dimanche 30 juin 2024

Étude — « Laver le cerveau » des enfants pour les rendre favorables à l’idéologie du genre

Une étude[1], récemment publiée par la British Psychological Society, évalue la façon dont les enfants peuvent se faire « laver le cerveau » pour qu’ils soient favorables à l’idéologie du genre.

Les travaux ont été menés par un groupe de psychologues qui a conçu une méthode afin de manipuler les enfants en « réduisant la croyance en l’immuabilité du genre », voire en encourageant les enfants à se déclarer eux-mêmes transgenres (cf. Dysphorie de genre chez l’enfant et l’adolescent : « ne pas promouvoir des traitements expérimentaux et inutilement invasifs »).

Les résultats ont montré que les enfants de 10 ans et moins, certains étant âgés de 5 ans seulement, étaient plus susceptibles d’adopter des comportements favorables au transgenrisme après.

« Les enfants âgés de 5 à 6 ans et de 9 à 10 ans qui ont visionné une vidéo d’une jeune fille transgenre nommée Jazz se sont distingués des enfants du groupe témoin, sans vidéo, à plusieurs égards : ils ont fait preuve d’une meilleure compréhension des identités transgenres, ont été moins enclins à considérer le genre comme immuable, et ont été moins enclins à juger que le genre à la naissance déterminait deux propriétés stéréotypées spécifiques au genre : jouer avec un service à thé plutôt qu’avec un camion ; aimer se maquiller plutôt que d’aller à la pêche » explique l’étude.

Comme elle l’indique clairement, les jeunes esprits sont influençables (cf. Questionnements de genre chez les enfants : un colloque pour éclairer parents et professionnels) .

[1] The role of story videos on children’s reasoning about transgender identities, Rachel D. Fine, Solangel C. Troncoso, Susan A. Gelman, 19 June 2024, https://doi.org/10.1111/bjdp.12503

Source : Washington examiner, Jeremiah Poff (24/06/2024), via Généthique.

samedi 29 juin 2024

Occultation, dissimulation et ingérence autour du clan Biden ?

L'émission au complet

 

Présentation du livre de Gérald Olivier par son éditeur

Chypre, mars 2023. Le Dr Luft, un ex-militaire israélien reconverti dans le secteur de l'énergie, disparaît. Un peu avant de se volatiliser, cet homme, qui avait accusé le président des États-Unis de collusion avec des intérêts chinois, avait écrit : "Le Département de la justice essaie de m'enterrer pour protéger Joe, Jim et Hunter Biden". En octobre 2020, déjà, un article du New York Post exploitant les documents trouvés dans l'ordinateur portable du fils de Joe Biden avait mis en évidence les liens troubles entre le président et des firmes étrangères, dont une entreprise ukrainienne. Ces révélations avaient été tues par l'immense majorité des médias ou présentées comme une opération de désinformation orchestrée par Moscou. Ceux qui parlaient de cette affaire avaient été bannis des réseaux sociaux, comme l'a exposé Elon Musk s'agissant de Twitter. Pourquoi s'est-on livré à la plus grande opération de "Cover Up" (dissimulation, occultation) de l'histoire des USA ? Pour protéger qui et pour cacher quoi ?

Cover Up : Le clan Biden, l'Amérique et l'État profond
par Gérald Olivier,
paru aux éditions Konfident,
le 26 octobre 2023,
230 pp.,
ISBN-10 : 2493837037

Canada — 110 000 fonctionnaires fédéraux supplémentaires en neuf ans (+ 42%)

Extraits d'un texte de Mario Dumont dans le Journal de Montréal.

L’élection partielle de Toronto–St. Paul’s a représenté un tremblement de terre politique. Pour le Canada et pour le Parti libéral. Toute la semaine, la défaite libérale a été commentée, avec raison, comme un facteur qui devrait pousser Justin Trudeau vers la porte de sortie.

La défaite de Justin Trudeau dans ce château fort, où il présentait une candidate vedette, remet en question sa capacité de gagner des sièges. Si Toronto–St. Paul’s n’est plus sûr pour le PLC, que reste-t-il de sûr?

