mercredi 21 juillet 2010

Primeur — Québec pour le libre choix en éducation

Oui, vous avez bien lu.

Dans un entretien téléphonique, la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre a soutenu que le libre choix et l'apprentissage de nombreuses langues au collégial correspondent à l'ouverture sur le monde. « Le cégep français obligatoire équivaut au repli et à la fermeture ». Le libre choix devrait prévaloir.

Elle parlait là en réalité uniquement de l'anglais au cégep comme langue d'enseignement, car il n'est pas question d'ouvrir un réseau public d'écoles ou de cégeps au Québec qui enseignent en mandarin, en portugais ou en arabe pour garantir cette « ouverture sur le monde » tarte à la crème.

Ouverture donc uniquement sur l'anglais alors que la société québécoise est de plus en plus anglicisée et américanisée dans une Amérique du Nord linguistiquement de plus en plus homogène.

Évidemment le « libre choix » cela marche au PLQ pour la langue d'enseignement, mais pas les programmes ou les pédagogies utilisées dans l'enseignement au Québec, ne parlons pas plus de liberté de choix dans un domaine pourtant protégé jusqu'à récemment : l'enseignement moral et religieux.

Comment prendre au sérieux ce gouvernement ?






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Supplément ECR : est-ce que le chômage et la pauvreté expliquent la délinquance ?

Apparemment pas, chiffres à l'appui car la délinquance en France ne se concentre pas dans les zones les plus pauvres et les plus démunies, mais dans des villes nouvelles assez bien desservies en services publics et dont le revenu est plus élevé que des zones nettement plus calmes et moins sujettes à la violence et la délinquance.





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Loyola a publié une partie de son programme d'ECR

Le collège Loyola qui a gagné récemment son procès contre le Monopole de l'Éducation du Québec a publié plus de détails sur le programme équivalent au cours d'éthique et de culture religieuse (ECR) qu'il enseigne.

Pour voir ce programme, cliquez ici.

On verra qu'il est très complet et aborde de nombreuses notions d'éthiques, les religions du monde et même en dernier année de grands philosophes et théologiens.




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mardi 20 juillet 2010

Délit de parents trop originaux... Québec serre la vis aux parents qui instruisent leurs enfants à la maison

La HSLDA dans son dernier numéro de Court Report révèle que les commissions scolaires québécoises continuent d'adopter une ligne intransigeante quant aux choix de programmes qu'elles sont prêtes à accepter et au processus d'évaluation des enfants instruits à la maison.

La Direction de la « protection » de la jeunesse (DPJ) ne ménagerait pas ses menaces et ses interventions. Le fruit de certaines de ces interventions est désormais devant les tribunaux et d'autres actions pourraient bientôt être portées en justice.

Quand les parents optent pour un programme d'études qui n'est pas « approuvé » par la commission scolaire ou refusent les évaluations faites en fonction du programme officiel du Monopole de l'Éducation du Québec (MELS), les administrateurs hésitent de moins en moins à faire intervenir la DPJ.

L'intérêt de l'enfant interprété par l'État juge et partie

Quel est le prétexte invoqué pour cette rigidité ? L'« intérêt de l'enfant » ! Il faut que l'enfant reçoive à la maison une instruction aussi proche  que possible de celle donnée dans les écoles publiques du Québec (que beaucoup de parents fuient précisément parce que cette instruction leur déplaît) et cela parce que ce serait dans le meilleur intérêt de l'enfant qu'il puisse  retourner à tout moment au secteur public. L'État, ici les commissions scolaires, juge donc que le meilleur intérêt de l'enfant c'est de pouvoir suivre le programme de l'État dans les écoles de l'État. Juge et partie. Voilà pourquoi, parents, vous n'avez plus besoin de choix.

Quelle est la prochaine étape ? Quand l'État interviendra-t-il pour décider du meilleur collège ou de l'université pour vos enfants ? Ces enfants devraient-ils oui ou non aller à l'église le dimanche ? Est-ce vraiment dans leur intérêt ? L'État recourra-t-il à des experts qu'il rétribuera pour en décider à la place des parents ?

