Les réductions sont peut-être moins draconiennes qu’il n’y paraît. L’immigration était de toute façon appelée à diminuer, à mesure que l’arriéré de demandes datant de l’époque de la pandémie se résorbe. Néanmoins, le gouvernement promet une « répression », notamment en ce qui concerne les visas pour les étudiants, qui constituent la plus grande cohorte de migrants. Il affirme que nombre d’entre eux fraudent le système en s’inscrivant à des cours bidons.
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
dimanche 11 février 2024
L'Australie et l'immigration
Les réductions sont peut-être moins draconiennes qu’il n’y paraît. L’immigration était de toute façon appelée à diminuer, à mesure que l’arriéré de demandes datant de l’époque de la pandémie se résorbe. Néanmoins, le gouvernement promet une « répression », notamment en ce qui concerne les visas pour les étudiants, qui constituent la plus grande cohorte de migrants. Il affirme que nombre d’entre eux fraudent le système en s’inscrivant à des cours bidons.
vendredi 9 février 2024
« Guerre en Ukraine: le narratif s’effondre » - Jacques Baud (par Stéphan Bureau)
Un constat qui confinait tous ceux qui avaient l’audace de le faire au rôle d’apologiste de Vladimir Poutine. Dans cette perspective, la lecture du réel s’est vite transformée en discours de propagande. La fiche Wikipédia de notre invité, Jacques Baud, ne laisse d’ailleurs pas de place au doute, nous serions en face d’un personnage à la solde de Moscou ! Jacques Baud n’aurait-il pas plutôt annoncé et répété très tôt une vérité que personne ne voulait entendre à l’ouest?
Baud a travaillé pour le renseignement stratégique suisse, ancien chef de la doctrine des opérations de la paix de l’ONU, il a aussi collaboré à des programmes de l’OTAN en Ukraine. Selon lui, « la cause ukrainienne est perdue », « Zelensky a fait un pacte avec le diable. » La guerre n’est entretenue par l’Occident que dans l’espoir secret d’affaiblir Moscou.
Jacques Baud est l’auteur de plusieurs livres sur le conflit en Ukraine, son plus récent, L’Art de la guerre russe est sorti en janvier 2024 aux éditions Max Milo.
Voir aussi
Le taux de natalité de l’Ukraine s’effondre alors que sa population décroît rapidement
Ukraine — sa population est tombée à 29 millions à la mi-2023 (elle était de 37,6 au début 2022)
« Le déclin démographique de l’Ukraine risque d’amenuiser ses capacités de résistance à la Russie »
L’Ukraine se vide, le taux de fécondité y serait à 0,7 enfant/femme (la moitié du russe)
jeudi 8 février 2024
« Sexe binaire est une construction coloniale et suprématiste blanche » qui devrait être abolie à l’école
Bien que les questions scolaires relèvent de la compétence des provinces, cela ne signifie pas que le gouvernement fédéral ne s’immisce pas là où il le peut pour imposer un programme social dans les salles de classe. Dernier exemple en date ? Une nouvelle « boîte à outils trans-affirmation » financée par le gouvernement fédéral et destinée aux enseignants, qui contient des connaissances médiocres et des prêches idéologiques.
L’objectif déclaré de cette boîte à outils est d’« informer » les enseignants sur les élèves qui s’identifient comme transgenres, mais ses quelque 100 pages sont truffées de théories sur la justice sociale, de politiques identitaires gauchistes et de fausses affirmations sur la biologie, l’histoire et le sexe.
Les inexactitudes sont flagrantes. La boîte à outils affirme par exemple aux enseignants que le sexe biologique est déterminé par sept éléments (aucun élément ne peut à lui seul déterminer le sexe) : les organes génitaux externes, les organes sexuels internes, les gonades, les caractéristiques sexuelles secondaires, la production d’hormones, la réponse aux hormones et les chromosomes.
Il s’agit d’une présentation comiquement fausse du sexe biologique. Les chromosomes déterminent le sexe. D’autres caractéristiques sont associées au sexe, comme les parties du corps, mais le principal déterminant est l’ADN. Des irrégularités existent au sein d’une infime partie de la population, mais il s’agit clairement de conditions médicales, et non d’une preuve de l’existence d’un spectre sexuel. Dans le même ordre d’idées, une personne née avec une seule jambe ne réfute pas le fait que l’homme est une espèce à deux jambes.
La boîte à outils explique ensuite que la présomption selon laquelle les gens sont soit des hommes (si leur sexe est masculin) soit des femmes (si leur sexe est féminin) est raciste.
« Le binaire de genre est une structure coloniale et suprématiste blanche plutôt qu’une vérité naturelle et indiscutable », peut-on y lire, avant de renvoyer à quelques billets de carnets en ligne et à des articles de la CBC en guise de preuve.
Cette affirmation est, bien entendu, ridicule. Il n’y a rien d’exclusivement « blanc » dans le sexe biologique et les rôles de genre. Pourtant, selon cette boîte à outils, les Européens sont à blâmer pour la croyance oppressive en l’homme et la femme.
« En raison du colonialisme, le genre en Ontario et au Canada, et plus particulièrement dans le système éducatif, tend encore à être compris en termes binaires ou comme se situant à l’une ou l’autre extrémité de ce “spectre”, ou quelque part entre les deux », déplore le document.
« Les colons européens ont imposé leur vision rigide du genre aux civilisations qu’ils ont envahies, réformant les rôles de genre des indigènes par le biais de restrictions coloniales afin d’aligner les structures familiales et de parenté patriarcales qui reflétaient les systèmes familiaux européens privilégiés à l’époque de l’invasion. »
Ce paragraphe est erroné pour toutes les personnes concernées. Les Européens avaient généralement des rôles sexuels mieux définis que les groupes de chasseurs-cueilleurs, certes, mais le terme « rigide » est un peu exagéré au regard des normes historiques. Des femmes étaient institutrices, pionnières, savantes, sages-femmes, patronnes, etc. [La place des femmes au Moyen-Âge : elles votaient, elles ouvraient boutique sans autorisation maritale, La femme au temps des cathédrales (m-à-j vidéo Apostrophes avec Régine Pernoud)] Si la structure familiale européenne traditionnelle a produit dans les faits de bons résultats pour la population, c’est parce qu’elle est performante, et non parce qu’elle est auréolée de privilèges.
