lundi 6 août 2012

Russie — la natalité à son plus haut niveau depuis 20 ans

Le taux de natalité a augmenté de 7,5 % en Russie au premier semestre de 2012 par rapport à la même période de 2011, alors que la mortalité est en baisse de presque 2%, a annoncé lundi le service de presse du ministère russe du Travail.

« Au premier semestre de 2012, nous avons enregistré une hausse de natalité et une baisse de mortalité par rapport à la même période de 2011. En janvier-juin 2012, 905.700 enfants sont nés en Russie, soit 63.200 enfants ou 7,5% de plus que pendant la même période de l'an dernier », a indiqué le ministre russe du Travail et de la Protection sociale Maksim Topiline cité par le service de presse.

La mortalité a diminué de 1,9 % depuis le début de l'année. Au premier semestre de 2012, 962.700 personnes sont décédées en Russie, soit 18.700 personnes de moins qu'au cours des six premiers mois de 2011.

Le taux de natalité est en hausse dans 79 régions de la Russie et le taux de mortalité est en baisse dans 69 régions.

Le nombre des naissances a augmenté de 21,2 % et le nombre des décès a diminué de 11,2% en cinq ans grâce, selon le ministère, à la nouvelle politique démographique russe. L'espérance de vie à la naissance est aussi en progression constante. Elle a progressé de 67 ans en 2006 à 70,3 en 2011.

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Le temps de cerveau disponible et les publicitaires

« Cruauté, violences psychologiques et sexuelles, humiliations : la téléréalité semble devenue folle.

Son arrivée au début des années 2000 ouvrait une nouvelle ère dans l’histoire de l’audiovisuel. Cinquante ans d’archives retracent l’évolution du divertissement : comment la mise en scène de l’intime, dans les années 80, a ouvert un nouveau champ, comment la privatisation des plus grandes chaînes a modifié le rapport au téléspectateur. A l’aide de spécialistes, dont le philosophe Bernard Stiegler, ce documentaire démontre comment l’émotion a fait place à l’exacerbation des pulsions les plus destructrices. (Diffusé sur France2 en 2010) »



Voir aussi

Essai sur les méfaits de la télévision





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dimanche 5 août 2012

30% d'illettrés et de semi-illletrés de lecteurs inefficaces et lents en France ?

Chaque année, lors de la Journée Défense et Citoyenneté (ex JAPD), des tests de lecture sont effectués parmi les appelés afin de tester le niveau national. Le cru 2011, d’après un document officiel de l’Éducation Nationale, indique que 30 % de ceux qui l’ont passé sont illettrés ; sachant que ces jeunes ont 17 ans et qu’ils ont passé 12 ans dans le système éducatif français, qui engloutit chaque année 17 % du budget de l’État.

Belle performance ! Pourtant, les auteurs du rapport se congratulent de satisfécits mutuels, à tel point que l’on pourrait passer à côté de cet échec cuisant, et croire à une belle victoire de l’équipe olympique française de lecture. Le rapport annonce en effet 80,3 % de lecteurs efficaces, ce qui fait tout de même 19,7 % de lecteurs inefficaces, car il ne faut pas dire illettrés.

Mais parmi ces 80 %, 10,3% sont des profils 5c, c’est-à-dire « une population de lecteurs qui, malgré des déficits importants des processus automatisés impliqués dans l’identification des mots, réussit les traitements complexes de l’écrit, et cela en s’appuyant sur une compétence lexicale avérée. Leur lecture est fonctionnelle grâce à une stratégie de compensation fructueuse. Ils ont su adapter leur vitesse de lecture, relire et maintenir un effort particulier d’attention en dépit de leur mauvaise automatisation des mécanismes de base de la lecture. » Voilà une présentation plutôt bienveillante pour signifier que ces profils ne savent pas lire correctement mais qu’ils arrivent à corriger leurs lacunes grâce à une compréhension globale du texte. Le texte qui était lu étant soit un article de magazine télé, soit un texte de base. On n’ose imaginer les résultats avec des textes littéraires, voire même des articles de journaux.

