mardi 23 septembre 2014

France : reportage sur les méthodes d'apprentissage de la lecture.

« Education : la lecture, quelle [sic] apprentissage ? », c'est le titre d'un reportage de France 2 diffusé ce lundi 15 septembre au journal de 20 heures. La conclusion scientifique selon la chaîne publique : la méthode traditionnelle syllabique est nettement plus efficace que les méthodes globales et semi-globales privilégiées par l'Éducation nationale.



Voir le reportage.






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Les premières cohortes de la réforme seraient plus faibles en mathématiques

Alors que le Québec se targue d'obtenir de bons résultats aux examens internationaux de mathématiques, une étude réalisée par des économistes québécois vient jeter un pavé dans la mare. Les premières cohortes d'élèves, en particulier les plus faibles, concluent-ils, ont pâti de la réforme en mathématiques lancée en 2000, du moins du point de vue des procédures mathématiques (calcul, algèbre linéaire simple, etc.). « Tout nous porte à croire que la réforme a été porteuse d'impacts négatifs sur les compétences mathématiques », peut-on lire dans cette étude signée Catherine Haeck, Pierre Lefebvre et Philip Merrigan, qui vient d'être publiée dans l'Economics of Education Review.

Les chercheurs ont constaté que la réforme a eu des effets négatifs sur les résultats des élèves sur la répartition de toutes les compétences et que, plus l'exposition à la réforme était longue, plus les effets négatifs étaient plus importants.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs se sont penchés sur des tests administrés par Statistique Canada, de même que sur les examens TIMMS administrés dans toutes les provinces canadiennes. Les résultats des enfants ayant commencé l'école en 1re année entre 1999 et 2005 ont été scrutés à la loupe tout au long de leur parcours scolaire jusqu'en 2011. Ce faisant, les chercheurs ont constaté à titre d'exemple que les résultats aux tests de Statistique Canada des élèves de 5e et 6e année de 2004 étaient inférieurs de 4 % à ceux des élèves de 5e et 6e année de 2000. Une fois arrivés en 1re et 2e secondaire, ces mêmes élèves avaient des notes inférieures de 6,6 % par rapport aux élèves de 1re et 2e secondaire de 2004 et inférieures de 4,5 % par rapport à ceux de 2002. Les résultats du test TIMSS ont donné des baisses comparables. Ce qui est particulièrement troublant pour les chercheurs, c'est que la réforme, constatent-ils, a tout particulièrement touché les élèves les plus faibles de l'école primaire. Au secondaire, elle n'aurait vraiment réussi qu'aux premiers de classe.

Période d'ajustement ?

Cela ne signifie pas qu'il faille jeter la réforme en pâture et encore moins qu'il faille douter des compétences des enseignants en mathématiques, prévient Catherine Haeck. « Sans doute y a-t-il eu des ajustements par la suite, mais il serait bon, quand on se lance dans une réforme de cette importance, d'y aller prudemment, progressivement. »

Interrogée par la Presse, Hélène Paradis, responsable des programmes de mathématiques au monopole de l'Éducation, admet qu'il y a certainement eu une nécessaire période d'ajustement. N'empêche, aujourd'hui, signale-t-elle, les Québécois arrivent en tête de toutes les provinces canadiennes en mathématiques.

Dans l'étude TIMMS de 2011, administrée en 4e primaire, les élèves Québécois ont une place honorable mais nullement exceptionnelle :
PaysNote
Singapour606
Corée, rép. de605
Hong Kong RAS602
Formose (Taïpei)591
Japon585
Irlande du Nord562
Caroline du Nord554
Belgique (Flandre)549
Finlande545
Angleterre542
Fédération de Russie542
États-Unis541
Pays-Bas540
Danemark537
Lithuanie534
Québec533
Portugal532
Allemagne528
Ontario518