De plus en plus de menaces suivies d'effet

Un nombre croissant des menaces proférées par les commissions scolaires seraient exécutées. La HSLDA précise que, pour elle, il semble « parfois plus facile de faire affaire avec les représentants de la DPJ que les administrateurs des commissions scolaires ». À plusieurs reprises, les dossiers de plainte provenant des commissions scolaires auraient été clos une fois que les parents eurent démontré à la DPJ qu'ils ne négligeaient pas l'instruction de leurs enfants (même si le programme qu'ils suivaient n'était pas rigoureusement celui du MELS).

Volonté d'imposition de « contrats » aux parents

Une commission scolaire, tristement célèbre pour signaler systématiquement à la DPJ des familles qui instruisent à la maison ces deux dernières années, l'a encore fait cette année. Cette fois-ci, toutefois, les anciens agents de la DPJ ont été remplacés par de nouveaux résolus à faire signer aux parents des « contrats » concoctés par la commission scolaire qui leur imposeraient que leurs enfants soient évalués par la commission scolaire en fonction du programme du MELS alors que les parents veulent fournir des évaluations faites par des organismes autonomes ou des experts tiers sur la base d'un programme américain.

La commission scolaire demeure intraitable et la DPJ a donc déposé une accusation de négligence contre une famille devant le tribunal. L'action en justice est toujours en cours.

Inspection systématique sur la base du choix éducatif

Ailleurs, un groupe de familles avait commencé à instruire leurs enfants à la maison après que le Monopole de l'Éducation ait décidé de fermer leur école « illégale » il y a quelques années.

L'hiver dernier, des travailleurs sociaux ont commencé à frapper à toutes les portes des parents de la région connus pour avoir envoyé leurs enfants à cette école. Ils ont alors poursuivi leur enquête sous le prétexte que le développement des enfants pouvait être compromis étant donné que les enfants « étaient surprotégés » à la maison et dans leur communauté. Pas assez d'exposition aux drogues, à l'intimidation à l'école et à la violence sans doute...

Fuite vers les écoles privées et les autres provinces

Les pressions constantes de la commission scolaire et de la DPJ à se conformer ont poussé plusieurs familles nombreuses à déménager au loin (parfois pour fuir le Québec) au grand désespoir des commerçants locaux. Plusieurs parents en ont profité pour inscrire leurs enfants dans des écoles privées. Depuis lors, la plupart des poursuites ont été suspendues. Faire fuir des familles nombreuses, un grand gain pour le Québec ! Ceci n'est pas sans rappeler le départ des mennonites de Roxton Falls (voir ici et ).

Deux litiges bientôt devant les tribunaux

Deux litiges concernant ces parents devraient probablement se retrouver devant les tribunaux. Deux avocats de la HSLDA planchent sur ces affaires.

Lors d'audiences interlocutoires, les tribunaux ont reconnu que les agents sociaux sont responsables et doivent agir raisonnablement. Il semble que ces décisions judiciaires expliquent l'interruption du harcèlement de ces travailleurs sociaux auprès de ces familles qui instruisent leurs enfants à la maison dans cette région. En effet, ce que ces décisions établissent c'est que des parents ne peuvent pas être harcelés et soumis à des enquêtes approfondies par les services sociaux uniquement sur la base de leur appartenance à une communauté particulière (ici les parents qui instruisent à la maison dans cette région).




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« Sans transparence, on ne peut faire confiance à la science du climat »

Article tiré de l'hebdomadaire scientifique britannique The New Scientist :
Le Climategate est-il enfin terminé ? Ce devrait être le cas avec le troisième rapport britannique sur les fameux courriels divulgués de l'Unité de recherche climatique (CRU) de l'Université d'East Anglia (Anglie orientale). Chose incroyable, aucun ne s'est préoccupé de la qualité scientifique en tant que telle.

L'enquête du premier ministre — parue précipitamment peu avant les élections générales britanniques du 6 mai — a éludé la question scientifique parce que l'université avait déclaré qu'elle mettait sur pied une « commission d'évaluation scientifique indépendante » présidée par le géologue Ron Oxburgh.

En publiant son épître de cinq pages, Ron Oxburgh déclara : « l'aspect scientifique n'est pas l'objet de notre étude ». Enfin, la semaine dernière vit la publication de l'ancien fonctionnaire Muir Russel, long de 150 pages. Comme les autres, il fustige le CRU pour sa pratique du secret, mais a conclu à son intégrité tout en affirmant que son enquête « ne porte pas sur... le contenu ou la qualité du travail scientifique [du CRU] ». (Voir « Les scientifiques répondent au rapport Muir Russell »).

