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Une nouvelle baisse de 7 %. C’est le constat que dresse l’Insee sur la natalité en France durant les six premiers mois de 2023. Au premier semestre, 314.400 bébés ont vu le jour, soit 24.000 de moins qu’en 2022 sur la même période.
En juin, le nombre de naissances a été 7,2 % inférieur à juin 2020, un mois de référence pour les conceptions d’avant la crise du Covid. De janvier à juin 2023, le nombre de décès (313.300) a presque dépassé celui des naissances. Désormais proche de zéro, le solde naturel est au plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale.
Selon une nouvelle enquête, les Canadiens seraient plus nombreux à voter pour un dirigeant politique qui promettrait de réduire les niveaux d’immigration qu’à être repoussés par une telle mesure.
Le mois dernier, le Globe and Mail a publié plusieurs articles d’opinion affirmant que le Canada devrait peut-être revoir ses objectifs en matière d’immigration en raison des pénuries de logements et de soins de santé (ici, ici et ici).
Hier, lors d’une conférence de presse, le chef de l’opposition en tête des sondages, Pierre Poilièvre, s’est vu demander à plusieurs reprises s’il réduirait les objectifs du Canada en matière d’immigration. Il n’a pas répondu directement à la question, mais a affirmé que le système d’immigration du Canada était défaillant et qu’il changerait l’approche de l’immigration s’il devenait Premier ministre.
Le mois dernier, un nouveau sondage a révélé une inquiétude généralisée quant à l’impact du niveau d’immigration sur le logement, les embouteillages et les soins de santé. Une nette majorité de Canadiens estime que l’objectif de 500 000 nouveaux immigrants par an fixé par le Canada est trop élevé.
La question est donc la suivante : un dirigeant politique canadien pourrait-il promettre de réduire les niveaux d’immigration sans perdre son soutien ? C’est une question hypothétique à laquelle il n’est pas facile de répondre, mais dans le dernier sondage Abacus Data inclut quelques questions pour essayer de commencer à comprendre la réponse.
L’enquête, réalisée du 20 au 25 juillet 2023, a été menée auprès de 2 486 adultes canadiens en ligne. La marge d’erreur comparable est de +/— 2,0 %, 19 fois sur 20.
Les détails précis de ce sondage sont derrière un mur payant, mais en voici les principaux enseignements :
1/4 des Canadiens sont moins susceptibles de voter pour un parti proposant une réduction de l’immigration
4/10 des Canadiens sont plus susceptibles de voter pour un parti proposant une réduction de l’immigration
soit une différence positive de 15 %.
Rappelons que 61 % des Canadiens pensent que le taux d’immigration actuel est trop élevé.
Un leader qui propose une telle réduction de l’immigration est perçu par
66 % considèrent qu’il répond aux pressions exercées sur les services publics ;
62 % considèrent qu’il est certainement ou probablement en phase avec l’opinion publique ;
60 % comme tentant de rendre le logement plus abordable ;
47 % comme court-termiste, peu visionnaire ;
32 % comme raciste.
Un précédent sondage d’Abacus révélait :
L’immigration est de plus en plus considérée comme un problème majeur. Abacus révélait la semaine passée que 14 % des Canadiens considèrent l’immigration comme un des 3 principaux problèmes qu’affronte le Canada. Ce n’est pas la première place, mais cette option a gagné 3 points en un mois.
Appuis selon l’origine des électeurs :
Nés au Canada 🔵36 % pour les conservateurs de Poilièvre 🔴27 % pour les libéraux de Trudeau 🟠19 % pour le NPD
Nés à l’étranger 🔵43 % pour les conservateurs de Poilièvre 🔴33 % pour les libéraux de Trudeau 🟠16 % pour le NPD
Enregistrement d’un entretien téléphonique que le général de Gaulle, président de la République, et son Premier ministre Michel Debré ont eu depuis l’Élysée avec les ministres chargés de négocier les Accords d’Évian : Louis Joxe, ministre des Affaires étrangères, Robert Buron, ministre des Travaux publics, et le prince de Broglie (Breuil), secrétaire d’État aux affaires algériennes et sahariennes. Au cours de l’entretien, le nom du ministre des Finances, le futur président Valéry Giscard d’Estaing, est également cité.
Le général de Gaulle discute avec chacun des négociateurs, laisse la parole à Michel Debré et dicte enfin à Louis Joxe ses dernières instructions.
