vendredi 6 décembre 2013

PISA 2012 — Quand les enfants sont éduqués, ils peuvent être instruits


Débat entre Éric Zemmour et Nicolas Domenach :

  • Les bons élèves français sont très bons;
  • Ce sont les 15 % des élèves les plus mauvais (qui sont très mauvais) qui plombent les résultats;
  • Ce sont les banlieues (peuplées d'immigrés) qui font baisser la moyenne;
  • L'immigration en France est de mauvaise qualité [comme aux États-Unis en moyenne et contrairement à l'Australie et le Canada qui sélectionnent leur immigration];
  • Dégât du pédagogisme qui touche le plus les enfants de milieux peu favorisés;
  • Importance de la famille (valorise-t-elle l'école, l'effort scolaire ?), c'est l'éducation primordiale pour que l'enfant s'instruise;
  • Ce n'est pas une question de moyen, mais de valeurs et de pédagogie;
  • Bémol quant à la méthode (PISA c'est beaucoup de QCM, les écoliers français n'y sont pas habituées, ils s'abstiennent de répondre quand ils ne savent pas, pas « de prise de risque » en langage PISA).






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Colloque international sur l'éducation catholique, le 7 décembre 2013


[Mise à jour : voir le compte rendu détaillé de ce colloque.]

Un colloque sur le thème de l'éducation catholique aura lieu le samedi 7 décembre 2013 de 9 h 00 à 17 h 00.

Il se tiendra au Grand Séminaire de Montréal – 2065, rue Sherbrooke Ouest, Montréal

Et aura pour thème : L’ÉDUCATION, UN PROJET DE FAMILLE ET D’ÉCOLE

Il aura comme président Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal.

Ce colloque présentera des conférencières et conférenciers d’une grande expérience dans le domaine de l'enseignement.

En outre, une personnalité très connue dans le monde de l'enseignement libre en France, madame Anne Coffinier vous partagera sa très riche expérience.

Veuillez nous contacter, si vous désirez de plus amples informations et aussi pour réserver votre place.

Pour tout renseignement, communiquez avec les organisateurs par courriel (apcq406@bellnet.ca) ou par téléphone au 514-276-8068 ou au 514-279-0670


Les conférenciers invités et les sujets des conférences seront :

Mgr Christian Lépine
L’éducation de l’enfant: noble mission des parents. 


Anne Coffinier, de France
présidente et cofondatrice de l'Association Créer son école
Choix parental et liberté en éducation 

Me Jean-Yves Côté, avocat
Le droit parental et les choix éducatifs au Québec


Paul Donovan, directeur de l'École secondaire Loyola
Le projet scolaire catholique



Inscription : 20 $ par adulte
Dîner : 10 $

Animation pour enfants et adolescents. Dîner servi sur place ; possibilité d’apporter son dîner.

Inscription : 20 $/adulte ; dîner : 10 $/personne, gratuit pour les 12 ans et moins.

Réservations: apcq406@bellnet.ca – Téléphone : 514-276-8068 ou 514-279-0670






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Allemagne — Les parents immigrés se plaignent d'une trop grande proportion d'étrangers à l'école


Les immigrants voudraient que leurs enfants fréquentent des écoles ayant une plus petite proportion d'étrangers. C'est le résultat d'une étude de l'Université Heinrich Heine de Dusseldorf intitulée « l'éducation, l'environnement, la migration ». La directrice du projet Meral Cerci a déclaré au Welt que « beaucoup d'immigrants se plaignent que leurs enfants ont moins de chances à l'école, parce qu'il y a trop d'enfants immigrés dans leur classe. »

Ce sentiment est partagé par tous les groupes d'immigrants. « Même ceux issus d'un milieu traditionnel religieux. Ils veulent tous la meilleure éducation pour leurs enfants. » La directrice du projet Cerci attribue le fait que, malgré ces voeux, les écoles connaissent une forte concentration d'immigrés à l'ignorance des parents. Une bonne part d'entre eux inscrivent simplement leurs enfants à l'école la plus proche et là où les enfants ont déjà des amis.

Source : Die Welt.




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Affaire Loyola c. Monopole de l'Éducation du Québec — Onze organismes demandent à intervenir

Onze organismes ont demandé à intervenir devant la Cour suprême du Canada dans l'affaire qui oppose l'école Loyola de Montréal et Monopole de l'Éducation du Québec. Rappelons que Loyola désire enseigner le programme gouvernemental ECR (éthique et culture religieuse) dans une optique qui respecte sa mission d'école catholique, le gouvernement lui a opposé un intraitable non possumus de la plus belle eau laïque.

Voici la liste de ces organismes :


Un juge devra statuer dans les semaines à venir si ces organismes peuvent intervenir.

Tous nos billets sur l'affaire Loyola contre le Monopole de l'Éducation.