La suite de la présentation du profil 5c est nettement moins positive :

« La faible vitesse avec laquelle ils traitent les écrits marque la différence entre eux et les lecteurs du profil 5d. Les lecteurs du profil 5c sont efficaces mais plus lents : en moyenne, les jeunes du profil 5c mettent 2,5 secondes à déchiffrer une paire de mots, contre 1,3 seconde pour les jeunes du profil 5d. La question qui se pose pour ces jeunes reste celle des effets d’un éventuel éloignement des pratiques de lecture et d’écriture : les mécanismes de base étant insuffisamment automatisés, s’ils s’éloignent de toute pratique, l’érosion de la compétence peut les entraîner vers une perte d’efficacité importante dans l’usage des écrits. Les sollicitations de leur environnement professionnel et social seront donc déterminantes. »

Nouveau scandale dans le système éducatif d'Afrique du Sud, pour Nadine Gordimer l'éducation est « un désastre »

Angie Motshekga, ministre de l'Éducation de base

L'écrivain sud-africain Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature en 1991, a jugé récemment que le système éducatif de son pays « était un désastre » après le scandale de la pénurie de manuels scolaires.

Plus de 5.000 écoles rurales, soit environ 1,7 million d'élèves, n'ont pas de manuels scolaires depuis la rentrée scolaire de janvier. Le manque de manuels est la pointe émergée de l'iceberg: ailleurs ce sont les enseignants qui manquent ou sont absents, les toilettes qui ne fonctionnent pas, les chaises qui manquent, etc.

« Notre système éducatif est bon pour la casse. C'est le foutoir. Je ne peux pas croire que les trois-quarts de l'année se sont écoulés et que tant d'écoles, notamment dans les zones rurales, sont sans manuels », a dit Mme Gordiner, 88 ans, à la radio publique SAFM.

« Il est de la responsabilité du ministre (de l'Education) de faire en sorte que les livres soient commandés à temps et livrés. Comment pouvez-vous apprendre aux gens à lire s'il n'y a pas de livres à lire », a-t-elle demandé ?

De plus en plus de gens demandent au président Jacob Zuma de limoger sa ministre de l'Éducation Angie Motshekga. Il a dit attendre le rapport final d'une commission d'enquête sur l'affaire qui lui a été remis cette semaine. D’après News 24, une société contrôlée par des hommes d’affaires reliés à l'ANC (le parti au pouvoir depuis la fin de l’Apartheid, il y a 18 ans) connectés et d’anciens mandarins gouvernementaux de haut niveau auraient été sélectionné illégalement pour un appel d'offres de manuels scolaires 320 millions de rands (40 millions de dollars canadiens) et aurait bâclé sa réalisation. Die Beeld parle pour sa part dans un article ultérieur d’un contrat de 700 millions de rands (85 millions de dollars) à une société nommée EduSolutions dont la majorité des patrons sont issus du gouvernement ANC. L’émission d’enquête Carte Blanche aurait découvert que d’Edusolutions sous-traitaient la livraison des manuels à des tiers dont les connexions politiques semblent primer sur l’efficacité ou l’expérience en logistique. L’émission montre un hangar rempli de manuels qui auraient dû être livrés à des écoliers du Kwazoulou-natal.

L'éducation, aujourd'hui premier budget de l'État en Afrique du Sud. L'Afrique du Sud dépense 6,1 % de son produit national brut à l'éducation, une plus grande portion que la plupart des autres pays, mais ses résultats sont constamment parmi les plus mauvais.

Selon le dernier Indice de compétitivité mondiale du Forum économique mondial, l'Afrique du Sud se classait 129e sur 139 pays en matière d'éducation primaire et 137e en sciences et mathématiques.

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Discrimination raciale officielle dans les universités sud-africaines

Afrique du Sud – Pour la sixième année de suite, le taux de réussite aux examens de fin d'études secondaires diminue

Curiosité du jour : augmenter de 25 % les notes de tous les finissants sud-africains ?






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Les nouveaux ayatollahs...


Éditorial de Valeurs actuelles.

