mardi 21 juin 2011

Radio-Canada et les méchants médias sociaux qui s'acharnent sur des bobos qui « s'excusent »

Près d'une semaine après les émeutes qui ont suivi la finale de la Coupe Stanley à Vancouver, internet est devenu la plaque tournante des témoignages et des « excuses » entourant ces événements.

Il est intéressant de se pencher sur la manière dont certains médias rapportent ces excuses et la campagne de dénonciation des pilleurs et émeutiers qui a lieu dans les médias sociaux.

Prenons par exemple ce reportage de Radio-Canada et l'article qui l'accompagne :


Alors que certains utilisent Internet pour excuser leurs méfaits, la majeure partie d'entre eux dénoncent et publient les photos et les identités des suspects. Depuis mercredi dernier, la police de Vancouver a reçu des centaines de photos, de vidéos et d'images des émeutes.

Le professeur de sociologie à l'Université de la Colombie-Britannique, Christopher Schneider, parle d'une tyrannie des médias sociaux sans précédent.

« C'est problématique parce que la protection de l'identité des présumés délinquants mineurs n'existe plus. »
— Christopher Schneider, professeur de sociologie

[...]

En quelques heures seulement, le nom de Nathan Kotylak, 17 ans, s'est retrouvé partout sur Internet, en plus de l'adresse de sa famille et de son numéro de téléphone. L'étoile montante de l'équipe canadienne junior de water-polo s'est livrée aux autorités vendredi et s'est excusée publiquement [nous reviendrons sur ces « excuses »] d'avoir commis des actes de vandalisme.

On remarque dans le reportage vidéo de la SRC que seules des personnes bienveillantes envers les émeutiers parlent, la SRC produit même l'avocat de Nathan Kotylak.

Malgré tout, les menaces se poursuivent.

De son côté, Sienna St-Laurent, 14 ans, a elle aussi appris à ses dépens l'effet pervers des médias sociaux [pas de sa participation à une émeute, au pillage ?]. En rentrant chez elle le soir des émeutes, elle a publié un message sur son blogue. « J'ai participé aux émeutes, j'ai renversé une voiture, fracassé la Banque de Montréal, les arrêts d'autobus... Une grosse soirée ! », a-t-elle écrit.

Des dizaines de messages haineux [pas de guillemets pour la SRC, même pas « messages outrés », mais « haineux » !] ont ensuite rempli sa boîte de courrier électronique. « Trouve un pont et saute en bas. [...] Tu es la honte du pays », disaient certains [combien ? plusieurs libellés exactement de la même façon donc ?] d'entre eux. D'autres ont demandé l'adresse de sa résidence.

« Je ne sais pas, je voulais me sentir cool, dit-elle. Je sais très bien maintenant que ce ne l'était pas. » Elle se dit aujourd'hui navrée pour ses gestes.

Pour sa part, Camille Cacnio a créé un blogue pour exprimer ses regrets et reconnaître ses torts. L'étudiante en biologie à l'Université de la Colombie-Britannique a notamment été prise en photo en train de s'amuser au milieu des émeutiers et a avoué avoir volé une paire de pantalons. Ces images [pas sa participation à un pillage, non !] lui ont fait perdre son emploi à temps partiel chez un concessionnaire automobile.

Comme on le voit, il s'agit d'un traitement lénifiant du diffuseur public qui prend pour argent comptant ces excuses de la part de jeunes bien sous tous rapports — ils expriment leurs regrets ! — qui sortiraient de leur transe passagère et quasi involontaire. La société d'État semble même dévier la conversation et jeter l'opprobre sur la « tyrannie » des médias sociaux, les « menaces » et les propos « haineux » envers ces gentils pilleurs et charmants émeutiers repentants.


Instiller la honte, aider la police

Précisons d'emblée nous nous opposons, bien sûr, à toutes menaces ou violences de la part de particuliers contre ces émeutiers.

Toutefois, dire que des gens ont eu un comportement honteux et le faire savoir n'est pourtant en rien une menace ou un propos haineux.

Rappelons aussi que les images publiées sur Internet (apparemment près d'un million de photos de ces émeutes ont été prises !) ont grandement aidé la police de Vancouver. Cette dernière a reçu près de 5000 courriels de gens qui dénoncent des participants aux émeutes de mercredi dernier à l'adresse de courriel robbery@vpd.ca et à son bureau des relations publiques.



Jeunes nantis aux excuses lamentables

Comme le fait remarquer Ezra Levant dans la vidéo ci-dessus, ces émeutiers qui s'excusent sont le plus souvent de jeunes nantis. Les excuses de Nathan Kotylak comme celles de Camille Cacnio sonnent cependant faux. Nathan termine son école secondaire alors que Camille est à l'université.