Louis Joxe était à l’époque ministre des Affaires étrangères de la France, il mène les négociations pour les accords d’Évian. Résistant, il occupa ensuite plusieurs postes ministériels avant d’être membre du Conseil constitutionnel. Il est le père de Pierre Joxe.
Robert Buron, fondateur du MRP, a occupé plusieurs fonctions ministérielles sous la IVe République, il est au moment de ces accords ministre des Travaux publics, il démissionne du gouvernement en mai 1962, avec les autres MRP, à cause des positions du général sur l’Europe.
Jean de Broglie (se prononce Breuil) est secrétaire d’État responsable du Sahara avant d’être responsable de la Fonction publique, des Affaires algériennes et des Affaires étrangères. Prince issu d’une grande famille, il est assassiné en 1976, dans d’étranges circonstances.
Michel Debré est Premier ministre et participe aussi aux discussions. D’abord partisan de l’Algérie française, il se résoudra aux volontés du général.
Le général dirige ces discussions avec force et autorité, il dicte des instructions avec fermeté et montre sa volonté de déterminer un accord.
On découvre le général qui s’imaginait, en signant à tout prix un accord avec le FLN, qu’il sauvegarderait la situation des Européens (les pieds-noirs) en même que les intérêts français dans les hydrocarbures du Sahara.
Le 18 mars 1962, à Évian, les négociations entre les plénipotentiaires français et algériens du GPRA s’achèvent. Le soir, le général de Gaulle annonce la signature des accords mettant fin à la guerre d’Algérie.
La population japonaise recule de près de 800 000 personnes. Pour la première fois, toutes les préfectures enregistrent une baisse de leur population.
L’évolution démographique touche presque tous les secteurs de la société, tandis que les efforts déployés pour enrayer le déclin n’ont eu jusqu’à présent que peu d’effets.
Chacune des 47 préfectures du Japon a enregistré une baisse de sa population en 2022, tandis que le nombre total de Japonais a diminué de près de 800 000. Les chiffres publiés par le ministère japonais des Affaires intérieures constituent deux nouveaux records fâcheux pour une nation qui navigue dans un territoire démographique inexploré, mais sur une voie que de nombreux autres pays sont appelés à suivre.
Le Premier ministre japonais a qualifié cette tendance de crise et a promis de s’attaquer à la situation. Mais les politiques nationales n’ont pas réussi jusqu’à présent à freiner le déclin de la population, bien que les efforts concertés de quelques petites villes aient eu un certain effet.
Les nouvelles données publiées mercredi montrent que le nombre de décès a atteint le chiffre record de plus de 1,56 million, tandis que le Japon n’a enregistré que 771 000 naissances en 2022. C’est la première fois que le nombre de nouveau-nés passe sous la barre des 800 000 depuis le début des relevés.
Même une forte augmentation de plus de 10 % du nombre de résidents étrangers, à 2,99 millions, n’a pas pu enrayer la chute de la population totale, qui a diminué pendant 14 années consécutives pour atteindre 122,42 millions d’habitants en 2022.
En janvier, le Premier ministre Fumio Kishida a déclaré qu’il fallait s’attaquer au problème de la natalité « maintenant ou jamais » et a averti : « Notre nation est sur le point de savoir si elle peut maintenir ses fonctions sociétales ».
Le vieillissement de la population japonaise affecte déjà presque tous les aspects de la société. Plus de la moitié des municipalités sont désignées comme des districts dépeuplés, les écoles ferment et plus de 1,2 million de petites entreprises ont des propriétaires âgés d’environ 70 ans qui n’ont pas de successeur.
Les programmes des chaînes Broadcast Satellite (BS) s’adressent à un public plus âgé, les publicités y forment une procession d’offres pompes funèbres, de suppléments pour soulager les articulations douloureuses et de protections pour l’incontinence.
La pègre japonaise n’est pas plus épargnée : la majorité des yakuzas ont plus de 50 ans et il y a aujourd’hui plus de gangsters septuagénaires que de jeunes de 20 ans. Parallèlement, le porno pour seniors est un créneau en pleine expansion, peuplé d’une poignée de vedettes argentées âgées de 60, 70, voire 80 ans.