[...]


Ce qui me frappe de cette élection, c’est le symbole d’un Canada dysfonctionnel. Le premier ministre se casse la margoulette dans une élection complémentaire qui est à l’image de ce que le Canada est devenu. Brisé, déréglé, cassé.

Élections Canada a dû s’excuser au lendemain de cette élection pour un comptage des votes d’une lenteur jamais vécue. Des résultats ont été transmis tard dans la nuit, pour ne pas dire le lendemain matin.
Quoi?

  • Après Service Canada qui a failli à faire une chose simple comme émettre les passeports;
  • après l’ARC qui a versé de la PCU à tort et à travers;
  • après le système de paye Phoenix qui ne verse pas correctement la simple paye aux employés;
  • après le ministère de l’Immigration qui est embourbé complètement;
  • après l’Agence des services frontaliers qui a donné des contrats ridicules pour ArriveCAN et qui a laissé s’installer un réseau d’exportation de véhicules...
  • voici qu’Élections Canada n’est plus capable de faire la chose la plus élémentaire: compter les votes!

Je ne dis pas que tout est la faute de Justin Trudeau. Je constate seulement que la fonction publique fédérale, naguère prise en exemple en matière de professionnalisme, en arrache aujourd’hui pour accomplir les tâches de base. En d’autres termes, qu’il soit à blâmer ou non, il ne peut se dégager de l’impression que, sous sa gouverne, la machine fédérale roule carré.
Faire moins avec plus

Le plus fou, c’est que tous ces ministères qui ont perdu de l’efficacité opèrent avec plus d’employés que jamais. Depuis que le gouvernement libéral est en poste, on dénombre quelque 110 000 fonctionnaires fédéraux supplémentaires. Il s’agit d’un bond ahurissant de 42% en à peine neuf ans.

Ajoutons au portrait que les fonctionnaires ont reçu beaucoup d’aide (en théorie) avec une explosion du recours aux consultants externes durant la même période. Évidemment, si l’on se fie au modèle ArriveCAN, la synergie entre consultants et fonctionnaires ne semble pas tellement garante d’une grande productivité. [...]

Voir aussi

Canada — Administration centrale fédérale : 33 361 embauches en 2022-2023, 61 % de femmes et 31,3 % de non blancs

L’endettement historique du Canada, l’héritage de Trudeau? (Il y a aussi les dépenses et le centralisme historiques)

L’État se féminise et se « diversifie » (m à j) [Les femmes comptaient pour 59,5 % de l’effectif régulier de la fonction publique québécoise en mars 2021, comparativement à 58,6 % en mars 2017 et 55,6 % en 2007.]
 
 
 
 
 
 
 

Logements réservés aux minorités ethniques : « C'est pas discriminatoire. C'est fait pour des clientèles ciblées »


Les deux immeubles situés dans le secteur Cap-de-la-Madeleine sont gérés par La Fédération régionale des Organismes sans but lucratif d’habitation de la Mauricie–Centre-du-Québec

La création de deux immeubles d’habitations à loyer modique réservés à des personnes issues des minorités visibles dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, suscite un malaise chez plusieurs. Ce sont les « groupes racisés, les immigrants, les Canadiens noirs » avec enfants qui ont été priorisés pour justifier le projet et se qualifier à l’aide du gouvernement fédéral de Justin Trudeau de 2,7 millions de dollars.

Au nom d’une amie monoparentale et à faible revenu, Danielle Leduc avait entrepris des démarches pour louer un appartement dans l’un des deux immeubles nouvellement construits par un organisme sans but lucratif (OSBL).

On y trouve des appartements à loyer modique qui, moyennant certaines conditions, se louent 675 $ par mois pour un appartement de 5 pièces et demi (la salle de bain compte pour une demi-pièce).

Danielle Leduc s’est vu répondre que sa demande était irrecevable étant donné qu’elle n’est pas une nouvelle arrivante. Elle raconte s’être fait dire : « non, elle ne se qualifie pas, malheureusement, parce que ce n’est pas dans nos critères : c’est d’abord et avant tout pour les immigrants ».