Avec la réforme, poursuit Mme Paradis, l'accent a beaucoup été mis sur la résolution de problèmes et non pas sur la mémorisation de tables de multiplication, par exemple, « ce qui n'empêche pas que les élèves doivent les connaître aussi». Stéphane Cyr, professeur de didactique des mathématiques à l'UQAM, croit, comme le démontre l'étude, que les premières cohortes d'une réforme « sont un peu des cobayes ». « Il y a eu des problèmes logistiques dans le lancement de la réforme, il n'y a pas eu d'école pilote et certains élèves en ont sûrement souffert. »

Voir aussi

Québec — L'apprentissage des tables de multiplication repoussé de deux ans





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vendredi 19 septembre 2014

Ces retraités américains qui n'ont pas fini de rembourser leurs prêts... étudiants

« Aux États-Unis, la dette étudiante des 65 ans et plus a atteint en 2013 quelque 18,2 milliards de dollars, contre 2,8 milliards en 2005. Difficile de rembourser une éducation extrêmement coûteuse aux Etats-Unis, y compris pour les personnes âgées, dont certaines n'ont toujours pas fini de payer leurs prêts étudiants et voient désormais leurs retraites ponctionnées par l'État, qui veut récupérer son argent. […] Cette dette a rapidement grossi depuis 2005, où elle n'était encore pour cette tranche d'âge "que" de 2,8 milliards de dollars, souligne le GAO. La plupart de ces personnes âgées ont emprunté pour rembourser leur propre éducation, pas même celle de leurs enfants ou de leurs petits-enfants, et beaucoup peinent encore à rembourser leurs prêts. Ainsi, dans plus de la moitié des cas, les individus de plus de 75 ans font défaut sur le remboursement de leur prêt, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas effectué de paiement depuis au moins 270 jours. »




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lundi 15 septembre 2014

Convocation de la CLÉ à une assemblée générale

 La Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) convoque ses sympathisants à une assemblée.
« Cher sympathisant,

Notre campagne de financement étant terminée, nous aimerions vous inviter personnellement à participer à la prochaine assemblée générale de la CLÉ.

Cette réunion aura pour but de dresser un bilan de nos actions, d’échanger de l’information et de parler des futures activités de la CLÉ. Depuis plusieurs années déjà, plusieurs personnes se sont impliquées dans la coalition pour la défense du droit des parents pour leurs enfants dans le milieu scolaire. Il est important de permettre un renouvellement du personnel de la CLÉ. Ces nouvelles personnes sauront apporter leurs idées et leur énergie. Il faut continuer à représenter les parents et protéger leurs droits dans l’éducation de leurs enfants. Rôle crucial que s’est assigné la CLÉ depuis sa fondation. L’implication des parents est essentielle à cette défense commune. C’est pourquoi nous comptons sur votre présence lors de cette assemblée générale extraordinaire de la Coalition pour la liberté en éducation. Venez vous faire entendre, partagez vos attentes, prenez connaissance de toute l’information nécessaire afin de réunir nos forces et défendre vos droits de premiers éducateurs de vos enfants.

Voici les détails de la réunion :

Date : samedi le 27 septembre 2014

Heure : 13 h à 17 h

Lieu : Restaurant Ti-Père B.B.Q. – salle privée au 2e étage (accès aussi par le côté de la bâtisse)

2995, boulevard Laframboise, St-Hyacinthe, QC, J2S 4Z3

Sortie 130 de l’autoroute 20, direction centre-ville

Il est important de confirmer votre présence à marthe-sylvain@cooptel.qc.ca ou par téléphone au 450-532-5606, avant le 25 septembre 2014.

Sylvain Lamontagne

Président de la Coalition pour la liberté en éducation

RSVP à l'adresse indiquée.




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samedi 13 septembre 2014

La « Khan Academy » maintenant complètement traduite en français

Depuis début septembre, Bibliothèques sans frontières, avec le soutien de la Fondation Orange, propose aux élèves et enseignants francophones du monde entier une nouvelle plateforme numérique d’éducation : la Khan Academy (en « chinois » dans le texte).

Imaginée en 2006 par l’Américain Salman Khan, cette plateforme internet offre gratuitement des cours de soutien personnalisés interactifs en vidéo à 10 millions d’utilisateurs par mois. La Khan Academy, qui jusqu'à présent n'était que très partiellement traduite en français, vient d’être entièrement traduite en français à l’initiative de l’association Bibliothèques sans frontières, cofondée par Jérémy Lachal et par l'historien Patrick Weil, et grâce au soutien financier de la Fondation Orange.

