samedi 6 janvier 2024

Belgique : 83 % des Bruxellois et 37,4 % des résidents belges sont issus de l'immigration

Selon le sociologue et ancien chercheur à la KU Leuven (Louvain, section flamande), Jan Hertogen (76 ans) 37,4 % des résidents belges sont issus de l’immigration.

En outre, 83 % des Bruxellois, 62 % des Anversois, 60 % des Liégeois et 41 % des Gantois sont issus de l’immigration.


Il ressort également qu’en Flandre, 29,2 % de la population est issue de l’immigration. En Wallonie, ce pourcentage est de 38,3 %.


Ces pourcentages sont plus élevés que ceux de l’agence gouvernementale Statbel. Selon l’office belge de statistique, 33,1 % de la population belge est « d’origine étrangère ». « Cela s’explique par le fait que Statbel ne comptabilise que les enfants d’étrangers devenus belges, alors que j’englobe également les petits-enfants », a déclaré M. Hertogen.

 

Le creux de 1970 à 2000 s’explique par le déménagement des Bruxellois vers les banlieues flamandes ou wallonnes avoisinantes et plus vertes. L’agglomération, officiellement bilingue, est petite (161,38 km²) pour des raisons politiques : les Flamands ont refusé qu’elle s’étende et accorde ainsi des droits linguistiques aux francophones dans des communes flamandes. À titre de comparaison l’île de Montréal couvre une superficie 482,8 km², soit trois fois plus pour une population (1,9 million) moins de deux fois plus nombreuses.

Nombre de musulmans

Belgique, province, région

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017

2018

2019

2020

2021

2022

Belgique

6,6%

6,8%

7,1%

7,3%

7,5%

7,7%

7,9%

8,2%

8,5%

8,7%

9,0%

9,2%

9,6%

 Région flamande

4,7%

4,8%

5,0%

5,3%

5,4%

5,6%

5,8%

6,1%

6,4%

6,7%

6,9%

7,1%

7,6%

 Région bruxelloise

20,7%

21,3%

21,6%

21,9%

22,1%

22,3%

22,7%

22,9%

23,1%

23,4%

23,5%

23,6%

24,1%

 Région wallonne

5,4%

5,5%

5,8%

6,0%

6,2%

6,3%

6,6%

6,9%

7,1%

7,3%

7,5%

7,7%

8,0%

    Anvers

6,7%

7,0%

7,1%

7,5%

7,6%

7,9%

8,2%

8,6%

8,9%

9,2%

9,4%

9,7%

10,2%

    Brabant flamand

3,5%

3,7%

3,9%

4,2%

4,4%

4,6%

4,8%

5,3%

5,6%

6,0%

6,4%

6,7%

7,2%

    Flandre occidentale

2,0%

2,0%

2,2%

2,3%

2,4%

2,6%

2,8%

3,0%

3,2%

3,5%

3,7%

3,8%

4,2%

    Flandre orientale

5,1%

5,3%

5,3%

5,5%

5,6%

5,8%

5,9%

6,2%

6,4%

6,6%

6,8%

7,0%

7,4%

    Limbourg

5,0%

5,1%

5,3%

5,5%

5,6%

5,8%

6,0%

6,1%

6,4%

6,6%

6,8%

7,0%

7,4%

    Région bruxelloise

20,7%

21,3%

21,6%

21,9%

22,1%

22,3%

22,7%

22,9%

23,1%

23,4%

23,5%

23,6%

24,1%

    Brabant wallon

3,5%

3,4%

3,6%

3,7%

3,9%

4,0%

4,1%

4,3%

4,5%

4,6%

4,9%

5,0%

5,3%

    Hainaut

6,1%

6,2%

6,4%

6,7%

6,9%

7,1%

7,3%

7,5%

7,8%

8,0%

8,2%

8,5%

8,8%

    Liège

6,9%

7,2%

7,6%

7,9%

8,1%

8,3%

8,7%

9,1%

9,5%

9,8%

10,1%

10,3%

10,7%

    Luxembourg

2,3%

2,0%

2,3%

2,4%

2,5%

2,6%

2,8%

2,9%

3,0%

3,1%

3,2%

3,2%

3,2%

    Namur

2,8%

2,7%

3,0%

3,1%

3,2%

3,3%

3,4%

3,6%

3,7%

3,8%

3,9%

4,0%

4,4%

 

Source 

Voir aussi

Part de la population belge née belge, différences entre 2000 et 2021

Composition de la population belge 2000 à 2021 

À Bruxelles, 22,5 % de la population est belge d’origine belge

Intégration et unité par le sport (2022)

Changement démographique en Belgique — Bruxelles musulmane dès 2030 ?  (2010) [au rythme actuel ce sera dans plus de 50 ans.]

La question de l’immigration, devenue centrale en Belgique, a fait tomber le gouvernement (2018)

vendredi 5 janvier 2024

Nouvelle étude révèle que les 13 à 24 ans sont rebutés par le sexe à l'écran et préfèrent les relations platoniques aux relations amoureuses.

La nouvelle étude de l’UCLA « Teens and Screens », menée par le Center for Scholars & Storytellers, a révélé que sur 1 500 garçons et filles de la génération Z, âgés de 10 à 24 ans, les jeunes souhaitaient voir des relations platoniques entre les personnages à l’écran, et beaucoup estimaient que le sexe n’était pas nécessaire à l’intrigue de l’histoire. (Seules les personnes âgées de 13 à 24 ans ont été interrogées sur le contenu sexuel).
 

« S’il est vrai que les adolescents veulent moins de sexe à la télévision et dans les films, l’enquête révèle en réalité qu’ils souhaitent que les médias qu’ils regardent reflètent des relations plus nombreuses et plus variées », a déclaré Yalda T. Uhls, fondatrice et directrice de CSS, coauteure de l’étude et professeure adjointe au département de psychologie de l’UCLA.

L’enquête a révélé que les adolescents veulent voir à l’écran des « vies comme (la leur) » et recherchent l’« authenticité ». Les adolescents, ainsi que la tranche d’âge de 18 à 24 ans que les publicitaires ciblent en priorité, pensent que le sexe et la vie sentimentale occupent une place trop importante dans les émissions de télévision et les films.

Parmi les 13-24 ans, 44,3 % estiment que la relation amoureuse est surutilisée dans les médias, et 47,5 % sont d’accord pour dire que le sexe n’est pas nécessaire à l’intrigue de la plupart des émissions de télévision et des films. Plus de la moitié des membres de la génération Z souhaitent voir davantage de contenus axés sur les amitiés et les relations platoniques, 39 % d’entre eux se déclarant particulièrement intéressés par les personnages aromantiques et/ou asexués représentés dans les films et à la télévision.

