dimanche 7 avril 2013

La gauche est toujours prête à faire pleurer les ouvriers, mais pas à mécontenter les intellectuels

Extraits d'un entretien entre le sociologue Mathieu Bock-Côté et le politologue Marc Crapez :

Bock-Côté — Les socialistes ont pris l’habitude, depuis Mitterrand, de compenser leurs échecs économiques par une offensive idéologique marquée sur les questions « sociétales ». [Voir le cas d'Obama : États-Unis : Mauvais chiffres de l'emploi, on va reparler de plus belle du mariage homosexuel.] En 1981, incapables de « rompre avec le capitalisme », ils se sont convertis au multiculturalisme. Aujourd’hui, ils semblent rééditer l’exploit. François Hollande s’était présenté aux élections dans le rôle de celui qui casserait l’arrogance des riches et sortirait la France de la crise mondiale. Il n’y peut rien. Donc il mise beaucoup sur le mariage gay et d’autres questions « sociétales », qui permettent de réactiver le clivage gauche-droite, en présentant la gauche comme le parti de l’ouverture à la diversité, et la droite comme le parti du repli traditionaliste et du refus de la modernité. Est-ce que ma description est exacte ? Et surtout, la France est-elle condamnée à toujours répéter ce scénario ? Peut-on lui imaginer un autre programme ?

Marc Crapez — En France, la gauche est toujours prête à renier ses promesses sociales, mais elle ne lâche jamais sur le terrain sociétal. Elle est prête à faire pleurer les ouvriers, mais pas à mécontenter les intellectuels. Une fois au pouvoir, la gauche française « n’inquiète pas les intérêts », constatait déjà le politologue André Siegfried il y a 60 ans. En revanche, elle s’emploie à satisfaire la mystique des intellectuels de gauche en frappant compulsivement la vieille société, ses mœurs et ses traditions. L’escroquerie fondatrice de la gauche est qu’on ne peut pas à la fois augmenter les libertés publiques et réduire les inégalités sociales. On ne peut pas améliorer les conditions de vie du plus grand nombre si l’on cultive un clientélisme en faveur des fonctionnaires et des associations subventionnées. La gauche est donc condamnée à décevoir les espérances de justice que suscite sa démagogie électoraliste. Faute de pouvoir améliorer les conditions de vie concrètes, elle s’emploie à modifier les manières de penser.

Un fait notable, jamais relevé par les journalistes français, est la gauchisation de ce gouvernement par rapport au précédent gouvernement de gauche de Lionel Jospin, il y a quinze ans. Si les anciens militants d’extrême-gauche ont obtenu des postes au sein du PS plutôt que des ministères (Harlem Désir, David Assouline), des ministères ont été confiés à des gens très marqués à gauche (Arnaud Montebourg, Christiane Taubira) et des ministères symboliques comme l’Éducation nationale et la Culture ont été donnés à des personnalités modérées économiquement mais proches intellectuellement de l’extrême-gauche (Vincent Peillon  [ministre de l'Éducation, voir nos billets] et Aurélie Filippetti). Ce rapport de force interne fait pression en faveur des réformes sociétales.

[...]

[François Copé, UMP centre-droite] raconte dans son livre sa stupéfaction lorsqu’un médecin déclara à sa fille de 3 ans : « Heureusement, tu es plus gentille que ton père ». Cette atmosphère de chasse aux sorcières traite en paria quiconque refuse de donner des gages à l’extrême-gauche. C’est un fourvoiement complet des idéaux antiracistes des origines, qui consistaient à refuser la loi du plus fort, la médisance et les jugements expéditifs.

Dans ces conditions, lorsque François Fillon [concurrent de Copé au sein de l'UMP] feint de redouter une UMP « rongée par l’extrême-droite », il cherche cyniquement à courtiser la gauche médiatique. À défaut d’idées, il fait semblant de soupçonner Copé d’être attiré par l’extrême-droite. Quant à Sarkozy, il avait lancé au peuple de droite un « je vous ai compris » qui n’a pas été suivi d’effet. Son retour ne me paraît pas souhaitable. Cette perspective entretient un parfum de bonapartiste et de caporaliste qui ne contribue pas à cimenter la droite sur un socle commun modéré, gaulliste, conservateur et libéral.

[...]

Bock-Côté — Je l’évoquais dans ma première question : la rupture entre les élites et le peuple. Elle est partout visible dans les sociétés contemporaines. Quelles sont les lignes de fracture les plus visibles entre les premières et le second? Et qu’est-ce qui sépare les élites du peuple? Le rapport au territoire? À la mondialisation? À la nation? Aux mœurs? Et cette fracture est-elle politiquement réparable? Ou est-elle condamnée à s’élargir, à se radicaliser?

Marc Crapez — Que de bonnes questions ! Et tu apportes des éléments de réponse en écrivant que les élites, ayant constaté que les peuples « se portaient à la défense de la civilisation occidentale contre les groupes militants qui s’attaquaient à elle », s’emploient à les court-circuiter « en invitant chaque groupe identitaire ou social à traduire ses revendications en droits fondamentaux qu’il faudrait soustraire à l’emprise de la souveraineté populaire ». Dès lors, les gouvernements n’ont plus de « vision claire du bien commun » et ne comprennent plus que « consulter n’est pas gouverner ».

[...]

Mais actuellement, l’un des problèmes majeurs est la bunkerisation d’élites qui, se croyant dotées d’un discernement de droit divin, voient les peuples comme des obstacles.

[...]




Marc Crapez en 1998 sur la genèse des droites et des gauches. Où l'on apprend que la droite n'est plus la droite, de nombreux socialistes étaient antisémites et de nombreux gens à droite, des libéraux et des catholiques étaient dreyfusards. Ceux qui se revendiquent intellectuels sont souvent des demi-intellectuels de gauche, ils forment la lumpenintelligentsia de Max Weber (littéralement la classe intellectuelle en haillons). Sur le modèle du lumpenproletariat.


