mardi 1 mai 2012

Le Vatican insiste sur le droit des parents d'instruire leurs enfants à la maison

Le Vatican insiste sur le rôle « fondamental » des parents dans l’éducation de leurs enfants et plaide pour la contribution des jeunes dans la société, dans une intervention au Siège de l’ONU à New-York.

La délégation du Saint-Siège à New York, est intervenue au cours de la 45e Session de la Conférence sur la population et le développement, le 24 avril.

La délégation du Saint-Siège confie sa préoccupation face à une « tendance déconcertante » : « le désir de la part de certains de minimiser le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants, comme pour suggérer que ce n’est pas le rôle des parents, mais celui de l’État. »

Pour le Saint-Siège, « il est important que la relation naturelle et donc essentielle entre les parents et leurs enfants soit affirmée et soutenue, non pas affaiblie ».

À ce titre, il souligne que, si l’État a une « responsabilité » pour « fournir des services d’éducation », cependant le « droit d’éduquer » est une « responsabilité fondamentale » des parents, institutions religieuses et communautés locales. L’État doit donc « respecter les choix que font les parents pour leurs enfants et éviter les tentatives d’endoctrinement idéologique ».

En ce sens, le système éducationnel fonctionne « correctement » lorsqu’il inclue la « participation des parents, de la famille, des organisations religieuses et d’autres organisations de la société civile et du secteur privé » dans la planification et la mise en œuvre de politiques éducationnelles.

De même, les parents ont « le droit et le devoir » de choisir les écoles de leurs enfants, y compris à domicile, insiste-t-il, rappelant à ce sujet qu’il existe « 250.000 écoles catholiques dans le monde ».

« C'est énorme », a déclaré Jérémie Lorrig, directeur des relations avec les médias de la HSLDA, un organisme d'aide juridique aux parents éducateurs. « Avoir le soutien de l'ambassadeur du Vatican est inestimable pour le mouvement d'instruction à la maison. »

Un nombre croissant de parents choisissent d'éduquer leurs enfants à la maison en raison de la mauvaise qualité des écoles disponibles, ou parce que les écoles de plus en plus de promouvoir les valeurs qui entrent en conflit avec leurs valeurs morales, philosophiques ou religieuses.



Traduction des passages importants du document du Vatican

Nous présentons ici les passages de l’allocution prononcée le 24 avril 2012, dans le cadre de la 45e session sur la population et le développement, par Mgr Francis Chullikat, chef de la délégation du Saint Siège à l’ONU, relatifs à la liberté des parents de choisir l’éducation de leurs enfants. Ces extraits présentent en effet de manière claire et intéressante comment la position de l’Église s’articule avec le droit international en matière de liberté scolaire.

« Monsieur le Président,

« Ma délégation vous est reconnaissante de ce que, dans son rapport sur le suivi des programmes de population centré sur les adolescents et la jeunesse (E/CN9/2012/5), le Secrétaire général ait affirmé l’importance des familles dans la formation des adolescents et de la jeunesse, et, partant, les droits et les responsabilités de leurs parents. La famille est la cellule originelle de la société, la fondation première des liens sociaux et le lieu où les relations de demain – nuptiales, parentales, filiales, fraternelles – sont cultivées. Chaque famille, fondée sur l’union indissoluble entre un homme et une femme, accomplit sa mission qui est d’être une cellule vivante de la société, une pépinière des vertus, une école de coexistence constructive et paisible, un instrument d’harmonie et un environnement privilégié où la vie humaine est accueillie et protégée, de manière joyeuse et responsable, depuis son commencement jusqu’à son terme naturel. A cet égard, la valeur unique et irremplaçable de la famille fondée sur le mariage, et l’inviolabilité de la vie humaine depuis la conception jusqu’à la mort naturelle, doivent être affirmées.


« Depuis quelque temps déjà ma délégation a remarqué une tendance déconcertante, à savoir le désir de quelques-uns de minimiser le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants, de manière à suggérer d’une façon ou d’une autre qu’il ne s’agit pas du rôle des parents, mais de l’État. A cet égard il importe que la relation naturelle et donc essentielle entre les parents et leurs enfants soit affirmée et soutenue, et non point sapée. La Déclaration universelle des droits de l’homme (UDHR) affirme que « les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants » (art. 26, 3), et la Convention sur les droits de l’enfant affirme que « la responsabilité d’élever l’enfant et d’assurer son développement incombe au premier chef aux parents » (art. 18, 1). Ces principes sont d’une particulière importance en ce qui concerne toutes les affaires relatives aux enfants, y compris, par exemple, par rapport à leur accès à l’éducation et aux activités de communication, et aux services concernant leur santé et leur bien-être, y compris dans les domaines de l’amour humain, de la sexualité humaine, du mariage et de la famille, ainsi que par rapport à la confidentialité et au respect de la vie privée dans ces domaines. Il n’est pas étonnant qu’en de multiples occasions le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement fasse explicitement référence au rôle essentiel des parents en ce qui concerne leurs enfants, et que toutes les politiques et tous les programmes relatifs aux enfants soient dans la ligne de la Convention sur les droits de l’enfant (cf. par ex. les principes 10 et 11 ; 6.7, 6.15, 7.37 et 10.12). […]


