Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
mercredi 4 septembre 2024
Argentine — « nous rejetons la diversité des identités sexuelles qui ne correspondent pas à la biologie »
mardi 3 septembre 2024
Poutine visite une école à Oulan-Bator malgré le mandat d'arrêt de la Cour internationale de La Haye
« M. Poutine effectuera une visite officielle en Mongolie le 3 septembre », a indiqué jeudi le Kremlin dans un communiqué. Il s’agira du premier déplacement du président russe sur le sol d’un État signataire du Statut de Rome, depuis l’émission par la CPI d’un mandat d’arrêt contre lui en mars 2023.
La Mongolie a signé le Statut de Rome en 2000, avant de le ratifier en 2002. Or, chaque État membre est tenu d’arrêter toute personne sur son sol qui est visée par un mandat d’arrêt de la CPI, ce qui est le cas de Vladimir Poutine. Le Kremlin a toujours fermement rejeté les accusations de la CPI à l’encontre du président russe.
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| Poutine à son arrivé en Mongolie pour une visite d'État. Il a été reçu avec tous les honneurs par la ministre des Affaires étrangères mongole Battsetseg : tapis rouge et pompe militaire. |
À Moscou, cette politique est en effet tout à fait assumée. L’on assure qu’il s’agit de protéger des « réfugiés » provenant de zones de combat. En mai dernier, Maria Lvova-Belov annonçait ainsi l’arrivée de 100 enfants âgés de 3 à 17 ans, le plus souvent orphelins qui bénéficiaient de la citoyenneté russe grâce à une procédure expéditive. Une loi est modifiée à cet effet à l’été 2022 par décret présidentiel, pour accélérer l’attribution de la citoyenneté russe aux enfants et faciliter leur adoption.
Mme Lvova-Belova a affirmé que l’État russe était tout à fait disposé à réunir les enfants avec leurs parents s’ils se manifestaient.
Le 31 mai 2023, le service ukrainien de Radio Free Europe/Radio Liberty (organisme financé par le gouvernement des États-Unis) a rapporté que M. Zelenskiy avait déclaré que 371 enfants ukrainiens réfugiés en Russie étaient retournés en Ukraine.
Dans le cadre de cette visite, le président russe et son homologue mongol (ci-dessus au centre) ont été accueillis par un groupe de fillettes qui lui ont chanté « Framboise, tu es ma douce baie » en russe « сладкая ты моя ягода — малинка... ». Il existe quatre écoles russes à Oulan-Bator, la capitale mongole. La classe en question se trouve dans une école primaire de l’antenne locale de l’université russe d’économie Plekhanov.
« сладкая ты моя ягода — малинка ... »
— Волк Путина🐺.🇷🇺В миру Василий. (@bulah003) September 3, 2024
Милее этого вы сегодня уже ничего не увидите. Владимир Путин и президент Монголии Ухнагийн Хурэлсух побывали на занятии по хореографии в начальной школе Улан-Баторского филиала Российского экономического университета имени Плеханова pic.twitter.com/QiW98zBHYu
L’école fait partie de l’antenne à Oulan-Bator de l’université russe d’économie Plekhanov, qui a ouvert ses portes le 1er septembre 1999. Aujourd’hui, c’est la seule université de Mongolie qui propose des programmes d’études conformes aux normes éducatives russes. L’antenne mongole forme 1 500 étudiants.
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| Poutine sous la yourte avec son homologue mongol |
Télé publique allemande, la victoire de l'AfD aux élections est réminiscente de l'invasion de la Pologne
Dimanche, peu après les élections en Allemagne dans les régions de Saxe et de Thuringe, la rédactrice en chef de la télévision publique allemande ZDF, Bettina Schausten, a dérapé lors d'un commentaire odieux.
Mme Schausten a assimilé la victoire électorale de l'AfD en Thuringe le 1er septembre 2024 à l'attaque des nazis contre la Pologne le 1er septembre 1939. Cet amalgame honteux relativise la Seconde Guerre mondiale et ses millions de morts. Il s'agit bien sûr d'une diffamation honteuse à l'égard du tiers de l'électorat de ces deux régions de la part d'une journaliste, payée de surcroît par la redevance des téléspectateurs.
ZDF-Chefredakteurin vergleicht AfD-Wahlsieg mit Hitlers Überfall auf Polen.