Ce n'est qu'après qu'il ait été identifié par de nombreux internautes que Nathan Kotylak s'est présenté aux autorités et s'est dit désolé. Regrette-t-il vraiment avoir participé aux émeutes ou simplement d'avoir été reconnu et pris la main dans le sac pour ainsi dire ? Comme le souligne Ezra Levant, l'avocat de Nathan Kotylak, Me Findlay, n'a pas hésité à parler du « courage » de son client parce qu'il a admis publiquement être le jeune aux chaussures orange qui tentait de mettre le feu à une voiture de police. Quel courage alors que son nom était largement publié sur internet ? Me Findlay a également parlé de « foule » ou de « meute », mais ce n'était pas pour parler des émeutiers et de son client qui ont saccagé le centre-ville de Vancouver.  Non, cet avocat a utilisé ce terme pour stigmatiser les gens qui ont pris des photos et ont permis d'identifier des pilleurs et des pyromanes en herbe comme son client.

Quant à Camille Cacnio, elle aussi est issue d'une famille vancouvéroise aisée. Si sa lettre d'excuse commence bien par de multiples excuses, Mlle Cacnio a dû en rajouter et se justifier. Radio-Canada parle du fait qu'elle était « en train de s'amuser au milieu des émeutiers et a avoué avoir volé une paire de pantalons ». Pour être plus précis, cette jeune femme a tenu un rôle plus actif : elle a pénétré dans un magasin dont les vitrines avaient volé en éclat, a participé au pillage de cet établissement et en ressortit arborant un énorme sourire jubilatoire et des pantalons en main. Elle aussi s'est excusée publiquement, mais  à nouveau uniquement après avoir été identifiée...

Pour Mlle Cacnio, son vol participait d'une ambiance, d'un afflux d'adrénaline, c'était simplement du « fun pur ». Dans sa lettre d'excuse, Cacnio prend a témoin le même sociologue que Radio-Canada, Christopher Schneider. Pour cet universitaire, « lors d'une activité ressemblant [?] à une émeute, la responsabilité individuelle tend à voler en éclats. » Ce sociologue condamne avec virulence la prétendue tyrannie des médias sociaux sans précédent parce qu'ils humilient les émeutiers et les pillards, mais déresponsabilise ces mêmes émeutiers et pillards. Radio-Canada ne pouvait manquer de le citer comme seule source universitaire.

Mlle Cacnio remporte le pompon du ridicule quand elle veut convaincre de sa bonté intrinsèque car... elle fait des études d'écologie à l'Université de Colombie-Britannique ! Comment voulez-vous qu'elle soit mauvaise ? Elle adhère à la nouvelle religion. D'ailleurs, comme elle le précise dans sa lettre, quand elle a vu que d'autres émeutiers voulaient s'en prendre à des arbres, elle s'est écriée : « Nooooon, s'il vous plaît, pas les arbres  !!! ». Pas un mot pour épargner la propriété d'un commerçant, mais les arbres c'est sacré !

En bonne jeune femme moderne, Mlle Cacnio n'est pas seulement foncièrement bonne parce qu'écolo, mais elle joue aussi sur la culpabilité des sales machistes blancs en citant l'article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés ! Car il faut maintenant le préciser puisque Cacnio en fait un argument, cette jeune étudiante est d'origine philippine. On l'attaquerait donc aussi par racisme... Elle semble même se réjouir de cet « événement », car il permet de démontrer à tous les « misogynes comme vous que les femme [sic, "woman" au lieu de "women"] sont tout à fait capables de faire tout ce que vous pouvez faire. » Ah, le féminisme post-moderne !

Voir aussi :

C'est officiel, un juge déclare que l'écologie est une croyance philosophique qui bénéficie de la protection due aux croyances religieuses









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lundi 20 juin 2011

France — La théorie du genre imposée au bac pousse des écoles à considérer d'autres examens

Nous avions déjà parlé plusieurs fois (ici et ) de la théorie du genre qui est désormais au programme du bac français (D.E.C québécois).

Michel Valadier, directeur de l’école hors-contrat, non subventionnée donc, Saint-Dominique au Pecq (78), déclare à l'Homme nouveau ce qu'il compte faire face à l'obligation d'enseigner l'idéologie du genre au lycée :

« Pour l’instant, nous avons décidé de ne pas commander ces livres et de nous réunir avec les professeurs pour réfléchir sur ce qu’il convient de faire. Nous ne pouvons pas faire d’impasse sur un sujet désormais au programme du bac. Il nous faudra sans doute proposer un enseignement qui appelle nos élèves à témoigner de ce que sont véritablement un homme et une femme en leur présentant cette idéologie tout en leur donnant des clefs de lecture qui leur permettront d’exercer leur esprit critique. [...] Une coordination se met en place progressivement. Nous allons nous rapprocher de certains directeurs diocésains car les écoles libres ont le même problème que les écoles sous contrat.

