mardi 23 février 2010

Les futurs enseignants peinent à réussir le nouvel examen de français

Le nouvel examen national de français donne du fil à retordre aux futurs enseignants. Dans certains programmes, à peine un quart des étudiants obtient la note de passage, ce qui cause bien des soucis aux facultés et aux départements d'éducation.

Depuis la rentrée 2010, tous les étudiants en faculté d'éducation doivent se plier au même examen, le Test de certification en français écrit pour l'enseignement (TECFEE, voir description), qui vise à rehausser la maîtrise de la langue française chez ces futurs maîtres. Les étudiants doivent réussir cet examen avant leur troisième stage qui a habituellement lieu pendant la troisième année de leur baccalauréat de quatre ans. Si l'étudiant échoue deux fois cet examen, il est suspendu du programme pour une durée d'un an. Après cette année, il peut tenter une dernière fois cet examen. Un nouvel et donc troisième échec entraîne son exclusion.

À l'Université de Montréal, le taux de réussite global était de 51 % en mai, lorsqu'un premier groupe d'étudiants s'est frotté à l'examen mais il a chuté à 44 % l'automne dernier. À l'Université Laval, le taux de réussite est de 60 % pour le baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire et de 70 % en enseignement secondaire.

À l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), les étudiants qui ont passé l'examen pour la première fois en septembre l'ont réussi à 50 % en adaptation scolaire, à 44 % en enseignement secondaire et à 25 % en enseignement préscolaire et primaire.

Être moins exigeant avec les enseignants qualifiés à l'étranger

Le doyen de l'Université de Montréal est préoccupé par le taux d'échec élevé parmi les étudiants qui ne sont pas francophone de naissance  : « Il va certainement falloir envisager quelque chose pour eux. Sinon, à quoi bon faire des mises à niveau d'enseignants qualifiés à l'étranger si on les exclut lorsqu'ils ne maîtrisent pas assez bien le français ? On pourrait leur laisser plus de temps [pour réussir]. Sinon, ça devient un mécanisme d'exclusion sociale. Socialement, on a un problème », a-t-il affirmé.








Source : Le Soleil, Presse canadienne.






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lundi 22 février 2010

Zut ! Malgré le cours ECR, les élèves reproduisent les stéréotypes non accommodants de leurs aînés

Article intéressant en faveur du programme ECR dans lequel il est question des recherches de Sébastien Legros sur le cours ÉCR. L'article indique que cet étudiant à la maîtrise cherchait à « comprendre comment l’articulation des volets éthique et culture religieuse au deuxième cycle du secondaire contribue à une gestion pluraliste de la diversité identitaire ».

En termes de compréhension scientifique et désincarnée, M. Legros ne peut s'empêcher de se désoler du fait que les élèves n’ont pas pris une « distance critique face aux opinions émises dans différents articles de journaux » mis à leur disposition. Selon l'auteur, ce serait par un manque d'information : les élèves ne comprenaient pas bien que les demandes étaient d'origine religieuse ou parce qu'ils auraient confondu islam et sikhisme. La simple connaissance aurait dû leur faire accepter ces accommodements ?

Devant cette déception de M. Legros, on comprend en filigrane un des objectifs du programme ECR : favoriser l'acceptation des accommodements raisonnables, instiller la philosophie multiculturaliste aux jeunes Québécois.

Comme le dit le texte de l'article, « Les jeunes devaient travailler en équipe sur le thème de la tolérance en préparant une présentation sur la question des accommodements raisonnables. » On comprend tout de suite que critiquer ces accommodements serait faire montre d'intolérance.

Le mémoire de maîtrise de M. Legros s'intitule Le pluralisme religieux à l’heure de la laïcité scolaire : une analyse du programme Éthique et culture religieuse à la lumière de la pensée de Raimon Panikkar.






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Zemmour et la destruction de l'histoire de France




Extrait du programme de seconde (notre secondaire IV) que les multiculturalistes français trouvent trop européocentrique, pas assez ouverts sur la « diversité ».

