mardi 25 janvier 2022

France, instruction à domicile : des décrets beaucoup trop restrictifs

Les associations nationales de l’instruction à domicile dénoncent des décrets trop restrictifs. Au même moment, le Conseil national consultatif des Personnes handicapées a voté un avis défavorable concernant les modalités de délivrance de l’autorisation d’instruction en famille, fustigeant un projet de décret contraire aux conventions internationales comme la Convention internationale des Droits de l’Enfant.

Communiqué :

Le Conseil constitutionnel n’ayant pas retoqué l’article 49 de la loi confortant le respect des principes de la République, l’instruction en famille sera soumise à un régime d’autorisation administrative dès la rentrée de septembre 2022. Les grandes lignes des décrets d’application de l’article 49 ont « fuité » dans la presse.

Leur publication est prévue début février. Avec le mépris total et constant qui le caractérise vis-à-vis des familles, le Ministère de l’Éducation de Monsieur Blanquer a refusé de soumettre les projets de décrets aux associations.

Les projets de décrets prévoient plusieurs restrictions qui ne figuraient pas dans la loi :

  • annualisation des demandes d’autorisation, à déposer « entre le 1er mars et le 31 mai inclus de l’année scolaire précédant celle au titre de laquelle cette demande est formulée », ne permettant plus d’adaptation à la situation d’un enfant en cours d’année ;
  • ajout de plusieurs conditions non prévues par la loi : exigence du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent pour les personnes chargées de l’instruction ; 
  • faire la preuve de sa « disponibilité » ; 
  • exigence d’un niveau de détails prévisionnels excessif pour le projet éducatif à fournir, incompatible avec la liberté pédagogique des familles ;
  • impossibilité pour les parents de retirer leurs enfants de l’école en cours d’année sauf à ce que le directeur de l’établissement, juge et partie, leur fournisse une attestation établissant que l’intégrité de l’enfant est menacée dans son établissement ;
  • en cas de contestation d’un refus d’autorisation, obligation de saisir sous 8 jours une « commission de recours » composée uniquement d’agents de l’Éducation nationale…

Ces restrictions ne respectent pas les réserves émises par le Conseil constitutionnel qui a précisé que les autorités administratives ne devront fonder leur décision d’autorisation que sur deux critères « s’assurer que [la] personne [instructrice] est en mesure de permettre à l’enfant d’acquérir le socle commun de connaissances, de compétences et de culture (…) » et que « le projet d’instruction en famille comporte les éléments essentiels de l’enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d’apprentissage de l’enfant », en « excluant toute discrimination de quelque nature que ce soit ».

Même si les associations attaquent les décrets en justice, ils risquent d’être déjà appliqués pendant le temps de la procédure, qui dure en moyenne un an. Afin de préserver au maximum les droits des familles, une contribution extérieure a été déposée devant le Conseil d’État par nos avocats. Il s’agit d’alerter le Conseil d’État quant à la nécessité de faire respecter les réserves du Conseil constitutionnel par le ministère de l’Éducation nationale.

L’article 49 était injustifié — les deux derniers rapports de la Direction générale de l’enseignement et de la scolarité, remis aux parlementaires et aux associations après promulgation de la loi, l’ont confirmé : l’instruction en famille n’est pas liée à un quelconque risque spécifique de séparatisme islamiste.

Son application doit respecter les droits des familles et l’intérêt de l’enfant. Les décrets n’ont pas à être plus restrictifs que la loi.

Associations UNIE, Felicia, EELM, Liberté éducation


L’augmentation de l’immigration a amplifié la crise du logement

L’augmentation de l’immigration depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir a amplifié la crise du logement, selon des experts entendus devant le Comité des finances qui s’intéresse à la montée de l’inflation au pays.

« Depuis 2015, nous avons vu une augmentation énorme de l’immigration qui a amplifié la pression sur le marché immobilier », a dit Jean-François Perrault, premier vice‐président et économiste en chef de la Banque Scotia, tout en soulignant être en faveur de l’accueil de nouveaux arrivants.

Depuis 2015, le Canada accueille en moyenne 300 000 nouveaux arrivants par année, contre environ 250 000 précédemment, et Justin Trudeau promet de gonfler ce chiffre à 400 000, pour un total de 1,2 million de personnes d’ici 2023.

« Pourquoi laisser entrer autant de gens si nous n’avons pas où les loger ? », a questionné Philip Cross, analyste à l’Institut MacDonald-Laurier et ancien économiste à Statistique Canada.

La libérale Julie Dzerowicz a répliqué que « l’immigration est la clef pour la croissance économique du pays, spécialement maintenant que nous avons une pénurie aiguë de main-d’œuvre ».

Perpétuer la précarité

Mais l’emploi n’est pas tout. Sans logement accessible, ces familles se retrouvent dans des situations précaires.

« Des familles immigrantes, parfois sept personnes, n’ont d’autres choix que de vivre dans un condo d’une chambre », a indiqué Sahar Raza, de l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance, décriant la construction massive de petits appartements et non pas de logements familiaux.

Murtaza Haider, professeur de gestion immobilière à l’Université Ryerson, a souligné qu’il y aurait une adéquation entre la croissance démographique et la construction de logements au Canada depuis plusieurs décennies : il se construit aujourd’hui 5000 à 6000 unités par millions d’habitants, soit deux fois moins que dans les années 70.

De l’abordable à 2000 $ par mois

En réponse à la crise, Ottawa a « investi » (dépensé) 3,7 milliards $ dans sa Stratégie nationale pour le logement, mais ceci n’aide pas les familles qui en ont le plus besoin, a déploré Véronique Laflamme du Front d’action populaire en réaménagement urbain. S’agit-il donc d’une dépense supplémentaire qu’il faut ajouter au prix de l’immigration ?

« On finance des logements dits abordables, mais ça donne des loyers à 2000 $ par mois », a-t-elle dit, plaidant pour la construction de logements sociaux.

Or, en 2019, Statistique Canada indiquait que les nouveaux arrivants gagnaient à Toronto un revenu médian annuel de 29 600 $. Il fallait à ce moment gagner 200 000 $ par an pour accéder à la propriété.

