mardi 10 juillet 2012

France — les prénoms qui réussissent et ceux qui échouent au bac

Un sociologue a comparé une liste de prénoms avec leurs résultats au bac (D.E.C québécois), en 2011 et en 2012.

Cindy, Kevin et Jennifer s’en sortent très souvent mal.

Mohamed et Sofiane aussi.


Fatima et Yasmine un peu mieux et en tout cas beaucoup moins bien que Claire, Aude et Henri. Les prénoms rares qui fleurent bon la vieille France font très bien : Alix, Hortense, Adèle, Clotilde, Béatrice, Augustin et Philippine. On notera aussi la prédominance des prénoms féminins.

Ce classement traduirait la valeur attribuée à l’éducation, aux diplômes et au savoir scolaire des parents de ces jeunes élèves.


On peut aussi remarquer que, parmi les prénoms qui réussissent le moins, on retrouve de nombreux prénoms musulmans (encore relativement rares) mais aussi les prénoms anglo-saxons à la mode parmi les classes populaires françaises (plus nombreux pour l'instant) : « Aucun des quelque 125 Youssef et 105 Nabil n'a obtenu de mention “ TB ” (très bien), explique le chercheur. Mais plus de 30 % d'entre eux seront soumis à un oral de rattrapage. » On compte seulement une ou deux Sandy, Alison ou Sofiane parmi les candidats ayant décroché la mention « TB ». Les prénoms anglo-saxons très populaires de Kevin, Cindy, Melissa, Jordan et Antony sont aussi parmi ceux qui réussissent le moins bien au bac (voir graphique ci-dessus).




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Enseigner les mathématiques, la méthode Singapour

Découvrez en vidéo la méthode Singapour. Singapour arrive en tête des classements internationaux.

Témoignage d'un enseignant en CE1 (2e année du primaire) : découvrez comment la méthode de Singapour a révolutionné sa façon d'enseigner les mathématiques !



La méthode est publiée par la Librairie des Écoles. Accédez à son site internet, feuilletez-y les manuels.

Elle propose un manuel et un cahier d’exercices pour l’élève ainsi qu’un guide pédagogique pour chaque niveau du CP (1re année du primaire) au CM2 (5e année du primaire).




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lundi 9 juillet 2012

Le « mariage gay » et la logique libertarienne new-yorkaise

Rediffusion estivale, première diffusion 29/VI/2011.

Michael Bloomberg amoureux
Pour le maire de New York, Michael Bloomberg, 20e fortune du monde avec 18 milliards de dollars, la raison principale de son soutien au « mariage gay » serait que « le gouvernement ne devrait pas nous dire que faire, à moins qu'il y ait une raison publique impérieuse ».

Traditionnellement, l'État soutenait la famille comme cellule reproductrice de la société en donnant des avantages fiscaux et juridiques aux couples stables (et donc mariés) qui font des enfants et les élèvent. Fiscalement et juridiquement, les avantages des familles traditionnelles ont en pratique disparu. Il est sans doute plus rentable fiscalement, par exemple, d'être à la tête d'un foyer monoparental que d'une famille traditionnelle, alors que les foyers monoparentaux concentrent pourtant sur eux de nombreux problèmes sociaux.

La conclusion logique de ce mouvement qui tend à défavoriser les familles traditionnelles pour en favoriser d'autres aurait été que l'État se départisse totalement de l'officialisation des mariages (qui ne comportent en réalité plus d'avantages) et laisse le champ libre aux Églises et autres communautés qui considèrent ce lien comme étant important, voire sacré. Ç'aurait été la conclusion à laquelle aurait dû arriver Bloomberg. Enfin, peut-être se dit-il que le mariage est tellement dévalué que l'État peut aussi bien le donner à tous que ne plus s'en occuper du tout.