Sur la liste des stéréotypes qui irritent la génération Z, les poncifs romantiques arrivent en quatrième position. Ils n’aiment pas que les relations soient nécessaires au bonheur, que les protagonistes masculins et féminins finissent toujours ensemble et qu’il y ait des triangles amoureux.

« Nous savons que les jeunes souffrent d’une épidémie de solitude et qu’ils cherchent un modèle dans l’art qu’ils consomment. Alors que certains narrateurs utilisent le sexe et la relation amoureuse comme raccourci pour lier les personnages, il est important qu’Hollywood reconnaisse que les adolescents veulent des histoires qui reflètent toute la gamme des relations », a déclaré M. Uhls, ajoutant que des études récentes montrent que les jeunes ont moins de relations sexuelles que leurs parents au même âge et qu’ils sont plus nombreux à choisir le célibat. (En France, États-Unis)

Les résultats de l’enquête indiquent que les valeurs et les désirs de la génération Z « vont bien au-delà de ce que la société a généralement exploré ».

CE QU’ILS VEULENT REGARDER : SUJETS
Sur une liste de 21 choix de ce qu’ils préfèrent voir dans les émissions de télévision et les films, les adolescents préfèrent les contenus porteurs d’espoir et édifiants, avec des personnes qui surmontent les obstacles et des histoires sur des personnes qui ont une vie semblable à la leur.

Classement pour tous les adolescents (10-24), en ordre décroissant de préférence
1. Contenu porteur d’espoir, édifiant, avec des gens qui surmontent l’adversité.
2. Personnes ayant une vie semblable à la mienne
3. Scènes d’action et/ou de combat (pouvant inclure des armes à feu et de la violence)
4. Super-héros
5. Amitiés et groupes sociaux (populaires, impopulaires, etc.)
6. Vie familiale et relations avec les parents
7. Contenu n’incluant pas de sexe ou de relations amoureuses
8. Personnes ayant une vie différente de la mienne
9. Dystopie et/ou apocalypse
9. Santé mentale/maladie
11. Modes de vie de la classe ouvrière et/ou de la classe socio-économique défavorisée
12. Minorités raciales
13. Modes de vie des personnes très riches ou célèbres
14. Romance et/ou sexe
15. Injustice systémique
15. le sport
17. Actualité (par exemple, questions politiques et sociales, etc.)
18. Le changement climatique
19. Faire la fête et/ou consommer des drogues et de l’alcool
20. L’immigration
21. Identités non binaires et LGBTQIA

Les préférences des adolescents LGBTQIA+

1. Identités non binaires et LGBTQIA+
2. Santé mentale/maladie
3. Personnes ayant une vie semblable à la mienne
4. Dystopie et/ou apocalyptique
5. Scènes d’action et/ou de combat (peuvent inclure des armes à feu et de la violence)

Comme l’année dernière, les adolescents LGBTQIA+ ont classés les catégories suivantes

 Identités non binaires et LGBTQIA+
et
Santé mentale/maladie

comme leurs deux thèmes préférés.

Démographie : la natalité est au plus bas en France

Une baisse des naissances de 6,8 % a été enregistrée en France entre janvier et novembre 2023 par rapport à la même période en 2022.

En France, les nourrissons sont de moins en moins nombreux tous les ans, avec 45 000 naissances de moins entre janvier et novembre 2023, par rapport à la même période en 2022. Cela représente une baisse de 6,8 % du nombre de naissances en France durant cette période en 2023 par rapport à l'année précédente. Cette évolution pourrait être un simple effet de décalage des naissances dans le temps. 




Méta-analyse : le quotient intellectuel des étudiants de premier cycle est tombé à 102 en moyenne.

Une nouvelle méta-analyse révèle que le quotient intellectuel des étudiants de premier cycle est tombé à 102 en moyenne.

Selon une croyance largement répandue, le QI moyen des étudiants universitaires est de 115 à 130 points de QI, c’est-à-dire nettement plus élevé que le QI moyen de la population générale (moyenne = 100, écart-type = 15). Selon les auteurs de l’étude, cette croyance remonte à des données périmées sur l’intelligence recueillies dans les années 1940 et 1950, lorsque l’enseignement universitaire était le privilège d’un petit nombre. L’examen de données de QI plus récentes indique que le QI des étudiants et des diplômés universitaires a chuté pour atteindre la moyenne de la population générale.

Comme le notent les auteurs de l’étude, cette baisse importante est une conséquence nécessaire de l’augmentation du nombre d’étudiants qui s’inscrivent à l’université au cours des 80 dernières années. Aujourd’hui, il est plus courant d’obtenir un diplôme universitaire que de terminer ses études secondaires dans les années 1940.

Poussons l’analyse à l’extrême : si tout le monde va à l’université, le QI moyen des étudiants doit nécessairement se situer dans la moyenne de la population, soit 100 (par définition). Imaginons que 50 % de la population aille à l’université : le QI moyen peut au maximum être celui des 50 % supérieurs (112). Dans la pratique, le QI moyen sera nettement inférieur, car le tri à l’université n’est pas parfait (certains individus au QI élevé ne vont pas à l’université, et d’autres au QI plus faible y vont).

Ce résultat est cohérent avec une étude norvégienne récente qui a constaté une diminution de la corrélation entre les capacités cognitives et le niveau d’éducation au fil des cohortes. Pour les auteurs de l’étude norvégienne, « [c] es résultats remettent en question l’évolution supposée vers la méritocratie dans les systèmes éducatifs et mettent en évidence une relation plus complexe entre les capacités cognitives et le niveau d’éducation. »

Une autre étude utilisant des données danoises a montré que le QI moyen des titulaires d’un doctorat avait diminué avec l’augmentation du nombre de doctorants. Voir ci-dessous ce graphique (traduit) tiré de l’étude.

Le QI au 83e centile est d’environ 115, au 75e centile il est d’environ 110.