Plus de 3 millions de mots ont été traduits en quelques mois sous la supervision d’un comité scientifique. Les leçons en ligne sont accompagnées d’exercices d’évaluation des compétences, d’outils de suivi pour les enseignants et les parents, et intègrent plus de 2 700 séquences vidéo de 10 minutes couvrant les programmes de maths du CP (1ère année du primaire) à la Terminale (dernière année du cégep), ainsi que des cours de sciences comme la biologie, la physique ou encore la chimie.



Avant tout un soutien scolaire

Un enseignement à distance qui n’a pas vocation à remplacer les cours traditionnels prodigués en classe. Il s’agit avant tout d’un soutien scolaire, jamais un programme en ligne, aussi pertinent soit-il, ne pourra rivaliser avec un professeur, affirme Jérémy Lachal, le directeur de Bibliothèques sans Frontières.

L’association Bibliothèques sans Frontières, compte également apporter les ressources éducatives et pédagogiques de la Khan Academy dans les camps de réfugiés au cœur des zones de conflits, grâce au développement de conteneurs modulables et connectés, comprenant un ensemble d’outils et de services éducatifs, informatifs et culturels qui sont destinés aux populations en situation d’urgence. Les « Ideas Box », c’est leur nom [en français ?], sont déjà déployées au Burundi, dans les camps de réfugiés congolais. L’association prévoit l’implantation prochaine d’autres modules, au Liban et en Jordanie pour les réfugiés syriens scolarisés en français.

Voir aussi

À la maison, l’étudiant suit les cours en vidéo, à l’école les enseignants surveillent les exercices

 

vendredi 12 septembre 2014

Histoire — début septembre 490 av.J.-C., la bataille de Marathon

C'était probablement un 13 septembre - Comment les Athéniens repoussèrent la puissante armée de Darius dans la plaine de Marathon et sauvèrent la Grèce de l'invasion perse.

Arrivée de Phidippidès à Athènes annonçant la victoire de Marathon
par Luc-Olivier Merson, 1869.
On l'a souvent comparée à Valmy, dont le «miracle» donna la victoire aux armées révolutionnaires de Dumouriez et Kellermann sur celle du duc de Brunswick le 20 septembre 1792. Comme elle, le véritable succès de la bataille qui opposa Athéniens et Perses dans la plaine de Marathon en 490 avant J.-C. ne fut pas militaire mais politique.

Depuis son accession au trône, Darius, «le Grand Roi», doit affronter l'agitation des cités grecques d'Asie Mineure, qui veulent se débarrasser du joug des Perses achéménides. Lorsque la révolte éclate ouvertement en 499, deux de leurs consœurs de la Grèce continentale, Athènes et Erétrie, viennent à leur rescousse. Quoique inférieurs en nombre, les coalisés prennent l'avantage sur mer puis sur terre, mettant le feu à Sardes avant d'être vaincus à Ephèse par les troupes de Darius. Malgré le désistement d'Athènes, la révolte se propage dans toute l'Asie Mineure. Mais en 494, Darius parvient à prendre Milet, qu'il brûle en représailles et dont il déporte la population en Mésopotamie.

Les choses n'en restent pas là. Darius rêve désormais de punir l'audacieuse Grèce pour avoir pris le parti des cités rebelles. Erétrie est brûlée en 490 et sa population réduite en esclavage. Reste à régler son compte à Athènes. Sur les conseils du tyran déchu Hippias, les Perses commandés par Datis et Artapherne choisissent de débarquer sur la plaine côtière de Marathon, à près de quarante kilomètres au nord-est d'Athènes. Le plan est ingénieux: il s'agit d'attirer l'armée des Grecs loin de leur cité avant de s'en emparer par la mer.

