vendredi 30 août 2024

L'éducation sexuelle à l'école française

Les nouvelles orientations de l’Éducation nationale en question

Présentation de l'éditeur

Vos enfants sont confrontés dès le primaire au risque de la pornographie… Il faut les prévenir des abus sexuels… Ils doivent savoir le plus tôt possible ce qu'est la sexualité pour éviter la désinformation des cours de récréation… 

Autant de « bonnes raisons » de défendre une éducation sexuelle dispensée dans le cadre de l'école. 

Or il s'agit là d'une conception pour le moins naïve, voire biaisée, du rôle de l'Éducation nationale. 

Ce n'est pas à l'enfant de se protéger de la violence, c'est aux adultes qu'il incombe de créer les conditions d'un milieu sécurisé. 

Mais surtout on ne mesure pas le danger d'une sexualisation précoce de l'esprit de l'enfant – dès la maternelle comme le prévoit la législation –, et les conséquences traumatiques chez un enfant qui n'a pas atteint la puberté, ou chez celui qui entre dans la période fragile de l'adolescence. 

C'est pourquoi Sophie Audugé pousse un cri d'alarme à partir du constat de cette dérive idéologique de l'Éducation nationale et de sa mise en œuvre dans nos écoles, de plus en plus soumises au diktat d'associations militantes. S'appuyant sur l'expertise de médecins spécialistes, l'ouvrage apporte une réponse pratique et des conseils à tous ceux qui souhaitent d'abord préserver l'intérêt supérieur de l'enfant : le respect de son rythme de développement affectif et de ses besoins cognitifs pour grandir, détaillé ici âge par âge, et la sanctuarisation de son intimité. Un livre qui défend le rôle de l'école dans les domaines de l'instruction et de la prévention.


Sophie Audugé, directrice de SOS Éducation, spécialiste des politiques éducatives.
Maurice Berger, pédopsychiatre, ex-professeur associé de psychopathologie de l'enfant à l'université Lyon-II. 

L'éducation sexuelle à l'école,
par Sophie Audugé et Maurice Berger,
paru le 21 août 2024,
aux éditions Artège,
à Perpignan,
256 pp.,
ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1033615712



jeudi 29 août 2024

La gauche n’est pas du tout majoritaire, mais elle est dominante

Sarah Knafo, députée française (Reconquête!) au Parlement européen sur Europe 1:

La gauche n’est pas du tout majoritaire dans le pays, mais elle est dominante. Parce qu’elle a pris le pouvoir dans l’université, l’école, la justice, les médias, l’administration, etc.

Il faut le lui retirer.

Voir aussi

« Tu peux dire ce que tu veux, Zemmour, de toute façon on tient le programme scolaire ! »

« Nous évoluons vers une démocratie [sic] anti-majoritaire »

Niall Ferguson : « Nous sommes tous devenus des Soviétiques »

L'État de droit international aux dépens de la démocratie (suisse)

Cour de « justice » européenne interdit de refouler les immigrants qui traverse illégalement la frontière

Jordan Peterson : « Je savais que le pouvoir judiciaire au Canada avait été saisi politiquement », « les thérapeutes sont obligés de mentir sur l'identité de genre »

« Valeurs européennes » : la promotion de contenus LGBT auprès des mineurs ?

Juges européens : droit de blasphème contre christianisme, mais délit de blasphème contre l’islam ?

Zemmour (vidéos) : gouvernement des juges, concordances entre hier et aujourd’hui, Napoléon, Algérie, sentiments dans la politique

Dicastocratie [le gouvernement des juges] — « La réinvention du despotisme éclairé »

« État de droit » (gouvernement des juges) contre démocratie ?

Les juges-prêtres (sur le livre L’emprise contemporaine des juges)

Colombie-Britannique : trois parents pour un enfant  

Cour supérieure du Québec : vers l’effacement des concepts immémoriels comme le sexe, le père et la mère ? (m à j)  

Père : ma fille de 14 ans a été détruite par des hormones de transition imposées par un tribunal

 

Université anglophone Concordia : baisse de 10 % du nombre de nouveaux étudiants inscrits cet automne

La hausse des droits de scolarité pour les étudiants provenant du reste du Canada imposé par le gouvernement québécois fait mal à l’Université Concordia de Montréal. L’établissement déplore une baisse de près de 30 % de ces inscriptions (hors Québec donc) à l’automne, anticipant des pertes de revenus de plusieurs millions de dollars.

