samedi 10 octobre 2009

Ministre veut imposer et pas dialoguer sur le fond

Michel Hébert, dans le Journal de Québec, parle du fait qu'une ministre veut imposer le multiculturalisme et refuse de dialoguer sur le fond. On connaît cela depuis quelques années dans le domaine de l'éducation, mais cette fois c'est pour la fonction publique :
La question posée jeudi par la députée adéquiste Sylvie Roy était simple comme bonjour: « Est-ce que vous êtes d'accord avec le fait qu’un homme puisse exiger d'être servi par un homme à la SAAQ ? C'est simple, ça. Répondez-moi ! »

Mais, comme le PQ avant elle, Mme Roy n’a pas obtenu une réponse claire de Yolande James. En fait, la jeune ministre de l’Immigration fait comme Jean Charest et refuse de débattre du fond des choses. Même quand elles sont simples.

Le gouvernement devrait pourtant dire si oui ou non, il est acceptable qu’au comptoir d’une société d’état, un homme puisse refuser d’être servi par une femme pour des motifs religieux. C’est normal ou ça ne l’est pas, au XXIe siècle ?

[...]

À bout d’arguments, Mme James a laissé tomber : « Tout ce qui est déraisonnable reste déraisonnable. On ne fait aucun compromis en ce qui concerne l’égalité entre les hommes et les femmes »…. La Société de l’assurance automobile du Québec n’a donc fait aucun compromis ! Comment se fait-il alors que les Québécois, à commencer par Denise Bombardier, pensent tous le contraire?

Le Syndicat de la fonction publique, tout comme le Conseil du statut de la femme du Québec, croient aussi que nous sommes confrontés à une brèche dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.

La présidente du SFPQ, Lucie Martineau, et celle du CSF, Christiane Pelchat, ont pris des positions courageuses car il aurait été plus facile pour elles de faire des bulles comme Mme James.

Autre chose à retenir : en poussant cette dernière au front, M. Charest espère éviter les questions identitaires et limiter le débat public autour du projet de loi 16 « favorisant l’action de l’Administration à l’égard de la diversité culturelle ». Ceux qui auront des reproches à faire seront immédiatement soupçonnés de racisme.

La balle aux technocrates

Vague à souhait, ce projet de loi compte moins de vingt articles mais exigera des fonctionnaires des « mesures pour accroître l’ouverture de la société à la diversité culturelle ». Le gouvernement se fie donc aux technocrates pour déterminer ces mesures, le public, lui, sera judicieusement tenu à l’écart.

Ce projet de loi assure aussi un bel avenir au Conseil des relations interculturelles du Québec, un des nombreux ovnis du périmètre comptable québécois, dont le mandat sera d’accumuler des preuves de discrimination dans tous les champs de compétence gouvernementaux.

Sous l’œil vigilant des templiers du Conseil du trésor, un «plan d’action en matière de gestion de la diversité culturelle» sera imposé dans tous les ministères et les organismes publics du Québec. Des centaines d’entités administratives se mettront en mode « diversité ».

Le gouvernement libéral fait donc le choix du multiculturalisme affirmatif. C’est une valeur canadienne à laquelle souscrit personnellement M. Charest, estime la chef du PQ, Pauline Marois. Yolande James préfère évoquer le « vivre-ensemble », le bon voisinage multiethnique et gentil comme tout.

Le Québec, a-t-elle dit l’autre jour, a fait « le choix de l’immigration ». Mais avons-nous troqué notre identité nationale historique pour une équivalence cosmopolite ? Pas sûr ! Dans le numéro d’octobre de l’Action nationale, Mathieu Bock-Côté présente les choses ainsi : « La conversion des sociétés occidentales au multiculturalisme est une conversion forcée, pilotée par une technocratie militante qui a détourné les institutions publiques de leur fonction protectrice pour les mettre au service d’une politique thérapeutique censée reprogrammer l’identité des collectivités selon le modèle de l’égalitarisme identitaire ». Différents mais tous pareils, devrait proclamer le gouvernement Charest.