En effet, si nous ne sommes pas tenus d’acheter ces manuels, nous sommes tenus de préparer nos élèves au bac et donc d’enseigner le programme. Cela dit, l’objection de conscience est possible… Nous réfléchissons à un partenariat avec des écoles anglaises et américaines pour ne pas passer le bac mais un diplôme international reconnu en France. Il va peut-être falloir sortir du système français pour enseigner ce que nous voulons. »

Lire aussi

La théorie du genre dans les manuels scolaires français (pdf)




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Priorité en éducation selon le syndicat CSQ : lutter contre l'hétérosexisme...

Insupportable cliché hétérosexiste 
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a déclaré qu'elle accueillait positivement plusieurs mesures annoncées vendredi par la ministre Christine St-Pierre, particulièrement celles touchant le milieu de l’éducation et la tenue d’une énième campagne gouvernementale pour modifier les conceptions traditionnelles des rapports entre les sexes, le tout aux frais des contribuables.

« Nous sommes profondément convaincus que l’école doit jouer un rôle essentiel de sensibilisation aux rapports sociaux de sexe dans une perspective d’égalité entre les femmes et les hommes et sur l’impact des stéréotypes dans les rapports humains. Nous nous réjouissons aujourd’hui que le plan d’action contienne des mesures à ce niveau », a affirmé la 1re vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Louise Chabot. Nous reviendrons dans un billet ultérieur sur ce plan qui, loin de vouloir que les sexes soient égaux, désire surtout qu'ils soient pareils, uniformisés, quasi indifférenciés et désirent lutter contre les rôles traditionnels dévolus à l'homme et à la femme dans notre société.

Notons ici que la CSQ applaudit particulièrement le retour des sessions d’éducation à la sexualité dans les écoles, mais rappelle l’importance que ces cours doivent aussi « s’inscrire dans la perspective de rapports égalitaires non sexistes et non hétérosexistes ».

Perpétuation de stéréotypes hétérosexistes
Hétérosexisme : l'ultime péché de la société québécoise, c'est-à-dire oser penser que l'hétérosexualité pourrait être la sexualité « normale »,  en quelque sorte plus naturelle et préférable pour la société à d'autres formes de sexualité (homosexualité, trans­sexualité, bi­sexualité, etc.)

La lutte contre cette conception traditionnelle est devenue une priorité pour la CSQ. Même pas le décrochage, l'appren­tis­sage de connais­sances, la qua­lité du français, l'excellence des écoles, la non-dévaluation des diplômes, de bons revenus et bonnes conditions de travail pour ses syndiqués. Non, la lutte contre ce qui n'est jamais que ce que l'immense majorité des parents trouvent raison­nable : leur hétéro­sexu­alité comme le choix normal de vie de couple.

Est-ce que ce syndicat a consulté ses membres avant d'appuyer ce dada du lobby LGBT (lesbo-gay-bisexuelo-transsexuel) ? Ou une fois de plus tout ceci est-il imposé d'en haut par une infime minorité activiste sans consultation de la base ?



Voir aussi

Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois

France — Malgré les cours d'éducation sexuelle introduit en 2001, les avortements chez les mineures augmentent

Cours à la sexualité — parent catholique obtient une exemption

Lutter concrètement contre le décrochage en faisant... la promotion de l'homosexualité ?







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vendredi 17 juin 2011

France — surcoût du public par rapport au privé par élève est de 1 951 € au primaire et 2 788 € au secondaire

Mise à jour, 22 juin 2011

On en sait un peu plus sur les causes de ce surcoût :

Une bonne partie de la différence est due aux retraites des enseignants plus généreuses (chères) dans le public que dans le privé.  Après déduction du coût des retraites des enseignants et des investissements des collectivités locales, le public est néanmoins encore plus cher de 720 à 1313 € par élève par an.

Entendre une entrevue d’Agnès Verdier-Molinié sur France Info sur ce sujet.