« Arrêtez d’emm… les Français ! », s’écriait Georges Pompidou voilà plus de quarante ans. Depuis, le mal n’a cessé de s’aggraver. Chaque jour, des ligues de vertu, plus nombreuses et plus procédurières que jamais, rivalisent d’ingéniosité pour nous rendre la vie impossible. De toutes parts, des voix s’élèvent pour dire : « Assez ! »

Plus il y a d'interdits, professait Lao-tseu, plus le peuple s’appauvrit. S’il avait vécu aujourd’hui et non voici vingt-cinq siècles, le malheureux serait accablé. On croule sous la réglementation. En 2008, la France cumulait 10.500 lois et 127.000 décrets, à quoi s’ajoutent 17.000 textes communautaires, le tout aboutissant à une véritable « logorrhée législative et réglementaire » , selon les mots même du conseil d'État.

À bien y réfléchir, notre vie ressemble à une addition d’interdits, au point, qui sait, de provoquer une addiction à l’interdit. En résumé, tout ce qui n’est pas prohibé est obligatoire, et inversement. Cela fait songer au mot de Churchill : « En Angleterre, tout est permis, sauf ce qui est interdit. En Allemagne, tout est interdit, sauf ce qui est permis. En URSS, tout est interdit, même ce qui est permis. »

Dresser la liste noire établie par les ayatollahs du « politiquement correct » et de son prolongement, l’ «hygiéniquement correct » revient à faire un inventaire à la Prévert où le père Ubu donnerait la réplique à Franz Kafka.

1963, Braudel et les lycéens français

Le manuel de 1963
En 1963 l’Éducation Nationale a commandé à Fernand Braudel, alors jeune et peu connu historien, la rédaction du manuel d’histoire destiné aux classes terminales des lycées [dernière année de cégep au Québec]. L’historien de la Méditerranée au temps de Philippe II s’est mis à l’œuvre, avec un plaisir non dissimulé, pour réaliser un manuel alors conforme aux programmes. Ce manuel, dont la qualité est indéniable, fut ensuite constamment réédité sous le titre de Grammaire des civilisations. Il s’agit en effet d’une étude des civilisations d’Afrique, d’Asie et d’Europe. On le trouve aujourd’hui en collection Champs chez Flammarion.

J’invite ceux qui ont ce livre dans leur bibliothèque à le feuilleter, et encore mieux, à le lire. Datant d’il y a cinquante ans un certain nombre de points sont à actualiser : on ne parle plus de l’URSS de nos jours, et les découvertes scientifiques ont permis d’améliorer la connaissance des civilisations anciennes. Toutefois, il reste un grand classique, offrant une vision large et panoramique de l’histoire du monde. En tant que tel, et comme son rédacteur est un de nos plus grands historiens, il conserve un intérêt réel.

Mais ce livre est d’abord un manuel, destiné à des lycéens de 17-18 ans. C’est là qu’un certain problème se pose aujourd’hui : bien rares sont les lycéens capable de lire ce livre en 2012. Dans l’édition Flammarion il pèse plus de 600 pages, écrit dans une police de taille 8. Bien évidemment il n’y a aucune photographie ni aucun document. La comparaison avec un manuel actuel d’histoire est effrayante. En cinquante ans la chute du niveau est réel, la baisse des exigences indéniables. Des lycéens d’aujourd’hui sont incapables de lire un manuel destiné à leurs grands-parents. Plus grave encore, je doute que des étudiants en histoire de niveau maîtrise puissent se frotter à ce texte dense quant à la typographie et à la réflexion. Quant aux étudiants qui obtiennent le capès [Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré], et même l’agrégation, en histoire peu d’entre eux lisent des livres de ce genre. Si les futurs ou nouveaux professeurs sont incapables de comprendre ces livres, il n’y a rien d’étonnant à ce que les élèves ne puissent y entrer. La comparaison des manuels suffit à prendre la mesure de la déchéance intellectuelle de notre pays. Inutile de présenter des études ou des statistiques qui essayent bien souvent de gommer l’effroyable réalité.