Depuis, les prix se sont encore envolés et il sera de plus en plus difficile d’acheter une maison puisque la Banque Centrale devrait augmenter le taux directeur de 2 % dans la prochaine année pour calmer l’inflation, prévoit M.Perrault.

Une situation moins critique au Québec, et pourtant

Le Québec se situe légèrement sous la moyenne des pays du G7 avec 470 unités d’habitation par 1000 habitants.

Jean-François Perrault fait remarquer que la croissance de la population s’avère moins forte dans la province, mais un changement de préférences des ménages en raison de la pandémie a modifié la structure du marché de la revente.

La quête de plus grands espaces ou le désir de personnes âgées de demeurer dans leur maison plus longtemps font partie de ce changement.

L'exubérance des prix ailleurs au pays et la possibilité de travailler à distance entraîneront aussi, avance-t-il, un déplacement des Canadiens vers le Québec et le Nouveau-Brunswick.

D’ailleurs, les données de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec révèlent qu’entre décembre 2019 et décembre 2021, le prix médian d’une maison dans la province a augmenté de 48 %, soit de 267 000 à 395 000 dollars, et celui d’un condo de 36 %.

Si on pense en termes d’offre et de demande, c’est difficile d’envisager une situation dans laquelle l'abordabilité des maisons retournerait à quelque chose qui serait plus en ligne avec l’histoire.

Jean-François Perrault, économiste en chef, Banque Scotia

L’industrie de la construction québécoise était en voie d’atteindre un record en 2021 avec plus de 54 000 mises en chantier de janvier à novembre, l’année la plus forte de l’histoire au chapitre des logements locatifs. Ce rythme risque cependant d’être difficile à soutenir en 2022 en raison de l’inflation et de la hausse des taux d’intérêt.

« Pas de solution miracle » 

Certaines provinces ont entrepris différentes actions pour trouver des solutions à ce phénomène. L’Ontario a créé en décembre le Groupe d’étude sur le logement abordable pour fournir des recommandations afin d’accroître l’abordabilité du logement.

Dans sa récente mise à jour économique, Québec a débloqué 200 millions de dollars pour augmenter plus rapidement l’offre de logements abordables.

Le gouvernement fédéral a prévu tenir en ce début d’année un sommet national sur l’offre de logement avec des partenaires provinciaux et municipaux.

La réalité, avec la grande insuffisance de travailleurs en construction, c’est qu’il sera difficile d’augmenter la production beaucoup plus qu’on le fait maintenant, souligne toutefois Jean-François Perrault.

Et si, tout simplement, on réduisait substantiellement l'immigration voulue par les Libéraux de Justin Trudeau ?

Sources : Journal de Québec, SRC

Voir aussi 

Canada — Faire passer l’immigration de 300 000 personnes par an à un million

L'initiative du Siècle (dont un des cofondateurs est Dominic Barton, actuellement ambassadeur du Canada en Chine populaire). En anglais uniquement.

Le patronat québécois reprend de plus belle sa campagne en faveur de l’immigration massive : 64 000 par année au Québec ! (1er avril 2021, ce n’est hélas pas un poisson d’avril)

Implosion de la natalité en Corée du Sud : moins 0,84 enfant/femme, il en faut 2,1 pour remplacer les parents

Implosion démographique : y remédier en renouant avec des valeurs qui privilégient descendance et transmission 

Les Canadiens français deviendraient minoritaires au Québec en 2042 (long billet, graphiques)

Montréal : en 2031 les minorités visibles représenteront 31 % de la population 

Démographie — En 15 ans, les minorités visibles sont passées au Québec de 7 % à 13 % de la population

Laval s’anglicise

Natalité baisse au Québec depuis 7 ans, mais CS de Montréal devrait accueillir 5000 élèves de plus d’ici cinq ans [impact de l’immigration]

Chute importante prévue du français dans les foyers québécois

Québec — Trois nouveau-nés sur dix ont au moins un parent né à l’étranger 

Canada — un pays non blanc vers le milieu de ce siècle ?

Les francophones bientôt minoritaires à Montréal, légère baisse des francophones dans l’ensemble du Québec  

Espérance de vie baisse chez les hommes en Ontario, en Colombie-Britannique et chez les blancs aux États-Unis   

Institut Fraser : L’immigration massive nuit au bien-être des Canadiens en général ; les politiques d’immigration doivent être revues (étude de 264 pages)

Oui, la loi 101 est un échec 

« Le français pourrait disparaître de la fonction publique au Québec » 

 

lundi 24 janvier 2022

La démographe Tribalat contre les détournements idéologiques au sujet de l’immigration


Immigration, idéologies et souci de la vérité
(à L’Artilleur) réfute méticuleusement nombre d’erreurs commises dans le débat public sur le sujet de l’immigration.

Extraits.

Le discours de bon ton sur l’immigration

Sur le terrain de la démographie et des migrations, pour être du bon côté, il faut se garder d’être nataliste tout en rassurant les Français sur les performances exceptionnelles de la France par rapport au reste de l’Europe en matière de fécondité. Fécondité qui ne doit pas grand-chose à l’immigration. Immigration qui est à la fois une chance et une fatalité, qu’il faut toujours minorer, relativiser ou naturaliser, et qui amène des musulmans en grand nombre lorsqu’on cherche à implanter l’idée que c’est irréversible, mais en moins grand nombre lorsqu’on cherche à relativiser le djihadisme.

Il faut s’élever, par tous moyens, contre l’idée de grand remplacement, dévoiler l’imposture, quitte à faire dire à son inventeur ce qu’il n’a pas dit. La mauvaise foi n’est pas interdite.  […]

Immigration : la grande querelle des statistiques

Le but principal des argumentations chiffrées développées sur le thème de l’immigration et visant à la minorer, la relativiser, est de contredire les perceptions communes qui tiendraient à une propagande politique de la droite plutôt extrême ou, tout au moins, telles que l’élite du bon goût se les représente, et quelquefois les fabrique pour pouvoir les démonter. Il faut absolument que ces perceptions, outre qu’elles manquent de goût, soient erronées.