À une semaine de la rentrée, l’établissement enregistre un recul de 28 % des nouvelles inscriptions chez les étudiants du reste du Canada par rapport à l’automne dernier, selon des données obtenues par La Presse. La baisse est aussi marquée chez les étudiants étrangers, dont le nombre a diminué de 11 % au premier cycle.

Globalement, l’université rapporte une baisse d’un peu moins de 10 % du nombre de nouveaux étudiants inscrits cet automne.

Cette baisse privera l’établissement de 15 millions de dollars.


En réduisant ses dépenses de 36 millions de dollars, l’université anglophone espère limiter son déficit à 35 millions de dollars d’ici la fin de l’année en cours, sans quoi celui-ci s’élèvera à 79 millions de dollars.

Dans ce contexte, elle n’aura pas le choix de « changer son plan de match » pour le recrutement de futurs étudiants, affirme Graham Carr, recteur de l'université anglophone.

Par courriel, l’autre université anglophone de Montréal, McGill, a fait savoir qu’elle ne partagerait pas les données de ses inscriptions avant le mois d’octobre.

À partir de l’automne, les étudiants canadiens en provenance d’autres provinces devront débourser 12 000 $ au lieu de 9000 $ par année pour étudier dans une université anglophone québécoise.

Annoncée l’an dernier, la mesure avait été vivement dénoncée par McGill et Concordia, Bishop’s s’étant vu accorder une exemption après avoir fait valoir qu’une telle hausse mettrait en péril sa survie.

Avec ce changement, Québec espère freiner le déclin du français et corriger un déséquilibre entre le financement des universités anglophones et francophones.

Concordia espérait limiter la baisse des inscriptions en offrant jusqu’à 4000 $ en soutien financier aux étudiants canadiens non québécois au premier cycle. Mais l’effet a été limité, affirme Graham Carr.

C’était très difficile de faire passer le message aux étudiants. Quand l’annonce [de la hausse] a été faite, c’était trop tard, beaucoup d’étudiants avaient déjà pris leur décision [de ne pas s’inscrire].

Ce n’est pas nouveau : Concordia observe une baisse « historique » de ses inscriptions depuis la pandémie. Une situation qui préoccupe ses professeurs.

Questionné sur la possibilité que l’offre de cours soit réduite, Graham Carr a fait valoir que l’administration « faisait le plus possible pour protéger la vie académique ».

« On concentre les compressions dans d’autres secteurs, mais c’est certain que nous serons beaucoup plus stricts sur l’application du nombre minimum d’étudiants requis pour qu’un cours se tienne, par exemple », dit-il.

Baisse chez les étudiants étrangers

D’autres facteurs ont pu avoir contribué à la baisse du nombre d’étudiants étrangers, nuance Graham Carr, citant notamment de nouvelles règles d’immigration au niveau fédéral.


À compter de l’automne, les étudiants étrangers devront débourser un tarif plancher de 20 000 $, somme sur laquelle Québec percevra environ 3000 $.

Depuis 2018, les universités pouvaient leur facturer ce qu’elles souhaitaient, et conserver l’argent.

Comme McGill, Concordia a intenté une poursuite contre le gouvernement pour qu’il revienne sur sa décision d’augmenter les tarifs imposés aux étudiants non québécois.

En juillet, un juge de la Cour supérieure a rejeté la demande soumise par Concordia de retarder la hausse des droits de scolarité.

L’Université plaidera sur le fond de la cause devant les tribunaux à l’automne.