« Le surcoût de l’enseignement public par rapport à l’enseignement privé par élève est de 1 951 euros (2 700 $) dans le premier degré et 2 788 euros (3 8000 $) dans le second degré en 2008 », indique une étude inédite de la fondation d’utilité publique iFRAP, laboratoire d'idées d’inspiration libérale. Cette étude compare les coûts de l’enseignement public et de l’enseignement privé et analyse les raisons de cet écart. De premiers éléments de ce travail ont été présentés par Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’iFRAP, lors d’un colloque organisé au Sénat le 4 mai dernier. Sa présentation avait suscité de vives réactions dans l’assistance, certains sénateurs demandant « l’arrêt immédiat » de son travail (voir à la 14e minute dans la vidéo ci-dessous). « Ce type d’étude n’a jamais été mené auparavant par crainte, d’après certains, de ranimer une guerre scolaire », avance l’iFRAP en introduction de cette étude.

« L’idée de ce dossier est de mesurer si, entre enseignement privé et public, la dépense (en incluant les dépenses de l’État, des collectivités [régions, départements, communes, etc.], des familles et des entreprises) est similaire par élève et par an. Dans un contexte de raréfaction des deniers publics, nous avons cherché à évaluer l’efficience budgétaire des deux modèles d’enseignement », explique la Fondation.




Un surcoût croissant de 10,5 milliards d'euros par an

« L’enseignement public coûte donc réellement bien plus cher que l’enseignement privé. Au maximum, un surcoût de 23 milliards d’euros par an », en conclut l’iFRAP. Hors coût supplémentaire des retraites et hors investissements, ce surcoût s’élèverait à 10,5 milliards d’euros.

En comparant les crédits alloués à l’enseignement public et privé dans les lois de finances, on voit qu’un élève du privé a coûté 3426 € en moyenne en 2009, et 4607 € dans le public, un coût qui augmente dans le public. Ces crédits permettent de financer les « dépenses de personnel », les « dépenses de fonctionnement » et les « dépenses d’intervention ». Pour quelles raisons un élève du public coût-t-il plus cher qu’un élève du privé, hors dépenses d’investissement (prises en charge par les parents dans l’enseignement privé) ? Une asymétrie d’autant plus difficile à justifier que, alors que le coût d’un élève du privé tend à stagner, celui d’un élève du public augmente régulièrement.


Coût moyen par élève en € selon le type d’enseignement choisi
200720082009
Privé + public4 2334 3304 408
Privé3 3783 3983 426
Public4 4094 5194 607
Source : estimations iFRAP, à partir des : Lois de Finances 2007, 2008, 2009, statistiques du Ministère de l’Education nationale

Evolution du coût moyen par élève en € selon le type d'enseignement choisi

Les résultats scolaire du privé sont équivalents ou supérieurs à ceux de l’enseignement public

D’après l’enquête internationale PIRLS de 2006, les élèves de CM1 (4e année du primaire) des écoles privées ont mieux réussi le test que leurs homologues du public. En 2010, d’après les indicateurs de résultats des lycées, publiés par le Ministère de l’Éducation nationale, l’enseignement privé présente également de très bons résultats au baccalauréat. Sur les 100 lycées les plus performants en matière de valeur ajoutée, 62 étaient des établissements privés sous contrat. Il est donc faux de dire que les bons résultats de l’enseignement privé en général sont dus à une sélection à l’entrée. L’enseignement privé fait aussi ses preuves pour des élèves qui, en moyenne, n’auraient pas obtenu leur diplôme.

Les écoles privées ont une meilleure valeur ajoutée

On pense parfois que les écoles privées ont de meilleurs résultats car elles renvoient les mauvais éléments avant les examens du brevet (14-15 ans) et le baccalauréat (17-18 ans, D.E.C. québécois). C'est faux. D’après l’enquête internationale PIRLS de 2006, les élèves de CM1 (4e année du primaire) des écoles privées ont mieux réussi le test que leurs homologues du public. Le renvoi des élèves avant les épreuves du brevet ou du baccalauréat n’explique donc pas les bons résultats des écoles privées, puisque les résultats sont meilleurs bien avant cette échéance. De plus, le Ministère de l’Education nationale (peu susceptible de favoritisme envers l’enseignement privé) a mis en place un indicateur permettant de calculer la valeur ajoutée des établissements scolaires, c’est-à-dire « ce qu’un lycée a « ajouté » au niveau initial de ses élèves1 ». Parmi les 100 premiers lycées les plus performants selon cet indicateur, 62 sont privés. Néanmoins, comme le rappelle le Ministère « Le taux de succès d’un lycée dépend fortement des caractéristiques de ses élèves, indépendamment de la qualité de l’enseignement qui y est dispensé. »




[1]  Le Monde, jeudi 15 avril 2010

[2] Cf. liste des lycées et de leurs indicateurs sur le site du Ministère de l’Éducation nationale.