Le 1er avril, la nouvelle Agence pour l’enfance et la famille a été lancée, regroupant toutes les questions connexes, y compris le taux de natalité, sous une seule entité. Le gouvernement s’est également engagé à doubler les dépenses en matière de garde d’enfants et d’allocations pour les porter à 4 % du PIB, mais les subventions à la garde d’enfants et à l’éducation mises en place par le passé n’ont eu que peu d’impact sur le taux de natalité.
Néanmoins, environ 300 petites villes ont considérablement augmenté le nombre de naissances grâce à une combinaison de subventions généreuses et de politiques visant à créer des environnements plus favorables aux enfants.
Les municipalités offrant les meilleures conditions aux nouveaux parents ont certainement bénéficié de l’émigration de ceux qui prévoyaient déjà de fonder une famille. Cependant, même Nagi, dans la préfecture d’Okayama, qui est devenue une sorte d’exemple de l’augmentation du nombre d’enfants, a vu son taux de natalité diminuer légèrement ces dernières années. Le Japon est loin d’être le seul pays à avoir moins de bébés. Le taux de fécondité moyen du groupe des pays riches de l’OCDE est de 1,66, bien en deçà du taux de remplacement de 2,1 nécessaire au maintien de la population.
Bien que la population du Japon ait commencé à diminuer avant celle d’autres pays — avec un pic en 2008 — la baisse des taux de fécondité a été plus rapide ailleurs, en particulier en Asie de l’Est.
L’île voisine de Taïwan se situe juste derrière le Japon, avec 1,24 enfant par femme, tandis que la Corée du Sud voisine affiche le taux le plus bas du monde, avec seulement 0,78.
Selon un nouveau sondage alarmant, seuls 55 % des personnes âgées de 18 à 34 ans en Grande-Bretagne déclarent vouloir un jour fonder une famille. Ceux qui ont déclaré ne jamais vouloir d’enfants ont donné diverses raisons, notamment des inquiétudes concernant l’argent et « l’impact sur l’environnement ». Mais la raison la plus courante qu’ils ont donnée était la suivante : « plus de temps pour se concentrer sur moi-même ».
Eh bien, s’ils parviennent à se concentrer ailleurs pendant un bref instant, ils voudront peut-être lire les dernières nouvelles du Japon. Les chiffres montrent que l’année dernière, la population du pays a chuté de près d’un million — et tout cela parce que tant de jeunes n’ont pas d’enfants. En 2022, le Japon n’a enregistré que 771 000 naissances — la première fois que le nombre est tombé en dessous de 800 000 depuis le début de la tenue de ces statistiques, en 1899.
La population citadine, que l’on croit ouverte sur le monde, accepterait en fait bien moins les opinions des autres que la droite campagnarde, supposée pourtant plus étroite d’esprit, selon une étude européenne.
Une large étude montre que plus une personne est éduquée, riche, urbaine et de gauche, moins elle accepte les personnes qui ont une autre vision du monde.
Une large étude montre que plus une personne est éduquée, riche, urbaine et de gauche, moins elle accepte les personnes qui ont une autre vision du monde.
Les conclusions d’une grande étude européenne risquent de faire grincer pas mal de dents du côté de la gauche politique. En effet, l’enquête tord le cou au cliché qui affirme que la population urbaine, de gauche, serait plus ouverte d’esprit que la population campagnarde, de droite, qui n’accepte pas d’autres opinions politiques. Car dans la réalité, ce serait tout l’inverse.
L’étude, menée par le « Mercator Forum Migration une Demokratie » à Dresde (D), conclut que plus une personne est éduquée, riche, urbaine et de gauche, moins elle accepte les personnes qui ont une autre vision du monde. À l’inverse, les personnes qui ont une attitude conservatrice, qui vivent à la campagne et qui ont moins d’argent et d’éducation, sont plus ouvertes envers ceux qui pensent différemment. Division et compromis difficile
Et les auteurs de l’étude sont sévères : l’intolérance de la gauche vis-à-vis des autres opinions a des conséquences, selon eux. Elle conduit à cette société divisée que l’on déplore des États-Unis, à l’Allemagne, en passant par Israël et la Suisse.
La gauche morale est hégémonique dans le milieu médiatique, on est habitué à vivre en eaux troubles quand on est de droite. Elle refuse le débat et panique dès qu'il y a une personne qui n'est pas d'accord avec elle. pic.twitter.com/PliT3MT5oN
Pourtant, la polarisation n’est pas une mauvaise chose en soi, estiment-ils. Le fait qu’il existe des opinions politiques différentes, voire contradictoires, est indispensable aux démocraties, selon eux. « Ce qui est décisif, c’est la tolérance vis-à-vis des opinions divergentes, qui fait partie des fondements d’une démocratie moderne. Et c’est justement cette tolérance que la gauche semble perdre », critiquent-ils sévèrement.