Mais ce qui est comique de la part du maire Bloomberg c'est qu'il sorte cette antienne libertarienne alors qu'il est un micro-régulateur maniaque qui a imposé un règlement qui interdit de fumer sur des propriétés privées, dans les parcs et les rues, un autre qui interdit la cuisson au gras trans et un dernier qui limite le droit des bénéficiaires d'aide sociale à boire des boissons gazeuses ! (Ils ne peuvent acheter des sodas avec des timbres alimentaires émis par le gouvernement.)

À bien y penser, New York n'est pas une exception et la restriction de façade « à moins qu'il y ait une raison publique impérieuse » n'est qu'un laissez-passer pour le gouvernement de limiter la liberté quand bon lui semble, notamment, dans le domaine de la santé et de l'alimentation. Normal, la santé est socialisée, l'État a donc un « intérêt impérieux » à ce que vous fassiez plus d'exercices, ne fumiez plus, mangiez moins gras.

C'est la rançon du socialisme. L'État peut prétendre avoir un intérêt impérieux à tout réglementer : vous devez suivre le programme scolaire de l'État qui s'est arrogé un droit de préemption en la matière, car il va de son intérêt que vous soyez « tolérant » et « multiculturel ». En Allemagne, l'État interdit en pratique l'instruction à la maison, il emprisonne des parents chrétiens qui s'opposent au programme d'éducation sexuelle et interdit à Berlin les exemptions à un cours d'éthique « humaniste », le tout pour des raisons impérieuses à son goût. Pour l'Allemagne, l'État — et non les parents — « est investi de la mission de l'éducation ». Cette mission « habilite celui-ci à poursuivre des objectifs pédagogiques propres indépendamment des parents » et les parents ne peuvent « demander que, lors des cours scolaires, les enfants ne soient pas confrontés à d'autres croyances ou opinions qui leur étaient étrangères ». Bref, l'État allemand impose quand il le veut au nom d'impératifs vagues son point de vue sans réels égards pour les convictions des parents, le tout pour « prévenir l'éclosion de phénomènes communautaristes à caractère religieux ou philosophique ». C'est-à-dire pour prévenir une réelle diversité religieuse et philosophique. Toutes ces restrictions s'opèrent actuellement contre des familles allemandes de souche et non des communautés allochtones.  Il n'est donc pas étonnant que Québec utilise la jurisprudence allemande et berlinoise (Appell-Irrgang c. Allemagne) en Cour suprême du Canada pour imposer sa philosophie jacobine et le programme d'éthique et de culture religieuse.

En échange de ces pertes de liberté, New York et les États occidentaux offrent plus de liberté dans un seul domaine : le sexe. Enfin, l'identité sexuelle : homosexuelle, bisexuelle, transsexuelle, transgenre et travestie. L'identité sexuelle comme exutoire à bon marché pour les gouvernements, comme compensation à la perte de libertés imposée dans les autres domaines par l'État  microgestionnaire, le gouvernemaman. Pour l'instant, il reste quelques tabous : l'inceste, la polygamie et la pédophilie. Pour combien de temps ? Après tout, selon certains experts qui sont venus témoigner en commission parlementaire, la pédophilie est une orientation sexuelle (comme l'homosexualité) dont on ne guérirait pas...


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École à la maison : les familles fuient l’Allemagne




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dimanche 8 juillet 2012

De l'avortement à l'infanticide... pour le bien-être de la famille

Rediffusion estivale, première diffusion, 29/II/2012.

Infanticide au Moyen-âge
Deux chercheurs en bioéthique, Francesca Minerva de l'Université de Melbourne et Alberto Giubilini de l'Université de Milan ont co-signé un article du Journal of Medical Ethics où ils plaident pour le droit de supprimer des nouveau-nés de la même manière que l'on peut avorter :
« Nous affirmons que le droit de tuer un nouveau-né devrait être éthiquement permis dans toutes les mêmes circonstances que l'est l'avortement. Ces circonstances incluent les cas où les nouveau-nés [...] peuvent être un risque pour le bien-être de sa famille ».

