jeudi 21 janvier 2010

Cour d'appel de Montréal, le 25 janvier

Avis aux intéressés : lundi 25 janvier à 9 h 30, à la Cour d’appel de Montréal, plusieurs requêtes dans le dossier de l'affaire Drummondville contre l'imposition du cours d’éthique et culture religieuse (ECR), seront débattues devant un banc de trois juges.

Même s'il ne s'agit pas de l’appel sur le fond, ceci est important et il serait bon que les personnes intéressées se rendent sur place : les motifs d'appel de la partie opposée à l'imposition universelle du cours d'ECR seront rendus publics pour la première fois.

Les PARENTS présenteront :
-une requête pour permission d'en appeler.

LE PROCUREUR-GÉNÉRAL présente :
-une requête en rejet d'appel.

LA COMMISSION SCOLAIRE présente :
-une requête en rejet d'appel


Le Tribunal siège au 100, rue Notre-Dame Est à Montréal, en la salle Pierre-Basile-Mignault. Stationnement en face de la Maison du Barreau au 445, boulevard Saint-Laurent Montréal, H2Y 3T8.

Ouvert au public.


Les visiteurs sont fouillés à l'entrée du Palais de justice.








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mardi 19 janvier 2010

L'école québécoise selon Joseph Facal

Richard Martineau consacre un billet au dernier livre de Joseph Facal.
Joseph Facal, dont je regrette le retrait — momentané, j’espère — de la politique active, vient de sortit un important ouvrage sur le Québec.

Quelque chose comme un grand peuple, publié chez Boréal, jette un regard lucide et sans compromis sur les forces et les faiblesses du Québec.

Tout y passe : l’école, la famille, l’immigration, le système de santé, la confusion identitaire, les accommodements…

La culture du quotidien

Faire le tour d’un tel livre en une entrée est impossible. Je vais donc me concentrer sur un thème qui me touche particulièrement à cœur et dont j’ai souvent traité dans ma chronique : l’école.

La mission première de l’école, dit Facal, est d’instruire, c’est-à-dire d’arracher l’enfant à son petit monde pour « l’élever au-dessus du quotidien », « le faire accéder à une culture qui n’est pas sa culture coutumière », lui faire découvrir les auteurs classiques, l’histoire — bref, montrer à l’élève « en quoi le présent est issu de la trajectoire d’une civilisation ».

Or, qu’affirme le ministère de l’Éducation dans son magnifique Programme de formation de l’école québécoise ? Que « l’école doit d’abord considérer la culture immédiate ». Pour Facal, c’est une dérive majeure.

« On comprend ce que cela signifie, écrit-il : tout doit désormais partir du vécu du jeune, de sa réalité, de ses goûts télévisuels, musicaux, de ses amis, etc. »

Le petit catéchisme

Autre faiblesse importante de notre système d’éducation, selon Joseph Facal : on n’utilise pas l’école pour instruire les jeunes, mais pour faire d’eux « des bons petits enfants ouverts, inclusifs, tolérants et pluralistes… »

Comme il dit : « (Nos enfants) ne comprendront jamais bien la différence entre la guerre de Sécession et la guerre de Sept Ans, mais l’essentiel est qu’ils ne se chamaillent pas dans la cour avec Kevin-Alexis, qu’ils ne manquent jamais de respect à Sarah-Andréanne et qu’ils trouvent full cool le kirpan du petit Guptar. »

Comprenez bien : Facal n’est pas contre l’ouverture et le respect ! Qui pourrait être contre cela ?

Mais, comme la sociologue Joëlle Quérin (qui a publié une étude affirmant que le cours d’éthique et de culture religieuse est un outil de propagande destiné à vendre les vertus du multiculturalisme à la Trudeau), il souhaite que les jeunes québécois accèdent « à l’universalité véritable, celle de l’humanisme et de la raison, et non à cet universalisme de pacotille qu’est le citoyen-du-monde dans le version qu’en propose le catéchisme contemporain de la rectitude politique : gentil et généreux, mais inculte, apatride, enchaîné au quotidien et historiquement autiste. »

Bref, il est contre l’école gnan-gnan !

Encore un effort !

« Je ne vois pas de chantier plus urgent, plus important, plus impérieux pour l’avenir de notre peuple que le redressement de l’école publique québécoise », écrit Joseph Facal.