— Boris Reitschuster (@reitschuster) September 2, 2024
TV-Kommentar: Neuer Tiefpunkt in der Medienlandschaft.https://t.co/B8mYa6wSgq
Mit einem skandalösen Vergleich hat Bettina Schausten nicht nur den Nationalsozialismus relativiert, sondern auch das…
Italie — Les arrivées par la mer des immigrants ont diminué d’environ 63% en un an
Deux ans plus tard, la présidente du Conseil revendique le maintien de sa promesse de campagne. Elle avait alors posé «un principe simple : en Italie, comme dans n’importe quel autre État sérieux, on n’entre pas illégalement ». Au 31 août 2024, 41.530 personnes sont arrivées en Italie après avoir traversé la mer Méditerranée, contre 114.513 lors des huit premiers mois de 2023. Le ministère de l’Intérieur met à jour quotidiennement sur son site les chiffres de l’immigration illégale dans son pays.
Pour limiter les flux migratoires, Giorgia Meloni a négocié des accords avec des pays de départ et de transit, comme la Tunisie, la Libye et l’Albanie. Objectif : faire traiter les demandes d’asile hors du territoire italien et de l’Union européenne, et faciliter les rapatriements des demandeurs d’asile arrivés clandestinement. Ainsi, en mars dernier, Bruxelles a passé un accord avec l’Égypte, promettant à ce pays une aide de 7,4 milliards d’euros d’ici à 2027 - principalement sous forme de prêts - contre un contrôle renforcé de ses frontières.
L’Union européenne et certains États membres ont multiplié les accords bilatéraux avec Tunis pour lutter contre l’immigration irrégulière, suscitant la consternation des organisations qui se disent en faveur de la défense des droits de l'homme. L’an dernier, un mémorandum d’entente sur un « partenariat stratégique » entre Bruxelles et Tunis prévoyait des aides financières d’un montant total de 255 millions d’euros à ce pays d’Afrique du Nord, en partie pour lutter contre l’immigration irrégulière. « Une grande partie des migrants venus d’Afrique subsaharienne, qui se trouvaient en Tunisie et étaient prêts à partir, ont été freinés dans leur démarche, selon le chercheur Matteo Villa, de l’Institut pour les études de politiques internationales. Les intermédiaires et les trafiquants ont été mis en prison. Nous ne nous attendions pas à ce que le président tunisien, Kaïs Saïed, mène une répression si sévère. La question maintenant est de savoir combien de temps cela durera. »
Dans le même temps, Giorgia Meloni a mis en place une stratégie visant à entraver le travail des ONG qui disent « sauver » les migrants qui traversent illégalement la Méditerranée. Ports de débarquement à des milliers de kilomètres des lieux de sauvetage (ce qui rallonge d’environ une semaine le temps de navigation, et diminue donc la fréquence des missions), interdiction d’effectuer plus d’un sauvetage à la fois même si le navire des militants a la capacité d’embarquer davantage de personnes, amendes voire immobilisation des navires contrevenant aux nouveaux décrets… Une politique vantée par le gouvernement comme ayant aidé à atteindre les « bons » chiffres de l’immigration clandestine. Mais, selon les estimations des experts, ces organisations récupèrent moins de 10 % des personnes arrivant en Italie.
Conséquences de cette politique migratoire européenne imaginée et promue par Giorgia Meloni : une explosion des arrivées en Espagne et en Grèce. Et une augmentation des décès dans le désert du Sahara de migrants qui décident de changer de route. Près de 160 personnes y auraient disparu cette année selon le projet Missing Migrants de l’Organisation mondiale pour les migrations (OIM).
Emmanuel Todd considère que « les États-Unis vivent au crochet du monde ».
Extrait:
Invité de «Points de Vue», Emmanuel Todd considère que «les États-Unis vivent au crochet du monde». «Tant qu'on est en guerre avec les Russes, ça roule pour eux. Mais le jour où la paix est signée, c'est la catastrophe», selon l'auteur de «La Défaite de l'Occident». pic.twitter.com/JrIe8N7wDU
— Le Figaro (@Le_Figaro) September 2, 2024
Émission entière :
lundi 2 septembre 2024
Russie : une rentrée sous le signe du patriotisme et du conservatisme social
Les élèves suivront de nouveaux cours sur la défense du pays ainsi que sur les « valeurs familiales traditionnelles ».