« Le système éducatif fonctionne correctement lorsqu’il inclut la participation, pour l’organisation et la mise en œuvre des politiques éducatives, des parents, de la famille, des organisations religieuses et d’autres organisations de la société civile, et aussi le secteur privé. Le but de l’éducation doit s’élargir à la formation de la personne, à la transmission des valeurs, à une éthique du travail, et au sens de la solidarité de l’ensemble de la famille humaine. Dans le cadre de ce processus éducatif, l’État doit respecter les choix des parents pour leurs enfants et éviter les tentatives d’endoctrinement idéologique. Comme l’affirme le droit international, les États sont appelés à respecter la liberté des parents de choisir pour leurs enfants des écoles autres que celles établies par les autorités publiques, d’assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs propres convictions, ce qui s’applique également à leur droit de porter des jugements par rapport aux questions morales qui regardent leurs enfants. Il y a environ 250 000 écoles catholiques à travers le monde. L’école catholique assiste les parents qui ont le droit et le devoir de choisir les écoles, y compris l’école à la maison, et ils doivent posséder le droit de ce faire, droit qui à son tour, doit être respecté et facilité par l’État. Les parents doivent coopérer de manière étroite avec les enseignants qui, de leur côté, doivent collaborer avec les parents. [….] »

+ Mgr Francis Chullikat




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Pompidou à Aron sur Mai 68 : gagner du temps, parier sur l'entêtement des étudiants

En juillet 1968, le président Georges Pompidou envoya une lettre à Raymond Aron, dans laquelle il expliqua comment il avait réussi à mater l’émeute.

« Dans une affaire de cet ordre, tout se joue sur l’opinion. Deux issues se présentaient à moi : se fier à la répression la plus brutale et la plus déterminée. Mais je n’en avais pas le goût, et l’aurais-je eu que la révolte de l’opinion m’aurait obligé à reculer.

« Ou céder du terrain et gagner du temps. Ce que j’ai fait. Les étudiants se sont entêtés, mais ils étaient de moins en moins nombreux et de plus en plus impopulaires. Le moment venu, je prenais l’offensive sans douleur. »





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Singulière faible participation aux votes de boycott des études universitaires


Gilbert Lavoie, dans Le Soleil, se pose la question de la singulière faible participation lors des votes de boycott :

Le 12 avril, l'association des étudiants inscrits aux études supérieures de l'Université Laval a convoqué une assemblée générale extraordinaire de ses 11 700 membres pour le 20 avril. La grève était à l'ordre du jour. Seulement 449 étudiants ont répondu à l'appel!

Ce soir-là, 243 ont voté à main levée pour le retour à la grève, 199 s'y sont opposés, et 7 se sont abstenus.

Deux cent quarante-trois personnes qui décident du sort de 11 700 étudiants, ça va s'ils sont des élus, mais ce n'est pas le cas ici. Où donc étaient les autres ? Hier, j'ai appelé à leur association. Personne n'a été en mesure de m'expliquer un tel taux d'absentéisme.

Pourtant, ces 11 700 étudiants étaient sensibilisés au conflit : ils avaient déjà voté pour un débrayage de deux semaines le 21 mars. Là aussi, ils avaient pris un vote à main levée. Mais le 4 avril, lorsqu'on leur a proposé de reconduire le mandat de grève, ils ont été consultés par vote électronique. La participation a été 10 fois plus importante : 4 764 personnes ont voté et elles ont rejeté la grève dans une proportion de 51,5 %.

Un résultat aussi serré aurait dû inciter un plus grand nombre à participer au vote du 20 avril. Mais ils ne se sont pas présentés. Et qui plus est, leur association est revenue au vote à main levée. Résultat, ils sont en grève pour une période illimitée.

Selon l'association, le faible taux de participation est peut-être imputable au fait que le 20 avril était la dernière journée de cours pour plusieurs étudiants. Ont-ils cru qu'ils ne seraient pas touchés? Si oui, ils ont erré : la grève a compromis la tenue de leurs examens.

Le mandat de grève qui a été voté stipule que quatre situations seulement pourraient mettre fin au débrayage :
  1. le gouvernement cède aux demandes des étudiants;
  2. le nombre de grévistes baisse sous les 100 000;
  3. le gouvernement et trois associations étudiantes concluent une entente;
  4. un autre gouvernement se fait élire.
Combien de cas similaires y a-t-il eu au Québec ? Selon Léo Bureau-Blouin, le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec, la plupart des votes de grève sont passés avec des majorités variant entre 54 et 55 %. Mais combien d'étudiants se sont déplacés pour voter? On ne le sait pas.

