Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
Les double-vaccinés plus infectés proportionnellement par le variant Omicron que les non-vaccinés au Danemark... Il nous manque pour l'instant des informations stratifiés par âge (est-ce que ces non-vaccinés sont surtout des très jeunes ?)
Au Québec, où le ministre de l’Éducation [Jean-François Roberge] a décrété que les enfants instruits à la maison doivent subir les mêmes longs examens que leurs pairs de l’école publique (des examens élaborés en fonction du programme officiel) nous attendons toujours que les centres de service [anciennes commissions scolaires] fournissent de quelconques ressources aux familles qui font l’école à la maison (tels que des tests de pratique [examens blancs en France]) afin qu’ils puissent se préparer à ces examens. À l’heure actuelle, le ministre donne l’impression qu’il préférerait voir nos enfants sous-performer à ces examens. [Et ainsi trouver un prétexte de plus pour serrer la vis aux parents qui instruisent leurs enfants à domicile.]
[Notons que nous désapprouvons le fait qu’on impose les examens du public aux enfants instruits à la maison alors que certains parents fuient précisément l’école publique parce qu’ils trouvent le programme officiel mal conçu, trop idéologue, trop peu exigeant sur certains aspects, etc. Nous pensons que plusieurs examens devraient être admis comme équivalents, plus particulièrement ceux d’organismes internationaux francophones ayant pignon sur rue.]
Partout dans la province, des centres de services scolaires, visiblement désespérés de conserver l’argent qui leur est attribué pour chaque étudiant, ont transmis des informations inexactes ou trompeuses sur ensemble de détails, allant des dates limites d’inscription à la façon de s’inscrire pour l’enseignement à la maison. Certains centres ont même appelé des familles d’école-maison qui s’inscrivent pour la première fois afin d’exercer de la pression et de tenter de les convaincre de retourner leurs enfants à l’école publique.
[…]
Notre équipe juridique se bat pour nos familles du Québec et nous sommes déterminés à leur obtenir les ressources dont elles ont besoin pour être préparées aux examens que leurs enfants seront forcés de subir.
Comme sa consœur canadienne, la banque centrale britannique a le mandat de viser un taux d’inflation de 2 %. Or, en novembre l’Angleterre affichait un taux d’inflation annuel de 5,1 %.
Au Canada, la hausse des prix en novembre s’est établie à 4,7 %, d’après Statistique Canada. Mais selon M. Derek Holt, économiste de la Banque Scotia, elle serait plutôt de 6 % si le Canada calculait l’inflation comme le fait l’Angleterre.
En Angleterre comme aux États-Unis, les statisticiens tiennent compte des variations des prix des véhicules d’occasion, ce qui n’est pas le cas au Canada.
Il existe différentes mesures du marché des véhicules d’occasion. Un indice publié par le Canadian Black Book montre que la valeur des voitures d’occasion a bondi de 9,5 % rien qu’en novembre et de 38 % par rapport à l’année précédente — dans les deux cas des valeurs historiques. À l’aide de cette source de données, M. Holt estime que l’inflation annuelle augmenterait d’environ 1,3 point de pourcentage, portant le taux à 6 pour cent contre 4,7 pour cent.
En outre, la hausse du prix des aliments serait sous-estimée par Statistique Canada d’après les analyses de Sylvain Charlebois, directeur du Laboratoire de recherche est science analytique agroalimentaire à l’Université Dalhousie.
« J’ai peu confiance aux données de l’inflation canadienne », critique M.Holt. Pour lui, il est clair que la hausse des prix est sous-estimée. Une action rapide de la banque centrale est donc d’autant plus importante à ses yeux.
« La question est extrêmement importante à une époque de sensibilité accrue aux pressions inflationnistes », a-t-il déclaré. « Beaucoup de choses dépendent de lectures précises de l’inflation, mais au Canada, les marchés, les commerces de rue et les consommateurs ne sont pas bien servis par cette omission continue. »
Par exemple, certaines personnes voient leur salaire et leurs avantages sociaux liés aux variations de l’Indice des prix à la consommation (IPC).
« Les décisions de politique monétaire affectant le coût d’emprunt nécessitent aussi une mesure précise de l’inflation », a ajouté M. Holt.