Selon les auteurs de la méta-analyse, il faut tirer un certain nombre de leçons de ces chiffres :

  • Les universités et les professeurs doivent se rendre compte que les étudiants ne sont plus extraordinaires, mais simplement moyens, et doivent adapter les programmes et les normes académiques. 
  • Les employeurs ne peuvent plus compter sur le fait que les candidats titulaires d’un diplôme universitaire sont plus compétents ou plus intelligents que ceux qui n’en ont pas. 
  • Les étudiants doivent comprendre que l’admission à l’université n’est plus une invitation à rejoindre un groupe d’élite.
  • Il faut dissiper le mythe des brillants étudiants de premier cycle dans la littérature scientifique et populaire. 
  • L’estimation du QI prémorbide (avant une maladie) sur la base du niveau d’études est largement inexacte, désuète, non fondée sur des preuves et n’est que pure spéculation. 
  • Les données ou les tests de QI obsolètes ne devraient pas être utilisés pour prendre des décisions importantes concernant les individus, par exemple par les psychologues cliniciens pour se prononcer sur l’intelligence et les capacités cognitives de leurs clients.

Voir aussi

 Peter Thiel et la bulle universitaire : un test de QI extrêmement coûteux 

 Aux États-Unis, les étudiants désertent les universités

Le décret instituant le plan Biden d’allègement de la dette étudiante déclaré inconstitutionnel  

États-Unis — Prime au diplôme universitaire décroît alors que le président Biden renfloue les étudiants

Les gouvernements surestiment-ils le rendement économique des diplômes universitaires ? 

Universités américaines et la dette étudiante

États-Unis — Quels diplômes universitaires rapportent le plus ?

M à j : François recule un peu (Bénédiction des couples homosexuels : une révolution qui ne dit pas son nom et qui divise)

Dans une note publiée jeudi, Rome révise les modalités de sa décision polémique : les évêques auront le choix de l’appliquer ou non.

Avant ce recul de Rome, des évêques de France s’étaient déjà opposés à cette bénédiction, celui de Bayonne, mais aussi, depuis le 1er janvier, neuf évêques de Bretagne.

Sans revenir sur son feu vert aux bénédictions de couples homosexuels, qui a suscité le rejet - notamment de plusieurs conférences épiscopales, dont une majorité en Afrique -, le Vatican vient de réviser les modalités de leur application. Il a finalement concédé aux évêques, ce jeudi, la responsabilité d’exécuter ou de reporter, selon le « contexte » de leur diocèse, la mise en œuvre de cette « déclaration » du dicastère pour la Doctrine de la foi, intitulée « Fiducia supplicans », datée du 18 décembre dernier.

Avant cet amendement romain, des évêques avaient déjà édicté leurs propres consignes à leur diocèse. Comme Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, qui avait demandé à ses prêtres et diacres, le 29 décembre, de ne pas bénir des « couples » de même sexe mais seulement « chaque personne individuellement ». Ce qui lui a valu d’être mis en cause par l’association SOS Homophobie. Mais sa démarche en a inspiré d’autres : le 1er janvier, ce sont les neuf évêques et un administrateur apostolique de la province ecclésiastique de Bretagne, dont Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, est en charge, qui ont envoyé de façon unitaire, une circulaire « aux prêtres et diacres des diocèses de Quimper, Rennes, Saint-Brieuc, Vannes, Angers, Laval, Le Mans, Luçon, Nantes». Elle les appelle bénir « individuellement chacune des deux personnes formant un couple, quelle que soit leur orientation sexuelle », et non pas « en couple ».

Le texte s’étonne que « la déclaration n’explicite pas le raisonnement qui la fait passer des “personnes” aux “couples”, terme absent des deux premières parties ». Les évêques bretons estiment que cette « possibilité » donnée par le texte romain «n’est pas une obligation de bénir les “couples de même sexe”», d’autant que Rome, pensent-ils, «invite à opérer un discernement » pour ne pas «créer de la confusion» ou du « scandale ». L’enjeu, pour eux, est plutôt celui de «notre société, où le mariage a été banalisé en devenant une notion de droit civil », lequel «ignore la spécificité fondatrice de la différence sexuelle ».

Le communiqué de presse romain du 4 janvier est signé par le cardinal Victor-Emmanuel Fernandez, ami argentin de François, que ce dernier a nommé à ce poste il y a six mois. Le prélat ne remet pas du tout en cause le fond de «Fiducia supplicans», à savoir la possibilité de bénir des couples homosexuels. Il reconnaît seulement que les réactions de «certaines conférences épiscopales» - la France est restée muette sur le sujet - sont « compréhensibles ». À condition, toutefois, prévient-il, que ces prises de position ne soient pas «une opposition doctrinale, parce que le document est clair et classique sur le mariage et la sexualité ».

« Hors de toute idéologie »

Quant à « certains évêques » qui ont fait valoir leur « pouvoir de discernement in loco, dans le lieu concret», cela « ne pose pas de problème », mais à la même condition : qu’ils soient «dans le respect d’un texte signé et approuvé par le souverain pontife lui-même, en cherchant à accueillir la réflexion qu’il contient», et non comme une «négation totale ou définitive du chemin proposé» pour ces bénédictions.

Que ce soit donc, dans les deux cas, « hors de toute idéologie », insiste le cardinal Fernandez. Car, pour lui, le cap est clair : « Nous devrons nous habituer à accepter que, si un prêtre donne ce genre de bénédiction simple, il n’est pas hérétique, il ne ratifie rien et il ne nie pas la doctrine catholique. » Et de répéter : « Ce qui est important, c’est que ces conférences épiscopales ne défendent pas une doctrine différente de celle de la déclaration approuvée par le pape, puisqu’elle est la doctrine établie. »

Autre mise au point de Mgr Fernandez, la « déclaration » du 18 décembre ne peut être considérée « comme hérétique, contraire à la tradition de l’église ou blasphématoire ». Il répond directement ici au cardinal Gerhard Müller – qui a occupé le même poste de préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi jusqu’en 2017, nommé par Benoît XVI en 2012. Il a en effet publiquement qualifié « Fiducia supplicans» de texte « blasphématoire ».

Si le cardinal Fernandez concède aux évêques le soin de décider de bénir ou non des couples homosexuels, c’est seulement en raison du « contexte » de certains pays, notamment dans ceux où l’homosexualité est un délit, afin de protéger ces personnes. « Il est évident que les évêques ne veulent pas exposer les personnes homosexuelles à la violence », souligne-t-il. [Hmm...] Le prélat de marteler encore : «Ces bénédictions non ritualisées ne sont pas une consécration de la personne ou du couple qui les reçoit, elles ne sont pas une justification de toutes leurs actions, elles ne sont pas une ratification de la vie qu’ils mènent.» D’autant qu’elles doivent être «très brèves», «dix ou quinze secondes », «sans rituel et sans livre des bénédictions ». [Pour le moment...car il faut d'abord habituer à accepter ce concept ?]