Depuis le début, Gabriel Nadeau-Dubois répète continuellement que 170 000 étudiants sont en grève. C'est vrai, mais quelle proportion a pris part aux votes de grève? Si le cas de l'Université Laval se retrouve ailleurs, le chiffre de 170 000 ne veut rien dire. Je vois mal, par exemple, comment on peut se targuer de détenir un appui populaire quand 243 non-élus envoient 11 700 personnes en grève.

Pour le reste, je veux bien m'apitoyer sur le sort des étudiants dont la session est compromise, mais je n'ai pas de sympathie pour ceux et celles qui n'ont même pas pris la peine d'aller voter.

La suite des choses? La Fédération étudiante universitaire du Québec et la FECQ doivent faire une contre-proposition cette semaine. Le gouvernement a fait un «petit» pas sur les modalités du dégel la semaine dernière, mais la négociation ou la médiation sera impossible si les étudiants sont intraitables sur le maintien du gel. La semaine dernière, ils réclamaient que Jean Charest prenne le dossier en main. Il a répondu vendredi : «Mon gouvernement n'acceptera jamais d'agir ou de céder sous le coup de la violence et du chantage.»

À part une démission, il n'y a plus d'autres recours après le premier ministre. Si les étudiants ne comprennent pas cette règle et demeurent braqués, ils n'iront nulle part.

Et tout comme ceux et celles qui ne se sont pas prévalus de leurs droits de vote, ils devront en assumer les conséquences.





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Globe & Mail : le réveil des étudiants québécois sera dur...

Le journal de centre gauche torontois The Globe & Mail n'est pas tendre avec les étudiants québécois :

Les étudiants du Québec sont comme nuls autres, nous dit-on. Nous avons besoin de comprendre que les frais de scolarité ne sont pas le véritable enjeu. Le véritable enjeu serait la justice sociale. Le vrai enjeu est la promesse faite pendant la Révolution tranquille que les universités seraient éventuellement gratuites. La vraie question est la lutte contre la classe dirigeante, les entreprises cupides, les sables bitumineux [de l'Alberta], et le capitalisme tout entier, l'élite néo-libérale. Bien sûr, puisque les universités coûtent en réalité de l'argent, quelqu'un devra payer. Qui ? Les cupides entreprises !

Le groupe de protestation le plus militant, la CLASSÉ (dont le télégénique porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois, est devenu une célébrité à la télévision francophone), a beaucoup d'autres idées sur la justice sociale. Il veut boycotter le « régime apartheid » d'Israël. Il veut que les cours, les plans de cours et les ouvrages à lire soient « féminisés ». Il veut mettre fin au libre-échange. Ça vous donne une idée.

« Les étudiants québécois » manifestent
Selon Pierre Martin, professeur en sciences politiques à l'Université de Montréal, les étudiants du Québec vivent dans un monde à part. Ils ne savent pas ce qui se passe dans le reste du Canada et ils s'en moquent. « Le système universitaire québécois est un système distinct dans le sens où très peu d'étudiants envisageraient d'aller ailleurs », a-t-il déclaré à As It Happens. « Le système est très autarcique. » Maintenant, je comprends : ces jeunes vivent sur une autre planète.

En fait, les étudiants du Québec ont de bonnes raisons d'être furieux. Ils devraient être furieux contre ces professeurs qui leur disent que leur cause est juste et qui les ont trompés en pensant que la justice sociale ne peut être atteinte que si les cupides entreprises sont mises au pas. Ils devraient être encore plus furieux envers tous ces bureaucrates gouvernementaux ou universitaires qui les ont trompés en leur faisant croire que l'éducation qu'ils reçoivent leur permettra de s'épanouir et de prospérer dans la société.

La vérité c'est que l'éducation qui leur est dispensée coûte beaucoup trop cher. Les manifestants ne sont pas des étudiants en gestion, en sciences ou en génie, qui ont de meilleures choses à faire que de lancer des projectiles sur les policiers. Ils sont inscrits en sociologie, en anthropologie, en philosophie, en arts, ou en études victimaires dont les diplômes [en sciences « molles  »] sont de plus en plus inutiles dans un monde qui exige de plus en plus des compétences « dures ». Le monde ne sera pas bienveillant à leur égard. Ce sont les serveuses et les baristas de demain et ils ne le savent même pas, parce que les adultes dans leur vie les ont tenus loin de ces réalités et ont encouragé leur fuite irréaliste.

Un diplôme universitaire ne garantit plus automatiquement un travail décent et une vie agréable. Selon un reportage dévastateur de l'Associated Press la semaine dernière, plus de 50 pour cent des diplômés universitaires récents aux États-Unis sont au chômage ou travaillent dans des emplois qui ne nécessitent pas des baccalauréats [licences]. Ils ont plus de chances de travailler comme « serveurs, barmen ou dans dans la restauration que comme ingénieurs, physiciens, chimistes ou mathématiciens réunis. »

Le Canada est également inondé de diplômés en socio et en pyscho. Et ces diplômés qui refusent de quitter leur douillette zone de confort — linguistique, géographique ou idéologique — ont des perspectives d'avenir encore plus sombres. Quelqu'un aurait dû le leur dire. Tôt ou tard, ils vont s'en rendre compte, mais le réveil sera dur.