Les deux chercheurs font valoir :
«Le statut moral d'un enfant est équivalente à celle d'un foetus dans le sens où il manque aux deux les propriétés qui justifient l'attribution d'un droit à la vie à un individu. »
Plutôt que d'être des « personnes réelles », les nouveau-nés ne seraient que « des personnes potentielles ». Les deux scientifiques ajoutent que : « Le foetus et le nouveau-né sont pour sûr des êtres humains et des personnes potentielles, mais ils n'est pas non plus des « personnes » au sens de « sujet d'un droit moral à la vie ».

Les chercheurs distinguent ensuite cet « avortement post-natal » de l'euthanasie, affirmant que l'euthanasie est l'acte de faire mourir quelqu'un dans son propre intérêt, tandis que l'« avortement post-natal » est celui de tuer dans l'intérêt des personnes impliquées et non dans celui du bébé lui-même.

Pour ces deux auteurs utilitaristes,
« si des critères de coût social, psychologique ou économique pour des parents potentiels sont d'assez bonnes raisons pour avorter même si le fœtus est en bonne santé, [...] les mêmes raisons doivent pouvoir justifier l'avortement post-natal ».
Est-ce que seule la mère décidera de cet avortement post-natal ?

Homme socialement responsable ? Mère égoïste ? Sans doute religieuse ?



Massacre des innocents de Nicolas Poussin




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jeudi 5 juillet 2012

France — Bras de fer autour de l'école à la maison

Des familles qui ont fait le choix de l'instruction en famille refusent de se prêter aux modalités de contrôle de l'État.

Conformément à la loi Ferry de 1882, elles ont fait le choix de l'école à la maison. Mais elles refusent de soumettre leurs enfants aux modalités de contrôle imposées par les académies. Une soixantaine de familles réparties sur l'ensemble de la France ont signé un appel à la désobéissance civile.

« Si nous avons choisi de ne pas mettre nos enfants à l'école, ce n'est pas pour leur faire imposer des tests établis par l'Éducation nationale », résume Sylvie Martin Rodrigues, qui a lancé ce collectif en avril. Maman de Tom, 12 ans, et de Lilou, 9 ans, cette habitante de Mijoux, petit village de l'Ain, a fait le choix avec son mari de l'école à la maison, pour respecter le rythme des enfants et ne pas les « enfermer ». Ils pratiquent l'apprentissage « informel ». « Toute situation permet d'apprendre, à condition que l'enfant soit prêt à assimiler les notions », explique-t-elle.

Leurs ennuis avec l'Éducation nationale ont débuté en 2009, lorsqu'une inspectrice est venue frapper à leur porte, pour un premier contrôle. « Elle n'avait aucune animosité, mais elle est revenue à l'académie les mains vides, sans les tests. » Signalés début 2011 au procureur, ils sont passés devant le tribunal correctionnel le 22 mai, qui a prononcé la relaxe. Mais les choses ne se sont pas arrêtées là. La famille a été à nouveau contrôlée le 26 juin. « Nous leur avons montré nos supports pédagogiques. Nous leur avons aussi proposé d'aller voir la cabane de Tom ou de regarder les dessins de Lilou, mais nous refusons leurs tests. »

Après trois ans et demi de procédure, Sylvie Martin Rodrigues n'est guère optimiste sur les suites de l'affaire. D'autant plus qu'une autre famille vient de passer devant le tribunal pour mineurs de Vesoul, pour des raisons similaires. Verdict ? La juge pour enfants a laissé aux deux parties - la famille Claudin-Taponnot et l'académie - jusqu'au 25 juillet pour fixer un nouveau contrôle.

Pour quelle raison le bras de fer s'arrêterait-il là ? Avocat des familles, Cédric Plantavin parle de « lutte idéologique et philosophique ». Engagé sur ce terrain depuis deux ans, il défend sept familles et en conseille une quinzaine. « J'essaie d'obtenir des décisions de jurisprudence », évoquant les zones d'ombre laissées par la loi sur les modalités du contrôle mené au moins une fois par an par l'inspection d'académie.