Cette liste est tirée du programme officiel :

I - Un exemple de citoyenneté dans l'Antiquité : le citoyen à Athènes au Ve siècle avant J.-C.
- Être citoyen à Athènes
- Une conception restrictive de la citoyenneté

II - Naissance et diffusion du christianisme
- Le contexte religieux et historique de la naissance du christianisme
- La diffusion du christianisme jusqu'à la fin du IVe siècle

III - La Méditerranée au XIIe siècle : carrefour de trois civilisations
- Les espaces de l'Occident chrétien, de l'Empire byzantin et du monde musulman
- Différents contacts entre ces trois civilisations : guerres, échanges commerciaux, influences culturelles

IV - Humanisme et Renaissance
- Une nouvelle vision de l'homme et du monde
- La Renaissance artistique

V - La Révolution et les expériences politiques en France jusqu'en 1851
- Ruptures avec l'Ancien Régime
- Mise en œuvre des principes révolutionnaires
- Héritages conservés, héritages remis en cause

VI - L'Europe en mutation dans la première moitié du XIXe siècle
- Les transformations économiques et sociales
- Les aspirations libérales et nationales jusqu'aux révolutions de 1848
- Un tableau de l'Europe au milieu du XIXe siècle



Nous reproduisons ci-dessous de nombreuses pages d'un manuel d'histoire de seconde, cliquez sur les vignettes pour accéder à des versions plus grandes des images.

 
Sommaire La Bible et la Torah
 
La vie de Jésus Épisodes de la vie de Jésus
  
Le message de Jésus Bon Samaritain 
 
Saint Paul Calendrier & CredoRévision Byzance-Islam-Occident
 
Le Coran Civilisation musulmane


Au Québec, aucune trace de l'histoire de France (ou des Européens d'ailleurs) avant la Nouvelle-France, mais de longs développements sur la présence autochtone y compris les Incas (Pérou), les Aztèques (Mexique), les Maoris (Nouvelle-Zélande) ou les Haïdas (Colombie-Britannique).



Lire aussi
L'historien Ch.-Ph. Courtois critique sévèrement le nouveau programme d’histoire québécois au secondaire






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Révolution tranquille : Entre imaginaire et réalité

Texte de la conférence prononcée le 18 février par Jean-Luc Migué à l’occasion de sa nomination à titre de professeur émérite à l’École nationale d’administration publique (ENAP).

Les paroles de notre directeur général à mon égard signifient à mes yeux que mon enseignement cherchait à susciter chez l’étudiant l’esprit critique vis-à-vis des idées reçues toujours répandues dans toutes les sociétés. C’est le plus bel hommage qu’on puisse me rendre, puisqu’à mes yeux c’est ça le sens de la carrière universitaire. Mon enseignement n’a pas toujours reproduit la vision, je dirais traditionnelle et professionnelle, que transmet une école d’administration publique sur la place de l’État dans la société. Qu’en dépit de ce contraste, on m’accorde le titre d’émérite est tout à l’honneur de notre institution. J’en tire une grande satisfaction et je l’en remercie sincèrement. Je remercie aussi les deux maîtres d’œuvre du début de l’Énap, soit Roland Parenteau et André Gélinas qui ont, sagement ou pas, pris l’initiative de me recruter en 1970. Mes remerciements s’adressent aussi à mes collègues qui ont pris et poursuivi l’initiative qui nous réunit aujourd’hui.

Je vous remercie en même temps, Monsieur le Directeur général, de m’offrir l’occasion de rester fidèle à moi-même, et de contester l’interprétation courante sur le sens de la révolution tranquille au Québec. L’idée originale que je vous propose est énoncée dans un texte plus élaboré que j’ai rédigé avec Gérard Bélanger dans un recueil récemment publié à l’Énap sous la direction de notre collègue Robert Bernier.