Voir aussi

Pour le ministre de l'Éducation français, le socialisme est une religion

Michéa : Le sens du passé contre l'illusion adolescente d'un recommencement absolu

Marc Crapez : « De quand date le clivage gauche/droite en France ? »

Bock-Côté : Genèse du multiculturalisme dans la politique contemporaine

Marc Crapez, recension de La gauche et l’antisémitisme





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samedi 6 avril 2013

L'homoparentalité : au nom de l'égalité des droits entre adultes, faut-il créer par la loi des inégalités entre enfants ?

Du journal de gauche Marianne du 27 janvier 2013, article rédigé par E. Conan et J.-D. Merchet :

 « Laurent Joffrin (dans Le Nouvel Observateur) et Bernard-Henri Lévy (dans Le Point) viennent d'avouer leur embarras face à la tournure prise par le débat sur le « mariage pour tous » et l'homoparenté. Avec les mêmes réflexes sartriens face au réel déconcertant : escamoter les vrais problèmes, s'inventer des ennemis imaginaires et décréter qu'avec eux le débat, n'étant pas digne, ne doit pas avoir lieu.

Ce refus de la confrontation a une raison : plus l'on parle de ce projet sociétal, plus se dissocient deux questions différentes : le mariage et l'adoption. Les sondages montrent qu'une [faible et décroissante] majorité de Français approuvent le mariage et qu'une majorité d'entre eux s'opposent à l'adoption [par des couples homosexuels]. Position qui recoupe celle que l'on a comprise de François Hollande et que défendent de nombreuses voix à gauche.



Alors Laurent Joffrin et Bernard-Henri Lévy, qui ont tout oublié de leur jeunesse militante sauf la technique de l'enfumage, osent la plus simpliste des tactiques : ne parler que du mariage qui fait presque consensus et feindre de n'affronter que des intégristes catholiques homophobes. Tout le monde le sait ou le sent, les choses sont plus complexes, et il leur faut dissimuler que les catholiques [sociologiques, historiques] sont majoritairement favorables au mariage homosexuel et que l'on trouve beaucoup d'opposants à l'homoparenté à gauche, à commencer, c'est embêtant, par l'épouse de Lionel Jospin [ex-Premier ministre socialiste], la philosophe et féministe Sylviane Agacinski, et les chevènementistes [gauche nationaliste], guère connus comme des fantassins du Christ-Roi. Ils préfèrent donc dénoncer en boucle les [prétendues] divines insanités d'un évêque ou d'un élu UMP (il y a le choix) devant lesquelles ils brandissent frénétiquement leurs gousses d'ail.

Cette esquive leur permet d'éviter des arguments auxquels ils ne savent pas répondre. On les comprend : contrairement à ce qu'ils répètent pour se rassurer, la principale et la plus gênante objection à l'adoption ne vient pas des « livres sacrés », des « croyances religieuses » ou des « dogmes de la foi » bloqués sur la « sacro-sainte famille » et le respect de la « pure nature », mais relève du plus moderne et plus progressiste des impératifs : le respect des droits de l'homme et du principe d'égalité.

Voilà ce dont ils ne veulent pas parler : le thème de l'« égalité des droits » invoqué pour revendiquer un droit à l'enfant est contradictoire avec les droits de l'enfant à avoir une figure paternelle et une figure maternelle, droit dont nous avons tous bénéficié, en principe sinon en réalité. Il y a bien une rupture d'égalité dans le fait de priver a priori un mineur de l'intimité d'une femme ou d'un homme dans son enfance, et cela sans autre raison que le désir de deux adultes. Ce défaut conceptuel de l'homoparenté plonge nos deux « droits-de-l'hommistes » en plein mutisme : pas une ligne dans leurs éditoriaux sur l'adoption et la procréation médicalement assistée (PMA) autour de laquelle commencent à se déchirer verts et socialistes !

[...]


La seule vraie question - que refusent d'affronter Joffrin et Lévy - est donc celle qu'a bien exprimée Bernadette Laclais, maire de Chambéry et députée PS : « Au nom de l'égalité des droits entre adultes, faut-il créer par la loi des inégalités entre enfants ? » Loin d'être un combat d'arrière-garde (l'archaïsme contre le modernisme), le refus majoritaire de ce droit à l'adoption bafouant celui des adoptés pourrait préfigurer les nouveaux types de conflits provoqués par un individualisme croissant qui réduit la société au jeu des revendications de « droits » sans souci de ceux qui ne sont pas en situation de défendre les leurs. Le philosophe allemand Jürgen Habermas considère que les parents qui veulent choisir le génome de leur enfant commettent un abus de pouvoir. A fortiori lorsqu'ils le condamnent à une enfance privée de différence sexuelle. Du point de vue de l'égalité, il y a donc bien deux problématiques distinctes : la revendication du droit au mariage homosexuel ne prive pas autrui d'autres droits tandis que le droit à l'homoparenté empiète sur celui des enfants, dans l'incapacité de défendre leur droit à une enfance sexuée. Certains d'entre eux le feront dans vingt ans, en demandant à la justice l'accès à leur filiation biologique comme des adoptés par des couples hétérosexuels le font déjà aujourd'hui...

Mettre autrui à disposition

Ajoutons que l'engagement des religieux dans ce conflit si moderne ne s'explique pas d'abord par biblisme ou par naturalisme, mais parce qu'ils font partie, avec d'autres, des derniers défenseurs des faibles et des sans-voix pénalisés par ce social-individualisme en vogue : ils ne sont pas, sur l'homoparenté, en contradiction avec leur propos sur les Roms, les sans-logis, les vieux ou les malades, mais dans la même logique, qui fut longtemps celle de la gauche [Enfin, voir Marc Crapez d'une certaine gauche et encore].