Les collégiens et lycéens de la Fédération de Russie font ce lundi leur rentrée. L’enseignement connaîtra un renforcement des thématiques « patriotiques » et de défense des valeurs familiales. Les élèves de la 8e à la 11 année (14 à 17 ans à l'entrée) devront suivre un nouveau cours hebdomadaire intitulé « Principe de base de la sécurité et la défense de la patrie », dispensé par des professeurs mais aussi par des anciens combattants de ce que l’on nomme officiellement l’« opération militaire spéciale » en Ukraine.
Depuis 2022, les écoles russes organisent le lundi matin, avec le lever des couleurs russes et l’hymne national, des « Conversations sur des sujets importants » portant sur différents sujets notamment sur les opérations militaires actuelles. Les nouveaux cours seront notamment consacrés à « la manière de se comporter en cas de menace militaire », aux« armes à feu », aux « premiers secours sur le champ de bataille » et aux « drones », selon les explications fournies le 28 août par le journal Komsomolskaïa Pravda.
Les écoles russes vont proposer un cours d'« études familiales » aux élèves adolescents à partir de la nouvelle année scolaire débutant en septembre, a annoncé l'Institut pour la stratégie de développement de l'éducation du pays dans un document partagé par le média indépendant Verstka jeudi.
Ce cours extrascolaire facultatif vise à « présenter aux jeunes le système traditionnel de valeurs familiales de notre patrie » et à encourager les « valeurs et attitudes pro-famille », notamment le mariage, le fait d'avoir plusieurs enfants et l'abstinence, parmi les élèves âgés de 11 à 15 ans, indique le document.
Dans 34 cours répartis sur l'année scolaire, les élèves discuteront de sujets tels que « la masculinité et la féminité », « le fait d'avoir plusieurs enfants en tant que composante importante d'un environnement familial sain », et « la fonction reproductive de la famille et son importance dans la résolution des problèmes démographiques auxquels la Russie moderne est confrontée ».
Le programme vise également à modifier la perception qu'ont les adolescents de la « valeur de la famille », qui, selon le document, est « souvent diminuée sous l'influence négative d'éléments d'une idéologie destructrice ».
Un cours soulignant l'importance de la famille a été proposé par la législatrice Nina Ostanina, qui préside la commission de la Douma d'État sur la protection de la famille, les questions relatives à la paternité, à la maternité et à l'enfance, en 2023. Sa collègue de la commission, Yelena Vtorygina, a fait valoir qu'enseigner aux élèves l'institution de la famille « empêcherait la Russie de tomber dans un abîme démographique ».
À la fin août, Vladimir Poutine a signé un décret rationalisant le processus d'immigration pour les étrangers attachés aux « valeurs familiales traditionnelles » et qui souhaitent s'installer en Russie, en dispensant ces personnes qui s'opposent à « l'idéologie néolibérale » de leur pays d'origine de passer les tests de langue et d'histoire habituellement obligatoires.
En 2025 d’ailleurs, selon l’institut fédéral des mesures pédagogiques (Fipi), l’examen sanctionnant la fin des études secondaires, appelé « examen d’état unifié », ou EGE, devra être purgé des citations relevant de « matériel extrémiste » et des « idées antiétatiques ». Des points seront en effet retirés à un candidat si le correcteur trouve dans sa copie, par exemple, des mots étrangers pouvant être remplacés par des mots russes.
dimanche 1 septembre 2024
Culture et citoyenneté québécoise - Ce que l'APCQ veut que vous sachiez sur ce cours
L'idéologie du genre serait enseignée au Québec de la maternelle au secondaire 5 à partir du mois d'août 2024.
1-Étude sur le suicide des personnes transgenre :
https://www.genethique.org/les-chirur...
2-Sur le fait qu'il n'y a pas d'études probantes et fiables sur les effets bénéfiques des bloqueurs de puberté et la prise d'hormones :
https://www.genethique.org/bloqueurs-...
https://www.genethique.org/transition..
»
Voir aussi
Étude — Plus on est « progressiste », plus idéaliserait-on ou nierait-on la réalité ?
Angleterre — La clinique de transition de genre Tavistock « serait poursuivie par 1 000 familles »
L'idéologie LGBTQ/trans dans le nouveau cours de culture et citoyenneté québécoise
Québec — Cours d'éducation à la sexualité ou comment endommager une génération en une seule prise...