En outre, les populations autochtones connaissaient déjà les différences entre les hommes et les femmes. Chez les Dénés, la chasse était traditionnellement un rôle masculin ; dans la culture crie, la fabrication de tentes était typiquement le travail des femmes ; les Apaches célébraient l’initiation de leurs filles à la féminité par une cérémonie (l’équivalent pour les garçons était de participer à leur premier raid). Bien que les études sur ces répartitions des rôles n’aient été produites qu’à partir de l’ère coloniale, ces traditions ont manifestement été transmises à une époque antérieure. Les Européens n’ont pas pu inventer la loge menstruelle des Ojibwés, par exemple.
Cependant, le message que cette boîte à outils entend faire passer est que les normes de genre sont intrinsèquement européennes et qu’elles sont donc intrinsèquement oppressives.
« Le cisgenrisme, le cissexisme et la cisnormativité sont à l’origine de la violence perpétrée à l’encontre des personnes transgenres et des personnes issues de la diversité de genre », déclare le document. Tout au long du document, les enseignants sont encouragés à « soumettre à un examen » leurs propres points de vue sur le genre et à les déconstruire en classe.
C’est bien entendu ridicule. Le terme « cis » désigne simplement les femmes qui s’identifient comme femmes et les hommes qui s’identifient comme hommes, soit 99,7 % de la population, selon Statistique Canada. Ce n’est pas de la « violence » que de supposer que la plupart des gens ne sont pas trans ; c’est simplement la réalité. La boîte à outils insiste cependant sur le fait que de telles suppositions sont cruelles et injustes, et demande aux enseignants de revoir leur « privilège de cis » et de réfléchir aux moments où ils ont fait des « préjugés cisnormatifs ».
Pour remédier à ces abus, la boîte à outils conseille aux écoles de s’occuper des opprimés. Elle suggère une restructuration radicale de la salle de classe : les drapeaux de la Progress Pride (une version modifiée du drapeau arc-en-ciel adopté à l’origine par le mouvement LGBT) devraient être affichés dans les salles de classe, l’idéologie du genre devrait être intégrée au programme, les enseignants devraient parler des personnes transgenres pendant les cours, et les étudiants devraient être informés des hiérarchies dogmatiques de privilèges qui régissent aujourd’hui la pensée gauchiste. Les lycéens devraient être sensibilisés au racisme, au colonialisme et à la suprématie de la race blanche pendant les cours de biologie, et ainsi de suite.
« Chaque élève doit être sensibilisé à la diversité des genres dans tous les domaines du programme scolaire, y compris les sciences et les mathématiques, et pas seulement dans les cours de langue et d’histoire », peut-on lire dans l’instruction. « La connaissance de la diversité des genres dans l’étude de la biologie est importante, par exemple. Il est essentiel d’apprendre à connaître les communautés transgenres et de la diversité de genre pour leur brio au-delà de l’activisme fondé sur le genre, leur survie face à la violence et les récits de transition qui mettent l’accent sur les représentations linéaires de la transition ».
La boîte à outils recommande aux enseignants de lire des livres sur les enfants transgenres à leurs classes et de demander aux élèves de remplir des fiches de travail sur l’introspection sexuelle. L’une des activités recommandées consiste à demander aux enfants d’indiquer dans quelle mesure ils ressentent une attirance émotionnelle et sexuelle pour les hommes, les femmes et les « autres genres ».
« Les élèves doivent être affirmés dans leur identité, et il ne faut donc pas faire de suppositions à leur sujet (par exemple, les éducateurs ne doivent pas supposer que tous les élèves sont cisgenres par défaut) », explique-t-elle.
« Des espaces distincts doivent également être prévus pour les élèves qui sont victimes du phénomène de l’Autre (altérisation/othering) afin qu’ils puissent trouver du soutien si et quand ils subissent des préjudices ».
La fragile base scientifique de la boîte à outils cite les mêmes noms connus pour leurs travaux grotesques issus de la gauche avant-gardiste. L’universitaire Kimberlé Crenshaw, spécialiste des questions raciales, est mentionnée (la boîte à outils encourage les enseignants à appliquer la théorie de l’« intersectionnalité » de Crenshaw pour identifier les couches d’oppression). Susan Stryker, éminente professeure d’études trans, est également citée. Autant utiliser Lénine ou Trotski pour expliquer les bases de l’économie à des chefs d’entreprise ou, encore, Lyssenko pour enseigner la génétique et l’agronomie.
Le « Trans-Affirming Toolkit » est l’œuvre de Wayne Martino, professeur d’« equity and social justice education » à l’université Western, de la doctorante Jenny Klassen et d’un employé de la commission scolaire d’Ottawa-Carleton. Depuis 2007, Wayne Martino a reçu un financement fédéral totalisant 415 000 dollars, dont plus de la moitié a été affectée au projet qui a donné naissance au manuel de transaffirmation actuellement distribué aux enseignants par leurs syndicats.
Source (adaptée) : National Post
Pas de classiques de la littérature, mais la lutte contre l’hétérosexisme en classe de français, d’anglais, d’histoire et de mathématiques (Québec)
Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne
Ontario — Des écoles détruisent 5000 livres jugés néfastes aux Autochtones, dont Tintin et Astérixmercredi 7 février 2024
Critères de discrimination négative du groupe Disney, Elon Musk promet d'aider les victimes
Mise à jour du 7 février
Disney envisagerait de confier à Ayo Edebiri le rôle principal de "Pirates 6", un film qui mettrait en scène des pirates plus jeunes à la recherche d'un trésor caché. Ayo Edebiri est une actrice hollywoodienne relativement peu remarquée.
![]() |
| Johnny Depp à gauche, Ayo Edebiri à droite |
Le personnage pour lequel elle est pressentie s'appelle Anne et il est possible que ce personnage soit basé sur la pirate Anne Bonny, qui était une Irlandaise (une blanche donc...)
Ayo Edebiri est née à Boston dans l'état du Massachusetts en 1995. Elle grandit dans une famille pratiquant le pentecôtisme avec une mère originaire de la Barbade et un père du Nigeria.
Billet du 6 février
Le milliardaire Elon Musk s’est insurgé contre les normes de discrimination négative du groupe Disney (c’est-à-dire Disney même, la chaîne généraliste ABC, National Géographique, Marvel, FX et d’autres filiales) : « C’est du racisme et du sexisme obligatoires et institutionnalisés ! ». Nous reproduisons ces « normes » traduites ci-dessous.