Allemagne — Une loi autorise désormais les enfants à faire du bruit

Couverture de l'hebdo Stern
(1 million d'ex. par semaine) :
« L'enfant, facteur de perturbation »

Malgré une hausse de 3,6 % des naissances pendant les neuf premiers mois de 2010 par rapport à 2009. L'Allemagne ne chérit plus ses enfants depuis plusieurs décennies : son indice synthétique de fécondité se situe à 1,4 enfant par femme féconde et la république fédérale est rentrée dans un phase de contraction démographique.

Les litiges entre garderies et riverains - ces derniers se plaignant du bruit - se multiplient, dans ce pays qui connaît l'un des plus bas taux de fécondité d'Europe.

À tel point que le gouvernement a définitivement adopté ce vendredi un projet de loi rendant plus difficile le dépôt de plaintes contre le bruit des enfants.

Ce texte qui amende la Loi sur la qualité de l'air vise notamment à autoriser de manière générale l'installation de garderies dans des zones résidentielles. Il stipule également que les bruits venant de jardins d'enfants, de bacs à sable ou de terrains de jeu « ne représentent pas en général de dégâts environnementaux », selon le communiqué du ministère de l'Environnement.

Ces dernières années, des garderies avaient dû déménager ou fermer à cause du bruit. À Hambourg, une crèche a ainsi été obligée d'ériger un mur de béton de plus de 6 pieds de haut et 60 mètres de long, tandis qu'à Berlin une autre a abandonné son projet après quatre ans de bataille avec un voisin sensible aux bruits enfantins.

Avec seulement 651 000 bébés nés en 2009, le taux de fécondité en Allemagne était alors parmi les plus bas d'Europe, avec 1,4 enfant par femme. En 2010, le nombre de bébé a remonté quelque peu, à 678 000 (+1,9 %). Néanmoins comme tous les ans depuis 1972, le nombre de décès est resté plus élevé que le nombre de naissances, la différence s'établissant à 181 000 en 2010, contre 189 000 en 2009.

Sources : Kinder dürfen lärmen, Le Vif




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mercredi 15 juin 2011

La France ne doit pas devenir la « poubelle du monde législatif » en légalisant le mariage homo, l'euthanasie...

Petit coup de canif à l'adresse de pays comme le Canada qui a légalisé le « mariage » homosexuel de la part d'Anne-Marie Le Pourhiet, juriste et professeur agrégé de droit public à l'université de Rennes 1.

L’un des arguments des défenseurs du « mariage homo » consiste, notamment, à montrer du doigt les pays qui refusent cette officialisation d'une union homosexuelle...


Annie-Marie Le Pourhiet
Anne-Marie Le Pourhiet — Ce procédé est vieux comme le monde. Si certains pays veulent devenir les poubelles du monde législatif, qu’ils le fassent avec l’euthanasie, avec les mères-porteuses.... Nous ne sommes pas condamnés à l’alignement ! Certains États aux Etats-Unis tolèrent les mères porteuses, d’autres non... Et à l’intérieur d’un même État-Nation, tel que les États-unis, les législations sont différentes sans que cela ne pose problème.

Des voix soutiennent que refuser le mariage homo dans une société laïque semble anachronique...

Mais cela n’a rien à voir avec la laïcité. Certes, toutes les grandes religions condamnent l’homosexualité, c’est leur affaire. Mais je ne suis pas croyante ! [...] On dit que les jeunes n’ont plus de repères : mais on s’attache dans le même temps à démolir tous les repères ! La grande responsabilité est de savoir quelle est la fonction du droit. Serait-il de consacrer des aberrations ? Le droit républicain doit-il être irrationnel et faire n’importe quoi ?

Quand vous voyez le corps d’un homme et d’une femme, vous voyez que les deux corps ont été faits pour s’encastrer l’un dans l’autre et que les deux ensemble vont faire un troisième et un quatrième, etc. C’est pour institutionnaliser ce lien naturel et charnel — avec l’intérêt social qui en découle — que le mariage a été institué. Il n’existe pas en dehors d’un homme et d’une femme. Vouloir marier deux hommes ou deux femmes : c’est marcher sur la tête ! Jean-Louis de Lolme, un disciple de Rousseau, disait pour décrire la toute puissance du Parlement anglais qu’il pouvait tout faire sauf changer une femme en homme ! Or aujourd’hui, des lobbies ont décrété que les parlements et les juges devaient tout faire, y compris changer les hommes en femmes ! Jacques Chirac l’a dit plus tard : un mariage entre deux hommes ou deux femmes ne peut être qu’une parodie...

Ce terme de parodie n’est-il pas discriminatoire ?