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jeudi 5 décembre 2013

La Bible justifie-t-elle l'exploitation de la Terre ?

Il est une idée reçue dans certains manuels scolaires (par exemple d'ECR) : le christianisme mène au saccage de la Terre alors que d'autres religions ou spiritualités sont plus respectueuses de la Terre, notamment la spiritualité autochtone. Nous avons déjà vu que les Amérindiens d'antan n'étaient pas plus écologistes que les Européens de l'époque, ils choquaient même certains pères missionnaires par leur peu d'intérêt pour l'écologie ou leur cruauté. Voici maintenant un extrait d'un article du professeur de philosophie Rémi Brague paru dans Le Point cette semaine :

« Je commencerai par raconter une histoire, une sorte de parabole. La scène se passe dans un hôpital. Deux malades occupent la même chambre. Le premier dit à son voisin : « Ben dis donc, tu te rends compte, depuis mon accident, j’ai reçu la visite de toute une série de docteurs qui m’ont tous examiné en hochant gravement de la tête. Et la dernière fois, c’est le médecin chef qui s’est déplacé en personne pour m’opérer. On me prescrit toutes sortes de pilules de toutes les couleurs, avant et après mon opération. Les autres, on leur donne de l’aspirine ou on les renvoie simplement chez eux. Pas à dire, je dois être un type formidablement important, une grosse légume de toute première classe, pour qu’on se donne tant de peine pour moi ! » À quoi l’autre malade répond : « Espèce d’idiot, c’est simplement que ton cas est bien plus grave que les autres. A ta place, je ferais drôlement attention… »

On a là une image de la situation de l’homme par rapport aux animaux. Les animaux ne sont pas malades. Ils ont tout ce qu’il leur faut pour chercher leur bien et l’atteindre : l’instinct de conservation les pousse à se nourrir, l’instinct sexuel à perpétuer leur espèce. L’homme, lui, est dans une situation paradoxale. Il dispose de bien plus d’outils pour s’orienter : il a avant tout une raison qui lui permet de connaître la réalité qui l’entoure et, surtout, de choisir la meilleure démarche à suivre pour parvenir à ses fins. Il a une conscience grâce à laquelle il peut distinguer
le bien et le mal. Et pourtant, ce bien qu’il pressent nettement, et même qu’il désire, il n’arrive pas à l’atteindre. Pis, il devient plus bête que les animaux et mille fois plus bestial qu’eux.

C’est pourquoi le christianisme parle peu des animaux. Ce n’est pas qu’il ne les aime pas ni qu’il accorde à l’homme un privilège indu. C’est que, comme le dit le Christ, on n’envoie pas un médecin aux bien-portants, mais aux malades. Or les animaux ne requièrent pas des soins aussi énergiques. Seul l’homme a besoin d’un traitement de cheval. Les animaux peuvent se débrouiller seuls. Le mauvais sort que l’homme leur fait subir ne peut se guérir qu’en guérissant l’homme qui en est coupable. Il trahit sa mission, alors qu’il avait reçu la tâche de veiller sur eux en faisant preuve de ce que l’on appelle, avec une ironie finalement un peu cruelle, « humanité ».

Quand saint Paul semble régresser par rapport au Deutéronome, qui prescrit de ne pas museler les bœufs (25, 4), en demandant en quoi Dieu se soucierait des bœufs (I Corinthiens, 9, 9), saint Augustin explique très bien que, si Dieu n’a en effet pas à s’en occuper particulièrement, c’est qu’il sous-traite, qu’il a confié à l’homme le soin de le faire et les capacités naturelles qui le lui permettent (De Agone Christiano, VIII, 9).

Le célèbre verset de la Genèse qui explique que Dieu a fait l’homme « à Son image, comme Sa ressemblance » semble inviter celui-ci à « dominer sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre » (1, 26). Mais, en fait, on a montré qu’à peu près personne, ni chez les juifs ni chez les chrétiens, n’a jamais utilisé le verset pour justifier l’exploitation abusive de la terre et de ses autres habitants. Les rabbins et les Pères de l’Église y voyaient une allégorie de la façon dont l’homme doit se rendre maître des passions dont les animaux, même s’ils ne les possèdent pas, sont pourtant les symboles. Et ce n’est qu’avec les Temps modernes, une fois mis en place le projet de s’approprier la nature en en devenant « maîtres et possesseurs », que certains ont cherché à légitimer cette tentative à coups de citations bibliques. »

Voir aussi

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne




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mercredi 4 décembre 2013

Allemagne — Analyse des résultats depuis PISA 2000

Depuis les mauvais résultats aux épreuves PISA en 2000, l'Allemagne s'est investie dans l'éducation : socle commun à la fédération, cours de langues pour immigrés, dépenses en hausse, allongement de la journée scolaire de presque deux heures.