Elon Musk a promis d’aider les victimes de cette discrimination.
| NORMES D’INCLUSION | |||
|
NORME A REPRÉSENTATION À L’ÉCRAN Au moins TROIS des CINQ domaines suivants doivent être remplis pour satisfaire à la norme A : |
|
||
|
NORME B ENCADREMENT CRÉATIF Au moins TROIS des SIX domaines suivants doivent être remplis pour satisfaire à la norme B : |
|
||
|
NORME C
HORS MÉDIAS Au moins DEUX des CINQ domaines suivants doivent être remplis pour satisfaire à la norme C : |
|
||
|
NORME D
ACCÈS À L’INDUSTRIE ET DÉVELOPPEMENT DE CARRIÈRE Au moins TROIS des SIX domaines suivants doivent être remplis pour satisfaire à la norme D : |
|
||
|
Le contexte est essentiel pour déterminer si un groupe est « sous-représenté ». Il est interdit à toute personne impliquée dans les décisions d’embauche de poser des questions aux candidats et aux talents sur leur race, leur religion, leur couleur, leur sexe, leur orientation sexuelle, leur genre, leur identité sexuelle, leur statut de militaire ou d’ancien combattant, leur âge, leur handicap ou toute autre catégorie protégée par la loi, qu’ils soient réels ou perçus comme tels. |
|||
Liens connexes
Après la chute de 40 % de son action, Disney limoge son directeur général « woke » (décembre 2022)
Dingo chez Disney : militantisme pro-LGBTQ2SAI+ à tous les étages ?
La nouvelle Blanche-Neige : une militante « métisse » d’extrême gauche obsédée par la censure
La Reine des Neiges 2 et La Guerre des étoiles IX, fers de lance du credo progressiste de Disney
Disney+ fait précéder ses films « culturellement datés » d’un avertissement
Superman woke fait un four (était La Guerre contre l’homme hétéro avec Playboy et Superman)
Les États-Unis sont politiquement divisés, il en va de même pour le cinéma américain
États-Unis — Baisse d'appui envers la politique diversitaire dans les entreprises (juillet 2023)
UQAM : des hommes blancs refusés au nom de la diversité
Égalité en emploi à l’UQAM : le recteur de l’UQAM répond à Joseph Facal dans un texte publié dans la section Faites la différence du Journal de Montréal.
Analyse des échanges avec Joëlle Quérin, enseignante au département de sciences sociales du Cégep de Saint-Jérôme et titulaire d'un doctorat en sociologie.
Le débat autour des programmes de discrimination positive dans le système universitaire préoccupe davantage depuis les derniers mois. Un échange entre le chroniqueur Joseph Facal et une figure d'autorité de l'UQAM a suscité des opinions divergentes sur la question. Ces programmes sont-ils réellement discriminatoires? Mathieu Bock-Côté s’est entretenu avec Joëlle Quérin, enseignante au département de sciences sociales du Cégep de Saint-Jérôme afin d'approfondir la réflexion.
L' enseignante a partagé son point de vue, soulignant que l'écart de candidatures basé sur des critères non académiques constitue de facto de la discrimination.
Elle a mentionné des cas antérieurs liés aux programmes de recherche du Canada, où des quotas étaient imposés, créant des exclusions basées sur la race et d'autres caractéristiques.
Joëlle Quérin a également souligné une évolution inquiétante : l'inclusion de ces critères dans la convention collective des professeurs de l'UQAM, marquant un nouveau niveau de formalisation de ces pratiques. La discussion a abordé la question des postes réservés, où Joëlle Quérin a souligné les dangers de remplacer une discrimination par une autre, mettant en avant l'importance des compétences plutôt que de l'identité.
En conclusion, l’enseignante a exprimé la nécessité d'une critique informée et courageuse de ces programmes, reconnaissant les défis posés par la défense des privilèges perçus.
La possibilité de remettre en question ces programmes semble dépendre d'une mobilisation concertée et d'une dénonciation systématique des situations problématiques.
N.B. Ce texte a été écrit à l'aide de l'intelligence artificielle à partir de l'entrevue audio de QUB.
L'Alberta annonce l'interdiction de la chirurgie de changement de sexe pour les mineurs (m à j, vidéos)
Mise à jour du 7 février.
Pierre Poilièvre, chef du Parti conservateur du Canada, soutient que les adultes devraient être libres de faire des choix concernant leur propre corps et s'oppose à la prescription de bloqueurs de puberté aux moins de 18 ans. Voir vidéo ci-dessous (en anglais uniquement, car aucune question sur ce sujet ne lui a été posée en français lors d'un point de presse au Parlement à Ottawa).
Pierre Poilievre argues that adults should be free to make choices about their own bodies and voices opposition to prescribing puberty blockers to those under 18. pic.twitter.com/exb1bG5KUK
— True North (@TrueNorthCentre) February 7, 2024
Mise à jour du 5 février
Très bonne mise au point de @jflisee aux Mordus de @SebBovetSRC sur la sortie touchant les trans mineurs de @ABDanielleSmith et aucunement les LGBQ. Le piège dans lequel semble tomber les médias est de reprendre la ligne de @JustinTrudeau. #Désinformation pic.twitter.com/Ws6RTEoX3A
— Joanne_Marcotte (@Joanne_Marcotte) February 5, 2024
Le ministre fédéral et libéral de la Santé (compétence pourtant provinciale), Mark Holland, est « profondément troublé » par le fait que les mineurs de l’Alberta ne pourront plus se faire charcuter des parties saines de leurs corps.
Flanqué d’un collègue à la mine catastrophée, le ministre a utilisé, à mots à peine voilés, l’éculé prétexte que sans ces mutilations les enfants se suicideront davantage.
Argument pourtant largement réfuté : À la lumière de six études, Remafedi trouve que le suicide chez les jeunes homosexuels s’explique peu par l’homophobie, mais davantage par la prostitution, la famille désunie, l’agression sexuelle en bas âge, les peines d’amour et l’étiquetage prématuré de l’orientation sexuelle.
Voir aussi cette lettre de 21 cliniciens et chercheurs de 9 pays : Aucune étude fondée sur les preuves démontre le bénéfice d’affirmer la transition de genre d’un mineur sur l’argument du risque suicidaire.