La résidente du secteur Cap-de-la-Madeleine affirme n’être pas loin d’y voir de la discrimination. « J’ai dit : “est-ce que c’est un petit peu discriminatoire ? Est-ce que c’est pas de la discrimination à l’envers ?” », raconte Danielle Leduc.

Les immeubles, qui comptent six unités chacun, ont pu être construits grâce à un programme fédéral qui imposait ce type de critères.

La Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Mauricie–Centre-du-Québec qui a construit et qui gère ces immeubles se défend de faire de la discrimination. « C’est pas discriminatoire. C’est fait pour des clientèles ciblées », explique le président de la Fédération qui souligne qu’il n’est pas rare de voir des logements dédiés à des groupes.

Le concept, à ses yeux, n’est pas différent de celui des logements pour les étudiants ou pour les Autochtones. Dans ce cas-ci, ce sont principalement les « groupes racisés, les immigrants, les Canadiens noirs » avec des enfants qui ont été priorisés pour justifier le projet et se qualifier à l’aide fédérale de 2,7 millions de dollars.

« On a 32 petits enfants qui sont dans ces deux blocs-là, puis ça met de la vie, ajoute-t-il. Ces familles-là, noires, qui ont des enfants, ont de la misère à trouver des logements. »

Le caractère exclusif de la clientèle visée apparaît préoccupant pour Danielle Leduc. « Je pense que le logement, c’est de base pour tout le monde et ça devrait être sans égard à la couleur de peau, à l’origine. Je pense que la Constitution devrait protéger tout le monde. »

Source : Radio-Canada

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Immigration — Forte crise du logement en Australie, comme au Canada (2023)

À Montréal, le nombre d’élèves allophones est si élevé que les cours de français virent aux cours de français langue étrangère

Coïncidence — Immigration : Le Québec fracasse un record, loyers records à Montréal, pénurie et surcharge de travail à l’école

Il se bâtit au Canada entre 200 000-300 000 unités de logement par an, en 2022 1 million de personnes s’est ajouté à la population

 
« Trop et trop vite » : des économistes mettent en garde contre la politique d’immigration libérale « pro-affaires »
 
 
 
 
 
 
 
 
 

mercredi 26 juin 2024

Les « séminaristes » Israéliens ultra-orthodoxes s'opposent au service militaire

La Cour suprême israélienne ordonne la conscription des étudiants en écoles talmudiques (25 juin)

La Cour suprême israélienne a ordonné la conscription des étudiants ultraorthodoxes en écoles talmudiques, jusqu’ici exemptés, sur fond de débats au Parlement et au sein du gouvernement sur le sujet. «L’exécutif n’a pas l’autorité pour ordonner de ne pas appliquer la loi sur le service militaire aux étudiants de yechiva (écoles talmudiques) en l’absence d’un cadre légal adéquat. Sans ancrer cette exemption dans un cadre légal, l’État doit agir pour imposer la loi», a jugé la Cour.

Celle-ci intervient alors que le parlement israélien a relancé le 11 juin un projet de loi en vue d'une conscription progressive des ultra-orthodoxes. Le service militaire est obligatoire en Israël, mais les juifs ultra-orthodoxes peuvent l'éviter s'ils se consacrent à l'étude des textes sacrés du judaïsme, en vertu d'une exemption instaurée par David Ben Gourion, fondateur de l’État d'Israël, en 1948.

Certains détracteurs estiment que le texte étudié par le parlement, soutenu par le premier ministre Benyamin Netanyahou mais tancé par le ministre de la Défense Yoav Gallant, est loin de répondre aux besoins en effectifs de l'armée israélienne.



Billet du 3 avril 2024

De jeunes « séminaristes » juifs ultra-orthodoxes font la queue devant un bureau de recrutement israélien pour traiter leurs exemptions du service militaire obligatoire dans une base de recrutement à Kiryat Ono.