Statistique Canada tient compte des véhicules d’occasion lorsqu’il construit sa pondération des biens et services dans l’IPC. Cependant, il utilise les prix des voitures neuves comme approximation du marché de l’occasion. En novembre, le prix de ces véhicules neufs a augmenté de 6,1 % par rapport à l’année précédente. Aux États-Unis, ces prix ont bondi de 11,1 %.
Statistique Canada a déclaré évaluer des sources de données et des méthodes alternatives pour inclure le prix des voitures d’occasion dans l’IPC.
Aucun gouvernement (ni PLQ, ni PQ) n’aura accueilli autant d’immigrants (permanents + temporaires) que celui de François legault. Aucune mesure nataliste à l’horizon.
Le Canada, contrairement aux États-Unis, a rapidement recommencé à accueillir des travailleurs et des étudiants étrangers après un bref arrêt dû à sa gestion de la pandémie dans le cadre d’une politique pro-immigration de masse.
Environ 1,9 million de nouveaux arrivants sont entrés dans le pays au cours des cinq années précédant décembre 2021, soit une augmentation de plus de 50 % par rapport aux cinq années précédentes.
Selon Bloomberg, « Les résultats sont à la fois formidables et problématiques : les entreprises ont pourvu les postes à un rythme effréné ces derniers mois, repoussant la masse salariale au-dessus des niveaux d’avant la pandémie et leur permettant d’augmenter la production. Avec une moindre rareté de la main-d’œuvre [par rapport aux États-Unis], les travailleurs canadiens n’obtiennent que de minuscules augmentations de salaire — actuellement de 2 % en moyenne — qui les laissent plus pauvres quand on prend en compte l’inflation de près de 5 %. »
Moins de pression Hausse des salaires plus forte aux États-Unis qu’au Canada
Il y a eu une « augmentation de la population d’âge actif au Canada », explique Avery Shenfeld, économiste en chef à la Banque Canadienne Impériale de Commerce. Ces nouveaux immigrants, dit M. Shenfeld, sont « moins susceptibles de dire “Allez vous faire voir !” et préférer travailler dans les secteurs où les pénuries sont les plus aiguës ».
Les différences de politique d’immigration entre les pays voisins sont aujourd’hui si marquées que ces deux situations peuvent servir à une sorte d’expérience économique.
Les États-Unis jusqu’en 2020 ont orchestré une forte baisse de l’immigration, le marché du travail est soumis à des conditions inverses : les travailleurs bénéficient des plus fortes augmentations de salaire depuis des décennies — équivalant presque à la flambée de l’inflation — alors que les employeurs ne trouvent pas assez de personnel pour fonctionner à pleine régime, ce qui bride l’expansion économique.
À Ottawa, le gouvernement de Justin Trudeau parie que sa formule d’une forte immigration accompagnée d’une importante création d’emplois parviendra à apaiser les pressions inflationnistes et à créer le genre de reprise uniforme et durable qui fera oublier aux Canadiens à quel point ils ont perdu une partie de leur pouvoir d’achat en 2021.
Prêts à travailler La reprise a attiré de nombreuses personnes nées à l’étranger dans la population active du Canada
La moindre augmentation des travailleurs nés à l’étranger aux États-Unis reflète des politiques plus restrictives lancées sous l’administration de Donald Trump.
Le Canada, quant à lui, demeure « ambitieux » sur le plan de l’immigration. Après avoir vu les niveaux d’immigration chuter de plus de la moitié l’année dernière en raison de la gestion canadienne de la pandémie, le gouvernement Trudeau prévoit de compenser entièrement cette baisse en augmentant ses objectifs annuels à l’avenir.
Les étudiants internationaux recommencent déjà à affluer. Le Canada a délivré environ 354 000 permis d’études à des étrangers au cours des neuf premiers mois de l’année 2021, en hausse de 63 % par rapport à la même période en 2020.
« Cibler un bassin de talents qui existe à l’échelle mondiale pour combler la rareté de la main-d’œuvre canadienne doit faire partie de la stratégie », a déclaré Sean Fraser, le nouveau ministre de l’Immigration de Trudeau, lors d’une interview la semaine dernière. S’exprimant dans une interview avec Bloomberg, Fraser a déclaré qu’il était même prêt à augmenter la cible du nombre d’immigrants — actuellement fixés à 411 000 pour l’année prochaine — s’il jugeait que de nouveaux arrivants supplémentaires étaient nécessaires pour combler les pénuries de main-d’œuvre.