Mon but ici n’est pas de dire que les gens ordinaires perçoivent la réalité telle que la décriraient des statistiques bien faites — tout un chacun peut se tromper en la matière — mais de montrer que ce n’est pas tant l’exactitude de ces perceptions qui préoccupe ceux qui s’en offensent que leur dissonance avec l’idéologie dominante du milieu dans lequel ils évoluent.

Moins d’immigration que dans les années 1970 ?

L’évolution du nombre moyen annuel d’entrées nettes d’immigrés extraeuropéens en France métropolitaine, sur les périodes intercensitaires de 1962 à 1999 et jusqu’en 2017, ne confirme pas l’affirmation selon laquelle la France accueillerait aujourd’hui moins de ces immigrés que dans les années 1970. Si ce nombre a été multiplié par trois de 1962-1968 à 1968-1975, il est resté inférieur à celui observé dans les années 2000 et après. Il n’a cessé de baisser après 1975, jusqu’à la fin du siècle. Cette baisse, conjuguée au repli de l’immigration européenne, explique pourquoi la population immigrée a si peu augmenté sur le dernier quart du siècle. Au contraire, en début de XXIe siècle, la reprise de l’immigration extraeuropéenne s’est conjuguée à une reprise, même modeste, de l’immigration européenne. C’est pourquoi la proportion d’immigrés, qui avait stagné autour de 7,4 % entre 1975 et 1999, a recommencé d’augmenter ensuite. Elle est de 10,2 % en 2020.

Le solde migratoire, une notion incomprise

Il s’agit là d’une notion pas toujours bien maîtrisée, mais qui plaît beaucoup tant elle ramène souvent l’immigration à un petit ruisseau. Sur le papier, c’est la différence entre les entrées et les sorties. Mais, en France, le solde migratoire n’est pas mesuré. Nous ne disposons pas d’un enregistrement des entrées du territoire cohérent et exhaustif et n’avons pas d’enregistrement des sorties comme c’est le cas dans les pays du nord de l’Europe qui ont des registres de population bien tenus. (…) Ce solde migratoire, s’il était bien mesuré, donnerait une idée de l’immigration nette des étrangers et des Français confondus ou des immigrés et des natifs confondus.

S’adapter à l’immigration ?

La naturalisation du phénomène migratoire consiste à placer l’immigration étrangère au même rang que ce qu’en démographie on appelle le mouvement naturel d’une population fait de naissances et de décès. On parle alors d’accroissement naturel.

François Héran (titulaire de la chaire « Migrations et sociétés » au Collège de France, NDLR) s’est fait le champion de cette naturalisation de l’immigration étrangère. On trouvait les prémisses de cette naturalisation du phénomène migratoire dans son livre publié en janvier 2007, à travers la critique de la notion de « capacités d’accueil » invoquée par Nicolas Sarkozy lors de sa présentation au Parlement du projet de loi sur l’immigration en 2006. François Héran y réfutait l’idée que l’État devrait prendre en compte les capacités d’accueil existantes pour calibrer le flux d’immigration étrangère. Au contraire, c’est à lui d’adapter ces capacités d’accueil au flux, comme il a dû le faire pour les variations démographiques naturelles telles que le baby-boom d’après-guerre : « Compte tenu de la pénurie de logements et d’écoles, était-il raisonnable de se lancer dans le baby-boom en mettant au monde 200 000 enfants de plus dans la seule année 1946 ? » Il conduisait le même raisonnement par analogie avec l’augmentation du nombre de personnes âgées : « Au vu des structures d’accueil disponibles à la fin des années 1960, était-il rationnel d’améliorer leurs conditions de vie et leur accès aux soins, au point d’allonger l’espérance de vie des Français de deux mois par an, avec les conséquences que nous mesurons trente ans plus tard en termes de “vieillissement” et de déséquilibre des comptes sociaux ? » Comme nous prenons notre parti des effets du vieillissement inéluctable de la population, il nous faudrait faire de même avec l’immigration étrangère, telle qu’elle est. […]

François Héran pousse l’analogie entre l’immigration, le baby-boom et les vieux qui vivent plus longtemps jusqu’à employer le verbe accueillir pour ces trois « surcroîts » de population, les mettant ainsi sur un pied d’égalité. À une époque ou tout est construction sociale, l’immigration étrangère serait aussi naturelle que la natalité. Il faut s’adapter à l’une comme à l’autre. […]

La migration serait ainsi une variable démographique complètement endogène, comme la fécondité ou la mortalité. Se pencher avec regret sur les flux, ce serait comme regretter le baby-boom d’après-guerre ou se plaindre du vieillissement de la population, contre lesquels on ne peut rien. C’est un peu ce que sont la pluie et le beau temps à la météo. […]

Ces flux devraient persister, nous dit-on. Est donc appelée à s’ajouter à l’immigration légale, résultant de l’application du droit, une immigration illégale — politique du fait accompli — contre laquelle l’Union européenne ne semble pas en état de faire grand-chose, sauf à se mettre dans la main d’un autocrate tel qu’Erdogan.

La démographie, une discipline de plus en plus militante

Si l’on suit Didier Lapeyronnie dans son analyse de l’académisme radical en sociologie, on pourrait en déduire que la discipline démographique s’est sociologisée. Il écrivait ainsi en 2004, dans la Revue française de sociologie, que « la sociologie n’existe que par une rupture nette avec les perceptions et les interprétations du “sens commun” » et que « le sociologue discourt, mais (qu’) il ne saurait dialoguer ». Son contradicteur serait soit un idiot soit un vendu et l’homme ordinaire ne serait accessible qu’aux lieux communs. Comme le sociologue, le chercheur qui se dit démographe aujourd’hui s’engage lui aussi trop souvent à mettre en défaut « le sens commun » de l’homme ordinaire, de manière plus ou moins explicite. […]

Cette entreprise ne peut être menée à bien qu’avec le concours de la sphère médiatique, non pas tant pour convaincre l’homme ordinaire de sa méprise que pour affirmer son ascendant moral et intellectuel dans le milieu académique et garantir la reprise qu’il en attend dans la sphère intello-journalistique qui marche à la satisfaction idéologique.

