier ou le deuxième mandat d’Obama ou celui de Biden, du moins jusqu’à présent. La population immigrée totale sous l’administration Trump a atteint son maximum en mars 2019, puis a diminué quelque peu dans les mois précédant la Covid-19, suivie d’une chute importante au fur et à mesure que la pandémie se développait en 2020. Il convient également de garder à l’esprit que les tendances à court terme de la CPS mensuelle peuvent représenter des changements réels ou des « marches aléatoires » dans les données, ce qui est courant lorsqu’une série d’enquêtes est comparée au fil du temps.


France — « Qui veut la peau de l'enseignement privé ? »


jeudi 4 avril 2024

Le 5 avril 1669 — Jean-Talon finance des mesures natalistes

Le 5 avril 1669, Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France, faisait rendre le célèbre arrêt pour encourager les mariages et les familles nombreuses. Il y était décrété ce qui suit :

Voulant que les habitants dudit pays [du Canada] soient participants aux grâces que Sa Majesté a faites à ses peuples en considération de la multiplicité des enfants et pour les porter au mariage, Sa dite Majesté a ordonné et ordonne qu’à l’avenir les habitants du dit pays qui auront jusqu’au nombre de dix enfants vivants, nés en légitime mariage, ni prêtres, ni religieux, ni religieuses, seront payés des deniers qu’elle enverra au dit pays, d’une pension de 300 livres par chacun an, et ceux qui en auront douze, de 400 livres.

Qu’à cet effet ils seront tenus de représenter à l’intendant de la justice, police et finances qui sera établi au dit pays le nombre de leurs enfants au mois de juin ou juillet de chaque année, lequel après en avoir fait la vérification, leur ordonnera le payement des dites pensions, moitié comptant et l’autre moitié en fin d’année.

Veut de plus, Sa dite Majesté, qu’il soit payé par les ordres du dit intendant à tous les garçons qui se marieront à vingt ans et au-dessous, vingt livres pour chacun le jour de leurs noces, ce qui sera appelé le « présent du roi » ; que par le Conseil Souverain établi à Québec pour ledit pays, il soit fait une division générale de tous les habitants par paroisses et bourgades, qu’il soit réglé quelques honneurs aux principaux habitants qui prendront soin des affaires de chacune bourgade et communauté, soit pour leur rang dans l’église soit ailleurs ; et que ceux des habitants qui auront plus grand nombre d’enfants soient toujours préférés aux autres, si quelque raison puissante ne l’empêche ; et qu’il soit établi quelque peine pécuniaire, applicable aux hôpitaux des lieux, contre les pères qui ne marieront pas leurs enfants à l’âge de vingt ans, pour les garçons, et de seize ans pour les filles.

En 1671, Jean Talon annonça fièrement à Colbert qu’il y avait eu entre 600 et 700 nouvelles naissances dans la colonie. Entre 1666 et 1673, la population du Canada doubla, passant de 3215 à 7605 âmes.

En termes de pouvoir d'achat, il faut rappeler :

  • une petite maison (1 cheminée, 2 portes, 2 fenêtres) coûtait 200 livres
  • un cocher au service d'une grande maison gagnait 100 livres par an


Voir aussi
 

Les droits de l'Homme et la révolution universelle (critique par Edmund Burke)

La Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen apparaît souvent comme l’un des plus grands apports de la Révolution française. On célèbre alors ces fameux « Droits de l’Homme » comme une avancée inestimable dans l’histoire de l’Humanité et l’on peine à imaginer qu’une société juste puisse exister sans la reconnaissance officielle de ces droits naturels imprescriptibles. Pourtant, c’est oublier un peu vite que la pensée des droits de l’Homme se heurta à des critiques féroces dès leur promulgation et ce provenant d’horizons intellectuels très différents. Or, la première de ses critiques émana d’Edmund Burke, dès 1790, dans ses Réflexions sur la Révolution en France, un des plus grands ouvrages politiques de l’époque moderne.

mercredi 3 avril 2024

En 2023, l'Italie a enregistré 379 000 naissances, soit une baisse de 3,6 % par rapport à 2022 et de 34,2 % par rapport à 2008

Le nombre de naissances en Italie a atteint un niveau sans précédent, selon l’Institut italien de statistique, qui a annoncé aujourd’hui, vendredi 29 mars 2024, que le nombre de naissances a diminué pour la quinzième année consécutive en 2023.

Cette baisse continue constitue une urgence nationale que les gouvernements successifs n’ont pas réussi à traiter malgré les promesses répétées de lui accorder la priorité. L’Italie a accueilli l’année dernière 379 000 nouveau-nés, en baisse de 3,6 % par rapport à l’année précédente et de 34,2 % par rapport à 2008, dernière année où le pays a connu une augmentation du nombre de naissances, bien que ce soit le taux d’augmentation le plus faible depuis l’unification de l’Italie en 1861. Le taux de fécondité est tombé à 1,20 enfant par femme, contre 1,24 en 2022, bien en deçà du taux de remplacement de 2,1 nécessaire pour maintenir la stabilité de la population. L’Italie a enregistré environ 661 000 décès l’année dernière, en baisse par rapport aux trois années précédentes qui ont connu une augmentation du taux de mortalité en raison de la pandémie de COVID-19. L’Institut de statistique a également indiqué que l’espérance de vie moyenne a augmenté l’année dernière pour atteindre 83,1 ans, soit une augmentation de six mois par rapport à 2022. Bien que l’écart entre le nombre de décès et de naissances ait atteint 282 000 cas en 2023, la population totale de l’Italie n’a diminué que de seulement 7 000 personnes pour atteindre 58,99 millions d’habitants, grâce à l’arrivée de plus d’immigrants étrangers et au retour d’immigrants italiens.

Les étrangers représentaient 8,99 % de la population italienne en 2023, totalisant 5,3 millions de personnes, soit une augmentation de 3,2 % par rapport à l’année précédente. La plupart d’entre eux vivent dans le nord du pays.

Voir aussi
 

Une fondation franco-africaine qui méprise la Francophonie


« La French-African Foundation » (sic) lance l'appel à candidatures pour son programme "Young leaders" (re-sic).

Créée en 2019, la F-A F dit " œuvrer à la création de générations de leaders (re-re-sic) engagés pour la France en Afrique. »  Vertueux programme ! Ce qui est moins vertueux c'est que le F-A F semble avoir tiré un trait sur la francophonie. Son dernier appel à candidatures (promotion 2023) mentionne : « La maitrise de la langue anglaise est obligatoire, celle de la langue française n’est pas requise mais appréciée. »


Ce désintérêt est étonnant, s'agissant d'une association créée en France, dont les dirigeants sont francophones, dont le siège social est à Paris, dont les partenaires partenaires sont des entreprises et des administrations françaises et qui est placée sous le patronage des présidents français Emmanuel Macron et rouandais (le dictateur francophobe) Paul Kagamé (plus de détails ici) que courtise Macron.


N'est-il pas étrange que les responsables de la F-A F n'aient pas compris que la langue française contribue au rayonnement des pays francophones en Afrique ?


Source













mardi 2 avril 2024

2023: industrie du sirop d'érable menacée par les changements climatiques, 2024: production exceptionnelle

Autres prédictions catastrophistes  des médias « sérieux » :