Conséquence, selon l’étude : il devient toujours plus difficile de trouver des compromis politiques. La raison en est qu’une certaine vision du monde n’est plus seulement considérée comme une attitude politique, mais de plus en plus comme une partie de l’identité personnelle. Tout devient alors personnel. Corollaire : celui qui pense autrement est rapidement perçu comme une menace. La réaction est alors le scepticisme, la défense et l’exclusion. En d’autres termes : « On ne supporte plus les adversaires aux opinions différentes ».
Trois Canadiens sur dix estiment que Justin Trudeau est le pire Premier ministre que leur pays ait jamais eu, selon un nouveau sondage de l’institut canadien Research Co. révélant les meilleurs et les pires Premiers ministres du pays depuis 1968, sur la base d’un échantillon national de 1 000 personnes.
L’aversion pour Trudeau est forte
Research Co. a noté dans une analyse des résultats de son enquête que l’animosité ressentie à l’égard de Justin Trudeau et de son mandat s’était aggravée au cours de l’année précédente. Néanmoins, l’institut de sondage précise que cette haine à l’égard de l’actuel Premier ministre n’était nulle part aussi forte que dans la province de l’Alberta, située à l’ouest du pays.
Les Albertains détestent Justin Trudeau
« L’animosité à l’égard de Justin Trudeau est décidément très forte dans l’une des provinces canadiennes », a déclaré Mario Canseco, président de Research Co. dans un communiqué de l’institut de sondage. « Près de la moitié des Albertains (49 %) considèrent qu’il est le pire Premier ministre récent. »
Et les autres Premiers ministres ?
Si 30 % des Canadiens considèrent comme Trudeau comme le pire, pour les 70 % restants leur aversion se divise en aversion parmi les 7 autres Premiers ministres depuis 55 ans. Le trio des pires Premiers ministres, loin derrière Trudeau, est Stephen Harper, Kim Campbell et Brian Mulroney. Le prédécesseur de Justin Trudeau, Stephen Harper, a recueilli 18 % des voix. Selon le sondage, 7 % des Canadiens considèrent que Kim Campbell, Première ministre du Canada de juin à novembre 1993, a été la pire dans cette fonction. Premier ministre du Canada de septembre 1984 à juin 1993, Brian Mulroney a obtenu 6 % des votes.
Alors que la question de la légalisation du mariage homosexuel est toujours en suspens devant la Cour suprême de l’Inde, suscitant l’impatience et l’inquiétude de la communauté LGBTQ, Starbucks a récemment publié une publicité qui a suscité la controverse.
La publicité de Starbucks met en scène, dans un café, un couple de citadins qui attend leur garçon, Arpit, qui s’est transformé en femme et se fait désormais appeler Arpita. Le père semble contrarié par la décision de leur enfant, tandis que la mère tente de le calmer en lui disant : « Écoute, ne te mets pas en colère cette fois-ci. »
Arpita arrive ensuite au café et embrasse chaleureusement sa mère avant de s’approcher de son père. Tous deux échangent un sourire discret.
S’exprimant à moitié en anglais, le garçon s’adresse à son père : « Je sais que cela fait des années, mais tu comptes toujours énormément pour moi ». Son père réfléchit un instant, se lève avec détermination et lui demande s’il a envie d’un café, ce à quoi « Arpita » répond par un signe de tête. Le père passe la commande, revient à la table et cherche à entamer une nouvelle conversation avec Arpita. C’est à ce moment-là que le préposé au café annonce : « 3 cafés froids pour Arpita ».
Arpita est interloqué lorsqu’il entend son nouveau nom prononcé publiquement. Il se retourne ensuite vers son père.
L’entreprise américaine a partagé la vidéo sur Twitter avec un message soulignant que le nom d’une personne définit qui elle est, qu’il s’agisse d’Arpit ou d’Arpita. Starbucks affirmerait son amour et son acceptation de tous les individus qui s’assument pleinement.
Alors que la Cour suprême de l’Inde délibère toujours sur les requêtes visant à obtenir la reconnaissance légale du mariage homosexuel, le gouvernement central a révélé que trois États de la fédération indienne avaient exprimé leur opposition à cette mesure.