Bien qu'il existe toujours de bonnes raisons pour réduire l'émission des gaz à effet de serre, cette omission a son importance. Comment pouvons-nous savoir si les chercheurs du CRU ont exercé correctement leur jugement ? Sans plonger dans la science, comment Russell pourrait-il établir que les gens du CRU n'ont pas abusé de leur pouvoir et influence pour rejeter les publications qui allaient à l'encontre de leur propre recherche ou pour éliminer les résultats des climatosceptique des rapports du GIEC ?

[La troisième enquête :] Le rapport Russell a été beaucoup plus sévère sur le secret entourant les données [du CRU], concluant à « un manque de transparence chronique ». Des données clés pour le public - comme celles assemblées par le CRU sur les 160 années de mesures thermométriques terrestres - ne peuvent pas être considérées comme des biens privés. Malgré cela, il aurait dû se joindre à Oxburgh pour exiger une meilleure documentation des décisions d'ordre subjectif utilisées pour transformer les données brutes en graphiques de températures moyennes mondiales. La manipulation des données est l'essence même de la science, mais celle-ci doit être aussi ouverte et transparente que les données elles-mêmes.

Les données sur les 160 années de mesures de température planétaire ne peuvent pas être considérées comme des biens privés.

L'équipe de Russell a omis de se poser certaines questions. C'est ainsi qu'elle a décidé de ne pas analyser par le menu les courriels qui avaient fui dans le domaine public. Elle ne se s'est penchée que sur trois cas d'abus possibles du processus de relecture par les pairs, et seulement deux cas où les chercheurs du CRU auraient abusé de leur rôle en tant qu'auteurs des rapports du GIEC. Il y en avait bien d'autres. Les membres de la commission Russel n'ont pas étudié les centaines de milliers de courriels non publiées du CRU. De toute évidence, la transparence exigerait pourtant leur publication.

Si l'on ajoute à cela l'incapacité à vérifier si des courriels avaient été supprimés pour empêcher leur divulgation en vertu des lois sur l'information, rend peu crédible la conclusion de Russell que « la rigueur et l'honnêteté des scientifiques concernés ne sont pas de doute ».

Certains diront qu'il est temps d'oublier le Climategate. Mais il est difficile de justifier la conclusion d'Edouard Acton, vice-chancelier de l'Université d'East Anglia, que le CRU a été « totalement disculpé ». La divulgation des données, même à vos critiques, est une obligation légale.

Mais qu'est donc devenue l'honnêteté intellectuelle — en particulier celle qui consiste à reconnaître les lacunes de ces enquêtes et à discuter franchement de la façon dont la science a été pratiquée ? Sans franchise, la confiance du public dans la science du climat ne peut être rétablie et elle ne devrait d'ailleurs pas l'être.

Le New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il est publié à Londres chaque semaine à 170 000 exemplaires.

Voir également le scepticisme de la BBC et du Guardian face à ces enquêtes. Il est amusant et révélateur de comparer ces articles avec celui, enthousiaste, de Radio-Canada traitant du même sujet.




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Le gouvernement du Québec fait appel du jugement Loyola

On se rappellera que M. Charest avait promis que le gouvernement ferait probablement appel pour imposer sa vision du programme ECR au collège privé Loyola : « Il nous semble assez évident que le gouvernement ira en appel du jugement dans l'affaire Loyola compte tenu de l'enjeu ». Sans qu'on en sache plus sur cet enjeu — le monopole non seulement des programmes mais des méthodes pédagogiques dans les écoles privées ? — et sans qu'un journaliste le presse de questions à ce sujet.

Eh bien, c'est confirmé. Le gouvernement québécois a bien fait appel dans l'affaire Loyola High School c. Michelle Courchesne. Vos impôts à l'œuvre.

Le PLQ et QS doivent pousser un soupir de soulagement.





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samedi 17 juillet 2010

Dictionnaire écrit par des enfants publié à des milliers d'exemplaires

L'Académie de Créteil [l'équivalent d'une grande commission scolaire en France] a fait rédiger par les élèves de 700 classes de CE2 (8-9 ans), CM1 (9-10 ans) et CM2 (10-11 ans) un dictionnaire de 7 000 mots, histoire de dépoussiérer un peu la langue française. Et sans intervention des instituteurs. Le résultat est à la hauteur des espérances : un nouveau désastre à mettre au crédit du pédagogisme.