Une liberté des mœurs qui met autrui à sa disposition sans se soucier de son avis se révèle en effet comme la face sociétale de ce néolibéralisme considérant que tout doit se régler selon le droit et le marché : tout ce qui se fait s'obtient, s'achète, se vend. Position ultralibérale bien exprimée par l'homme d'affaires Pierre Bergé : « Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l'usine, quelle différence ? » Où le social-individualisme rejoint le social-libéralisme, comme l'a souligné Christine Meyer, maire adjointe de Nantes : « En tant que femme de gauche, je fais un lien entre le libéralisme économique qui vise à supprimer toute norme ou règle faisant obstacle à la circulation généralisée des marchandises et la libération infinie des désirs qui elle aussi refuse toute norme ou obstacle. »



*Éric Conan est directeur délégué de Marianne
Jean-Dominique Merchet est directeur-adjoint de la rédaction.






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vendredi 5 avril 2013

La théorie du genre imposée à tous en Europe par l'État : « s'appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités »

Les parents qui voudront transmettre certaines valeurs à leurs enfants vont dans les prochains mois se heurter à l'école de la République, telle que l’actuel gouvernement veut la refonder, en particulier à propos de la complémentarité homme-femme, de la sexualité humaine et de la morale.

Le projet de loi Taubira sur le mariage doit être considéré en lien avec un autre projet fondamental de l’actuel gouvernement : le projet de « refondation de l'école de la République » actuellement discuté à l’Assemblée Nationale. Ce projet de loi sur la « refondation de l'école de la République » prévoit, entre autres dispositions, d’introduire un nouvel enseignement obligatoire de morale laïque et d’éducation civique, ainsi que de lutter dès le plus jeune âge contre les stéréotypes de genre. Dans la presse et à l’Assemblée, le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, a précisé que « le but de la morale laïque est d'arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel »[1]pour « permettre à chaque élève de s'émanciper », car « le but de l’école républicaine a toujours été de produire un individu libre »[2]. Dans la même veine, la Ministre de la Justice, Christiane Taubira a également déclaré à l’Assemblée que« dans nos valeurs, l'Education vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d'en faire des citoyens libres»[3].

L’un de ces déterminismes serait l’identité de genre ; la déconstruction des stéréotypes de genres est conçue comme un moyen d’émancipation des enfants. Le projet de « refondation de l'école de la République » prévoit à présent que « l’éducation à l’égalité de genre » devienne une mission de l’école élémentaire, dès l’âge de 6 ans, « afin de substituer à des catégories comme le sexe (…) le concept de genre qui (…) montre que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature, mais sont historiquement construites et socialement reproduites »[4]. Cette volonté ressort également du récent rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales[5] qui recommande que l’école s’engage dans la « lutte contre les stéréotypes de genre » « dès le plus jeune âge », qu’elle déconstruise « l’idéologie de la complémentarité » homme-femme pour « tendre vers une société » égalitaire. A cette fin, ce rapport recommande notamment aux enseignants de remplacer les appellations « garçons » et « filles » par les termes neutres « amis » ou « enfants », de raconter des histoires dans lesquels les enfants ont deux papas ou deux mamans, etc. Il s’agit, dit le rapport, d’empêcher la « différenciation sexuée » et l’intériorisation par les enfants de leur identité sexuelle. Outre ces aspects relatifs à la théorie du genre, la morale laïque promue par le projet de « refondation de l'école de la République » est aussi source d’inquiétudes. Ce projet de loi vise à refonder la société via l’école ; il est complémentaire du projet Taubira qui « refonde » la famille via le mariage. Comme l’indique M. Peillon, « le gouvernement s'est engagé à s'appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d'une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles » [6].



États-Unis : Mauvais chiffres de l'emploi, on va reparler de plus belle du mariage homosexuel

La baisse du taux de chômage aux États-Unis en mars ne trompe guère les économistes. Une fois de plus le découragement des demandeurs d'emploi explique l'essentiel du recul du taux de chômage à 7, 6 %, contre 7,7 % en février. Près de 500.000 Américains ont renoncé à chercher un emploi le mois dernier, et sont sortis des statistiques du chômage.

La déception est d'autant plus grande que les créations nettes d'emplois n'ont été que de 88.000 unités, selon la première estimation du Ministère du travail. Les experts tablaient sur près de 200.000 postes nouveaux. Le rythme d'embauche le mois dernier est à son plus bas niveau depuis neuf mois.

On peut donc s'attendre, devant cet échec économique, que la gauche américaine parle des immenses progrès sociaux que les Démocrates vont apporter au pays : notamment le mariage homosexuel (pendant que l'administration Obama cherche à renvoyer en Allemagne des parents éducateurs allemands exilés aux États-Unis).



Priorité : le « mariage » pour une minuscule minorité

Au Canada, un pays qui se flatte d'être nettement moins rétrograde que le repaire d'homophobes qu'est son voisin méridional, le mariage homosexuel est légal d'un océan à l'autre depuis une décennie. Sur le plan des statistiques, un tiers de 1 pour cent de toutes les noces canadiennes sont entre des époux de même sexe, et parmi celles-ci on retrouve de nombreux homosexuels américains qui viennent se marier dans le Grand Nord  puisqu'ils ne peuvent le faire aux États-Unis. Au Canada, les couples homosexuels avec enfants (pas nécessairement mariés !) ne représentent également que 0,15 % des couples avec enfants.

Il est évident que le mariage homosexuel ne serait au mieux une reconnaissance juridique importante que pour un infime nombre de personnes qui en sont actuellement privées.

Partisans américains du « mariage » homosexuel
Avantage : contrôle du discours des « homophobes »

Si l'on exclut les avantages tactiques liés à ces réformes sociétales qui distraient les gens d'un bilan économique morose et qui rallient les militants progressistes blancs du parti démocrate, il existe un avantage stratégique à l'imposition du mariage homosexuel : celui d'imposer le discours LGBT et de justifier nettement plus de « vigilance » envers les mal-pensants de ce monde.