Commandés par Miltiade, 10.000 hoplites athéniens et 1000 platéens se portent effectivement à leur rencontre. Face aux 20.000 Perses stationnés dans la plaine, ils se postent sur deux collines, autant pour attendre un renfort de Sparte qui ne viendra jamais que pour bloquer les voies terrestres vers Athènes. Au bout de quelques jours, la cavalerie perse commence à embarquer pour Phalère, l'un des trois ports d'Athènes. C'est alors que les hoplites grecs, lourdement armés, s'élancent vers l'arrière perse, en franchissant les huit stades (1480 mètres) à pas rapides pour échapper aux flèches de ses redoutables archers. Trop étiré, leur centre est rapidement enfoncé par l'ennemi. Mais la puissance de leurs ailes fait la différence: ils parviennent à envelopper l'armée perse, qui se disloque.

Il ne reste plus aux Grecs qu'à poursuivre jusqu'à la mer les débris de l'armée perse, qui embarque en hâte au prix de multiples noyades. Le bilan est écrasant: 6400 Perses sont tués pour seulement 192 Grecs. Aussitôt, l'infanterie grecque reprend la route pour Athènes afin de devancer l'ennemi. Après huit heures de marche forcée, les hoplites entrent dans la cité. Arrivée une heure plus tard, la flotte perse renonce à débarquer. Pour modeste qu'elle soit, la victoire grecque met fin à la première guerre médique.

L'autre postérité de Marathon est sportive. Aussitôt leur victoire, les Grecs avaient envoyé un messager à Athènes. Celui-ci franchit en hâte les quelque 42 km qui séparent Marathon de la cité et s'écroula à son arrivée sur l'agora, après avoir eu le temps de dire: «Nous avons gagné.» Traditionnellement appelé Philippidès (ou Phidippidès) depuis Lucien de Samosate (IIe siècle apr.J.-C.), il est nommé Euclée par Plutarque, tandis que, chez Hérodote, notre source principale pour la bataille, Philippidès est le nom du coureur envoyé depuis Athènes demander leur aide aux Spartiates. Son exploit fut alors de 250 km en 36 heures. Quoi qu'il en soit, la première course donna naissance au marathon, inauguré aux Premiers Jeux olympiques de 1896, et la seconde au spartathlon, une course d'ultrafond organisée chaque mois de septembre depuis 1983 entre Athènes et Sparte.

Source




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jeudi 11 septembre 2014

« Non à la hausse des taxes scolaires ! »

La Coalition Avenir Québec a procédé aujourd’hui au lancement de la campagne Ça suffit !

Pour la CAQ, il s'agit d'une campagne unique permettant aux contribuables de manifester leur mécontentement face à l’inaction du ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, de freiner la hausse des taxes scolaires.

Voir le site internet casuffit.org (sans cédille, pourtant les adresses internet avec accents et cédilles sont possibles depuis plusieurs années, voir http://www.pouruneécolelibre.com).

Voir aussi

Syndicats satisfaits : taux du nombre d'élèves par enseignant en baisse constante au moins jusqu'en 2015 (des classes de plus en plus petites, des résultats qui diminuent dans les épreuves internationales)

Dépenser plus en éducation, est-ce la solution ?

Québec — Les coûts de gestion scolaire grimpent plus vite que ceux de l'enseignement

Québec — Dépenses par élève en hausse constante

Lecture — la catastrophe québécoise


Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010

PISA 2012 : Canada perd des plumes, Asie en tête, net recul de la Finlande, la France mauvaise élève

Québec — Triplement du nombre d'heures d'anglais en une trentaine d'années

Résultats en lecture du français très médiocres, on impose l'anglais intensif de manière « brutale »
 




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Institut Fraser : les écoles privées du Québec offrent un choix important aux parents

Au moment où les élèves et les enseignants québécois font leur rentrée scolaire, il vaut la peine de s’arrêter un instant pour faire le point sur l’état de l’éducation au Québec.

Il ne fait aucun doute qu’une très bonne éducation est essentielle à la réussite au XXIe siècle. Un diplôme d’école secondaire réduit considérablement le risque de connaître un faible revenu et le chômage.