Les partis juifs ultra-orthodoxes résistent aux pressions visant à lever les exemptions de service militaire accordées aux étudiants religieux, alors que le Premier ministre Benjamin Nétanyahou s’efforce de préserver sa coalition et de répartir équitablement le fardeau de la guerre sur l’ensemble de la société.

À l’approche de la date butoir du 31 mars, à laquelle le gouvernement israélien doit présenter une législation pour résoudre une impasse de plusieurs décennies sur cette question, M. Nétanyahou a déposé une demande de dernière minute auprès de la Cour suprême afin d’obtenir un report de 30 jours.

Dans un souci apparent d’accommodement, la Cour suprême a donné aux représentants du gouvernement jusqu’au 30 avril pour présenter des arguments supplémentaires. Mais, dans une décision provisoire, elle a également ordonné la suspension du financement par l’État des étudiants des séminaires qui seraient soumis à la conscription à partir de lundi.

Que cache cette impasse ?

Les exemptions accordées à la communauté ultra-orthodoxe Haredi (les « pieux ») remontent aux premiers jours de l’État d’Israël, en 1948, lorsque son premier ministre, le socialiste David Ben-Gourion, a exempté quelque 400 étudiants du service militaire afin qu’ils puissent se consacrer à l’étude de la religion. M. Ben-Gourion espérait ainsi maintenir en vie des connaissances et des traditions sacrées presque anéanties par l’Holocauste.

Depuis lors, les exemptions sont devenues un casse-tête de plus en plus important, car cette communauté en pleine expansion représente aujourd’hui plus de 13 % de la population israélienne, une proportion qui devrait atteindre environ un tiers d’ici 40 ans en raison d’un taux de natalité élevé.

La résistance des Haredi à l’enrôlement dans l’armée repose sur leur forte identité religieuse, dont de nombreuses familles craignent qu’elle ne soit affaiblie par le service militaire.
Le président de l’Union européenne, M. Karel, s’est engagé dans le service militaire en dépit d’un désaccord de plus en plus public avec le Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou. Certains démocrates et groupes arabo-américains ont critiqué ce soutien, estimant qu’il donnait à Israël un sentiment d’impunité.

Certains hommes haredi servent dans l’armée, mais la plupart ne le font pas, ce qui, de l’avis de nombreux Israéliens laïques, exacerbe les divisions sociales. Vivant souvent dans des quartiers fortement orthodoxes et consacrant leur vie à l’étude de la religion, de nombreux hommes haredi ne travaillent pas pour gagner de l’argent, mais vivent de dons, d’allocations publiques et des salaires souvent dérisoires de leurs épouses, dont beaucoup travaillent.

Pour les Israéliens laïques, dont les impôts subventionnent les Haredim et qui sont eux-mêmes obligés de servir dans l’armée, les exemptions ont longtemps suscité du ressentiment, qui s’est accru au cours des six mois qui ont suivi le début de la guerre à Gaza.

De nombreux Israéliens considèrent la guerre contre le Hamas comme une bataille existentielle pour l’avenir du pays, et quelque 300 000 réservistes se sont engagés pour combattre. Les sondages d’opinion indiquent que l’opinion publique est très largement favorable à la suppression des exemptions relatives à l’enrôlement des Haredim.

Quels sont les enjeux pour Nétanyahou ?

Pour M. Netanyahou, l’enjeu est de taille. Alors que l’opinion publique semble favorable à la suppression des exemptions, son gouvernement comprend deux partis haredi dont le départ pourrait déclencher de nouvelles élections, qu’il perdrait selon les sondages.

Jeudi, les deux partis, Judaïsme uni de la Torah et Chas, ont dénoncé la dernière décision de la Cour suprême et promis de la combattre, bien qu’ils n’aient pas jusqu’à présent menacé explicitement de quitter le gouvernement.

De l’autre côté, les alliés du ministre de la Défense Yoav Gallant, dont le centriste Benny Gantz, un ancien général de l’armée qui est en position de tête pour devenir Premier ministre si des élections étaient organisées, souhaitent que davantage d’Israéliens servent afin de répartir plus largement le fardeau.