L'Allemagne a aujourd'hui des résultats supérieur à la moyenne. En mathématiques ses résultats sont désormais comparables à ceux du Canada qui, pour sa part, voit sa performance en mathématiques décroître. Le reportage de la télé belge insiste sur la construction des crèches, mais il ne fait qu'évoquer, pas démontrer. Rien ne prouve que ces crèches soient fortement fréquentés par les enfants immigrés mentionnés. En outre, il est fort douteux que ces crèches bâties depuis 10 ans aient eu le moindre effet sur les enfants de 15 ans testés il y a plus d'un an... Enfin, de nombreuses études tendent à prouver que les effets à long terme de ces très coûteux programmes de garderies sont en moyenne quasi nuls sur le plan scolaire.



Selon l'OCDE, les réformes adoptées depuis 2001 pour promouvoir la qualité et l'équité dans l'éducation semblent avoir eu un impact positif sur la performance des élèves immigrés en Allemagne aux épreuves PISA.

• En 2003, les élèves immigrants avaient obtenu une moyenne de 81 points en dessous du résultat des élèves non-immigrants en mathématiques. En 2012, cette différence était tombé à 54 points. Les élèves immigrés sont socio-économiquement défavorisés par rapport à leurs camarades non-immigrants; en
tenant compte du statut socio-économique des élèves, la différence de performance entre les élèves immigrants et non-immigrants se réduit à 25 points (tableau II.3.4b de l'OCDE, 2013b). À titre de comparaison, la différence en points entre la Corée (1er pays) et le Canada (5e pays) en mathématiques est de 34 points.

• Cependant, la proportion d'élèves immigrants à très faible compétence (niveau 2) en mathématiques (31 %) est plus du double de la proportion d'élèves non-immigrants à ce niveau (14%). Quelque 39 % des élèves immigrés de première génération et environ 29 % de étudiants de deuxième génération se situe à ce bas niveau ou en-dessous (tableau II.3.7 de l'OCDE, 2013b).

Voir aussi

Une étude de Cambridge conclut que les enfants de cinq ans sont trop jeunes pour commencer l’école

Maternelle publique et gratuite : sans effet sur les résultats au primaire

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique


Allemagne — difficultés d'intégration des immigrés

Une juge force des parents à socialiser leurs enfants dans une garderie d'État




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mardi 3 décembre 2013

Le cerveau des hommes et celui des femmes seraient connectés différemment

Une nouvelle étude américaine confirmerait ce qu’on soupçonnait depuis longtemps : le cerveau des hommes et celui des femmes sont différents. Ils sont en effet connectés de façon différente.

Le cerveau a-t-il un sexe ? Voilà une question qui a taraudé pendant très longtemps les scientifiques. Mais grâce à des années de recherches, ces derniers ont finalement réussi à prouver que c’était bel et bien le cas. Hommes et femmes présentent des capacités et aptitudes différentes et ceci, notamment parce que leur cerveau ne fonctionne pas exactement de la même manière. Aujourd’hui, une étude américaine apporte un éclairage supplémentaire : d’après elle, le cerveau des hommes et celui des femmes ne serait tout simplement pas connecté de la même façon.

Pour en arriver à une telle conclusion, les chercheurs ont scanné le cerveau de 949 adolescents des deux sexes (428 hommes et 521 femmes) âgés de 8 à 22 ans en utilisant une forme particulière d’imagerie par résonance magnétique (IRM). Cette technique permet de cartographier la diffusion des molécules d’eau dans le cerveau. Dans un premier temps, l’équipe de l’Université de Pennsylvanie a observé les cerveaux de tous les sujets en un seul groupe. Puis les participants ont été divisés en trois groupes d’âge et les observations ont été renouvelées.



Carte de neurones du cerveau d’un homme typique.

Des hémisphères plus ou moins connectés

Les différences entre le cerveau des hommes et celui des femmes sont clairement apparues, selon l’étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences. Les cerveaux masculins ont montré des connexions plus fortes à l’intérieur des hémisphères alors que les cerveaux féminins ont présenté des connexions plus fortes entre les hémisphères. « C’est fascinant que nous puissions voir structurellement quelques-unes des différences fonctionnelles entre les hommes et les femmes », a commenté Ragini Verma qui a dirigé l’étude.

Cette observation suggère que le cerveau masculin est plus optimisé pour les aptitudes motrices alors que le cerveau féminin est plus doué pour des aptitudes mentales. En effet, schématiquement, la partie arrière du cerveau gère la perception et la partie avant l’action. L’hémisphère gauche lui est le siège de la pensée logique tandis que le droit gère la pensée intuitive. « En moyenne, les hommes sont davantage connectés de l’avant vers l’arrière que les femmes », alors que ces dernières « ont des connexions plus fortes de la gauche vers la droite », a résumé Verma citée par LiveScience.

 Carte de neurones du cerveau d’une femme typique.