Pour l'Institut Fraser, le rôle déterminant que joue l’éducation dans la réussite future d’un enfant et sa contribution à la société explique l’importance accordée par les parents et les gouvernements non seulement à l’efficacité du système d’éducation, mais à son dynamisme. À cet égard, il est crucial, d’une part, de soutenir les parents en leur garantissant des choix et la possibilité d’orienter la scolarité de leurs enfants et, d’autre part, de stimuler la concurrence entre les écoles.

Force est de constater, nous rappelle l'Institut, les avantages d’offrir aux parents de tels choix qui favorisent la concurrence entre les écoles. Grâce aux recherches novatrices de Caroline Hoxby au début des années 1990 et aux études publiées par la suite, on s’aperçoit de plus en plus des bienfaits qu’en tirent les élèves, le système d’éducation dans son ensemble (y compris les écoles publiques), l’économie en général, et même les enseignants.

Heureusement, le système d’éducation primaire et secondaire au Canada est relativement bon selon les résultats d'épreuves internationales. Toutefois, on devrait y apporter des améliorations. Non seulement le Canada recule dans le classement international aux enquêtes PISA, mais nous avons encore de grandes difficultés, notamment en ce qui concerne l’éducation des Autochtones et des populations à risque, et les écoles des quartiers défavorisés. Ajoutons un bémol : ces épreuves internationales n'évaluent que des compétences simples, elles n'évaluent pas la culture générale (trop diverse de par le monde) ni des notions complexes en mathématiques et en sciences. Les élèves n'y font pas de dissertation ou de démonstration mathématiques, pas plus qu'ils ne mobilisent des notions complexes comme les intégrales ou le calcul différentiel en mathématiques. Cela explique que certains pays font très bien dans le test PISA (la Finlande par exemple) alors que les universités se plaignent de voir débarquer des études avec un faible bagage mathématique.

La décentralisation du système d’éducation primaire et secondaire au Canada est l’un des principaux facteurs qui contribuent à son succès. En dehors de l’éducation des Autochtones, le gouvernement fédéral ne joue aucun rôle. Les provinces sont donc libres d’essayer différents modèles de financement, de règlementation et de prestation des services dans ce domaine.

Le système d’éducation québécois est unique et fonctionne relativement bien. Contrairement à l’Ontario et aux provinces de l’Atlantique, le Québec s’en remet à des écoles privées dynamiques, qui sont séparées et distinctes du système scolaire public, pour offrir aux parents une bonne partie des choix nécessaires à une éducation efficace. Il faut cependant regretter le manque de liberté pédagogique des écoles québécoises privées.

Un élève québécois sur huit fréquente une école privée : c’est le taux de fréquentation le plus élevé au pays. Selon le classement PISA, les élèves québécois qui fréquentent les écoles privées obtiennent de meilleurs résultats en mathématique que ceux qui fréquentent les écoles publiques.

Les écoles privées proposent une solution de rechange au système public. Ces établissements offrent notamment différentes méthodes d’enseignements (dans certaines limites puisque par exemple le monopole de l'éducation du Québec ne permet pas d'enseigner le programme ECR d'un point de vue catholique). Le Québec et les quatre provinces de l’Ouest offrent du financement aux écoles privées. Cela fait près de cinquante ans que le Québec finance ses écoles privées. Au début, près de 80 % du financement par élève était public alors qu’aujourd’hui il est de l’ordre de 55 à 60 %.

Contrairement à l’Ontario, à la Saskatchewan et à l’Alberta, qui ont des écoles publiques catholiques, le Québec ne propose plus d’enseignement religieux particulier dans les écoles publiques. En Ontario et en Alberta, on trouve également des écoles publiques catholiques francophones. Par ailleurs, le système public québécois ne comporte pas d’écoles à charte entièrement financées par les contribuables, comme c’est le cas en Alberta. Ces écoles se distinguent par le fait qu’elles ont plus d’autonomie et de souplesse pour établir les programmes scolaires, et pour embaucher et licencier les enseignants.