M. Gallant a récemment déclaré que toute nouvelle loi sur la conscription nécessiterait le soutien de tous les partis, laissant entendre, selon Reuters, qu’il s’opposerait à toute nouvelle législation qui maintiendrait les exemptions.

Allemagne — Dernier recensement : la population de l'Allemagne en 2022 était de 82,7 millions, soit 1,4 million de moins que prévu

Entre 2011 et 2022, la population de l'Allemagne a augmenté moins rapidement que prévu. Bien qu'elle ait augmenté, le dernier recensement a révélé que le pays comptait moins d'habitants que prévu.

Un recensement a révélé que le pays comptait 1,4 million d'habitants de moins que prévu.

Selon le recensement publié mardi, l'Allemagne compte 82,7 millions d'habitants, soit 1,4 million de moins que prévu.

Le déficit est particulièrement marqué en ce qui concerne la population étrangère, a annoncé l'Office fédéral des statistiques.

Les femmes sont plus nombreuses que les hommes

Les chiffres révèlent que la population a augmenté d'environ 2,5 millions de personnes entre le recensement de 2011 et celui de 2022, soit moins que prévu.

Le recensement détermine les chiffres de population des 10 786 communes allemandes. Dans 56 % d'entre elles, il y avait au moins 1 % de personnes en moins lors du recensement du 15 mai 2022.

L'écart est particulièrement marqué à Cologne, où l'on compte 5,6 % de personnes en moins au moment du recensement.

Selon le recensement de 2022, l'Allemagne compte nettement plus de femmes (42,05 millions) que d'hommes (40,72 millions).

Parallèlement, le recensement indique que 43,1 millions d'appartements sont disponibles pour les personnes - avec une moyenne de 94,4 mètres carrés.

Le loyer de base est de 7,28 euros (environ 7,8 dollars) par mètre carré. Le loyer le moins élevé est celui de la Saxe-Anhalt (5,38 euros) et le plus élevé celui de Hambourg (9,16 euros).

Moins d'étrangers que prévu

Les statistiques dénombrent 71,8 millions de citoyens de nationalité allemande et 10,9 millions d'étrangers. Par ailleurs, 18,14 millions de personnes en Allemagne ont des antécédents migratoires.

La population étrangère est inférieure d'environ un million à ce qui avait été annoncé précédemment.

Le président de l'Office bavarois des statistiques, Thomas Gössl, a déclaré que l'une des hypothèses pour expliquer ce déficit était que certains étrangers ne s'étaient peut-être pas désinscrits en Allemagne avant de repartir à l'étranger pour y passer leur retraite. Il a également cité le niveau élevé de mobilité des mouvements de réfugiés.

La Date butoir pour les nouvelles données de recensement se situe peu de temps après l'attaque de la Russie contre l'Ukraine, qui a déclenché un important mouvement de réfugiés qui a augmenté la population allemande.

dimanche 23 juin 2024

Les futurs enseignants au primaire et au secondaire sont de plus en plus nombreux à échouer l'examen de français

«Et si on s’interrogeait sur la qualité des étudiants admis, sur l’enseignement du français depuis la petite école, sur la qualité de la formation donnée dans les facultés d’éducation? Et si nos “experts” faisaient un brin d’autocritique?», écrivait Joseph Facal dans le Journal de Montréal cette semaine.


«On peut amener l’âne à la rivière, mais on ne peut le forcer à boire», dit le proverbe.

Quand quelqu’un est vraiment têtu, convaincu que son opinion est l’unique vérité, fermé à toute vraie remise en question, il n’y a rien à faire.
Naufrage

Daphnée Dion-Viens nous apprend que les futurs enseignants au primaire et au secondaire, qui doivent obligatoirement réussir un examen de français, sont toujours plus nombreux à échouer.

Cette année, le taux de réussite au premier essai était de 44% seulement à l’Université de Montréal.

Et c’est le plus haut taux parmi les universités dont la journaliste nous communique les résultats!

C’était 39% à l’Université Laval, 29,3% à l’UQAC et 23,3% à l’UQAR!