Liberal health minister Mark Holland is “deeply disturbed” that minors in Alberta won’t be able to cut off healthy body parts anymore.
— Kat Kanada (@KatKanada_TM) February 1, 2024
pic.twitter.com/X5nVRM4OUq
L’Alberta annonce une nouvelle loi de protection des enfants afin d’empêcher leur stérilisation ou mutilation permanente tant qu’ils sont mineurs…
Pour la gauche locale, le NPD, cette politique est une « violence » perpétrée à l’encontre des « jeunes ayant une identité de genre autre, bispirituelles ou trans.... les jeunes autochtones ». « Le placard est apparu avec la colonisation » de prétendre Blake Desjarlais.
Pour le NPD, protéger les enfants est colonialiste et raciste.
Alberta announces new protection for children to prevent their permanent sterilization or mutilation. . .
— Paul Mitchell (@PaulMitchell_AB) February 1, 2024
Alberta NDP: this policy is “violence” perpetuated against “gender-diverse, two-spirit or trans…. Indigenous persons”.
To the NDP, protecting kids is racist. 🤡🤡🤡
Unreal. pic.twitter.com/UBq1cCjBfv
Billet du 31 janvier
Dans une annonce très attendue, la Première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a dévoilé mercredi un ensemble complet de politiques relatives à l’idéologie du genre et aux droits parentaux.
Dans une vidéo publiée sur son compte X, la Première ministre a souligné son engagement à préserver les droits des enfants à se développer et à prendre des décisions importantes pour leur vie. Toutefois, elle a également fait part de ses appréhensions concernant les décisions irréversibles liées au sexe biologique des jeunes et a souligné les risques.
![]() |
| La droite canadienne applaudit cette loi (illustration traduite de The Counter Signal) |
L’un des points centraux du discours de la Première ministre Smith a été la décision concernant les traitements de changement de sexe pour les mineurs. En particulier, les opérations de changement d’apparence sexuelle par le haut (ablation des seins par exemple) et par le bas (organes génitaux) ne seront pas autorisées pour les enfants âgés de 15 ans et moins en Alberta.
« Je suis d’avis que les adultes peuvent décider de modifier ou non [l’apparence de] leur sexe biologique, de prendre des décisions permanentes et irréversibles concernant leur sexe biologique, alors qu’un jeune peut gravement limiter ses choix futurs, en encourageant ou en permettant prématurément aux enfants de modifier leur biologie même ou leur croissance naturelle », a déclaré M. Smith.
« Même si elle est bien intentionnée et sincère, cette pratique présente un risque pour l’avenir de l’enfant. En tant que Première ministre, je ne suis pas à l’aise avec l’idée d’autoriser cette pratique dans notre province.
En outre, l’utilisation de bloqueurs de puberté et de thérapies hormonales à des fins de réassignation ou d’affirmation de genre sera strictement interdite pour les mineurs âgés de 15 ans et moins, des exceptions étant accordées à ceux qui suivent déjà un traitement.
Pour les mineurs âgés de 16 et 17 ans, la Première ministre a présenté une approche plus timorée. Ils seront autorisés à commencer des thérapies hormonales pour changer d’apparence sexuelle, à condition d’obtenir l’approbation explicite de leurs parents, de leurs médecins et de leurs psychologues. La condition est que le mineur soit jugé suffisamment mûr pour prendre de telles décisions.
La déclaration de la Première ministre Smith a également porté sur le domaine de l’éducation. Les parents sont désormais tenus d’être informés et de donner leur accord pour toute formation formelle sur l’identité de genre, l’orientation sexuelle ou la sexualité humaine.
Gender identity can be a hard thing to talk about, especially when you are involved. But this conversation is extremely important and parental involvement is critical. Kids need to know we love and support them.
— Danielle Smith (@ABDanielleSmith) January 31, 2024
My message to all Albertans: pic.twitter.com/i0ii57GLa6
En outre, les ressources documentaires ou les présentations de tiers relatives à ces sujets dans les écoles de la maternelle à la 12e année doivent être approuvées au préalable par le ministère de l’Éducation pour s’assurer qu’elles sont adaptées à l’âge des élèves.
La Première ministre a également mis l’accent sur les mesures concernant la question épineuse des changements de noms et de pronoms dans les écoles. Les parents doivent obligatoirement être informés et donner leur accord pour tout changement concernant un enfant âgé de 15 ans ou moins, alors que seule la notification sera obligatoire pour les enfants âgés de 16 et 17 ans.
Dans le cadre d’une collaboration avec les organisations sportives, la Première ministre Smith a dévoilé son intention d’offrir aux femmes et aux jeunes filles le choix de concourir dans des divisions réservées aux femmes, distinctes de celles des athlètes qui se disent femmes et qui sont biologiquement plus forts.
“Cinq des joueurs de ce tournoi de volley-ball universitaire féminin à Toronto étaient des hommes.
— M-C Girard (@mc_girard) January 31, 2024
Imaginez que vous soyez une athlète féminine assise sur la ligne de touche et que vous regardiez les hommes prendre tout le temps de jeu.
Les écoles et les entraîneurs qui… https://t.co/0CQK0hKrwR
L’annonce de la Première ministre Danielle Smith s’inscrit dans une tendance plus large parmi les dirigeants provinciaux. Le Premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, et le Premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, ont également pris des mesures importantes pour lutter contre l’idéologie du genre. Le Premier ministre Moe a notamment invoqué la clause dérogatoire pour faire adopter l’an dernier une politique en matière de droits parentaux.
Voir aussi
Surdiagnostics de dysphorie de genre chez des enfants : 35 psychologues démissionnent Fonctionnaires contre père : qui décide si un enfant mineur peut subir une thérapie de transition de genre ?
Père : ma fille de 14 ans a été détruite par des hormones de transition imposées par un tribunal
Trans
— Médecins inquiets que des enfants s’exposent à des ‘dégâts à long terme’ en raison de groupes de pression et de parents agressifs
Endocrinologues mettent en garde contre le traitement hormonal de la dysphorie sexuelle chez l’enfant
La justice britannique recommande l’arrêt des transitions de genre avant 16 ans
L’opinion sur l’utilisation des bloqueurs de puberté aux États-Unis est en train de changer
Écosse : Vous ne croyez pas que votre fils est trans ? On vous enverra peut-être en prison
Montréal — Médecin radié trois mois pour avoir ‘mégenré’ une femme qui se dit homme
Près de la moitié des Canadiens soutiennent que leur province utilise la clause dérogatoire pour garantir que les écoles informent les parents si un enfant souhaite utiliser en classe un nom ou un pronom différent que celui qui lui est attribué, suggère un nouveau sondage Léger.