Au Québec, la force du mouvement nationaliste a ralenti le cours des choses et la technocratie québécoise accuse une sorte de « retard multiculturel ». La loi 16 servira à rattraper ce retard. Le gouvernement ne le dit pas ainsi, mais c’est bien de cela qu’il s’agit: le multiculturalisme s’imposera d’abord dans l’administration de l’état [M. Hébert oublie l'école] et son incrustation sera faite ensuite partout ailleurs. L’essayiste et philosophe québécois, Carl Bergeron (L’Intelligence conséquente), affirme que, depuis la crise des accommodements de 2007, la technocratie québécoise cherche à « imposer sa doctrine comme nouvelle référence morale ». Avec l’aide du gouvernement libéral, elle y parviendra peut-être...
Notons que le PQ est mal placé pour faire la leçon, il a approuvé le virage multiculturaliste dans l'enseignement avec l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse. Il n'est venu que tardivement à résipiscence sur le cours d'histoire qu'il dit désormais vouloir changer s'il revenait au pouvoir. Le PQ ne veut surtout pas parler de natalité (il a imposé les mesures non universelles destinées aux mères qui retournent travailler plutôt que des allocations universelles) ni d'une politique d'immigration plus responsable alors que plusieurs instituts importants, comme l'Institut Fraser, répètent que l'immigration n'est pas une panacée à la crise démographique et que globalement la politique d'immigration massive (le Canada a la plus forte au monde par tête d'habitant) nuit au pays.






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jeudi 8 octobre 2009

L'instruction à domicile, une option légale

L'école à la maison, une option éducative légale au Québec.

L’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED) tiendra des séances d’information gratuites pour tous les parents qui désirent en connaître plus sur ce choix éducatif, ainsi que pour les familles faisant déjà l’école à maison, mais qui aimeraient connaitre les services qui leur sont offerts. Vous pourrez poser vos questions comme : Est-ce légal ? Comment débuter ? À quels services avons-nous accès ? Quelles sont les ressources disponibles ? La socialisation dans tout cela ?


Des séances auront lieu…

Le vendredi, 23 octobre à 19h

À Drummondville

Centre communautaire Pierre-Lemaire
325, boul. St-Joseph Ouest
Drummondville


Le samedi, 24 octobre à 9h

À Québec

Centre de loisirs St-Louis-de-France
1560 route de l'Église
Sainte-Foy

Le 24 octobre à 19h aux endroits suivants :

Gatineau

Naissance-Renaissance Outaouais
115, boul. Sacré Coeur
Gatineau

Granby

Hôtel Castel
901, rue Principale
Granby


St-Jérôme

Église St-Pierre
520, boul. Bourassa
St-Jérôme


Pour plus de renseignements ou pour réserver votre place : 514-770-3084 ou par courriel à conseil<arrobe>aqed.qc.ca,






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mercredi 7 octobre 2009

Russie — Relance de la démographie

La situation démographique russe était catastrophique avec au moins trois avortements pour une naissance et une baisse de population de 760 000 habitants par an en 2005.

Sous l’impulsion de Dimitri Medvedev, le gouvernement russe a lancé un grand plan pour la santé et la famille : primes universelles à la naissance, avantages fiscaux et crédits ou aides pour payer les loyers.

Dans son discours au Conseil de la Fédération en mai 2006, l'ex-président Vladimir Poutine a confirmé la mise en place d'une politique nataliste. Cette politique permettrait notamment aux mères de bénéficier d'une « prime de maternité » conséquente (250 000 roubles, soit 10 000 $, pour la naissance d'un second enfant et 300 000 roubles (12 000 $) pour le troisième). De plus, depuis février 2006, des « certificats de naissance » ont été introduits dans les maternités : remplis lors de la naissance d'un enfant, ils permettent à la mère de toucher sa « prime de maternité », et à la sage-femme de bénéficier d'une « prime d'assistance » de 10 000 roubles (450 $) pour chaque enfant né dans son service.