Quel que soit le mode d'instruction choisi par les parents, il doit permettre d'acquérir, à l'issue de la période de l'instruction obligatoire — de 6 à 16 ans — un ensemble de connaissances et de compétences identique à celui des enfants scolarisés. La loi précise cependant que l'évolution des acquisitions s'apprécie « en fonction des choix éducatifs », « sans référence au niveau scolaire d'une classe d'un établissement public ou privé sous contrat », ce contrôle n'ayant pas pour objet de « valider le niveau scolaire ». De tests, il n'est donc pas question dans la loi. Mais la circulaire du 26 décembre 2011 sur l'obligation scolaire va dans le sens d'un renforcement du contrôle. Elle précise notamment que lors de l'entretien il est «souhaitable que l'enfant s'exprime» et que «des exercices individualisés adaptés, dans la mesure du possible, aux choix pédagogiques effectués, peuvent lui être demandés». C'est à cette circulaire, appliquée avec plus ou moins de zèle selon les académies, que les familles s'opposent aujourd'hui.

Une vraie alternative

Cet affrontement en dit beaucoup sur le fossé qui sépare les deux mondes. Selon les chiffres, 30.000 enfants et adolescents ne seraient pas scolarisés, soit 0,3% d'une tranche d'âge, pour des raisons philosophiques, mais aussi médicales, sportives, artistiques. Parmi eux, 27.000 suivent des cours par correspondance, Cned en tête. 3000 sont instruits directement par les parents. « Depuis une dizaine d'années, de plus en plus de parents font d'emblée le choix de l'instruction en famille, explique Christelle, bénévole au sein de l'association Laia (Libres d'apprendre et d'instruire autrement). Auparavant, ils le faisaient davantage en réaction à un problème avec l'instituteur, à la suite de violences ou de phobie scolaire. » Loin de l'image du précepteur réservé à l'élite, l'instruction à la maison se présente comme une vraie alternative pour tous. De quoi poser des questions à ceux qui ont pour ambition de refonder l'école.

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Les Canadiens favorables à une restriction du droit à l’avortement ainsi qu’à la peine de mort

Selon un sondage réalisé par Ipsos Reid pour le National Post et Global TV, les Canadiens restent favorables à l’avortement, notamment au Québec. Seuls 6 % des Canadiens réclament son interdiction pure et simple dans tous les cas.

Mais, alors que le Canada reste l’un des rares pays a n’opposer aucune restriction légale à l’avortement, 60 % des Canadiens (57 % des hommes et 62 % des femmes) sont d’accord pour « limiter » les possibilités d’éliminer son enfant au dernier trimestre de la grossesse. Ces chiffres recoupent ceux d'autres sondages antérieurs.

Quant au « mariage » homosexuel adopté en 2005, il est rentré dans les mœurs chez les femmes interrogées, mais nettement moins chez les hommes : 23 % des seconds et 13 % des premières y sont totalement opposées tandis que 25 % de ces messieurs et 15 % de ces dames sont favorables à un partenariat civil qui n’ait pas le même poids devant la loi que le mariage entre deux personnes de sexe opposé. On se demande bien pourquoi quand on considère le peu d'avantages fiscaux et juridiques qu'offre le mariage par rapport aux unions civiles ou même à la monoparentalité.

Concernant la peine de mort, 65 % des Canadiens qui ont une opinion sur la question y sont favorables (une augmentation de 13 points par rapport à 2001) alors que 35 % y sont opposés. C’est au Canada atlantique (80 %), en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba (75 %) que la possibilité du recours à la peine capitale est la plus populaire. Mais, là aussi, le Premier ministre Stephen Harper, a promis de ne pas légiférer...



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Avortement — « le débat est clos » selon les médias et l'intelligentsia autoproclamée



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mercredi 4 juillet 2012

The Guardian : nous avions tort au sujet du pic pétrolier

George Monbiot
Le chroniqueur écologique du journal de gauche britannique The Guardian, George Monbiot, fait son mea culpa au sujet des prévisions prématurées répercutées par les médias comme les siens (c'est-à-dire donc toute la presse conformiste québécoise) au sujet d'un imminent pic pétrolier.