Sources : AFP et Le  Figaro



Billet originel du 22 décembre

Bénédiction des couples homosexuels par l'Église catholique : une révolution qui ne dit pas son nom et qui divise)

En autorisant la bénédiction des unions homosexuelles, le pape François divise l’Église et crée une faille profonde dans la doctrine catholique sur le mariage.


L’autorisation donnée par le pape François de bénir les couples homosexuels semble devoir être à son pontificat ce que le fiasco de la loi immigration est à la macronie, c’est-à-dire un accélérateur de division. Depuis la publication, lundi 18 décembre, par la Congrégation pour la doctrine de la foi, présidée depuis peu par un proche du pape, le cardinal Victor Manuel Fernandez, de la déclaration Fiducia supplicans, autorisant la bénédiction par les prêtres catholiques de couples homosexuels, les réactions négatives, issues d’évêques du monde entier, se multiplient.

Venues d’Afrique notamment, où les épiscopats du Malawi et de Zambie ont déjà déclaré que la déclaration ne serait pas appliquée dans leur pays, quand celui du Kenya déclarait que certains aspects du texte « provoquaient de l’anxiété et même de la confusion parmi les chrétiens et, en général, parmi le peuple de Dieu ». Mais aussi d’Europe, où la conférence des évêques d’Ukraine a alerté sur le fait que « la notion de bénédiction des couples de même sexe, ou des couples irréguliers sur le plan sacramentel, peut être perçue comme une légalisation de ces relations », et regretté « que le texte ne fasse pas clairement la distinction entre une personne et sa situation : acceptant avec miséricorde cette personne et exprimant son désaccord avec son péché. » Tandis que l’évêque d’Astana, au Kazakhstan, a carrément interdit de telles bénédictions dans son diocèse et qu’en Angleterre, plus de 500 prêtres et diacres, réunis dans la Confraternité britannique du clergé catholique, ont déclaré que « de telles bénédictions sont théologiquement, pastoralement et pratiquement inadmissibles ». Last but not least, le cardinal Müller, ancien préfet de la congrégation pour la doctrine la foi avant d’être démis de ses fonctions par le pape François, a jugé, ni plus ni moins, que « les bénédictions pour les couples homosexuels sont blasphématoires ». Nombre d’évêques, comme celui de Copenhague ou celui d’Alicante, sans juger négativement le fond du document, ont alerté sur le risque d’interprétations erronées auxquelles il prête le flanc.

États-Unis — Comment une grande université a discriminé les candidats blancs et asiatiques

L’université de Washington (à Seattle, sur la côte Ouest du pays) a révélé qu’un « dénonciateur interne » avait mis au jour une discrimination à l’encontre de candidats blancs et asiatiques au sein de sa faculté de psychologie.

Un rapport interne a révélé qu’un candidat noir, arrivé en troisième position, s’est vu attribuer en avril dernier un poste de professeur assistant menant à la titularisation, au détriment de candidats blancs et asiatiques qui avaient été mieux classés lors du processus de sélection.

Parmi les autres violations, citons l’exclusion du personnel blanc des réunions tenues avec les candidats à l’emploi, la suppression d’un passage d’un rapport d’embauche pour dissimuler une discrimination et la discussion de moyens de « contourner » un arrêt de la Cour suprême interdisant la discrimination positive dans les établissements d’enseignement supérieur.

Une porte-parole de l’université a déclaré jeudi à Newsweek que l’affaire avait été révélée lorsque « le doyen du Collège des Arts et des Sciences, en réponse à une dénonciation interne, a demandé un examen interne de ce processus par ce qui s’appelait alors l’UCIRO (Bureau des plaintes, des enquêtes et des résolutions de l’université) et qui est aujourd’hui le Civil Rights Investigation Office (Bureau d’enquête sur les droits civils) ».

En conséquence, la faculté de psychologie n’a pas été autorisée à recruter du personnel permanent pendant deux ans.

Le campus de l’université de Washington, à Seattle, dans l’État de Washington. L’université a pris des mesures contre la discrimination anti-blanc et anti-Asiatique dans le département de psychologie

Le rapport de l’UW a révélé que lorsque cinq finalistes pour un poste de professeur assistant menant à la titularisation ont été sélectionnés en janvier 2023, ils devaient être interviewés par les groupes Women Faculty (Les Femmes professeures) et Faculty of Color (Les Professeurs de couleur).

Le rapport indique également qu’un membre de la faculté de couleur ne voulait pas de femmes blanches à la réunion et s’est plaint que les entretiens étaient « gênants » lorsqu’il y avait un candidat blanc. Les noms de toutes les personnes impliquées ont été expurgés du rapport de l’Université du Wisconsin.

« En tant que personne qui a été des deux côtés de la table lors de ces réunions, je les ai vraiment appréciées », a écrit cette personne dans un courriel. « Mais lorsque le candidat est un Blanc, c’est tout simplement gênant. La dernière réunion était inconfortable, et j’irais même jusqu’à dire pesante pour moi. Pouvons-nous modifier la politique afin de ne plus organiser de telles réunions avec des professeurs blancs ? »

En 1998, l’État de Washington a adopté un référendum interdisant les recrutements fondés sur la race dans les universités, ce qui semble avoir été ignoré par le département de psychologie.

Le rapport suggère que les membres de la faculté ont essayé de cacher à quel point la race était prise en compte, y compris dans le rapport d’embauche.

« Je conseille de supprimer la déclaration ci-dessous, car elle montre que les candidatures des MSR [minorités sous-représentées] ont été choisies et évaluées différemment de celles des non-MSR (ce qui n’est pas autorisé, comme l’a noté [nom caviardé]) », peut-on lire dans l’un des courriels, selon le rapport.

Une personne anonyme a écrit dans un autre courriel, en mars, qu’elle était encline à organiser des réunions des Professeurs de couleur uniquement pour les candidats de couleur.

Cette personne souhaitait également trouver un moyen de contourner l’affaire Students For Fair Admissions v. Harvard (2023), qui interdisait l’utilisation de la race comme critère d’admission à l’université. L’affaire a été portée devant les tribunaux par un groupe d’étudiants américains d’origine asiatique dont la candidature à Harvard n’avait pas été retenue.

« J’ai tendance à organiser ces réunions uniquement pour les candidats POC (personnes de couleur). Je suis également conscient du fait que notre proviseur s’inquiète désormais de tout ce qui s’adresse uniquement à certains groupes identitaires (c’est-à-dire qu’il s’inquiète des retombées des décisions de la Cour suprême en matière de discrimination positive) », a écrit cette personne dans un courrier électronique.