Vedette transgenre de TikTok, Rachel Queen Burton, a plaidé coupable de délits sexuels sur des enfants.
La vedette transgenre de TikTok, Rachel Queen Burton (ci-contre), a plaidé coupable de délits sexuels sur des enfants. Avant de se dire femme, il a agressé sexuellement deux enfants.
Une vedette de TikTok a amassé des milliers d’abonnés en prétendant être une « fière femme trans » - mais il était en réalité un pédophile qui utilisait sa nouvelle identité comme un « masque », ont déclaré ses victimes à un tribunal.
Rachel Queen Burton, 44 ans, a agressé sexuellement deux enfants à plusieurs reprises avant de harceler leur famille et de les conduire à la rue, a appris le tribunal de district d’Adélaïde (Australie).
Burton a ensuite « revêtu un masque », selon ses victimes, et s’est transformée en femme.
Burton a plaidé coupable des chefs d’accusation aggravés de production et de possession de matériel d’exploitation d’enfants, de grossière indécence et d’attentat à la pudeur.
Les déclarations poignantes des deux victimes de Burton, un garçon et une fille, de leur frère ou sœur aîné et de la mère des enfants ont été entendues au tribunal mardi.
Burton, qui a rejoint le tribunal par liaison vidéo depuis une prison pour hommes, a sangloté tandis que la mère des enfants a détaillé les conséquences permanentes de l’abus, a rapporté The Advertiser.
La vedette transgenre de TikTok Rachel Queen Burton, 44 ans, a été arrêtée et inculpée de sévices et d’exploitation d’enfants en octobre 2022.
La vedette transgenre de TikTok Rachel Queen Burton, 44 ans, a été arrêtée et inculpée d’abus et d’exploitation d’enfants en octobre 2022.
« Vous êtes une personne grossière, fausse et complaisante qui a trompé mes enfants et leur a pris tout ce qu’ils avaient sans s’en préoccuper », a déclaré la mère.
« Dans vos délires en ligne, vous n’avez montré aucun remords pour votre mauvais comportement, tout en sachant ce que vous aviez fait… obtenir un public pour votre fausse vie était bien plus important. »
« Vous pouvez porter le masque que vous voulez, mais la vérité est connue et tout le monde sait qui vous êtes vraiment, enfin ».
L’infraction s’est produite dans divers lieux d’Australie-Méridionale en 2019, avant que Burton ne devienne une vedette TikTok en herbe.
Avant son arrestation en 2022, Burton se targuait d’avoir 34 000 admirateurs sur la plateforme de médias sociaux.
Sa bio sur TikTok la décrivait comme « une fière femme transgenre qui vit sa plus belle vie sans aucun regret ».
La mère de la victime a déclaré au tribunal que malgré le fait que la famille ait déménagé après avoir découvert les sévices subis, Burton a continué à les harceler.
Elle a déclaré qu’ils avaient séjourné dans un refuge de la police jusqu’à ce que Burton « se pointe à la fenêtre, jetant un coup d’œil à l’intérieur », ce qui les a obligés à déménager à nouveau.
Elle a décrit Burton comme un « monstre » qui lui donnait « des haut-le-cœur ».
« Être sans-abri était extrêmement épuisant, les inquiétudes étaient incessantes, mais, vous, vous étiez en ligne en train de vivre le meilleur moment de votre vie », a-t-elle lancé.
Voir aussi
Éminent militant transgenre de Philadelphie accusé d’avoir violé deux enfantsmardi 6 février 2024
« Écolos-déprimants, fossoyeurs de la politique familiale... ces autres responsables du déclin démographique »
L’idée selon laquelle l’accroissement de la population serait un danger pour la planète et le dénigrement de la famille traditionnelle ont contribué à la diminution du nombre de naissances, estime le président de Nouvelle Énergie, qui plaide ci-dessous en faveur d’une politique familiale forte. David Lisnard (ci-contre) est également maire de Cannes et président de l’Association des maires de France.
Depuis 2010, année lors de laquelle nous avons connu le plus grand nombre de naissances depuis quarante ans, le taux de fécondité par femme a en effet glissé inexorablement de 2,11 à 1,68 en 2023. Il était encore de 1,78 en 2022. Si cette pente devait se poursuivre, les conséquences pourraient être dramatiques, tant sur le plan socio-économique que sur le devenir même de notre nation.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2023, le nombre de naissances a atteint son plus bas niveau historique, passant pour la première fois sous la barre des 700 000, pour s’établir à 678 000. L’accroissement naturel a atteint son niveau le plus bas depuis l’après-guerre, avec un différentiel positif de 43 000 entre le nombre de naissances et le nombre de décès, soit une croissance démographique insignifiante de 0,3 %, égale à celle de 2022.
Le président de la République a évoqué ce phénomène lors de sa longue conférence de presse du 16 janvier dernier. C’est une bonne chose. Mais, comme trop souvent, la réduction du problème à une unique dimension — crise de la fécondité —, l’incantation — bien stérile, elle — et l’occultation des responsabilités des politiques menées depuis douze ans ne laissent rien augurer de concret et d’efficace.
Car ce très grave effondrement démographique peut être attribué à une convergence de facteurs, mais surtout à un état d’esprit décliniste et malthusien. Il résulte également d’une propension à dénigrer et remettre en question l’institution centrale de notre société qu’est la famille.
Nos ancêtres, ces derniers siècles, étaient bien plus exposés que nous le sommes à la pauvreté, aux problèmes du logement, aux épidémies et aux guerres. Ils faisaient pourtant de nombreux enfants. Et on le constate aujourd’hui dans les pays pauvres, voire très pauvres, où la natalité est proportionnelle à la misère.
Alors, d’où vient cette chute des naissances ? Elle est le résultat de la conjonction d’une crise existentielle occidentale, que l’on pourrait qualifier de spirituelle, et de la mise à mal de la politique de la famille et de la natalité qui faisait la singularité positive de la France, jusqu’à François Hollande et Emmanuel Macron.