Le pic pétrolier mondial serait ce moment où la production mondiale de pétrole plafonnera avant de commencer à décliner du fait de l'épuisement des réserves de pétrole exploitables entraînant, selon certains auteurs écologistes, une rapide hausse des prix et un effondrement de notre mode de vie actuel. Rappelons que le mode de vie contemporain dépend d'une énergie abondante et à bon marché alors que la société préindustrielle devait se satisfaire d'une énergie animale ou humaine, rare et chère.

La majorité des acteurs du secteur ont réfuté l'idée même de ce phénomène en argüant que des avancées techniques permettront une meilleure récupération du pétrole des gisements existants et l'exploitation de nouvelles sources d'hydrocarbures telles que les sables bitumineux ou la production hauturière. Mais ce n'était pas le cas de certains journalistes militants comme George Monbiot. Dans son article du 3 juillet 2012, le reporter activiste écrit :

« Certains d'entre nous avaient fait des prévisions vagues, d'autres avaient été plus précis. Dans tous les cas, nous avons eu tort. En 1975, M.K. Hubbert, un géologue à l'emploi de Shell qui avait correctement prédit le déclin de la production pétrolière américaine, a suggéré que les approvisionnements mondiaux pourrait atteindre un pic en 1995[1]. En 1997, le géologue pétrolier Colin Campbell a estimé que ce sommet se produirait avant 2010[2]. En 2003, le géophysicien Kenneth Deffeyes a dit qu'il était « sûr à 99 pour cent » que le pic pétrolier se produirait en 2004[3]. En 2004, le magnat texan T. Boone Pickens prédisait que « nous ne pomperons plus jamais plus de 82 millions de barils » par jour de carburants liquides[4]. (Or, la production moyenne de pétrole en mai 2012 était de 91 millions de barils[5]). En 2005, le banquier d'affaires Matthew Simmons a soutenu que « l'Arabie séoudite ... ne peut matériellement pas augmenter sa production de pétrole. »[6]  (Depuis lors, cette production est passée de 9 millions de barils par jour à 10, et l'Arabie séoudite bénéficie d'une capacité de réserve d'un 1,5 million de barils supplémentaires[7, 8].)

Le pic pétrolier ne s'est pas produit et il est peu probable qu'il se produise à court ou à moyen terme. Un rapport du cadre de l'industrie pétrolière Leonardo Maugeri, publié par l'Université Harvard, fournit des preuves convaincantes qu'un nouveau boom pétrolier a commencé[9]. Les contraintes sur l'approvisionnement en pétrole au cours des dix dernières années auraient eu comme cause une carence d'investissements plutôt qu'une raison géologique. Les bas prix d'avant 2003 avaient découragé les investisseurs de développer des champs pétrolifères difficiles. Les prix élevés de ces dernières années ont changé la donne.

L'analyse des projets pétroliers de Maugeri dans 23 pays indique que les approvisionnements mondiaux en pétrole devraient augmenter de 17 millions barils nets par jour (pour atteindre 110 millions) d'ici 2020. Il s'agit, selon lui, de « la plus grande augmentation potentielle de la capacité mondiale d'approvisionnement en pétrole depuis les années 1980. » Les investissements nécessaires à cette hausse dépendent d'un prix à long terme de 70 dollars le baril. Le coût actuel du pétrole brut Brent est de 95 $[10]. L'argent coule désormais à flot dans la prospection : un billion (mille milliards) de dollars a été dépensé au cours des deux dernières années, on prévoit un investissement record de 600 milliards $ pour 2012[11].

Le pays dans lequel la production est la plus susceptible d'augmenter, c'est l'Irak dans lequel les entreprises multinationales font désormais couler l'argent et font sentir leur emprise. Mais la plus grande surprise est sans doute que l'autre grand pays qui devrait connaître un boom pétrolier est les États-Unis. Le pic de Hubbert, la fameuse cloche qui représentait l'ascension et la chute de la production pétrolière aux États-Unis, est en passe de devenir les montagnes russes de Hubbert.