« J’ai l’impression qu’ils craindront les litiges et qu’ils corrigeront à l’excès en devenant indifférents à la couleur de la peau. Peut-être que notre comité peut réfléchir de manière préventive à la manière de contourner ce type de directive future », a écrit le membre du corps enseignant.

Le bureau des archives publiques de l’université avait prévu de publier le 14 décembre des courriers électroniques adressés par le personnel à John Sailer, membre de la National Association of Scholars, une organisation conservatrice qui fait campagne contre les politiques d’admission et d’embauche fondées sur la race dans les universités.

Dans un courriel consulté par Newsweek, le bureau des archives publiques a informé John Sailer que les documents demandés ne seraient pas divulgués dans leur intégralité avant le 26 avril 2024.

La porte-parole de l’université a déclaré jeudi à Newsweek que « la première demande de documents publics de M. Sailer à ce sujet a été soumise le 5 avril 2023 ».

« Ces demandes sont traitées selon le principe du premier entré, premier sorti, et certaines sont plus compliquées que d’autres ; la demande de M. Sailer était très complète et nécessitait un examen approfondi et de possibles caviardages, c’est pourquoi elle est toujours en cours. M. Sailer a également sept demandes d’archives en cours, qui sont, elles aussi, traitées selon le principe du premier entré, premier sorti ».

L’université a annoncé sur son site web que le département de psychologie était désormais « empêché de procéder à des recrutements pour des postes de professeurs permanents ou menant à la titularisation » pendant au moins deux ans, « sous réserve d’un examen par le bureau du doyen ».

L’université a également indiqué que le département « procédera à un examen complet et à une révision de ses procédures de recrutement » et que tous les membres du département « recevront une formation sur la manière de mener des recherches conformément à la loi et à la politique ».

« L’université prend des mesures personnelles pour répondre aux actions individuelles », ajoute le communiqué. « Ces procédures sont confidentielles. »

Un nombre important de courriels expurgés sont inclus dans le rapport de l’université, qui a été publié le 31 octobre et qui est accessible sur son site web.

M. Sailer a déclaré à Newsweek que le rapport de l’UW « montre que les universités — les professeurs comme les administrateurs — pratiquent la discrimination avec un sentiment d’impunité totale. Il s’agit d’un exemple flagrant, remarquable par son contenu écrit, mais ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. »

« Ce type de discrimination au nom de l’“équité” est monnaie courante, même lorsqu’elle est manifestement illégale. Et c’est instructif à la lumière de Students For Fair Admissions », a-t-il ajouté.

« L’UW insiste sur le fait que son enquête n’a rien à voir avec ma demande de documents publics. Je n’en suis pas si sûr. Après tout, jusqu’à son enquête, les administrateurs de l’université ont soutenu le dispositif d’embauche du département de psychologie, que l’université considère désormais comme une violation de sa politique de non-discrimination. Il s’agit d’un revirement important », a-t-il déclaré.

Sur son site internet, le département de psychologie de l’université de Washington indique que sa première mission est de promouvoir l’équité sociale « en enquêtant sur les attitudes biaisées, les inégalités et les disparités… en repensant les pratiques organisationnelles » et « en résolvant les problèmes de justice sociale ».

Source : Newsweek

Voir aussi

Fin de la discrimination raciale à l’université aux États-Unis : les effets seront contrastés

États-Unis : la Cour suprême met fin à la discrimination ethnique dans les universités

jeudi 4 janvier 2024

Statue de Mahé de La Bourdonnais déboulonnée à la Réunion sous faux prétexte

L’historien Dimitri Casali, auteur de « Ces statues que l’on abat ! » (Plon), dénonce le déboulonnage d’une statue de Mahé de la Bourdonnais à Saint-Denis de la Réunion.

Officiellement c’est un simple déplacement, en vérité c’est un déboulonnage en bonne et due forme d’un grand héros de l’histoire de France. Marin, explorateur, gouverneur de l’archipel en 1733, ayant servi la France sur tous les océans, il a même perdu un bras dans un combat naval contre les Anglais.

Après la statue de la Vierge Marie déboulonnée à la Flotte-en-ré avec le soutien de notre Conseil d'État le 18 octobre dernier, le lundi 4 décembre, sous prétexte de restaurer la statue, Eva Bareigh, maire socialiste de Saint-Denis a procédé à l’enlèvement de la statue, classée monument historique, d’une des principales places de Saint-Denis, où elle trônait depuis 1856.

Statue de Mahé de la Bourdonnais sur la place d'Armes à Port-Louis sur l'île Maurice

Sans Mahé de La Bourdonnais, la Réunion ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. 

L’équipe de la mairie indique : « Avec cette statue, il y a un conflit de mémoire sur ce lieu où se trouve un personnage qui est un négrier, ce qui justifie son déplacement vers la Caserne militaire Lambert ». Officieusement, on devine que c’est un véritable déboulonnage car on fait disparaître de la vue de tous, ce grand personnage pour le déplacer dans un endroit clos, un fort militaire, de surcroît pratiquement jamais ouvert au public…

Sans Mahé de la Bourdonnais, la Réunion ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Ce n’est pas un « esclavagiste » comme le décrit la mairie mais, le gouverneur général des îles Mascareignes en 1733 et un administrateur de génie.

En structurant et modernisant les territoires inhabités qu’étaient La Réunion et l’île Maurice. Mahé en fait des comptoirs commerciaux prospères. Il eut aussi une petite fille avec une ravissante métisse qu’il reconnut et qui fut baptisée Marie-Madeleine Mahé. Il l’emmena même avec lui en France en 1740 où il lui fit donner la meilleure éducation possible dans les meilleures écoles parisiennes. À cette époque, c’était rarissime. C’était déjà ça la France ! Et à la différence de l’Espagne, du Portugal, de l’Angleterre ou des Pays-Bas.
 
Vue de Mahé, la plus grande île des Seychelles.  Le capitaine Lazare Picault revient sur l'île en 1744 sur ordre de Mahé de La Bourdonnais et la rebaptise Mahé en hommage à son gouverneur.

 
On ne réécrit pas l’Histoire !

Cet épisode de la vie de Mahé ne dépeint pas véritablement un profil de raciste impénitent mais, celui d’un homme complexe s’adaptant aux réalités sociologiques de son temps.