DPJ — acharnement et impunité de la DPJ. Qui protège les parents contre la DPJ ?
DPJ utilisée pour harceler les parents-éducateurs à la maison
Mathieu Bock-Côté sur la tentation autoritaire de l'Occident (Angleterre, Brésil, France)
Le commun des mortels y a pourtant vu, avec raison, une tentative délibérée d’occultation du réel, rappelant le scandale de Telford, en 2018. On avait alors découvert l’existence d’un système d’esclavage sexuel de jeunes filles de la classe ouvrière britannique organisé par un gang pakistanais. La chose était connue depuis longtemps, par la police et par les services sociaux, mais tue, de peur de susciter une accusation de racisme. Ce n’était pas la première fois. Le sort affreux réservé à ces fillettes dévoilait pour plusieurs le lien entre immigration et insécurité.
Ces émeutes ont donc jeté dans la rue des milliers de Britanniques. Le pouvoir travailliste, déstabilisé a voulu les mater, par tous les moyens nécessaires, au point même de faire quasi officiellement alliance avec les milices islamistes rapidement mobilisées auxquelles la police multiplia les gestes de soumission, évoquant le fameux roman de Michel Houellebecq.
Naturellement, toute violence, qu’elle soit contre les biens ou les personnes, est condamnable. Mais le pouvoir ne s’est pas contenté de réprimer les violents, et a trouvé dans cette révolte l’occasion idéale pour renforcer les lois encadrant la liberté d’expression de manière particulièrement liberticide – on parlera sans exagérer de lois de censure. Elles se multiplient partout en Occident.
Le prétexte est toujours le même : le régime diversitaire prétend sauver la démocratie en combattant la « désinformation » et les « propos haineux ». La désinformation est toutefois assimilée à toute remise en question du « narratif officiel » dans les sociétés occidentales contemporaines. Quant aux propos haineux, ils désignent toute critique un tant soit peu articulée du mythe de la diversité heureuse et des revendications formulées en son nom. Pour le faire, on amalgame à des propos authentiquement séditieux des critiques simplement musclées du multiculturalisme.
La maîtrise des réseaux sociaux, au nom de leur « modération », est devenue grande obsession d’un pouvoir inquiet devant une possible révolte populaire. Le moindre écart de conduite sur les réseaux sociaux doit être sanctionné. On a ainsi vu des Britanniques condamnés pour avoir retweeté un « mème ». Le gouvernement de Keir Starmer a même libéré des places en prison pour faire de la place aux émeutiers et militants des réseaux sociaux qui les auraient soutenus. On peinera à ne pas y voir un retour du délit d’opinion.
Le régime diversitaire ne tolère pas qu’on le contredise. L’opposition à l’immigration massive est assimilée au racisme, et il faudrait se montrer intraitable avec elle, mais le racisme antiblanc, lui, n’existerait pas – on ne saurait donc le sanctionner. La délinquance conquérante n’existerait pas non plus : en parler relèverait de la désinformation et il faudrait censurer sans la moindre hésitation ceux qui prétendraient le contraire. Tout comme ceux parlant de la submersion migratoire : ne propageraient-ils pas à la fois une théorie conspirationniste et des propos haineux ? La censure devient ici l’expression achevée d’une démocratie nettoyée de ses scories.
C’est paradoxalement au nom de l’état de droit que se met en place un régime autoritaire résolu à mater une population en colère, que cette révolte soit électorale, comme on le voit avec la diabolisation des partis populistes, médiatique, comme elle s’exprime sur les réseaux sociaux, ou dans la rue. Partout, on voit ce basculement s’opérer, pour sauver la démocratie contre un peuple hanté, et même possédé, par le démon du populisme, et qu’il faut par tous les moyens neutraliser.
Robert Reich, ministre américain du Travail sous Obama veut faire arrêter Elon, pense que remettre en question l'intégrité des élections est très dangereux et devrait être interdit.