[...]

L’affaire du « Dictionnaire des élèves » de l’Académie de Créteil constitue l’un de ces modèles de transparence révélant à quel point l’idéologie pédagogiste reste puissante à tous les niveaux de l’appareil éducatif, se montrant toujours aussi déterminée sur ses objectifs qu’aveugle sur ses résultats. Tous ses poncifs – l’élève au centre du système, l’enseignement par le jeu, la soumission des contenus au monde extérieur, le jeunisme - étaient en effet réunis dans cette opération consistant à doter les élèves d’un dictionnaire écrit par eux-mêmes pour leur donner un outil plus moderne que tous ces vieux dictionnaires d’adultes qu’ils ne comprennent pas.

[...]

« Nous avons décidé d’explorer cet outil parce que nous avions besoin d’un projet-phare pour dynamiser les pratiques en classe », a expliqué de son côté le rectorat. Le raisonnement est imparable : de plus en plus d’élèves ont des difficultés en Français ? Au diable l’instruction, vive l’autogestion : le meilleur moyen de leur permettre d’être au niveau est de ne pas les intimider par le vocabulaire qu’ils ne connaissent pas et de les laisser définir eux-mêmes leur langage.

Mais en faisant fonctionner l’institution éducative à l’envers – non pas défaire les préjugés et l’ignorance par l’accès à la connaissance commune mais donner à ces préjugés valeur de savoirs légitimes – l’on aboutit inévitablement à des petits problèmes, d’autant plus que ce dictionnaire si moderne fut évidemment mis en ligne sans interférence pour conserver la pureté de l’expérience. Comme l’expliquait au Figaro le rectorat de Créteil : « Nous avons pris les mots les plus courants de la langue française. Il ne faut pas lire les définitions avec nos yeux d’adultes, ce sont les enfants qui les ont élaborées. Le rectorat n’est quasiment pas intervenu sur le sens, pour conserver cet aspect ».

Cela se voit. L’on a ainsi pu lire que le « pape » est « le représentant de Dieu sur terre ». Les exemples pour « fille » et « femme » sont conformistes ou étranges : « cette femme est belle », « cette fille me donne froid au dos », « j’ai trouvé une jeune fille dans la forêt ». Pour « chrétien », l’exemple retenu est : « les chrétiens partent en croisade pour défendre le tombeau du Christ en Terre sainte ». Pour « juif » : « un juif va s’installer dans notre immeuble ». Et « Arabe » figure avec la connotation essentialiste propre aux intégristes et aux racistes (« je suis arabe et je fais l’aïd »). Mais l’on ne trouve pas trace, dans ce dictionnaire de l’enseignement public, du mot « laïcité ». Sans parler d’« athée » ou « homosexuel ». [L'article est tiré du journal de gauche Marianne, cela explique sans doute ces regrets...]

[...]

Après avoir été légèrement expurgé des détails les plus gênants, une version papier de ce dictionnaire nombriliste va être tirée à plusieurs milliers d’exemplaires pour que chaque classe de l’Académie de Créteil puisse disposer dès la rentrée de cet outil indispensable à la poursuite du désastre scolaire.

Source



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vendredi 16 juillet 2010

France — François Ier, Henri IV, Louis XIV et Napoléon virés des manuels d'histoire

La lecture des 116 pages des nouvelles instructions officielles pour les programmes scolaires est surréaliste pour ne pas dire affligeante !

François Ier, Henri IV, Louis XIV et Napoléon vont être réduit à leur plus simple expression dans les programmes de l’année prochaine au profit des empires africains Songhaï et du Monomotapa !

Cette décision officielle a été prise cette année au nom de « l’ouverture aux autres civilisations de notre monde » et n’a pour l’instant était que très peu ébruitée. Cette nouvelle ahurissante bouleverse les grands repères et les bases de l’enseignement des jeunes Français et laisse les historiens sans voix…

L’étude de la Révolution et l’Empire sont sacrifiés pour mieux pouvoir étudier les grands courants d’échanges commerciaux au XVIIIe et XIXe comprenant les traites négrières et l’esclavage.

Le nouveau programme de 4e revient donc une nouvelle fois sur les traites négrières auxquelles il propose de consacrer 3 heures alors que toute l’histoire de la Révolution et l’Empire est expédiée en moins de 8 heures… contre 12 heures auparavant.