Nous sommes Fiona Godlee et Kamran Abbasi, rédacteurs en chef du BMJ, l’une des revues de médecine générale les plus anciennes et les plus influentes au monde. Nous vous écrivons pour soulever de sérieuses inquiétudes concernant la « vérification des faits » entreprise par des fournisseurs tiers au nom de Facebook/Meta.
En septembre, un ancien employé de Ventavia, une société de recherche sous contrat participant aux essais du vaccin Pfizer contre le COVID-19, a commencé à fournir au BMJ des dizaines de documents internes à l’entreprise, de photos, d’enregistrements audio et de courriels. Ces documents ont révélé une multitude de mauvaises pratiques de recherche lors d’essais cliniques en cours chez Ventavia qui pourraient avoir un impact sur l’intégrité des données et la sécurité des patients. Nous avons également découvert que, malgré la réception d’une plainte directe concernant ces problèmes il y a plus d’un an, la FDA n’avait pas inspecté les sites d’essai de Ventavia.
Le BMJ a chargé un journaliste d’enquête de rédiger l’article pour notre journal. L’article a été publié le 2 novembre, à la suite d’un examen juridique, d’un examen externe par des pairs et soumis à la surveillance et à l’examen éditorial de haut niveau habituels du BMJ.
Mais à partir du 10 novembre, les lecteurs ont commencé à signaler une variété de problèmes en essayant de partager notre article. Certains ont déclaré ne pas être en mesure de le partager. Beaucoup d’autres ont signalé que leurs messages se voyaient adjoindre un avertissement concernant « Contexte manquant… Des vérificateurs des faits indépendants disent que cette information pourrait induire les gens en erreur ». Ceux qui essayaient de publier l’article ont été informés par Facebook que les personnes qui partageaient à plusieurs reprises de « fausses informations » pourraient voir leurs publications déplacées plus bas dans le fil d’actualité de Facebook. Les administrateurs du groupe où l’article a été partagé ont reçu des messages de Facebook les informant que ces messages étaient « en partie faux ».
Les lecteurs ont été dirigés vers une « vérification des faits » effectuée par un entrepreneur de Facebook nommé Lead Stories.
Nous trouvons que la « vérification des faits » effectuée par Lead Stories est inexacte, incompétente et irresponsable.
Elle n’affirme aucun fait indiquant où l’article du BMJ s’est trompé ;
Son titre n’a pas de sens : « Vérification des faits : le British Medical Journal n’a PAS révélé de rapports ignorés portant sur des défauts lors des essais de vaccins Pfizer COVID-19 et que les invalident » ;
Le premier paragraphe qualifie à tort le BMJ de « blogue d’actualités » ;
Elle contient une capture d’écran de notre article avec un tampon dessus indiquant « Flaws Reviewed » (défauts examinés), bien que l’article de Lead Stories n’identifie rien de faux ou d’incorrect dans l’article du BMJ ;
Elle a publié l’histoire sur son site Web sous une URL qui contient l’expression « hoax-alert » (alerte-bobard).
Nous avons contacté Lead Stories, mais ils refusent de changer quoi que ce soit à propos de leur article ou des actions qui ont conduit Facebook à signaler notre article.
Nous avons également contacté directement Facebook pour demander la suppression immédiate de l’étiquette « vérification des faits » et de tout lien vers l’article Lead Stories, permettant ainsi à nos lecteurs de partager librement l’article sur votre plate-forme.
Mais nous souhaitons également soulever une préoccupation plus large. Nous sommes conscients que le BMJ n’est pas le seul fournisseur d’informations de haute qualité à avoir été affecté par l’incompétence du régime de vérification des faits de Meta. Pour donner un autre exemple, soulignons le traitement par Instagram (également détenu par Meta) de Cochrane, le fournisseur international de revues systématiques de haute qualité des preuves médicales. Plutôt que d’investir une partie des bénéfices substantiels de Meta pour garantir l’exactitude des informations médicales partagées via les médias sociaux, vous avez apparemment délégué la responsabilité à des personnes incompétentes pour mener à bien cette tâche cruciale. La vérification des faits est un élément essentiel du bon journalisme depuis des décennies. Ce qui s’est passé dans ce cas devrait inquiéter quiconque apprécie et s’appuie sur des sources telles que le BMJ.