Voir aussi

53% of Recent College Grads Are Jobless or Underemployed

Ten Faces Behind The Incredible Law School Underemployment Crisis

Universités québécoises : « diplômes au rabais, notes gonflées, cours inutiles »

Mark Steyn dans After America sur l'éducation américaine

La bulle universitaire aux États-Unis va-t-elle crever ?






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samedi 28 avril 2012

L’université étatique en voie de sombrer dans l’insignifiance ?

Dans le contexte du présent boycott des classes par un tiers des étudiants, Le Québécois libre republie un texte de Martin Masse qui explique pourquoi il pense que l'université, telle qu'on la connaît aujourd'hui, n'a plus de raison d'être et est en voie de disparaître. Texte publié à l'origine le 15 avril 2008. 





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Dans un marché libre, la logique de la concurrence est simple. Vous devez offrir un bien ou un service de la meilleure qualité possible au meilleur prix, sinon vos clients iront voir ailleurs. Que se passe-t-il toutefois lorsque les clients n'ont pas à payer le prix réel du bien qu'ils consomment et que les producteurs sont quand même compensés pleinement pour chaque client qu'ils réussissent à attirer ? On obtient de la camelote évidemment. Le client ne peut pas exiger d'en avoir plus pour son argent, puisqu'il en a justement pour le peu d'argent qu'il débourse avec un produit de piètre qualité. La majorité se contente de ce qu'on lui offre. Quant au producteur, son incitation devient tout à fait différente : il cherche à attirer le plus de clients possible avec un produit bas de gamme qui satisfait ses clients peu exigeants mais qui lui rapporte tout autant.

C'est cette réalité que décrit le dossier du quotidien montréalais. Celle, comme la décrit la chroniqueuse Michèle Ouimet, des « diplômes au rabais, notes gonflées, cours inutiles, finances dans le rouge, concurrence malsaine entre les institutions qui s'arrachent les étudiants ». On réduit les exigences, on fait passer tout le monde, on multiplie les certificats faciles à obtenir et payant pour l'institution.

Voilà ce que ça donne quand on cherche à faire graduer le plus d'étudiants possible en prenant des raccourcis. Depuis les années 1960, on s'est beaucoup pété les bretelles au Québec sur le fait d'avoir mis tous les « efforts collectifs » nécessaires pour rattraper notre supposé retard par rapport aux sociétés environnantes en « démocratisant » l'éducation supérieure. Tu parles qu'on l'a rattrapé notre retard ! Avec des programmes bidon qui ne débouchent sur rien, des étudiants qui votent leur plan de cours (jamais compris ce concept !) et des formations complètes données par des chargés de cours mal payés.

Évidemment, disent les étatistes, tout ça n'est que le résultat du sous-financement des universités par l'État. Ce qu'il faut cependant comprendre, c'est que TOUT est sous-financé dans un État-providence, puisqu'il y a toujours un manque lorsqu'on cherche à s'occuper de tout, les besoins et le désir de régler chaque problème étant infinis. Plus on multiplie les programmes, moins il y en a pour chacun, et plus l'économie croule sous le fardeau fiscal et les dettes. À moins bien sûr de croire que l'argent pousse dans les arbres — une croyance qui sous-tend la vision économique des socialistes.


Qui plus est, un système d'éducation recevant un financement encore plus imposant, et où les étudiants auraient à débourser encore moins pour leur formation, ne serait que plus sujet aux effets pervers qui existent déjà : moins de responsabilité, moins d'adéquation entre l'offre et la demande, moins d'incitation à ne pas gaspiller de ressources (qu'on pense au fiasco financier de l'UQAM), etc.


Les militants étudiants dénoncent depuis des années la «logique marchande» qui serait en train de s'imposer dans l'éducation supérieure. En fait, s'ils comprenaient un peu l'économie, ils se rendraient compte qu'il s'agit au contraire d'une corruption totale du fonctionnement normal du marché par l'intervention de l'État.


Le marché est justement en train de réimposer sa logique, en contournant ce système en déroute. Tout ce que ce genre de dossier confirme, c'est que la marque Éducation universitaire étatique est de moins en moins prise au sérieux, alors que les barrières à l'entrée diminuent d'année en année et que la concurrence s'accroît. Dans quelques années, elle ne vaudra plus grand-chose, sauf dans le cas de quelques facultés prestigieuses où les ressources seront concentrées. Les consommateurs les plus avertis, de même que les employeurs, sauront en tirer les conclusions qui s'imposent.


Pour Charles Murray, le baccalauréat [licence] de 4 ans est inefficace, inutile, injuste et trop cher (en anglais)


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Inflation des notes dans les universités nord-américaines ?