Pourquoi cette baisse ? Il faut bien alors s’interroger sur les effets réels de la démocratisation de l’enseignement, et se demander si la France a gagné à ce mouvement. Ne nous leurrons pas : bien rare étaient les élèves de 17 ans qui pouvaient lire le texte de Braudel en 1963. Ceux qui étaient en terminale, et qui passaient ensuite le baccalauréat, étaient une élite, une aristocratie infime. Si en 2012 ce livre n’est plus accessible c’est entre autre parce que l’on a envoyé au lycée des élèves dont le niveau est bien trop faible pour pouvoir suivre. Il a donc bien fallu baisser le niveau pour assouvir la soif égalitaire de la démocratisation. Ce faisant, nous nous sommes rendus incapables de former une élite. Et en plus nous avons rendu impossible la formation correcte de cette masse plus nombreuse. Il n’est pas donné à tout le monde de rester 7 heures par jour assis à une table, à écouter un professeur donner un cours et à prendre des notes. Cela requiert des aptitudes, une appétence, des possibilités qui ne sont pas présentes chez tous les lycéens. Or, par la démocratisation acharnée du système éducatif, nous avons voulu faire rentrer dans le même moule, plier aux mêmes règles et aux mêmes contraintes, des personnes variées et différentes. C’est ainsi que nombreux sont les lycéens qui perdent leur temps, leurs années et leur jeunesse parce qu’on leur impose les bancs de l’école, alors qu’ils seraient plus à même de révéler leur talent et de s’épanouir si on leur proposait une formation professionnelle dès l’âge de 14 ou 15 ans.

Revoir la formation

Se former en entreprise est une réelle possibilité. C’est apprendre sur le tas, apprendre en faisant. Rien n’exclut qu’il y ait aussi des cours de mathématiques ou de français, et même de littérature ou d’histoire. Rien n’exclut que l’on cherche aussi à les élever vers des domaines plus intellectuels, mais de façon différente. La démocratisation et la massification du système éducatif ont non seulement empêché la formation d’une élite de France, ce qui est extrêmement grave, mais cela a aussi détruit des générations d’enfants à qui l’on a obligé de suivre une formation en décalage complet avec leur appétence. Dans ce jeu stupide, tout le monde fut perdant.

Un professeur latiniste me montrait le texte fameux de Paul-Émile à la bataille du lac Trasimène. Ce texte figurait dans le manuel de 4e de 1998. Aujourd’hui, c’est-à-dire quatorze ans plus tard, non seulement il n’est plus étudié en 4 e, mais il n’est même pas présent dans le manuel des lycéens. Ici aussi la baisse des exigences est quantifiable et visible. Mais peu de parents s’en doute.

Accorder la liberté

Pour y remédier il serait nécessaire de faire un secondaire à trois niveaux. Restaurer l’apprentissage dès l’âge de 12-13 ans, si utile pour des enfants inaptes à l’école mais qui ont tant de talents à développer ailleurs. Solidifier les filières professionnelles et technologiques du lycée, afin que les élèves qui s’y destinent soient réellement formés, et que cela ne soit pas vu comme des filières poubelles. Réserver les filières générales à l’élite intellectuelle, et faire de ce lycée l’antichambre des études supérieures, ou le baccalauréat soit le premier grade universitaire. Bien évidemment, il serait aussi nécessaire de supprimer l’examen du bac et de permettre à chaque établissement d’avoir une grande souplesse dans le programme à suivre. On pourrait définir un programme commun à suivre, afin de faciliter une nécessaire harmonisation, qui durerait environ la moitié de l’année, et l’autre moitié pourrait être des figures libres, afin que les établissements et les professeurs puissent s’adapter au niveau et aux espérances de leurs élèves. Cela s’appelle la liberté éducative. Hélas, l’école en France a choisi le chemin de l’égalité, ce qui la conduit à toujours rejeter la liberté.

Supprimer les concours

L’entrée dans le supérieur pourrait alors se faire sur dossier, avec éventuellement une lettre de recommandation du lycée. La première année servirait à faire un deuxième écrémage, afin d’éliminer et de réorienter les étudiants qui ne sont pas à leur place, qui ne veulent pas suffisamment travailler, ou qui ne sont pas au niveau. On pourrait ainsi supprimer les concours, qui non seulement ne permettent pas de sélectionner les meilleurs candidats, mais qui en plus transforment l’année scolaire en parenthèse de bachotage, ce qui ne permet ni d’approfondir des matières ni de se former réellement. Supprimer les concours redonnerait tout leur sens aux examens, et serait beaucoup plus utile aux étudiants.