L’homme ordinaire se plaint d’une immigration étrangère trop importante. Le chercheur-démographe militant va alors mobiliser la notion la moins à même de refléter ce flux — le solde migratoire — pour en minimiser l’importance. Ce faisant, il maintient son ascendant et fournit un argumentaire à ceux qui n’ont pas le statut garantissant une certaine compétence et qui fonctionnent à la satisfaction idéologique : l’idée me plaît, le grand spécialiste en garantit par ses titres la scientificité, elle apporte de l’eau à mon moulin idéologique, donc elle est vraie.

Terrorisme intellectuel

Le scientifique qui travaille en harmonie avec l’esprit du temps peut compter sur un écosystème composé de collègues et de comités de lecture qui partagent ce qu’il faut bien appeler ses opinions et ses engagements. Et si ceux-ci ne les partagent pas, ils sont incités à le garder pour eux, sauf à se voir disqualifiés eux-mêmes. C’est d’ailleurs peut-être sur ces opinions que certains ont accédé aux positions qu’ils occupent. Ce n’est donc pas simplement sur les qualités scientifiques qu’un travail est jugé, mais aussi, et parfois exclusivement, sur sa conformité avec l’idéologie dominante de l’environnement professionnel.

Celui qui veut encore exercer son métier de chercheur en laissant ses opinions et celles de ses collègues au vestiaire a donc intérêt à travailler sur des thèmes peu mobilisateurs ou à se faire discret. Pour chercher heureux, cherchons cachés ! […] À l’avenir, si rien n’est fait pour valoriser le pluralisme, l’uniformité de points de vue dans les milieux académiques devrait s’accroître, au-delà de l’effet d’intimidation, lorsqu’arriveront ceux qui auront subi « plein pot » une forme d’endoctrinement lors de leur formation scolaire et universitaire.

On ne voit pas bien comment (re) venir à un univers académique où le militantisme aurait été suffisamment affaibli pour que le débat s’y déroule selon des critères scientifiques, sans passer par un plus grand pluralisme des opinions en son sein. C’est particulièrement vrai sur le sujet de l’immigration. Si les opinions exprimées sur un même objet d’études étaient plus diversifiées dans la sphère académique, on pourrait espérer que les aspects scientifiques retrouvent leur primauté. Mais comment y parvenir ? Détourner la notion de diversité si en vogue aujourd’hui pour l’appliquer aux opinions et aux affiliations politiques ?

Il ne s’agit pas là d’une question anodine dans la mesure où un débat démocratique sain repose sur la confiance. Comment les citoyens ordinaires pourraient-ils distinguer la vérité du mensonge si ceux dont c’est le métier de produire des informations rusent avec les faits qu’ils étudient dans le but de réformer l’opinion publique ? Comment espérer alors faire reculer les théories du complot ?

Michèle Tribalat : « Dans les sciences sociales, on ne cherche plus à établir des faits mais à influencer l’opinion publique […] En 2011, 30% de la population française de moins de 60 ans était d’origine immigrée » (vidéo ci-dessous)

Chiffres pour l'année 2017:

  • En Seine-Saint-Denis, 63 % des moins de 18 ans sont d'origine étrangère.
  • À la Courneuve c'est 80 % (ils n'étaient que 22 % fin années 60).
  • Dans le Loir-et-Cher 26,3% (4,2 % fin années 60).
  • À Blois 46,7 %

« Actuel Moyen Âge » : l’histoire au service d’un militantisme de gauche

Volontiers hautain et moqueur, le professeur Florian Besson entend s’attaquer aux contre-vérités historiques, via son fil Twitter « Actuel Moyen Âge ». Mais ses prises de position révèlent surtout un combat politique, afin de préserver le magistère de la gauche sur l’histoire.


Il n’a pas pu s’en empêcher… Après le discours d’Éric Zemmour à Villepinte et le choix de « Reconquête ! » comme nom de mouvement, Florian Besson a vu rouge ce 7 décembre. À coups de gazouillis, le professeur d’histoire diplômé à la Sorbonne s’est lancé dans un réquisitoire de la Reconquista espagnole, assurant y voir une « invention » et un « point de vue totalement biaisé qui donne “raison” aux Chrétiens ». Muet au sujet des violences de l’islam pendant sept siècles, l’historien confie sa nostalgie des « rencontres entre communautés confessionnelles ou ethniques ». Puis conclut son fil en liant « Reconquête », dictature franquiste et tueries de masse d’extrême droite.

 

À la tête d’un collectif d’historiens sur le blog de recherche « Actuel Moyen Âge », Florian Besson est suivi depuis 2015 par près de 45 000 personnes sur Twitter, où la version ludique et condensée de l’histoire fait mouche. « Si c’était honnête intellectuellement, ce serait très bien, réagit l’historien Jean-Marc Albert. Mais les cibles sont choisies politiquement, dans une optique progressiste. C’est dommage. » Début novembre, l’essayiste Julien Rochedy publie une conférence de près de quatre heures sur la chevalerie. Pour combattre une « figure de l’extrême droite » selon lui, Florian Besson pioche cinq minutes de la vidéo de Rochedy et assène un avis définitif et moqueur, en quelques tweets, sur les « erreurs » et le « biais idéologique omniprésent ».

L’idéologue qui ne s’assume pas

S’il prend le temps de répondre point par point, dans la foulée, Julien Rochedy ne se fait guère d’illusion sur l’honnêteté des débats. « Tous ces types de gauche se présentent comme des “sachants”, gages de sérieux et de neutralité, quand nous ne serions que d’immondes propagandistes, confie l’essayiste. En vérité, ils sont incapables d’assumer le fait qu’ils avancent leurs propres idées, avec les angles et l’historiographie qui les arrangent. » Tandis qu’il reproche des « anachronismes » à Rochedy, Florian Besson n’hésite pas à multiplier les articles sur Slate, où il fantasme un « XIIe siècle, parenthèse enchantée pour l’écriture inclusive » et s’imagine le clandestin malien Mamadou Gassama « sacré chevalier » au Moyen Âge…


 Lire ce fil

Au-delà du double discours, l’idéologue se révèle au fil de l’actualité. Après la décapitation de son confrère Samuel Paty par un islamiste en octobre 2020, le professeur Florian Besson utilise « Actuel Moyen Âge » pour dire toute sa peur des « récupérations islamophobes ». Face aux critiques évoquant une attaque contre notre civilisation, il assure que les civilisations ne sont qu’un « concept très flou » ; que la France, « pays de nos ancêtres », est un « fantasme » ; que la population a toujours été « métissée » et que la « stérilité des origines » n’a pas d’intérêt, si ce n’est pour assurer que « tout le monde vient des mêmes ancêtres »…