On lui reproche d’avoir entrepris les gros travaux des infrastructures de la Réunion : routes, ports, aqueducs et hôpital, en utilisant le travail d’esclaves qu’il fit venir. Car, en histoire il faut toujours replacer les hommes et les événements de l’époque. Je le rappelle, le monde entier pratiquait l’esclavage. On ne réécrit pas l’Histoire ! Déboulonner les statues de nos grands personnages et débaptiser nos rues ou nos écoles sous prétexte qu’elles portent le nom de personnalités qui auraient encouragé la pratique de l’esclavage, c’est ouvrir la boîte de Pandore du révisionnisme historique.

L’histoire, une fois écrite, ne s’efface pas. L’histoire, c’est l’histoire, il faut l’assumer ! Elle est aussi glorieuse que honteuse et tragique par définition. Effacer ce passé, comme l’exigent ces nouveaux épurateurs, ce serait renié, ce qui fait l’essence même de l’âme française : une république mettant en avant l’égalité, l’universalité et la laïcité, sans distinction de race ou de religion. À chaque fois que l’on abat nos statues, c’est l’âme de la France qui s’en va…
 
Ces statues que l'on abat ! de Dimitri Casali

Voir aussi

Toronto remplace le nom d'un abolitionniste par le terme emblématique d'une tribu africaine esclavagiste...

Parcs Canada réécrira des centaines de plaques historiques sur ses sites 

Biden : « La culture musulmane est présente au sein de la culture américaine depuis le tout début »

Réécriture de l'histoire au Manitoba : Louis Riel le multiculturaliste

À Londres, le célèbre théâtre du Globe met en scène une Jeanne d'Arc « non binaire », Élizabeth Ire le serait aussi 

Activistes font pression pour empêcher les anthropologues d'identifier les restes humains comme "masculins" ou "féminins"

Le président du Sénat congolais regrette que le rapport officiel belge sur la colonisation en ait omis les aspects positifs

Radio-Canada : décolonialiser les noms d'oiseaux

Réécrire l'Histoire avec une grande hache communautariste

Reine Cléopâtre : Netflix poursuivi par un avocat égyptien pour « noircissement » de l'histoire (m à j)

Radio-Canada nous « éduque » : « plus de 800 mille-z esclaves en sol canadien » en 1834

mercredi 3 janvier 2024

France : le Conseil d’Etat maintient la « circulaire Blanquer » sur le genre

Dans une décision du 29 décembre, le Conseil d’Etat (de Paris) a rejeté le recours des associations Juristes pour l’enfance et SOS Éducation contre la circulaire de l’Éducation nationale du 29 septembre 2021. Cette circulaire, dite « circulaire Blanquer », « donne la consigne aux établissements scolaires de mettre en œuvre la transition sociale demandée par les élèves s’identifiant « transgenres », autrement dit d’utiliser les prénoms choisis par les élèves et de les identifier dans le sexe qu’ils revendiquent ».

Pour Juristes pour l’enfance, « la haute juridiction a raté une opportunité unique, celle de demander au Ministère de l’Éducation nationale de reprendre sa copie pour tenir compte des données observées durant les deux dernières années : absence de neutralité de la transition sociale, enfants ou adolescents demandeurs présentant pour la plupart des troubles psy ou neurodéveloppementaux, force des réseaux sociaux, conséquences pour tous de la transition sociale (équité sportive, sécurité des espaces intimes, injonction de nier le réel au profit du ressenti de certains), etc. » 

L’expérience britannique ignorée

Pourtant, le Conseil d’Etat s’était vu communiquer en délibéré « les très récentes recommandations du Ministère de l’Education britannique qui appelle écoles et collèges d’Angleterre à la plus grande prudence lorsqu’un élève demande une “transition sociale” ». Avant ces directives, le Gender Development Service (GIDS), géré par le Tavistock and Portman NHS Foundation Trust, a pris en charge 382 enfants âgés de 6 ans ou moins entre 2010 et 2022. Parmi eux, 61 avaient quatre ans. Le service, qui n’avait pas d’âge minimum pour la prise en charge, a depuis été fermé .

Le Conseil d’État s’est refusé à dire un mot de ces recommandations. Il n’a pas non plus répondu aux arguments des associations, affirmant que « la circulaire ne méconnaît pas le principe de neutralité des services publics ».

Des recommandations, pas une obligation


Dans sa décision, le Conseil d’État indique toutefois clairement que « la circulaire ne fait que recommander (ou préconiser) aux personnels de l’Éducation nationale l’utilisation des prénoms choisis par les élèves » et, s’agissant des espaces d’intimité, qu’elle « se borne à identifier différentes options ».

Ainsi, contre « la pression des militants » qui « avait fini par faire passer cette circulaire pour “obligatoire” », la décision du Conseil « rend une certaine marge de manœuvre aux personnels de l’Éducation nationale, analyse Juristes pour l’enfance, même s’il leur sera encore difficile de faire face à la pression sociale et médiatique et d’agir en conscience pour le bien de leurs élèves ».

 

Sources : Juristes pour l’enfance, CP (30/12/2023) ; The Telegraph, Max Stephens (26/12/2023) ; Daily mail, Martin Beckford (26/12/2023) via Genéthique

Statistique Canada a admis avoir exclu l’euthanasie comme catégorie dans les totaux de décès

Statistique Canada a admis avoir exclu l’euthanasie comme catégorie des totaux de décès, bien qu’elle soit la sixième cause de mortalité dans le pays.

Le 28 novembre, Statistique Canada a révélé que son programme d’euthanasie AMM (Aide médicale à mourir) n’est pas enregistré comme cause de décès dans les rapports officiels. Au lieu de cela, le gouvernement enregistre, comme cause de décès de la personne, la maladie dont elle souffrait et qui l’a amenée à choisir de mettre fin à ses jours.

« Dans la base de données, la cause sous-jacente du décès est définie comme la maladie ou la blessure qui a déclenché le train d’événements morbides menant directement au décès », a indiqué Statistique Canada sur X (ex-Twitter). « Ainsi, les décès dus à l’AMM sont codés en fonction de la condition sous-jacente pour laquelle l’AMM a été demandée ».

L’euthanasie pourrait être l’une des principales raisons de la baisse de l’espérance de vie au Canada

Le taux d’espérance de vie au Canada a chuté trois années de suite, le Canadien moyen mourait à l’âge de 82,3 ans en 2019 pour mourir à 81,3 ans en 2022.

Une grande partie de la couverture médiatique attribue la réduction de la durée de vie aux décès causés par le covid-19, et la Presse canadienne rapporte que :

L’augmentation du nombre de décès chez les jeunes l’an dernier est attribuable en partie aux décès faisant l’objet d’une enquête par un coroner ou un médecin légiste, ce qui comprend généralement les suicides, les homicides et les décès dus à la toxicité des médicaments.