Nous espérons que vous agirez rapidement : notamment pour corriger l’erreur relative à l’article du BMJ et pour revoir les processus qui ont conduit à l’erreur ; et généralement de reconsidérer votre investissement et votre approche globale de la vérification des faits.
Meilleurs vœux,
Fiona Godlee, rédactrice en chef
Kamran Abbasi, nouveau rédacteur en chef
Le BMJ
Par ailleurs, Facebook admet lors d’un procès que sa vérification des faits n’est pas neutre
Un aveu qui intervient à la suite d’une plainte déposée par un journaliste et qui ouvre la voie à de nombreuses interrogations. La mésaventure d’un journaliste américain a ouvert la voie à un étonnant aveu de la part de Facebook. Les avocats de l’entreprise (désormais nommée Meta) ont reconnu le 29 novembre que le système de vérification des informations qui circulent sur le réseau social n’était pas neutre.
L’étonnant argument de Facebook
Tout part d’une plainte déposée contre la plate-forme par le journaliste et animateur de Fox News John Stossel, ancien d’ABC News plusieurs fois récompensé pour ses enquêtes.
Facebook avait qualifié de « partiellement fausse » l’une de ses vidéos en septembre 2020, dans laquelle il affirmait que la principale cause des incendies qui avaient détruit les forêts californiennes était la mauvaise gestion forestière du gouvernement américain, sans balayer pour autant la responsabilité de causes naturelles comme le réchauffement climatique. Il se basait notamment sur l’intervention dans la séquence du militant écologiste Michael Shellenberger.
La plainte pour diffamation de John Stossel a abouti à un procès au cours duquel Facebook a fait valoir un argument qui pourrait se retourner contre l’entreprise : « Les mentions en elles-mêmes ne sont ni fausses ni diffamatoires, au contraire, elles constituent des opinions protégées », ont déclaré ses avocats.
En creux, le réseau a donc admis que sa vérification des faits était affaire d’opinion et qu’elle n’était pas neutre. Or, dans un communiqué en août 2020, Facebook expliquait que « la publication de contenu relevant de l’opinion ne donne pas l’autorisation de diffuser de fausses informations ». Nouvelle illustration donc du manque de neutralité du réseau social
Pourquoi les Danois s’opposent-ils désormais à l’immigration ? Pour faire bref, parce que bon nombre d’entre eux craignent que les réfugiés ne sapent leur État-providence. […]
Le 1er décembre, [le gouvernement social-démocrate danois] a promulgué une loi pour empêcher la formation de sociétés parallèles en obligeant les autorités locales à privilégier dans les « zones de prévention » [de formation de ghettos ethniques] les personnes instruites et occupant un emploi lors de l’attribution des logements. Il est encore plus soucieux de dissuader les migrants d’arriver en premier lieu. En mars, le Danemark fut le premier pays de l’UE à annoncer qu’il renverrait des Syriens en Syrie, arguant que Damas et ses environs sont désormais sûrs. Mette Frederiksen, la Première ministre danoise, s’est fixé un objectif de « zéro demandeur d’asile ». Le 13 décembre, un tribunal danois a condamné Inger Stöjberg, qui était ministre de l’Immigration dans un précédent gouvernement de centre droit, à 60 jours de prison pour avoir ordonné illégalement que les demandeurs d’asile mariés de moins de 18 ans soient hébergés séparément de leur conjoint. Elle a déclaré que l’intention de cette politique était de décourager le mariage des enfants. Les partis anti-immigrés la considèrent comme une martyre.