Québec, province de faible croissance

La plupart des économistes canadiens concluent, à la lumière des données observables, que le Québec décline depuis les années 1960. Au Québec, au contraire, la révolution tranquille est associée à rien de moins qu’à la naissance de la culture québécoise. Comme le Canada français n’existe plus, ayant été évacué par la nation québécoise, rien de ce que la tradition canadienne et surtout la tradition religieuse nous ont légué n’est digne de mention. La survie de la culture française largement associée à un fort taux de natalité est pourtant un objet d’orgueil, de même que le niveau de scolarisation généralisée atteint en 1960, sans omettre l’esprit du « coureur des bois » et le régime de soins de santé qui rivalisait facilement avec ceux de nos voisins et à une fraction infime du coût actuel. Au strict plan économique, vous serez sans doute surpris d’apprendre que l’après-guerre, qualifiée de grande noirceur par la pensée conventionnelle est la seule période de l’histoire du Canada où le revenu nominal par habitant du Québec a gagné sur le reste du pays.

Mais à partir de 1960 s’est implanté un consensus naïf sur le rôle de la révolution tranquille dans l’évolution de l’économie québécoise. Selon cette « idée reçue », non seulement le Québec n’a pas perdu de terrain depuis le grand soir que fut la révolution tranquille, il a amélioré sa position en matière de niveau de vie vis-à-vis du reste du Canada. Je n’avais pas l’intention de l’avouer publiquement, mais mon objectivité m’oblige à reconnaître que j’ai adhéré moi-même à ce mythe, dans la naïveté de ma jeunesse, il y très longtemps.

Or que nous enseignent les faits historiques ? Une réalité incontestable, soit le recul marqué du Québec par rapport au reste du Canada depuis précisément la révolution tranquille. Si on mesure l’écart grandissant entre le Québec et le reste du Canada depuis un demi-siècle en matière de croissance économique globale, de population, d’investissement et d’emploi, le recul relatif du Québec est incontestable. De 1951 à 1966, la population québécoise s’était maintenue à environ 29 % de la population canadienne.

Mais voici que depuis 1966, elle est passée de 29 % donc à 23,2 %.
Le taux de natalité s’est effondré. Ce n’est pas tout à fait la désertification, mais le tableau est sombre. Seulement depuis le début des années 1980, la part du Québec dans le PIB national est tombée de 24 % à 20 % en 2008 (j’arrondis les chiffres). De 1981 à 1997, l’emploi a gagné 28 % dans le reste du Canada, seulement 19 % au Québec. Les compagnies sous contrôle étranger comptent pour moins de 17 % des sociétés privées chez nous, contre 28 % dans le reste du Canada. À peine plus de 12 % des immigrants choisissent le Québec comme destination finale. Le nombre d’employés des sièges sociaux à Montréal, à peu près égal à celui de Toronto en 1960, est tombé à la moitié du niveau torontois aujourd’hui.

Mais de revenu moyen comparable

Le paradoxe est que, malgré cette évolution déprimante, le revenu réel par habitant s’inscrit chez nous au niveau du reste du Canada. Pourquoi ce contraste entre la croissance globale de l’économie québécoise et la hausse du niveau de vie ? Pour une raison simple : Lorsque le revenu relatif par habitant baisse dans une province, les gens quittent cette région et les immigrants y affluent en moins grand nombre. Près d’un million de Québécois ont quitté la province depuis le début de la révolution tranquille. Et ce processus de migration se poursuit jusqu'à ce que le revenu réel par habitant converge dans toutes les régions.

Cette conclusion s'avère valide dans toutes les économies nationales intégrées étudiées, dont les États-Unis, l'Angleterre, la France et le Canada. Ainsi, bien que le PIB nominal par habitant au Québec soit inférieur d'environ 15 % à celui de l'Ontario, le coût de la vie s'inscrit en 2006 à Montréal à 14,6 % en dessous de celui de Toronto. Les Montréalais gagnent moins, mais ça leur coûte moins cher de se loger et dans les mêmes proportions. C’est donc malgré la révolution tranquille que le niveau de vie des Québécois s’est aligné sur celui du Canada, non pas en conséquence de ce mouvement.