Vue par certains comme archaïque, la cellule familiale traditionnelle a été mise à mal par le démembrement du Code civil napoléonien et par toute une série de réformes qui ont remis en cause les fondements de la politique familiale initiée dans les années 1930.
Parmi celles-ci, l’altération du principe d’universalité des allocations familiales décidée sous François Hollande constitue une erreur fondamentale.
Elle a concerné plusieurs millions de familles, en diminuant de moitié ces allocations pour les foyers parentaux qui disposent de revenus supérieurs à 6000 euros mensuels et les divisant par 4 quand ils excèdent 8000 euros par mois.
D’autres mesures, comme la baisse du quotient familial décidée en 2013 qui a pénalisé environ 800 000 foyers de la classe moyenne, ou bien la réforme en 2015 du congé parental, ont été aussi pénalisantes.
Qu’est-ce que le quotient familial ?
La notion de foyer fiscal est utilisée dans certains pays comme la France pour le calcul de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur la fortune immobilière. Il consiste à imposer non pas les individus isolément, mais les ménages qu’ils composent.
Son principe est le suivant : « à niveau de vie égal, taux d’imposition égal ». Il est en effet destiné, dans le cadre de l’impôt progressif, à assurer l’équité fiscale entre les contribuables célibataires et ceux qui sont chargés de famille.
En pratique, chaque ménage dispose d’un certain nombre de parts : par exemple, en France, 1 part par adulte et 1/2 par enfant pour les deux premiers enfants et 1 part entière à partir du 3e enfant ou par enfant handicapé. On divise ensuite le revenu imposable par le nombre de parts, puis l’impôt est calculé sur une seule part. La somme ainsi obtenue est ensuite multipliée par le nombre de parts du foyer afin d’aboutir au montant final que le ménage aura à payer.
En obligeant un fractionnement du congé parental entre la mère et le père — s’immisçant en cela dans l’intimité des arbitrages du couple —, la loi a entraîné une baisse drastique du nombre de congés parentaux pris par les mères, sans atteindre l’objectif d’un plus grand recours au congé parental par les pères (hausse de 1,1 point).
À ce titre, les conclusions du récent rapport de France Stratégie sont sans appel sur une réforme, une fois encore plus dogmatique que réaliste.
Voilà de quoi, en France, réfléchir à deux fois avant de se lancer dans le pourtant si beau projet de fonder une famille, voire une fratrie.
Plus insidieux, un autre facteur a émergé ces dernières années, qui considère l’accroissement de la population comme un danger pour la planète. Les partisans de cette perspective alarmiste, imprégnée de millénarisme, vont jusqu’à envisager désormais l’enfant comme une menace et non plus comme une chance pour l’avenir. La résonance d’un tel discours sur les jeunes générations n’est malheureusement pas négligeable surtout quand il provient de certains scientifiques qui proclament que pour la France, « un enfant de moins, c’est 40 tonnes de CO2 de gagnées ». Le sophisme de ces écolos-tyrans (et déprimants) est le suivant : pour éviter la mort, supprimons la vie. Imparable et absurde vérité. Ce renoncement à tendance totalitaire ne voit pas la vie comme une chance, mais comme un problème, et un enfant non pas comme une joie, mais comme un producteur de CO2. Cette pensée est non seulement sordide moralement, mais inopérante pour l’écologie dont les problèmes nécessitent avant tout, pour être réglés, du développement scientifique, de nouveaux modes décarbonés de production, de l’investissement massif, donc de la croissance !
Le risque qui pèse aujourd’hui sur nous n’est plus le baby-boom, mais le baby-bust. Toutes les études démontrent que le nombre de naissances sur la planète va passer d’environ 140 millions par an à 110 millions à la fin du siècle, essentiellement dans les pays développés.
Par ailleurs, il ne faut pas négliger une forme d’individualisme croissant au sein de la société qui explique qu’une partie de la population, en quête de réalisation personnelle, peut hésiter à assumer les responsabilités et les charges associées à la parentalité.
Toutes ces raisons doivent nous alerter pour éviter de suivre la voie de pays comme l’Italie, l’Espagne, le Japon [, le Québec] ou la Corée du Sud, touchés de plein fouet par un vieillissement démographique qui menace leur existence même. À plus court terme, cette proportion croissante de personnes âgées par rapport aux jeunes actifs signifie un moindre dynamisme économique, une régression de l’audace et de la prise de risque, ainsi que de moindres rentrées fiscales tandis que les dépenses liées aux soins de santé, aux retraites et à la dépendance ne cesseront d’augmenter. La place de la France recule encore et les comptes publics, déjà désastreux, continuent de se détériorer. Sans même parler de la menace existentielle sur notre mode de vie et notre organisation sociale.
Pour inverser cette tendance, certains voient la solution dans l’immigration. De fait, les chiffres sont éloquents : en vingt ans, le nombre de naissances d’enfants dont les deux parents sont Français a diminué de 13,7 % quand le nombre de naissances d’enfants dont au moins un des deux parents est étranger a augmenté de 63 % et le nombre de naissances d’enfants dont les deux parents sont étrangers a augmenté de 43 %. Or, avant d’aller chercher de la main-d’œuvre peu ou très peu qualifiée à l’étranger, il serait opportun de former nos jeunes dont près de deux millions de18 à 30 ans n’ont ni formation ni diplôme et aussi de lutter contre l’émigration qui prive notre pays de jeunes talents qui partent travailler et fonder une famille à l’étranger.
Pour éviter les conséquences profondes et durables sur l’économie et la société de la dégradation continue de la natalité, il convient, surtout, de renouer avec une grande politique de la famille. Alors que le désir d’enfants reste fort — en moyenne 2,39 enfants par couple selon les dernières enquêtes — il est du devoir des pouvoirs publics de lever les obstacles qui entravent la réalisation de ce souhait de fonder une famille.
À Nouvelle Énergie, nous proposons quatre mesures fortes.
- D’abord, il faut commencer par rétablir le quotient familial, intégralement.
- Ensuite, les allocations familiales doivent être considérées comme une politique familiale et non sociale, donc échapper à toute condition de ressources. Lesdites allocations familiales ne doivent, en effet, pas être considérées comme un outil de correction des inégalités de revenus mais comme un outil en faveur de l’équilibre intergénérationnel qui relève du pacte fondateur de notre système de protection sociale.