La discrimination est l’autre thème des pros mariage homo. On passe aujourd’hui du relativisme au nihilisme le plus total. On ne doit plus rien distinguer ni discerner. C’est grave car avec un raisonnement pervers de ce type, on va jusqu’à dire des aberrations. Ainsi, si Roger aime Raymond, cela impliquerait le mariage - et l’amour partagé donnerait droit au mariage. Alors un musulman va me dire un jour qu’il aime Farida, Rachida et Yasmina et qu’il est discriminatoire de rejeter la polygamie. [En cour[s] en Colombie-Britannique] Je peux aussi dire que j’aime mon frère autant qu’il m’aime. Il sera discriminatoire de ne pas marier frères et sœurs. Ensuite, ce sera des adolescents de 15 ans, etc. Il n’y a plus de limite. On touche là à la limite du droit. À savoir : le droit peut-il aller jusqu’à fabriquer n’importe quoi ? Aux États-Unis, certains mouvements considèrent que distinguer l’homme et l’animal serait du spécisme — comme le racisme ou le sexisme — et qu’il faut donc reconnaître aux animaux des droits comme aux humains. Et comme certains se disent amoureux de leur chatte... Marions-les !

Québec — De nombreuses classes et écoles en construction

À elle seule, la Commission scolaire de Montréal aura besoin de 400 nouvelles classes d'ici quatre ans pour faire face à l'augmentation de la clientèle. La région montréalaise n'est pas la seule à construire de nouvelles écoles. C'est ainsi qu'à Drummondville, notamment, deux nouvelles écoles primaires seront également construites d'ici 2015.

La baisse du rapport élèves-maîtres décrétée par le Monopole de l'éducation, conjuguée au mini-baby-boom il y a quelques années (la fécondité est en baisse depuis deux ans) et à une forte hausse de l'immigration et, dans une moindre mesure, au déplacement de la population vers les grands centres, a un impact direct sur la hausse du nombre d'élèves.

En outre, dès la prochaine rentrée scolaire, un élève atteint d'un trouble envahissant du développement (TED) comptera pour trois enfants. Cette décision ministérielle allège la tâche des enseignants, mais elle réduit le nombre d'élèves par classe et augmente donc encore le besoin de nouvelles classes.

Rappelons qu'au Québec le rapport élève-éducateur est en baisse constante alors que, d'une part, cela entraîne des coûts de plus en plus grands, et que, d'autre part, on n'observe pas d'augmentation (bien au contraire) des résultats des écoliers québécois, ni dans les classements internationaux (le Québec baisse légèrement) ni en termes de décrochage (à méthode constante il augmente).

Québec — dépenses par élève en hausse constante

En 2007-2008, la dépense globale d’éducation par rapport au produit intérieur brut (PIB) était estimée à 7,4 % au Québec ; par comparaison, ce taux est estimé à 6,8 % dans les provinces de l’Atlantique, à 6,3 % en Ontario et à 6,1 % dans les provinces de l’Ouest. Lorsque l’on considère cet indicateur, il apparaît que l’effort financier en éducation demeure plus important au Québec que dans la moyenne des autres provinces.


Dépense globale par élève des commissions scolaires québécoises en dollars courants et en dollars constants de 2007-2008


En 2006-2007, au Québec, la dépense globale par élève à l’enseignement primaire et secondaire (10 128 $) était plus élevée que dans les provinces de l’Atlantique (8 799 $), mais moins élevée qu’en Ontario (10 301 $) et que dans les provinces de l’Ouest (11 016 $). La dépense par élève était donc moins élevée au Québec que dans la moyenne du reste du Canada. Cela s'explique principalement par le fait qu’au Québec les salaires du personnel scolaire sont moins élevés, tout comme les dépenses d’immobilisation.

Cependant, il est important de préciser que ces données sont en dollars courants et ne tiennent pas compte des écarts du coût de la vie. Or, il existe des différences importantes dans le coût de la vie d’une province à l’autre et, dans l’ensemble, le coût de la vie était d’environ 10 % plus élevé ailleurs au Canada qu’au Québec, en 2006-2007.

On a également assisté ces dernières années à une diminution du nombre moyen d'élèves par enseignant. Celui-ci est passé de 15,7 en 2004-2005 à 14,6 en 2007-2008 et ce facteur a contribué significativement à l'augmentation de la dépense par élève.

Entre 2004 et 2007, on a observé une augmentation de 14 % de la dépense par élève en dollars constants.

En 2006-2007, certains facteurs sont plus coûteux dans les commissions scolaires au Québec que dans le reste du Canada tels les rapports élèves-enseignant, la formation professionnelle, les services de garde et le transport scolaire.