Pour ceux qui ont peur de la formation professionnelle je les invite à regarder ce reportage sur la cuisine de l’Élysée, réalisé pour le magazine Michelin. Le chef actuel des cuisines de l’Élysée explique comment il est entré dans cette maison sous la présidence de Pompidou comme simple commis, comment il a gravi un à un les différents échelons, pour être, désormais, le chef des cuisines. Qui niera que c’est là un bel exemple de réussite professionnelle ? Cela ne fut possible que parce qu’il n’y avait pas le collège unique. Dans notre système actuel cette personne aurait été obligée de suivre l’enseignement jusqu’en terminale, de faire un bac S [cégep scientifique], et finalement de perdre son temps et ses envies. Que de talents gâchés nous perdons depuis si longtemps !

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mardi 24 juillet 2012

Histoire — De Gaulle et son « Vivre le Québec libre ! »

Reportage de 25 minutes sur la visite du général de Gaulle en 1967 à Québec, son parcours le long du Chemin du Roy, sa visite à Montréal, son fameux discours sur le balcon de l'hôtel de ville de la métropole et la réaction du Canada anglais et des Britanniques.






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lundi 16 juillet 2012

Idée reçue : « Au Moyen-Âge, les paysans sont accablés d’impôts »

Le récit mythologique des Lumières veut que le paysan de cet âge des ténèbres qu'aurait été le Moyen Âge ait été « taillable et corvéable à merci » et qu'il fallait mettre fin à cette « féodalité ».

La ponction fiscale est de tout temps. Elle n’est pas plus lourde au Moyen Age que dans l’Antiquité ou les temps modernes, selon Jacques Heers[1]. Les paysans médiévaux doivent supporter corvées, banalités, cens, taille, champart, gabelle et dîme. Certes, énoncé comme cela, ces taxes et impôts paraissent bien nombreux.

Cependant, le paysan du XXIe siècle supporte quant à lui l’impôt sur le revenu, la taxe foncière, la taxe d’habitation, la TIPP sur l’essence, les timbres fiscaux pour les formalités administratives, les droits de succession, les frais de notaires sur les biens immobiliers, les prélèvements sociaux, les prélèvements libératoires sur les produits financiers et surtout notre bonne TVA qui grève absolument tous les biens et services. Est-il mieux loti que son lointain ancêtre ?

La Moisson de Pierre Bruegel dit l'Ancien vers 1565

Les corvées au Moyen âge représentent 1 à 2 jours de travail par an, 6 au maximum. Elles consistent à entretenir les ponts, les routes, à curer les fossés : c’est une forme de contribution locale, qui relève aujourd’hui des communes. Peu à peu les droits féodaux tombèrent en désuétude et furent remplacés par les impôts d’État. Mais à la fin de l’Ancien Régime, les propriétaires bourgeois qui avaient des terres mirent un zèle extraordinaire à faire revivre les anciens droits auxquels ces terres avaient pu être soumises par le passé. Ils ne cherchaient cependant pas à assurer la contrepartie de protection assurée par l'ancienne noblesse qui était devenue la charge du pouvoir central ni à exonérer leurs paysans des impôts d’État ! Les paysans étaient alors doublement imposés. Voilà pourquoi sous la Révolution française, les droits qui n’avaient plus de « féodaux » que le nom avaient mauvaise réputation et furent abolis avec grand soulagement.

[1] Jacques Heers, spécialiste de l’histoire du Moyen-Age, il est directeur des études Médiévales à Paris IV. Il est l'auteur de Le Moyen Âge, une imposture.





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vendredi 13 juillet 2012

Complicité de la hiérarchie de l'institution pour dissimuler de nombreux cas de pédophilie

Non, il ne s'agit pas de prêtres. On n'en parlera sans doute moins donc. Va-t-on tenter de ruiner l'établissement où ces actes pédophiles ont été commis et cachés pendant si longtemps ? Va-t-on se répandre en généralisation sur les moeurs de tous les entraîneurs de jeunes athlètes qui seraient des frustrés ?

Probablement pas puisqu'il s'agit de l'ancien entraîneur-chef de l'équipe de football de l'Université Penn State Joe Paterno et plusieurs autres dirigeants de l'institution. Ils font les frais d'un rapport d'enquête interne extrêmement incriminant sur un scandale de pédophilie qui a ébranlé les États-Unis. Bien qu'il s'agisse d'une université, l'affaire concerne de mineurs d'âge qui fréquentaient le complexe sportif de l'université.