Il a récemment écrit plusieurs articles dans le journal britannique de gauche The Guardian à cet effet. Il n'hésite pas à invoquer la désinformation russe, trait du complotisme éculé de gauche depuis l'élection de Trump:
« Selon un nouveau rapport du Center for Countering Digital Hate (Centre de lutte contre la haine numérique), M. Musk a lui-même publié 50 fausses déclarations électorales sur X depuis le début de l'année. Elles ont été vues au total 1,2 milliard de fois. Aucune d'entre elles n'a fait l'objet d'une « note de la communauté » de la part du supposé système de vérification des faits de X.Évidemment, Robert Reich s'est rendu coupable de désinformation lui-même. Par exemple dans ce tweet où il invente une marge de profits astronomiques d'une chaîne de grande distribution américaine (Kroger). Sous-texte : l'inflation n'est pas due à l'impression massive d'argent (la dette exorbitante des États-Unis) mais à la « cupidité des entreprises ». Il a été repris par une « note de la communauté » sur X qui rappelle les faits.
Il est de plus en plus évident que la Russie et d'autres agents étrangers utilisent X pour perturber la course à la présidence de cette année, vraisemblablement en faveur de Trump. Musk n'a pas fait grand-chose pour les arrêter. »
Robert Reich considère donc que remettre en cause l'intégrité des élections est très dangereux « pour la démocratie » et ce genre de discours devrait être interdit.
À moins, bien sûr, que Robert Reich ne suggère comme en 2018 (vidéo ci-dessous) que la Russie, avec l'aide des républicains, trafique les machines à voter. Ces inquiétudes-là étaient parfaitement légitimes... et en rien complotistes. Bien que jamais prouvées bien sûr.
Robert Reich, the guy who wants Elon arrested, thinks that questioning the integrity of elections is very dangerous and should be prohibited.
— MAZE (@mazemoore) September 1, 2024
Unless of course it's Robert Reich in 2018 suggesting that Russia, with the help of Republicans, tampers with our voting machines. pic.twitter.com/kOj91Ig44T
samedi 31 août 2024
Québec — Chute marquée du taux de réussite en français à l'examen du ministère
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| Le taux de réussite à l’examen ministériel d’écriture des écoles privées québécoises est de 83,8 %, bien plus que les 66,9 % au public. |
La chute marquée en français et la baisse notable des taux de réussite en sciences et technologies, contrastent avec le beau succès en mathématiques : les examens du ministère de l’Éducation de juin suscitent de vives inquiétudes.
Québec a dévoilé vendredi les résultats des derniers examens ministériels. Bien que les comparaisons d’une année à l’autre soient rendues complexes par l’allègement des contenus au fil des ans — d'abord en raison de la pandémie, puis à cause de la grève l’an dernier —, les difficultés en français sont indéniables. Les écoles privées affichent quant à elles des résultats nettement supérieurs.
En français, dans le réseau public, le taux de réussite à l’examen d’écriture n’atteint que 66,9 %, soit une baisse de 4,2 points de pourcentage par rapport à l’année précédente, malgré les contenus allégés en raison de la grève qui a privé certains élèves d’un mois d’école. Dans les écoles privées, le taux de réussite au même examen s’élève à 83,8 %.
L'écart de réussite entre les garçons et les filles à cette même épreuve de français est de 10 points de pourcentage. Les garçons ont obtenu un taux de réussite de 65,5 %, contre 75,6 % pour les filles.
En mathématiques, les élèves du public ont réussi l’examen de juin dans une proportion de 76,6 %. C’est un bond de 7,5 points de pourcentage par rapport à l’année précédente, où seulement 69 % des jeunes avaient obtenu la note de passage à cette épreuve.
Encore là, les élèves du réseau privé font nettement mieux : ils ont réussi l’examen de mathématiques dans une proportion de 90,7 %, en hausse de 7,6 points de pourcentage par rapport à l’année précédente.
En sciences, le taux de réussite est de 70,1 % (90,8 % pour les écoles privées). Avant la pandémie, ce taux, dans les écoles publiques, était de 74,4 %.
« Un laxisme total » en français
Suzanne-G. Chartrand, professeure à la retraite de l’Université Laval et fondatrice du mouvement Debout pour l’école !, croit que les mauvais résultats de français n’ont rien à voir avec la grève. Ils sont plutôt le résultat, à son avis, d’« un laxisme total depuis les années 1990 » du système de l’éducation qui n’accorde pas assez d’importance au français.
Les élèves, note-t-elle, peuvent écrire n’importe comment en géographie, en histoire, etc., sans jamais avoir de rétroaction ni perdre de points. Les jeunes devraient au contraire être encouragés à bien écrire dans toutes les matières, selon Mme Chartrand, et pas seulement dans les quelques textes qu’ils écriront dans leur cours de français.