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Universités québécoises : « diplômes au rabais, notes gonflées, cours inutiles »

En 2008, la Presse avait publié une série d'articles sur l'état des universités québécoises...

Quelques extraits de ces articles :

« À grands coups de gueule dans les journaux, professeurs et étudiants disent régulièrement tout leur mépris pour la médiocrité des universités qui seraient devenues des machines à diplômer. De l'argent vite fait, bien fait. En cette période de l'année où se multiplient les cérémonies de remise de diplômes, la question se pose: les baccalauréats de nos universités valent-ils encore quelque chose?

À l'UQAM, au département de communication, avant même le premier examen, avant même le premier travail, les étudiants savent déjà comment ça va finir : par une moyenne de groupe qui « devrait normalement se situer entre 83 % et 89 % », dixit la consigne du département remise aux étudiants en début de session et qu'approuve la haute direction de l'UQAM. Au prof de « normaliser » en conséquence.

Au surplus, à l'UQAM, les étudiants sont appelés à voter chaque plan de cours. Ils refusent tout examen et ne veulent que des travaux d'équipe? Soit. Tant que la majorité est d'accord.

Jordan Fainstat, étudiant en science politique à l'Université Concordia, raconte comment ça se passe dans ses cours à lui. « Si la moitié de la classe coule un examen, le professeur s'ajuste et décide que l'examen, par exemple, ne comptera que pour 15% de la note finale. »

[...]

« À l'Université de Montréal, observe Josée Lusignan qui y étudie, on dit qu'il y a l'université du haut de la côte et l'université du bas de la côte. En haut de la côte, la faculté de pharmacie a un nouveau pavillon. À la Polytechnique, à la faculté de médecine, ils n'ont pas à se plaindre non plus. Tandis que nous, en bas de la côte, en sciences sociales, nos pavillons sont tellement vétustes que c'en est gênant. »

Et ce n'est pas qu'affaire de briques. Pour quantité de programmes, il n'y a aucune barrière à l'entrée. Dès lors qu'on a son diplôme de cégep - et encore -, l'admission est acquise d'emblée et le diplôme assuré, pour peu qu'on ait persévéré.

Persévéré à quoi ? À l'ennui total, résume Josée Lusignan, qui étudie en enseignement. Ses cours, résume-t-elle, consistent à refaire son primaire. « En didactique des mathématiques, on fait des fractions, des résolutions de problème de type : Pierre et Paul mangent une tarte. En histoire, on me redit qui a exploré où. Dans un autre cours, on passe notre temps à étudier le programme ministériel, ce que je pourrais faire moi-même, en temps voulu. Bref, je n'apprends rien d'édifiant : j'attends mon papier, point à la ligne. »

Un professeur en éducation qui demande l'anonymat parce qu'il dit «&nbp;avoir assez payé de sa personne» considère que l'université est devenue en grande partie «un crime contre l'esprit, un détournement de fonds publics » et que les départements d'éducation sont minés par l'endoctrinement idéologique du ministère de l'Éducation. Le fond du baril ? Le bac en enseignement primaire. « J'ai vu des étudiants en éducation primaire à qui l'on demandait de bricoler une maternelle en carton. J'ai déjà lu un mémoire de maîtrise qui portait sur l'astrologie comme moyen d'orientation scolaire. Ce qui est important, pour l'université, c'est d'être rentable, d'admettre le plus d'étudiants possible, sans s'inquiéter de ce que les étudiants en sortent ignorants. »

Un professeur de droit réputé et décoré de prix internationaux - qui demande aussi l'anonymat - est lui aussi outré. « La réalité des facultés de droit, c'est que ce sont des usines. »

Prenez les plus prestigieuses facultés du Canada, dit-il. « Osgoode Hall, à Toronto : 828 étudiants. University of Western Ontario : 498. L'Université de Toronto : 585. Et on parle ici d'universités où convergent des étudiants de partout au Canada. Pendant ce temps, au Québec, nos facultés comptent entre 1200 et 1500 étudiants, alors qu'il y a 10 ans, chez nous, on en avait moins de 700. Quand t'admets tant de joueurs dans tes facultés, tu t'éloignes nécessairement beaucoup des Sidney Crosby de ce monde. »

[...]


Mais les étudiants ne doivent-ils pas tous atteindre une certaine cote R [un peu la note au bac pour les Français], qui fait foi de tout ? « Dans plusieurs départements, on réduit les exigences pour accueillir plus d'étudiants », nous confie un professeur en économie.