Déjà, une chroniqueuse vedette du New York Times se dit inquiète. Elle se demande « comment des juges peuvent bien débattre du mariage homosexuel alors que certains d'entre eux ne se rendent même pas  compte que la plupart des Américains utilisent désormais "gay" au lieu de "homosexuel" ». Oubliant que gay est le détournement militant d'un mot qui n'opposait encore naguère qu'à triste... Elle poursuit en citant Max Mutchnick, créateur de Will & Grace, le juge « Scalia utilise le mot "homosexuel" de la même manière que  [le ségrégationniste] George Wallace aurait utilisé le mot "nègre". [...] C'est humiliant et blessant. »

Il ne suffira plus d'être cliniquement neutre (« homosexuel ») sur le sujet ou simplement tolérant, blasé, légèrement amusé ou complètement indifférent. Il faudra valoriser l'homosexualité, la trouver parfaitement normale, mieux — pour les âmes supérieures — la trouver raffinée ou réservée à une élite (Proust, Gide, Verlaine, Oscar Wilde).


Comme le rapporte Mark Steyn, l'autre jour, l'acteur Jeremy Irons s'est mis à penser tout haut et s'est demandé (si la question en jeu dans le mariage homo est l'inégalité juridique) si un père devrait pouvoir épouser son fils afin d'éviter les droits de succession. Les chiens de garde se sont immédiatement mis en action:

« L'acteur oscarisé Jeremy Irons provoque l'indignationde déclarer l'Independent de Londres, en laissant entendre que le mariage de même sexe pourrait conduire à l'inceste entre un père et son fils.  »


Scandaleux! Ce n'est pas exactement ce qu'il a dit, mais, une fois déclenchée, la tempête médiatique lancée elle continue à brûler :

« L'étrange diatribe homophobe de Jeremy Irons », titrait ensuite dans Salon.

Diatribe ? Il s'agissait plutôt de propos blasés et un peu prétentieux assez habituels chez ce vieil acteur. Jeremy Irons a même pris le soin de préciser qu'il n'avait aucune idée arrêtée sur la question.

Dans le film Le Placard, un hétéro se fait passer pour un homo pour éviter un licenciement

Seul l'enthousiasme est permis

Quel haineux et hypocrite bigot, ce Jeremy Irons ! Ne pas avoir d'opinion tranchée sur la question n'est plus permis !

Les chantres de la diversité tendent leurs antennes ultrasensibles en permanence afin de débusquer le moindre propos qui trahirait un enthousiasme défaillant.

L'enseignement religieux traditionnel sur l'homosexualité n'aura bientôt plus droit de cité, même dans les écoles confessionnelles comme cette dernière affaire dans le Yukon l'a démontrée. Rappelons que les écoles catholiques en Ontario sont tenues par la loi de mettre en place des cercles homos-hétéros et qu'au Manitoba le gouvernement veut faire de même avec les écoles du Sud mennonite très conservateur.

Les Chevaliers de Colomb de Colombie-Britannique ont été contraints de payer des frais de compensation pour avoir refusé d'organiser un banquet dans leurs locaux après un « mariage » entre lesbiennes. En Alberta, le révérend Stephen Boissoin avait été condamné à vie à ne pouvoir exprimer quoi que ce soit de « désobligeant » contre les homosexuels. Même en privé ! Il n'avait pourtant rien écrit de « haineux », ni même quelque chose de défini par la loi comme de l’« incitation à la haine ». Simplement une critique négative. Et il fut condamné par un tribunal « des droits de la personne  » !  Bien que sa condamnation ait été renversée par la Cour du Banc de la Reine  après une bataille juridique coûteuse d'à peine sept ans et demi, aucun journal canadien n'oserait plus publié une lettre comme celle du révérend Boissoin aujourd'hui.

En Ontario, l'ancien ministre de la Formation et des Collèges et Universités, le libéral Glenn Murray, un homosexuel avoué, a déclaré en 2012 après avoir lu un passage du catéchisme qui condamne l'acte homosexuel : « J'ai ceci à dire aux évêques : "Vous ne pourrez plus dire cela." » Un ministre ontarien qui décide de la doctrine catholique ?

Au Québec, les gouvernements du PLQ et du PQ se sont lancés dans une promotion du point de vue du lobby LGBTQQ2S dans les écoles et dans les médias. Il s'agit d'un plan concerté mis en place par plusieurs ministères pour lutter contre l'hétérosexisme, à savoir oser penser que l'hétérosexualité serait plus normale que l'homosexualité.

En 1986, le juge en chef Warren Burger de la Cour suprême des États-Unis avait déclaré « Il n'y a pas de droit fondamental à commettre la sodomie homosexuelle. » Aujourd'hui, ces propos l'exposeraient à une poursuite au criminel au Canada, comme l'a confirmé la Cour suprême du Canada le mois passé.

Campagne du gouvernement québécois : 
vous devez trouver les homosexuels, les transsexuels et les bisexuels normaux !

Voir aussi

ECR — Enseignement traditionnel de l’Église catholique sur le mariage bientôt condamné comme propos haineux ?

Cahier ECR : « Beaucoup de travail à faire aux groupes religieux pour accepter les homosexuels »

Mark Steyn sur le mariage homo, la mort de la famille et l'État-providence obèse

Cour suprême et arrêt Whatcott  — « toutes les déclarations véridiques » ne doivent pas « être à l’abri de toute restriction »

« Extirper l'hérésie et le blasphème » ? (sur les commissions des droits de la personne au Canada)

Pas de classiques de la littérature, mais la lutte contre l'hétérosexisme en classe de français, d'anglais, d'histoire et de mathématiques

Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois

Priorité de l'État : vous devez trouver homosexuels, bisexuels et transsexuels «normaux» !




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Fusillade dans une garderie du Québec : deux morts

Le Québec aime bien regarder de haut les États-Uniens et leur culture de mort, leur obsession pour les armes à feu.

Or après les tueries de Polytechnique, de Concordia, la fusillade à Dawson et aujourd'hui Gatineau...

