dimanche 13 janvier 2013

Raz-de-marée contre le prétendu « mariage pour tous »


Pour Le Figaro, la manifestation parisienne contre le prétendu mariage pour tous (qui exclut par exemple la polygamie) serait « le troisième plus important rassemblement dans la capitale en trente ans, juste derrière le défilé pour la révision de la loi Falloux en 1994 et celui pour la défense de l'école libre de 1984, où un million d'hommes, de femmes et d'enfants avaient battu le pavé parisien pour faire reculer le pouvoir socialiste. »


Dans un communiqué diffusé à 20 heures, les organisateurs de la manifestation contre le mariage homosexuel évoquent une mobilisation d'« environ un million de personnes ».

L’affluence massive a conduit les trois cortèges à partir une heure avant l’heure prévue. De midi à 19 h 30, les manifestants ont défilé sans interruption. Le Champ-de-Mars (vaste esplanade de 23 hectares au pied de la Tour Eiffel) était pleine de monde.


Débat sur la manifestation sur la chaîne ITélé 
(chaîne d'informations en continu du groupe très « progressiste » Canal+)
Domenach est un journaliste de gauche issu d'une famille catholique de gauche

Pour Chantal Delsol, la philosophe et historienne des idées politiques, le mariage « n'est pas fait pour tous, mais pour ceux qui souhaitent fonder une famille. L'expression « mariage pour tous » est une divagation. » « Le mariage est une institution faite pour garantir et protéger ces manifestations de l'existence humaine que sont la procréation, l'accueil de l'enfant et l'éducation/transmission. Le but essentiel du mariage est la protection du faible, c'est-à-dire de l'enfant. Celui-ci a besoin pour grandir d'un milieu stable, d'où l'institution. Le mariage est un contrat tissé par les deux futurs parents autour de ce projet. » Pour Chantal Delsol, « Aucune société n'a jamais mis en place une affaire pareille  [le mariage pour "tous"] ! Nous ne trouvons des idées de ce genre - je dis bien des idées, jamais des réalisations - que chez certains esprits révoltés contre la société, à des périodes rares. Je citerais Diogène le Cynique, qui réclamait que l'on couche avec sa mère et que l'on mange son père, ou bien Sade et Shelley qui, après la saison révolutionnaire, exaltaient tout ce que l'époque considérait comme des perversions. Ces beaux esprits pouvaient amuser certains salons, mais aucune société n'aurait voulu légitimer ces comportements par des lois ! Car les sociétés savaient bien qu'il s'agissait là de subversion anthropologique, ou de nihilisme. Pour le mariage gay, il s'agit bien de cela ; mais pour la première fois, il y a tentative de réaliser ces délires. 

[...] C'est clairement une rupture anthropologique et une expression du nihilisme, au sens où l'on tord le cou à la filiation et à la transmission. On va faire croire à l'enfant qu'il a deux mères, alors qu'il est bien né, même grâce à la médecine, d'un père et d'une mère ! L'enfant sait quand on lui ment. Il a besoin de la vérité, et le souci de ses origines est primordial pour lui. Pourquoi a-t-on si peur de fabriquer des OGM et ne craint-on pas de fabriquer des enfants fous ? Les enfants me paraissent plus importants que le maïs... »



Reportage sur la Manif pour tous, puis (à partir de la 35e minute) débat intéressant entre des catholiques conservateurs (Brague et Derville) et de gauche (Schlegel de la revue Esprit)
sur la télé catholique KTO

Pour Robert Ménard, le fondateur de Reporter sans frontières, le président socialiste et ses députés de gauche sont autistes quand ils refusent d'organiser un référendum de société. Chose permise comme l'a rappelé l'ancien ministre Claude Guéant par l'article 11 de la Constitution française contrairement à ce qu'a prétendu Mme Taubira, Garde des sceaux, ministre de la Justice, ce qui est quand même un comble !

Évidemment, quand il était dans l'opposition, François Hollande en 2006 alors que des manifestations – bien moins fournies que ce dimanche – se multipliaient contre le contrat première embauche imaginé par Dominique de Villepin, le Premier ministre de l’époque. Que disait François Hollande ? « Il suffirait d’un mot, un seul, que le pouvoir hésite à prononcer : l’abrogation. C’est un gros mot pour la droite. Mais quand on a fait une erreur, il faut savoir l’effacer. » Ou encore : « Il ne s’agit plus de confusion, mais de ridicule, une vraie palinodie sémantique. Assez d’orgueil, d’amour-propre et d’honneur mal placé ! »




On remarquera que le Front National s'est fait volé la vedette par l'UMP opportuniste, surnommée la droite molle par ses détracteurs. Marine Le Pen paraissait peu convaincante quand elle essaie ci-dessous d'expliquer pourquoi elle est contre le mariage pour tous, mais aussi contre l'idée de se déplacer pour manifester contre celui-ci.





Dialogue en marge de la manifestation

Il a leur âge, la vingtaine, et son joli manteau bleu marine le range plutôt du côté de Versailles que de Saint-Denis. Il est blessé par ce qui est en train de se mettre en marche, il s’emporte, agressif : « Vous, les hétéros, vous vous sentez tellement supérieurs ! » Mais ça ne prend pas. Personne n’accroche. Il jette encore un harpon, lâche le mot magique : « homophobie ».

La discussion s’engage : « Où voyez-vous de l’homophobie ici ?

– L’homophobie, ce n’est pas forcément les coups. Votre refus de nous accorder l’égalité, c’est de l’homophobie ! Y’en a marre de la dictature de la majorité hétéro : nous sommes une minorité qui a des droits spécifiques !

– Alors battez-vous pour l’élargissement du PACS [l'union civile]. Pourquoi faire une nouvelle réforme ?

– Parce que je veux le mariage, la mairie, le notaire ! Je veux pouvoir changer de nom moi aussi ! (sic) »

Personne n’a eu la méchanceté de lui demander celui qu’il portait, tant il était clair que ce pauvre garçon ne faisait qu’éructer son mal-être et son insatiable soif de « normalité ».

Alors oui, on n’en doute pas : vivre son homosexualité est sûrement, pour beaucoup, un parcours extrêmement difficile. Mais croire que le « mariage pour tous » remédiera à cela est une douce illusion que le gouvernement aurait bien tort d’entretenir…

Rappelons au passage que si les homos veulent l'« égalité »  (alors qu'ils pouvaient déjà épouser des personnes de sexes opposées), les enfants qu'ils « auront », eux, ne seront pas traités de manière égale puisqu'ils n'auront pas un père et une mère.