Le Danemark est loin d’être le seul pays à fermer les portes. L’Europe a été secouée de convulsions politiques après un afflux de réfugiés en 2015 ; la plupart des gouvernements sont désireux d’éviter que cela se répète. […]
La différence danoise a des racines profondes. Après la perte par la couronne danoise des duchés largement germanophones du Schleswig et du Holstein au profit de la Prusse en 1864, elle a tiré la leçon que le pays doit « rester solidaire [et] être homogène », déclare Ulf Hedetoft, spécialiste du nationalisme à l’Université de Copenhague. Une loi deux ans plus tard stipulait que seules les personnes qui parlaient danois et portaient des vêtements danois pouvaient devenir Danois. […]
Dans les années 1960 et 1970, le Danemark a recruté des « travailleurs invités » ; des réfugiés du Vietnam et d’Iran sont arrivés dans les années 1970 et 1980. L’accueil est devenu moins chaleureux dans les années 1990 avec l’arrivée de réfugiés de guerre dans ce qui avait été la Yougoslavie. Le Parti nationaliste du peuple danois (df), fondé en 1995, s’est alors mobilisé pour leur fermer la porte. En 2001, il a soutenu un gouvernement conservateur-libéral, qui a conçu la stratégie actuelle à deux volets qui consiste à repousser les migrants potentiels et à assimiler ceux qui s’installent.
Ses politiques comprennent l’allongement de la période d’attente des immigrants pour obtenir la résidence permanente, qui passe de trois à sept ans, et la fin de l’obligation pour les écoles d’enseigner dans la langue maternelle des élèves. Pour renforcer la danoisité, il a introduit un « canon » culturel, historique et démocratique dans les programmes scolaires. Sans ces mesures, « la situation aurait été vraiment catastrophique », déclare Peter Skaarup, chef de file parlementaire du df.
En Suède, ces mêmes sentiments se répandent ; au Danemark, ils font désormais partie des idées reçues. « L’État-providence social-démocrate ne peut survivre que si nous maîtrisons les migrations », déclare M. Tesfaye, dont le père était un réfugié éthiopien. Le Danemark est peut-être le deuxième pays le plus heureux du monde, selon un récent sondage, mais son bonheur semble fragile.
La défense par le Danemark de son État-providence est impitoyable et, selon ses critiques, raciste. En octobre, le ministère des Finances, dans son rapport annuel sur la question, a estimé qu’en 2018, les immigrés de pays non occidentaux et leurs descendants ont drainé des finances publiques 31 milliards de couronnes nettes (4,9 milliards de dollars), soit environ 1,4 % du PIB. Les immigrés des pays occidentaux, en revanche, ont contribué pour un montant net de 7 milliards de couronnes (voir le graphique ci-dessus). Les données sur l’effet de l’immigration sur les finances publiques sont ce qui « a changé le point de vue des sociaux-démocrates », explique Torben Tranaes du Centre danois de recherche en sciences sociales.
Les musulmans sont au cœur du problème. Cette année marquait la première fois que le ministère faisait un rapport séparé sur les contributions de personnes de 24 pays musulmans. Ils représentent 50 % des non occidentaux, mais 77 % du fardeau économique. Outre cette inquiétude, les Danois craignent que les musulmans apportent des conceptions menaçantes quant à la démocratie et au rôle des femmes. Les musulmans sont les bienvenus, dit M. Tesfaye, mais « nous ne pouvons pas ménager le chou et la chèvre. On ne peut avoir une moitié de charia et une moitié de constitution danoise. »
Pour les oreilles musulmanes, cela ressemble à un parti pris. Une loi votée en 2018, destinée aux musulmans conservateurs, oblige les nouveaux citoyens à serrer la main d’un fonctionnaire municipal lors des cérémonies de naturalisation. Les politiciens « vous font sentir que vous ne devez pas célébrer le ramadan ou l’Aïd ou quoi que ce soit », dit Agob Yacoub, un réfugié syrien. D’autres groupes ne sont pas soumis à de telles pressions. Les immigrés chinois ne sont pas devenus culturellement danois, mais sont néanmoins « extrêmement bienvenus », note M. Hedetoft. La ponction des musulmans sur le Trésor public a probablement peu à voir avec la religion. Plus de la moitié sont venus en tant que demandeurs d’asile ou dans le cadre du regroupement familial, contre 30 % des autres non occidentaux.