Mis face à la perspective d’une société islamique en France, si les flux migratoires se poursuivent, l’historien s’en lave les mains : « Dans 200 ans, il y aura certes “autre chose” : ce ne sera ni mieux, ni pire (…) La France n’est rien d’autre que ce que les gens qui y vivent — tous, d’où qu’ils viennent — en font. » Afin d’appuyer ses dires, Florian Besson prend à plusieurs reprises comme référence le sociologue Éric Fassin. Pour ce dernier, « l’immigration, les Roms, l’islam ne sont pas des problèmes » (Libération, août 2012) ; la gauche doit « changer le peuple » et « changer de peuple » (Regards, mai 2014) ; ou encore, « le racisme anti-blanc n’existe pas pour les sciences sociales, ça n’a pas de sens » (France Culture, octobre 2018).

Poussant toujours plus loin son relativisme, comme Fassin, Florian Besson tourne au « ridicule sur la question du grand remplacement », selon Jean-Marc Albert. En septembre 2021, « Actuel Moyen Âge » tente ainsi un parallèle entre l’immigration actuelle de millions de personnes extra-européennes… et les raids vikings de quelques milliers de soldats au Moyen Âge, avant de conclure que « l’étranger est dans l’œil de celui qui juge péjorativement ». « C’est complètement fallacieux, reprend Albert. S’il y a une comparaison historique à faire, aujourd’hui, c’est avec la chute de l’Empire romain. Petit à petit, on a des déplacements massifs de population, la citoyenneté est accordée à tout le monde et au final, ça tombe. C’est ça le grand remplacement. »

« Plein de ressentiment et de jalousie »

Le statut de professeur d’histoire diplômé à la Sorbonne accorde néanmoins une immunité à Florian Besson, dont le public ne cherche pas à vérifier les explications. « Il fait plein de petites erreurs que l’on n’utilise pas contre lui, comme lorsqu’il parle d’être “sacré chevalier”, alors que l’on adoube chevalier, car ce n’est pas un sacrement, poursuit Julien Rochedy. Cet imbécile est plein de ressentiment et de jalousie ». Attaquant les personnalités marquées à droite lorsqu’elles ont du succès, tel Lorànt Deutsch sur Slate, « Actuel Moyen Âge » cible Julien Rochedy quand sa vidéo de trois heures quarante dépasse les 100 000 vues sur YouTube, trois jours seulement après sa publication. Un engouement qui se poursuit un mois plus tard, avec près de 350 000 vues cumulées.

« Avec les réseaux sociaux, le savoir est moins bien gardé par la gauche, qui domine les canaux universitaires et éditoriaux, constate Jean-Marc Albert. Il y a la possibilité d’entamer son magistère et c’est pour cela qu’elle réagit. » Sur Instagram, Julien Rochedy partage le témoignage édifiant d’un élève en fac d’histoire, dont la professeur a passé « une demi-heure de cours à dire que la vidéo était nulle, que j’étais un extrémiste et qu’il fallait écouter des spécialistes validés par leur système ».

Après avoir passé des mois à se documenter sur la chevalerie, Julien Rochedy ne regrette rien de son travail « entre la vulgarisation et l’approfondissement ». « Les petits spécialistes gauchistes d’université, dans leur petit coin, passent leur temps à faire des colères et à pleurer derrière nous. À la limite tant mieux, ça veut dire qu’on avance. » Face à la réponse populaire massive en sa faveur, l’essayiste encourage au final chacun à parler d’histoire, de littérature, de philosophie, « de ces sujets jusqu’à maintenant totalement colonisés et emprisonnés par la gauche ». De quoi donner à « Actuel Moyen Âge » l’occasion d’écrire plein de nouveaux tweets vengeurs, satisfait de lui-même.

Source : Valeurs actuelles


dimanche 23 janvier 2022

Montréal : 52 % des diplômes de cégep sont de cégeps anglophones

La CAQ aime l'anglais dans l'enseignement et dote généreusement les établissements anglophones

Une lettre du Regroupement pour le cégep français.

Monsieur Roberge, dans votre déclaration du 9 janvier, vous avez tenté d’éteindre les flammes de l’espoir ravivé par l’idée d’étendre la loi 101 au collégial en la dénigrant. Ce faisant, vous avez peut-être cru lui asséner un coup de grâce… alors que c’est d’un coup de pouce qu’elle a besoin.

Vos arguments, au contraire, auront l’effet d’un coup de fouet capable de convaincre que son application est plus que jamais nécessaire. Pourquoi ? Parce que les faits vous donnent tort.

Cégeps anglos : 52 % des diplômes !

Savez-vous par exemple qu’en 2018, sur l’île de Montréal, le nombre de diplômes d’études collégiales remis par les cégeps anglais a franchi le seuil historique de 52 % du total ? Oui : au cœur de la métropole du Québec, les cégeps diplôment davantage en anglais qu’en français… pour une communauté anglo-montréalaise de 17 %.

Jusqu’à quel niveau les cégeps français devront-ils être saignés de leurs forces vives avant que vous réagissiez ? Quel seuil d’anémie, quel signe du déclin des cégeps français vous sortira de votre torpeur ? Quand il ne restera que 40, 30 ou 20 % des diplômés en français ? Cela arrivera plus vite que vous pensez, car les trous béants de votre insuffisante loi 96 permettront notamment aux collèges privés non subventionnés de croître sans limites en recrutant à l’international une clientèle anglophone.

Contrairement à ce que vous affirmez, c’est précisément la maîtrise grandissante de l’anglais de leurs adolescents qui pousse de plus en plus de parents à « diriger leur progéniture vers le réseau collégial et universitaire anglais ». Plus ils la maîtrisent, plus cela devient facile et tentant de poursuivre leur formation dans cette langue.

Il est le temps d’agir

Mais quand des dizaines de milliers d’étudiants francophones et allophones font déborder les cégeps anglais et les transforment au point où les anglophones y sont en minorité, c’est le temps d’agir.