Le solliciteur général Touchar Mehta a déclaré que les gouvernements d’Assam, d’Andhra Pradech et du Radjasthan avaient exprimé leur désapprobation à l’égard de la reconnaissance légale du mariage entre personnes de même sexe. Le Maharachtra, l’Outtar Pradech, le Manipour et le Sikkim ont quant à eux demandé un délai supplémentaire pour fournir une réponse.
Claude Corbo présente l'ensemble des observations que l'académicien Alexis de Tocqueville a rédigées sur la nation française nord-américaine lors de son voyage en territoire nord-américain, au mois d'août de 1831. Il en ressort le jugement paradoxal de l'aristocrate humaniste constatant, ainsi que Corbo le résume, que « les Français sont le peuple vaincu », mais observant néanmoins une «puissante progression démographique des Canadiens français » (p. 40) et « une santé économique et morale de la paysannerie » (p. 43). Des textes sur la Louisiane de 1832 ont été ajoutés par l'éditeur.
Les écrits qu'Alexis Charles de Tocqueville a consacré au Bas-canada lors de son voyage au Nouveau Monde constituent un document unique. Claude Corbo présente longuement la série des observations et lettres du « penseur considérable » que fut Tocqueville sur la nation française habitant l'Amérique septentrionale.
Cette présentation donne le contexte du voyage de Tocqueville, accompagné de son ami Gustave de Beaumont : contexte politique d'abord mais aussi contexte culturel abondamment relevé par Tocqueville, qui considérera la survivance de la nation française alors en pleine expansion démographique comme l'une des découvertes importantes de sa mission. Il écrit le 26 novembre 1831: « Je viens de voir dans le Canada un million de Français braves, intelligents, faits pour former un jour une grande nation française en Amérique, qui vivent en quelque sorte en étrangers dans leur propre pays » (p. 43).
Claude Corbo analyse en détail l'itinéraire de Tocqueville au Bas-Canada (reproduit ci-dessous) il souligne d'une part la philosophie de Tocqueville qui se préoccupe surtout de « l'égalité des conditions » (p. 14) et d'autre part son émotion « de retrouver au Bas-Canada une population française de langue, de tradition, de culture qui apparaît profondément rattachée à son identité, portée par une démographie généreuse et qui semble résolue malgré une conscience politique qui ne s'affirme pas toujours explicitement à demeurer elle-même » (pp. 41-42).
Extrait
« Les avocats que je vis là, et qu’on dit des meilleurs de Québec, ne firent preuve de talent ni dans le fond des choses ni dans la manière de les dire. [...] Leur style est vulgaire et mêlé d’étrangetés et de locutions anglaises. [...] L’ensemble du tableau a quelque chose de bizarre, d’incohérent, de burlesque, même. Le fond de l’impression qu’il faisait naître était cependant triste. Je n’ai jamais été plus convaincu qu’en sortant de là que le plus grand et le plus irrémédiable malheur pour un peuple c’est d’être conquis ».
Chronologie du séjour de Toqueville au Bas-Canada Regards sur le Bas-Canada, pp. 35-36.
20 août 1831
Départ de Buffalo (New York) à bord du vapeur Great Britain; traversée du lac Ontario et navigation sur le Saint-Laurent.
23 août 1831
Arrivée à Montréal.
24 août 1831
Montréal. Rencontre avec l'abbé Joseph-Vincent Quiblier, supérieur du Grand Séminaire.Rencontre avec les frères Dominique et Charles Mondelet, avocats. Départ en soirée pour Québec à bord du vapeur John-Molson.
25 août 1831
Arrivée à Québec en fin de journée.
26 août 1831
Québec. Rencontre avec un marchand anglais (demeuré anonyme). Visite à un tribunal civil.
27 août 1831
Québec. Rencontre avec John Neilson, député à la Chambre d'assemblée du Bas-Canada. Visite à un « cabinet de lecture » ; lecture de journaux (Gazette de Québec, Le Canadien). Visite à un tribunal civil. (Note : Gustave de Beaumont, pour sa part, date la rencontre avec Neilson du 26 août.)
28 août 1831
Québec. Excursion avec John Neilson dans la campagne environnante (dont le village huron de L'Ancienne-Lorette, bien que cette visite ait pu avoir eu lieu la veille).