« Si vous regardez des études fonctionnelles, la partie gauche du cerveau s’occupe plus de la pensée logique, la partie droite elle est plus pour la pensée intuitive. Donc s’il existe une tâche qui implique ces deux choses, il semblerait que les femmes soient connectées pour mieux les réaliser. Les femmes sont meilleures en matière de pensée intuitive, pour se souvenir des choses. Quand vous parlez, elles sont plus émotionnellement impliquées », a ajouté la spécialiste.

Toutefois, ceci n’est — semble-t-il — pas valable pour le cervelet qui joue un rôle dans le contrôle moteur et la coordination des mouvements notamment. Au niveau de cette structure cérébrale également divisée en deux hémisphères, c’est l’inverse qui a été observé : les hommes montraient plus de connexions entre les hémisphères et les femmes davantage de connexions à l’intérieur des hémisphères, renforçant encore la conclusion au niveau des aptitudes de chacun.

Une différence qui apparaît à l’adolescence ?

Selon les résultats, les différences sont apparues les plus prononcées parmi les adolescents de 13,4 à 17 ans. Ceci suggère que la distinction cérébrale commencerait à apparaitre au cours de l’adolescence. C’est à cette période que les hommes et les femmes montrent le plus de différence au niveau des connexions entre les hémisphères, en particulier au niveau du lobe frontal. Ensuite avec l’âge, les différences semblent se généraliser à l’ensemble du cerveau.

« J’étais surprise que les résultats correspondent beaucoup aux stéréotypes que nous avons », a précisé Verma, que les hommes soient plus doués pour la perception et coordonner des actions alors que les femmes elles, apparaissent mieux équipées pour les aptitudes sociales, mémoriser des choses et être multitâches. Toutefois, la scientifique souhaite qu’on ne généralise pas ces résultats au niveau des individus. « Chacun peut avoir des parties à la fois masculine et féminine en lui », a-t-elle souligné. Autrement dit, certains hommes pourraient présenter plus de connexions entre les hémisphères que d’autres et certaines femmes plus de connexions à l’intérieur des hémisphères.

« C’est assez frappant de voir à quel point les cerveaux des hommes et des femmes sont complémentaires », a ajouté Rubern Gur, co-auteur de l’étude cité par le Guardian. Cette découverte permet de définir encore plus précisément le dimorphisme sexuel existant au niveau du cerveau humain. Elle pourrait également permettre de mieux comprendre pourquoi certaines maladies ou troubles neurologiques tels que l’autisme touchent plus un sexe que l’autre.

Voir aussi

Le paradoxe de l’égalité entre les sexes c. la théorie du genre




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PISA 2012 : Canada perd des plumes, Asie en tête, net recul de la Finlande, la France mauvaise élève

Soixante-cinq pays et économies ont participé au PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) 2012. Plus d'un demi-million d'élèves de 15 ans, y compris 21 000 élèves du Canada, ont été évalués sur leurs habiletés et leurs connaissances dans trois domaines d'apprentissage de base : les mathématiques, la lecture et les sciences.

La composante principale du PISA de 2012 était les mathématiques.

Les pays d’Asie dépassent les autres pays du monde dans le classement de la dernière enquête PISA de l’OCDE, qui a pour objet d’évaluer les connaissances et les compétences des jeunes âgés de 15 ans sur l’ensemble de la planète.

Shanghaï (Chine) et Singapour se situent en tête pour les mathématiques, les élèves de Shanghaï ayant obtenu un score équivalant à une avance de près de trois années d’études par rapport à la plupart des autres pays de l’OCDE. Hong Kong (Chine), Taïwan (Formose), la Corée du Sud (mais avec un impact sur la natalité ?), Macao (Chine), le Japon, le Liechtenstein, la Suisse et les Pays-Bas font aussi partie du groupe des pays les plus performants. La Chine, en tant que pays, ne participe pas aux épreuves PISA. Une douzaine de provinces de la Chine elles y participent ainsi que deux régions administratives particulières (Hong Kong et Macao). Il est douteux que les élèves testés à Shanghaï soient représentatifs des élèves chinois (2 % de la population, enseignants payés deux fois plus qu'ailleurs, limitation de l'immigration, PIB deux fois plus grand qu'ailleurs en Chine, etc.)

Selon l'OCDE, l’enquête met en lumière plusieurs des traits qui caractérisent les meilleurs systèmes d’enseignement. Les plus performants, notamment en Asie, mettent fortement l’accent sur la sélection et la formation des enseignants, encouragent ces derniers à travailler ensemble et investissent en priorité dans l’amélioration de leur qualité, et non dans la taille des classes. De plus, ils fixent des objectifs clairs et donnent aux enseignants l’autonomie dont ils ont besoin dans la salle de classe pour pouvoir les atteindre.