Source : La Presse de Montréal

Concordia en chiffres

Pour l’année 2023-2024
  • 35 800 étudiants au premier cycle
  • 9600 étudiants au deuxième cycle
  • 66,6 % des étudiants sont québécois
  • 23,4 % des étudiants proviennent de l’international
  • 10 % des étudiants sont issus du reste du Canada
  • Les principaux visas des étudiants internationaux : Inde (24,5 %), Iran (14,8 %), France [ils viennent donc ici étudier en anglais !] (11,1 %) et Chine (7 %)

Budget:
  •     630 millions de dollars
        Revenus anticipés par l’Université pour l’année 2024-2025
  •     665 millions de dollars
        Dépenses anticipées par l’Université pour l’année 2024-2025

    Source : site de l’Université Concordia


Ontario — Nouvelles manifestations d'étudiants internationaux ayant échoué leurs examens

Un autre groupe d'étudiants postsecondaires de Brampton a fait parler de lui cette semaine - surtout sous forme de critiques - pour avoir protesté parce qu'ils échouaient à leurs cours.


Tout comme les manifestations qui ont eu lieu devant l'université Algoma de la ville plus tôt cette année, des dizaines d'étudiants inscrits au St. Clair College of Applied Arts and Technology - un établissement géré en partenariat avec un collège privé d'enseignement professionnel appelé Ace Acumen Academy - affirment que leur école les a « fait échouer sans raison ».

Les étudiants, dont certains ont lancé des appels vidéo qui ont été traduits en anglais sur X et d'autres plateformes, disent qu'ils « ne peuvent pas tolérer » les résultats de leur dernier examen final, car ils n'ont « pas le temps de travailler et d'étudier à nouveau ».

Alors que l'appel à l'aide s'adressait principalement à la communauté pendjabie locale, des centaines d'habitants se sont exprimés sur le sujet, beaucoup d'entre eux pointant du doigt les collèges « usines à diplômes » et les différents niveaux de gouvernement concernant la situation du programme national destiné aux étudiants étrangers.

Beaucoup demandent également que ces étudiants, et les étudiants en général, assument davantage la responsabilité de leurs propres résultats scolaires.

« Nous avons échoué à nos cours, mais nous exigeons qu'ils nous fassent passer pour que nous puissions être non qualifiés dans le domaine que nous avons étudié », a déclaré une personne dans son propre résumé de la situation.

« Si vous échouez à un cours, vous le recommencez... c'est comme ça pour tout le monde », a ajouté une autre personne.

Certains doutent de la crédibilité de ces écoles privées « usines à diplômes », de leurs exigences, de leurs certificats et de leurs systèmes de notation, les qualifiant d'« arnaque à tous les niveaux », y compris pour les futurs diplômés. D'autres ont mis en doute la crédibilité des étudiants qui s'inscrivent à certains programmes en les considérant comme une « voie rapide vers la résidence permanente ».

Un autre groupe d'étudiants postsecondaires de Brampton a fait parler de lui cette semaine - surtout sous forme de critiques - pour avoir protesté parce qu'ils échouaient à leurs cours.

Tout comme les manifestations qui ont eu lieu devant l'université Algoma de la ville plus tôt cette année, des dizaines d'étudiants inscrits au St. Clair College of Applied Arts and Technology - un établissement géré en partenariat avec un collège privé d'enseignement professionnel appelé Ace Acumen Academy - affirment que leur école les a « fait échouer sans raison ».

Les étudiants, dont certains ont lancé des appels vidéo qui ont été traduits en anglais sur X et d'autres plateformes, disent qu'ils « ne peuvent pas tolérer » les résultats de leur dernier examen final, car ils n'ont « pas le temps de travailler et d'étudier à nouveau ».

Alors que l'appel à l'aide s'adressait principalement à la communauté pendjabie locale, des centaines d'habitants se sont exprimés sur le sujet, beaucoup d'entre eux pointant du doigt les collèges « usines à diplômes » et les différents niveaux de gouvernement concernant la situation du programme national destiné aux étudiants étrangers.

Beaucoup demandent également que ces étudiants, et les étudiants en général, assument davantage la responsabilité de leurs propres résultats scolaires.

« Nous avons échoué à nos cours, mais nous exigeons qu'ils nous fassent passer pour que nous puissions être non qualifiés dans le domaine que nous avons étudié », a déclaré une personne dans son propre résumé de la situation.

« Si vous échouez à un cours, vous le recommencez... c'est comme ça pour tout le monde », a ajouté une autre personne.