Pour l'Institut Fraser, ce manque relatif de choix au sein du système public par rapport à certaines autres provinces canadiennes rend les écoles privées du Québec d’autant plus importantes. Celles-ci répondent non seulement aux préférences linguistiques, religieuses et en matière de philosophie de l’enseignement des parents québécois, mais contribuent aussi à la bonne performance scolaire globale des élèves québécois.

Le choix des parents en matière d’éducation, qui requiert la concurrence entre établissements scolaires, est un élément incontournable d’un système d’éducation efficace, qui fonctionne bien. On peut cependant en faire plus en s’inspirant des autres provinces canadiennes et d’autres pays. L’amélioration des choix et la concurrence – au sein du système public ainsi qu’entre écoles publiques et indépendantes – sont les facteurs déterminants de la réussite des élèves québécois à l’avenir.

Voir aussi

Les règles imposées à l'école privée sont responsables de la sélection pratiquée

PISA 2012 : Canada perd des plumes, Asie en tête, net recul de la Finlande, la France mauvaise élève

Révolution tranquille : Entre imaginaire et réalité

Le Portugal sur la voie du chèque scolaire

« Le combat pour la liberté scolaire est un combat pour la démocratie »

Essor des écoles indépendantes et du chèque scolaire au Royaume Uni

Les Québécois veulent des bons d’étude et que le cours ECR soit optionnel ou aboli

George Leroux : L’État doit viser à déstabiliser les systèmes absolutistes de croyance des parents

« Georges Leroux est mon gourou », déclare directeur de la fédération des écoles privées...

Comment concilier financement juste et recherche de l'amélioration des écoles


lundi 8 septembre 2014

Prison pour une Irlandaise qui instruit ses enfants à la maison

Des délinquants
Monica O’Connor a 47 ans et six enfants : cette Irlandaise n’a ni tué, ni volé, elle travaille chez elle. Elle a accueilli chez elle 22 enfants en tant que famille d’accueil et exerce la profession d’assistante aux accouchements à domicile. C’est une femme épanouie et ses enfants vont bien.

Tous ont été scolarisés à domicile ; les deux cadets le sont encore.

Et c’est là que cette histoire ordinaire de gens heureux dérape : aux termes d’une nouvelle loi, Monica O’Connor a été condamnée à la prison pour avoir violé une nouvelle loi qui, sans interdire l’école à la maison, la rend très difficile.
La peine fut modeste : Monica a passé trois heures en prison, mercredi. Symbolique – mais justement, très symbolique d’une volonté de montrer que l'État prend le pas sur les parents même dans leur domicile, un geste symbolique pour bien illustrer que les parents ne sont pas les premiers éducateurs de leurs enfants.

Elle a été poursuivie par une toute nouvelle agence de « protection de l’enfance », TUSLA, qui pourrait bien engager de nouvelles poursuites contre Monica l’année prochaine et qui a également fait condamner son mari Edward O’Neill, qui donne une partie des cours et qui doit encore purger sa peine.

L’ingérence dans la vie familiale est évidente et, au demeurant, interdite par la Constitution irlandaise. Mais celle-ci ne peut être directement invoquée devant les juridictions de première instance. Monica O’Connor a décidé d’en rester là sur le plan judiciaire et de ne pas faire appel. Selon elle, TUSLA recherche précisément à donner une telle ampleur à l’affaire et les deux parents ne veulent pas lui donner cette satisfaction.

L’Irlande n’interdit pas l’école à la maison, mais depuis l’entrée en vigueur relativement récente de la loi en 2000, les parents qui font ce choix doivent obtenir un permis au terme d’une évaluation de la part des autorités. Tant qu’ils n’ont pas cette permission de l’État, les enfants sont considérés comme faisant l’école buissonnière. Depuis peu, la toute nouvelle agence TUSLA a été chargée de vérifier que les parents se conforment à cette loi. Si les parents ratent leur examen ou refusent de suivre le processus, ils sont désormais obligés d’inscrire leurs enfants à l’école locale.

En lançant la procédure contre Monica et Edward O’Neill, les pouvoirs publics tentent selon une association de scolarisation à domicile de faire pression sur tous les parents qui font ce choix, afin qu’ils s’enregistrent.