Les élèves dont les parents ont de fortes attentes ont de meilleurs résultats : ils font généralement plus d’efforts, ont davantage confiance en leurs propres capacités et sont plus désireux d’apprendre.

Parmi les 64 pays pour lesquels il existe des données tendancielles allant jusqu'en 2012 pour les mathématiques, 25 ont vu leurs performances s’améliorer dans ce domaine, 25 autres n’ont enregistré aucun changement et 14 ont reculé. L’Allemagne, le Brésil, Israël, l’Italie, le Mexique, la Pologne, le Portugal, la Tunisie et la Turquie ont progressé de manière régulière au cours de la période. Shanghai (Chine) et Singapour ont accru leur score, qui était déjà élevé en 2009.

Canada perd des plumes

Le classement du Canada a baissé, bien qu’il soit toujours élevé. Cette baisse est attribuable à une diminution globale du rendement moyen du Canada et à une augmentation du rendement de nouveaux pays hautement performants. Comparativement à 2003, proportionnellement plus d’élèves du Canada n’ont pas atteint le niveau de base établi par l’OCDE (niveau 2), et moins d’élèves ont atteint les niveaux les plus élevés (niveaux 5 et 6).

Pour Jeff Johnson, le ministre de l'Éducation et président du Conseil des ministres de l'Éducation de l'Alberta : « la tendance pour l'Alberta et pour le Canada est claire : nos résultats dans le domaine des mathématiques ont diminué par rapport à d'autres pays. » D'après des résultats préliminaires, le Québec aurait les meilleurs résultats en mathématiques au Canada.

Le Canada s'est classé au-dessus de la moyenne de l'OCDE dans les trois catégories, il se classe 13e en mathématiques, 10e en sciences et septième place en lecture.


Bons chiffres pour le Québec en maths, sous la moyenne canadienne dans les autres matières



Si les résultats du Québec sont les meilleurs au Canada, comme dans les autres provinces ils sont en baisse.


En sciences, le Québec est sous la moyenne canadienne :


Il en va de même en lecture, où le Québec est sous la moyenne canadienne.

Entre 2000 et 2012, les notes des élèves du Québec ont sensiblement baissé en lecture, pour se retrouver légèrement sous la moyenne canadienne. À l’inverse, en Colombie-Britannique, on a de quoi se réjouir : aussi bien en lecture qu’en sciences, ce sont les élèves de cette province qui ont le mieux réussi aux examens du PISA.




Finlande recule

Les trois premières places vont à des pays ou à des régions asiatiques. Selon le Volkskrant, la Finlande recule au niveau mondial, mais conserverait la meilleure place en Europe, mais les Pays-Bas la dépassent en mathématiques. Le plus grand journal finlandais, Helsingin Sanomat, s'inquiète de cette situation.

Selon InfoBAE, la surprise du rapport 2012 est la forte baisse des élèves finlandais. Dans le classement de cette année, le pays nordique se situerait au 12e rang, alors qu'en 2009 il était encore classé en 3e position.

Selon le rapport, les trois meilleurs pays les mieux classés se situent en Asie, où l'éducation est perçue comme une condition sine qua non de la promotion sociale et un honneur qui rejaillit sur toute la famille.

La ville chinoise de Shanghaï est la région qui a obtenu les meilleures notes dans les trois disciplines, avec 613 points en mathématiques, 570 en lecture et 580 en sciences. Elle se situe à environ 119 points au-dessus de la moyenne (494). Singapour et Hong Kong de se placent respectivement en deuxième et troisième positions.

France mauvaise élève

La France est rétrogradée à la 25e place des 65 pays ou économies participants. Dans le précédent Pisa 2009, auquel 75 pays et économies avaient participé, la France occupait la 22e place dans le classement global des compétences, à quelques encablures de l'Allemagne, qui la devance désormais à la 16e place. L'Estonie, la Pologne, le Viêtnam, l'Australie, l'Irlande, la Slovénie, notamment, sont également devant la France.

En mathématiques, thème majeur de PISA 2012, la France a vu son score diminuer de 16 points entre 2003 (dernière année comparable) et 2012. Elle fait partie des 14 pays qui voient leur score reculer. Avec 495 points, les résultats obtenus sont loin du numéro 1, Shanghaï, qui caracole à 613 points ! L'Hexagone se situe désormais dans la moyenne des pays de l'OCDE alors qu'il était dans les pays dont la performance était supérieure à la moyenne. Ce recul s'explique en particulier par la forte augmentation du nombre d'élèves en difficulté en mathématiques. De plus, les 10 % d'élèves les moins performants en maths ont vu leur résultats chuter entre 2003 et 2012. L'écart avec les bons élèves s'est sensiblement creusé. Au total, le recul du niveau moyen d'une classe d'âge est incontestable.

Pour les deux autres domaines étudiés par PISA, culture scientifique et compréhension de l'écrit, en revanche, les résultats sont restés stables.