L'investissement s'y concentrera sur le pétrole non conventionnel, en particulier le pétrole de schiste. Il s'agit d'un brut de haute qualité piégé dans les roches à travers lesquelles il ne s'écoule pas naturellement. Il en existe, nous le savons désormais, des gisements gigantesques aux États-Unis : une estimation suggère que les schistes de Bakken au Dakota du Nord renferment presque autant de pétrole que l'Arabie séoudite (bien que moins de celui-ci est extractible)[14]. Et ce n'est qu'une des 20 formations de ce type aux États-Unis. L'extraction du pétrole de schiste nécessite un forage horizontal et une fracturation de la roche : une combinaison de prix élevés et d'améliorations techniques les a rendus rentables. C'est ainsi que la production dans le Dakota du Nord a augmenté pour passer de 100.000 barils par jour en 2005 à 550.000 en janvier de cette année[13]»



Entretemps, Radio-Canada propose toujours en 2012 dans son catalogue destiné aux écoles (au titre inquiétant et jargonneux : Instruire, « socialiser » et « qualifier ») un reportage de 2011 qui parle « des réserves de pétrole facilement accessibles [qui] s’épuisent », sans parler de l'augmentation de la production pétrolière et d'une relative stabilité des prix qui accompagne cette augmentation. Qui est conservateur dans ses schémas face à une nouvelle donne ?

Rappelons qu'une partie du programme d'éthique et de culture religieuse est consacrée à l'« avenir de la planète » qui permet aux éditeurs de manuels de ressortir tous les poncifs en la matière (voir la liste des hyperliens liens fournis comme ressources par LIDEC, voir aussi ici), là où d'aucuns prétendent sans rire que le programme ECR « ouvre l'esprit » ou qu'il serait « neutre ».



Notes de l'article de Monbiot

[1] http://www.hubbertpeak.com/hubbert/natgeog.htm

[2] Colin J. Campbell, 1997. The Coming Oil Crisis. Multi-Science Publishing Co. Ltd, Brentwood, Essex.

[3] Cité par Bob Holmes et Nicola Jones, le 2 août 2003. « Brace yourself for the end of cheap oil » (Préparez-vous pour la fin du pétrole bon marché). New Scientist, vol 179, issue 2406.

[4] T. Boone Pickens, le 9 août 2004. Lors d'un passage au Kudlow and Cramer Show sur MSNBC.

[5] Agence internationale de l'énergie, 13 juin 2012. Rapport sur les marchés pétroliers. http://omrpublic.iea.org/

[6] Matthew Simmons, 2005. Twilight in the Desert: The Coming Saudi Oil Shock and the World Economy (Crépuscule dans le désert : Le prochain choc pétrolier séoudien et l'économie mondiale) . Wiley.

[7] http://earlywarn.blogspot.co.uk/2011/02/latest-saudi-arabian-oil-production.html

[8] Voir la note au bas des pages 4-5, Leonardo Maugeri, juin 2012. Oil: The Next Revolution. The Unprecedented Upsurge of Oil Production Capacity and What It Means for the World. http://belfercenter.ksg.harvard.edu/files/Oil-%20The%20Next%20Revolution.pdf

[9] Leonardo Maugeri, juin 2012. Oil: The Next Revolution. The Unprecedented Upsurge of Oil Production Capacity and What It Means for the World. (Pétrole: la prochaine révolution. La recrudescence sans précédent de la capacité de production de pétrole et ce que cela signifie pour le monde.) http://belfercenter.ksg.harvard.edu/files/Oil-%20The%20Next%20Revolution.pdf

[10] http://www.oil-price.net/

[11] Examen des dépenses en amont de la Barclays (« Upstream Spending Review », 2012, cité par Leonardo Maugeri, comme ci-dessus.