Le rapport de 267 pages révèle que M. Paterno et des responsables de l'Université ont « dissimulé des faits cruciaux » sur les agressions sexuelles de l'ancien entraîneur-adjoint Jerry Sandusky dans le but de protéger la réputation de l'institution au détriment des victimes.

Menée par l'ancien directeur du FBI Louis Freeh, l'enquête de huit mois a été amorcée en novembre dernier, quelques semaines après l'arrestation de M. Sandusky. Ce dernier, qui avait pris sa retraite en 1999, a été reconnu coupable le 22 juin dernier de 45 chefs d'accusation criminels relativement à des agressions sexuelles sur 10 enfants. Les faits qui lui sont reprochés ont été commis entre 1994 et 2008.

L'ancien coordonnateur défensif de 68 ans attend toujours le prononcé de sa sentence. Il risque jusqu'à 373 ans de prison.

Huit jeunes hommes sont venus témoigner au procès de Jerry Sandusky. Ils ont déclaré qu'il avait abusé d'eux alors qu'ils étaient petits, parfois sur le campus. Des témoignages ont également permis d'établir que l'accusé utilisait le prestige que lui conférait son statut au sein de l'Université pour manipuler les enfants.

L'ex-entraîneur Sandusky avait mis en place un programme à destination de jeunes défavorisés et c'est par ce biais qu'il avait choisi ses victimes. Plusieurs ont raconté en détail lors du procès les attouchements ou viols commis, parfois sous la douche, par celui qui était pour beaucoup de ces garçons un substitut de figure paternelle. L'ancien instructeur adjoint Mike McQueary a mentionné avoir Sandusky surpris en compagnie d'une victime âgée de 10 ans dans les douches de l'établissement scolaire en 2002. Le jeune enfant avait les mains haut placées contre le mur alors que Sandusky œuvrait derrière lui. M. McQueary avait rapporté à son supérieur cet incident, mais aucune mesure n'avait été prise à la suite de ce témoignage et la police n'avait pas été contactée.

Le scandale avait mené aux congédiements de Joe Paterno et du président de l'Université, Graham Spanier. Le rapport conclut que ces derniers, de même que le directeur sportif Tim Curley et le vice-président Gary Schultz, « n'ont pas réussi, pendant une décennie, à protéger des enfants contre un prédateur sexuel ».

Le rapport Freeh précise que « Dans le but d'éviter les conséquences d'une mauvaise publicité, les plus puissants dirigeants de l'Université - Sapnier, Schultz, Paterno et Curley - ont dissimulé des faits cruciaux entourant les agressions sexuelles de Sandusky, et ce, à répétition. »

Le rapport poursuit sa critique du programme de football, l'un des plus respectés aux États-Unis, en précisant que M. Paterno et les dirigeants de l'Université avaient permis à M. Sandusky de prendre sa retraite « non pas à titre de présumé prédateur d'enfants, mais à titre de membre respectable de l'héritage de Penn State . Cette manoeuvre avait permis à Sandusky de balayer le sort de ses victimes sous le tapis et de se retirer honorablement, ajoute le document.

« Pendant 14 ans, les hommes les plus puissants de Penn State se sont gardés de prendre la moindre mesure de protection des enfants victimes de Sandusky », a martelé M. Freeh lors d'une conférence de presse.

L'équipe de l'enquêteur Louis Freeh a interrogé 430 employés et anciens employés de l'Université, y compris toutes les personnes associées au programme de football.

Voir aussi

États-Unis — Pédophilie dans une école primaire

Canada — La pédophilie : une orientation sexuelle comme l'hétérosexualité pour des experts

Scouts Canada s'excuse des cas de pédophilie qui auraient pu survenir

Pédophilie dans l'enseignement

Canada — La pédophilie  : une orientation sexuelle comme l'hétérosexualité pour des experts

États-Unis — pédophilie et sévices sexuels dans les écoles américaines

École laïque et républicaine — Enseignants pédophiles, on n'en parle que depuis récemment

Deux poids, deux mesures ? (artistes pédophiles excusés par des journaleux)

Mark Steyn: Penn State's institutional wickedness (avec des détails scandaleux)




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