Ce n’est pas seulement très faible. C’est aussi en baisse depuis quelques années.

Des tas d’étudiants doivent s’y reprendre à trois, quatre et même cinq reprises!

À l’Université Laval, pour ceux qui passent le test pour la cinquième fois, le taux de réussite n’est que de 54%!

54%! À la cinquième tentative!

Et ils iront ensuite enseigner!

Comme il n’y a plus grand-chose qui soit vraiment de leur faute, ils auront amplement eu le temps, entre deux échecs, de mettre la faute sur la langue française elle-même, si «épouvantablement» compliquée et tordue, et sans doute aussi furieusement patriarcale et élitiste.

Pour les aider, pour tenir compte de leur «anxiété», de leur «santé mentale», et aussi, bien sûr, pour avoir des statistiques moins catastrophiques, nos petits lapins auront droit, lors des prochains examens – c’est du moins la recommandation faite par des «experts» au gouvernement -, d’utiliser ...un logiciel de correction.

Ce sera aussi un nouveau test.

Comme il est hors de question de dire qu’il sera plus facile, on dira qu’il est plus «adapté à la nouvelle réalité» ou une formule du genre.

Tout cela est catastrophique, tout simplement.

Une responsable citée par la journaliste préfère y voir des résultats «inquiétants».

Il faudra quoi pour les qualifier d’«alarmants»?

Et maintenant, cher lecteur, la question qui tue: comment expliquer cette baisse continuelle?

Allez, forcez-vous un peu. Vous ne voyez pas? Ça commence par un «p» et ça finit par un «e».

Si vous avez dit «pandémie», vous avez gagné.

Autocritique

Désormais, la pandémie explique tout ou presque au Québec. C’est comme le Saint-Esprit.

Elle explique aussi la vague de chaleur actuelle.

Mais comment expliquer alors les variations d’un établissement à l’autre alors que la pandémie les a tous touchés?

Et si on s’interrogeait sur la qualité des étudiants admis, sur l’enseignement du français depuis la petite école, sur la qualité de la formation donnée dans les facultés d’éducation? [

Et si nos «experts» faisaient un brin d’autocritique?

Mais non, je vous l’ai dit: l’âne est devant la rivière, mais il ne veut pas boire.

Voir aussi

examen révisé: faire tourner la roue de la médiocrité

Plus du quart des étudiants au cégep échouent en orthographe. La CAQ ne propose pas d'améliorer la connaissance du français 

Québec — « On diplôme des analphabètes fonctionnels au secondaire » (En dix ans d’enseignement au collégial, elle n’avait jamais vu des lacunes aussi flagrantes en français.)

Pas de classiques de la littérature, mais la lutte contre l’hétérosexisme en classe de français, d’anglais, d’histoire et de mathématiques 

 (France) Moins d'heures de français à l'école : le niveau de grammaire et d'orthographe baisse

Après recul sur cours en français au cégep anglo, la CAQ veut renforcer l'anglais à l'école franco 

Pourquoi l’anglais intensif uniquement pour les francophones, partout ? [plutôt que du français intensif pour les anglophones au Québec ?]

L’enseignement intensif de l’anglais au primaire financé à coup de dizaines de millions de dollars par Ottawa 

Impossible de se faire servir en français au centre de Montréal 

L’anglais est en train de devenir la langue de convergence entre les élèves de certaines écoles montréalaises  

Montréal : 52 % des diplômes de cégep sont de cégeps anglophones 

« À Montréal, l’anglais a déclassé le français comme langue des études postsecondaires »  

Sombre diagnostic sur la maîtrise du français au cégep francophone..

Non, ça ne parle pas français dans les cégeps anglophones

« Paix linguistique » : 46 % des allophones qui étudient en anglais au Québec travaillent ensuite en anglais 

Québec — Plus de 35 % des élèves des cégeps anglophones incapables de suivre des cours en français 

« Nous courons vers l’assimilation », disent des profs en faveur de la loi 101 au cégep 

Québec — la 6e année bilingue pas imposée aux anglophones, mais bien aux francophones et 

aux immigrants que l’on prétend franciser

L’ADQ pour que l’État impose plus d’anglais dès la première année du primaire, qu’en dit un linguiste ?