En outre, la Presse Canadienne rapporte ce qui suit :

Le Nouveau-Brunswick a connu la plus forte baisse de l’espérance de vie parmi les provinces, avec un recul de plus d’un an, passant de 80,9 ans en 2021 à 79,8 ans, selon le rapport. L’espérance de vie de la Saskatchewan est celle qui a le plus baissé au cours des trois dernières années combinées, perdant deux années complètes, passant de 80,5 en 2019 à 78,5 en 2022. L’Île-du-Prince-Édouard n’a pas été incluse dans les données annuelles des provinces.

 Un facteur qui n'est mentionné dans aucune des analyses est l'effet de l'euthanasie ( AMM) sur l'espérance de vie des Canadiens. Selon le quatrième rapport annuel sur l'assistance médicale à la mort, 13 241 décès par euthanasie ont été signalés au Canada en 2022. D'après le rapport :

L'âge moyen des personnes au moment où l'aide médicale à mourir a été fournie en 2022 était de 77,0 ans. Cet âge moyen est légèrement supérieur aux moyennes de 2019 (75,2), 2020 (75,3) et 2021 (76,3). L'âge moyen des femmes en 2022 était de 77,9 ans, contre 76,1 ans pour les hommes.

L'euthanasie ( AMM) représente 4,1 % de tous les décès au Canada. Il y a eu 334 623 décès au Canada en 2022.

Étant donné que la personne moyenne meurt par euthanasie à l'âge de 77 ans et que le Canadien moyen meurt à l'âge de 81,3 ans, il est probable que la mort par euthanasie fasse baisser le taux d'espérance de vie.

On pourrait répondre que la plupart des personnes qui meurent par euthanasie sont en phase terminale et mourront bientôt, mais depuis mars 2021, la loi fédérale n'exige plus que la mort naturelle d'une personne soit raisonnablement prévisible pour qu'elle puisse mourir par euthanasie. Le quatrième rapport annuel indique que dans 3,5 % des décès par euthanasie, la personne n'était pas en phase terminale. Néanmoins, la maladie terminale n'est pas définie comme étant à quelques semaines ou à quelques jours de la mort, mais une personne considérée comme étant en phase terminale n'a besoin que d'être en phase terminale.

 Un autre facteur concernant la loi canadienne sur l'euthanasie est que les personnes ne sont pas tenues d'essayer un traitement approprié avant d'être admises à l'euthanasie. Nous ne disposons pas de beaucoup de données de recherche sur cette question, mais il y a des personnes qui ont été diagnostiquées avec une maladie probablement traitable, mais qui décident de renoncer au traitement et d'opter pour l'euthanasie.

Une étude publiée en septembre 2021 par le Dr Sara Moore, oncologue à l'Université d'Ottawa, a examiné 45 décès par euthanasie (AMM) de personnes atteintes d'un cancer du poumon dans la région d'Ottawa. Elle a conclu que les personnes atteintes d'un cancer du poumon et décédées par euthanasie étaient moins susceptibles de consulter un radio-oncologue ou un oncologue médical et moins susceptibles de suivre des traitements efficaces. La recherche de Moore a révélé que 20 % des personnes décédées par euthanasie n'ont pas consulté de radio-oncologue et 22 % n'ont pas consulté d'oncologue.

Des études doivent être menées pour comparer les résultats obtenus par les personnes décédées par euthanasie (espérance de vie, temps écoulé entre la maladie et le décès) à ceux obtenus par des personnes ayant des problèmes de santé similaires qui ont choisi de recevoir un traitement et/ou de mourir d'une mort naturelle.

mardi 2 janvier 2024

M à j : elle démissionne et crie au racisme (Solidarité — Controversée présidente de Harvard maintenue grâce à Obama ?)

La présidente de l'université américaine Harvard, Claudine Gay, a annoncé mardi démissionner, après des accusations de plagiat et une audition tendue au Congrès sur la lutte contre l’antisémitisme dans les campus.

« C’est le cœur lourd, mais avec un profond amour pour Harvard que je vous écris pour vous annoncer que je vais quitter mon poste de présidente », a déclaré Claudine Gay, 53 ans, dans une lettre de démission publiée mardi.

Cette professeure de sciences politiques – devenue en juillet la première présidente noire de l’université Harvard, située près de Boston – était ces dernières semaines sous le feu des critiques. Elle détient ainsi le mandat de présidente le plus court de l'histoire de Harvard.

Elle était visée par des accusations de plagiat liées à ses travaux universitaires et par des critiques liées à ses réponses, lors d’une audition parlementaire sur la lutte contre l’antisémitisme sur les campus. Notons que dans le monde de Harvard (voir ci-dessous), le plagiat de la part d'une présidente d'origine haïtienne devient du « langage dupliqué » pour finit encore plus euphémisé en « faux pas ». Nouveaux exemples de plagiats découverts ces derniers jours.

Depuis l’attaque sanglante du Hamas en Israël le 7 octobre, suivie de représailles meurtrières de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le conflit déchaîne les passions dans les universités américaines les plus renommées.

Mardi 5 décembre, dans une ambiance tendue, Claudine Gay et ses homologues de l’université de Pennsylvanie et du Massachusetts Institute of Technology, Elizabeth Magill et Sally Kornbluth, avaient répondu cinq heures durant aux questions d’élus de la Chambre des représentants.

Lorsque Mme Stefanik avait demandé si « appeler au génocide des juifs violait le règlement sur le harcèlement à Harvard, oui ou non ? », Mme Gay avait répondu : « Cela peut, en fonction du contexte », avant d’ajouter : « Si c’est dirigé contre une personne. »

Leurs réponses, devenues virales, ont provoqué un tollé jusqu’à la Maison-Blanche, dont un porte-parole, Andrew Bates, a jugé « incroyable que cela doive être dit : les appels au génocide sont monstrueux ».

«Il a été compliqué de voir le doute planer quant à mes engagements à faire face à la haine et à respecter la rigueur académique... et effrayant de faire l'objet d'attaques personnelles et de menaces alimentées par du racisme», a expliqué Claudine Gay dans sa lettre de démission. Vieille technique pour détourner l'attention, inverser les rôles et jouer la victime. Mais le "racisme" explique-t-il pourquoi la présidente de l'Université de Pennsylvanie, Liz Magill, blanche elle, a également démissionné après le même genre de déclarations devant Mme Stefanik ? À moins que ce soit alors du sexisme ?