En 2007, le président de l'époque, Vladimir Poutine a déclaré dans un discours que 2008 serait l'« Année de la famille ». D'énormes affiches ornèrent les rues de Moscou en 2008.

Les résultats ne se sont pas fait attendre. Le taux de natalité a bondi de 8 % en 2007, la mortalité baissé de 5 % et, pour la première fois depuis la fin de l'URSS, la baisse de la population est enrayée.

La taux de natalité en 2009 pourrait être encore plus haut.

Par ailleurs le gouvernement russe a décidé de ne pas suivre les recommandations de l’ONU qui lui proposent d’importer un million de migrants par an.




Voir également :
  1. Québec — Nouvelle campagne pour l'immigration... aucune pour la natalité...

  2. Sans garderies gouvernementales, sans congés parentaux généralisés, la natalité canadienne augmente plus vite que la québécoise
Sources Barents Observer et agences.

Question éthique pour le cours ECR : concours de diversité et de phobies

C’est par un courriel que les joueurs du Paris Foot Gay ont appris le 3 octobre dernier que leurs adversaires du jour refusaient de les affronter dans le cadre d’un match de championnat de Foot loisir.

« Désolé mais par rapport au nom de votre équipe et conformément aux principes de notre équipe, qui est une équipe de musulmans pratiquants, nous ne pouvons jouer contre vous, nos convictions sont de loin plus importantes qu’un simple match de foot, encore une fois excusez-nous de vous avoir prévenu si tard », justifie le Créteil Bébel.

Question éthique pour le cours ECR

L'équipe « gay » a accusé l'équipe musulmane d'homophobie. Mais accuser les musulmans d'homophobie pour un principe moral auxquels ils adhèrent sincèrement ne serait-il pas un peu islamophobe ? Ne croyez pas qu'avec la « diversité croissante qui enrichit nos sociétés » ces concours de phobie vont augmenter ?

Voir aussi Un Québec de plus en plus divers, est-ce vraiment une bonne chose ?






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mardi 6 octobre 2009

Nouvelle campagne pour l'immigration... aucune pour la natalité...

Le gouvernement PLQ a lancé une nouvelle campagne pro-immigration avec les sous des contribuables québécois :
« Articulée autour du message L'avenir du Québec ne peut s’écrire sans l’immigration, la campagne télévisée et imprimée débute le 28 septembre et sera diffusée pendant quatre semaines. Des affiches seront aussi placées chez des organismes et des entreprises privées et dans tous les arénas du Québec. À partir d’aujourd’hui, le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles dispose également d’une signature permanente, soit L’immigration, c’est Bienvenue!, qui sera associée à ses productions et ses projets. »
Les écoles ne seront pas épargnées.

On ne peut évidemment pas reprocher cette campagne au PLQ qui ne perd pas le nord, la clientèle immigrante lui étant largement acquise après une rapide naturalisation. Mais pourquoi un tel silence dans les médias et de la part des partis d'opposition ?

Immigration, prétexte à l'imposition d'ECR

Rappelons que c'est en prétextant l'accueil de ces immigrants (souvent de culture chrétienne d'ailleurs) que le gouvernement à imposer le cours plurireligieux d'ECR et qu'il a modifié les chartes des droits afin de priver les parents catholiques et protestants de droits scolaires (pardon, « de privilèges » comme aiment à dire les partisans du pluralisme normatif imposé aux enfants des autres).