Quand le réseau français est écrémé de ses étudiants les plus performants au profit de son alter ego anglais, c’est le temps d’agir.

Quand les cégeps français sont en déclin partout au Québec autant pour les parcours préuniversitaires que techniques, c’est le temps d’agir.

Quand des milliers d’employés des cégeps anglais doivent travailler dans cette langue alors qu’ils ne sont pas anglophones, c’est le temps d’agir.

Monsieur Roberge, vous êtes passé d’espoir à obstacle. Entre la peur d’abolir un privilège et la nécessité d’assurer l’avenir du réseau des cégeps français affaibli et menacé, vous avez choisi le camp des privilèges d’un réseau anglais en essor et menaçant.

Non, monsieur Roberge, vous n’avez pas cloué le dernier clou dans le cercueil de cette idée nécessaire ; vos propos n’auront que fouetté l’ardeur de ses défenseurs.

Le Regroupement pour le cégep français
Jean-François Vallée, Professeur de Cégep
Nicolas Bourdon, Cégep du Bois-de-Boulogne
Georges-Rémy Fortin, Cégep du Bois-de-Boulogne
Caroline Hébert, Cégep de Sainte-Foy
Sébastien Mussi, Cégep de Maisonneuve
Mathieu Bélisle, Collège Jean-de-Brébeuf
Yannick Lacroix, Cégep de Maisonneuve
Richard Vaillancourt, Cégep du Bois-de-Boulogne
Jean-François Joubert, Cégep Garneau
Stéphane Beauregard, Cégep du Bois-de-Boulogne

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« Pourquoi la société québécoise devrait payer pour angliciser massivement les jeunes ? »  

Français au cégep : aucune mesure de promotion du français

Les cégeps anglais, les étudiants internationaux et le manque de courage politique de Québec 

Roberge modifie à la marge ses restrictions imposées à l’instruction à domicile 

Le ministre Roberge : « l’État québécois veillerait plus que jamais à ce que chaque jeune reçoive une éducation adéquate. »  [à savoir politiquement correcte ?]

Cégépiens : « Aujourd’hui, une phrase sur trois dite par un jeune est en anglais. »

Les étudiants internationaux : nouveau vecteur d’anglicisation du Québec  

Le ministère de Roberge veut-il que les enfants instruits à la maison réussissent moins bien à ses évaluations ? 

DPJ utilisée par le Ministère de Roberge pour harceler les parents-éducateurs à la maison 

Le déclin du temps d’enseignement du français doit cesser (au primaire)

Québec — le programme ECR serait là pour de bon selon le ministre Roberge (il est revenu en partie sur ce dogmatisme en renommant le programme et en éliminant une partie de la dimension « religieuse »

Que faudrait-il faire pour sauver le français au Québec ? 

Contradiction : la CAQ veut imposer un cours de culture québécoise, mais pas le cégep en français…  

Les cégeps anglophones sont devenus des cégeps allophones  

Maîtrise du français dans l’enseignement supérieur  

Assimilation des élèves allophones — « Tous leurs loisirs se passent en anglais. Souvent, ils ont étudié en français au primaire et au secondaire par obligation. » 

« Le français pourrait disparaître de la fonction publique au Québec »

« Nous avons tous été stupéfaits d’apprendre que 74 % des employés de l’État à Montréal utilisent parfois une autre langue que le français dans leurs interactions orales avec des personnes physiques au Québec, une proportion qui grimpe à 81 % à Laval et à 88 % en Outaouais », soulignait Mme Lamarre dans les pages du Devoir.

Les Canadiens français deviendraient minoritaires au Québec en 2042 [long billet, graphiques]

Montréal : en 2031 les minorités visibles représenteront 31 % de la population 

Démographie — En 15 ans, les minorités visibles sont passées au Québec de 7 % à 13 % de la population

Laval s’anglicise

Natalité baisse au Québec depuis 7 ans, mais CS de Montréal devrait accueillir 5000 élèves de plus d’ici cinq ans [impact de l’immigration]

Chute importante prévue du français dans les foyers québécois

Québec — Trois nouveau-nés sur dix ont au moins un parent né à l’étranger

 

 

samedi 22 janvier 2022

Universités diversitaires — La bombe Jordan Peterson

Un texte de Joseph Facal.

Jordan Peterson (ci-contre) est indiscutablement l’intellectuel canadien vivant le plus connu dans le monde.

Les livres de ce professeur émérite de psychologie à l’Université de Toronto se vendent par millions et sont traduits dans des dizaines de langues.

Il vient de démissionner et s’en explique dans une lettre, devenue virale, parue dans le National Post de mercredi.

Hypocrisie et mensonges

Il adorait son université et pensait y travailler jusqu’à ce que l’on doive, dit-il, « traîner mon squelette hors de mon bureau ».

Il quitte son poste parce que ses étudiants de doctorat mâles et blancs ont des chances minimes, dit-il, de se trouver des postes universitaires, malgré leurs dossiers exceptionnels, en raison des quotas imposés au nom de la « diversité, l’équité et l’inclusion ».

Ces politiques furent imposées, dit-il, bien que les comités d’embauche fassent tous les efforts raisonnables depuis longtemps pour s’assurer qu’aucun candidat issu d’une minorité ne soit oublié s’il a les compétences requises.

La vérité, dit Peterson, que tous savent mais taisent, est qu’il n’y a pas assez de candidats qualifiés issus de ces minorités pour atteindre ces cibles sans baisser les critères. Donc, on les baisse.

On voit déjà les lamentables résultats, dit-il, dans la bouillie pseudo-scientifique produite par nombre de gens se penchant sur le racisme, le genre, l’identité, etc.

Ses jeunes collaborateurs sont aussi, ajoute-t-il, sur une liste noire parce que Peterson lui-même est persona non grata dans de larges pans du monde universitaire en raison de ses positions idéologiques.

Liste noire dans l’enseignement universitaire ? Mathieu Bock-Côté pourrait vous en raconter de belles là-dessus.

Tous ses collègues, poursuit Peterson, doivent, pour obtenir du financement, remplir de longues déclarations d’adhésion à l’évangile de la diversité.