Mais pour remettre notre école sur les rails, affirme le chroniqueur, il faudra cesser d’ériger la médiocrité en système, retirer l’école des mains des apprentis-sorciers qui accouchent de réformes bidon et, surtout, cesser de tolérer l’ignorance et de protéger nos pôvres petits bout de choux des affres de l’échec.

« Le progrès authentique de l’esprit est dans la capacité intellectuelle de voir loin parce qu’on aura réussi à se hisser sur les épaules de nos plus grands esprits », dit Facal.

Et non seulement sur celles de Bono.




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lundi 18 janvier 2010

Charles Taylor : les députés, des gens aux « idées extrêmement bornées dans la plupart des cas »

Gérard Bouchard et Charles Taylor s'expriment sur la laïcité et les conséquences de leur rapport qui semble ne pas avoir eu d'effets. C'est « un camouflet » dit Gérard Bouchard en souriant.

Selon Charles Taylor, une charte de la laïcité est inutile. Il s'interroge aussi sur qui pourrait être l'auteur de cette charte, il espère que ce ne seront pas les députés québécois : « Ce sont des gens qui ont des idées extrêmement bornées dans la plupart des cas », voir à 8:51 de la vidéo ci-dessous.







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La Russie veut lutter contre l'avortement pour faire repartir la natalité

La ministre russe de la Santé, Tatiana Golikova, a estimé lundi qu'une politique de lutte contre les avortements était nécessaire pour favoriser la natalité en Russie, qui, malgré des progrès, est aux prises depuis 15 ans avec une crise démographique.

« Le thème de la réduction du nombre des avortements permettra de régler le problème de la natalité, non pas à hauteur de 100 %, mais de 20 à 30 % », a-t-elle estimé, citée par les agences russes.

« Le nombre d'avortements et de naissances sont pratiquement comparables », a-t-elle regretté, notant qu'en 2008 1,714 million de naissances avaient été enregistrées pour 1,234 million d'avortements.

À la suite à la disparition de l'URSS, la Russie a connu une grave crise économique, marquée par une chute drastique du niveau et des conditions de vie, qui ont engendré une baisse de l'espérance de vie et de la natalité associée à une envolée de la mortalité.

La population a reculé de quelque 5,8 millions d'habitants depuis 1993 et compte aujourd'hui 142 millions d'habitants. Le gouvernement cherche depuis des années à enrayer ce déclin par des mesures encourageant la natalité.

Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, avait annoncé en décembre que grâce à une hausse de la natalité, une baisse de la mortalité et à l'immigration de Russes des ex-républiques soviétiques, la population russe avait très légèrement augmenté en 2009 pour la première fois en 15 ans.

Mme Golikova avait précisé auparavant qu'au terme de l'année 2008 la natalité en Russie avait augmenté de 18 %, pour porter le nombre de nouveau-nés à 1 717 000. « Selon les estimations préliminaires, le taux de fécondité 2008 pourrait se chiffrer en Russie à 1,5 enfant par femme en âge de procréer, autrement dit, se rapprocher du niveau européen [et québécois] moyen », précise le communiqué du Rosstat. Rappelons que le taux de fécondité synthétique s'était effondré jusqu'à 1,19 enfant par femme en l'an 2000.








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vendredi 15 janvier 2010

Avec la réforme, le gouvernement ne s’encombre plus des examens du ministère…

Billet extrait du carnet d'Éric Lanthier

Édifice Marie-Guyart à QuébecLa réforme est loin d’être en forme

Le gouvernement sait que la Réforme scolaire n’est pas très concluante. Effectivement, les examens du ministère de juin, pour les épreuves du quatrième secondaire sont, pour quelques années, gérées par les écoles [référence]. Pourquoi ? Parce que le Ministère de l’éducation, du loisir et du sport (MELS) sait que les résultats risquent d’être désastreux. Ainsi, l’école peut gérer le résultat de ces examens à sa guise.

Supercherie du ministère ou cachoterie ?