Mythe : « seuls les enfants peuvent apprendre de nouvelles langues avec un haut degré de maîtrise »

samedi 22 juin 2024

Les résidents dits temporaires représentent aujourd'hui près de 7 % de la population canadienne (le double d'il y a 2 ans)

Les résidents temporaires - étudiants étrangers, travailleurs étrangers et demandeurs d'asile - représentent aujourd'hui près de 7 % de la population canadienne.


Le nombre de résidents temporaires au Canada a atteint 2,8 millions au cours du premier trimestre, soulignant le défi auquel est confronté le gouvernement fédéral qui dit vouloir  restreindre l'immigration dans le pays.

Les résidents temporaires - un groupe qui comprend les étudiants étrangers, les personnes ici avec un permis de travail et les demandeurs d'asile - représentent désormais 6,8 % de la population totale, contre 3,5 % il y a deux ans, a indiqué mercredi Statistique Canada.

Dans l'ensemble, la population a augmenté d'environ 243 000 personnes, soit 0,6 %, au cours du premier trimestre, ce qui porte le total à plus de 41 millions d'habitants.

Le Canada connaît l'une des croissances démographiques les plus rapides depuis des décennies, alimentée presque entièrement par l'immigration. Le nombre de résidents temporaires a plus que doublé au cours des deux dernières années, ce qui soulève des inquiétudes quant à la capacité du Canada à accueillir autant de personnes, en particulier sur les marchés du logement où l'offre est faible.

Plusieurs sondages indiquent qu'une part croissante des Canadiens - qui sont largement favorables à l'immigration en général - estime que l'afflux récent a été excessif, en le liant à diverses difficultés économiques.

Aujourd'hui, le gouvernement fédéral tente de freiner l'accélération de l'immigration. En mars, Ottawa a annoncé qu'il réduirait le nombre de résidents temporaires à 5 % de la population totale au cours des trois prochaines années, fixant pour la première fois des objectifs pour ce groupe. (De nombreux résidents temporaires seront entretemps devenus des résidents permanents.) Le plan gouvernemental sera présenté à l'automne, en même temps que les objectifs habituels en matière d'admissions de résidents permanents.

L'augmentation du nombre de résidents temporaires est "bien supérieure à ce que le Canada a pu absorber", a déclaré le Premier ministre Justin Trudeau lors d'une conférence de presse en avril. "Nous voulons faire baisser ces chiffres.

La croissance de la population devrait ralentir considérablement à mesure que le gouvernement poursuit son objectif.

Selon Le Globe and Mail, plusieurs économistes prévoient que la croissance annuelle passera de 3,2 % en 2023 à moins de 1 %.

Des signes timides indiquent que la croissance est en train de culminer.

Le Canada a enregistré un afflux net de près de 132 000 résidents temporaires au cours du premier trimestre, ce qui est supérieur à l'augmentation enregistrée au cours de la même période de l'année précédente. Toutefois, ce chiffre est inférieur à l'augmentation (environ 313 000) enregistrée au troisième trimestre 2023. Les migrations temporaires ont tendance à être très saisonnières, avec un plus grand nombre d'arrivées à l'automne, lorsque de nombreux programmes scolaires commencent.

Cette année devrait toutefois être différente. Le gouvernement fédéral réduit considérablement le nombre de visas d'études qu'il approuve cette année, et un plafond sera également fixé pour 2025. Ottawa limite également les visas de travail pour les conjoints d'étudiants étrangers, parmi d'autres changements axés sur l'enseignement supérieur.

Le ministre de l'immigration, Marc Miller, a comparé certains établissements d'enseignement supérieur à des "usines à chiots" qui délivrent des diplômes à des étudiants étrangers prêts à débourser des frais importants, dont beaucoup aspirent à s'installer définitivement dans le pays.