Pas de politique nataliste, mais une politique pour les mères salariées

Une campagne pour l'immigration, mais aucune campagne pour promouvoir la natalité au Québec : juste des mesures pour concilier le travail et la famille des femmes modernes qui retournent assez vite au bureau (rien pour celles qui élèvent leurs enfants à la maison, même si leurs enfants sont notamment en meilleure santé et moins agressifs). Rappelons que, malgré tous les cocoricos gouvernementaux et des médias québécois, il n'y a, d'une part, aucun baby-boom au Québec, la natalité québécoise étant toujours en berne juste un peu moins que par le passé proche et que, d'autre part, l'accroissement de la fécondité des Canadiennes hors Québec — sans la ruineuse et non universelle politique dite « familiale » québécoise — était supérieur à celui des Québécoises en 2008.

Impact bénéfique faible sur la pyramide des âges

Pour ce qui est de l'immigration, rappelons que l'accroître n'est pas du tout une panacée pour résoudre les problèmes démographiques comme le signalait récemment l'Institut C.D. Howe. Analyse confirmée par celle de l'Institut Fraser la semaine passée dans un long rapport (264 pages).

Selon une estimation, il faudrait que la population du Canada soit de 165,4 millions de personnes d’ici 2050 pour maintenir le taux actuel de cotisants au régime de retraite et de prestataires (5 pour 1), le nombre d’immigrants admis devant être de 7 millions cette seule année. « Les raisons de base expliquant ce résultat sont que les immigrants vieillissent au même rythme que tout le monde et, comme les autres Canadiens, sont admissibles à recevoir des prestations lors de leur retraite », selon M. Grubel, directeur d'une étude sur le sujet pour l'Institut Fraser.

Efforts gouvernementaux de « communication »

À ce titre, il est révélateur de noter l'accélération des manifestations et des campagnes qui tendent à vouloir convaincre les Québécois du bien-fondé d'une politique d'immigration massive. Même la mort de Michael Jackson avait été mise à profit par la ministre de l'Immigration, qui passait par hasard lors d'une manifestation « spontanée » où s'était vu embaucher une troupe de danseurs suffisamment « métissée ».

Nous avons désormais droit à une campagne de capsules publicitaires payée à même nos impôts par le gouvernement québécois pour promouvoir l'immigration qu'il dit indispensable.



Avantages économiques non fondés, pression à la baisse des salaires

Nous avons affaire dans ces deux publicités (l'autre est ici) aux mêmes vieux mythes utilisés pour justifier l'augmentation de l'immigration : qu'elle est nécessaire pour l'économie, le marché de l'emploi et qu'elle va résoudre nos problèmes démographiques. On passe sous silence le fait que, comme le rappelle l'Institut Fraser, seuls 20 % des immigrants sont sélectionnés pour leur capacité à s'intégrer au marché du travail, que le chômage des minorités visibles est double, voire triple, de celui des Québécois de souche (comment vont-ils contribuer à remplir les caisses de maladie ou de retraite ?), que leur salaire diminue depuis 20 ans par rapport à celui des Canadiens nés au pays.

On tait également le fait que, malgré deux décennies d'immigration très importante, les revenus des travailleurs canadiens ayant une formation universitaire ont baissé de 7 % entre 1980 et 2000 (Statistique Canada, Division des études sur la famille et le travail, 2007). L'étude de Statistique Canada concluait que l'immigration jouait un rôle important dans cette baisse des salaires. Elle indiquait que chaque variation de 10 % de l'offre de main-d'œuvre provoquée par l'immigration correspondait à une baisse de 3 % à 4 % des salaires. Les principales victimes : les jeunes mâles nés au pays et les immigrants.

Des immigrants de plus en plus pauvres

En outre si, en 1980, les nouveaux immigrants de sexe masculin qui avaient un revenu d'emploi gagnaient 85 cents pour chaque dollar de revenu d'emploi des hommes nés au Canada. En 2005, ils n'en gagnaient plus que 63. Chez les nouvelles immigrantes, les chiffres correspondants étaient de 85 cents et de 56 cents respectivement. Enfin, les choses ne s'améliorent pas pour tous les immigrants de deuxième génération. En effet, selon une étude récente de Statistiques Canada, toutes choses étant égales par ailleurs, certains hommes de minorités visibles dont les deux parents sont immigrants semblaient avoir un désavantage significatif au chapitre des gains comparativement à leurs pairs dont les parents sont nés au Canada.