Rapport élèves-éducateur dans les commissions scolaires, Québec et régions du Canada


En 2007-2008, le rapport élèves-enseignant dans les commissions scolaires est estimé à 14,6 au Québec. Le rapport élèves-enseignant est obtenu en divisant le nombre d’élèves par le nombre d’enseignants des commissions scolaires. Le nombre moyen d’élèves par enseignant au Québec est passé de 16,5 en 1997-1998 à 14,6 en 2007-2008.

Voir aussi

Crise financière du Québec — 3 100 nouveaux enseignants, 100 000 000 $ de plus

L'immigration, le remède imaginaire




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Le monopole de l'Éducation incapable de répondre à tous les désirs

« L’éducation est une chose à ce point importante qu'on ne peut tout simplement pas la laisser entre les mains d’un seul producteur, car nous le savons tous : les monopoles sont incapables de répondre à tous les désirs ».

Per Unckel, ex-ministre de l’Éducation et des Sciences en Suède (1991-1994) 


Trois écoliers suédois du secondaire interprètent
une chanson chinoise lors du Concours de chinois
de leur école

Bon scolaire ?

On parle souvent de la Suède comme d'un pays où règneraient la liberté d'enseignement et un type de chèque-édu­cation. Le terme « chèque-éducation » ou « bon scolaire » suscite parfois des réactions pavlo­viennes dans certains cercles. Expli­quez donc de quoi il s'agit.

Dans le cas de la Suède, tout ce que cela signifie c'est que les parents peuvent choisir leur école (ou en fonder une) et que ces écoles, qu'elles soient publiques (le plus souvent communales) ou privées, reçoivent une subvention de l'État en fonction du nombre d'élèves inscrits. Enfin, l'administration des écoles est désormais largement décentralisée. Les écoles — encore une fois communales ou privées — ne peuvent pas refuser d'inscriptions en fonction des revenus ou des résultats préalables des candidats. Les écoles ne peuvent exiger de droits supplémentaires.

Aujourd'hui, une école sur huit en Suède est une « école libre » et à Stockholm, selon les classes d'âge, jusqu'à près de 30 % des écoliers fréquentent ces écoles. À ce jour, plus de 1100 écoles libres ont été fondées dont 800 sont à but lucratif.

Ce système à des avantages apparemment indéniables : il existe une concurrence dans la « livraison » de l'éducation, cette concurrence a eu un effet sur le secteur public, sa clientèle demandant également plus de choix et de changements. Les enfants pauvres fréquentent plus les écoles privées que les élèves riches, les écoles privées à but lucratif ont tendance à s'étendre pour répondre à la demande supplé­mentaire alors que les écoles sans but lucratif gèrent ce supplément de demande par la mise en place de listes d'attente. Les enseignants et les syndicats d'enseignants appuient ce système puisqu'ils y voient la possibilité d'un choix de carrière plus diversifié et plus souple. Même si cette politique a été mise en place par une parti de centre-droit, aucun parti de gauche au pouvoir n'a osé revenir sur ces changements.

Les écoles privées (aussi appelées « écoles libres ») se sont organisées en « chaînes » afin de rationaliser certaines tâches administratives communes et décharger les professeurs de ces tâches.

Si au Québec une nouvelle école primaire coûte une douzaine de millions de $ (ici et là), en Suède, cette nouvelle école ne coûtera rien au Trésor public car les parents, les enseignants, des commanditaires privés et d'autres encore s'organiseront pour trouver l'argent nécessaire et souvent ils parviendront à la construire à moindre coût.

Enfin, ces nouvelles écoles selon le Christian Monitor ont des résultats scolaires de 20 % supérieurs à ceux des écoles publiques.

Bémol et critiques

Si le type de pédagogie est relativement libre, il n'y a pas de réelle liberté de programme en Suède : les écoles (même « libres ») doivent suivre un même programme gouver­ne­mental, et l'instruction à la maison est sévèrement découragée voire en pratique interdite comme en Allemagne.

La liberté de choix est donc limitée et bien éloignée de l'idée que les parents peuvent réellement décider du type d'instruction que recevront leurs enfants grâce à des chèques-éducation.

Notons enfin que les résultats des jeunes Suédois dans les classements internationaux ont fortement chuté depuis les années 1970 pour simplement se retrouver juste au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, bien que pour Jonas Himmelstrand, auteur et fondateur de l'Institut Mireja, la faute en incomberait en partie à un système de garderie d'État généralisé et fiscalement quasi obligatoire pour les parents.