Dans un passage qui choquera beaucoup, Peterson écrit :

« Ils mentent tous (sauf pour une minorité de vrais croyants) et enseignent à leurs étudiants à faire pareil. Et ils le font constamment, avec diverses rationalisations et justifications, corrompant encore plus ce qui est déjà une entreprise étonnamment corrompue (“a stunningly corrupt enterprise”) ».

Tous ces gens acceptent aussi, déplore-t-il, de participer docilement à des ateliers de rééducation contre leurs supposés biais racistes, donnés par des employés en ressources humaines qu’il juge doctrinaires, condescendants et « suprêmement non qualifiés ».

Ceux qui nient cela font de l’aveuglement volontaire (il le dit moins poliment).

Toute cette idéologie née dans les universités percole ensuite dans les entreprises, les ordres professionnels, les médias, les arts, entraînant parfois les départs écœurés de ceux qui n’en peuvent plus de cette rectitude étouffante (Tara Henley de la CBC, Bari Weiss du New York Times, etc.)

Beaucoup traversent cette révolution en feignant d’être d’ardents partisans. Leur comédie hypocrite accentue le problème.

Poutine

Il cite un récent discours de Vladimir Poutine qui se frotte les mains de voir se répandre en Occident ce poison idéologique digne, dit-il, de... l’ex-parti communiste de l’URSS.

C’est Poutine qui le dit !

Peterson a donc dit : assez, je pars !

Évidemment, il a les moyens de le faire. Ce n’est pas le cas de la plupart.

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 Florilège Jordan Peterson (vidéos sous-titrées en français) 

Contre le ressentiment qui hante notre époque, le manuel d’antiwokisme de Jordan Peterson 

Employés de Penguin RH en pleurs parce que l’éditeur publiera le prochain livre de Jordan Peterson (12 Nouvelles Règles pour une vie)

Le paradoxe de l’égalité entre les sexes c. la théorie du genre

Faut-il abolir les frontières ?

Régis Debray fait son deuil du progressisme et des illusions de la gauche

La croisade des LGBT contre la liberté d’expression et les distinctions linguistiques immémoriales

Jordan Peterson : Arguments en faveur du mariage et impacts du divorce (2 vidéos)

Vos impôts à l’œuvre : Télé-Québec et ses capsules « éducatives » féministes

Faiblesse des revenus masculins, une des causes de l’effondrement du mariage ?  

Jordan Peterson : l’État ne devrait plus enseigner l’éducation sexuelle

Parution en français de Douze règles pour une vie de Jordan Peterson (son précédent livre)

Jordan Peterson et les jeunes « trans » (M-à-j avis de Debra Soh sur l’augmentation de ceux-ci)

Jordan Peterson et l’égalité des sexes : députée et ex-ministre suédoise à du mal à comprendre 

Université Wilfred Laurier (Ontario) — S’opposer aux pronoms transgenres (Jordan Peterson), c’est comme Hitler…

La croisade des LGBT contre la liberté d’expression et les distinctions linguistiques immémoriales

Église catholique s’inquiète du projet de loi C-16 punissant la liberté d’expression sur le genre

Jordan Peterson : La théorie du genre n’a pas sa place en classe (M-à-j : poursuite judiciaire) 

Le Canada vu de loin : un pays avec un singulier manque d’adultes

 

 

Confinements et gestion de la pandémie : Importante hausse des appels à Suicide Action

L’organisme Suicide Action Montréal remarque une hausse importante de détresse psychologique depuis le début de la pandémie.

L’isolement et les pertes d’emplois feraient partie des raisons de la hausse des appels et des interventions chez Suicide Action.

Ce ne sont que 35 % des appels qui sont effectués par les hommes ; la majorité est faite par des femmes.

« Au Québec, depuis la pandémie, on parle de 20 à 30 % de hausse d’idées suicidaires. À Montréal seulement, c’est 7 %. On parle de trois suicides et de onze tentatives par jour », dit Kathy Laramée, directrice générale chez Suicide Action Montréal.

L’organisme se soucie particulièrement des jeunes de 18 à 24 ans, surtout ceux qui seraient en télétravail.

Les Québécois sont invités à appeler ou à consulter en ligne Suicide Action en cas de détresse. Un service est aussi disponible pour les proches d’un individu en difficulté.

Cri du cœur des jeunes

Alexandrine Beauvais-Lamoureux, porte-parole du collectif NOUS, organisme pour la sensibilisation sur santé mentale, déplore le manque de ressources pour les jeunes qui ne sont plus étudiants.

« Une jeune comme moi pourrait avoir accès à certains services puisque je suis inscrite à l’université. Mais pour les jeunes qui décident de décrocher une session pour prendre soin de leur santé mentale, ils perdent l’accès à ces ressources-là. Donc ils n’ont plus nécessairement les outils pour pouvoir traverser une période difficile. »

Cette crise de la santé mentale chez les jeunes est exacerbée par la pandémie et l’isolement. « Ça risque de s’empirer à long terme si l’on ne se met pas à prendre des actions maintenant pour aider. »

Source : TVA


vendredi 21 janvier 2022

France : « Pour 12 millions de cas Omicron, on a eu 200 personnes en réa, ce sont des faits ! »

Pour le journaliste vedette David Pujadas : « Omicron ça a produit 200 cas, 200 personnes en réanimation pour 12 millions et demi. Autrement dit on n’est même pas dans l’épaisseur du trait, on est dans le microscope, on parle de statistiques, ce sont des faits. C’est pas de l’analyse, c’est pas du doigt mouillé, c’est pas de la roulette russe, c’est pas un pari, ce sont des faits. »

Jean-Luc Jouve, président de la Commission médicale hôpitaux universitaire de Marseille ajoute : « On a rappelé des gens qui étaient sur des listes d’attente pour leur dire de venir et de les opérer. »

Arnaud Fontanet, membre du conseil scientifique mis en place par Emmanuel Macron pour la gestion de la pandémie de Covid-19 en France, multiplie ses interventions pour annoncer la bonne nouvelle de la fin de l’épidémie. Les experts demandaient même un couvre-feu pendant la période des fêtes en France. Ce ne fut pas fait en France, mais bien au Québec... Le docteur Martin Blachier souligne qu'Arnaud Fontanet veut faire croire que c’est grâce au comportement des Français et des mesures du gouvernement que l’épidémie se termine… sauf qu’il n’en est rien. Si les choses s'améliorent, c’est parce que le virus circule énormément et que l’immunité est acquise.