Certains doutent de la crédibilité de ces écoles privées « usines à diplômes », de leurs exigences, de leurs certificats et de leurs systèmes de notation, les qualifiant d'« arnaque à tous les niveaux », y compris pour les futurs diplômés. D'autres ont mis en doute la crédibilité des étudiants qui s'inscrivent à certains programmes en les considérant comme une « voie rapide vers la résidence permanente ».

Les étudiants protestaires de Brampton n'accueillent pas avec bienveillance un membre de True North, qu'ils confondent avec Rebel News. Ils scandent assez facilement « Cessez le racisme !» Visiblement, ils savent sur quel bouton appuyer au Canada.

Il n'est pas confirmé que les personnes qui se sont rassemblées au St. Clair College soient ici avec un permis d'études international, et si c'est le cas, combien d'entre elles.

Suite à la manifestation très médiatisée d'Algoma, l'école a finalement permis à certains étudiants ayant échoué à l'examen de le repasser et a simplement donné à d'autres la note de passage - ce qui, selon certains, reviendrait à céder à un sentiment  indû de droit au diplôme dans le cas présent.


Sources: Blog TO et 𝕏

mercredi 28 août 2024

La France en 2024 : liberté, égalité, fraternité et fliqué...



Travailleurs temporaires — Fonctionnaires canadiens incités à sauter les étapes de prévention de la fraude

Une enquête du Star de Toronto révèle que les fonctionnaires ont été invités à sauter les étapes de prévention de la fraude lors de l’examen des demandes de travailleurs étrangers temporaires.

Les mesures visant à accélérer le traitement des demandes ont entraîné une diminution des contrôles visant à prévenir la fraude, a indiqué une source au Star. Le gouvernement a répondu qu’il « prend des mesures concrètes » pour lutter contre la fraude dans le cadre du programme.

Travailleurs « temporaires » philippins d’un Tim Hortons en Alberta

Alors que le gouvernement Trudeau promet de sévir contre un programme de travailleurs étrangers temporaires dont il admet qu’il a fait l’objet d’abus, une enquête du Star a révélé que le gouvernement accélère les demandes en ordonnant aux agents de traitement de sauter des étapes cruciales conçues pour prévenir la fraude.

Depuis janvier 2022, Emploi et Développement social Canada (ESDC) a demandé à son personnel d’appliquer des « mesures de rationalisation » lors de l’évaluation de la légitimité des demandes des employeurs qui souhaitent embaucher des travailleurs étrangers temporaires (TET).

La « rationalisation » du traitement des EIMT rapportée aujourd’hui par le Toronto Star ne devrait surprendre personne. C’est précisément ce que Mark Wiseman, co-fondateur et président de l’Initiative du Siècle, préconisait en 2022. Rappelons que l'Initiative du Siècle est un groupe de pression dont l'objectif est de porter la population du Canada à 100 millions d'habitants d'ici à 2100. Pour lui, il faut approuver toutes les demandes émanant du secteur privé (quitte à effectuer des contrôles après l'importation des travailleurs étrangers). Écoutez par vous-même :

Selon des documents internes de ESDC obtenus par le Star et des entretiens avec un employé actuel de ESDC, les contrôles de routine destinés à garantir que le système n’est pas utilisé de manière abusive par des employeurs peu scrupuleux ont été suspendus dans le but de traiter les demandes plus rapidement.

Ces contrôles suspendus consistaient notamment à contacter les employeurs pour confirmer qu’ils ont bien demandé à embaucher un travailleur, à vérifier que les avocats et les consultants qui postulent au nom des employeurs sont en règle avec leur organisme de réglementation et à clarifier les heures supplémentaires, les congés et les avantages promis au travailleur.

« Cela montre vraiment une contradiction totale entre les politiques publiques du gouvernement et la façon dont le programme est réellement géré », a déclaré Catherine Connelly, professeur à la DeGroote School of Business de l’université McMaster, qui étudie le programme des travailleurs étrangers temporaires depuis plus d’une décennie et qui a examiné les documents internes de ESDC.

« D’un côté, on nous dit que le gouvernement va sévir sur tout, et d’un autre côté, nous voyons dans les documents que l’administration fédérale ne sert clairement plus que de simple chambre d’enregistrement des demandes faites », a-t-elle déclaré. « Si le gouvernement ne procède même pas à des vérifications élémentaires, comment le public peut-il avoir confiance en quoi que ce soit ?