Faire du chiffre, réduction du nombre d'entretiens de sélection

Comme le signalait Gérard Pinsonneault, chercheur en relations ethniques de l'Université de Montréal, le gouvernement libéral prépare non seulement une augmentation de l'immigration, mais également l'abolition du critère « adaptabilité » de la grille de sélection des immigrants, ce qui réduira au minimum le nombre de cas avec entrevue formelle de sélection :
« L'examen préliminaire a pour fonction de réaliser un premier tri parmi les candidatures et de ne retenir que celles qui présentent un certain potentiel d'employabilité, abstraction faite de toute autre considération. Avec son abolition, on rendra possible pour un candidat qui ne passe pas le test de l'employabilité de se qualifier directement en sélection, grâce à des critères comme les connaissances linguistiques de son conjoint ou la présence d'enfants.

Quant à l'entrevue de sélection, sa disparition signifie, entre autres choses, qu'on éliminerait la possibilité d'effectuer, ne serait-ce que sur une base aléatoire, un contrôle effectif, au vu des originaux présentés en personne, de la validité et de l'authenticité des documents présentés à l'appui des demandes, documents dont seules des copies, fussent-elles certifiées, ont été transmises par la poste. Quiconque connaît un tant soit peu « l'industrie » des faux diplômes et autres documents utilisés aux fins de l'immigration ne peut que s'inquiéter d'une telle approche. »

Impact sur l'intégration harmonieuse, le français, l'école

On ne peut que craindre que les campagnes d'immigration massive n'aient de nombreux effets sociaux délétères : les immigrants seront cantonnés à des postes moins bien rémunérés (le racisme des Québécois n'en sera pas la seule raison), leur chômage sera nettement plus élevé que celui des Québécois de souche et leur intégration posera des problèmes plus sociaux ou ethniques que religieux (voir Montréal-Nord où tous les protagonistes sont chrétiens). Tous les panégyriques à la gloire du multiculturalisme frontière indépassable de la « démocratie », toutes les célébrations du métissage salvateur, tous les cours obligatoires d'ECR ne changeront rien à ces faits bruts.

Cette immigration, pauvre et bien visible, parfois criminogène, fera encore plus fuir les francophones de souche vers les banlieues, l'île de Montréal deviendra encore moins francophone. Toutes les objurgations de Pierre Curzi demandant de protéger le français et de revenir « sur votre île » seront probablement sans effets.

Les jeunes immigrants isolés de la « société d'accueil » s'intègreront encore moins à la société francophone québécoise, les coûts de la francisation dans les écoles augmenteront, les enfants d'immigrants continueront à réussir moins bien à l'école que les Québécois, leurs enfants, s'ils sont originaires d'Afrique ou d'Amérique latine et des Antilles, continents privilégiés pour leurs locuteurs francophiles, réussiront également moins bien que les élèves nés de parents canadiens.

Il y a fort à parier qu'avec une immigration plus forte, encore moins sélectionnée, nous aurons encore droit à de nombreux rappels et campagnes de promotion de l'immigration et du multiculturalisme. Les enfants dans les écoles seront sans doute encore soumis à des doses importantes de pluralisme normatif pour « former des citoyens ouverts sur la diversité » et qui s'abstiennent de toute critique en matière d'immigration ou s'autocensurent devant leurs craintes que l'identité culturelle du Québec soit menacée. Plus de rééducation multiculturaliste, moins de politiques responsables.






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À quel pays les souverainistes multiculturalistes rêvent-ils ?