Le gouvernement sait que la Réforme ne ferait qu’augmenter le nombre d’échecs, donc de décrocheurs. Pour réduire ou stabiliser ce nombre, le MELS ne veut pas s’occuper des examens du ministère en mathématiques, en sciences et technologie ainsi qu’en histoire à la quatrième année du secondaire [2009, 2010, voir aussi]. Cela veut dire que chaque école peut attribuer le pourcentage qu’il veut pour l’examen. Si l’examen est un échec, il va compter pour 5 % de l’année scolaire ; si tous les élèves le réussissent haut la main, il comptera pour 90 % de l’année.

Une génération de cobayes

Le gouvernement lui-même n’est tellement pas certain des effets de la réforme qu’il se donne du temps pour corriger le tir sur le dos des « s’apprenants » [note du carnet : en jargon melsien, les élèves]. Oui, vous avez bien lu : des s’apprenants. On parlait autrefois des élèves, ensuite des apprenants, maintenant on parle des s’apprenants. Un « s’apprenant » est un jeune qui apprend à découvrir par lui-même ce qu’il doit apprendre. Le fonctionnaire en classe est là pour s’assurer que le « s’apprenant » ne perd pas son temps. Le fonctionnaire ne peut plus enseigner, diriger l’élève, il doit le stimuler à découvrir par lui-même les résultats. Si ce procédé était si bon, pourquoi le ministère ne compte plus lui-même les résultats des examens qu’il soumet aux élèves ? Plusieurs hypothèses ont été soulevées :
  1. la réforme favorise les maisons d’Éditions qui vendent des nouveaux livres et cahiers d’exercices [Note du carnet : et certains auteurs se font dire par leur éditeur habituel qu'il ne publiera pas leur livre contre le programme, car ce même éditeur publie toute une collection de manuels ECR] ;

  2. les fonctionnaires veulent contrôler le système et éliminer les parents du décor en le rendant très complexe ;

  3. le MELS ne sait pas où il s’en va, il improvise ;

  4. le gouvernement occupe le syndicat sur autre chose que la convention collective ;

  5. toutes ces réponses sont bonnes.

Pendant ce temps-là, ce sont nos enfants qui subissent les essais du MELS aux dépends des contribuables. Avons-nous besoin de cela ? Selon le gouvernement, oui ! Quand on pense que la Suisse avait testé les éléments de la réforme et sont revenus aux bulletins chiffrés avant nous [référence], il y a de quoi se poser des questions sur le sentiment d’urgence de nos décideurs.

Éric Lanthier, M. Éd.
Ex-membre du Conseil supérieur de l’éducation




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jeudi 14 janvier 2010

Eh hop ! Plus rien de sacré !

Le nouveau NIC est paru (16 numéros pour 24 $ en version électronique).
« Pour enfermer les catholiques au musée, il faut empêcher l’expérience religieuse intérieure d’avoir lieu. Pour ce faire, il faut prétendre à son dépassement. C’est ce que
le cours ÉCR tente de faire : dépasser les cultes en vue d’arriver à un « vivre ensemble » mondial. Le manuel Autour de nous, pour les élèves de troisième année du primaire, dépasse le culte et en extrait le sacré.

Dans ce livre, la messe n’est plus une messe, le prêtre n’est plus un prêtre, l’hostie n’est plus hostie. Le texte veut relever les différences entre les célébrations orthodoxes, catholiques et protestantes, et cela en un seul paragraphe (!). Après lecture, on se gratte la tête, car de différences, il n’y en a pas!

L’acte central de la messe est banalisé, faisant passer le catholique pour un véritable pantin qui s’agenouille ou s’assoit sans raison : « Les catholiques s’assoient ou s’agenouillent devant l’autel pendant qu’on lit des textes de la Bible. Le prêtre commente ces textes. En faisant les mêmes gestes que Jésus à son dernier repas, le prêtre permet aux catholiques de se rappeler la mort et de (sic) la résurrection de Jésus. Ensuite, ils communient, c’est-à-dire reçoivent l’hostie, pain béni par le prêtre ».

Tout de suite après, on peut lire : « Chez les protestants, le pasteur lit des passages de la Bible, puis fait une prédication pour en expliquer le sens. Les protestants ne font pas la communion tous les dimanches ». Bon. Évidemment, pourquoi s’agenouiller devant « l’hostie, pain béni par le prêtre » ? Il n’y a plus de consécration, mais uniquement une bénédiction — chose que tout un chacun peut faire chez soi au bout d’une table.