Peut-on renverser la tendance du dernier demi-siècle ? L’évolution récente n’est guère encourageante. Aux yeux de l’économiste, les obstacles à la liberté de commercer découlant de la lourdeur du fisc et des régulations s’avèrent toujours fatales à la prospérité, à la croissance économique. Le Québec s’inscrit déjà au dernier rang des 10 provinces et des 50 États américains en matière de fiscalité et de régulations . En 2008, le gouvernement québécois dépensait 28 % du PIB provincial, l’Ontario, environ 20 % et l’ensemble des provinces, 18 %. À près de 40 % du PIB, le fardeau fiscal québécois se hissait au plus haut niveau, non seulement du Canada, mais de tous les pays de l’OCDE en 2006. Le Québec reste aujourd’hui handicapé par la lourdeur d’une dette parmi les plus élevées au Canada (69 % de son PIB, 14 000 $ par tête, soit 5 000 $ de plus que la moyenne des provinces); sa population vieillit et augmente à peine par suite de l’émigration vers les provinces plus prospères; dans quelques années, la baisse du nombre de travailleurs lui interdira d’assumer le poids des programmes sociaux; sa productivité est faible.

Même au-delà des libertés strictement économiques, nos libertés ont souffert depuis les années 1960…à l’exception des libertés sexuelles. Pour ne mentionner que quelques illustrations marquantes : la fiscalité nous écrase; caractéristique unique dans le monde libre, l’accès aux soins de santé à nos frais et adaptés à nos besoins est devenue illégale; le droit de produire du lait ou des billets de loterie est circonscrit et le droit de travailler sans appartenir à un monopole syndicale est refusé à près de 40 % de la population. Dans une société héritière de la tradition britannique et française, le fait d’exprimer une opinion sur des sujets controversés comme l’homosexualité, l’avortement ou les cultures ethniques qui nous entourent nous rend passibles de poursuites judiciaires. Ceux qui doutent des dangers de l’évolution récente reliront en frissonnant le programme pédagogique obligatoire imposé par le ministère de l’éducation en 2008, intitulé Éthique et culture religieuse. Dans la nouvelle religion d’État proposée, et par souci de relativisme culturel et de rectitude politique, les superstitions, la sorcellerie et les religions personnelles y sont proposées à notre admiration au même titre que les religions authentiques, la langue ou les valeurs collectives.


La Grande Noirceur et les fruits de la Révolution tranquille dans un cahier d'activité ECR

Page 56 — cahier-manuel d'éthique et de culture religieuse Entretiens II pour la 1re  secondaire des éditions La Pensée (autres pages ici)


Il se trouve qu’au Québec les francophones s’avèrent moins mobiles. Ils seraient prêts à sacrifier un part de revenu pour bénéficier d’un environnement francophone. Le paradoxe est que, grâce à la mobilité des autres résidents, ils n’ont même pas à faire ce sacrifice, puisque leur revenu réel converge vers le niveau national. Grâce à la mobilité de ses voisins, le Québécois moyen non mobile ne se rend pas compte du piètre état de notre économie, parce son revenu personnel réel n’en est pas affecté. En conséquence, sa résistance aux politiques qui ont entraîné notre recul ne s’exprime pas. C’est ainsi qu’est né chez nous le protectionnisme culturel qui incarne le vrai sens de la révolution tranquille. Le nationalisme peut devenir une idéologie rentable dans une économie intégrée.

Conséquences ultimes

La piètre croissance du Québec est la recette infaillible pour garantir l’émigration de sa population, l’étiolement progressif du français et sa marginalisation ultime. Si le français est menacé, c’est parce que le milieu où s’exprime cette langue languit depuis les années 60 et qu’il offre moins d’opportunités aux Québécois. Peut-on vraiment espérer que le français progresse dans une économie où, faute de dynamisme, la population stagne, où le marché de l’emploi est anémique et où la croissance s’inscrit en-dessous des territoires qui nous entourent ? Toute tentative de balkaniser une société de petite taille au nom de l’identité culturelle ou du multiculturalisme est une menace à la culture qu’on prétend assister. Le fétiche souverainiste est l’expression ultime de cette vision protectionniste de la culture. Le salut et le rayonnement du français chez nous ne passent ni par l’État québécois, ni par l’État canadien. C’est vous et moi qui ferons l’essor de la culture, non pas la panacée étatiste.






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5 % des cégépiens suivent un cours sur l’histoire du Québec

Depuis 15 ans, les cours portant que le Québec en général et son histoire ont connu un net déclin au niveau collégial, autant dans la formation générale que dans les programmes de sciences humaines.