Commentaires de Lise Ravary sur ces meurtres :

Rupture amoureuse ? Jalousie meurtrière ? Règlement de comptes lié à un triangle amoureux ? Il semble que le tueur ciblait des adultes, et non pas les enfants de la garderie et de la pouponnière. Qu’à cela ne tienne. On ne peut que ressentir un frisson d’horreur en pensant que des petits bouts de chou auraient été témoins d’un meurtre et d’un suicide par arme à feu. Et que pendant un moment, leurs vies ont été mises en danger extrême. 
Et un registre des armes d’épaule n’y aurait rien changé. Désolée d’avoir à être aussi tranchante. 
Si mes filles avaient fréquenté cet établissement, j’aurais le réflexe de lâcher ma job pour devenir maman à temps plein. On ne peut protéger nos enfants contre toute la violence et la folie du monde, mais dès qu’on les confie à de tierces personnes, aussi bien intentionnées soient-elles, nous lâchons prise face au destin.
Voir aussi

Le massacre à l'école primaire Sandy Hook dans le Connecticut





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Jacques Brassard et l'écolo-chamanisme, le petit chouchou de l'école québécoise

Dernière chronique de Jacques Brassard, (les illustrations, les liens et les légendes sont de nous).

Georges Leroux est l’un des concepteurs du cours Éthique et culture religieuse, cette ratatouille multireligieuse dont on gave nos enfants et petits-enfants du début du primaire jusqu’à la fin du secondaire.

Selon M. Leroux, « l’État doit viser à déstabiliser les systèmes absolutistes de croyance. » Un autre de ses collègues, Fernand Ouellet, a affirmé de son côté qu’il faut « ébranler la suffisance identitaire » des jeunes en leur inculquant la tolérance et le vivre-ensemble. Quel beau programme!

Une telle approche plonge notre progéniture dans le relativisme, doctrine selon laquelle toutes les opinions se valent de même que toutes les religions et les croyances.

Concrètement, cela signifie que les racines et l’héritage judéo-chrétiens du peuple québécois doivent être amoindris et même extirpés de l’école, car ils font partie de la « suffisance identitaire » qu’il convient de disloquer et des « systèmes absolutistes de croyance » qu’on se doit de déstabiliser.

On pourrait croire que le but visé consiste à mettre sur le même pied toutes les religions et à les considérer toutes comme également légitimes. Pas du tout ! On observe au contraire que le relativisme ne s’applique pas à une nouvelle religion qui prédomine désormais dans pratiquement tous les domaines de formation.

Écolo-chamanisme

Cette nouvelle religion, c’est un mélange de spiritualité autochtone et d’écologisme. On peut dire que c’est une forme de régression vers le chamanisme primitif (religion, selon le Petit Robert, caractérisée par le culte de la nature, la croyance aux esprits et des pratiques divinatoires et thérapeutiques). Je propose d’appeler cette nouvelle religion L’ÉCOLO-CHAMANISME.


L'utopie est dans le tipi
Les autochtones à répétition, en histoire, en ECR, en français

Il suffit d’aller voir dans les manuels du cours Éthique et culture religieuse pour y trouver le « petit catéchisme » de cette nouvelle religion. Par exemple, on propose comme prière aux jeunes du primaire celle de Pilip, enfant micmac : « Merci à toi, notre Mère la Terre. Merci pour tout ce que tu nous donnes. Merci à l’Esprit des plantes et à l’Esprit des animaux qui assurent notre survie. » De l’écolo-chamanisme pur jus! Notez que le « Notre Père » ne fait pas partie des prières suggérées. Trop judéo-chrétien! Et à la suite de la prière de Pilip, on demande de répondre à la question : « Que pourrais-tu faire pour prendre soin de la Terre ? ».



Belle occasion d’énumérer les blessures que l’être humain inflige à Mère Nature. Car cette nouvelle religion est antihumaniste par essence (l’humanité est une espèce malfaisante). [Voir, à ce sujet, cette étude de trois manuels du primaire d'ECR]


Enfants emmenés par leur école à Granby manifester pour la Journée de la Terre

La Journée de la Terre est aussi le moment des liturgies amérindiennes plus élaborées : tambour, danse, prières avec boucane, purification des âmes par le Grand Esprit. Tout le bataclan!

Selon le professeur Reynald Du Berger, l’enseignement des sciences est largement contaminé par cette nouvelle religion. Et en histoire, la société autochtone est intensivement examinée et l’on s’efforce, selon l’historien Charles-Philippe Courtois, de transmettre « une vision intégralement dénationalisée ». Il s’agit toujours de briser la « suffisance identitaire » et de déstabiliser les «systèmes absolutistes de croyance».



Stage en forêt tropicale qui accompagne le cours de climat et biodiversité où les collégiens se pencheront sur la seule « menace » pour la biodiversité liée au réchauffement climatique
(Étrange qu'il faille aller dans un pays chaud pour étudier la biodiversité, peut-être parce que les climats froids sont associés à moins de biodiversité...?)

Parlez à vos enfants et à vos petits-enfants, ils vont vous révéler cette nouvelle religion. Dernièrement, un de mes petits-fils me disait combien le pétrole est une matière dangereuse.

Pas laïque

Nous avons sorti l’Église catholique de l’école. Mais l’école n’est pas neutre et laïque pour autant. Elle est devenue écolo-chamanique.

Et avec la maternelle à quatre ans, on ne fait qu’ajouter une année au processus d’endoctrinement. Il ne manque plus que les « camps de rééducation » pour les mécréants.

Et le pire, c’est qu’aucun parti politique ne propose la régénération de notre système d’éducation.

[Peut-être parce que toute régénération centralisée est vouée à l'échec, comme le détournement du renouveau pédagogique l'a montré ?]


Célébration de l'Heure pour la Terre dans une école laïque à Waterloo (Québec)

Voir aussi

L'utilité de la glorification des Premières Nations

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne

Qui est Fernand Ouellet, père du cours d'éthique et de culture religieuse selon Jean-Pierre Proulx ?

George Leroux : L’État doit viser à déstabiliser les systèmes absolutistes de croyance

Le programme Histoire et éducation à la citoyenneté, un échec ?