Comme ses voisins scandinaves, le Danemark inscrit les nouveaux migrants dans des programmes qui incluent des cours de langue et d’éducation civique. Mais son système de prestations est, clairement, un peu plus strict. Les aides sociales sont inférieures pour les personnes qui n’ont pas passé sept ans sur huit au Danemark. Cela sert à la fois à dissuader les immigrants et à encourager ceux qui s’installent à travailler. Le Danemark peut se vanter que l’écart de chômage entre les autochtones et les immigrés non européens est inférieur à celui de la Suède. Mais cela peut être en partie dû au fait que la Suède a un salaire minimum réel plus élevé par rapport à son salaire moyen, ce qui prive de nombreux nouveaux immigrants d’emploi, surtout s’ils ne parlent pas bien le suédois. […]
Source : The Economist
Plus de détails sur l’aspect économique de l’immigration en Scandinavie (en anglais)
Tout au long de l’histoire, le travail a été le lot commun de l’humanité — si l’on exclut les riches oisifs et les chômeurs. Les calvinistes capitalistes et Weber, dans L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, considéraient le travail comme un moyen pour les gens d’atteindre leur « propre salut ». Les marxistes ont également célébré le travail, c’est ainsi que Friedrich Engels écrivit qu’il « est la condition fondamentale première de toute vie humaine, et il l’est à un point tel que, dans un certain sens, il nous faut dire : le travail a créé l’homme lui-même. »
Pourtant, la pénurie déconcertante de travailleurs d’aujourd’hui dans les pays à revenu élevé peut présager un avenir différent : une société post-travail, dans laquelle seuls quelques privilégiés travaillent. Pour la majorité, leur maintien économique proviendrait d’une certaine forme de revenu universel de base (RUB). Cette notion a été mise à l’essai par plusieurs pays occidentaux pendant la pandémie de Covid-19..
Mondialisme, automatisation et ses effets
Il est plausible de considérer que notre avenir consistera en une société dans laquelle une petite élite technique et managériale hyper-productive fournira de la nourriture, des logements et du plaisir à la plèbe, un peu à l'instar de celles des derniers siècles de l’Empire romain. Ces distributions frumentaires n’étaient cependant réservées qu’aux citoyens romains mâles. Leur seul rôle de cette plèbe dans la société serait de prendre et de ne pas menacer l’État impérial — un système qui ne fonctionnait que grâce à la présence d’esclaves et d’immenses territoires à piller.
En Occident, la mondialisation libérale a abouti à éliminer ou saper nombre d’emplois et a favorisé un sentiment omniprésent de ce que l’historien Martin Wiener appelle la « désindustrialisation psychologique » — une perte d’intérêt pour la fabrication d’objets. Entre les seules années 2000 et 2007, les États-Unis ont perdu 3,4 millions d’emplois industriels, soit environ 20 % du total de ce secteur. Le déficit commercial avec la Chine, selon l’Institut de politique économique, a coûté jusqu’à 3,7 millions d’emplois depuis 2000, et des symptômes similaires se sont propagés à l’Allemagne, longtemps un modèle industriel.
Bon nombre de ces problèmes sont de notre propre initiative. Les experts prédisent depuis longtemps la disparition des emplois dans les usines, et à l’heure actuelle, selon Jeremy Rifkin, les usines devraient être « presque sans travailleurs ». Pourtant, à mesure que l’automatisation s’installe, les directeurs d’usine se plaignent de plus en plus d’un manque criant de travailleurs qualifiés. En raison d’une main-d’œuvre vieillissante, jusqu’à 600 000 nouveaux emplois dans le secteur manufacturier états-unien devraient être créés cette décennie et ne pourront être pourvus. La pénurie actuelle de soudeurs pourrait atteindre 400 000 postes d’ici 2024 aux États-Unis. Au milieu d’une légère reprise aux États-Unis, en mai, on estime que 500 000 emplois dans le secteur manufacturier n’étaient pas pourvus.
En revanche, les concurrents des pays occidentaux, notamment la Chine, forment une main-d’œuvre qualifiée capable d’exploiter des installations automatisées perfectionnées. Comme le note un rapport d’American Compass, seuls cinq pour cent des étudiants américains se spécialisent en ingénierie, contre 33 pour cent en Chine ; en 2016, la Chine a diplômé 4,7 millions d’étudiants dans le domaine des STIM (sciences, techniques, ingénierie et mathématiques) contre 568 000 aux États-Unis, ainsi que six fois plus d’étudiants titulaires d’un baccalauréat en ingénierie et en informatique. Pendant ce temps, aux États-Unis, le PDG d’Apple, Tim Cook, a observé : « Si on organisait une réunion d’ingénieurs en outillage aux États-Unis, je ne suis pas sûr qu'on puisse remplir une salle. En Chine, vous pourriez remplir plusieurs terrains de football. » Cela permet d’expliquer pourquoi l’entreprise à la pomme conserve la quasi-totalité de sa production dans l’Empire du Milieu.