Ces propos rejoignent maints cris du cœur bien publics. Dans un texte publié par La Presse en novembre, Philippe Faucher, directeur du département de science politique de l'Université de Montréal, écrivait : « Il n'y a pas de raisons pour que le Canada, avec son niveau de vie, se contente d'universités médiocres. »

Suzanne G.-Chartrand, professeure en éducation à l'Université Laval, déclarait à La Presse en novembre : « Ça fait 15 ans que je contribue à diplômer du monde qui ne devrait pas avoir le droit d'enseigner. [...] J'ai des étudiants dont je me dis : J'espère que mes petits-enfants ne l'auront jamais comme professeur. » Dans Le Devoir, récemment, Mme Chartrand disait avoir été citée hors contexte et corrigeait le tir de façon encore moins rassurante. « J'ai enseigné à l'Université de Montréal, à l'UQAM, à Sherbrooke et à Laval. Or, je vois la même chose depuis 15 ans. Ce n'est certainement pas propre à (l'Université) Laval. »

Toujours à l'automne, 19 professeurs de science politique et de physique de l'Université de Montréal y allaient à leur tour de leur cri d'alarme dans Le Devoir : « Il devient très difficile d'assurer une formation universitaire digne de ce nom », écrivaient-ils.

C'est tellement rendu n'importe quoi, raconte notre professeur de droit cité plus haut, que dans sa faculté, du jour au lendemain, sans changer une virgule du contenu, un cours de baccalauréat [licence en Europe] est devenu un cours de maîtrise. Pourquoi ? Parce qu'un étudiant à la maîtrise, ça donne plus de subventions qu'un étudiant au baccalauréat, tout simplement ! »

Dominique Brousseau, qui étudie en gestion du tourisme à l'UQAM, signale, elle, que dans un cours de trois heures, le chargé de cours ne s'est jamais rendu plus loin qu'une heure et demie de cours. « «Ils étirent la sauce et se cherchent désespérément du contenu. Les cours sont hyper-redondants : souvent, on oblige les étudiants à suivre des cours en séquence - le cours introductif, puis ses suites - alors que tout pourrait très bien se faire en une session. »

[...]

Si la dégringolade se poursuit, l'université, au baccalauréat [licence en Europe], ne vaudra pas plus que l'école secondaire, prédit James E. Côté, auteur du livre Ivory Tower Blues.

Philipe Faucher, directeur du département de science politique à l'Université de Montréal, fait observer qu'« aujourd'hui, un diplôme en marketing, ça sert à être représentant sur la route. C'est le même commis voyageur des romans de John Steinbeck qui n'avait que son high school. Le même gars. Avec un diplôme universitaire et un cellulaire. »

« C'est comme en psychologie: avant, avec une maîtrise, on pouvait être psychologue. Maintenant, pour être admis à l'Ordre, il faut avoir un doctorat », poursuit M. Faucher.

« Le baccalauréat, c'est un gros cégep [fin du lycée en Europe] », dit pour sa part Éric Martin, qui fait aujourd'hui un doctorat en pensée politique.

Puis, il nous rappelle pour corriger le tir. « Ce que je vous ai dit, c'est injuste, en fait. Injuste pour mon cégep, où j'ai vraiment beaucoup appris. »

Philippe Faucher soutient qu'à l'instar du Québec « qui a horreur de l'élitisme », il y a carrément un « biais anti-intellectuel » dans nos universités aujourd'hui « enfermées dans des logiques de production » et toutes tournées vers la création de bacheliers.

Les « formations à rabais » se multiplient, remarque pour sa part Jacques Hamel, professeur de sociologie à l'Université de Montréal.

[...]

Son confrère Marc Renaud reconnaît avoir lui-même souri à la description d'un cours « qui enseignait aux étudiants l'art de choisir un bon traiteur ». « L'université n'est plus la tour d'ivoire qu'elle était. Elle se cherche. Je ne crois pas, cependant, qu'il faille évacuer tous les cours appliqués », un extrême que M. Hamel ne souhaite pas non plus.

Il donne l'exemple de son cours de sociologie de la santé (qui portait sur les systèmes de soins, les causes sociales des maladies, etc.) au terme duquel ses étudiants avaient tôt fait de se trouver un emploi, ce qui, à son avis, n'est pas à négliger.

Michel Umbriaco, professeur à l'UQAM en éducation et spécialiste du financement des universités, trouve quant à lui que « tout ce qui est dans le domaine du social » peut faire l'objet d'un cours.

Aussi approuve-t-il la décision de l'UQAM - qui, un temps, a envisagé la disparition des départements de philosophie et de chimie - d'inaugurer cet automne un certificat en gestion et pratiques socioculturelles de la gastronomie qui abordera notamment les questions du « tourisme gourmand » et la relation entre la nourriture et le mangeur.

[...]

Ce que M. Umbriaco trouve « extrêmement dérangeant », par contre, c'est que dans une université qu'il refuse d'identifier, une cohorte de 15 étudiants a obtenu le baccalauréat l'an dernier en n'ayant eu absolument aucun professeur tout au long de leur parcours. Des chargés de cours, du début à la fin. M. Umbriaco a refusé de révéler le nom du programme en cause. »

Témoignage de la journaliste Michele Ouimet
C'était en septembre 1979. Je suis entrée dans ma classe, intimidée, quasiment terrorisée. J'avais 25 ans et je donnais mon premier cours à l'UQAM. Devant moi, 45 étudiants allumés.