Dans le cadre de sa tournée québécoise, la Coalition pour l’histoire était dans la région de Lanaudière pour dénoncer, de concert avec la Société nationale des Québécoises et Québécois de Lanaudière (SNQL), la quasi absence de cours sur l’histoire du Québec ou la société québécoise dans les cégeps du Québec.

Pour le président de la SNQL, Yvon Blanchet, « nous risquons de donner raison à Lord Durham en devenant un peuple sans histoire si le ministère de l’Éducation ne procède pas à une réforme majeure ».

De son côté, Gilles Laporte, membre fondateur de la Coalition et directeur de l’Association des professeurs d’histoire des collèges du Québec « indique que depuis 15 ans, les cours portant que le Québec en général et son histoire ont connu un net déclin au niveau collégial, autant dans la formation générale que dans les programmes de sciences humaines. Cette situation est inacceptable. »

La Coalition dénonce cette mise au placard de l’histoire du Québec et propose des mesures susceptibles de hausser le niveau moyen des cours d’histoire dans tous les ordres d’enseignements et invite la population à l’appuyer au www.coalitionhistoire.org.

Après Montréal, Trois-Rivières et Joliette, la Coalition a poursuivi son offensive à Rimouski le 16 février dernier.






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Mme Marois sur le cours ECR : « Nous reconnaissons la pertinence d'un tel cours »

Sur Facebook, Mme Marois répond à une question sur la position de son parti quant au programme ECR :

Pauline Marois - Première ministre du Québec

« Le Parti Québécois n'a pas pris position contre le cours d'éthique et culture religieuse. Nous reconnaissons la pertinence d'un tel cours. Il a demandé une commission parlementaire afin de s'assurer que les principes qu'il enseigne soit conforme aux attentes de la population et à la nécessité d'affirmer l'identité québécois [sic] dans un contexte de diversité. Des éléments nous font craindre que cet objectif n'est pas atteint. Nous voulons donc faire la lumière là-dessus. »
N'hésitez pas à répondre poliment à Mme Marois ici http://www.facebook.com/paulinemarois/posts/278506766309 ou ici http://www.facebook.com/paulinemarois






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Web social : trois huit groupes Facebook contre le cours ECR

Original 27 octobre 2009, mis à jour ce 22 février 2010.

Trois Huit groupes Facebook contre le programme ECR existent :
1. FLECR(Front de Libération d'Éthique et Culture Religieuse) par de jeunes étudiants (162 413 membres)
2. Contre le cours d'éthique et de culture religieuse (101 185  membres)
3. Anti-Éthique et Culture Religieuse (260 550 membres)
4. L'éthique et culture religieuse c'est plate (189 membres)
5. Pétition pour se débarrasser de l'éthique et culture religieuse de nos écoles ! (691 membres)
6. Ceux qui trouvent que les cours d'éthique c'est de la c*** de m***e !!! [c'est le nom] (116 membres)
7. Pour le libre choix parental dans l'éducation morale/religieuse des enfants (14 membres)
8. Nos...droits...sont...sacrés — Our... rights...are...sacred (145 membres)






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dimanche 21 février 2010

Éducation « anti-homophobe » en Ontario  : les parents n'auraient-ils plus de droits ?

La conseil scolaire du district de Hamilton-Wentworth (CSDHW) en Ontario est assez fier de sa nouvelle politique anti-discriminatoire qui comprend un volet au sujet de l'« orientation sexuelle ».

En août 2009, le nouveau directeur pédagogique du CSDHW, John Malloy, déclarait qu'« il ne s'agissait pas d'enseigner quelque chose qui irait à l'encontre de ce que les gens croient. »

Toutefois, les élèves dans le district d'Hamilton (Ontario) ne pourront s'absenter des classes où, selon certains parents, on fera la promotion de l'homosexualité comme d'un mode de vie acceptable. C'est ce que révèle le Hamilton Mountain News. Un document que s'est procuré un journaliste local indique aux professeurs comment répondre aux parents qui s'opposeraient à ce programme.