Lundi, le Premier ministre Justin Trudeau a annoncé des modifications au programme des travailleurs étrangers temporaires, destinées, selon lui, à réduire le nombre de travailleurs étrangers faiblement rémunérés que les entreprises peuvent embaucher et à inciter ces dernières à recruter davantage de résidents canadiens.

Les demandes de travailleurs à bas salaire dans les régions où le taux de chômage est élevé seront refusées dans de nombreux secteurs, les employeurs ne pourront embaucher qu’un maximum de 10 % de leur main-d’œuvre dans le cadre du programme et la période d’emploi des travailleurs à bas salaire passera de deux ans à un an. Les travailleurs des secteurs de l’agriculture, des soins de santé, de la construction et de la sécurité alimentaire — les secteurs qui embauchent le plus de travailleurs migrants — seront exemptés de ces changements.

Dans un courriel adressé au Star, ESDC a déclaré que le gouvernement comprenait que le processus d’approbation des évaluations de l’impact sur le marché du travail (EIMT) — les demandes que les employeurs canadiens soumettent pour embaucher un travailleur étranger — « devait être amélioré ».

Le gouvernement « prend des mesures concrètes pour restreindre l’accès au programme des TET aux seuls employeurs qui peuvent démontrer un véritable besoin du marché du travail », a déclaré ESDC en réponse à des demandes de renseignements sur les instructions de rationalisation.

« Les changements annoncés aujourd’hui devraient réduire la dépendance à l’égard des travailleurs étrangers temporaires », a déclaré le CESD, ajoutant que le gouvernement envisageait d’autres mesures, notamment l’augmentation des frais de traitement des demandes et la mise en œuvre de « futurs changements réglementaires concernant l’admissibilité des employeurs ».

Ni l’annonce du gouvernement ni la réponse de l’ESDC au Star n’indiquaient si le gouvernement fédéral abandonnerait sa procédure accélérée et reviendrait aux contrôles et aux garanties qui étaient en place auparavant.

Un employé de longue date de ESDC, en première ligne du traitement des études d’impact sur le marché du travail (EIMT), a déclaré au Star qu’au fur et à mesure que le programme des TET prenait de l’ampleur et que les entreprises étaient autorisées à embaucher de plus en plus de travailleurs, les contrôles qui permettaient de limiter la fraude dans le cadre du programme ont été éliminés, la priorité étant donnée à la rapidité plutôt qu’à l’examen minutieux.

« Les contrôles ont été tellement réduits que nous ne pouvons pas faire grand-chose », a déclaré l’employé. « Les gens se sont plaints à la direction, mais rien n’a été fait. »

L’employé a déclaré que, depuis que la directive visant à accélérer l’examen des demandes a été transmise par le siège national, le personnel a réduit d’environ « 50 % ce que nous sommes censés lire sur le formulaire » et que, bien que les fraudes potentielles soient signalées, « rien » ne se produit.

L’une des révélations les plus alarmantes des documents de rationalisation, selon l’employé de ESDC, est la prise de conscience par le département des risques associés au fait de négliger des informations tout en sautant des étapes.

Une section « questions-réponses » figure au bas de plusieurs directives afin de répondre aux préoccupations potentielles du personnel. L’une des questions est la suivante « Je crains de passer à côté d’informations importantes si je suis les étapes de l’évaluation simplifiée. Que se passera-t-il si je fais une erreur ? »

La réponse indique que le processus d’évaluation est une « approche basée sur le risque » qui équilibre « les besoins du marché du travail canadien et l’intégrité du programme ».

« Le ministère a pris en compte et accepté le risque qu’un élément d’information important soit négligé au cours de l’évaluation d’une demande d’EIMT », indique le document.

Bien que les documents indiquent que le personnel est en mesure d’exercer son jugement, le consultant en immigration Kanwar Sierah a déclaré que « les agents ne disposent pas de suffisamment de temps pour exercer leur pouvoir discrétionnaire ».

M. Sierah, qui représente également des travailleurs migrants qui ont été escroqués de dizaines de milliers de dollars, compare les instructions de ESDC à « une échappatoire » qui lui permettrait de « rejeter plus tard la faute sur les agents si on découvrait des négligences ».