Le prêtre n’agit pas in persona Christi. Il ne représente pas Jésus-Christ. Il ne fait que « commenter » et refaire « les mêmes gestes ».

[...]

Si, en troisième année du primaire on désacralise la messe, en cinquième, on est plus direct : la divinité de Jésus est éliminée. Ainsi, a-t-on pu lire que Jésus faisait partie des « Fondateurs de religions » au même titre que Mahomet. Je l’ai cherché dans le groupe des «dieux», mais non, il n’y était pas. Ce qui donna lieu à une conversation surréaliste :

— Où est Jésus ? Il devrait être dans « les dieux », non ?

— Non, notre professeure l’a mis dans les « Fondateurs ».

— Bon… Alors, ne lui as-tu pas dit qu’elle s’était trompée ? D’ailleurs, elle a mis Bouddha dans les dieux, alors que ce devrait être lui qui se retrouve dans les « Fondateurs ».

— C’est qu’elle a dit que pour beaucoup de monde, Bouddha est comme un Dieu….

Cette réponse m’arrêta le sang… Cette jeune fille, la meilleure de sa classe, pétrie de foi et de raison, ayant une vocation certaine, n’était pas passée entre les mailles de
l’endoctrinement. Après seulement une année, elle sentait que si le « programme » décrétait que Jésus n’était pas Dieu, nous n’avions plus la liberté de dire que c’était faux… par respect pour « beaucoup de monde ». Je sentis la colère devant ce que j’avais toujours appréhendé : les enfants seraient soumis à une pression… « Tu sais, ce que les gens croient et pensent est différent de la réalité objective. Deux et deux, ça fera toujours quatre même si la professeure te dit que c’est faux. »

[...]

 »
L'article est bien plus long. Pour en savoir plus, abonnez-vous au NIC.






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Colloque de la gauche québécoise sur la laïcité, le laïcisme et le cours ECR







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Un plan de lutte contre l'homophobie méprisant pour la population

Lettre ouverte envoyée à la ministre de la Justice par quatre philosophes sur la campagne contre l'homophobie, une nouvelle priorité pour le gouvernement québécois, que ce gouvernement a récemment annoncée. Campagne qui touche également les écoles.
À la ministre de la Justice, Kathleen Veil

La Politique québécoise de lutte contre l'homophobie datée de décembre 2009 s'appuie sur une idéologie qui s'avère un cas flagrant de mépris envers la majorité de la population du Québec. À lui seul, le titre retenu pour désigner les orientations de cette politique « sensibiliser et éduquer » la population, est révélateur.

La population tenue pour ignorante

Partout sur la planète et à toutes les époques de l'Histoire les humains ont été en désaccord avec la nature de l'homosexualité. En vertu de l'exercice de leur capacité de penser, ils arrivent majoritairement à cette conclusion. En s'appuyant sur leur expérience, sur le bon sens et sur l'observation de la structure de la nature du vivant et de la condition humaine, il leur apparaît évident que la sexualité est au service de la vie, qu'elle requiert l'union de l'homme et de la femme et qu'elle demande une union stable en faveur du bien-être de l'enfant.

Or, le document gouvernemental préfère ignorer cette sagesse millénaire pour véhiculer l'idéologie que la communauté homosexuelle cherche à faire valoir. Pour cette communauté, il ne fait aucun doute que le lien entre personnes du même sexe est en tout point égal à celui des relations entre l'homme et la femme. Tout désaccord sur ce point lui apparaît totalement inacceptable.

Le document gouvernemental affirme que le fait que la population puisse être en désaccord avec cette idéologie homosexuelle ne peut provenir « que des croyances, de l'éducation reçue ou simplement de la peur de l'inconnu » (p. 21). Bien davantage, il ressort du document de façon générale que tout désaccord avec l'homosexualité ne peut provenir que de préjugés et que « les préjugés perdurent dans les mentalités » (p. 22). À aucun endroit le document gouvernemental ne laisse entendre que la majorité qui a des réserves face à l'homosexualité puisse arriver à cela par un discours rationnel, par bon sens. Cette façon d'analyser méprise la capacité de juger de la majorité de la population. Cette minorité serait capable d'avoir un discours rationnel, mais non la majorité qui a un avis différent du sien.