Claudine Gay est une descendante d'immigrants haïtiens aux États-Unis ; ses parents se sont rencontrés à New York alors qu'ils étaient étudiants.


 

Billet du 28 décembre sur la solidarité ethnique et le soutien actif de Barack Obama

Selon le New York Post, l’ancien président Barack Obama a secrètement fait pression sur les responsables de l’université de Harvard pour qu’ils soutiennent la présidente Claudine Gay, alors qu’elle est poussée à démissionner pour avoir cautionné l’antisémitisme sur le campus de son université et pour avoir commis des plagiats dans la rédaction de sa thèse.

Barack Obama (à gauche), Mme Gay (à droite)

M. Obama, 62 ans, diplômé de la faculté de droit de Harvard en 1991, a demandé en privé à l’université de laisser Mme Gay en poste après son témoignage du 5 décembre devant la commission de l’éducation et du travail de la Chambre des représentants, lors duquel elle a déclaré que les appels au génocide des juifs pouvaient être autorisés par le code de conduite de l’université, selon le « contexte ».

« Il semble que l’on ait demandé aux gens de resserrer les rangs pour préserver la stabilité de l’administration dans son ensemble, y compris sa composition », a déclaré une source au Jewish Insider à propos des efforts dissimulés de l’ancien président.

Le rapport ne précise pas si cet effort s’est poursuivi après que les compétences de Mme Gay ont été remises en question en raison de son témoignage sur des dizaines de cas de plagiat présumés.

Une porte-parole d’Obama n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire. Harvard a refusé de commenter l’affaire auprès de Jewish Insider.

Le sort de Mme Gay est en partie entre les mains de Penny Pritzker, ancienne secrétaire d’État au commerce de Barack Obama, membre d’une grande famille de Chicago — son frère est le gouverneur de l’Illinois J. B. Pritzker — qui est membre de la Harvard Corporation, la plus haute instance dirigeante de l’université, qui a récemment examiné les publications universitaires de la présidente Gay pour y déceler des preuves de plagiat.

Mme Gay a déclaré au Boston Globe : « Je suis convaincue de l’intégrité de mon travail universitaire. Tout au long de ma carrière, j’ai veillé à ce que mes travaux universitaires respectent les normes académiques les plus strictes ».

Harvard a annoncé que des « exemples de duplication de langage sans attribution appropriée » avaient été trouvés dans la thèse de doctorat de M. Gay en 1997, à la suite d’un examen effectué par un sous-comité de quatre personnes de la Corporation.

Le même jour, la commission de l’éducation de la Chambre des représentants a envoyé une lettre à Mme Pritzker pour demander à l’université de lui remettre des documents internes sur sa gestion du scandale, après avoir lancé une enquête antérieure sur l’antisémitisme à Harvard.

« Si une université est prête à fermer les yeux et à ne pas demander des comptes à ses professeurs pour des comportements scientifiques malhonnêtes, elle dévalorise sa mission et la valeur de son enseignement », a écrit la présidente de la commission, la députée Virginia Foxx (R-NC).

« Les étudiants doivent être évalués équitablement, selon des normes connues, et ont le droit de voir que les professeurs le soient aussi. »

Au cours de l’audition, la députée Elise Stefanik (R-NY) a reproché à Mme Gay, à la présidente du Massachusetts Institute of Technology, Sally Kornbluth, et à la présidente de l’Université de Pennsylvanie, Liz Magill, d’avoir refusé de dénoncer les manifestations antisémites qui se déroulaient sur leurs campus.

Chacun a souligné que les discours antisémites — y compris les appels au génocide des Juifs — n’enfreignaient pas nécessairement les politiques universitaires et dépendaient du contexte.

Magill a démissionné une semaine après l’audition, tandis que Gay et Kornbluth sont restés à leur poste.

Mme Pritzker, diplômée de Harvard en 1981, a été nommée senior fellow de la Corporation en 2022 après avoir fait don de 100 millions de dollars à l’université — et elle a dirigé le comité de recherche qui a nommé Mme Gay comme nouvelle présidente de l’école l’année dernière.

Lors de l’annonce de ce choix en décembre 2022, elle a fait l’éloge de Mme Gay en la qualifiant de « dirigeante remarquable profondément dévouée au maintien et à l’amélioration de l’excellence académique de Harvard ».

À la suite de nouvelles allégations de plagiat à l’encontre de la présidente, de nombreux universitaires ont demandé la démission de Claudine Gay, en plus de ceux qui l’ont demandée après son audition au Congrès, notamment un professeur dont la présidente de Harvard aurait copié les travaux.

« Virez Claudine Gay sans délai », a déclaré Carol Swain, professeur de sciences politiques à l’université Vanderbilt, sur X. « Elle peut être relevée de ses fonctions jusqu’à ce que les conditions [de son renvoi] soient négociées. Engagez le meilleur homme ou la meilleure femme qui puisse ramener l’université à la raison ».

Mme Swain a déclaré que Mme Gay avait repris des parties d’un livre qu’elle avait publié en 1993 et d’un article qu’elle avait écrit en 1997 sans les citer.

John McWhorter, chroniqueur au New York Times et professeur de linguistique à l’université de Columbia, a également demandé à Mme Gay de démissionner. Il estime que les plus de 40 cas d’attribution incorrecte dans ses travaux scientifiques « rendent insoutenable son maintien en fonction ».

Mme Pritzker n’a pas encore réagi publiquement à la controverse, mais les membres du conseil d’administration de la Harvard Corporation ont déclaré, le 12 décembre, qu’ils « réaffirmaient » leur soutien à la direction de Mme Gay.

Toutefois, le gestionnaire de fonds spéculatifs et milliardaire Ken Griffin a déclaré au New York Times que Mme Pritzker, qui est juive, avait convenu en privé que la réaction de Harvard à l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre avait été tiède et qu’une déclaration de solidarité avec Israël s’imposait.

Entre-temps, les fidèles partisans de l’école ont suspendu des centaines de millions de dollars de dons en raison de la décision de Mme Gay de soutenir les groupes d’étudiants qui accusent l’État juif des atrocités commises par le Hamas.

Source : New York Post

Voir aussi

« Une espèce menacée » : la raréfaction des professeurs conservateurs à Harvard

L’université Harvard, un asile psychiatrique à ciel ouvert ? (satire) [m à j]

Harvard accusée de discrimination contre les Américains d’origine asiatique (décision : États-Unis -- la Cour suprême met fin à la discrimination ethnique dans les universités

Un club d’étudiants sadomasochistes à Harvard

J’ai essayé la formation sur les « préjugés inconscients ». Une arnaque.