Elle relève par ailleurs que les taux de réussite seraient encore plus bas si, dans la correction, moins de points étaient accordés à l’aspect « discours » pour lequel, pendant des mois entiers, les élèves apprennent « comme une recette » à écrire un texte argumentatif construit exactement selon le modèle attendu par le ministère de l’Éducation.
En mettant la recette en pratique, ils peuvent donc récolter assez de points pour obtenir la note de passage, même si leur orthographe, leur syntaxe ou leur vocabulaire sont catastrophiques.
Égide Royer, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval, souligne que 3,6 milliards de dollars sont alloués annuellement aux services destinés aux élèves en difficulté, sans pour autant engendrer de meilleurs résultats.
Il insiste sur l’urgence pour le ministère de l’Éducation et celui de l’Enseignement supérieur de s’unir et de réfléchir de concert à ces enjeux.
En examinant les taux de réussite, il observe que, bien que modestes, ils demeurent élevés compte tenu qu’au moins un élève sur trois au secondaire bénéficie d’un plan d’intervention pour les élèves en difficulté.
Par ailleurs, M. Royer rappelle une statistique rapportée par Marie Montpetit, nouvelle présidente-directrice générale de la Fédération des cégeps dans La Presse : un élève sur quatre échoue à son premier cours de français au cégep.
Les résultats décevants en français aux examens ministériels, principalement dans les écoles publiques, ne devraient pas surprendre le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville. En effet, déjà en 2023, il avait annoncé qu’une consultation auprès d’experts serait engagée face à la qualité insuffisante du français, menant à l’élaboration d’un nouveau programme prévu pour la rentrée 2025.
Québec — Triplement du nombre d'heures d'anglais en une trentaine d'années.
Quatre cents heures d'anglais de plus, centaine d'heures de français de moins ?
Un nombre record de cégépiens faibles en français
Nombre d'heures de français en diminution alors qu'une majorité de décrocheurs en 5e secondaire échoue en français
Priorité du nouveau ministre : renforcer l'immersion en anglais et la médicamentisation ?
L'État impose plus d'anglais dès le primaire, qu'en dit un linguiste ?
vendredi 30 août 2024
L'éducation sexuelle à l'école française
Présentation de l'éditeur
Vos enfants sont confrontés dès le primaire au risque de la pornographie… Il faut les prévenir des abus sexuels… Ils doivent savoir le plus tôt possible ce qu'est la sexualité pour éviter la désinformation des cours de récréation…
Autant de « bonnes raisons » de défendre une éducation sexuelle dispensée dans le cadre de l'école.
Or il s'agit là d'une conception pour le moins naïve, voire biaisée, du rôle de l'Éducation nationale.
Ce n'est pas à l'enfant de se protéger de la violence, c'est aux adultes qu'il incombe de créer les conditions d'un milieu sécurisé.
Mais surtout on ne mesure pas le danger d'une sexualisation précoce de l'esprit de l'enfant – dès la maternelle comme le prévoit la législation –, et les conséquences traumatiques chez un enfant qui n'a pas atteint la puberté, ou chez celui qui entre dans la période fragile de l'adolescence.
C'est pourquoi Sophie Audugé pousse un cri d'alarme à partir du constat de cette dérive idéologique de l'Éducation nationale et de sa mise en œuvre dans nos écoles, de plus en plus soumises au diktat d'associations militantes. S'appuyant sur l'expertise de médecins spécialistes, l'ouvrage apporte une réponse pratique et des conseils à tous ceux qui souhaitent d'abord préserver l'intérêt supérieur de l'enfant : le respect de son rythme de développement affectif et de ses besoins cognitifs pour grandir, détaillé ici âge par âge, et la sanctuarisation de son intimité. Un livre qui défend le rôle de l'école dans les domaines de l'instruction et de la prévention.
Sophie Audugé, directrice de SOS Éducation, spécialiste des politiques éducatives.
Maurice Berger, pédopsychiatre, ex-professeur associé de psychopathologie de l'enfant à l'université Lyon-II.
L'éducation sexuelle à l'école,
par Sophie Audugé et Maurice Berger,
paru le 21 août 2024,
aux éditions Artège,
à Perpignan,
256 pp.,
ISBN-13 : 979-1033615712