Québec — Le peu de place consacrée à l'Europe dans les programmes d'histoire

« Nos ancêtres, les Amérindiens »

ECR — obsession pour les amérindiens écologistes

Étude de trois manuels du primaire d'ECR

Réchauffistes censurent le débat autour du climat dans un cégep

Joseph Facal et la dérive de l'éducation au Québec

À mon école on parle beaucoup d'écologie, le plus grave problème c'est l'existence des hommes




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École à la maison en Allemagne — « Accompagnez-nous maintenant de gré ou plus tard de force »

Cet automne 2012, Dirk et Petra Wunderlich ont perdu la garde légale de leurs enfants parce qu’ils les éduquaient à la maison. L’histoire se passe en Allemagne.

La famille a été obligée de retourner en Allemagne après que M. Wunderlich a été incapable de trouver du travail ailleurs en Europe. Ils ont été signalés aux autorités par un voisin qui avait remarqué qu’ils n’envoyaient pas leurs enfants à l'école. La famille fait face à des accusations criminelles et pénales pour éducation à domicile.

Le 22 novembre 2012, la famille Wunderlich a reçu la visite de deux travailleuses sociales qui avaient prévu d’emmener les enfants de la famille à l'école pour les évaluer afin de les placer dans une classe correspondant à leur niveau. Lorsque les travailleuses sociales ont demandé aux enfants de les « suivre », les enfants ont refusé. M. Wunderlich a indiqué que la « préposée à l'assiduité scolaire » Frau Christa Lettau, se moquait des enfants, en disant qu'ils répétaient simplement les « ordres » de leurs parents.

La famille Wunderlich en 2012 avec au centre Mike Farris, président et fondateur de la HSLDA

« Ouais, ouais, vous ne voulez pas aller à l'école parce que vos parents ne veulent pas que vous y alliez », a-t-elle affirmé comme s’il s’agissait d’une tare.

Elle ajouta à M. et Mme Wunderlich, « Savez-vous à quel type de conséquences vous vous exposez ? Nous nous rencontrerons à nouveau à une date ultérieure à Darmstadt, et nous allons vous enlever la garde complète de vos enfants. »

Mme Wunderlich lui a demandé : « Le tout pour le bien de nos enfants ? »

Frau Lettau répondit alors : « Oui. »

La famille a alors contacté leur avocat Andreas Vogt[1], qui a brièvement parlé avec Frau Lettau. Après cette conversation, les travailleurs sociaux en colère ont quitté la maison, en lançant aux Wunderlich qu'ils les reverraient « au tribunal ».

Bataille pour les enfants

Malheureusement, comme c'est le cas pour trop de familles allemandes, la triste saga des Wunderlich a commencé par un exil. Sachant que l'instruction à la maison n'était pas tolérée en Allemagne, la famille a quitté ce pays pour rejoindre la France afin d’échapper aux menaces judiciaires pour « absentéisme » qui frappe les parents éducateurs. En effet, l'école à la maison est interdite en Allemagne sauf cas de force majeure comme une maladie qui riverait un enfant au lit. Cette interdiction en droit existe en vertu d'une loi promulguée en juillet 1938 par Adolf Hitler (« Gesetz über die Schulpflicht im Deutschen Reich »). Cette loi est curieusement restée en vigueur après la défaite du IIIe Reich, elle a été retranscrite dans les nouvelles lois de la République fédérale. Aujourd'hui l'Allemagne justifie cette loi par sa lutte contre l'apparition de « sous-culture » mal intégrée. Toutefois, tous les parents ayant eu maille à partir avec la justice pour instruction à domicile sont à notre connaissance des Allemands de souche.

Enfants arrachés aux parents

Une expérience traumatisante s’ensuivit lorsque leurs quatre enfants leur ont été arrachés pendant quatre jours à la suite d’une dénonciation des services sociaux allemands transmise aux services sociaux français.

Un juge français a permis de réunir la famille en leur affirmant qu’ils avaient le droit en France d’instruire leurs enfants à la maison. Toutefois, M. Wunderlich, pour diverses raisons, dont la langue, n’a pas été en mesure de trouver suffisamment de travail en France. Suivirent quelques années en Norvège puis en Hongrie, où le père de famille éprouva également des difficultés à trouver assez de travail. La famille finit par retourner dans leur région d’origine en Allemagne, la Hesse. Elle essaya d’instruire discrètement ses enfants à la maison jusqu'à ce qu'ils soient dénoncés aux responsables de la fréquentation obligatoire scolaire.

Politique oppressive

Michael Donnelly, directeur des relations internationales de la HSLDA, a exprimé sa frustration quant à la politique de l'Allemagne:
« En refusant le droit aux parents d’instruire leurs enfants à la maison, les gouvernements allemands au niveau fédéral et du Land (« province ») ont tout simplement négligé leurs devoirs. Dans ce cas, l'État allemand s’en est pris de manière vicieuse à ce que les Wunderlich ont de plus précieux : leurs enfants. Ils terrorisent cette famille en continuant de les menacer d’enlever leurs enfants et de les placer dans des orphelinats, même s’il ne fait aucun doute que les parents prennent bien soin de leurs enfants et les instruisent correctement. »

Source

[1] Le bien nommé : Vogt est un patronyme allemand dérivé du latin advocatus. En français, le même mot donnera avoué.

Voir aussi

Juge américain accorde le statut de réfugiés politiques à des parents-éducateurs persécutés en Allemagne

Famille allemande exonérée de négligence criminelle envers ses enfants qu'elle enseignait à la maison

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Parents allemands demandent l’asile au Canada.





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Canada — Fonctionnaires gagnent 12 % de plus que leurs homologues du privé (sans compter les avantages en nature)

Les fonctionnaires canadiens des paliers fédéral, provincial et municipal ont gagné en moyenne 12 % de plus en 2011 que les personnes occupant des postes équivalents dans le secteur privé. Cette étude comprend les enseignants et professeurs. C’est ce que révèle une nouvelle étude de l’Institut Fraser, un organisme de recherche canadien indépendant et non partisan.