Le graphique ci-dessus représente le rapport des prix des logements aux revenus standardisés. Il indique à quel point les logements étaient abordables pour les ménages sur la période de 2000 à 2020 : plus il est bas plus un logement ou une maison est abordable. On le calcule en prenant le prix des logements nominaux divisés par le revenu disponible nominal par tête. Les données du revenu disponible des ménages net sont utilisées.
On remarque qu’alors que le Canada était un des pays où le logement était le plus abordable en 2000 (80,2 en bas à gauche sur le graphique ci-dessus), ce même pays était le pays où le logement était devenu le moins abordable en 2020. En revanche, les pays où la population décroît depuis quelques années, comme l’Italie et le Japon, sont les pays où en 2020 le logement était le plus abordable.
Il est évident que le prix du logement dépend de plusieurs paramètres dont celui de l’offre, à savoir construit-on assez de logements ?
Mais considérons ici l’augmentation de la population. Aucun de pays énumérés ci-dessus n’atteint le taux de natalité de remplacement (2,1 enfants/femme). Leur population n’augmente plus qu’à cause de l’immigration.
Or de nombreux pays à forte immigration sont parmi ceux où le logement est devenu le moins abordable.
Voici le taux de migration nette en 2020 pour les mêmes pays. Ce chiffre correspondant à la différence entre le nombre de personnes entrant dans un pays et quittant un pays au cours de l’année pour 1 000
personnes (sur la base de la population au milieu de l’année) :
Taux de migration nette pour 1000 habitants en 2020
Pays
Taux
Allemagne
2
Australie
8
Belgique
5
Canada
6
États-Unis
3
France
1
Italie
3
Japon
0
Royaume-Uni
2
Et voici l’augmentation de la population de ces pays entre 2000 et 2021 :
La Cour divisionnaire de l'Ontario a statué que l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario doit accorder la certification aux candidats à l'enseignement qui n'ont pas encore réussi l'épreuve de compétence en mathématiques, mais qui ont par ailleurs satisfait à toutes les autres exigences de certification des enseignants.
La Cour divisionnaire a conclu que le test de compétence en mathématiques avait un impact négatif sur l'accès à la profession enseignante pour les candidats racisés — comprendre les non-Blancs et non- Asiatiques — à l'enseignement et que des solutions de rechange raisonnables auraient dû être mises en œuvre. [Les Blancs et les Asiatiques réussissent ces épreuves à 87 %, alors que seuls 58 % des Africains y parviennent. Les candidats enseignants francophones non blancs ne réussissent qu'à 55 % cette preuve alors que leurs homologues francophones blancs réussissent cette épreuve à 84 %.]
« La FEO [Fédération des enseignants de l'Ontario] applaudit les efforts du Conseil des candidats à l'enseignement de l'Ontario (OTCC) pour avoir mené à bien cette contestation judiciaire. Aucune recherche ne suggère qu'un test standardisé améliorerait les résultats des élèves ou la pédagogie des enseignants. L'Ontario compte certains des enseignants les mieux éduqués au monde et cette décision renforce leur professionnalisme », a déclaré le président de la FEO, Chris Cowley.
Le député français au parlement de Bruxelles, François-Xavier Bellamy parle de Noël:
Le Parlement européen s’est divisé en deux camps, d’un côté, les « Joyeux Noël ! », de l’autre, les « Bonnes fêtes ! » On a les batailles sémantiques qu’on peut à Strasbourg à l’approche du 25 décembre, après l’affaire du « guide inclusif » élaboré puis promptement retiré par la commissaire maltaise Helena Dalli. L’autrice a surtout brillé par son absence, n’osant pas affronter la bronca des parlementaires chrétiens-démocrates du PPE. Ceux-ci ont imposé ce débat sur leur créneau parlementaire. Les autres partis de la majorité, sociaux-démocrates et Renew, n’avaient pas vraiment souhaité marquer le coup. Les Verts, très favorables au langage inclusif, y étaient farouchement opposés.
Helena Dalli n’était donc pas présente dans l’hémicycle pour expliquer son raté.