À la fin janvier, le CSDHW a tenu une séance de formation pour les enseignants où l'on a distribué une feuille qui indiquait « les réponses brèves » à fournir aux parents qui s'opposeraient au programme anti-homophobe du conseil scolaire. Le document a été produit par des organismes partisans : le Groupe d'action LBGTQ de la Fédération des enseignants de la Colombie-britannique et Gay and Lesbian educators of BC.

Le journaliste du Hamilton Mountain News, Mark Cripps, a publié cette feuille sur le site de son journal. Cripps remarque que cette feuille « indique en gros que les parents n'ont aucun droit quand il s'agit d'éduquer leurs enfants au CSDHW ».

En outre, note Cripps, « Le conseil précise qu'aucun enfant ne pourrait s'absenter de la classe quand on y discutera de sujets reliés à l'homosexualité. »

Ce conseil a mis en place cette politique « antidiscriminatoire » comme l'exige la nouvelle Stratégie ontarienne d'équité et d'éducation inclusive lancée l'année passée. Cette stratégie impose notamment à tous les conseils scolaires, qu'ils soient publics ou catholiques, de mettre sur pied un programme pour lutter contre « l'homophobie ».

Si des parents venaient à dire que ce programme « s'opposent à nos droits en tant que parents d'enseigner nos propres valeurs familiales », le conseil recommande aux enseignants de répondre :

— « En tant qu'enseignants nous n'approuvons pas le fait que des enfants soient enlevés de nos classes quand nous parlons des peuples autochtones, des gens de couleurs, des personnes invalides ou encore des gays et des lesbiennes. »

— « Vous pouvez enseigner à votre enfant vos propres valeurs à la maison. Les écoles publiques enseignent à tous le respect de la diversité et la valorisation de tous. »

— « Il ne s'agit pas ici de droits parentaux. Les enfants ont le droit à une éducation inclusive dénuée de toute discrimination. »

Comme le signale Jim Enos, président du Hamilton-Wentworth Family Action Council (HWFAC), « le conseil dit en substance aux parents que les écoles ont préséance sur les parents en matière d'éducation. » « C'est faux, insiste-t-il, nous sommes les premiers éducateurs de nos enfants. [Les écoles] ne sont qu'une extension des parents, et non l'inverse. »

Si les parents s'opposent aux programmes qui valorisent l'homosexualité en disant qu'il s'agit de « recrutement ou d'éducation sexuelle », le conseil scolaire recommande aux enseignants de répondre que les élèves au secondaire ont besoin de « renseignements précis au sujet des différents types de relation et pratiques sexuelles sans risque. »

Si les parents insistent que leurs enfants sont trop jeunes pour étudier ce sujet, l'enseignant doit répondre que le travail d'un professeur consiste à « fournir de manière rigoureuse, l'information la plus à jour à chaque enfant, y compris les vôtres ».

Selon Jim Enos, forcer des enfants à participer à des cours d'« anti-homophobie » est « de l'endoctrinement ». Le conseil scolaire a beau prétendre qu'il fournit de « information exacte :», selon Jim Enos, il s'agit « d'endoctrinement, car il ne fournit que des renseignements positifs et ne présentent pas le revers de la médaille au sujet [de l'homosexualité]. »

Le journaliste Mark Cripps précise que, bien qu'il ne pense pas que l'homosexualité soit un pêché, il se voit troublé par un conseil qui ignore les parents qui sont de cette opinion. « Le conseil croit-il que les convictions religieuses n'ont aucune importance dans ses écoles ? » se demande le journaliste. « Le conseil prétend-il vraiment que les parents n'ont pas de droits quant à l'éducation de leurs enfants ? »

« Que les dogmes de certaines religions soient corrects ou non, il ne me semble pas qu'aller à leur encontre soit très inclusif » de conclure Mark Cripps.


Mise à jour dimanche 21 février 2010

Entretemps, l'association Parents for Democracy in Education a publié un document de 12 pages qui répond point par point aux réponses rapides préparées pour les professeurs.









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samedi 20 février 2010

Les garderies à 50 $ (coût réel), nouvelle promesse du PQ

D’après le Parti québécois, tous les parents du Québec devraient disposer d'une place en garderie subventionnée pour leurs enfants. Une augmentation des dépenses de l’État de 1,5 milliard selon le ministère de la Famille et de l’Enfance.