«  À un moment où les gouvernements et les administrations municipales du pays croulent sous les dettes et les déficits, il est important d’examiner la rémunération globale dont les fonctionnaires profitent depuis longtemps », fait valoir Jason Clemens, vice-président directeur de l’Institut Fraser.



«  La réalité est que les fonctionnaires canadiens jouissent d’un avantage salarial substantiel par rapport aux travailleurs du secteur privé occupant des postes équivalents. Non seulement un système qui avantage les fonctionnaires n’est-il pas durable, mais il est injuste pour les contribuables. »

L’étude, intitulée Comparing Public and Private Sector Compensation in Canada, examine les salaires et les avantages sociaux des fonctionnaires (des paliers fédéral, provincial et local) et des travailleurs du secteur privé partout au pays. Elle calcule l’avantage salarial des fonctionnaires à partir de données d’avril 2011 de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada, que l’on ajuste pour tenir compte des caractéristiques personnelles (sexe, âge, état matrimonial, scolarité, ancienneté, taille de l’établissement, type d’emploi, secteur d’activité, etc.). Lorsque l’analyse tient compte de la syndicalisation, «  l’avantage salarial » du secteur public à l’échelle nationale (soit la mesure dans laquelle les salaires du secteur public dépassent ceux du secteur privé) passe de 12 % à 9 %.

Outre les salaires plus élevés, l’étude a aussi relevé des éléments probants selon lesquels les employés du secteur public jouissent d’avantages sociaux plus généreux que ceux du secteur privé, notamment dans les domaines suivants :

  • Pensions : En 2011, 88,2 % des fonctionnaires canadiens participaient à un régime de pension agréé, contre 24 % des employés du secteur privé;
  • Retraite anticipée : En moyenne, les fonctionnaires ont pris leur retraite 2,5 ans avant les travailleurs du secteur privé entre 2007 et 2011;
  • Sécurité d’emploi : En 2011, 0,6 % des fonctionnaires ont perdu leur emploi, ce qui représente moins d’un sixième du taux de perte d’emploi dans le secteur privé (3,8 %).

Pour veiller à ce que la rémunération du secteur public soit juste, tant pour les contribuables que pour les fonctionnaires, le rapport soutient qu’il faut une meilleure collecte de données et que Statistique Canada devrait recueillir des données sur les salaires et les avantages sociaux plus régulièrement et plus systématiquement qu’à l’heure actuelle. Il soutient aussi que les comparaisons entre le secteur public et le secteur privé devraient porter sur la rémunération totale, et non pas juste sur les salaires ou certains avantages sociaux comme les régimes de retraite.

L’étude présente aussi des recommandations pour fixer des niveaux de rémunération appropriés, en se fondant sur les pratiques du secteur privé.

«  Ce sont des facteurs politiques qui déterminent en grande partie les salaires et les avantages sociaux dans le secteur public, alors que la concurrence sous-tend le processus dans le secteur privé. Ces différences sont amplifiées par l’environnement monopolistique dans lequel opèrent les administrations publiques, qui ne reflète pas la concurrence prévalant dans le secteur privé, explique M. Clemens.

« Les administrations publiques devraient mettre en œuvre des processus officiels pour calculer la rémunération totale de leurs employés en fonction des salaires et des avantages sociaux des personnes occupant des postes comparables dans le secteur privé. »

L’étude montre qu’un Canadien sur cinq, soit 3,6 millions de personnes, travaillait dans le secteur public – gouvernements fédéral et provinciaux, administrations locales, organismes gouvernementaux, sociétés d’État et établissements financés par les fonds publics (écoles, hôpitaux, etc.) – en 2011. Le secteur public représentait ainsi 20,6 % de l’emploi total au pays. Une analyse approfondie révèle que l’Alberta est la province où la fonction publique représente le plus faible pourcentage (16,8 %) de l’emploi total et que Terre-Neuve-et-Labrador est celle dont le pourcentage de fonctionnaires (30,2 %) est le plus élevé. À l’échelle nationale, 11,1 millions de Canadiens travaillaient dans le secteur privé en 2011, ce qui représente 64 % de l’emploi total, les 2,7 millions restants (15,4 %) travaillant à leur compte.




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jeudi 4 avril 2013

Seuls 6 % des enfants d’homosexuels seraient élevés par des couples homosexuels

Selon une récente Politique de  l’Académie américaine de pédiatrie (AAP)  sur le mariage homosexuel :

« Le recensement des États-Unis de 2010 a indiqué que 646.464 ménages sont constitués de deux adultes de même sexe. Ces couples de même sexe élèvent environ 115.000 enfants de moins de 18 ans. Ils vivent dans pratiquement tous les comtés des États-Unis. Lorsque ces enfants sont ajoutés à ceux des homosexuels célibataires qui élèvent des enfants, près de 2 millions d'enfants sont élevés par des parents homosexuels aux États-Unis. »

Notons d’emblée qu’il y avait un total 114.761.359 ménages aux États-Unis à la même époque, le pourcentage de foyers homosexuels est donc de 0,56 % dans la population. La grande majorité de ces ménages homosexuels n’éduque aucun enfant puisqu’il y a plus de 4 fois plus de ces ménages que d’enfants éduqués par ceux-ci.

Au Canada, les couples homosexuels (pas nécessairement mariés) ne formaient que 0,8 % de l'ensemble des couples (mariés ou non) au Canada. Seuls 9,4 % des couples homosexuels avaient des enfants à la maison, soit 6.410 couples homosexuels avec enfants comparés à 4.102.880 couples hétérosexuels avec enfants. Au Canada, les couples homosexuels avec enfants représentent donc 0,15 % des couples avec enfants.

Si l'estimation de l’AAP que 2 millions d'enfants sont élevés par des «parents homosexuels » est correcte, alors quand on la compare avec le chiffre de 115.000 élevés dans des ménages de même sexe on s’aperçoit que seul 1 enfant sur 17 de parents homosexuels vit actuellement avec un même couple homosexuel. Cela signifie que le modèle «homoparental» mentionné par les militants homosexuels – à savoir que ces enfants seraient élevés dans des foyers stables par un couple aimant et stable de même sexe – est extrêmement rare dans la réalité, même parmi très petite minorité d’enfants ayant un parent homosexuel.