Lettre ouverte de Réal Gaudreault publiée dans le Soleil de ce jour :
Dans les années '70, nous nous sommes tous mis à rêver à un pays, le nôtre, le Québec. Le Parti québécois et son fondateur, René Lévesque, incarnaient merveilleusement ce rêve. Jamais de toute ma vie je n'ai ressenti autant d'exaltation pour la politique que dans les semaines qui précédaient le premier référendum.

Le projet d'indépendance se voulait un projet rassembleur autour d'une langue, d'une histoire, d'une culture et d'un patrimoine. Puis les années '80 sont arrivées. Le PQ s'est laissé pénétrer par un autre projet: le multiculturalisme de Pierre Elliott Trudeau. Dans cette optique mondialiste, le Québec devient une terre pluraliste qui accueille toutes les saveurs culturelles du monde au nom de l'ouverture à l'autre et du mieux vivre ensemble. Cette ouverture est au point même de renier les racines culturelles et historiques qu'ont bâties nos ancêtres à travers luttes et résistances.

Aujourd'hui, le PQ rêve toujours à un pays, mais lequel ? Ce parti, qui aurait dû plus que tous les autres protéger notre patrimoine historique, est celui qui l'a renié par son obstination laïciste. Ses députés actuels ne connaissent que le Québec qui a suivi la Révolution tranquille. Ce ne sont pas les 400 ans de notre histoire qu'ils désirent préserver, mais le Québec des années '60 à nos jours. Le Québec de demain ne sera pas celui des Québécois, mais d'une foule venue d'ailleurs. L'avenir idéologique du Québec sera bâti par un instrument, le cours Éthique et culture religieuse, création du Parti libéral de Jean Charest. Ce cours, dont les objectifs est de construire des petits Québécois nouveaux genres, pluralistes et endoctrinés par une hyperlaïcisation suffocante. La culture québécoise sera, à toute fin pratique, dissoute. À quoi bon l'indépendance ? Pour qui ? Nos enfants ? Grâce au Parti québécois de Mme Marois, le projet d'indépendance est devenu la plus grande utopie de notre histoire.


Réal Gaudreault,
Saguenay






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ECR : Audition à la Cour d'appel le 20 octobre

L'audition à la Cour d'appel, initialement prévue le 6 octobre, a été remise au 20 octobre d'un commun accord des procureurs. On y entendra l'avocat des parents de Drummondville et les procureurs du Monopole de l'Éducation du Québec et de la Commission scolaire des chênes pour déterminer si le pourvoi en appel peut être reçu par la Cour.






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dimanche 4 octobre 2009

Espagne — les tribunaux régionaux continuent d'accorder le droit d'exemption

On aurait pu croire la cause entendue quand la Cour suprême espagnole avait conclu, le 28 janvier 2009, dans quatre arrêtés similaires que le contenu du programme d’Éducation à la citoyenneté (EC) était compatible avec le droit à la liberté de conscience et de religion garantie par la Constitution espagnole et qu’il n’existait donc pas, par conséquent, un droit à l’objection de conscience à son encontre.

Toutefois, la Cour suprême permettait aux parents de recourir aux tribunaux s’ils considéraient qu’un manuel ou un professeur commettait de l’endoctrinement ou du prosélytisme, plus particulièrement pour des sujets qui ne font pas l’objet d’un consensus moral dans la société espagnole (à savoir principalement les sujets liés à la moralité sexuelle comme l'avortement, l'homosexualité ou la théorie du genre).

C'est exactement ce qu'on fait des milliers de parents espagnols.

Les tribunaux régionaux des communautés autonomes de l'Espagne, se penchant sur des cas précis de manuels et de programmes régionaux d'Éducation à la citoyenneté, ont donc accordé de nombreuses exemptions au cours d'Éducation à la citoyenneté.