Les élèves issus de l’immigration sont au moins deux fois plus susceptibles de compter parmi les élèves en difficulté.

Résultats en Europe

Le journal autrichien Die Presse signale pour sa part que la Suisse devance désormais la Finlande. Les élèves finlandais perdent 26 points, mais finissent malgré tout à la sixième place (des pays si on exclut les régions chinoises). Le meilleur pays européen, à la troisième place, serait la Suisse suivie par les Pays-Bas et l'Estonie. La Finlande recule aussi et se retrouve maintenant à la troisième place (après le Japon et la Corée). Dans les sciences naturelles, les Finlandais sont seconds après le Japon. (Il semble que Die Presse ne retient que des pays et non des régions dans son classement.)

Parmi les perdants, on retrouve également la Suède qui perd 31 points en mathématiques. La Pologne monte pour sa part. Le pays, qui a mis en place une réforme importante de l'éducation depuis le premier test PISA, augmente de 27 points.

Amérique latine

Les pays d'Amérique latine ont vu leurs résultats baisser dans l'édition 2012 du PISA, malgré les efforts et les communiqués des gouvernements régionaux pour qui l'éducation est une priorité.
La Colombie a été le pays qui a le plus chuté au cours des trois dernières années. C'est ainsi que, sur les 65 pays qui composent le classement, la nation dirigée par Juan Manuel Santos a chuté à la 62e place, dix places plus bas qu'en 2009.

Les adolescents colombiens de 15 ans ont de moins bons résultats tant en lecture qu'en mathématiques et en science.

L'autre pays qui a perdu de nombreuses places est l'Uruguay, où l'on observe les plus fortes baisses en mathématiques, en lecture et en sciences. Le pays dirigé par Jose Pepe Mujica a chuté à la 55e position, en recul de huit places par rapport au rapport précédent.

Aucun pays en Amérique latine n'atteint la moyenne de l'OCDE fixée à 494 points en mathématiques, le Chili est le pays qui se classe le mieux avec 423 points, suivi par le Mexique (413), bien mieux que l'Argentine (388) et le Brésil (391).

Écarts entre garçons et filles

Les garçons devancent les filles en mathématiques. Ils ont obtenu de meilleurs résultats dans 37 des 65 pays et économies considérés, mais les filles les ont dépassés dans cinq pays. L’écart entre les sexes est toutefois relativement faible : dans six pays seulement, il est supérieur à l’équivalent de la moitié d’une année d’études.

L’écart entre filles et garçons est le plus grand chez les élèves très performants, il reste important chez les élèves les plus faibles et est à peu près le même chez les élèves moyens. Par ailleurs, les filles se sentent moins motivées pour étudier les mathématiques et ont moins confiance en leurs capacités que les garçons.

Entre 2000 et 2012, l’écart entre les sexes en compréhension de l’écrit –– favorable aux filles –– s’est creusé dans 11 pays et économies. Garçons et filles ont des résultats analogues en sciences.

Faible participation des écoles québécoises

Étant donné que le taux de réponse des élèves francophones du Québec ne satisfaisait pas aux normes internationales (75 p. 100 par rapport à 80 p. 100), une analyse des non-répondantes et non-répondants a été effectuée par le Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec. On y apprend qu'il y a plus de non-répondants dans les écoles publiques que privées, que plus de garçons n'avaient pas répondu que de filles et que les non-répondants réussissaient moins bien dans les épreuves provinciales de français que les répondants. Les résultats de l'OCDE ne corrigent pas ces biais.

Tableaux

Résultats en mathématiques


Forte variance en maths dans les régions européennes (comme en Italie)


Résultats en lecture (composite)



Évaluation des sciences



Résumé de l'OCDE (32, pages PDF)

Rapport complet de l'OCDE volume I (274 pages, PDF)

À la hauteur : Résultats canadiens de l’étude PISA de l’OCDE (PDF, 95 pages)

Voir aussi

Exercices du test PISA 2012

Facal et les résultats PISA : et si on évaluait les connaissances et la culture générale ?

Tests PISA en éducation - Le Canada perd des plumes dans le peloton de tête

Nathalie Bulle sur le modèle finlandais et les tests PISA

France — PISA et le rejet de la culture scolaire

Belgique — l’écart entre élèves autochtones et allochtones reste criant

Classement des provinces canadiennes au PISA 2006




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Suisse alémanique : « Nous n’avons jamais voulu supprimer le français à l’école ! »

« Le français est une langue nationale ! Ras-le-bol que la Suisse romande soit seule à supporter l’effort de la solidarité linguistique confédérale ! » C’est un véritable coup de gueule qu’a poussé cette fin de semaine le Syndicat des enseignants romands [francophones] (SER). L’objet du courroux ? La Fédération des enseignants alémaniques [germanophones] (LCH) a réaffirmé il y a quelques jours, dans le cadre de la consultation sur le plan [programme] d’études harmonisé Lehrplan 21, sa volonté de n’enseigner qu’une seule langue étrangère obligatoire à l’école primaire.