Notre capacité de raisonner sur l'homosexualité est si déficiente, selon le gouvernement, que nous formons des idées erronées. Ainsi le document s'étonne qu'« Il arrive encore d'entendre dire que l'homosexualité est un comportement déviant... » (p. 23). Selon cette idéologie, il est impensable de soutenir cela. L'application rigoureuse de cette façon de voir supprime rien de moins que la liberté de conscience, la liberté d'expression et la liberté religieuse. Pour défendre l'homosexualité certains seraient prêts à mettre de côté ces libertés fondamentales. C'est le propre des idéologies de devenir intolérantes.

Tout comme la conscience de l'ensemble des humains arrive à la conclusion qu'il ne faut pas tuer, ni voler; de même elle arrive à la conclusion que les relations sexuelles entre personnes du même sexe posent problème. Refuser d'emblée cela, comme le fait le document ministériel, c'est refuser que la majorité de la population puisse accéder à des vérités de base importantes pour la vie individuelle et en société. Pour quelle raison le raisonnement de la majorité serait sans valeur, mais celui de la minorité devrait servir de norme ?

Vous ne pouvez, madame Veil, en tant que ministre de la Justice, cautionner cela puisque ce sont des propos discriminatoires et qui mettent en cause la capacité de la majorité de la population de former un jugement sain. Le manque de respect envers les homosexuels est inacceptable, le manque de respect des homosexuels envers la relation homme-femme que privilégie l'ensemble de la population l'est tout autant. Il est inacceptable que le gouvernement de tous les Québécois accepte comme allant de soi la vision de l'homosexualité partagée par cette minorité. Un gouvernement doit tenir compte tout autant de la compréhension de la majorité sur le sujet. Cela est encore plus inacceptable quand cette idéologie est méprisante envers la majorité et discriminatoire.

Les effets de l'adoption de l'idéologie homosexuelle

L'idéologie homosexuelle conduit, comme il fallait s'y attendre, à une définition de l'homophobie qui pose nettement problème. Le document définit ainsi l'homophobie : « Toutes les attitudes négatives pouvant mener au rejet et à la discrimination, directe ou indirecte envers les gais et lesbiennes... » (p. 14). Une telle définition a comme effet d'en couvrir large. Cela se confirme par la suite du document qui introduit ce qu'il considère comme une forme plus subtile d'homophobie, l'hétérosexisme. C'est « l'affirmation de l'hétérosexualité comme norme sociale ou comme étant supérieure aux autres orientations sexuelles » (p. 14). Le chat sort du sac.

Toute personne qui soutient que l'union de l'homme et de la femme est plus normale ou ce qu'il y a de mieux pour les humains est homophobe. L'idéologie homosexuelle n'exige rien de moins que de nier les évidences. L'homophobie ne se limite plus, selon le document ministériel, à manquer de respect envers les homosexuels mais s'étend à tout désaccord avec l'homosexualité. Cette façon de définir l'homophobie présuppose qu'on ne peut avoir du respect envers les homosexuels tout en étant en désaccord avec l'homosexualité. Une telle définition est à ce point erronée et excessive qu'elle englobe la très grande majorité des citoyens. Votre expérience de la vie, votre bon sens vous amène à donner votre respect à l'union de l'homme et de la femme, vous êtes dans l'erreur, vous exercez une discrimination envers les homosexuels qui eux savent mieux que vous ce qu'il faut penser.

Le plus malheureux dans tout cela, c'est qu'il n'était pas nécessaire de faire appel à cette idéologie pour lutter contre l'homophobie. Il suffisait de faire appel à la dignité de l'être humain. Le plan d'action contient plusieurs mesures excellentes, il est inacceptable que l'on ait cru nécessaire de dénigrer la cellule de base de la société pour le promouvoir. Cette politique voulait promouvoir l'égalité sociale, il semble que certains sont plus égaux que d'autres. Le Québec qui se disait le leader mondial en matière de lutte contre l'homophobie, risque d'être le leader mondial du dénigrement de l'orientation homme-femme. Refuser d'attribuer à l'orientation homme-femme les titres d'orientation normale et d'orientation la meilleure, c'est la priver injustement de la dignité qui lui revient de droit. C'est donc de l'hétérophobie. Est-il raisonnable de lutter contre une discrimination en en introduisant une autre, prônée par une aussi petite minorité ?