Enfin, l'interdiction faite aux écoles privées d'imposer des frais supplémentaires à la subvention reçue peut susciter débat. Le Danemark a adopté un système similaire à la Suède, mais les parents doivent payer une faible quote-part quand ils inscrivent leurs enfants dans une école privée (fortement subventionnée donc) afin qu'ils soient des clients plus exigeants. L'interdiction suédoise est excessive, elle limite le service disponible pour tous à l'école privée en fonction des subventions gouvernementales. Or, les parents nantis parviennent toujours à dépenser plus sur l'éducation de leurs enfants, ne fût-ce que par des cours particuliers. Des bourses (pas nécessairement gouvernementales) pour les élèves dans le besoin pourraient être offertes afin de garantir un même accès au choix scolaire y compris dans des écoles privées qui seraient libres de fixer leur prix.



Voir aussi

Washington (D.C.) — Des bons scolaires pour les pauvres plutôt que des subventions pour avorter

Le chèque-éducation promet de faire fonctionner le système éducatif

France — les écoles libres (hors contrat) n'en font qu'à leur tête

Briser le monopole de l'Éducation en France : comment et pourquoi y créer son école

Étude internationale sur les bons scolaires

Angleterre — Triplement du nombre des académies





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France — Si le système éducatif français se fait l’ennemi des familles, que vaut l’obligation scolaire ?

Texte de Marie-Joëlle Guillaume dans Famille chrétienne :

Tous les révolutionnaires le savent : « Le poisson pourrit par la tête », on détruit les ressorts d’une société en lui bourrant le crâne avec une idéologie subversive. Quand la tête est jeune et blonde, l’endoctrinement est plus facile. C’est pourquoi les idéologies subversives (le marxisme en fut une) haïssent la famille, force de résistance au nom de l’amour des siens. Dans le cas de la théorie du gender, la haine est portée au carré. Car c’est le principe même de la différence sexuelle et de la complémentarité amoureuse, source de toute famille, que prétend abolir cette déferlante idéologique, fruit des lobbies gays et féministes américains. Le comble, c’est que cette négation suicidaire des données de base de la condition humaine vient d’être introduite à l’Éducation nationale, comme le ver dans le fruit .

Le scandale des manuels de biologie (SVT) de première n’est pas le premier coup grave porté à la liberté de conscience et d’éducation des familles en matière de sexualité. Il y a plus de vingt ans, le parti pris matérialiste et libertaire des manuels de biologie de quatrième avait suscité l’indignation des parents. Depuis lors, l’envahissement de la vie scolaire par une propagande débridée (sous prétexte de « lutte contre l’homophobie », de prévention des grossesses adolescentes, etc.) ruine méthodiquement l’effort éducatif des parents à l’amour vrai, au goût de la vie, à l’espérance. Mais l’installation de la théorie du gender dans les manuels de biologie constitue une atteinte beaucoup plus grave encore. Car cette fois, l’idéologie mortifère se présente comme une science, au cœur même de l’acte d’enseigner, de la transmission du savoir.

L’Éducation nationale n’a pas le droit de faire cela. Ces manuels doivent être retirés de la vente. Il faut l’écrire au ministre via la pétition des AFC. Et réfléchir à la suite. Si le système éducatif français se fait l’ennemi des familles, que vaut l’obligation scolaire ? Que vaut l’enseignement public ? Que valent les contrats de l’enseignement privé avec l’État ? Vingt-sept ans après 1984, un nouveau combat pour la liberté de l’enseignement se profile.


La même lutte « contre l'homophobie » et l'« hétéro­sexisme » (oser prétendre que l'hétéro­sexualité est la sexualité normale ou préférable pour une société) a donné lieu à un plan interministériel au Québec. On retrouve également des traces de théorie du genre dans des cahiers d'activités ECR (voir ci-dessous) ou le sexe que l'élève dit avoir peut être « je ne sais pas encore ».



Page 10 du cahier d'activités ECR Voyage vers les valeurs pour la 2e année du 1er cycle
du secondaire des éditions École nouvelle





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lundi 13 juin 2011

Seuls 40 % des cégépiens terminent leur diplôme dans les délais normaux

À peine 38,1 % des jeunes inscrits dans les programmes « préuniversitaires » offerts dans les collèges publics du Québec arrivaient à les compléter en deux ans en 2007, indiquent des données du ministère de l’Éducation. La proportion est encore plus faible dans les programmes techniques (36,5 % en 2006) qui sont censés durer trois ans.

La Fédération des cégeps assure que le phénomène n’a rien à voir « avec la performance du réseau collégial. » La situation serait plutôt attribuable au désir des jeunes d’aujourd’hui « d’allonger » la durée de leurs études, explique la porte-parole de l’organisme, Caroline Tessier au Journal de Montréal.




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