L'UQAM m'avait appelée une semaine plus tôt pour me demander si je pouvais donner le cours d'histoire du Canada, des origines à 1840.

J'avais une maîtrise en histoire, zéro expérience en enseignement et une toute petite semaine devant moi. J'ai dit oui sans réfléchir. Après avoir raccroché, je me suis demandé : « Bon, par où je commence ? » Je devais créer de toutes pièces mon premier cours et pondre un plan et une grille d'évaluation. Je n'ai eu aucun « coaching », aucun soutien, rien.

Lundi matin, 9 h, j'ai regardé ma classe dans les yeux et j'ai plongé. Je n'avais pas terminé ma première phrase qu'un étudiant, probablement plus vieux que moi, m'a demandé la liste de mes diplômes.

Ça commence bien, me suis-je dit.

J'ai lu mon plan qui ressemblait à un bottin téléphonique. J'ai ensuite attaqué mon cours, mais un étudiant m'a vite rappelée à l'ordre en me lançant : Hey! on est censé voter le plan de cours.

Trente ans plus tard, les étudiants passent toujours les plans au vote et les chargés de cours sont aussi nombreux, sinon plus.

Comme l'ont constaté mes collègues Louise Leduc et Violaine Ballivy, qui signent une série qui débute aujourd'hui, ça ne tourne pas rond dans les universités. Diplômes au rabais, notes gonflées, cours inutiles, finances dans le rouge, concurrence malsaine entre les institutions qui s'arrachent les étudiants.

Au fil des ans, les universités se sont transformées en gros cégeps. Et les cégeps, en gros secondaires.

Les optimistes répliquent que le taux de réussite au baccalauréat a fait un bond spectaculaire en 20 ans et que le taux d'accès à l'université a, lui aussi, grimpé en flèche. C'est vrai. Le problème, ce n'est pas la quantité, mais la qualité.

Quand une université donne des cours sur la relation entre la nourriture et le mangeur ou sur l'art de choisir un bon traiteur, il y a un problème. Ça ressemble étrangement aux défunts cours de formation personnelle et sociale du secondaire où les élèves apprenaient à coudre des bobettes et cuire des muffins. Ces cours, que le ministère de l'Éducation (MEQ) a éliminés dans un élan de lucidité, se sont réincarnés à l'université.

Le diagnostic est clair: le niveau baisse. Et il va continuer de baisser.

• • • • •

Le ministère de l'Éducation est obsédé par le décrochage. Le problème est grave. Les garçons en arrachent et abandonnent l'école à pleine porte.

Le MEQ est prêt à tout pour lutter contre le décrochage, même à se tirer dans le pied. Abaissons les exigences, se disent les fonctionnaires, et le taux d'échec va chuter. Le problème, c'est que le niveau, aussi, baisse.

À partir de septembre, les critères d'admission au cégep vont diminuer. L'élève pourra entreprendre ses études collégiales même s'il n'a pas son diplôme du secondaire. Mais, précise le Ministère, il ne devra pas lui manquer plus de six unités. Le cours de français de cinquième secondaire vaut six unités, les mathématiques quatre, l'anglais quatre, les cours d'art deux.

Un élève qui aura échoué à son cours de français pourra donc aller au cégep. Le problème, c'est qu'il devra mener de front la fin de son secondaire et le début de son cégep. Dans deux institutions différentes. Une acrobatie périlleuse pour un élève en difficulté. Car ce sont les faibles qui vont profiter de cette mesure.

Mais peu importe, il y aura davantage d'élèves au cégep et moins de décrocheurs au secondaire.

Autre mesure qui devrait entrer en vigueur en septembre : « l'admission sur la base d'une formation jugée suffisante ». Une autre bibitte concoctée par le MEQ. L'élève qui n'a pas son diplôme d'études secondaires, mais qui a quitté l'école depuis deux ans pourra être admis au cégep. Il devra toutefois présenter une combinaison valable de scolarité et d'expérience pour être accepté.

Sauf qu'il n'y aura pas de balises nationales. Chaque institution pourra concocter sa grille d'admission. Si un cégep a des problèmes de recrutement, il sera drôlement tenté de diminuer ses exigences pour admettre le plus d'élèves possible.

Et le niveau continuera de baisser.

Le cégep est malade d'un secondaire faible et l'université est malade d'un cégep faible. Un faible + un faible ne donnera jamais un fort. Le drame, c'est que personne au ministère de l'Éducation ne semble le comprendre.

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jeudi 26 avril 2012

France — Les écoles indépendantes secteur en croissance qui assure la continuité du service public

Le Monde s'intéresse aux écoles hors contrat. Extraits :

« Ces établissements ont vu le jour en marge du système classique, souvent à l'initiative de familles qui revendiquent le "libre choix de l'école". Et prennent en charge leur fonctionnement. Ces écoles sont rassemblées sous l'appellation d'enseignement privé hors contrat - par opposition à l'enseignement privé sous contrat avec l'Etat, qui accueille 2 millions d'élèves.