29 août 1831
Québec. Tocqueville et Beaumont visitent la campagne qui environne Québec, mais sans guide; ils se rendent jusqu'à Beauport. (Note : Beaumont date cette excursion du dimanche 28 août.)
31 août 1831
Québec. Avec John Neilson et Denis-Benjamin Viger, Tocqueville et Beaumont se rendent sur la rive droite du Saint-Laurent jusqu'au village de Saint-Thomas-de-Montmagny. Départ pour Montréal à bord du vapeur Richelieu.
2 septembre 1831
Après un bref séjour à Montréal, départ pour Albany et Boston.
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Un projet de communication a été discrètement lancé ces dernières semaines, sous les auspices de l’objectif de développement durable n° 13 (ODD 13) des Nations unies, afin de « prendre d’urgence des mesures pour lutter contre le changement climatique et ses conséquences ».
Il s’agit d’un effort concerté pour policer les entrées les plus consultées de Wikipédia relatives au changement climatique, en reflétant principalement les perspectives et les informations approuvées par les Nations unies sur le sujet. Selon le communiqué de presse officiel, les rédacteurs de l’encyclopédie en ligne travailleront en tandem avec des « experts en contenu » issus notamment du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et de l’Institut de l’environnement de Stockholm, financé par les gouvernements occidentaux.
Jusqu’à la mi-2024, ces groupes surveilleront et modifieront les articles de Wikipédia dont le nombre de pages consultées quotidiennement est important. Notant que les entrées du site « apparaissent généralement en tête des résultats de recherche sur internet », Wikipédia est appelée à jouer un « rôle clé dans la promotion des connaissances sur le changement climatique ». S’il existe un quasi-consensus sur le fait que le changement climatique est en cours, la manière dont les individus et les gouvernements doivent répondre au problème est loin d’être réglée — pourtant, les Nations unies sont déterminées à suggérer le contraire.
Les membres d’Extinction Rebellion manifestent dans le centre de Londres ce mois-ci
S’exprimant lors d’une table ronde du Forum économique mondial sur la lutte contre la désinformation à l’automne dernier, la sous-secrétaire générale des Nations unies chargée de la communication mondiale, Melissa Fleming, s’est vantée des talents de son employeur en matière de contrôle narratif. Elle a révélé que l’ONU s’était « associée » aux principaux moteurs de recherche et plateformes de médias sociaux pour influencer le contenu que les utilisateurs voient ou ne voient pas en rapport avec le changement climatique. « Nous devenons beaucoup plus proactifs », a expliqué Mme Fleming. « Nous possédons la science et nous pensons que le monde devrait la connaître, et les plateformes elles-mêmes le font également.
L’édition de Wikipédia n’est donc que le dernier front en date de la guerre que se livrent les Nations unies pour contrôler les récits en ligne sur le changement climatique. Des indices inquiétants montrent que le gouvernement britannique mène des activités similaires. En mars, l’Institute for Strategic Dialogue (ISD) a commencé à travailler sur un contrat gouvernemental de trois mois, attribué par le Department for Digital, Culture, Media and Sport (DCMS) pour “analyser la désinformation liée au climat sur les médias sociaux”.
L’ISD reçoit des fonds d’un grand nombre de gouvernements occidentaux, de fondations et de géants de la technologie, soi-disant pour éradiquer la “désinformation” sur des sujets particuliers. Tout au long de la pandémie, l’Institut a publié des rapports alarmistes sur la “désinformation” concernant le coronavirus. Ces publications qualifiaient d’” anti-vaxxistes” tous ceux qui critiquaient la réponse de Whitehall à la grippe Covid-19, tandis que les « anti-vaxxistes » eux-mêmes étaient dépeints comme une vaste cinquième colonne d’extrême droite, potentiellement terroriste.
Puis, en novembre 2021, la commission de l’environnement et du changement climatique de la Chambre des Lords a publié un rapport sur le « changement de comportement pour les objectifs climatiques et environnementaux ». Ce rapport examine les mécanismes par lesquels les citoyens britanniques pourraient être incités à se conformer aux mesures préventives, qui peuvent prétendument permettre d’atteindre l’objectif Net Zero d’ici 2050.