Une demande qui a été perçue comme une attaque à peine masquée contre le français, auquel on préfère toujours plus l’anglais. La colère romande n’a pas laissé la fédération alémanique indifférente. Hier, le SER et la LCH se sont réunis à Berne pour mettre les choses à plat. Il s’agit d’un « malentendu », assurent les Alémaniques, qui publieront très prochainement une prise de position expliquant clairement leur point de vue. « En français aussi, pour être certains d’être bien compris », précise le président de la LCH, Beat Zemp.

La LCH a-t-elle fait preuve de maladresse ?

Non, je dirais plutôt qu’il s’agit d’un malentendu. Nous n’avons jamais dit que nous voulions supprimer le français à l’école ! Mais la question est très sensible et les médias romands l’ont interprétée de cette façon.

Qu’avez-vous donc réellement voulu dire ?

Dans sa forme actuelle, le Lehrplan 21 est trop chargé, autant pour les enseignants que pour les élèves, en particulier ceux en difficulté. Comme solution, on pourrait imaginer que seule une partie des objectifs à atteindre soit obligatoire. Par exemple, un élève qui a de la peine avec les langues pourrait recevoir un enseignement supplémentaire d’allemand ou de sa première langue étrangère, au lieu de commencer une deuxième langue dès la 5e. Par contre, les autres pourraient tout à fait apprendre deux langues. Il faut aussi que la Confédération donne davantage de ressources: pour enseigner le français correctement, il faut mettre les moyens nécessaires.

Mais si le français n’est plus obligatoire, ne risque-t-on pas de lui préférer l’anglais ?

Je comprends que les Romands se fassent du souci, et il y a de quoi ! En Suisse centrale et à l’est, on rogne de plus en plus en faveur de l’anglais. Aujourd’hui, dans plusieurs cantons, on peut même abandonner le français une fois les notions de base acquises dès le secondaire. Mais ce n’est pas la position du LCH. Personnellement, j’estime qu’exiger l’anglais dès la 5e année est ridicule : cette langue est partout, via Internet ou la musique.

Comme son enseignement est plus accessible, il peut attendre. Et puis il n’y a pas non plus de problème de motivation de la part des élèves alémaniques.

De manière générale, le côté « nouveau » du français apporte un aspect motivant qui est tout à fait positif. Mais c’est une différence de points de vue qui crée une sorte de courtepointe entre les cantons, vu que ceux qui bordent les frontières francophones continuent de privilégier le français.

C’est pourquoi il faut que la Confédération impose une solution uniforme. Ce n’est pas une question pédagogique, mais politique.

Source : Tribune de Genève




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dimanche 1 décembre 2013

Pierre Foglia et les garderies à 7 $ du Québec

Petit éclair de lucidité partielle de Pierre Foglia et d'une de ses amies qui travaille en garderie depuis plus de 25 ans (nous laissons le laïus pro-CPE par rapport aux garderies privées, pro-Québec Solidaire, c'est tellement Plateau-Mont-Royal) :

« On lui a donné des garderies à sept piastres, à la petite enfance. Et tout le monde ferme sa gueule. Tout le monde est content. As-tu déjà pensé que ça coûtait moins cher pour « parker » ton bébé de 7 heures du matin à 5 heures du soir que pour « parker » ton char ?

T’es contre les garderies à sept piastres ?

Je suis, m’a répondu mon amie, contre les garderies à sept piastres pour la classe moyenne qui aurait les moyens de payer plus. Et non, je ne vais pas voter pour la CAQ de François Legault aux prochaines élections, je vais revoter pour Québec solidaire. Je ne parle pas ici de politique. Je parle des effets pervers quand ça ne coûte rien.

Je n’aurais pas dû te raconter l’histoire de la pneumonie. Je recommence, OK ? Parlons d’une autre maman que je vois tous les matins, des fois c’est le papa, leur petite, Eugénie, a 20 mois. Ils la déposent à 7 h 15, viennent la rechercher à 16 h 30, soit 9 heures par jour, 5 jours par semaine, 45 semaines par année. Une semaine en octobre on a vu la grand-mère, ils étaient à Cuba. Une fois j’ai appelé le père – la mère était en voyage pour sa job. Monsieur R ? Eugénie fait de la fièvre, faudrait venir la chercher…

C’est grave ?

Je ne pense pas…

Alors ça peut attendre un peu ?



« À la maison, je m'ennuie ! À la garderie, je suis content ! »
Affiche soviétique des années 30

Finalement il était là à 15 h. Mais quand il m’a dit « Alors ça peut attendre un peu ? », j’ai failli me fâcher, j’ai failli lui dire je peux la mettre en adoption sur Kijiji si vous voulez…

Tu penses que cela n’arriverait pas si les gens payaient vingt dollars au lieu de sept ?