L'École des fans et ses questions hétérosexistes
Rappel la lutte contre l'hétérosexisme est une priorité pour l'appareil gouvernemental québécois (voir ici), des politiciens québécois () ainsi que les syndicats et des professeurs même dans une école privée catholique de nom


Voir aussi

Étude révèle que les enfants vivant avec des homosexuels accusent un retard scolaire

Après les drogues et le SIDA, le tabou des violences dans les couples homosexuels

Autre étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels (Étude de Mark Regnerus)

Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté

École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État

Sondages : Les États-Uniens surestiment grandement le nombre d'homosexuels

Deux lesbiennes « trahies » par le père homosexuel qui veut voir son fils après un mariage de complaisance

Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois

L'éthique et culture religieuse verte

Du professeur d'université en géologie à la retraite Reynald Du Berger. Extraits.

Je fréquente régulièrement les écoles secondaires qui veulent bien m’inviter à m’adresser à leurs élèves, sur des sujets pas toujours scientifiques et parfois pas politiquement corrects. On m’invite par exemple à parler des tremblements de terre et de ma profession de géologue, géophysicien et ingénieur. Je parle aussi de l’islam à travers la dizaine de pays musulmans que j’ai visités. Certains enseignants, les plus audacieux et téméraires, osent aussi m’inviter à exposer mon scepticisme sur le réchauffement global anthropique. Enseignants audacieux et téméraires, car ce que je raconte à leurs élèves sur l’évolution du climat contredit leur enseignement et leurs manuels scolaires du Ministère des Sports et Loisirs. Je conclus néanmoins par « si vous avez une question là-dessus à l’examen final officiel du Ministère des Sports, répondez ce qui est écrit dans votre manuel et confirmé par votre professeur, et non pas la réflexion inquiétante, mais responsable que je vous propose ici, ça vous évitera ainsi les ennuis subis par Galilée ». Mais ils ne savent même pas qui était Galilée.

[...]

Ils sont presque unanimes à vouloir protéger les oiseaux coûte que coûte. Les 10 millions $ nécessaires à la protection de l’environnement menacent pourtant sérieusement le projet. J’ai beau leur mettre des chiffres dans la balance, les emplois ainsi créés, le taux de chômage élevé dans la région, l’apport économique anticipé, personne ne leur a jamais parlé de cette balance dans les plateaux de laquelle il faut mettre les avantages économiques et sociaux d’un côté et les dommages environnementaux souvent inévitables de l’autre. Ils ont une vision manichéenne de la Terre, que leurs enseignants leur ont convertie en Gaïa, sur laquelle tout ce qui est « naturel » a droit de cité et donc préséance sur l’homme, lequel ils perçoivent comme un néfaste et impitoyable prédateur. Une balance à un plateau unique, donc toujours vainqueur, coûte que coûte. On ne leur a enseigné aucune notion d’économie, mais depuis le primaire, on leur serine que leur Planète est inexorablement condamnée à une lente, mais inévitable agonie, une apocalypse, si eux et leurs parents ne changent pas leurs habitudes de consommation. Un des élèves m’a même tenu tête dans son argumentation au point où je me suis cru un moment en présence d’un [séminariste] écologiste enragé, un apôtre, futur prêtre de l’écologisme, qui défendait mordicus son point de vue, résultat d’un lent, mais efficace endoctrinement dans la nouvelle religion verte. C’est celle qui remplace désormais, grâce à la Révolution tranquille, le caduc catéchisme dans nos écoles québécoises. Les cours fourre-tout comme Éthique et culture religieuse et Le monde contemporain sont, à la fin du secondaire, les engrais qui achèvent de fertiliser ce qui a été semé dans leurs jeunes esprits dès le primaire. C’est l’équivalent de la Profession de foi, la Communion solennelle, qui achevait autrefois notre conversion débutée quelques années plus tôt par la Première communion et la Confirmation – sans parler de la Confession où l’on s’accusait naguère des péchés de luxure, ou « contre nature », qui ont été remplacés maintenant par les péchés « contre la nature »[.]

[...]

Je tente pourtant d’éveiller chez eux l’esprit critique en science et en environnement, j’ai beau secouer leur aveugle foi écologiste, je leur parle de développement raisonnable, plutôt que durable, mais le mal – le bien selon leur religion — est déjà fait. Gaïa ait leur âme !





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vendredi 11 janvier 2013

Pédophilie — Autre scandale dissimulé par la hiérarchie ?

Mise à jour 11 janvier 2013 — Un rapport d'enquête a dressé vendredi un catalogue accablant des abus sexuels commis en toute impunité pendant plus de 50 ans par l'ex-animateur vedette de la BBC Jimmy Savile aux dépens de victimes âgées de 8 à 47 ans, tandis que la justice a présenté ses excuses.

Jimmy Savile, décédé en 2011 à 84 ans, était un « prédateur sexuel » qui a profité de son statut de vedette pour commettre 214 « actes criminels », dont 34 viols, entre 1955 et 2009, indique le rapport de la police et des services de protection de l'enfance à l'issue d'une enquête de trois mois sur ce retentissant scandale.

L'ancien présentateur vedette des années 1970-80 au style excentrique, qui présentait une émission pour enfants et était impliqué dans de nombreuses œuvres caritatives, a sévi dans sa ville natale de Leeds et à Londres, dans des locaux de la BBC, dans des écoles, dans treize hôpitaux et dans un foyer pour jeunes, selon ce rapport accablant publié en ce jour.

La plus jeune victime connue est un garçon de huit ans à l'époque, mais plus de 80 % des victimes étaient des jeunes filles âgées de 13 à 16 ans.

Ces crimes étaient majoritairement « des agressions sexuelles commises quand l'occasion se présentait », mais certaines avaient été « préméditées », selon le document.

L'impunité dont Jimmy Savile a bénéficié de son vivant a donné lieu à des excuses de la part du Parquet, qui a publié vendredi un rapport sur les raisons ayant mené à la décision de renoncer à des poursuites en 2009 malgré des plaintes reçues par la police du Surrey (sud de l'Angleterre).

« Je voudrais saisir cette occasion pour présenter mes excuses pour les manquements du Parquet », a déclaré le Directeur des poursuites publiques (DPP), Keir Starmer, espérant que l'affaire « marquera un tournant décisif ».

Alison Levitt, conseiller juridique du DPP, a estimé que « si la police et les services avaient adopté une approche différente, des poursuites auraient pu avoir lieu concernant trois victimes », jugeant que leurs plaintes avaient été traitées «avec une circonspection qui n'était ni justifiée ni appropriée».

Pour Peter Watt, le directeur de l'agence britannique pour la protection de l'enfance, coauteur du rapport, l'étendue des abus « dépasse l'entendement ». Il a qualifié Jimmy Savile de «l'un des prédateurs sexuels les plus actifs que nous ayons jamais connu».

« Il est clair que Savile a sournoisement bâti toute sa vie professionnelle de manière à avoir accès à des enfants sans défense afin de commettre ses abus », a-t-il dit.

Comme on le verra ci-dessous, l'employeur de Jimmy Savile, la BBC, avait auparavant enterré un reportage qui jetait une lumière crue sur les agissements de son ancien présentateur. Il avait fallu attendre un reportage de son concurrent pour que le scandale éclate publiquement.

Mise à jour 24 octobre 2012 — Après avoir lancé deux enquêtes internes pour faire la lumière sur les faits, il estime n'avoir « pas encore assez d'informations pour dire à quel point c'était endémique ». George Entwistle, qui a semblé se réfugier derrière les investigations en cours, a été accusé par plusieurs élus d'avoir manqué de curiosité pour la vie interne du groupe qu'il dirige. Les têtes ont déjà commencé à tomber dans ce scandale.Lundi, Peter Rippon, rédacteur en chef du prestigieux magazine d'information Newsnight, a été suspendu pour avoir justifié de façon erronée sa décision de ne pas diffuser une enquête consacrée aux agissements de Savile, un mois après sa mort il y a un an. [...]

Un climat de «guerre civile» règne à la BBC depuis la révélation de cette affaire. Le groupe est sur la sellette pour avoir laissé sans sourciller son animateur abuser de quelque 200 victimes supposées pendant plus de cinquante ans.  [...]

Selon une avocate des victimes de Jimmy Savile, « il existe de sérieuses accusations qu'un réseau pédophile opérait à la BBC ». Le premier ministre David Cameron a jugé « préoccupant que la BBC ait changé sa version des faits ». John Wittingdale, député membre de la commission de la culture et des médias, estime que «la gestion par la BBC a été lamentable». (Le Figaro)

13 octobre 2012 — Il ne s'agit ni de la hiérarchie d'une célèbre équipe junior de football américain, ni de la hiérarchie scolaire d'une école laïque, ni de Scouts Canada pour des actes commis par des animateurs laïcs, ni des Scouts laïcs américains,  mais de la vénérée BBC.

En effet, le fantasque Jimmy Savile, monument du patrimoine télévisuel britannique adulé par des générations de jeunes dans les années 60-90, est frappé de disgrâce un an après sa mort, accusé d'abus sexuels sur mineures qui éclaboussent la BBC soupçonnée d'avoir fermé l'œil sur ses agissements.

Le scandale a éclaté après la diffusion début octobre sur la chaîne ITV d'un documentaire où cinq femmes affirment avoir été agressées sexuellement par Jimmy Savile alors qu'elles étaient mineures. Les faits auraient été commis dans les locaux de la BBC, dans la Rolls Royce de la star et dans une école notamment, selon les témoignages qui semblent avoir délié les langues.

Sir Jimmy Savile à l'époque de Top of the Pops
Scotland Yard, qui a qualifié Jimmy Savile de « délinquant prédateur sexuel », a annoncé mardi avoir enregistré huit plaintes, dont deux pour viol, courant sur quatre décennies à compter de 1959. La police évalue le nombre de victimes entre « 20 et 25 », précisant que les faits allégués visent « principalement des jeunes filles adolescentes, donc entre 13 et 16 ans ».

Les derniers témoignages recueillis par la presse indiquent que Jimmy Savile aurait aussi agressé sexuellement de jeunes patientes dans des hôpitaux pour lesquels il collectait des fonds.

Ces révélations, un an après sa mort à l'âge de 84 ans, ont provoqué une véritable onde de choc au Royaume-Uni où l'animateur, reconnaissable à ses cheveux platine dans le cou, ses tenues loufoques et son cigare, avait acquis le statut de vedette.

À l'origine de son extraordinaire popularité, deux émissions de télévision: « Jim'll Fix It », où il a permis à des centaines de gamins de réaliser leurs rêves d'enfants (manger des biscuits en forme d'éléphants, voir un renne en vrai, etc.); et « Top Of The Pops », où des chanteurs à la mode venaient se produire sur le plateau, provoquant l'hystérie des ados.

Jimmy Savile était aussi très respecté pour son engagement caritatif, qui avait permis de récolter quelque 50 millions d'euros et lui avait valu d'être anobli par la reine Elizabeth II et décoré par le pape Jean-Paul II.

Mais en quelques jours, le "trésor national" vient de tomber de son piédestal.

Abasourdies par les accusations, plusieurs villes ont fait dévisser des plaques érigées à son nom. Son imposante pierre tombale avec l'épitaphe jugée désormais provocante — « C'était bien le temps que ça a duré » — a été démontée à la demande de sa famille et réduite en morceaux.

Témoignant du profond émoi au Royaume-Uni, le Premier ministre britannique David Cameron a qualifié les accusations visant Jimmy Savile de "totalement consternantes". Il a aussi exigé des explications de la part de la BBC, mise en cause par plusieurs employés dans cette affaire. Les agissements présumés de Jimmy Savile étaient « un secret de polichinelle », a affirmé la semaine dernière Liz Kershaw, ancienne animatrice de Radio 1, où la star avait aussi une émission. Il était "considéré comme une divinité", se rappelle Esther Rantzen, journaliste à la BBC.

Les faits reprochés à l'ancienne vedette remontent à une période, les années 60 et 70 notamment, où les « comportements scabreux étaient monnaie courante et acceptés dans le monde de la musique », souligne le Daily Telegraph.

« Cela ne peut en rien excuser » les agissements présumés de Jimmy Savile, a insisté la BBC, extrêmement embarrassée par ces "allégations horribles".

Pour la BBC,  il s'agit d'un désastre à grande échelle.

D'une part, le scandale n'a fait surface cette année qu'en raison d'un documentaire diffusé sur la chaîne de télévision ITV rivale de la BBC. Dans ce documentaire au moins 10 femmes disent avoir été agressées sexuellement par Savile, certaines de ces agressions ont lieu dans les bâtiments BBC.

Le reportage Exposure d'ITV

Il est apparu plus tard que le programme d'enquêtes de la BBC, Newsnight, avait enquêté sur des allégations de mauvais traitements infligés par Saville l'année précédente, mais que la diffusion de ce reportage avait été annulée, parce que celui-ci n'aurait pas respecté les normes éditoriales de la BBC. Beaucoup de gens pensent que l'association de Savile avec la BBC a mené la vénérée maison britannique à laisser tomber l'histoire, malgré les dénégations des producteurs de l'émission.

D'autres soutiennent l'idée d'une dissimulation. Un ancien producteur de la BBC a déclaré au journal britannique The Sun qu'il avait confronté Savile pour l'accuser d'abuser d'une jeune fille qui avait l'air « très, très jeune » dans les années 1970. Quand il a rapporté cet incident à ses supérieurs, ils auraient haussé les épaules. « Tout le monde savait ce qui se passait. Y compris les Cela comprenait les cadres de la BBC — ainsi que la direction aux plus hauts niveaux ».

Le scandale n'est d'ailleurs pas limité à Savile, et il est l'occasion de se pencher plus profondément sur la culture sexuelle de l'organisation dans les années 1960 et 70. John Peel, un DJ de radio de la BBC, récemment décédé était l'une des personnes les plus vénérées de l'histoire de la musique britannique. Il a également été accusé à titre posthume d'engrosser une jeune fille de 14 ans dans les années 1960. The Guardian rapporte que le cas de Peel fait actuellement l'objet d'une enquête. Si les accusations étaient avérées, la BBC a affirmé qu'elle reverrait son intention de nommer Peel un de ses bâtiments.

Pour tenter de calmer le jeu, le groupe audiovisuel d'État a, fait rarissime, présenté ses excuses aux victimes présumées, et promis une enquête interne, une fois que la police aura fini de se pencher sur l'affaire.

Source 

Voir aussi

Complicité de la hiérarchie de l'institution pour dissimuler de nombreux cas de pédophilie

États-Unis — Pédophilie dans une école primaire

Canada — La pédophilie : une orientation sexuelle comme l'hétérosexualité pour des experts

Scouts Canada s'excuse des cas de pédophilie qui auraient pu survenir

Pédophilie dans l'enseignement

États-Unis — pédophilie et sévices sexuels dans les écoles américaines

École laïque et républicaine — Enseignants pédophiles, on n'en parle que depuis récemment

Deux poids, deux mesures ? (artistes pédophiles excusés par des journaleux)

Mark Steyn: Penn State's institutional wickedness (avec des détails scandaleux)




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Pour le ministre de l'Éducation français, le socialisme est une religion

Vincent Peillon en verve
Le nouveau ministre socialiste de l'Éducation français, Vincent Peillon, est docteur en philosophie pour qui « la Révolution française n’est pas terminée », parce que cette Révolution est « un évènement religieux », une « nouvelle genèse »  un « nouveau commencement du monde », une « nouvelle espérance » qu’il faut porter à son terme, à savoir : « la transformation socialiste et progressiste de la société tout entière ».

L’éducation a un rôle capital dans son système idéologique, car l’école est « un instrument de l’action politique, républicaine et socialiste ».  Plus encore, l’école est un instrument de la religion laïque dont il se fait le prophète :
« c’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin » [1].
Et évidemment, l’école sera le temple de cette nouvelle religion :

« c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi » [2].
On comprend alors dans le détail les grands thèmes qu’il impose à l’éducation nationale :

— La scolarisation précoce des enfants,

des enfants de moins de trois ans annoncée le 10 septembre par le premier Ministre Jean-Marc Ayrault dans le but, selon lui, de « lutter contre la délinquance », mais qui correspond en tous points à l’idée  de coupure totale de l’enfant d’avec autre chose que la République socialiste :
« Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel… »[3].
Pour Peillon,  il y a un « infini flottant dans l’âme de l’enfant », et l’éducation « se fixe pour tâche de lui donner une forme »[4]. Éducation qui sera assurée par l'État.

— La morale laïque

À la lecture des déclarations et des écrits des socialistes au gouvernement en France, le but de la morale laïque, c’est de former de futurs électeurs socialistes qui acceptent comme vérité d'évangile la théorie du genre, l’enseignement des « grands homosexuels de l’histoire », la lutte contre les discriminations et l’imposition d’une morale non pas seulement laïque, mais au moins a-religieuse, voire anti-religieuse.

La morale laïque correspond en tous points à la ligne Buisson de la laïcité que Peillon s’est tracée – en référence à Ferdinand Buisson, l’acteur de premier plan de l’expulsion des congrégations religieuses, auquel Peillon a consacré un ouvrage en 2005. Cette ligne Buisson de la laïcité, c’est « de forger une religion qui soit non seulement, plus religieuse que le catholicisme dominant, mais qui ait davantage de force, de séduction, de persuasion et d’adhésion, que lui. ». Aussi, si « la République socialiste perdure dans la mort de Dieu », elle perdure également dans la mort de son incarnation terrestre, l’Église…

— La fronde contre l’enseignement catholique

Peillon commence à s’attaquer aux retraites des enseignants du privé (déjà dévalorisée de quasiment 30 % par rapport à celles du public), puis à produire une circulaire (en fait une bulle pontificale)  qui enjoint les recteurs « à rester vigilant envers l’enseignement catholique » parce que ce dernier s’était prononcé contre le mariage homosexuel. « Rester vigilant envers l’enseignement catholique » veut dire, dans son système, qu’aucune idée philosophique, morale ou religieuse ne peut se transmettre en dehors des cadres dogmatiques de la République socialiste.

Dans sa lettre du 4 janvier adressée aux recteurs, Vincent Peillon affirme sa volonté de révolutionner la société en se servant de l’école : « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles », affirme-t-il en début de lettre. On remarque les termes : « s’appuyer sur la jeunesse » pour « changer les mentalités ». Qui ? Le gouvernement.

Le professeur Philippe Nemo s'est également insurgé contre la morale que veut imposer le ministre Peillon :


« Je n’enverrai certainement pas mes enfants, petits-enfants aux cours de morale laïque de M. Vincent Peillon… M. Vincent Peillon est un philosophe donc vous savez il appartient à la corporation et il a des idées, ce qui est tout à fait légitime, et il a écrit un livre qui s’appelle La Révolution française n’est pas terminée et alors si vous avez une minute je vais quand même vous dire ce qu’il dit hein, la Révolution française elle n’est pas terminée donc il faut la terminer, donc maintenant qu’il est ministre j’imagine qu’il va essayer de la terminer et il nous dit ce que c’est que la Révolution française :
« C’est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps c’est un commencement absolu c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français — et donc il a de cet évènement une vision religieuse et il le dit en toutes lettres — 1789 l’année sans pareille est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau et la Révolution est un évènement métahistorique, un évènement métapolitique c’est-à-dire un évènement religieux et la Révolution implique l’oubli total de ce qui précède la Révolution et donc l’école a un rôle fondamental puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines – c’est écrit en toutes lettres – pour l’élever jusqu’à devenir citoyen et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église, dit-il, — c’est la thèse de la Franc-Maçonnerie ! —, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »
Alors je dis M. Peillon est un ignorant, bien qu’il soit agrégé de philosophie, parce qu’il fait comme s’il n’y avait pas de morale avant 1789 et comme s’il fallait dépouiller les enfants de France de tout ce qui a précédé 1789. »


Comme le disait Éric Zemmour ci-dessous : « La gauche d’aujourd’hui n’a plus ces pudeurs, elle juge qu’elle ne fait pas de politique elle dit seulement le bien, elle n’endoctrine pas elle prêche, cela ne ne s’appelle pas du bourrage de crânes, mais le progrès, elle n’enfreint pas les principes de neutralité elle fait la morale, elle a repris les méthodes de l’Église pour mieux la remplacer. »






Sources

Vincent Peillon par lui-même :




[1] La Révolution française n’est pas terminée, op. cit., p. 195

[2] La Révolution française n’est pas terminée, op. cit., p. 18

[3] Entretien au Journal du dimanche, 2 septembre 2012

[4] La Révolution française n’est pas terminée, op. cit., p. 194


Sylviane Agacinski : « L’égalité n’est pas l’identité »

Opinion de la philosophe française de gauche, Sylviane Agacinski, épouse de l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin : 

« Deux personnes se mariaient en raison de leur volonté de lier leurs familles et de procréer. En ce domaine, les deux sexes ne sont pas interchangeables. L’égalité n’est pas l’identité… Le mariage [homosexuel] ne peut pas construire la filiation, et il faut dissocier les deux. »

« La différence sexuelle, ou asymétrie, reste fondamentale dans la construction de la filiation. L’adoption elle-même garde une structure asymétrique, avec deux parents possibles, non identiques – père et mère. Sinon, pourquoi deux, plutôt que trois ou plus ? »

« Être père ou mère dépend du sexe, non de l’orientation sexuelle… »

« En excluant a priori de la filiation soit le père, soit la mère, l’homoparentalité créerait une inégalité institutionnelle entre les enfants. »

« Bien des enfants nés de dons anonymes de sperme veulent connaître leur histoire et se révoltent contre le secret organisé de leur naissance. Ce problème serait aggravé, pour les enfants nés de l’insémination d’une lesbienne, par l’effacement complet du père. De plus, si des couples d’hommes demandaient également l’accès à la PMA [procréation médicalement assistée], le recours aux mères porteuses s’imposerait. Or cette pratique est inacceptable… »

« Ne méprisons pas ces questions au nom d’une bonne conscience soi-disant progressiste et forcément de gauche. Ne courons pas derrière le système californien de fabrication d’enfants à la demande selon une tarification précise. Un discours ultralibéral et cynique prétend que tout se vend dans le monde, y compris les ventres et les enfants. Ce n’est pas ma conception du socialisme. »

Sylviane Agacinski

Le Nouvel Observateur 10/1/2013 (extraits)




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Dérive théocratique de l'État détenteur de la vérité à inculquer à la jeunesse

Lettre ouverte d'Anne Coffinier, directrice générale de la Fondation pour l'école, publiée dans Les Échos. On remarquera que le gouvernement québécois fait exactement la même chose (voir aussi ici) qu'en France, mais que les médias sont unanimes pour le soutenir, des syndicats soutiennent ces dérives et les grands partis politiques acquiescent ou se taisent sur le sujet. Et cela dans une province qui prétend valoriser la diversité et le débat.

Dans sa lettre du 4 janvier adressée aux recteurs, Vincent Peillon affirme sa volonté de révolutionner la société en se servant de l’école : "le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles", affirme-t-il en début de lettre. On remarque les termes : "s’appuyer sur la jeunesse" pour "changer les mentalités". Qui ? Le gouvernement.

En réalité, c’est donc lui qui choisit les orientations politiques et morales qui doivent prévaloir dans la société. Ce n’est plus la famille, l’école et la société adulte qui éduquent la jeunesse. Contrairement à la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, c’est donc désormais l’État en France qui se pose en seul détenteur de la vérité. On assiste à une dérive théocratique de l’État républicain actuel. Et cette jeunesse, qui, par définition, ne possède pas encore les repères lui permettant de poser des choix par elle-même, il la mobilise dans le sens qu’il juge bon, selon le schéma de la révolution culturelle.

La position de Vincent Peillon est vraiment choquante. Lorsqu’il s’appuie sur la jeunesse comme moteur révolutionnaire, renouant avec l’esprit de 1968, le gouvernement sort à l’évidence de son rôle : il instrumentalise la jeunesse à des fins politiques, pour changer les représentations sexuelles et morales dominantes. Ce faisant, il change les règles du jeu au sein de l’École publique en abandonnant ostensiblement l’exigence de neutralité.

L’État sort également de son devoir de neutralité et de respect des droits éducatifs familiaux et de l’intimité des enfants lorsque le ministre demande aux recteurs de renforcer les campagnes d’information sur la ligne azur. Ainsi, contrairement à ce qui est affiché, il ne s’agit plus de lutter contre des stigmatisations homophobes en tant que telles, il s’agit bien plutôt d’inciter activement les jeunes en recherche d’identité (comme le sont par construction tous les adolescents) à explorer pour eux-mêmes la voie de l’homosexualité ou de la transsexualité.

De même, lorsque le ministre encourage les recteurs à faire intervenir davantage les associations de lutte contre l’homophobie, il encourage en pratique l’ingérence dans l’enceinte de l’école d’associations partisanes engagées dans la banalisation et la promotion des orientations sexuelles minoritaires, si l’on se réfère à la liste des associations agréées par l’Éducation nationale pour intervenir sur ces thématiques dans les établissements. Il favorise donc des prises de paroles unilatérales auprès des jeunes, sur un sujet qui n’a pas encore été tranché par le législateur. [Note du carnet : et même si la législature socialiste tranchait, pourquoi cela devrait-il se faire ? Elle est élue par un système électoral verrouillé qui favorise deux partis institutionnels et amplifie leur victoire.]

Tout cela relève-t-il vraiment du rôle de l’État ? Est-ce davantage le rôle de l’école ? Est-ce judicieux si l’on veut que les familles aient une relation confiante et paisible envers l’institution scolaire ? Si l’État se donne pour mission de promouvoir l’homosexualité, il prend la grave responsabilité de discriminer frontalement les familles attachées au modèle familial qui est celui que vit la grande majorité des Français, et de heurter les convictions de tous ceux, juifs, chrétiens, musulmans et bien d’autres, qui jugent que ce modèle est la seule référence conforme à la réalité naturelle et par là au bien de l’enfant.

Une telle politique de l’État alimentera infailliblement le communautarisme déjà à l’œuvre dans la société. Si l’État n’est pas neutre, s’il se sert de son pouvoir pour promouvoir au sein des services publics des options philosophiques, morales, sexuelles, religieuses particulières et nettement minoritaires, il conduira mécaniquement un nombre croissant de familles à déserter les services publics. Lorsque l’État refuse la neutralité, il prend la responsabilité d’alimenter une balkanisation politique, religieuse et morale de la société lourde de conséquences.

L’école, publique comme privée, doit se recentrer sur sa mission propre et se garder de vouloir traiter à chaud les sujets polémiques. En histoire comme dans les autres domaines de la connaissance, l’école ne doit pas se précipiter dans l’ultraactualité, au risque de manquer de rigueur, de recul critique, de discernement. Il ne convient pas davantage que l’école [publique?] conduise les jeunes – inconsciemment ou pas – à se prononcer publiquement sur leurs choix et opinions personnelles sur des sujets touchant aux convictions intimes (religion, politique, sexualité, etc.).

Ces prises de position n’ont pas de fonction éducative ; elles peuvent en revanche conduire les jeunes à révéler les opinions familiales, s’exposer eux-mêmes au jugement de leurs camarades ou de leurs professeurs, au mépris de leur droit à l’intimité et de leur liberté d’opinion, de conscience et de religion. À quoi bon voter dans l’isoloir si l’école trouve le moyen par le biais de vos enfants de connaître vos opinions politiques ?

Durant la période soviétique, comme durant d’autres périodes totalitaires, il était habituel de se servir des enfants pour démasquer et sanctionner les opinions dissidentes des parents. C’était l’époque de la délation par ses propres enfants. Revenir à de telles pratiques inhumaines et profondément immorales serait une grave régression de l’État de droit.

Non content enfin de mettre au pas les écoles publiques, le gouvernement entend aussi museler les écoles privées en bafouant clairement leur caractère propre. Il est évident que les écoles dont le projet éducatif et l’identité sont fondés sur la foi seront opposées à la légalisation du mariage homosexuel. Leur demander d’être neutres sur ce sujet n’a aucun sens, si ce n’est celui de leur faire renier purement et simplement leur vocation spécifique.

"Le caractère propre de ses établissements ne saurait leur permettre de déroger au strict respect de tous les individus et de leurs convictions", affirme le ministre. La formulation dialectique est habile, car qui peut s’opposer au respect des individus et de leurs convictions ? Mais elle est doublement défectueuse. Philosophiquement, car elle passe par pertes et profits la différence fondamentale qui existe entre la critique d’une position politique ou morale et celle d’une personne. On respecte les personnes, on débat librement des idées. S’il fallait respecter toutes les opinions sans discuter, cela voudrait dire qu’il serait interdit d’étudier le fond des problèmes.

Mais bien entendu, la réalité est autre : il s’agit de réprimer les vues différentes de l’idéologie officielle. S’il est interdit de penser et de débattre sur un sujet comme le supposé mariage de deux personnes d’un même sexe, cela veut dire que pour ne pas se faire traiter d’homophobe on est contraint de fait d’accepter le mariage homosexuel. Que reste-t-il alors de la liberté de penser ?

Politiquement en outre la formulation est défectueuse. Les établissements catholiques respectent les convictions de leurs élèves, mais sont catholiques, c’est leur raison d’être, protégée par toutes les déclarations et instruments juridiques relatifs aux Droits de l'Homme.

En revanche l’Éducation nationale, du moins telle que la voient nos dirigeants, impose sous couvert d’égalité et de lutte contre les discriminations la promotion active de l’homosexualité, présentée comme un des rares comportements humains échappant par nature à tout débat. Où est la neutralité du service public d’Éducation ? Où est le respect des convictions de citoyens ?







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École, lecture et sciences cognitives : Quand expérimentation rime avec tradition

Alors que 120 000 enfants arrivent au collège [en France : donc 12-16 ans] en ne maîtrisant ni la lecture ni l’écriture (chiffres de l’Education Nationale), Canalacadémie, la radio de l’Académie Française, a consacré une émission fort intéressante à l’apprentissage de la lecture. Jean-Michel Blanquer, directeur de l’enseignement scolaire, Marie-Danièle Campion, recteur de l’académie de Clermont-Ferrand et Stanislas Dehaene, psychologue cognitif, professeur au Collège de France et académicien, évoquent le projet P.A.R.L.E.R. développé dans l’Académie de Grenoble (« Parler Apprendre Réfléchir Lire Ensemble pour Réussir »), et louent la réussite de cette méthode qui revient à des principes pédagogiques traditionnels.



Inscrit dans le cadre de prévention de l’illettrisme et de l’échec scolaire le programme P.A.R.L.E.R. (Parler Apprendre Réfléchir Lire Ensemble pour Réussir), a été réalisé par une équipe de recherche du Laboratoire des Sciences de l’Éducation de l’Université Pierre-Mendès-France de Grenoble et menée par Michel Zorman (médecin et chercheur, groupe Cogni-sciences, de cette université et du centre de référence des troubles du langage du Centre hospitalier universitaire de Grenoble).

Ce programme mis en place de 2005 à 2008 dans l’académie de Grenoble visait à réduire les inégalités sociales par un enrichissement langagier et cognitif sur toute la durée du cycle 2, avec des actions pédagogiques centrées sur le développement des compétences en compréhension, vocabulaire, phonologie, code, assemblage, fluence, production d’écrits…

L’essence de ce projet, présenté comme une « expérimentation » et une « innovation », apparaît surtout comme un retour plein de bon sens à des méthodes éprouvées : apprentissage systématique et répétitif, travail oral sur les sons, les syllabes et les rimes, développement du vocabulaire, apprentissage des codes syllabiques, tout cela en grande section de maternelle.

Les nouveaux outils pédagogiques utilisés s’appuient sur les avancées des sciences cognitives et de l’imagerie médicale, qui donnent à voir le fonctionnement du cerveau lors des processus d’apprentissage. La recherche scientifique n’apporte guère d’élément vraiment novateur, mais vient en réalité corroborer la pertinence des méthodes que l’expérience des âges avait établies. Parmi les pratiques conseillées, l’apprentissage simultané de l’écriture et de la lecture, avec une insistance sur l’écriture cursive. Stanislas Dehaene affirme en effet que « les grands principes du code analytique doivent être enseignés aux enfants dès la maternelle ».

Il condamne sans ambiguïté les méthodes globales et semi-globales, sans complaisance envers ce que la journaliste, Élodie Courtejoie, appelle « l’éternel débat méthode globale – méthode syllabique », débat qui n’a rien d’éternel, si l’on se souvient de la jeunesse de toutes ces innovations pédagogiques mises aujourd’hui en défaut. Stanislas Dehaene rappelle encore que seuls les exercices répétitifs, loin des variations incessantes censées retenir l’attention de l’enfant, ont une vraie efficacité. Ils ont en outre la vertu de donner confiance à l’enfant, confiance sur laquelle insiste aussi Marie-Danièle Campion.

Les apprentissages doivent être à la fois échelonnés et réguliers. C’est pourquoi, selon Stanislas Dehaene, « la concentration de l’école sur 4 jours est une absurdité. C’est une erreur, massive, qu’on a faite récemment ». Le témoignage d’une institutrice vient souligner l’efficacité du programme P.A.R.L.E.R., qu’elle applique dans sa classe de grande section de maternelle. Cette institutrice n’hésite pas à organiser sa classe en groupes de niveau (4 groupes, aux frontières perméables), notion qui commence à retrouver droit de séjour à l’école après des décennies de dénigrement.

Cette expérimentation et les échos élogieux qu’elle reçoit ont donc de quoi réjouir tous ceux qui sont investis dans des écoles mettant en œuvre des pédagogies traditionnelles, car ils prouvent la validité de leurs choix et la qualité de leur travail. L’Éducation Nationale ne devrait d’ailleurs pas hésiter à profiter de l’expertise des écoles indépendantes dans ce domaine !

Enfin, alors que beaucoup d’écoles publiques ou sous contrat accueillent les enfants dans des classes très chargées, les écoles indépendantes apparaissent encore comme les bons élèves à imiter : avec leurs effectifs réduits, elles semblent les seules, avec quelques classes rurales comme celle évoquée dans l’émission, à pouvoir assurer « la personnalisation du parcours selon chaque enfant » prônée par Jean-Michel Blanquer et Marie-Danièle Campion.

Le mot de la fin est laissé au directeur de l’enseignement scolaire : « Tenir compte de la recherche scientifique » permet « la conciliation entre tradition et modernité, ce qui est une définition qu’on peut donner du rôle de l’école ».

Article écrit par Virginie Subias-Konofal, docteur en lettres classiques.




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jeudi 10 janvier 2013

Le directeur de Loyola au sujet de la décision de la Cour d'appel sur le cours ECR

Le directeur du collège Loyola a déclaré dans une vidéo (ci-dessous en anglais) que son école n'est pas allée en justice « juste pour avoir raison », mais parce que la question au centre de la controverse intéresse « la société dans son ensemble ».




Le directeur Donovan a déclaré que, la question centrale est que le « ministère prétend qu'en tant qu'établissement confessionnel, nous sommes incapables d'enseigner la reconnaissance des autres — la tolérance et la compréhension — ainsi que la poursuite du bien commun ».

« Du point de vue du ministère de l'Éducation, du gouvernement du Québec, et des juges de la Cour d'appel, nous ne pouvons [enseigner ces valeurs] que comme laïcs, dans une perspective laïque », a-t-il ajouté.

Donovan a ajouté que la décision du tribunal n'est pas de « bon augure » pour une société qui valorise la diversité religieuse, notamment sur le plan des « richesses que toutes les religions ont à offrir, et en particulier la contribution du catholicisme dans des écoles comme Loyola qui ont tant contribué à notre société et au bien-être de celle-ci. »

Le collège Loyola a jusqu'au deux février pour décider s'il fait appel de la décision de la Cour d'appel auprès de la Cour suprême du Canada.





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Loyola's principal Paul Donovan on ERC Court Case



Loyola principal Paul Donovan said in a video (above) that his school did not go to court "just to get our way" but because the issue involved "society as a whole."

Donovan said that at the heart of the issue is the "ministry saying that as a confessional institution, we are unable to teach the recognition of others — tolerance, understanding — and the pursuit of the common good."

"From the perspective of the Ministry of Education, of the Quebec government, and affirmed by the Court of Appeals, we can only [teach these values] as secularists, from a secular perspective," he said.

Donovan added that the court decision does not "bode well" for a society that values religious diversity, particularly in terms of the "richness that religions of all types have to offer, and in particular the contribution of Catholicism in schools like Loyola that have contributed so much to our society, and to the well being of society."

Loyola High School has until the second of February to decide whether it appeals the Court of Appeal decision to the Supreme Court of Canada.









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mercredi 9 janvier 2013

Les étudiants universitaires américains de plus en plus nombreux à se croire au-dessus de la moyenne

Une étude suggère que de plus en plus d'étudiants universitaires américains croient qu'ils sont au-dessus de la moyenne, qu’ils sont en quelque sorte spéciaux. Une haute estime de soi est généralement considérée comme une bonne chose — mais se pourrait-il qu’en avoir trop soit plutôt dommageable ?

Près de neuf millions de jeunes ont participé à l’American Freshman Survey (Enquête sur les étudiants américains de première année) depuis sa création en 1966.

Celle-ci demande aux étudiants d'évaluer la façon dont ils se mesurent par rapport à leurs pairs dans un certain nombre de compétences de base. Depuis quarante ans, on a pu observer une augmentation spectaculaire du nombre d'étudiants qui se décrivent comme étant « au-dessus de la moyenne » quant à leurs compétences universitaires, leur volonté de réussite, leurs compétences mathématiques et leur confiance en soi.

C'est ce que révèle une nouvelle analyse des données de l'enquête par la psychologue américaine Jean Twenge de l’Université de Californie à San Diego et ses collègues Brittany Gentile et Keith Campbell.

L’auto-évaluation de traits moins individualistes — tels que l’esprit de collaboration, la compréhension des autres et la spiritualité —  a peu changé ou a même diminué au cours de la même période.

Twenge ajoute que, bien que l’Enquête Freshman montre que les étudiants sont de plus en plus susceptibles de se dire doués en rédaction, les résultats de tests objectifs indiquent plutôt que leur capacité réelle à rédiger des textes a diminué depuis les années 1960.




Et, alors que dans les années 1980, près de la moitié des étudiants disaient étudier pendant six heures ou plus par semaine, ce chiffre n’était plus que d'un peu plus tiers en 2009 — un fait paradoxal puisque le nombre d’étudiants qui se disent déterminés à réussir a fortement augmenté entre-temps (voir graphique ci-dessus).

Une autre étude réalisée par Twenge suggère que, depuis 1979, 30 % supplémentaires des étudiants états-uniens sont enclins au narcissisme.

« Traditionnellement, notre culture encourageait la modestie et l'humilité, et non la vantardise », ajoute la professeur Twenge. « La prétention et la vanité étaient mal considérées. »

Toutes les personnes qui ont une haute opinion d’eux-mêmes ne sont pas nécessairement narcissiques. Parfois, cette haute opinion peut être inoffensive et même tout à fait justifiée.

Mais, récemment, un étudiant sur quatre ayant répondu à un questionnaire, L'Inventaire de la personnalité narcissique, l’a fait d'une manière qui trahit une opinion narcissique de lui-même.

Bien que d’aucuns ont fait valoir que le narcissisme est un trait essentiel, la Dr Twenge et ses collègues considèrent celui-ci comme négatif et destructeur.

Dans son ouvrage L'Épidémie de narcissisme, coécrit avec Keith Campbell, Twenge attribue la montée des attitudes narcissiques à une série de modes — parmi lesquelles le type d’éducation dispensé par les parents, le culte des célébrités, les médias sociaux et l'accès au crédit facile qui permet aux gens de se faire passer pour plus riches qu’ils ne le sont.

Dans un article récent, Jean Twenge a étudié les changements dans l'utilisation des pronoms dans les livres américains publiés entre 1960 et 2008, en utilisant la base de données Ngram de Google Books.

Elle a constaté que l’utilisation des pronoms de la première personne du pluriel (nous, nôtre, nos) a diminué de 10 %, alors que l’utilisation de pronoms de la première personne du singulier (je, moi, mien, etc.) a augmenté de 42 %.

« Ce qui est vraiment devenu prédominant au cours des deux dernières décennies c’est l'idée que d’être très confiant en soi – de s'aimer, de croire en soi – c’est la clé du succès. Maintenant ce qui est intéressant à propos de cette croyance, c'est qu’elle est très populaire, qu’elle est très profondément ancrée, mais également qu’elle est fausse. »

Cette idée séduisante — que la vie des gens s'améliore avec leur estime de soi — a donné naissance à ce qu’on a nommé « le mouvement de l’estime de soi ».

Un nombre incalculables de guides pratiques a répandu l'idée que chacun d’entre nous peut réaliser de grandes choses – si seulement nous étions plus confiants en nous.

Plus de 15 000 articles de revues scientifiques se sont penchés sur les liens entre une haute estime de soi et des résultats mesurables dans la vie réelle, comme le niveau d'instruction, les possibilités d'emploi, la popularité, la santé, le bonheur et le respect des lois et des codes sociaux.

À la lumière de ceux-ci, il existe très peu de preuves que l'augmentation de l'estime de soi conduit à des résultats concrets et positifs.

« S'il existe un effet, il est assez négligeable », explique Roy Baumeister de l’Université d’État de Floride. Il a été le principal auteur d'un article publié en 2003 qui scrute des dizaines d’études sur l'estime de soi.

Il a constaté que, même si une haute estime de soi est souvent corrélée positivement avec le succès, il est difficile de déterminer le sens de la causalité. Ainsi, accorde-t-on notes élevées accordées aux gens ayant une haute estime d’eux-mêmes ou obtenir de bonnes notes développe-t-il une haute estime de soi ?

En outre, une troisième variable peut influencer à la fois l'estime de soi et un résultat positif : «Venir d'une bonne famille peut conduire à la fois à une haute estime de soi et à la réussite personnelle», explique Baumeister.

« La maîtrise de soi est une cause nettement plus décisive et bien documentée dans la réussite personnelle. Malgré mes années passées dans la recherche sur l'estime de soi, je dois conseiller à contrecœur aux gens de ne plus y penser. »

Ce qui ne signifie pas que les gens ayant peu confiance en eux-mêmes auront plus de succès à l'école, dans leur carrière ou dans le sport.

La génération nombriliste...
« Vous devez croire que vous pouvez réussir, mais ce n'est pas la même chose que de penser que vous êtes génial », ajoute la professeur Twenge. Elle donne l'exemple d'un nageur qui essaie d’apprendre la technique du virage :  il doit croire qu'il pourra acquérir cette compétence, mais croire qu’il est déjà un superbe nageur ne lui est d’aucun secours.

Forsyth et Kerr ont étudié l'effet d’une rétroaction positive sur les étudiants universitaires qui avaient reçu des notes faibles (C, D, E et F). Ils ont constaté que les élèves les plus faibles avaient en fait de moins bons résultats après avoir été encouragés à la suite de ces mauvais résultats afin d’accroître leur estime de soi.

« Une intervention qui vise à encourager [les étudiants] pour qu’ils se sentent bien dans leur peau, quel que soit leurs résultats, peut les priver d’une raison de travailler dur », écrit Baumeister.

Les jeunes pensent-ils donc être meilleurs qu'ils ne le sont ? Si c’est le cas, peut-être vaut-il mieux en avoir pitié plutôt que de les stigmatiser.

Les narcisses décrits par Twenge et Campbell sont souvent d'un dehors charmant et sympathique. Ils nouent facilement des liens, sont très confiants au niveau social et lors des entretiens d'embauche. Pourtant, leur pronostic n'est pas bon.

« À long terme, ce qui tend à se produire c’est que ces personnes narcissiques ont des problèmes tant dans leurs relations personnelles que professionnelles », d’ajouter Mme Twenge.

Les narcissiques diront peut-être tout ce qu’il faut, mais leurs actions révéleront en fin de compte leur égoïsme foncier.

Ces personnes narcissiques ne se rendent souvent pas compte avant la quarantaine que leur vie a été parsemée par un nombre inhabituel de relations qui se sont soldées par un échec.

Mais ce n'est pas chose facile à corriger : les narcisses sont connus pour leur abandon lors de traitements.

« C'est un trait de personnalité », dit la docteur Twenge. « C'est par définition très difficile à changer. C’est ancré dans la génétique et dans un environnement culturel précoce, choses qui ne sont pas tout ce qui malléable. »

Les choses ne sont guère mieux pour ces nombreux jeunes qui — bien qu’ils ne soient pas classés comme narcissiques — ont une opinion démesurée d’eux-mêmes.

Une étude de 2006 menée par John Reynolds de l’Université d’État de Floride a constaté que les étudiants sont de plus en plus ambitieux, mais aussi de moins en moins réalistes quant à leurs attentes, créant de la sorte ce qu'il appelle « l'inflation d’ambition ».

« Depuis les années 1960 et 1970, quand cette ambition a commencé à augmenter, on a assisté à une augmentation de l'anxiété et de la dépression », de conclure Twenge.

« Nettement plus de gens ne vont pas atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés. »


Voir aussi

La pédagogie de l'estime de soi

Inflation des notes dans les universités nord-américaines ?

Mark Steyn dans After America sur l'éducation américaine

Recension de Economic Facts and Fallacies de Thomas Sowell (3e partie sur l'université américaine)

La bulle universitaire aux États-Unis va-t-elle crever ?




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