- Troisième mesure, l’effort devra porter exclusivement sur le deuxième et le troisième enfant.
- La question devra par ailleurs se poser du nombre d’années de présence sur le territoire national et du total de cotisations requis pour les étrangers qui pourront en être bénéficiaires. La polygamie devra être enfin réprimée de façon systématique et les conséquences de la « décohabitation » bien analysées, et traitées notamment dans le parc de logement social.
Ouvrir la voie à une renaissance démographique est un devoir politique. Elle ne se fera pas avec des incantations mais avec des choix assumés par une politique de la famille et de la natalité, prioritaire, cohérente et massive. Il nous incombe de créer les conditions de l’espérance telle qu’elle apparaît dans chaque enfant qui vient au monde.
dimanche 4 février 2024
Des cardinaux choisis par l'argentin François éliront-ils un pape conservateur ?
C’est ce que pense possible l’historien des religions et théologien italien Massimo Faggioli interrogé par La Vie.
Alors que les Églises d’Afrique ont annoncé un « non » continental à la possibilité de bénir des couples homosexuels, ouverte par le pape François, une page difficile s’ouvre pour la gouvernance de l’Église.
Au-delà des oppositions habituelles au pontificat de François, les réactions au document publié en décembre dernier par le Dicastère pour la doctrine de la foi sur la possibilité de bénir des couples homosexuels, et notamment le « non » du continent africain, ouvre une crise riche d’enseignements sur la gouvernance de l’Église et les enjeux de la synodalité.
— Une nouvelle forme d’opposition au pape François est-elle en train d’émerger ?
Au cours des derniers mois, nous avons été témoins de nouveaux cas d’opposition, comme de ce prêtre en Italie qui a été excommunié latae sententiae après avoir déclaré que le pape était un « imposteur ». Cet épisode est survenu en même temps que des évêques et des cardinaux prenaient position contre le document du Vatican sur les bénédictions, Fiducia Supplicans. La séquence donne l’impression qu’il existe un mouvement contre le pape François qui est en train d’éclater.
— Est-ce vraiment le cas ?
La seule chose que l’on puisse dire est qu’il s’agit d’un moment très délicat de son pontificat, car pour la première fois depuis dix ans, le pape François pouvait rédiger des documents et légiférer avec un cardinal proche de sa sensibilité, Victor Manuel Fernandez, qu’il a nommé en assortissant son choix d’une lettre de mission personnelle. Ses prédécesseurs étaient marqués par une sensibilité différente, plus proche de celle de Joseph Ratzinger. Avec Fernandez, il pouvait aller plus loin dans la mise en œuvre de sa vision des choses, et le premier test ne s’est pas très bien passé.
— Étonnamment, il y a eu assez peu de réactions d’opposition au document dans l’épiscopat américain…
C’est effectivement un constat intéressant. Aux États-Unis, l’opposition au pape François a commencé dès le début de son pontificat. Un mouvement assez large a commencé à se structurer, porté par des intellectuels, quelques évêques et quelques cardinaux, une grande partie du clergé américain et surtout des laïcs dotés d’importants leviers financiers. Des équivalents américains de Vincent Bolloré, mais bien plus nombreux et organisés. Ainsi, après la publication de ce document sur les bénédictions homosexuelles, il n’y a pas eu de grand tollé, parce que ceux qui auraient pu s’y opposer sont occupés à mener une stratégie différente.
Ils travaillent sous la surface de l’eau, ils créent de nouvelles écoles, des centres de formation et des universités. Ils financent des médias catholiques et travaillent à l’après-François. De la même manière, en Europe de l’Est, en Pologne, en Ukraine, en Hongrie, cette affaire de bénédictions vient renforcer des mouvements de fond silencieux très stratégiques, où les regards sont déjà tournés vers la prochaine étape : le conclave et l’élection du prochain pape. Dans ce contexte, il n’est pas à exclure que le prochain conclave, et donc des cardinaux choisis par François, élisent un conservateur ou un ultraconservateur.
— Une nouvelle forme d’opposition silencieuse, donc ?
Oui, un certain nombre d’évêques, de prêtres et de théologiens ont cessé de dire les choses en public et de s’opposer frontalement à François. [L’Argentin punissant mesquinement les opposants trop bruyants… Voir Le cardinal Burke (en opposition aux dérives du Vatican) aurait été officiellement sommé de quitter son appartement en février] Aux États-Unis, certains évêques et cardinaux craignent que ce pontificat ne devienne une sorte de papauté fantôme dans le pays, au sens d’un pape que l’on aurait cessé d’écouter. La manière dont certaines des dernières mesures ont été prises n’a pas aidé. Si Fiducia Supplicans avait été publié à la fin du synode, elle aurait eu davantage de légitimité. La situation est donc très compliquée. Je n’ai jamais vu un document du Saint-Office être bombardé de la sorte. Et ces réactions pourraient changer la dynamique au Synode en donnant aux gens l’impression que quoi que disent les participants, tout sera décidé à la fin par le Vatican et le pape. Pour la synodalité, c’est un passage délicat. Mais pas seulement.
— C’est-à-dire ?
Depuis quelques années déjà, François s’appuie davantage sur ses contacts personnels pour s’informer et prendre ensuite des décisions, en contournant le système institutionnel, le collège des cardinaux, les services diplomatiques… Au moment où le Dicastère pour la doctrine de la foi publiait sa note, le Conseil de cardinaux (C9) tenait une réunion à Rome sur un autre thème. Et comment le Dicastère pour la liturgie a-t-il été impliqué, dans la mesure où cette note porte sur la nature des bénédictions ? Par ailleurs, dans sa nouvelle constitution de la Curie, le pape a placé l’évangélisation avant la doctrine de la foi, qui, ces jours-ci, est placée sous les feux des projecteurs. Quel est le sens de tout cela ? Chacun semble jouer sa propre partition de son côté et cette manière de faire isole le pape dans son gouvernement.
— Quelles pourraient être les conséquences du rejet par le continent africain de Fiducia Supplicans, après la consultation lancée aux conférences épiscopales par le cardinal Ambongo ?