Mario Dumont en discute avec Martyne Huot, directrice générale de Familles d'aujourd'hui.



Construction de CPE : 1 projet sur 6 est en dépassement de coûts. Mario Dumont et Gilles Proulx en discutent.



Syndicalisation d'un CPE



Voir aussi

Les garderies ruineuses et non universelles (elles avantagent les femmes qui retournent travailler, pas les autres) du Québec augmentent-elles la natalité, font-elles des enfants mieux préparés ?

Une étude de Cambridge conclut que les enfants de cinq ans sont trop jeunes pour commencer l’école.






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Calendrier scolaire : deux poids, deux mesures

Lettre ouverte du philosophe, juriste et théologien Guy Durand sur les changements au calendrier scolaire. Elle a été publiée ce samedi dans la Voix de l'Est.
(Dunham) L'accueil de l'autre ne doit pas faire table rase de l'histoire, de la sociologie et de la culture du Québec.

La ministre de l'Éducation, Michèle Courchesne, vient d'annoncer un changement au calendrier scolaire à l'effet de compter en heures et non plus en jours les exigences de l'enseignement aux élèves. Sous des airs anodins, le décret abolit la liste des congés scolaires établie par le Régime pédagogique de la Loi sur l'instruction publique (article 19). Dorénavant, les écoles pourront donc offrir des cours les samedis et les dimanches, le 1e juillet, le premier lundi de septembre, le deuxième lundi d'octobre, les 24, 25, 26 et 31 décembre, 1e et 2 janvier, le Vendredi Saint et le lundi de Pâques, le lundi qui précède le 25 mai, ainsi que le 24 juin.

Les journaux nous apprennent qu'un des motifs du jugement sinon le principal ou le seul réel est d'accommoder des écoles privées juives qui ne prennent pas le temps de respecter le programme obligatoire en français, histoire et mathématique, etc., durant les jours de la semaine parce qu'ils donnent beaucoup d'heures de religion.

Ce changement a été dénoncé par plusieurs organismes, dont la Fédération des commissions scolaires et des syndicats d'enseignants. Il est effectivement totalement inacceptable pour plusieurs raisons. Sans craindre que ce régime s'étende à plusieurs écoles publiques, perturbant ainsi l'organisation du temps des parents, des enseignants, des transporteurs scolaires (voir les objections de la Fédération des commissions scolaires), on peut prévoir que d'autres écoles privées en profiteront, comme les écoles musulmanes pour fixer le vendredi comme congé. Mais les objections principales sont d'un autre ordre.

Premièrement, la liste de congés traditionnels, comprenant quelques fêtes chrétiennes et plusieurs fêtes civiles (art. 19), relève de l'histoire et des us et coutumes du Québec. Ces congés rythment la vie au Québec, font partie de notre manière de « vivre ensemble », de nos « valeurs communes », si on peut dire, voire de notre identité. On est en droit d'attendre que tous les Québécois, immigrants ou natifs, religieux ou athées, respectent cette modulation de la vie citoyenne. L'accueil de l'autre ne doit pas faire table rase de l'histoire, de la sociologie et de la culture du Québec.

D'autant plus, et c'est la deuxième raison majeure, qu'on aurait pu accommoder les huit écoles juives autrement, par voie de dérogation. Encore que la vraie manière de favoriser l'intégration est d'exiger que ces écoles suivent le programme obligatoire durant les jours de la semaine et fassent l'enseignement de leur religion le dimanche. Le ministère de l'Éducation a refusé au collège Loyola, école privée catholique de Montréal, de construire un programme d'éthique et culture religieuse, qui respectait les mêmes objectifs que le programme officiel mais serait structuré autrement pour mieux répondre à sa spécificité. Deux poids, deux mesures ? La question se pose.

Il importe donc que ceux qui sont en désaccord avec la ministre de l'Éducation le lui fassent savoir. C'est particulièrement le devoir des comités d'école et des commissions scolaires, qui ont plus de poids. Le temps presse : le décret s'applique 45 jours après sa publication. Après ce délai, la contestation est moins efficace.






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