Dans son courriel au Star, ESDC explique qu’« en raison de la nature temporaire des mesures de lutte contre la pandémie, au cours des deux dernières années, le programme a adopté une approche basée sur le risque afin de réduire la charge administrative, ce qui a ensuite permis au programme d’accorder la priorité à des évaluations approfondies des demandes émanant d’employeurs identifiés comme présentant un risque élevé de fraude EIMT, tout en permettant au programme de répondre à la demande sans précédent des employeurs ».

Mais, bien qu’il soit facile de repérer les demandes présentant d’« énormes signaux d’alarme », l’employé de l’ESDC a déclaré que la plupart des escroqueries passent sous le radar parce que les auteurs savent comment « garder un profil bas » et « savent ce qu’il faut écrire » pour éviter de se faire prendre.

Les mesures expéditives ont été prises à un moment où la demande de travailleurs au Canada a explosé, les employeurs ayant reçu le feu vert pour embaucher près de 240 000 travailleurs étrangers temporaires en 2023, selon les données de ESDC, soit plus du double qu’en 2018.

Pas moyen de se faire servir à Saint-Hyacinthe en français (ville à 97,4 % francophone)

Collectivement, les grandes chaînes de restauration et de vente au détail constituent le plus grand groupe d’employeurs utilisant le programme pour embaucher les travailleurs temporaires étrangers corvéables et mal payés, mais leur dépendance au système est impossible à quantifier en raison de l’utilisation rampante de sociétés numérotées dans les données gouvernementales.

Rien qu’en Ontario, Tim Hortons a embauché au moins 714 travailleurs étrangers temporaires l’année dernière, contre 58 en 2019. Mais quelque 92 % de ces postes en 2023 étaient répertoriés sous des sociétés de portefeuille qui ne portaient pas le nom de la franchise.

Une jeune femme de la région de Saint-Hyacinthe est abasourdie par la caissière de #TimHortons qui lui parle systématiquement en anglais.

Voir aussi

Canada — Les employeurs continuent de faire appel à des travailleurs étrangers faiblement rémunérés, malgré la hausse du chômage


lundi 26 août 2024

Langue française : quels sont ces « mots haïssables » ?

« Impactant », « iconique », « dispruptif », « débunker », « manspreading »… Les anglicismes, les vocables journalistiques éculés, les néologismes popularisés par les communicants de la start-up nation envahissent nos écrans, nos journaux, les discours politiques, la musique populaire. Mais ces mots ont-ils encore un sens ? En ont-ils seulement déjà eu un ? Le journaliste Samuel Piquet a disséqué cette insupportable novlangue dans son Dictionnaire des mots haïssables (éd. du Cherche-midi).


Résumé

Ils apparaissent soudain dans un texte de chanson, un séminaire d'entreprise, un discours politique. Peu à peu, ils s'insinuent dans les médias et les conversations. Et, quelques mois plus tard, chacun d'entre nous se surprend à les employer, sans même le décider ou le vouloir. Ce sont les mots haïssables, ces vocables à la signification nébuleuse façonnés par notre époque pour dissimuler son vide, son injustice, son hypocrisie. Avec humour et précision, Samuel Piquet décortique, analyse puis pulvérise ces mots détestables qui polluent notre quotidien. Un dictionnaire non pas « jubilatoire », « iconique » ou « addictif », mais tout simplement utile pour ceux qui veulent échapper à l'air du temps et aux discours creux..
 

Dictionnaire des mots haïssables

de Samuel Piquet,
paru le 3 novembre 2023
au Cherche-midi,
217 pp,
ISBN 9782749177076

 

Qui attaque ou menace le plus souvent des juifs ?


Les Juifs sont plus souvent attaqués ou menacés par des individus musulmans en France, Suède, Allemagne et au Royaume-Uni.

Sur le graphique ci-dessus, les « n » correspondent non pas à l’échantillon (plus de 5000 personnes) mais au nombre de répondants ayant été agressés ou menacés dans chaque pays.

Sources : article et article.

Voir aussi
 
 
 

Grande-Bretagne — Les enseignants seront formés à la lutte contre la « blanchité » dans les écoles


Des directives officielles visent à encourager la formation « antiraciste » des enseignants afin de maintenir la diversité du personnel enseignant.