Ceci concorde avec l’étude novatrice du sociologue Mark Regnerus de l'Université du Texas sur les parents ayant eu des relations homosexuelles publiée dans la revue Social Science Research. Il y démontrait que les enfants de parents ayant eu des homosexuels étaient à risque dans de nombreux domaines, à la fois quand on les compare avec les enfants élevés dans une famille biologique intacte et même avec les enfants élevés en comparaison avec d'autres situations parentales, moins stables (mais hétérosexuelles) comme les familles dites décomposées. Voir notre billet ici.

L'une des principales critiques faites à cette étude  (en réalité la seule critique de fond) est que ses 236 sujets  – de jeunes adultes dont les parents ont eu une relation homosexuelle pendant la jeunesse de leur enfant – n'avaient pas vécu assez longtemps avec son parent et le partenaire de même sexe de son parent.

La raison de la rareté des enfants élevés longtemps par des couples de même sexe dans l'étude Regnerus était simple: on en trouvait à peine dans la population de l'échantillon. L’association de collecte de données embauchée par Regnerus pour son étude sur les Nouvelles Structures familiales a interrogé 15.000 jeunes adultes. Elle n’a trouvé parmi ces 15.000 jeunes que deux qui avaient été élevés par un couple de même sexe de leur naissance jusqu’à l'âge de 18 ans. Dans les deux cas, le couple était formé des lesbiennes. Elle n’a trouvé aucun jeune qui avait été élevé par un couple homosexuel masculin de sa naissance jusqu’à ses 18 ans. (Voir notre billet ici). Si les lesbiennes éduquent plus souvent les enfants, leurs unions se terminent également plus que celles des couples hétérosexuels, voir le Royaume-Uni où 62% des dissolutions d’unions civiles (c.-à-d. des divorces) ont lieu entre des femmes malgré le fait que les unions lesbiennes n’y représentent que 44% des unions civiles.

Selon l’AAP : « En 2010, les adultes mariés élevaient 65,3 % de tous les enfants dans ce pays.  Même si le Bureau du recensement (source de ce chiffre) a choisi d'inclure quelques-uns des 646.464 couples de même sexe dans ce nombre, il est évident que l'écrasante majorité de ces 48 millions de couples mariés sont de sexe opposé.

  • Bref, seul 1 enfant sur 17 de parents « homos » vit avec un couple de même sexe.
  • D'autre part, près de 2 enfants sur 3 de parents hétérosexuels vivent avec un couple marié.
  • Enfin, le nombre d’enfants éduqués par des couples hétérosexuels est quatre cents (400) fois plus grand que celui des enfants élevés dans des foyers homosexuels.


Voir aussi

Mark Steyn sur le mariage homo, la mort de la famille et l'État-providence obèse

Plaintes d'abus sexuels auraient été ignorées car les parents adoptifs étaient homosexuels

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

Après les drogues et le SIDA, le tabou des violences dans les couples homosexuels

Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels

Étude révèle que les enfants vivant avec des homosexuels accusent un retard scolaire


La Marche printanière contre l’euthanasie

Québec, le 4 avril 2013 – Ce matin, le Rassemblement québécois contre l’euthanasie (RQCE) a annoncé une importante mobilisation citoyenne contre l’euthanasie lors de points de presse simultanés à Québec et à Montréal (devant le Parlement de l’Assemblée nationale du Québec et le Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal). Le 18 mai prochain, les Québécoises et les Québécois sont conviés à « La Marche printanière », un grand événement familial pour dénoncer l’ouverture à l’euthanasie que le Gouvernement du Québec s’apprête à concrétiser avec un projet de loi sur l' « aide médicale à mourir ».

Point de presse à Québec

Lors du point de presse de Québec, le Dr Claude Morin, organisateur principal de la Marche et urgentologue, le Dr Marc Bergeron, hémato-oncologue et M. Louis-André Richard, professeur de philosophie, ont présenté cette « initiative citoyenne ouverte à toute personne consciente du danger que représente l'euthanasie pour la société québécoise. » Sous le thème « L’euthanasie, chez nous, non merci ! », le rassemblement débutera dès midi le samedi 18 mai sur les plaines d'Abraham, devant le Musée national des Beaux-Arts. La marche se mettra en branle à 13 h 45 en direction du Parlement via la Grande-Allée. Des allocutions auront lieu tout au long de la journée qui se terminera vers 16 h 30. Les porte-parole du Rassemblement tendent la main à tous les actrices et acteurs de la société civile, et plus particulièrement aux politiciens, afin « que tout soit mis en œuvre pour que la sécurité, la dignité et le confort des personnes souffrantes en fin de vie soient assurés par des soins palliatifs de qualité et universels ». « L'euthanasie élimine le souffrant, pas la souffrance. Nous n'en voulons pas ! » rappellent-ils.

Au point de presse de Montréal, le Dr Patrick Vinay, chef de service d’une unité de soins palliatifs et président par intérim de Vivre dans la dignité et la Dre Catherine Ferrier, membre du collectif du Refus médical de l’euthanasie ont tenu à partager aux organisateurs de La Marche printanière l’appui de leurs organismes respectifs. Le r Vinay rappelle que « Tuer n’est pas un soin médical, c’est l’arrêt instantané de tous les soins. Nous devons plutôt soigner, soulager, aider, et apaiser toute souffrance. » « Soyons nombreux le 18 mai prochain pour montrer clairement à nos élus qu’il n’existe pas de consensus québécois sur la question de ‘l’aide médicale à mourir’ » a-t-il ajouté de concert avec la Dr Ferrier.

Pour obtenir toutes les informations sur La Marche printanière, consultez le site web www.euthanasienonmerci.org ou suivez le RQCE sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et YouTube).

Point de presse à Montréal




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