Pire encore, le programme donne la possibilité de traiter la période de la Révolution uniquement jusqu’en 1799. Libre alors au professeur de s’abstenir totalement d’évoquer le Consulat et l’Empire de 1799 à 1815, éludant ainsi de nombreux évènements fondamentaux de notre histoire !

Enfin, le summum d’absurdité ; dans le seul chapitre consacré à la Révolution et l’Empire : « La fondation d’une France moderne », l’étude doit être mené à travers un sujet donné. Il y a 5 propositions dont 3 excluent totalement la période impériale :
  1. Invention de la vie politique ;
  2. Le peuple dans la Révolution ;
  3. La Révolution et les femmes ;
  4. La Révolution, l’Empire et les religions ;
  5. Les grandes figures de la Révolution et de l’Empire.

Ainsi, le grand fil de notre mémoire nationale, de Valmy à Waterloo en passant par Austerlitz, est totalement passé sous silence et ne sera jamais porté à la connaissances des élèves !!!

Autre exemple édifiant, Louis XIV qui constituait un temps fort du 1er trimestre de 4e est remplacée par un thème appelé l’ « Émergence du roi absolu ». Le Roi Soleil est désormais renvoyé en 5e à la fin du mois de juin, au terme d’un énorme programme sur lequel on se sera longuement attardé sur les civilisations africaines du Monomotapa et Songhaï et sur la traite orientale. Le risque pour Louis XIV d’être totalement passé sous silence est donc évident !

On voudrait faire disparaître Louis XIV et Napoléon dans les oubliettes de l’Histoire que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Petit immigré corse

Et pourtant Napoléon est et a longtemps été à travers le monde l’expression même du goût de l’effort, de l’énergie, de la volonté, de la créativité et du sens de l’organisation. Qu’un petit immigré qui ne parle pas un seul mot de français jusqu’à l’âge de 10 ans, puisse arriver aussi jeune et aussi rapidement au sommet, par la seule force de son caractère, de sa volonté et de son talent, est un formidable exemple d’intégration. Assurément il y a chez lui du « petit immigré déraciné et intégré » qui épouse totalement le sentiment national.

Une véritable déconstruction nationale

La déconstruction de notre histoire est rampante et les tenants de ces théories révisionnistes creusent lentement leurs sillons. Sans que personne ne réagisse. De plus en plus tournée vers la seule lecture culpabilisante du passé et cet éternel esprit de repentance, la France multiplie les lois mémorielles (loi Taubira 2001). Nos hommes politiques sont-ils à ce point désemparés devant les enjeux du présent et les perspectives d’avenir pour se déchirer ainsi sur le passé ? Ont-ils une si noire vision de la France, de son héritage et de ses valeurs qu’ils s’acharnent à salir le pays pour plaire à leurs clientèles communautaires ?

Un peuple qui oublie son Histoire est un peuple perdu.

« Ceux qui ne frissonnent pas  à l’évocation du baptême de Clovis et de la fête de la fédération de 1790 ne comprendront jamais l’histoire de la France » a dit Marc Bloch. Il faut donc tout faire pour redynamiser l’apprentissage d’une Histoire avant tout faite par les hommes eux même. Il faut aussi savoir utiliser les immenses possibilités que nous offre le multimédia et les nouvelles technologies et cessé d’avoir une lecture culpabilisante du passé. Enfin il faut cesser ce que j’appelle la culture du dénigrement, spécialité des médias français, et bien comprendre que l’Histoire de notre pays est une des plus grandes histoires du monde et que tous les pays nous l’envient.

[Rappelons que Jack Lang, ministre socialiste, avait déjà fait éliminer toute référence à Champlain, la Nouvelle-France et le premier Empire colonial français du programme scolaire français.]

« Si tu veux marcher vers le futur retourne toujours à tes racines»
Machiavel

Dimitri Casali est historien, spécialiste du Ier Empire, auteur d’une trentaine d’ouvrages.

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mardi 13 juillet 2010

Cours ECR serait à l'origine de la faillite de la maison Fides

Le cours d'éthique et de culture religieuse (ECR) serait à l'origine des déboires de la maison d'édition Fides, qui a annoncé mardi s'être placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.