[12] Maugeri écrit (page 47): « In 2011, Continental has estimated the Bakken OOP alone at 500 billion barrels. In terms of oil in place (not all of which is recoverable), both the Price and the Continental estimates would put the Bakken formation ahead of the largest oil basins in the world, making it the biggest one—a sort of Saudi Arabia within the United States. (In 2005, Saudi Oil Minister Al Naimi publicly estimated the OOP of Saudi Arabia to be around 700 billion barrels). »

[13] https://www.dmr.nd.gov/oilgas/stats/historicaloilprodstats.pdf




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Quel code vestimentaire pour les profs ?

L'habit ne fait pas le moine. Et pour­tant... De la même manière que les avo­cats portent une robe, que les mili­taires arborent un képi ou que les com­mer­ciaux ne quittent pas leur cos­tume cra­vate, les ensei­gnants pré­sentent des carac­té­ris­tiques ves­ti­men­taires com­munes. Leur repré­sen­ta­tion au cinéma suf­fit pour s'en convaincre » : cha­cun se sou­vient du look sur­anné des ensei­gnants dans le film « PROFS », de l'enseignante bran­chée incar­née par Michelle Pfeiffer dans « Esprits rebelles » ou encore du style passe-partout d'Isabelle Adjani dans « La jour­née de la jupe ». Certains traits sont gros­sis jusqu'à la cari­ca­ture, mais « toutes les pro­fes­sions ont un code vestimentaire », affirme Christia Lopez, consul­tante en images et direc­trice d'une société de conseil.

Une cer­taine décontraction

« Chez les ensei­gnants, précise-t-elle, j'ai pu consta­ter une cer­taine décon­trac­tion. Ils ne sont jamais très apprê­tés, ce qui cor­res­pond à leur public jeune ». Si la plu­part portent un jean et des vête­ments « de tous les jours », Christia Lopez indique que des dif­fé­rences appa­raissent, selon les établis­se­ments, les dis­ci­plines ensei­gnées et les degrés sco­laires.

« Les tenues seront plus ludiques et colo­rées chez les ensei­gnants du pri­maire qui tra­vaillent avec des enfants. » Quant au style rétro voire ana­chro­nique, il serait de plus en plus rare. « J'ai connu un pro­fes­seur qui por­tait à l'occasion un nœud papillon, mais ça reste rare et je ne connais aucun prof homme qui porte des pan­ta­lons en velours ! », insiste Mélusine, ensei­gnante de fran­çais au col­lège et auteur du blog « Journal d'une mau­vaise prof ». Dans un sujet consa­cré au dress code des ensei­gnants en ZEP, l'émission « Personne ne bouge » sur Arte rap­pelle d'ailleurs, avec humour, qu'associer veste en velours élimée aux coudes, ser­viette en cuir, Clarks mar­rons et lunettes rondes, génère « un combo res­pon­sable de l'échec scolaire »...

Davantage de cra­vates au lycée et à l'université

« Je ne pense pas qu'il y ait de "look de prof" autre que dans les fan­tasmes de "non-profs" », se défend Mélusine. À l'écouter, hor­mis au lycée et à l'université où les cra­vates sont plus nom­breuses, elles res­tent peu uti­li­sées. Les blouses, en revanche, sont pri­sées pour leur côté pra­tique : « elles sont uti­li­sées par les profs de sciences ou d'atelier. » Mais l'enseignante le recon­naît, cer­tains points com­muns appa­raissent, selon la dis­ci­pline : « les profs d'EPS sont géné­ra­le­ment en tenue de sport et font sen­sa­tion lorsqu'ils enfilent un jean ou des chaus­sures de ville. » Et puis le look reste sur­tout lié à la per­son­na­lité selon l'enseignante-blogueuse, « cela tient aussi au fait qu'un pro­fes­seur a sou­vent choisi une dis­ci­pline qui le pas­sionne. Vous retrou­ve­rez plus faci­le­ment un look dandy ou baroque chez un pro­fes­seur de lettres, d'histoire ou de phi­lo­so­phie de par leur inté­rêt pour les dis­ci­plines huma­nistes et artis­tiques qu'ils ont tra­vaillées des années à l'université. »