Les enseignants apprendront à remettre en question la « blanchité » dans les cours, peut révéler The Telegraph de Londres.

Des directives ont été élaborées pour les cours de formation des enseignants, afin de s'assurer que les futurs éducateurs sont « antiracistes » et préparés à mettre cela en œuvre dans la salle de classe.

Les enseignants recevront des instructions sur la manière de « perturber la centralité de la blanchité » dans les écoles, selon un document sur les meilleures pratiques.

Dans la théorie critique de la race, le terme « blanchité » fait référence aux attitudes sociales considérées comme normales par les Blancs, et les orientations suggèrent que des concepts tels que la « méritocratie », l'« objectivité » et l'« individualisme » devraient être remis en question.

Les documents précisent que les enseignants en formation - s'ils sont blancs - devraient également être incités à développer et à projeter une « identité raciale blanche positive ».

L'impact de la blanchité

Des orientations distinctes ont été élaborées pour l'Écosse et l'Angleterre, et les deux documents ont été approuvés par les universités proposant une formation aux enseignants, notamment Edimbourg, Glasgow et Newcastle, ainsi que par le syndicat de l'éducation nationale.

Les documents affirment que le fait d'encourager une formation « antiraciste » des enseignants contribuera à maintenir la diversité du personnel enseignant et à combler l'écart de niveau entre les élèves blancs et non blancs.

Le « cadre antiraciste » écossais, élaboré par le Conseil écossais des doyens de l'éducation et approuvé par dix universités, indique que les changements apportés à la formation des enseignants « perturberont la centralité de la blanchité et permettront d'autres façons de voir, de penser et d'agir ».

Ce processus peut se traduire par davantage de références au colonialisme et au racisme dans les cours et par une meilleure compréhension de « l'impact de la blanchité ».

Cela permettra aux enseignants de projeter une « identité raciale blanche fondée sur la réalité et la solidarité “ dans la classe, exempte de ” fausses notions de supériorité ».

Le cadre national de lutte contre le racisme pour la formation initiale des enseignants, lancé en 2023, stipule que ceux qui forment les futurs enseignants doivent « démystifier le mythe de l'objectivité “ dans les travaux universitaires et examiner plutôt comment certains points de vue sont ” réduits au silence » dans les travaux universitaires.

Les formateurs d'enseignants ont été vivement encouragés à lutter pour la justice raciale « par le biais de l'activisme » et les syndicats d'enseignants, selon le document d'orientation.

Les outils de la blanchité

Un cadre antiraciste parallèle pour la formation des enseignants, commandé par le syndicat de l'éducation nationale en 2023 et financé par l'université de Newcastle, a été élaboré pour l'Angleterre.

Il indique que « les enseignants travaillant avec tous les groupes d'âge » sont « cruciaux pour le travail de lutte contre le racisme », et oriente les tuteurs vers la littérature académique sur la façon de traiter la « blanchité ».

Le terme « blanc » est mentionné près de 400 fois dans le guide, tandis que le terme « blanchité » apparaît 121 fois.

Les différents documents universitaires mentionnent l'importance de dissiper les « notions d'objectivité » ainsi que ce que l'on appelle les « outils de la blanchité », notamment l'« individualisme » et la « croyance en une méritocratie ».

Le cadre renvoie également les tuteurs à des passages qui affirment que le « privilège blanc » inclut le « droit à la jouissance » et que « les émotions sont elles-mêmes racialisées ».

Le guide écossais vise à lutter contre le racisme dans l'éducation et à créer un corps enseignant plus diversifié.

Il a été mis à disposition par les établissements d'enseignement supérieur qui assurent la formation des enseignants, notamment les universités d'Aberdeen et de Strathclyde.

Un porte-parole de l'université de Newcastle a déclaré : « Comme nous l'avons vu lors des récents troubles publics au Royaume-Uni, le racisme est omniprésent dans notre société. La façon dont nous formons les enseignants aujourd'hui et demain jouera un rôle important pour briser ce cycle et le cadre a été développé pour fournir des conseils pratiques à ce sujet.

Voir aussi