Un secteur en croissance ? "Sans conteste", répond Anne Coffinier, directrice générale de la Fondation pour l'école, qui défend l'essor de ces établissements et s'est vu reconnaître le statut d'utilité publique. "Trente et une écoles hors contrat ont vu le jour en 2011, contre une vingtaine par an en moyenne depuis 2004." Quelque 900 structures - 348 écoles, 111 collèges, 181 lycées généraux et technologiques et 259 lycées professionnels [quelque 58 000 élèves] - ont été recensées à la rentrée 2011 par la Rue de Grenelle.

Elles attirent "les déçus de l'éducation nationale", assure Anne Coffinier, "des parents mais aussi des enseignants effrayés de la baisse du niveau scolaire, rebutés par un système rigide et cassant... et qui veulent en inventer un autre". [...] "La création d'écoles indépendantes permet d'assurer la continuité du service public d'éducation dans les zones les plus mises à mal, comme en milieu rural", affirme la jeune énarque et normalienne, citant l'exemple de maires "convertis au hors contrat" dans l'Ariège ou le Puy-de-Dôme. [...]

Un risque de dérives ? "C'est une des idées fausses que l'on se fait sur le hors contrat", soutient Anne Coffinier, qui a récemment constitué un annuaire de ces établissements. "Contrairement aux idées reçues, trois sur cinq ne se réfèrent à aucune foi particulière", dit-elle. Si elle reconnaît que le "hors contrat" compte aussi des écoles traditionalistes  comme celles de la Fraternité Saint Pie X   , qu'il attire des familles parfois déçues par l'enseignement catholique "sous contrat" ou qui n'y ont pas trouvé de place — avec 30 000 à 40 000 demandes insatisfaites en 2011 —, elle juge infondés les "soupçons de dérives intégristes" pesant sur le "hors contrat".

Infondée, aussi, la proposition de résolution déposée par des députés socialistes - Jean Glavany en tête - en mai 2011, visant à créer une commission d'enquête sur les pratiques de ces écoles - "proposition retoquée", rappelle-t-elle. "Je travaille à plein-temps sur ces établissements et je peux vous assurer qu'ils sont plus surveillés que n'importe quelle école publique. En dix ans, la Miviludes - mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires - n'a jamais trouvé un seul cas de dérive sectaire." [...]

En 1959, au moment du vote de la loi Debré - qui régit aujourd'hui encore les rapports entre les établissements privés et l'Etat -, on recensait quelque 100 000 élèves dans 310 établissements hors contrat [...]

"Opposer systématiquement école publique-école privée enferme le débat", avance Anne Coffinier. La Fondation pour l'école a lancé, le 3 avril, depuis le Palais Bourbon, un appel à expérimenter des "charters schools", ces écoles publiques de gestion privée en développement dans les pays anglo-saxons notamment. L'idée n'a pas, semble-t-il, trouvé d'écho parmi les prétendants à l'Elysée. »


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À mon école on parle beaucoup d'écologie, le plus grave problème c'est l'existence des hommes

Brian Sussman, auteur d'Eco-Tyranny, s'entretient avec une jeune fille de 6e année lors du Festival 2012 du Jour de la Terre à Santa Cruz, en Californie. Sa fière mère à ses côtés, la très jeune adolescente déclare que la plus grande menace que confronte l'humanité est l'existence des hommes...  La jeune fille pense parfois qu'il vaudrait mieux que l'homme n'existe pas. Elle déclare ensuite qu'à son école on parle beaucoup de ces sujets...




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mercredi 25 avril 2012

Et si plus d'État depuis 60 ans c'était faire fausse route ?





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Jeunes adolescents ferment trois écoles secondaires : un excellent « exercice de citoyenneté » ?


Sous prétexte d’un « apprentissage citoyen », la commission scolaire de Montréal a « négocié avec ses élèves » le droit de boycotter leurs cours pendant trois jours.

« La commission scolaire, les directions d’écoles, les enseignants, ont lamentablement abdiqué leurs responsabilités d’éducateurs. Cette situation est très révélatrice de la décadence du réseau public d’éducation du Québec, passé sous le contrôle total des syndicats d’enseignants, qui lessivent en toute liberté les cerveaux de nos enfants et devant qui les directions d’écoles et de commissions scolaires font des génuflexions en empruntant leur même langage.

[...]

Les élèves de ces écoles secondaires sont des mineurs. Les directions des écoles sont responsables de leur sécurité et les élèves n’ont pas le choix d’assister ou non aux cours.

L’autre dimension inquiétante est de savoir ce qu’en pensent les parents et comment réagissent-ils à la décision de leurs enfants de poser un geste de boycott politique de leurs cours ? »



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