John White, Gérard Lévesque, Charles Cauchy, Maurice Cormier
Professeurs de philosophie






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Jacques Brassard sur le Parti québécois et la réforme scolaire détournée

L'ex-ministre du Parti Québécois, Jacques Brassard, se penche sur son carnet sur Jacques Brassard sur le Parti québécois (PQ) et la réforme scolaire :
« Ceux qui connaissent le Parti Québécois savent que ce parti affectionne tout particulièrement les programmes volumineux, fastidieux et somnifères, exposant en détail objectifs, orientations et mesures. Leur élaboration dans les congrès donne lieu à des débats byzantins souvent acrimonieux. Et forcément interminables. Ce n’est évidemment pas le livre de chevet des militants, mais il est fort utile si vous voulez connaître ce qu’un gouvernement du PQ a l’intention de faire dans tel où tel secteur de la vie publique.

En éducation, c’est vraiment très éclairant. D’abord, il était prévu, dans le programme de 1994, dès l’arrivée au pouvoir, « de convoquer les États généraux de l’éducation ». Mais on trouve surtout dans le programme toute une série d’orientations et d’actions qui laissaient présager « un effort sans précédent pour rattraper les pays du peloton de tête dans la course au savoir ». Je vous signale, par exemple, que le raffermissement de la formation de base était un objectif fondamental et que, dans cette perspective, il convenait de « faire de la maîtrise du français parlé et écrit une exigence dans toutes les matières et à tous les niveaux…Il faudra sans doute, à cet égard, améliorer les méthodes d’enseignement, entre autres en réimplantant l’enseignement systématique de la grammaire au primaire ». Merveilleux, n’est-ce pas ?

[États généraux, demande de retour aux fondamentaux détournés par les bureaucrates et les experts en pédagogie, le PQ met en œuvre une réforme contraire à son programme]

Le gouvernement libéral, à partir de 2003, a poursuivi dans la même direction. Aucun coup de barre ! « Toutes les tentatives, écrit Jean-Claude Corbeil, de réintroduire en classe l’enseignement systématique de la langue, notamment du code, ont échoué. » la ministre Courchesne a autorisé un nouveau cours d’histoire « structuré, écrit Johanne Lavallé, de manière à faire ressortir davantage les orientations pédagogiques fondées sur le socioconstructivisme et l’approche par compétences que les connaissances historiques à acquérir… Roi et maître de ses apprentissages, l’élève construit ses connaissances historiques selon ses propres intérêts, ainsi que son interprétation des diverses réalités sociales… L’enseignant, quant à lui, est confiné au rôle de médiateur entre les élèves et les savoirs historiques. » Ce nouveau cours, ayant également pour mission de prêcher le vivre-ensemble, a provoqué des désaccords profonds chez les historiens et les professeurs. La ministre est demeurée butée.

Enfin, je ne m’étendrai pas davantage sur le nouveau cours Éthique et culture religieuse. C’est la même ministre qui a approuvé ce cours qui a pour but d’inculquer aux jeunes Québécois la tolérance et le vivre-ensemble au détriment de leur identité nationale et de promouvoir le multiculturalisme. Et elle fait toujours fi, de façon arrogante, de l’opposition grandissante à cette opération visant, selon un des concepteurs, à « ébranler la suffisance identitaire » des jeunes Québécois affligés de la tare d’être de souche.

Donc, de toute évidence, ministres péquistes et libéraux de l’éducation ont été en quelque sorte instrumentalisés par la caste intello-constructiviste et multiculturaliste en vue d’imposer au peuple québécois une réforme scolaire qu’il n’a jamais souhaitée.