Diminution des temporaires mais augmentation des permaments
 
Le Canada s'oriente de plus en plus vers un système d'immigration en deux étapes, dans lequel les personnes travaillent ou étudient d'abord avec un permis temporaire, puis demandent la résidence permanente.

Ce passage du permis de séjour temporaire au permis de séjour permanent est l'un des moyens dont dispose le gouvernement fédéral pour réduire le nombre de résidents temporaires. Ottawa vise l'admission de 485 000 résidents permanents cette année, puis de 500 000 par an en 2025 et 2026.

Mikal Skuterud, professeur à l'université de Waterloo, a déclaré que le gouvernement fédéral a pris plusieurs décisions qui ont favorisé la sélection d'immigrants qui, les années précédentes, auraient eu du mal à entrer sur le territoire.

Par exemple, Ottawa invite des milliers de personnes à demander la résidence permanente en raison de leurs compétences en français, et certaines de ces personnes ont obtenu des notes qui n'auraient pas suffi en temps normal. (Le système d'entrée express pour l'immigration qualifiée attribue un score à chaque candidat, en fonction de diverses caractéristiques, telles que l'âge, l'éducation et les compétences linguistiques).

"Pour les migrants, la sélection des immigrants économiques ressemble de plus en plus à une loterie", a déclaré le professeur Skuterud.

"Le ticket de la loterie est un permis temporaire. Tant qu'ils n'auront pas réglé ce problème et qu'ils ne seront pas revenus à un système de sélection des immigrants économiques qui soit transparent et prévisible, ils auront du mal à gérer cette population [de résidents non permanents]".

Au premier trimestre, un million de résidents temporaires étaient titulaires d'un visa d'études ou d'un permis d'études et de travail, selon le rapport de mercredi. Cela représente une augmentation de près de 60 % en deux ans.

Le nombre de résidents temporaires titulaires uniquement d'un permis de travail dépasse 1,3 million, soit une augmentation de 152 % en deux ans. Bon nombre de ces personnes sont d'anciens étudiants étrangers qui ont obtenu un permis de travail post-universitaire.

Plus de bas salaires permis par le gouvernement Trudeau

Néanmoins, le gouvernement fédéral a facilité de diverses manières l'embauche de travailleurs étrangers par les entreprises canadiennes. Par exemple, les employeurs de la plupart des secteurs peuvent désormais embaucher jusqu'à 20 % de leur personnel dans le cadre du volet "bas salaires" du programme des travailleurs étrangers temporaires, alors que le plafond précédent était de 10 %.

Statscan a noté dans son rapport de mercredi que l'Alberta a enregistré un gain net de résidents interprovinciaux - plus de personnes se sont installées en Alberta en provenance d'autres provinces que l'inverse - pour le 11e trimestre consécutif. L'Ontario et la Colombie-Britannique ont contribué le plus à l'afflux de résidents en Alberta.

vendredi 21 juin 2024

COVID-19: Fermer les écoles «pendant une année n’était pas une bonne idée», admet le Dr Fauci

Rappel : la Suède n'a jamais fermé les écoles (jusqu'à 16 ans) pendant la pandémie, on savait très tôt que cela n'entraînait pas une hausse de cas de Covid ni parmi les élèves ni parmi les enseignants.

Un haut conseiller qui a travaillé avec les deux administrations américaines durant la pandémie de COVID-19, le Dr Anthony Fauci, a admis que c’était une erreur de fermer les écoles pendant une année à cause du virus.

«Garder [le confinement dans les écoles] pendant une année n’était pas une bonne idée», a affirmé le Dr Fauci à l’émission CBS Mornings mardi matin.

jeudi 20 juin 2024

Insécurité — La progression du RN tient à un bond spectaculaire dans l’électorat féminin

« L’essentiel de la progression du RN au niveau national tient à un bond spectaculaire dans l’électorat féminin (+13 points par rapport à 2019). Il y a une inquiétude sécuritaire croissante de cet électorat face au risque d’agression physique ou sexuelle », note Jérôme Fourquet de l'IFOP.



L'émission au complet: