jeudi 11 octobre 2012

Ontario — Pour la ministre de l'Éducation, les écoles catholiques ne peuvent pas enseigner que l'avortement est un mal

La ministre Laurel Broten lors d'une « subtile » campagne  précédente
Selon une dépêche de l'agence de Presse canadienne, la ministre de l'Éducation de l'Ontario, Laurel Broten, a déclaré que les écoles catholiques subventionnées de l'Ontario ne doivent pas enseigner à leurs élèves que l'avortement est mauvais parce que la nouvelle loi anti-intimidation interdit la misogynie.

« Le fait de retirer le droit d'une femme de choisir [l'avortement] pourrait sans doute être considéré comme l'une des actions les plus misogynes que l'on puisse entreprendre », a-t-elle déclaré.

Elle a conclu en ajoutant « Je ne pense pas qu'il existe un conflit entre le choix d'une éducation catholique pour ses enfants et le fait soutenir le droit des femmes de choisir [l'avortement]. »

La docteur Margaret Somerville, directrice fondatrice du Centre de l'Université McGill pour la médecine, l'éthique et le droit, a décrit cette déclaration de la ministre comme une « épouvantable » violation de la liberté religieuse. « Si le projet de loi 13 [la loi anti-intimidation ontarienne] devait être interprété de la manière que le ministre indique, à mon avis, il serait inconstitutionnel parce qu'il contreviendrait à la liberté de religion, la liberté de conscience et la liberté d'expression, il serait également contraire aux obligations des parents et à leurs droits à l'égard de leurs enfants ».

Rappelons que, pour  le renommé spécialiste en droit constitutionnel Eugene Meehan dans le dernier numéro de LexView (en anglais), la nouvelle Loi pour des écoles tolérantes de l'Ontario est sujette à une contestation juridique parce qu'elle viole les droits des catholiques de la province. (Plus de détails).





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Requête en « déclaration de poursuite abusive » à l’encontre de M. Raymond Gravel

De gauche à droite, Svend Robinson (ex-NPD),
Amir Khadir (QS) et Raymond Gravel lors du gala 2009
du Conseil québécois des gais et lesbiennes
Une requête en « déclaration de poursuite abusive » à l’encontre du demandeur Raymond Gravel, sera entendue lundi les 15 et 16 octobre 2012, à 9 h 00, au Palais de Justice de Joliette.

Parmi les personnes poursuivies par M. Gravel : LifeSiteNews, Campagne Québec-Vie et une dizaine d'autres personnes.

On est en droit de se demander si ce personnage qu'attire la controverse ne vise simplement pas à bâillonner des opposants idéologiques en les ruinant. Rappelons que M. Gravel demande un demi-million en dommages et intérêts pour atteinte à sa réputation !





Palais de justice de Joliette, salle 1.30

200, rue Saint-Marc
Joliette QC J6E 8C2

Comment s'y rendre

Téléphone : 450-753-4807

Cette audience est ouverte au public.


Voir aussi

Raymond Gravel c. Life Site News – chronologie et sommaire de la défense

L'abbé Raymond Gravel poursuit des organisations pro-vie pour 500 000 $





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Deux millions pour apprendre aux enfants immigrés leur langue maternelle

Le ministère de l’Éducation dépense environ deux millions $ par année pour enseigner aux enfants de l’immigration leur langue… maternelle.

Le programme d’enseignement des langues d’origine (PELO) a été créé par le PQ en 1978, sans doute pour dorer la pilule de la loi 101. Aujourd’hui, 23 langues sont enseignées dans une centaine d’écoles publiques, dont l’ourdou, le créole, le turc, le vietnamien, l’algonquin, etc. Sept commissions scolaires y participent, jusqu’en Abitibi. En 2008, 6 832 enfants étaient inscrits à ces cours qui sont ouverts à tous. À raison de 2 ½ heures par semaine, les enfants se familiarisent avec la langue et la culture de leur pays d’origine, de la maternelle à la sixième année.

L’arabe, la plus populaire

En raison de l’immigration maghrébine au Québec, c’est l’arabe qui est le plus souvent enseigné dans les écoles francophones. Selon Lise Ravary, beaucoup de parents refusent d’inscrire leurs enfants au PELO, de crainte de retarder leur intégration.




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Pas de classiques de la littérature, mais la lutte contre l'hétérosexisme en classe de français, d'anglais, d'histoire et de mathématiques

Une mère nous a écrit. Son fils est en secondaire II (12 ans, bientôt 13) dans une école québécoise.  En français, on impose au fils la lecture du Trésor de Brion de Jean Lemieux.

Roman anticonservateur où le trésor ce sont des lettres d'amour homo

Selon Tony Esposito dans le magazine homosexuel Homni, « Ce livre est à conseiller que vous soyez adolescent ou adulte, homme ou femme, gai [homo] ou hétéro. L'histoire est bien développée, crédible, entraînante et dynamique. Elle contient, au milieu de la chasse au trésor, des moments importants sur les relations familiales, sociales, amoureuses et sexuelles faisant basculer nos trois héros hors de l'enfance dans le monde des adultes.

L'angle gai [homo] est mince, mais essentiel à l'histoire. Le trésor, c'est le butin du pirate Ratcliffe: pierres précieuses, doublons, etc. ainsi que le calice de Beaubassin, pièce historique. Mais il y a aussi l'autre coffre, celui qui contient les registres de l'Abbé Donnegan et ses lettres d'amour [homosexuel] à Henry Ratcliffe. 
»

Pour le même auteur, Tony Esposito, mais cette fois dans Érudit : « S'il est encourageant de lire Guillaume dire : «[...] À cette époque, l'homosexualité devait être un sujet tabou. Encore plus entre un pirate et un missionnaire. [...]» (p. 360), il reste que Donnegan et Ratcliffe sont des victimes de l'étroitesse des mœurs de leur époque. La question à se poser est : est-ce que les choses ont vraiment tant changé ? »

Pour Jacques La Mothe, de l'Université du Québec à Montréal, « le motif de l'homosexualité se cristallise sur un objet à valeur symbolique importante, le calice. Vase sacré provenant du lieu dit Beaubassin et ayant appartenu à l'abbé Donnegan, il est volé par Ratcliffe, puis enterré à Brion. Suivant le journal de Geneviève Boudreau, qui date de 1856, il semble figurer « le péché » dans lequel vivaient les deux hommes. Le jeu de mots évident, bien que manquant quelque peu de raffinement, donne au calice de Beaubassin une connotation sexuelle[...] La quête du Graal n'est pas très éloignée de toute cette imagerie.

Dans ce récit d'aventures, le motif de l'homosexualité semble jouer le rôle d'une métaphore autour de laquelle se cristallise tout le problème de l'impossibilité d'assouvir le désir, la passion (qu'elle soit d'amour, de connaissances ou de liberté, peu importe), dans les sociétés conservatrices. »

Bref, il s'agit d'un roman d'aventures pour la jeunesse dont un des objectifs est la critique de la société conservatrice et une normalisation de certains comportements comme l'homosexualité, mais pas uniquement puisqu'on y aborde aussi la sexualité hétéro entre adolescents. Un roman qui sied donc à l'école « progressiste » québécoise et on comprend qu'on l'impose aux étudiants dans certaines écoles.

La société post-moderne tribale, passionnelle et émotive, mais est-elle libre ?

Ce qui est comique c'est le peu de profondeur de cette nouvelle doxa qu'on inculque aux jeunes captifs de l'école québécoise. D'une part, le roman est totalement anachronique dans sa vision du monde : à l'époque classique, la liberté et la connaissance s'opposent précisément à la passion et aux désirs à assouvir. Contrairement aux sauvages, on devenait libre en n'étant plus soumis aux plaisirs, à ses passions irrationnelles qui égarent... D'autre part, ce roman semble prétendre qu'aujourd'hui les gens ne sont plus soumis à des tabous, que l’individu n'est plus étouffé par les conformismes, que la soif de connaissance nous définirait. Voire. C'est loin d'être évident. Il semble que l'auteur veuille surtout ennoblir ce qui n'est que l'ode de l'homo festivus soumis à ses sens, à ses passions.

Des auteurs comme Maffesoli, dans son dernier ouvrage Homo eroticus, montre bien que les valeurs des Lumières (la raison et le progrès) ne constituent plus une matrice féconde de la société contemporaine et que nos contemporains ne veulent pas le voir, les gens ont une frousse terrible du mot « post-modernité ». La société actuelle est nettement plus émotive, tribale, passionnée, soumise aux pulsions que rationnelle, rationaliste et individuelle : « Les affects sont omniprésents, et même dans des domaines d'où ils avaient été exclus : la politique, l'économie. Il suffit de voir les meetings actuels avec musique et cotillons ! La vie sociale est remplie de rumeurs, de buzz, d'irruptions des humeurs », de dire le sociologue. Il ajoute : « Au "cogito ergo sum, in arcem meum" de Descartes — "je pense donc je suis, dans la forteresse de mon esprit" — qui fonde l'individualisme moderne a succédé le "je m'éclate avec". Les gens se structurent en tribus, autour d'un goût partagé sexuel, musical, religieux, sportif, etc., dans une volonté de vivre le présent plutôt que de se projeter. » Pour ce sociologue, ces communautés ne sont pourtant pas dépourvues de cruauté envers leurs membres, elles imposent aussi une normalisation des actes de leurs membres.  Notons que Maffesoli jette toutefois un regard bienveillant sur cette société post-moderne qu'il qualifie de « vitaliste ».

Dans ce sens, Le Trésor de Brion est bien un roman post-moderne, dionysiaque et soumis au seul sens du temps présent. Le récit se termine d'ailleurs ainsi :

— Où on va ?
— N'importe où. [...]
— Par là-bas ? demanda Aude.
— Par là-bas.

Ramenant la barre à lui, Guillaume Cormier pointa l'étrave du bateau vers le large. (p. 290)

Le bateau du jeune héros, Guillaume Cormier, renoue ainsi, dans cette ouverture à toutes possibilités, avec son nom :

— Pourquoi tu l'as appelé Par là-bas ?
— C'était une expression de maman. Quand on allait faire un tour d'auto, elle disait « Par là-bas ! ». C'était une façon de tout oublier, de profiter du moment présent. Elle rêvait toujours de partir.
— Elle a réalisé son rêve.
— C'est une façon de voir ça. (p. 207)

Extrait de Pedro & Me
Classique anglais remplacé par une brève BD homo

Ailleurs, un père nous apprend que le classique « Lord of the Flies » de William Golding initialement prévu au programme (320 pages à lire sans images, imaginez-vous !) avait été retiré de façon à faire place à une bande dessinée militante « Pedro & Me » aux dialogues rares et très aérés et cela en cours d'anglais de secondaire IV. L'auteur, Judd Winick, y raconte comment lors d'une émission de télé-réalité en 1992, Real World à San Francisco, il a fait connaissance avec un jeune gay séropositif d'origine cubaine, Pedro Zamora. Activiste engagé dans la prévention du sida, Pedro devient l'ami de Judd. À travers cette amitié, ce dernier va prendre conscience de son ignorance de la maladie. Tout au long de la bande dessinée, l'homosexualité est banalisée et présentée de manière favorable. Le « mariage » homosexuel est également présenté comme normal (même s'il n'est pas reconnu en Californie !)

La classe a également été soumise au visionnement obligatoire en classe du film tiré de cet opuscule.


Cours de français, lecture d'opuscule médiocre sur l'homosexualité

Ailleurs, le père d'un élève inscrit dans une école supposément catholique, rapportait le fait qu'en secondaire IV au cours de français, on rendait obligatoire la lecture du roman Philippe avec un grand H [1]. Selon lui, « Il s'agit d'un livre dont les objectifs sont de contrer l'homophobie, d'une part, et d'aborder le tabou entourant le haut taux de suicide chez les jeunes hommes homosexuels, d'autre part. Il m'apparaît inapproprié d'imposer la lecture de ce roman à des étudiants de secondaire IV âgés de 15 ans, et de retirer du programme de français la lecture de grandes œuvres de la littérature française pour faire place à de tels romans qui poursuivent des objectifs de rectitude politique. »

Le parent précise encore : « J'ai par ailleurs fait valoir au directeur qu'il ne faut pas confondre la lutte contre l'homophobie, objectif sans doute louable (voir paragraphe 2358 du CEC), et la promotion de l'homosexualité. »

Le livre est parcouru de certaines longueurs et de clichés à la mode. C'est ainsi que, si Philippe H a le bon rôle, on trouve bien sûr un méchant hétéro macho, foncièrement « malheureux qui agit ainsi pour nier sa nature profonde d'homosexuel » comme l'écrit avec grand style le site des jeunes « allosexuels »... L'auteur de Philippe avec un grand H est d'ailleurs un jeune homosexuel. Une liste de ressources pour ce qu'on désigne comme les « jeunes gais et lesbiennes » est présentée à la fin de l'ouvrage. Reste à savoir si, à 15 ans, on est déjà vraiment homosexuel ou non, si on le sait ou non. Ce n'est pas l'avis de tous les professeurs de psychopathologies...

Extrait de Les Troubles psychiques de l'adolescence François Richard, professeur de psychopathologie à l'université Paris VII-Denis Diderot, il est également psychanalyste :
« Mais il existe aussi une homosexualité transitoire normale à l'adolescence, le plus souvent inhibée et méconnue comme telle.  [...]

À côté de l'identification à une figure parentale susceptible d'être idéalisée, il existe, à l'adolescence, une quête fraternelle du semblable (ce qui explique l'importance du groupe d'autres adolescents mais aussi des amitiés amoureuses). C'est alors non plus le modèle de ce que l'on voudrait devenir que recherche l'adolescent, mais celui de ce qu'il est. »
Hétérosexisme

Toutes ces lectures s'inscrivent dans l'air du temps, alors que l'État a fait l'annonce d'une lutte gouvernementale concertée contre l'hétérosexisme. Rappelons que l'hétérosexisme serait l'attitude selon laquelle l'hétérosexualité est à préférer à l'homosexualité. Bref, la normalité. Sont hétérosexistes « Les représentations et stéréotypes négatifs des gais, des lesbiennes et des bisexuelles, surtout en méchant ou traître, cible de plaisanteries, bête curieuse » (Wikipédia). À ce titre, dans les publicités québécoises, la cible de plaisanteries n'est-elle pas plutôt le mâle hétérosexuel, l'éternel idiot (lire aussi ici, ). De l'hétérophobie ?

Remous lors du visionnement d'un film imposé

Selon Le Devoir, en cours d'éthique et de culture religieuse (la lutte à l'hétérosexisme est transversale !) dans une école plutôt multiethnique le visionnement obligatoire du film C.R.A.Z.Y. a suscité de très vives réactions. Ce film avait été imposé aux élèves pour parler de l'homosexualité et des valeurs du Québec dans les années 60-70-80. « Deux gars qui s'embrassent, c'était pour elles "dégueulasse" » auraient déclaré des élèves. Le professeur d'ECR admet aussi avoir reçu quelques appels téléphoniques de parents outrés.

60 % de la note de français sur un travail sur l'homosexualité

À Granby, à l’initiative d’un professeur de français de secondaire III, Kim Messier, auteur du livre Le Placard, plusieurs professeurs de français de cette année ont choisi l’homosexualité et la lutte contre l'hétérosexisme comme sujet principal de la troisième étape de l’année. Cette étape compterait pour 60 % de la note finale au bulletin.

Dans le cadre de ce cours de « français », les élèves 
  • liront le livre de Jasmin Roy (Osti de fif !) ainsi que d’autres textes et articles sur le sujet ;
  • entendront des invités homosexuels et des intervenants du GRIS (voir ci-dessous) ;
  • apprendront comment ont évolué les lois sur l'homosexualité depuis l'antiquité (en cours d'histoire...) ;
  • feront des activités comme se coller des étiquettes sur leurs chandails avec la mention « Je suis bisexuel », « Je suis homosexuel » ou « Je suis hétérosexuel » et les porter toute la journée à l’école ;
  • Kim Messier a fait une demande à la direction pour que les élèves lisent Le Placard son nouveau livre... ;
  • la première journée d’école de septembre 2012, le professeur d’anglais (!) a montré la vidéo (ci-dessous) en classe.


La vidéo Le Placard dont le visionnement a été imposé en cours d'anglais

Lors de la rencontre des parents de 2011-12, Anne-Marie Dussault (professeur de français de secondaire III en 2011-12 dans la même école) a affirmé « Dans mon cours, la journée contre l’homophobie est passée à une semaine, puis s’est transformée en une étape ! Pourtant rien ne semble justifier une telle opération, car au dire même du directeur pédagogique il n’y a aucune problématique liée à « l'homophobie » à l’école du Verbe divin...

Affiche utilisée dans les écoles.
On traque ensuite la réaction
des élèves...
Interrogée par la Voix de l'Est, en mai 2010, Kim Messier affirmait « J'enseigne au secondaire et je crois que c'est mon devoir d'aider ces jeunes gais et lesbiennes à s'accepter. Je veux aussi en profiter pour sensibiliser les autres élèves de mon niveau en développant leur empathie. Pour ce faire, j'invite, à chaque année, les intervenants du GRIS (Groupe de recherche et d'intervention sociale) [dont la mission est de « démystifier l'homosexualité et la bisexualité » à l'école]. Mes élèves écoutent le récit de vie d'un gai et d'une lesbienne et peuvent leur poser des questions. Ces témoignages les émeuvent et démystifient l'homosexualité. Le plus important, pour moi, à travers les discours de ces intervenants, et les lectures faites en classe, c'est de faire comprendre aux élèves qu'être homosexuel, c'est aimer quelqu'un. »

En 2011, un reportage rapporte que « … des enseignants ont intégré le délicat sujet dans leurs cours de français, histoire et même... en mathématiques !» « Même effervescence à l'école secondaire du Verbe divin, où on a mis le paquet pour sensibiliser les jeunes contre l'homophobie. Une initiative de l'enseignante Kim Messier. En troisième secondaire, le bilan de fin d'année est consacré à la cause. En classe de français, tous les élèves ont lu la biographie Osti de fif ! de Jasmin Roy. Œuvre coup-de-poing sur les effets dévastateurs de l'intimidation et des remarques homophobes. » … « Tous les examens de fin d'année en français ont été consacrés à l'homophobie. Une initiative qui a suscité un débat positif chez les élèves [avaient-ils le choix ?], mais qui a aussi allumé des parents moins évolués [sympa! on intimide les parents jugés rétrogrades ?] Le professeur d'histoire a lui aussi suivi le mouvement en orientant son cours sur l'histoire de l'homosexualité et de l'homophobie à partir de la Grèce antique. Même en mathématique, les élèves ont eu à résoudre des problèmes à partir de statistiques sur l'homosexualité et les taux de suicide. »

Pour en tirer quelle conclusion ? Gageons qu'on ne parlera pas à ces pauvres élèves captifs du travail de G. Remafedi, par exemple, qui à la lumière de six études trouve que le suicide chez les jeunes homosexuels s'explique peu par l'homophobie, mais davantage par la prostitution, la famille désunie, l'agression sexuelle en bas âge, les peines d'amour et l'étiquetage prématuré de l'orientation sexuelle.

La lutte contre l'intimidation monopolisée par la lutte contre l'homophobie

Il ne s'agit pas là de cas isolés visant à normaliser le plus tôt possible l'homosexualité auprès des jeunes. Il existe en effet un plan concerté interministériel de lutte à l'hétérosexisme sous la pression de coteries extrêmement minoritaires qui disent représenter les homosexuels, qui ne représentent eux-mêmes que quelques pour cent de la population (voir ici et ).  La CSQ a également insisté sur la mise en place de ce plan, qui serait selon ce syndicat une priorité en éducation...

Implicitement, on essaie de faire croire que la lutte justifiée contre l'intimidation à l'école doit être prioritairement axée sur la lutte contre l'hétérosexisme, car même tolérer l'homosexualité sans brimer quiconque n'est désormais plus suffisant.  

D'une part, on peut très bien s'assurer de ne pas martyriser des garçons efféminés (ils ne sont pas tous homos de toute façon !) sans faire la promotion de l'homosexualité comme un mode de vie et, d'autre part, l'homophobie ne représente qu'une toute petite partie des causes de l'intimidation à l'école. Finalement, il n'y a nullement une crise de l'intimidation en Amérique du Nord. En effet, selon le National Center for Education Statistics, entre 1995 et 2009, le pourcentage d'élèves qui ont déclaré « avoir peur d'une attaque ou de coups à l'école » est passé de 12 % à 4 %. Au cours de la même période, le taux de victimisation pour 1000 étudiants a également été divisé par cinq. On a la désagréable impression que l'on crée une certaine hystérie autour de l'intimidation pour servir de prétexte à la normalisation de l'homosexualité et très peu lutter contre les autres formes d'intimidations nettement majoritaires. Il est vrai que les outre-mangeurs et les obèses du Québec n'ont pas un lobby aussi actif que les homosexuels.

Source: Maria Yau et Janet O'Reilly, « 2006 Student Census, Grades 9-12 »

Selon une étude de Maria Yau et Janet O'Reilly, « 2006 Student Census, Grades 9-12 », l'intimidation liée à l'orientation sexuelle des élèves (orientation souvent simplement supposée au début du secondaire) est loin, mais très loin, d'être une des raisons principales des brimades à l'école. En effet, le premier sujet des moqueries et insultes est lié au physique des élèves. Railleries parce qu'un élève est trop gros, trop petit, lent à la course, roux, laid, trop grand, trop maigre, etc. À la fin du  secondaire, les motifs reliés au « genre » sont même parmi les moins fréquents loin derrière l'intimidation au physique, aux notes en classe, l'origine culturelle, la langue familiale, la religion et les revenus des parents !

Et le respect des parents, des jeunes ados, de la pudeur ?

À une époque, jamais ces romans, ces bandes dessinées, ces films n'auraient été imposés aux jeunes adolescents. Non seulement parce qu'il s'agit souvent d'œuvres médiocres. Non seulement parce qu'elles ne sont pas consensuelles (et Dieu sait qu'on aime nous rebattre les oreilles avec le consensus québécois). Non, seulement par pudeur chez de jeunes adolescents, mais aussi parce qu'on respectait encore les valeurs de parents premiers éducateurs qui considèrent la pratique de l'homosexualité comme un choix moins heureux que l'hétérosexualité. Aujourd'hui, le gouvernement fait fi de ces pudeurs et des désirs des parents poussé par la coterie LGBTQ. Il faut dire que, devant lui, il n'a plus que le silence. Quand a-t-on entendu, par exemple, un évêque catholique encore dire quoi que ce soit sur le sujet ? Ne se condamnent-ils pas à l'insignifiance par leur mutisme ?

Lente chute dans les classements ?

Entre-temps, on observe dans des épreuves inter-provinciales une très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010 ainsi qu'une forte baisse relative dans les sciences. On note aussi que la note des Québécois baisse aux tests PISA, alors que ces tests n'évaluent même pas la culture générale mais des compétences de base.





[1] « H » pour homosexualité

Québec — Moins d'anglais au primaire, révision du cours d'histoire

Le gouvernement Marois veut revoir l'enseignement de l'anglais au primaire en mettant un frein sur l'implantation du programme intensif en sixième année d'ici 2015 et en abolissant les cours obligatoires dès la première année. C'est du moins les deux souhaits formulés hier par la nouvelle ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, qui a également plaidé pour la révision du programme d'histoire au secondaire afin que la question nationale y occupe une place de choix.

Pour Mathieu Bock-Côté qui apprend la nouvelle par la même source (Le Soleil), il s'agit d'un « article un peu tendancieux – pour le dire poliment. On y lit qu’apparemment, Marie Malavoy voudrait confier à l’école la mission de promouvoir la souveraineté. Disons-le simplement: c’est absurde! Marie Malavoy entend rétablir l’enseignement de l’histoire nationale, qui a été mise de côté depuis quelques années sous prétexte qu’elle n’était pas assez «inclusive» et pas assez multiculturaliste. L’histoire nouveau genre à l’école, politiquement correcte, relevait davantage du fantasme idéologique politiquement correct que de l’histoire réelle du Québec. Pour mille et une raisons, la plupart idéologiques, l’enseignement de l’histoire s’est coupé peu à peu de la question nationale, qui est pourtant au cœur du passé québécois. »


Source




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Vatican II, l'éducation et la Révolution tranquille vus par Radio-Canada

Reportage radio-canadien sur Vatican II et la Révolution tranquille (vidéo ici). Tous les clichés sont réunis, tous les invités habituels sont interrogés (pas un conservateur), aucune critique à l'encontre de la Révolution tranquille et de son héritage, si ce n'est l'influence persistante et néfaste des conservateurs de Rome.



La nationalisation de l'éducation

Le reportage souligne qu'en éducation la situation est alarmante au tournant des années 60. L'ancien ministre Claude Castonguay affirme que « l'Église est de connivence avec le gouvernement et les élites pour garder la population dans l'ignorance ». C'est un peu caricatural comme on le verra ci-dessous. Le sociologue Guy Rocher pour sa part déclare que « C'était la province du Québec qui était la moins scolarisée dans l'ensemble du Canada et c'était les Canadiens français qui étaient le moins scolarisés au Québec. C'était le grand scandale des 1960 quand on s'est rendu compte de cela ».

C'est exact. Les Canadiens français affichaient un faible niveau de scola­risation : 63 % des élèves francophones finissaient leur 7e année et seuls 13 % finissaient leur 11e année, alors que 36 % des élèves anglo­phones atteignent ce niveau.

Quelques remarques s'imposent toutefois :

1) le Québec d'avant la Révolution tranquille est une province prospère contrairement au tableau manichéen habituel dressé qui oppose une « Grande Noirceur » à la « Révolution tranquille » qui n'aurait été que prospérité, mini-jupes, joie, jouissances et jolies donzelles. En réalité, l’après-guerre est la seule période de l’histoire du Canada où le revenu nominal par habitant du Québec a gagné sur le reste du pays. De 1951 à 1966, la population québécoise s’était maintenue à environ 29 % de la population canadienne. Mais voici que depuis 1966, elle est passée de 29 % donc à 23,2 %. Pour Jean-Luc Migué, « Même au-delà des libertés strictement économiques, nos libertés ont souffert depuis les années 1960…à l’exception des libertés sexuelles. »

2) Des changements dans le taux de scolarisation s'observaient partout dans le monde occidental, ils étaient liés à une explosion démographique et à un changement dans la demande économique (tertiarisation, demande croissante de techniciens, ingénieurs et de l'appareil d'État).

3) Les francophones sont toujours moins scolarisés que les anglophones au Québec et moins que les autres Canadiens. Les francophones décrochent aussi plus souvent. Aujourd'hui. Pour Gilles Paquet, professeur émérite de gestion à l'Université d'Ottawa, les changements dans le système d'éducation issus de la Révolution tranquille sont parmi les facteurs qui expliquent le fort taux de décrochage au Québec.

4) Monique Jérôme-Forget, ex-ministre des Finances du Québec, pense qu'« Il faut se demander si la mainmise des syndicats sur le réseau n’expliquerait pas le désintéressement de nombreux parents. » Elle se demande également si il est « normal que la convention collective [des enseignants] contienne plus de 500 articles, comporte 274 pages, et que certains articles se déclinent sur 8 pages ? »

5) La solution adoptée par la Révolution tranquille : la nationalisation de l'éducation n'était pas la seule possible. Mais, dans ce reportage, on ne critique jamais les choix de la merveilleuse Révolution tranquille, uniquement ce qui la précède ou les affreux conservateurs encore tapis à Rome. En d'autres termes, le principe de l’assistance publique n’implique aucunement la nationalisation effective du secteur éducatif, la voie empruntée par le législateur québécois (« de connivence avec les élites et les chrétiens progressistes », comme dirait Castonguay).

Citons à ce sujet un extrait du livre Le Monopole public de l'éducation, par Jean-Luc Migué et Richard Marceau publié aux Presses de l’Université du Québec en 1989 :
« Dans cette optique conventionnelle, c’est à cet aménagement de planification centrale qu’il faut imputer le progrès accompli. L’analyste sérieux ne manquera pas de juger la logique un peu courte.

Il sait que l’explosion scolaire de l’après-guerre était un phénomène occidental, issu de la convergence d’une évolution démographique particulière, d’une croissance accélérée du revenu général et de transformations technologiques, qui à eux tous ne pouvaient manquer de susciter l’explosion de la demande. Le fait est, pour ne citer qu’un exemple, que l’effectif scolaire du secondaire au Québec a augmenté près de deux fois plus vite de 1956 à 1961 [avant la Révolution tranquille donc] que de 1961 à 1971.

Comparer de façon brute l’état de la scolarisation en 1989 à celui de 1960 pour en imputer l’évolution à l’avènement du « grand soir social démocrate », autrement appelé la Révolution tranquille, c’est manquer manifestement de perspective.

La faveur intellectuelle dont jouit l’étatisme scolaire ne manque pas non plus d’étonner l’historien qui observe que le réseau public tronqué de l’après-guerre était aussi une création politique ; c’était un choix public et une option législative, au même titre que les réformes qui lui ont succédé. [...]

La foi naïve de certains réformateurs dans la solution publique repose donc sur un relativisme analytique inquiétant : le même processus politico-bureaucratique qui avait engendré la sous-scolarisation et en général le régime déploré d’avant « La Réforme », contiendrait dorénavant toutes les garanties de solution efficace et juste. Des politiciens, des partis et des bureaucrates vertueux auraient pris la place de leurs ancêtres malveillants ou mal éclairés. »
pp. 96-97
Vatican II et ses réformes inadaptées, la gauche et la victoire de la droite

Sur le plan religieux, le journaliste radio-canadien Marc Laurandeau affirme que Vatican II n'a apporté que des broutilles. L'éternel invité des plateaux de la société d'État de radiodiffusion, Louis Rousseau, parle de réponse « inadaptée » parce que « un appareil totalitaire ne sait pas faire la révolution ». Claude Castonguay lui fait écho. Pour la cinéaste Micheline Lanctôt, « ils ont débaptisé des saints [sic ?], alors qu'ils auraient dû ouvrir sur la contraception et le mariage des prêtres. Ce que l'Église protestante [laquelle?] fait depuis toujours [re-sic]. Il y a avait des modèles en place pour la modernisation de l'Église. »

L'ennui, Micheline, c'est que ces églises protestantes progressistes sont celles qui connaissent la plus grande désaffection... C'est ainsi qu'une étude récente du Pew Research Center, nous apprend que les évangéliques blancs (plutôt conservateurs) gagnent un point dans la population américaine entre 2011 et 2012 pour atteindre 19 % tandis que le protestantisme historique, plutôt progressiste, chute de deux points sur un an pour descendre à 15 % et de 3 points sur 5 ans. Au Québec, l'Église anglicane au Québec se meurt littéralement (c'est aussi une de ces églises progressistes qui soutient fortement le cours ECR).

Selon Louis Rousseau, le concile Vatican II « a fait naître un épiscopat majoritairement, je ne dis pas totalement, progressiste et ouvert. » Le présentateur lui souffle « Cela n'a pas duré. » Rousseau reprend la balle au bond « Cela n'a pas duré parce qu'ils n'ont pas osé. »   La faute en revient à Rome de confirmer Mgr Paul-Émile Charbonneau. Quelle belle unanimité ! Elle se veut preuve alors qu'elle n'est que le reflet de la sélection des invités.

Voilà, l'effondrement de l'Église catholique au Québec n'est pas dû aux évêques progressistes qui fondent leur église dans la société, pour en épouser les modes et la prive donc de tout intérêt : « Pourquoi encore payer la dîme, aller dans une froide église alors qu'il suffit rester au chaud et d'écouter Radio-Canada, on y entend les mêmes prêches ? » Non, non, la faute en revient à Rome. L'ennui, comme on l'a vu ci-dessus, c'est que les églises protestantes progressistes voient leurs ouailles s'évanouir tout aussi vite si pas plus vite que l'Église catholique romaine dans les pays occidentaux et que ceux qui résistent le mieux dans la transmission de leur foi ce sont les protestants et les catholiques conservateurs... Et d'ailleurs, l'animateur de Second Regard doit bien l'avouer : « aujourd'hui c'est une église conservatrice qui a le vent dans les voiles. » Le professeur au département des « sciences » des religions à l'UQAM, Louis Rousseau, appuie ce constat : « Le christianisme le plus dynamique aujourd'hui n'est pas le christianisme libéral tant chez les protestants que chez les catholiques. On avait gagé sur un avenir pour le christianisme libéral, de facto, aujourd'hui c'est une option qui n'a pas gagné. C'est le moins qu'on puisse dire. » Pour finir ce reportage à sens unique, la parole est donnée brièvement et solennellement à Mgr Charbonneau qui « regrette ce qui nous arrive.   »







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mercredi 10 octobre 2012

Pourquoi 68 % des Français sont opposés à la suppression des devoirs scolaires

Alors que [le ministre français de l'Éducation] Vincent Peillon doit s’exprimer demain sur la modification des rythmes scolaires et sur l’organisation du temps scolaire hebdomadaire, un sondage Ifop pour Radio Alouette publié ce 9 octobre indique que 68 % des Français sont opposés à la suppression des devoirs scolaires à la maison pour les élèves du primaire. Ils sont 78% parmi les professions libérales et cadres supérieurs et 63% chez les employés et ouvriers.

Pourtant, faire faire leurs devoirs aux enfants n’est une sinécure pour personne, surtout quand les deux parents exercent une profession, comme c’est le cas la plupart du temps aujourd’hui. Si les Français sont si massivement favorables aux devoirs à la maison, c’est qu’ils sont vivement attachés à une certaine conception de l’école qui justifie pleinement le travail personnel à domicile : la conception qui veut que l’école ait pour finalité première de transmettre les connaissances, c’est-à-dire d’instruire, ce qui suppose de répéter chez soi ce que l’on a vu en classe, de faire un effort de mémorisation et d’effectuer des exercices d’entrainement pour parfaire la maîtrise de ces nouvelles connaissances et les ancrer durablement dans la mémoire.

Pourtant la FCPE, principale association de parents d’élèves, a demandé officiellement au ministre la suppression des devoirs à la maison au primaire. On peut lire sur son site « La FCPE et l’ICEM-Pédagogie Freinet dénoncent la persistance des devoirs à la maison. Personne n'en a jamais prouvé l'utilité ». Constat qui ne manque pas de sel au regard des résultats du sondage IFOP. Pourquoi cette position de la FCPE à rebours de celle des parents ? Parce que la FCPE est historiquement acquise à l’idée que le but premier de l’école est un but social et politique : transformer la société par l’école, en faisant de cette dernière un moyen d’annihiler les différences sociales.  [Au Québec, ce rôle est officiellement inscrit dans une des trois missions de l'école : elle doit « socialiser » l'enfant. En fonction de quelles règles et valeurs ? Celles des parents ou celles que l'État édicte ?] En clair, l’école nouvelle manière doit être telle que le fils de notaire ne soit pas avantagé à l’école par rapport au fils d’ouvrier. La FCPE le reconnaît sans s’en cacher sur son site internet : « [Les devoirs à la maison] ne font qu’accentuer les inégalités entre les enfants selon qu’ils peuvent ou non bénéficier d’aide à la maison. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils sont proscrits en primaire par une circulaire de 1956. »

Ce sondage doit donc donner l’occasion au Ministre d’oser poser publiquement la finalité de l’école : a-t-elle pour but premier d’instruire (transmettre les connaissances) ou bien de réduire les inégalités sociales au moyen de l’enseignement ? C’est une question qui mériterait d’être posée au peuple dans le cadre d’un référendum. Rester dans le flou sur cette question, c’est prendre la responsabilité de refonder l’école sur les sables mouvants d’un malentendu majeur. C’est travailler sur les moyens pédagogiques sans avoir précisé préalablement au service de quelles finalités on en devait juger l’efficacité. Il est clair que cette ambiguïté n’est pas étrangère à la baisse de niveau de l’école française, depuis que cette dernière a fait passer les objectifs politiques (changer la société par l’école) au détriment d’objectifs scientifiques (transmettre les savoirs).

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mardi 9 octobre 2012

Des médecins contre « l'assistance à mourir » par euthanasie

Les médias conventionnels subventionnés n'en parlent jamais, mais il existe de nombreux médecins contre l'« assistance à mourir » (l'euphémisme médiatique) par euthanasie et qui préconise plutôt, d'une part, les soins palliatifs et, d'autre part, le refus de l'acharnement thérapeutique.



1.  La personne en fin de vie doit bénéficier de soins médicaux diligents et compétents pour le soulagement de la douleur, des malaises et de la souffrance qu’elle éprouve et dont elle souhaite être libérée. Le médecin a l’obligation de déployer à sa demande tous les moyens que lui offre sa profession pour arriver à cette fin.

2.  Les volontés du malade qui refuse ou qui veut interrompre des traitements doivent toujours être respectées.

3. Les moyens évolués et modernes de l’approche palliative et les outils thérapeutiques disponibles permettent à toute personne d’être bien soulagée en fin de vie : ces moyens doivent devenir accessibles sur l’ensemble du territoire.

4.  Le médecin qui se voit confronté à une situation où une personne sous ses soins, évoluant vers la fin de sa vie, est mal soulagée en dépit de ses meilleures interventions, doit pouvoir obtenir l’aide d’un collègue ou d’une ressource experte en soins palliatifs en vue de mettre en œuvre des moyens alternatifs visant à soulager le malade de façon optimale.

5.  Dans les situations où le malade demeure aux prises avec  une souffrance mal contrôlée par les meilleurs outils de la médecine palliative, la sédation est une option utile. Titrée jusqu’à l’atteinte du confort du malade, son but est le maintien de sa qualité de vie, comme pour les autres moyens de la médecine palliative.

6.  L’acte de provoquer volontairement et directement la mort d’un patient par injection létale ou tout autre moyen ne peut en aucune circonstance être considéré comme un « soin » et est contraire au Code de déontologie du médecin. Tuer la personne qui souffre, même avec la plus grande compassion, n’est pas un soin. Il n’est jamais nécessaire de provoquer la mort d’un patient pour mettre un terme à ses souffrances. La tradition hippocratique vieille de 2400 ans qui interdit l’euthanasie est un critère de civilisation. Elle a pour objectif la protection des faibles, et le maintien du lien de confiance dans la relation médecin-patient. Elle interpelle le médecin, les autres soignants et les proches à travailler avec science et ingéniosité à réconforter et à soulager les malades en créant un climat de solidarité mutuelle. L’interdit de l’euthanasie a été sagement codifié il y a 2400 ans en dépit du fait que c’était à une époque de moyens limités pour soulager le malade; il est ironique de le voir contesté de nos jours, dans un monde médical pourvu d’autant de moyens. 

7.  L’introduction de l’euthanasie ou du suicide assisté doit aussi être rejetée à cause de l’expérience des pays qui ont commis l’imprudence de les dépénaliser. Elle engendre souvent des problèmes plus graves que ceux qu’on prétendait vouloir régler. Parmi ceux documentés dans la littérature médicale on retrouve :

   Des taux élevés d’euthanasies sans consentement;

  L’impossibilité de faire respecter les balises instaurées et la procédure de déclaration des euthanasies;

   Des effets dommageables sur la relation médecin-patient;

   Des conflits au sein des équipes soignantes et des familles.



8.  Les Collèges des médecins doivent continuer d’assumer leur rôle de protection du public et de la vie et appuyer les médecins dans leur quête d’une médecine palliative de qualité et accessible, qui permettra à tout patient d’être bien soulagé durant sa maladie et en fin de vie.

        Médecins: SIGNEZ LE MANIFESTE du Refus Médical de l'Euthanasie

       Citoyens:  APPUYEZ L'INITIATIVE du Collectif de médecins 




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Affamer le privé, les curieuses économies de la Fédération autonome de l'enseignement

Depuis 2009, à l'occasion de la première édition de la Semaine pour l'école publique (financée à même tous les contribuables ?), la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) se mobilise pour limiter, voire abolir, le financement de l'enseignement privé. Cette année était donc la quatrième fois qu'elle ressortait cette rengaine.

La FAE a même déclaré qu'elle mettra la question sur la table à l’occasion d’une première rencontre avec la nouvelle ministre de l’Éducation, Marie Malavoy. Si on en croit la FAE, son initiative permettrait d'épargner 500 millions... Rien de moins.

Le président de la FAE, M. Pierre St-Germain, ne nous est pas antipathique. Il a ainsi déclaré au sujet de la réforme pédagogique : « Les ministres se sont fait rouler dans la farine par les technocrates du ministère de l'Éducation. L'appareil bureaucratique croit à la réforme comme un dogme. Ils ne se désavoueront jamais eux-mêmes ». Mais voilà, au lieu d'en tirer la conclusion qu'il faut libérer les écoles de ce monopole technocratique, M. St-Germain veut encore limiter la liberté déjà restreinte des écoles privées et les priver de soutien financier... Étrange logique.

Et cela avec les arguments comptables les plus saugrenus.

S'appuyant sur une recherche menée pour son compte, la FAE estimait en 2009 qu'en mettant fin au financement des écoles privées (à un niveau de 60 % du coût de formation obligatoire d'un élève), le gouvernement économiserait 86 millions de dollars par année. Or, cette prétention s'appuie sur l'hypothèse qu'en abolissant la subvention, 50 % des élèves fréquentant des écoles privées reviendraient au système public. Mais pour la Fédération des établissements d'enseignement privés du Québec, l'abolition des subventions aurait risqué d'entraîner un exode beaucoup plus massif que 50 % vers les écoles publiques. En bout de ligne, disait la FEEP, le gouvernement ne ferait aucune économie puisque le financement au public est à 100 % du coût de formation. Pis encore, dit la FEEP, la facture pour Québec aurait risqué de grimper.

Mais si c'était 86 millions d'épargne selon les calculs sujets à controverse de la FAE en 2009, voilà qu'en 2012 la même mesure devrait selon la même FAE épargner rien de moins que 500 millions de dollars par année et de réinjecter le montant dans le système public... C'est la multiplication des pains !

Par ailleurs, la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP) tient à préciser que l'affirmation de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) disant que l'arrêt des subventions aux écoles privées représenterait une économie de 500 millions $ pour le gouvernement du Québec n'est pas exacte. Tout d'abord, le montant des subventions versées aux écoles privées est inférieur à 500 millions $. De plus, cette estimation présuppose que tous les parents qui envoient leur enfant à l'école privée continueraient à le faire même si la contribution parentale doublait. Ce scénario est utopique puisque la majorité des enfants qui fréquentent l'école privée au Québec proviennent de familles de la classe moyenne. Par exemple, au Nouveau-Brunswick où les écoles privées ne sont pas subventionnées, ces écoles n'accueillent que 1 % des effectifs scolaires.



Le Devoir n'avait rien à dire au sujet de cette augmentation subite de ces bienfaits de la suppression radicale du secteur (semi-)privé de l'éducation au Québec. Il faut dire qu'un de ces chroniqueurs trouve que l'éducation privée par excellence (scolariser son enfant à la maison) serait selon lui un geste antisocial, antidémocratique... Rien de moins.

Plusieurs études ont démontré qu'autour de 15 % des écoles privées seulement vont pouvoir rester ouvertes (principalement sur l'île de Montréal où la clientèle sera suffisante) si les parents venaient payer 100 % des coûts de fréquentation d'une école privée. En conséquence, tous les élèves de familles de la classe moyenne dont les enfants fréquentent actuellement les écoles semi-publiques devraient fréquenter les écoles gouvernementales. Ceci entraînerait un surcoût d'environ 40 % pour les finances publiques. « Les économies » engendrées par le fait que les élèves des 15 % d'écoles restantes ne seraient plus financées ne changeraient guère le bilan financier de l'État, mais alors qu'on prétend lutter contre l'élitisme on n'aurait fait que l'exacerber.


Voir aussi

Les Québécois veulent des bons d’étude et plus de liberté de programme scolaire

Québec — Dépenses par élève dans le réseau gouvernemental en hausse constante

Le président Obama met ses enfants dans le privé de même que 40 % du Congrès américain

Comment concilier financement juste et recherche de l'amélioration des écoles

Entretien avec Philippe Nemo sur l'école unique et le monopole d'État





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France — Se libérer de la tyrannie des programmes scolaires

En France règne (si l'on fait abstraction des diplômes délivrées par les écoles internationales, notamment européennes et allemandes) le monopole de la collation des grades : le gouvernement délivre les diplômes du baccalauréat (D.E.C.) à ceux qui réussissent ses examens et donc qui se plient à son programme scolaire.  Certains comme Guilhem Golfin, professeur de philosophie, s'en insurgent :

« Le débat public n’aborde que trop rarement la question cruciale des programmes scolaires. S’il le fait, c’est toujours de façon ponctuelle et sous le coup de l’émotion, à l’occasion d’une énième réforme malheureuse, comme récemment sur l’introduction de l’idéologie du gendre en SVT [sciences naturelles], l’expulsion de Louis XIV des programmes au profit du Monomotapa [royaume africain dont on ne sait que très peu !], ou la suppression de l’histoire-géographie en terminale S [deuxième année du cégep concentration scientifique].

Pourtant, il est urgent aujourd’hui de repenser les programmes, tant ils sont à la fois vides de l’essentiel et embarrassés d’exigences accessoires. Les écoles indépendantes ne peuvent se soustraire à cette responsabilité, puisque la loi les laisse libres de déterminer de manière autonome leurs programmes pour peu qu’elles respectent le « socle commun de connaissances ». À elles d’être à la hauteur de cette liberté !

La piètre qualité des programmes en vigueur est désormais largement reconnue. Le simple fait que l’État ait cru bon, en 2005, de fixer un socle commun de connaissances en sus de ces programmes en dit long. N’est-ce pas reconnaître leur caractère irréaliste ? Leurs fréquents remaniements pour faire droit aux revendications de groupes communautaristes ou pour intégrer les thématiques au goût du jour ajoutent à la confusion, en nuisant à la logique des progressions et à leur cohérence interne.

Face à une vision traditionnellement organique et unitive de la connaissance, s’est affirmée une approche pointilliste déstructurée, donnant toujours le primat au thème sur la chronologie, et ne respectant pas les méthodes propres à chaque matière au nom de la pluridisciplinarité et de la pédagogie de projet.

La nature même des programmes est donc incompatible avec la structuration des esprits, dont la nécessité est pourtant unanimement soulignée. Sans conscience du déroulement historique des événements comme des idées ou des styles, l’élève ne peut se forger une représentation du monde autre qu’arbitraire et éclatée. Il sait des bribes sur le roman noir, il a traité le thème du rire, mais il est privé de l’intelligence du tout, de la vision architectonique de l’ensemble, qui est pourtant l’objectif de toute formation généraliste. Il est donc clair qu’il faudrait refonder les programmes.

Pour ce faire, il faudrait commencer par se débarrasser de l’idée même d’un programme unique imposé à tous par l’État, ce monopole sur les esprits étant proprement tyrannique, quand bien même on invoquerait l’impératif d’unité nationale pour défendre cette idée : l’État doit s’en tenir à un rôle de garant de l’accès de chacun à une éducation digne de ce nom, et de suppléant lorsque l’offre éducative est défaillante. Les critères de son contrôle doivent être définis par le législateur, démocratiquement et en toute transparence. Ce travail de libération ne sera assuré que lorsque l’État aura également renoncé au monopole de la collation des grades (monopole d’octroi des diplômes). Hélas, la passion exclusive des Français pour le baccalauréat, au mépris d’autres grades et certificats nationaux ou internationaux, aide peu l’État à renoncer à son privilège ! C’est bien dans l’indifférence générale que la préparation du baccalauréat continue de condamner chaque lycéen à un bachotage stérile qui vicie radicalement le rapport à la connaissance.

Les écoles indépendantes doivent faire un effort de libération mentale et mettre à profit leur liberté de programme pour définir et suivre humblement un ordre d’acquisition des connaissances. De manière responsable, c’est-à-dire philosophiquement fondée et « citoyenne », c’est-à-dire publiquement justifiée. Au risque sinon de tomber dans une autre forme de communautarisme et dans l’arbitraire. C’est en ayant une claire conscience du rôle de l’école, qui est de former le jugement à travers l’acquisition de connaissances certaines, que les écoles échapperont à tout communautarisme diviseur. La transmission de ces savoirs insérera nécessairement l’élève dans une tradition et dans l’universel, auquel tend de soi tout savoir. Au-delà des spécialisations selon les filières, il conviendra donc de ne pas perdre de vue que le but demeure toujours une formation d’ordre général, une « culture ». »

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