[En vertu de le loi de l'alternance politique, le PQ va probablement accéder à nouveau au pouvoir]

S[i le PQ] veut cependant mettre en branle et mener à bien la « contre-réforme » scolaire, il lui faudra se prémunir contre tout sentiment de culpabilité que vont s’efforcer de faire naître en son sein tous les mollahs du multiculturalisme (intellectuels, journalistes, technocrates) en l’accusant de s’éloigner du progressisme et de la gauche mythique. « La multiplication, écrit sur son blog, Intelligence Conséquente, le jeune intellectuel Carl Bergeron, disséminée dans les médias, du nouvel épouvantail de la « droite nationaliste », pour mieux étouffer la « critique anti-multiculturaliste » qui commence à naître dans les différents pans de la société, est un indice de répression symbolique. Ceux qui étaient séduits par la critique anti-multiculturaliste sont ainsi appelés à réviser leur position : veulent-ils vraiment continuer à critiquer le multiculturalisme, et se faire étiqueter à « droite », donc infréquentable, ou ne comprennent-ils pas que leur intérêt se trouve ailleurs, dans une critique plus superficielle et moins fondamentale ? »

Quand on sait combien le PQ considère comme tellement glorieux, honorable et méritoire le label de « progressiste » et de « gauche », vous comprenez que toute tentative de lui contester ces « titres de noblesse » risque fort de le faire battre en retraite. On en a eu un avant-goût inquiétant à propos du cours Éthique et Culture religieuse. Prenant soudainement conscience, à la suite de la remarquable analyse de Joëlle Quérin, de la vraie nature de cette bouillabaisse multireligieuse, Pierre Curzi, député du PQ, indigné, a réclamé l’abolition pure et simple de ce cours. Quelques jours plus tard, le PQ, dans un communiqué, parlait plutôt d’y apporter des révisions. Tiens ! Tiens ! Voilà qui s’appelle corriger le tir. Pas très rassurant pour la suite des choses.

On se demande avec Mathieu Bock-Côté si le PQ saura vraiment « passer de la rhétorique identitaire à un programme centré sur le démantèlement du multiculturalisme québécois ».
Texte complet




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mercredi 13 janvier 2010

Conférence 13 janvier à 19 h 00 : Quand l’instruction cède le pas à l’endoctrinement

Les Sceptiques du Québec organisent une conférence le mercredi 13 janvier 2010 à 19 heures.

Le cours Éthique et culture religieuse


Par Joëlle Quérin, UQÀM

Depuis septembre 2008, le cours Éthique et culture religieuse (ÉCR) est enseigné dans toutes les écoles du Québec. Il est obligatoire, du début du primaire jusqu’à la fin du secondaire, à l’exception de la troisième secondaire.

Certains voient dans ce cours une avancée par rapport à l’ancien régime d’option, car il permettrait de traiter des questions morales et religieuses de façon neutre. D’autres y voient plutôt une intrusion dans l’éducation religieuse que les parents veulent transmettre à leurs enfants. Finalement, des militants laïques préféreraient que les questions religieuses ne soient tout simplement pas abordées en classe.

Pour faire la part des choses et évaluer le bien-fondé des différentes appréciations qui ont été faites de ce cours, je présenterai successivement les trois volets du cours ÉCR : éthique, culture religieuse et dialogue. Pour chacun des volets, je rappellerai la description qui en est faite dans le programme ministériel, puis je m’attarderai plus longuement sur la manière dont les intentions annoncées dans le programme se traduisent concrètement dans des manuels scolaires. En offrant mon interprétation de chacun des volets, je chercherai à montrer que les objectifs du cours sont beaucoup plus politiques que pédagogiques, et que le cours cherche davantage à endoctriner qu’à instruire.

Joëlle Quérin poursuit un doctorat en sociologie à l’Université du Québec à Montréal et est l’auteure de plusieurs articles sur la question du multiculturalisme et des accommodements raisonnables au Québec. À titre de chercheure associée à l’Institut de recherche sur le Québec (IRQ), elle a produit une étude sur le cours Éthique et culture religieuse.

Endroit : Centre St-Pierre, 1212, rue Panet, Montréal (Québec) H2L 2Y7
Près de la station de métro Beaudry. Stationnement sur place (5 $).

Heure : La conférence débute à 19h00. Les portes ouvriront à 18h30 pour les personnes qui désireront bavarder avec nous.

Coût : Le coût est de 5 $ pour les membres et de 10 $ pour les non-membres. Le coût pour devenir membre est de 15 $ par année. Réductions pour étudiants.

Profitez-en pour inviter ! Lors des soirées des Sceptiques du Québec, les membres peuvent inviter gratuitement une personne de leur choix. Notez qu'une personne ne peut être admise gratuitement qu'une seule fois.






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