Le rapport affirme que l’analyse par la DSI de la « désinformation » publiée sur Facebook pendant la conférence COP26, le même mois, a nécessité l’élargissement du projet de loi très controversé sur la sécurité en ligne pour couvrir le changement climatique. L’Institut a conclu que pendant les deux semaines de la conférence, « les contenus sceptiques ont suscité 12 fois plus d’engagement que les sources faisant autorité sur la plateforme ». On pourrait penser que c’est choquant, sauf que la majeure partie de cette prétendue « désinformation » a pris la forme de critiques à l’égard de Greta Thunberg et de l’hypocrisie des participants arrivant en jet privé, ce qui est destructeur pour l’environnement.
Par ailleurs, Steve Smith, un « témoin expert » consulté par la Commission, a affirmé que les « radiodiffuseurs traditionnels » tels que la BBC « doivent jouer un rôle important en tant que sources fiables dans un paysage de désinformation en ligne ». Par ailleurs, il a suggéré que le gouvernement britannique réutilise les techniques de communication déployées lors de la pandémie de Covid-19 pour lutter contre le changement climatique :
On a utilisé des techniques de communication très efficaces lors de la pandémie de Covid, et nous pouvons en tirer des enseignements, comme le fait que, lorsque nous pensons vraiment qu’il s’agit d’une crise, le gouvernement peut changer d’un jour à l’autre. Mais avec le changement climatique, ce n’est pas encore le cas, n’est-ce pas ?
— Steve Smith
Steve Smith est un cadre supérieur de Picture Zero, une société de production cinématographique et télévisuelle spécialisée dans les « histoires humaines sur le changement climatique ». Il est l’un des nombreux « experts » n’ayant aucune formation en sciences de l’environnement — notamment des spécialistes du marketing, des militants écologistes et des sondeurs — dont les témoignages ont largement contribué à l’élaboration des conclusions et des recommandations du rapport. L’un après l’autre, ils ont exhorté la commission à « appliquer les leçons de la pandémie de Covid pour susciter un changement de comportement généralisé ».
Il semble que le déploiement par les gouvernements d’une guerre de l’information contre leurs propres citoyens n’ait pas pris fin avec la réouverture du Covid-19 : influencer le public sur l’agenda climatique est le prochain domaine d’action.
John Clauser s'est vu décerné le prix Nobel de physique en 2022. Il était invité à présenter un séminaire ce moins de juillet sur les modèles climatiques au Fonds monétaire international. Mais son invitation a été « suspendue » (sic) parce qu’un activiste écologiste a fait remarquer par courriel au directeur du Bureau d'évaluation indépendant (sic) du FMI, Pablo Moreno, que John Clauser avait dit il y a un mois au « Quantum Corea » : « Je ne crois pas qu’il y ait une crise du climat ». Pablo Moreno a aussitôt supprimé l’invitation à John Clauser. Lequel avait déjà publiquement rejeté les dogmes du GIEC et critiqué la politique climatique de Joseph Robinette Biden, et a rejoint cette année la « Coalition CO2 » qui est non seulement climatosceptique mais plaide pour une utilisation accrue du CO2, nécessaire à la vie. (Source)
Les vagues de chaleur sont mortelles et pourraient devenir plus fréquentes à cause du « changement climatique ».
Mais nous sommes mal informés quand les médias (et nos écoles) passent sous silence :
1) qu’il existe des solutions pour les prochaines décennies : la climatisation, l’énergie à bon marché, villes plus résistantes à la chaleur (plus d’espaces verts, moins de surfaces sombres, etc.)
2) qu’il y a environ 10 fois plus de décès dus au froid et qu’encore une fois, la solution est l’énergie à bon marché pour se chauffer adéquatement.
Notons que les décès dus à la chaleur et au froid ne sont pas principalement dus à l’hyperthermie ou à l’hypothermie, mais à des risques de décès plus élevés lorsqu’il fait plus chaud ou plus froid que la température la moins mortelle.
Pour la chaleur, il s’agit par exemple de la déshydratation, du déséquilibre électrolytique, de l’accident vasculaire cérébral.
Pour le froid, il s’agit notamment de la constriction des vaisseaux sanguins, d’une hypertension artérielle, d’un accident vasculaire cérébral.
Pourquoi le froid est-il plus dangereux ? Parce qu’il provoque une constriction des vaisseaux sanguins externes pour conserver la chaleur du corps, ce qui fait monter la tension artérielle.
Le graphique ci-dessous montre plus de 2 millions de mesures, dans 6 villes des États-Unis. Les valeurs supérieures à 130 sont considérées comme de l’hypertension artérielle.