Faut-il s'habiller comme ses élèves pour être res­pecté ? « Non, au contraire », estime Mélusine, « si le pro­fes­seur n'est pas sûr de lui, il aura ten­dance à être plus rigide sur son appa­rence, cela aide à se glis­ser dans la peau du per­son­nage. Un prof cool qui res­semble trop à un élève, s'il n'a pas une très solide per­son­na­lité, perd vite leur res­pect. Les élèves ont besoin de repères. » Pour Christia Lopez, cha­cun doit mar­quer ses dif­fé­rences : « les élèves ont leur propre dress code et ils y tiennent. Il serait peine per­due pour un ensei­gnant d'essayer de l'adopter. » Selon elle, le meilleur conseil pour les jeunes profs reste d'adopter les codes en vigueur : « le plus impor­tant c'est d'être accepté par ses col­lègues, de par­ve­nir à se fondre dans le moule. Tenter l'excentricité c'est ris­quer le rejet. » Une sec­tion du règle­ment inté­rieur de chaque établis­se­ment est consa­crée au style ves­ti­men­taire et Mélusine rap­pelle que seul le chef d'établissement a le pou­voir de signa­ler un décol­leté trop plon­geant, une jupe trop courte, ou un short négligé. « Mes col­lègues de sciences, qui cir­culent beau­coup entre les tables pour les tra­vaux pra­tiques, évitent les talons hauts et les vête­ments à volants ou à pans qui traînent, pour des rai­sons évidentes. » Une excep­tion à la neu­tra­lité : les ensei­gnants dotés d'une forte per­son­na­lité peuvent ten­ter un style décalé. « On peut se per­mettre des excen­tri­ci­tés à condi­tion de res­ter décent et d'avoir la per­son­na­lité pour l'assumer », résume Mélusine, « si les élèves sont déjà répu­tés sur­vol­tés, tur­bu­lents, inutile de tendre le bâton pour se faire battre, ils sai­si­ront n'importe quel prétexte. »

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Priorité dans le rattrapage de session (6 semaines pour en assimiler 15) : que les étudiants puissent s'inscrire à l'université

Dans une entrevue accordée à Mario Dumont, la ministre du Monopole de l'Éducation, Madame Courchesne, a affirmé que la priorité dans le rattrapage de session au cégep est que les étudiants des cégeps grévistes puissent rentrer à l'université. Faire du chiffre au nom du « droit à l'éducation », sans égards à la qualité de l'enseignement ? Mario Dumont se pose aussi des questions : « en six semaines rattrapper quinze semaines ? » Si c'est possible alors pourquoi ne pas ramasser les deux années d'études du cégep en une seule année ?

Mario Dumont discute également avec la ministre, Michelle Courchesne, de sa directive demandant à tous les cégeps et universités québécoises d'être le plus accommodant possible envers les étudiants issus de cégeps grévistes.

Mario Dumont aborde enfin les indemnités supplémentaires que demandent les professeurs pour cette session de rattrapage alors qu'ils n'ont souvent pas enseigné pendant près de quatre mois pendant le boycott des étudiants tout en étant payés.







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France — priorité des recrutements dans les quartiers immigrés

Le ministre délégué français à la Ville François Lamy veut que « le maximum des 1.000 postes » créés en primaire à la rentrée « soit bien dans les quartiers qui en ont besoin », et a écrit au ministre de l'Education Vincent Peillon en ce sens, a-t-il déclaré dimanche sur LCP. « Un de mes objectifs est (...) que le maximum des 1.000 postes à la rentrée soit bien dans les quartiers qui en ont besoin », dans « les zones urbaines sensibles », et « ma première action a été d'écrire à Vincent Peillon, et de le voir d'ailleurs », pour cela, a affirmé le ministre.

Cas en l'espèce : l'École Pierre-Brossolette aux Mureaux dans la grande banlieue parisienne : 100 % des élèves y sont d’origine étrangère.





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