C'est ainsi que la semaine passée la Cour supérieure de justice de Castille et Léon a prononcé deux sentences qui reconnaissent le droit à l'objection de conscience des parents qui demandaient à ce que leurs enfants soient exemptés du programme d'Éducation à la citoyenneté. On trouvera ici un de ces jugements forts détaillés (136 pages). Des parents de Valence ont également récemment présenté 250 recours en justice alors que ceux d'Alicante vont en déposer près de 120 de plus. En tout, plus de 52 000 parents ont demandé à ce que leurs enfants soient exemptés du cours d'Éducation à la citoyenneté.


Des parents objecteurs devant le ministère de l'Éducation. Sous la plaque officielle, ils affichent un grand bulletin au nom du ministre et y ajoutent en grandes lettres qu'un devoir n'a pas été rendu : « Dialoguer avec les parents objecteurs au sujet du cours d'Éducation à la citoyenneté ».



Dans un communiqué remis la semaine passé, les Professionnels pour l'Éthique soulignaient que les deux jugements abordent le conflit idéologique et moral associé au programme d'Éducation à la citoyenneté pour les parents. Les magistrats fondent leur jugement, entre autres arguments, sur l'article 27.3 de la Constitution espagnole qui oblige les pouvoirs publics à garantir « le droit des parents à ce que leurs enfants reçoivent une formation religieuse et morale en accord avec leurs propres convictions ».

Les deux sentences castillo-léonaises parlent d'« intense charge morale et idéologique » au sujet de l'Éducation à la citoyenneté (EC), un ensemble de cours, qui a pour conséquence « indésirable d'influencer le caractère privé et intime des élèves en pleine phase de formation morale ». De même, le Tribunal castillo-léonais reconnaît que l'EC prétend « viser à transmettre des valeurs afin d'influencer les comportements et les attitudes des mineurs (et ne transmet pas simplement des connaissances) qui feront l'objet d'une évaluation particulière ». Rappelons que, dans le cas québécois, le cours vise à former des citoyens complets (selon la Commission scolaire des chênes), ouverts sur le pluralisme normatif à la sauce Georges Leroux, et qu'avec le cours ECR la crise des accommodements raisonnables ne se serait pas produite selon Gérard Bouchard, témoin au procès de Drummondville. Il s'agit donc bien d'influencer les jeunes élèves.

En outre, le président des Professionnels pour l'éthique, Jaime Urcelay, a rappelé que la Cour supérieure de justice de Castille et Léon doit encore se pencher sur 300  requêtes en justice similaires. « Nous espérons donc que dans les semaines à venir le Tribunal de Castille et Léon prononcera près de 300 sentences favorables aux objecteurs de conscience à l'EC. De surcroît, d'autres tribunaux autonomes pourront également suivre le chemin ouvert par la Cour supérieure de justice de Castille et Léon. »

Le nouveau ministre de l'Éducation espagnol, Angel Gabilondo Pujol, qui succède à la très partisane Mercedes Cabrera dont la vidéo annonçant le décision du tribunal suprême se trouvait sur Youtube deux jours avant que celle-ci ne fût rendue publique, s'est déclaré ouvert au dialogue avec les parents objecteurs.


Le nouveau ministre de l'Éducation, Ángel Gabilondo







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Aucun manuel ECR en anglais n'existe, mais le dalaï-lama est enthousiasmé

Nous en avions déjà parlé il y a un an, le dalaï-lama serait enthousiasmé par le cours ECR.

Comme le rapporte Radio Canada,
« Après Vancouver et Calgary, le dalaï-lama était samedi à Montréal, dernière étape de sa tournée canadienne.

Il a rencontré en matinée 500 étudiants en éducation qui donneront bientôt le cours d'éthique et de culture religieuse.

Le contenu du cours, au programme des élèves québécois depuis 2008, a suscité l'enthousiasme du chef spirituel tibétain.

La rencontre avec les étudiants, qui ont été choisis parmi les universités francophones et anglophones du Québec, a été diffusée en direct sur le web.