Monica souligne qu’elle avait accepté sans difficulté d’être évaluée pour pouvoir accueillir des enfants qui n’étaient pas les siens : « Après tout, l’État en avait la responsabilité finale. » Mais pour les siens, pas question !

Pour avoir refusé d’enregistrer leurs enfants comme scolarisés à domicile, les O’Neill ont déjà été condamnés à une amende de 2.000 euros (2800 $) en juin 2013, puis de 1.300 euros en décembre 2013. Refusant de payer, ils ont été condamnés à 10 jours de prison. Monica a été relâchée – en libération conditionnelle – au bout de trois heures, pour « bonne conduite ». Elle devra « rester sobre » et ne pas « fréquenter les tavernes », aux termes de sa libération conditionnelle...





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samedi 6 septembre 2014

Lutte contre les stéréotypes : le règne de l'indistinct

L'écrivain Denis Tillinac revient sur la nomination de l'égérie de la lutte contre les stéréotypes sexués, Najat Belkacem, au poste de ministre de l'Éducation en France.

Il y a de la cohérence dans cette frénésie éradicatrice, avatar sénile de la “déconstruction” soixante-huitarde. Elle tétanise Hollande et Valls, qui n’y adhèrent pas mais n’ont plus beaucoup de billes dans leur sac à malice. D’où leur aval, par pur opportunisme, à une approche syncrétiste de la vie sociale qui mixerait les corps, les cœurs et les esprits dans l’enfer de l’indifférencié.

Ses sectateurs comptent sur l’école “républicaine” pour accommoder les loupiots à leur sauce androgyne. Avis aux instits et aux parents “normaux” : l’entreprise camoufle derrière des “ABCD de l’égalité” faussement anodins la négation du distinguo le plus fondamental de l’histoire humaine, celui qui a vertébré, fertilisé et enluminé toutes les civilisations : l’altérité du masculin et du féminin.

Les “stéréotypes” vilipendés par la gauche, il ne faut pas les détruire, mais les consolider. Il faut inculquer au petit garçon le respect de la féminité incarnée par sa mère, aux fins qu’en prenant de l’âge il comprenne le sens de la pudeur, de la galanterie et autres délicatesses sans l’usage desquelles il sera au mieux un goujat, au pire un prédateur. Il faut apprendre aux petites filles que leur avenir sera foncièrement différent de celui d’un garçon de leur âge, en sorte qu’à l’adolescence elles puissent assumer leur féminité sans y laisser des plumes. Ça ne les empêchera  pas d’entrer à Polytechnique si elles sont bonnes en maths.

Certes, les gosses ont déjà pigé à la maternelle qu’ils seront des mecs ou des nanas. Un zizi qui pointe son nez, ça ne peut pas s’occulter, même en affligeant son propriétaire d’une jupe et en lui offrant à Noël une poupée plutôt qu’une épée. À l’heure des premiers flirts, les plus godiches découvrent sous la couette que le désir de la minette et celui du dadais ne sont pas tissés sur la même trame. Tôt ou tard, ils mesureront la différence à l’aune de la maternité: neuf mois dans un ventre, ça fait un sacré bail, et les abdomens masculins ne s’arrondissent qu’avec le concours de la gastronomie lourde.

Reste qu’en dévaluant l’altérité dans les cervelles enfantines, on aggrave le désarmement des psychismes et on gâche par anticipation les noces immémoriales de l’animus et de l’anima. De Mars et Vénus. De la Vierge et de son Fils. De Tristan et d’Yseult. De Roméo et de Juliette. Du Même et de l’Autre.

Autant dire qu’on prémédite sciemment le règne des barbares dans le culte de l’indistinct, avec en perspective une guerre des sexes sans merci. Rien de moins. Qu’une jolie femme aux yeux de velours soit commise à cette vilaine tâche ne doit qu’inciter davantage à la vigilance : la fraction de la gauche dont Mme Vallaud-Belkacem a choisi d’être le porte-voix, par conviction ou par arrivisme, rêve de hâter l’avènement d’une variante molle et dans le vent du Meilleur des mondes de Huxley. Ça fait froid dans le dos.






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