Il est difficile de répondre à cela, car cette crise est plus profonde que l’opposition au pape François que l’on a connue au cours des premières années. Je ne m’inquiète pas tant en raison des quelques extrêmes qui crient à l’hérésie à chaque décision du pape — parce que ce sont toujours un peu les mêmes, les suspects habituels — que face à cette nouvelle lame de fond. Dans les années 1960 ou 1970, vous aviez une liste limitée de questions sensibles (la contraception et les femmes, questions qui préoccupaient essentiellement les Européens et les Nord-Américains).
Désormais émergent des questions qui n’affectent pas seulement une petite partie de la population catholique, mais le continent en croissance pour le catholicisme, qui est l’Afrique. C’est un problème systémique. Je ne parle pas seulement en termes de quantité, car l’Église catholique ne raisonne pas en termes de clientèle à développer. En revanche, cela touche à la capacité de l’Église catholique à se connecter avec son peuple. A fortiori le Sud, envers lequel François n’a cessé de manifester sa proximité depuis le début du pontificat.
— La synodalité pourrait-elle résoudre cette crise ?
Je pense que la synodalité reste encore une grande occasion. Le plus grand problème de l’Église est le suivant : comment rester unie en acceptant l’idée et la réalité qu’il existe différentes situations et différentes manières d’aborder les questions dans le monde ? Les Églises locales ont acquis un peu d’autorité et de liberté en matière de liturgie, mais pour le reste, du chemin reste à faire. Personnellement, je peine à imaginer que l’Église catholique ait la même politique sur la manière de traiter le rôle des femmes dans l’Église en tous points du monde. Certains pays vivent sur des planètes différentes au regard de ces questions.
Le pape doit maintenant faire face au problème de l’unité dans la foi, unité dont plus que jamais il doit être le signe visible face à cette diversité qui existait déjà, mais qui apparaît désormais en pleine lumière. Ainsi, l’impératif est double : reconnaître la spécificité des contextes et rester un signe visible d’unité. Sinon, les gens se tournent vers de faux prophètes, des politiques ou des figures médiatiques qui se présentent comme plus papistes que le pape.
— La question de l’autorité des Églises locales devrait-elle être selon vous davantage prise à bras-le-corps en octobre prochain ?
Ce serait souhaitable, mais sur ce point, François se heurte à une de ses peurs : que le synode devienne un parlement. Plus que de conversion des structures et des institutions, il a placé le style de la « conversation spirituelle » au cœur du premier synode. On touche ici à un des paradoxes du pontificat : un pape qui a cette grande intuition de la synodalité tout en ayant un gouvernement qui devient plus centralisé.
Voir aussi
Sondage — Une majorité d'électeurs américains soutient les lois protégeant les enfants des procédures transgenres
![]() | ||
| Comment lire : Hommes (48 %), c’est-à-dire 48 % de l’échantillon sondé était composé d’hommes. 70 % des hommes approuvent les lois interdisant les procédures transgenres aux enfants. |
Ce sondage, réalisé par CRC Research pour le 85 Fund, révèle que 67 % des électeurs sont favorables à des lois interdisant aux mineurs de prendre des hormones du sexe opposé et de subir des opérations chirurgicales de changement de sexe. Le sondage a été réalisé auprès de 1 600 électeurs inscrits dans tous les États-Unis entre le 3 et le 7 janvier, dont 30 % de républicains, 34 % d’indépendants et 35 % de démocrates.
Tous les groupes démographiques interrogés, qu’ils soient républicains (73 %), indépendants (71 %) ou démocrates (61 %), se sont déclarés favorables à l’adoption par les États de lois protégeant les enfants contre les interventions chirurgicales visant les enfants qui se disent transsexuels. Plus de 20 États ont adopté des lois protégeant les enfants des procédures transgenres, les tribunaux confirmant certaines de ces lois et en bloquant d’autres.
L’enquête a également révélé que les électeurs s’opposent massivement à la création de centres de santé indépendants dans les écoles qui encouragent les thérapies hormonales transsexuelles et d’autres procédures transgenres.
« Ce sondage confirme que l’idéologie du genre est une question qui rassemble tous les partis et qu’une grande majorité d’Américains soutient les droits parentaux et la restriction des interventions médicales irréversibles de transition pour les mineurs. Les Américains s’opposent également à ce que le gouvernement mette en place des dispensaires scolaires communautaires qui menaceront encore davantage les droits parentaux », a déclaré January Littlejohn, défenseur des droits parentaux au sein de Do No Harm, un groupe qui cherche à mettre fin à la politisation de la médecine, en réponse aux résultats du sondage.
Quatre-vingt-un pour cent des personnes interrogées se sont déclarées favorables à ce que les parents soient informés des discussions sur la dysphorie de genre et les sujets connexes, tandis que 10 % n’étaient pas d’accord avec ce sentiment.
Une autre question portait sur une affaire survenue dans le Michigan, dans laquelle des responsables scolaires auraient traité une fillette de 11 ans comme un garçon sans que les parents en aient été informés ou aient donné leur consentement. Soixante-quatre pour cent des personnes interrogées ont déclaré que les parents avaient raison de poursuivre le district pour cet incident, tandis que 24 % ont déclaré que les écoles devraient peut-être garder certaines informations sur les élèves confidentielles.
Une majorité de républicains (88 %), d’indépendants (76 %) et de démocrates (71 %) ont déclaré qu’ils faisaient davantage confiance aux parents qu’aux enseignants et aux responsables scolaires pour aborder les questions d’identité de genre et de sexualité.
« Ces chiffres démontrent de manière décisive que les électeurs soutiennent la participation des familles à la vie de leurs enfants, au-delà de toute idéologie politique. C’est pourquoi il est absolument ahurissant que les autorités éducatives semblent considérer qu’il est de leur devoir sacré de dépenser les ressources limitées des contribuables pour inciter les élèves à dissimuler des secrets à leurs proches, sapant ainsi la relation parent-enfant », a déclaré Nicole Neily, présidente de Parents Defending Education (PDE).
Le sondage contient également de mauvaises nouvelles pour le président Joe Biden, avec seulement 41 % d’opinions favorables et 56 % d’opinions défavorables. Près des deux tiers des personnes interrogées ont également déclaré que le pays allait dans la mauvaise direction, tandis que 32 % ont déclaré qu’il allait dans la bonne direction.