« Toutes les religions envoient un message d'amour et de compassion, et elles ont toutes le potentiel pour apporter la paix intérieure », leur a-t-il fait valoir. »
C'est, en effet, une vision que le programme ECR semble véhiculer (surtout au primaire), mais elle n'est guère compatible avec des religions comme l'islam, le judaïsme et le christianisme (voir la document Dominus Jesus). Mais que pense le dalaï-lama de la partie du programme au secondaire qui porte sur l'athéisme ? Pense-t-il aussi que l'athéisme «envoi[e] un message d'amour et de compassion, et [qu'il a] le potentiel pour apporter la paix intérieure » ? Si c'est le cas, tout se vaudrait-il donc, tout serait-il dans tout et inversement ?

On peut douter que le dalaï-lama ait regardé en détail les manuels d'ECR, il n'en existe aucun en anglais. Mais on lui a peut-être dit qu'il était souvent cité en exemple alors qu'on ne puisse pourtant pas vraiment dire qu’il ait réussi à améliorer le sort des Tibétains. Se cantonnant à établir son hagiographie, les manuels ne disent rien du dalaï-lama comme chef temporel et spirituel intransigeant qui n’hésite pas, par exemple, à exclure violemment les pratiquants de Dordjé Chougdèn de la communauté bouddhiste tibétaine et d'interdire une pratique pourtant ancestrale. Voir l'illusion bouddhiste.

Enfin, on peut se demander si le dalaï-lama est d'accord avec la manière dont ce programme est imposé : en supprimant des droits dans les chartes, en enlevant le droit d'objection de conscience aux enseignants, en imposant le cours à tous et en menaçant les parents récalcitrants.

Aucun journaliste québécois pour lui poser la question.






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samedi 3 octobre 2009

France — les ados sont devenus nuls en dictée

Les jeunes Français sont-ils nuls en orthographe et en grammaire ?

Pour les tester, un collectif de professeurs de français vient de soumettre à 1.300 élèves de seconde une dictée d'une dizaine de lignes donnée au brevet en 1976.

Résultat : les 2/3 des élèves ont eu zéro sur vingt.

Principale cause probable de cette dégringolade : le manque d'heures de français, les élèves français passent en effet 800 heures de moins (de 12 à 16 ans) à étudier le français qu'en 1976.



« Ils ne maîtrisent pas le fonctionnement logique de la langue »

Pour être crédible, le test a été soumis à des élèves « mélangés » : en banlieue. en centre-ville, en province. L'exercice a été pioché dans les épreuves du brevet des collèges de 1976. La date n'a pas été choisie au hasard : elle correspond, explique le collectif, à l'année où le nombre d'heures de français (2 800 heures de la sixième à la troisième) a commencé à réduire au collège. Depuis, selon ces militants. les élèves ont perdu 800 heures de français sur leurs quatre années de collège. Les notes glanées par les lycéens de 2008 au terme de l'exercice, selon le même barème que leurs « ancêtres » de 1976 (un point en moins pour une faute sur un mot deux points pour une faute de grammaire), donnent en tout cas le cafard. Près de deux tiers des élèves ont eu zéro. A peine 14 % s'en tirent avec la moyenne. Près d'un élève sur deux aligne plus de quinze fautes, et près d'un sur trois, plus de vingt.

En tête : les fautes d'accord et de conjugaison. « Ce qui est grave », juge la prof de lettres : « Plus que la seule orthographe. les élèves ne maîtrisent pas le fonctionnement logique de la langue. » huit ans après son entrée au cours préparatoire, un lycéen de seconde sur deux ne reconnaît ainsi toujours pas le complément d'objet direct... Le même texte avait déjà été dicté en seconde, dans les mêmes conditions en 2000 puis en 2004 en quatre ans. le nombre de copies notées zéro avait augmenté de plus de 28 %. « Cette fois, s'interroge le collectif, la baisse de niveau est moins spectaculaire, mais peut-on encore descendre plus bas ? »









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