C'est du moins ce qu'a affirmé le directeur de l'entreprise, Michel Maillé à la Presse Canadienne : « On a pensé, à l'époque, que c'était une bonne idée de produire du matériel pour ce cours. [...] Pour toutes sortes de raisons, cela s'est avéré très décevant, l'investissement a été très lourd et les retombées ont été minimes », a-t-il expliqué.

Ainsi, la maison d'édition a investi 1,5 million $ dans la production de manuels et de guides pour le cours enseigné dans les écoles primaires et secondaires de la province. Fides a également publié deux livres qui faisaient l'éloge du cours imposé d'ECR : Éthique, culture religieuse, dialogue. Arguments pour un programme de Georges Leroux et École, religions et formation du citoyen : transformations au Québec (1996-2009) de Stéphanie Tremblay. Georges Leroux a également participé à l'élaboration des manuels ECR de Fides. Enfin, rappelons que Guy Durand avait proposé son livre critique du programme ECR à Fides, son éditeur de longue date, mais que cette maison avait refusé de le publier. L'ouvrage a été publié par les éditions Guérin qui, aux dernières nouvelles, se portent bien financièrement.

Cependant, la concurrence d'autres maisons d'édition et les critiques formulées envers le cours par le milieu de l'enseignement et les parents d'élèves ont nui aux ventes dans les écoles, ce qui a empêché Fides de récupérer sa mise.

« Je pense qu'il y a beaucoup d'écoles qui hésitent à faire des achats sans trop savoir ce qu'il va advenir du programme [d'éthique et de culture religieuse] », a ajouté M. Maillé.

Les dernières statistiques de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec dans le secteur du livre indiquent que la part de marché des éditeurs québécois n’a pas fléchi, ce qui constitue une bonne nouvelle ; la littérature générale n’a pas perdu de terrain, au contraire. Ce sont les éditeurs scolaires, un secteur traditionnellement solide, qui s’affaiblissent. L’édition scolaire est un secteur dangereux : les maisons conçoivent et impriment des manuels, soumis en période d’essai à la bienveillance des enseignants qui en éprouvent la qualité en classe. Les changements de programme sont également des aléas constants, la remise en cause du programme ECR par le PQ et l'ADQ agit enfin comme une épée de Damoclès qui décourage l'achat de manuels.

Fides devra présenter d'ici le 30 août un plan de restructuration à ses créanciers, pour indiquer comment elle compte redresser ses finances. Un délai peut être accordé, advenant que le plan de redressement de l'entreprise ne soit pas tout à fait au point.

L'éditeur avait annoncé à la fin du mois de juin le licenciement de 13 employés. Ceux-ci quitteront leurs fonctions le 30 août prochain, après le préavis de huit semaines exigé par la loi, a indiqué M. Maillé, précisant qu'ils travaillent dans tous les secteurs d'activités de l'entreprise.

Le non-renouvellement par l'Université de Montréal d'une entente conclue avec Fides pour la gestion de ses éditions a également contribué aux déboires financiers de la maison d'édition montréalaise.

M. Maillé a, par ailleurs, bon espoir de s'entendre avec d'autres entreprises du secteur de l'édition pour assurer l'avenir de l'entreprise. Il a notamment indiqué être en pourparlers avec quatre éditeurs, mais n'a pas voulu préciser lesquels. Il y a quelques jours Le Devoir mentionnait parmi les acheteurs potentiels Bayard Canada, propriété d'une autre congrégation religieuse, de même que les éditions de Mortagne.

Fides, qui emploie présentement 21 personnes, est l'une des plus importantes maisons d'édition au Québec. L'éditeur Fides, autrefois propriétaire d'immeubles, de presses rotatives et d'un réseau de distribution possède encore un catalogue qui compte plus de 2 000 titres, certains considérés comme des classiques de la littérature québécoise. C'est un des catalogues les plus riches au pays. Fides a été fondée en 1937 par le père Paul-Aimé Martin.




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jeudi 8 juillet 2010

Ralentissement estival

Une grande partie de l'équipe de Pour une école libre étant absente, la mise à jour du carnet est fortement ralentie.



À la rentrée, deux dossiers juridiques nous attendent :
  1. la demande d'appel du gouvernement du Québec contre la décision du juge Dugré ;
  2. la réponse de la Cour suprême à la demande des parents de Drummondville d'être entendus.

Les commentaires ne seront pas approuvés en notre absence, il faudra attendre notre retour...





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