Les garderies seraient moins envisagées comme des parkings ou des orphelinats à temps partiel. Elles accueilleraient moins d’enfants de 0 à 3 ans, les parents prendraient de plus longs congés de maternité, un enfant de 18 mois n’a rien à faire en garderie, il s’y ennuie de ses parents, c’est tout.

J’ai dit à mon amie tu sais ma belle, c’est pas pour te traiter de mongole ni rien, mais ton discours me rappelle celui du bon docteur Chicoine, tu connais le bon docteur Jean-François Chicoine ? Il a dressé tout le Québec contre lui en disant qu’on ne devrait pas mettre des enfants de moins de trois ans à la garderie…

Il a complètement raison. Il a eu tort de le dire avec autant d’arrogance et de provocation, mais sur le fond il a raison. Je te le répète du haut de mes 25 ans d’expérience : un enfant de 18 mois ne devrait pas aller en garderie. J’ai averti ma fille : si t’as un enfant, tu le mets pas à la garderie. Tu me le donnes.

***

Éducatrice, mon amie est aussi superviseur de stage. Au cours de leur formation, les futures éducatrices doivent satisfaire à des stages de plusieurs semaines, mon amie les évalue, et bien sûr, du même coup, veut, veut pas, évalue la garderie qui accueille la stagiaire. Elle a ainsi séjourné dans de nombreuses garderies…

Le verdict ? Effrayant aussi ?

Pas si mal. Dans l’ensemble, les garderies sont plutôt bien tenues. Il leur reste seulement à mettre, je le dis ironiquement, à mettre l’enfant au centre de leur projet. À faire plus que du « gardiennage ». À faire de l’éducation. La clef, c’est du temps. Donner plus de temps à chaque enfant. Pour cela, il faudrait d’abord changer les ratios. Huit enfants par éducatrice (de 18 mois à 3 ans), c’est trop. Ça prendrait plus d’éducatrices, donc plus d’argent… qu’on pourrait aller chercher dans la poche des parents si bien sûr il leur importe qu’on fasse un peu plus que « garder » leurs enfants.

CPE ou garderies privées ?

CPE bien sûr. Les privées sont là pour faire des profits. Sur les salaires des éducatrices notamment.

Petites ou grandes garderies ?

Il n’y a pas de règles. Je connais des garderies de 150 enfants très familiales, j’en sais des petites sans chaleur aucune. De même, je connais des CPE qui ressemblent à des usines, alors que cette semaine je supervisais une jeune Marocaine dans une garderie privée tout à fait exemplaire.

Et la Marocaine ?

Pas voilée si c’est ce que tu demandes. Et elle aussi, exemplaire. Enveloppante, très calme, communique bien… un amour d’éducatrice.

On a beaucoup dit ces dernières semaines que les immigrantes, les Maghrébines notamment, sont particulièrement douées pour ce travail, c’est pour ça qu’on les retrouve si nombreuses dans les garderies.

Bullshit. Elles sont nombreuses parce qu’on leur a dit qu’elles trouveraient facilement de la job dans ce domaine-là. Certaines sont douées, d’autres moins, d’autres carrément nulles. Quand elles posent problème, ce n’est pas par leur voile. C’est par leur lien ou plutôt l’absence totale de lien avec le milieu des enfants, la société québécoise. Il est de ces situations surréalistes où les parents s’imaginent qu’ils vont porter leur enfant à la garderie, en fait ils vont le porter en Moldavie ou en Roumanie ou en Algérie.

***

Mon amie qui travaille en garderie depuis plus de 25 ans dit que c’est effrayant.

Elle n’a jamais vu autant de cas d’autisme. Autant d’Asperger. Autant d’enfants avec toutes sortes de problèmes de développement, problèmes d’apprentissage du langage, d’apprentissage de la propreté, surtout chez les garçons. Des petits garçons encore aux couches à 4 ans, c’est pas rare. Les garderies ont plus de tables à langer qu’elles n’en ont jamais eu…

On parle beaucoup de décrochage au secondaire, y a-t-il un lien ? se demande mon amie. Se pourrait-il que passer les 5 premières années de sa vie, 10 heures par jour, 5 jours par semaine, 45 semaines par année en continuelle surstimulation ne prédispose pas aux études ? Je ne te dis pas que c’est le cas. Je note qu’on ne se le demande même pas. On ne se demande rien à propos de la petite enfance. Pourquoi ?

Parce que tout va bien. Chut.

Et c’est tellement pas cher ! Sais-tu que dans une garderie de 100 enfants, il y en a environ une dizaine qui ne prennent jamais de vacances ? Sont là été comme hiver. Seraient là les week-ends si c’était ouvert. Et à Noël aussi, je crois bien. »

Pour en savoir plus 

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