 

Voir aussi

L’Espagne veut revivre normalement « malgré la vague omicron »

Irlande, La majorité des restrictions de Covid seront supprimées à partir de 6 h du matin le samedi 22 janvier:

  • Pubs, restaurants et boîtes de nuit pour revenir aux heures normales
  • Le système de passe Covid et l'obligation de conserver les coordonnées pour recherche étroite des contacts
  • Distanciation sociale et règle des six à table à supprimer
  • La capacité des événements sportifs pourrait être considérablement augmentée au cours du week-end
  •  Le retour progressif au bureau pour les travailleurs commencerait à partir de la semaine prochaine et durerait jusqu'à fin février

Pour le Pr Cyrille Cohen, membre du Conseil pour la vaccination du gouvernement israélien, le variant Omicron signe la fin de l’intérêt des passeports vaccinaux. D’autant plus que « ce virus est meilleur pour immuniser que le vaccin. » (Rappelons que Radio-Canada reprochait le Prof Didier Raoult de l'avoir dit il y a quelques mois et avait infligé un blâme à Stephan Bureau, après une plainte d'une agronome, pour lui avoir permis de le dire. Le Pr Cohen admet une grosse erreur : « Pour moi, l'enseignement était la chose que nous n'aurions pas dû toucher. Au grand jamais. [Pas de fermetures d'écoles, pas de leçons à distance.] Cela aura des répercussions à l'avenir et c'est la chose que je regrette extrêmement. »

Cas potentiels de séquelles graves à la suite de la vaccination

Omicron semble remplacer la grippe comme cause de décès. Quand la Covid deviendra endémique, il se peut très bien qu'elle n'entraînera pas une augmentation considérable de la mortalité toutes causes confondues. Ces dernières années, la grippe tuaient les plus fragiles. Covid concourra pour ces mêmes hôtes sans augmenter significativement la mortalité globale. Voir ci-dessous la baisse subite des décès dus à la grippe au Minnesota avec la survenue de la vague Omicron. (Les chiffres actuels et historiques de la grippe au Québec.)

L'Alberta vient de révéler par inadvertance bidouiller les statistiques de vaccination COVID. Plus de la moitié des décès parmi les nouvellement vaccinés ont été attribués aux non-vaccinés.

Pfizer scandale 1 :

La trovafloxacine (Trovan) est un antibiotique de type fluoroquinolone de quatrième génération. Commercialisée par Pfizer, la molécule fut au centre d'un scandale d'essai sauvage au Nigeria qui donna lieu à plusieurs procès. La trovafloxacine, fluoroquinolone, dérivée de la 1,8-naphtyridine et possédant trois atomes de fluor, fut mise sur le marché en 1997 avant d'être interdite en Europe en raison de graves effets hépatiques (hépatite médicamenteuse). Cette affaire, ébruitée dès 2000, aurait inspiré le roman La Constance du jardinier (2000) de John le Carré et le film homonyme (2005) qui a été tiré du livre. (Plus de détails)

Pfizer scandale 2

En 2010, des scientifiques allemands ont découvert qu'un vaccin vétérinaire de Pfizer (Pregsure BVD) administré pour réduire la diarrhée chez les vaches provoquait une maladie hémorragique mortelle chez leurs veaux, appelée pancytopénie bovine néonatale. Même après que la pression de l'Allemagne ait poussé Pfizer à cesser de vendre le vaccin là-bas, l'entreprise a continué à le vendre ailleurs. Un haut responsable de Pfizer avait alors déclaré aux agriculteurs britanniques que le vaccin était sûr et que "d'autres facteurs" étaient probablement impliqués. Un mois plus tard, Pfizer a cessé de vendre le vaccin. « Dans ce cas particulier, ce chiffre a été considéré pour une mesure prophylactique comme la vaccination comme étant inacceptable pour une maladie potentiellement fatale », ont constaté les régulateurs (annexe II du rapport).

jeudi 20 janvier 2022

Plus de 360 millions de chrétiens ont été « fortement persécutés et discriminés ». Silence complice ?

Plus de 360 millions de chrétiens ont été « fortement persécutés et discriminés » en raison de leur foi dans le monde en 2021, et l’Afghanistan est le pire pays pour les chrétiens, selon un rapport de l’ONG Portes ouvertes publié mercredi.

« La persécution atteint un niveau record », a affirmé Patrick Victor, directeur de Portes ouvertes France et Belgique, lors d’un point presse mercredi. Cette ONG protestante publie chaque année un « index mondial » de la persécution des chrétiens, recensant toutes les atteintes, allant de l’« oppression quotidienne discrète » aux « violences les plus extrêmes ».

Entre le 1er octobre 2020 et le 30 septembre 2021, ce sont « plus de 360 millions de chrétiens » — catholiques, orthodoxes, protestants, baptistes, évangéliques, pentecôtistes, etc., de 76 pays — qui ont été « fortement persécutés et discriminés », contre 340 millions en 2020, note-t-elle.


Nous nous sommes demandé si Radio-Canada (plus d’un milliard de $/an de subventions) avait parlé de ces chiffres. Nous avons donc cherché sur le site de Radio-Canada les articles parus depuis une semaine comprenant les mots « persécutés » et « chrétiens ». Un seul résultat : il relate l’antijudaïsme de chrétiens de l’Action française au début du XXe siècle.

Rien sur ces 360 millions de chrétiens.


Orwell dans l'Allemagne de 2022 : L'obligation aboutit au volontariat

Le ministre allemand de la Santé, Karl Lauterbach : « Personne ne se fait vacciner contre son gré. Même l'obligation vaccinale a pour résultat que l'on finit par se faire vacciner volontairement. »

L'original en allemand : « Es wird ja niemand gegen seinen Willen geimpft. Selbst die Impfpflicht führt ja dazu, daß man sich zum Schluss freiwillig impfen lässt. »

Source : Tagesschau, le 19 janvier 2022 à 20 h