dimanche 2 février 2025

Le 2 février : la Chandeleur

(D’après « La Tradition », paru en 1904)

La fête de la Chandeleur, qui aujourd’hui n’est plus chômée en France, a pour objet de rappeler la présentation, au Temple, de l’enfant Jésus né quarante jours plus tôt la nuit de Noël, et la purification de la Sainte-Vierge. Son nom lui vient des cierges bénits qu’on y portait en procession à l’église.

Le pape Gélase (472) jugeant plus sage de christianiser un usage païen que d’essayer de le détruire, l’aurait substitué, d’après Bède le vénérable, moine et historien anglais du VIIe siècle, aux antiques Lupercales romaines, ou, d’après d’autres auteurs, aux fêtes de Proserpine et de Cérès, qui se célébraient à la même époque et où l’on portait aussi des torches allumées.

Aujourd’hui, la Chandeleur n’est plus fêtée que par l’Église catholique, le 2 février, et les paysans chez qui se sont encore conservées les traditions ancestrales. Et ces traditions ont quelque chose de curieux que nous voulons raconter.

C’est une des superstitions et des coutumes de la vieille France qu’à la Chandeleur on fait des crêpes dans l’âtre du laboureur et que chacun doit retourner la sienne. « À la Chandeleur, dit Abel Hugo, si les paysans ne faisaient point de crêpes, leur blé de l’année serait carié. Et celui qui retourne sa crêpe avec adresse, qui ne la laisse pas tomber dans les cendres, ou qui ne la rattrape point dans la poêle, sous la forme navrante de quelque linge fripé, celui-là aura du bonheur — de l’argent, cette forme tangible du bonheur — jusqu’à la Chandeleur de l’année suivante. »

Qu’elle est jolie, cette coutume des crêpes. Le laboureur de France, qui bat sa farine pour en faire de légères pâtes dorées qu’il retourne avec soin afin que son blé de la moisson prochaine soit bon et dense, se doute-t-il qu’il rend, comme le firent ses ancêtres perdus dans la nuit des siècles, un hommage à la blonde Cérès ? Que de traditions de ce genre dans nos mœurs et qui — devenues inexplicables aujourd’hui — subsistent encore, en dépit des années et des révolutions ! Il y a l’atavisme des coutumes comme il y a l’atavisme des tempéraments, des caractères et de la chair.

Depuis que la Chandeleur existe, il y a eu des parties de crêpes homériques. Nous en connaissons du temps de Henri II et aussi du XVIIIe siècle qui seraient toutes intéressantes à raconter. Citons seulement cet exemple qui doit, il le faut, passer à la postérité :

Avant de partir pour la campagne de Russie, Napoléon, fêtant la Chandeleur, faisait une partie de crêpes. Arriva son tour de « tenir la queue de la poêle ».

— Si je retourne celle-ci, dit-il, je gagnerai la première bataille !

Et la crêpe se retourna ronde comme une lune.

— Si je retourne cette autre, je gagnerai la deuxième !

Et encore la crêpe tournoya comme un louis d’or. La troisième fit de même ; quant à la quatrième, comme un torchon boueux, elle roula dans la cendre. Celle-là, c’était la Bérézina ! Peut-être, durant l’incendie de Moscou, qui éclairait ses premiers revers, l’empereur se rappela-t-il la quatrième crêpe du palais des Tuileries.

Dans nos campagnes, on fait encore bénir le jour de la Purification un cierge neuf. On l’allume et on essaie de le rapporter « tout clairant » à la maison : s’il ne s’éteint pas, c’est un heureux présage, et celui qui le tient est sûr de ne pas mourir dans l’année.

Le cierge de la Chandeleur passe pour le plus précieux des talismans contre les sortilèges et les maléfices. Quand un animal domestique est malade, on fait couler trois ou quatre gouttes du cierge dans son breuvage. On l’allume pour conjurer la foudre lorsque l’orage gronde On l’allume aussi pour bénir les premiers communiants et les fiancés avant leur départ pour l’église : de même lorsque le prêtre vient administrer les derniers sacrements à un mourant.

La fête de la Chandeleur est aussi consacrée aux amoureux. Les jeunes filles et jeunes garçons qui veulent savoir ce que l’avenir leur réserve, font une neuvaine à la chapelle de la Vierge. Le dernier jour écoulé, le jeune homme, une fois endormi, verra en rêve celle qui sera son épouse, et inversement. Dans la Haute-Saône, les fiancés devaient se rendre, le 2 février, à la source la plus voisine pour y échanger des gâteaux. Toutes ces coutumes, dont le sens symbolique échappe souvent, remontent à la plus haute antiquité. Enfin, les proverbes nous affirment que, s’il fait beau le jour de la Chandeleur, l’hiver reprendra pendant quarante jours.

samedi 1 février 2025

Les descendants d'immigrés extra-européens présentent bien souvent des taux de criminalité plus élevés que ceux de leurs parents.

On pourrait penser que les descendants d'immigrés seraient moins criminogènes que leurs parents.

Les statistiques disponibles en Europe disent pourtant bien souvent le contraire.

L'intégration fonctionnant peu ou moins, le lien entre immigration et délinquance semble ne faire qu'empirer.





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jeudi 30 janvier 2025

Donald Trump bannit le changement de « genre » des mineurs

Le président des États-Unis, Donald Trump, a signé mardi un décret visant à restreindre les procédures de changement de sexe « chimiques et chirurgicales » pour les mineurs.

« Dans tout le pays aujourd'hui, des professionnels de la médecine mutilent et stérilisent un nombre croissant d'enfants impressionnables sous l'affirmation radicale et fausse que les adultes peuvent changer le sexe d'un enfant par une série d'interventions médicales irréversibles », indique le décret, intitulé “Protéger les enfants de la mutilation chimique et chirurgicale”. « Cette tendance dangereuse sera une tache dans l'histoire de notre pays et doit cesser.

« D'innombrables enfants regrettent rapidement d'avoir été mutilés et commencent à comprendre l'horrible tragédie qu'ils ne seront jamais en mesure de concevoir leurs propres enfants ou de les nourrir par l'allaitement », poursuit l'ordonnance. « En outre, les factures médicales de ces jeunes vulnérables risquent d'augmenter tout au long de leur vie, car ils sont souvent pris au piège de complications médicales à vie, d'une guerre perdue d'avance contre leur propre corps et, tragiquement, de la stérilisation. »

En conséquence, les États-Unis ont pour politique de ne pas financer, parrainer, promouvoir, aider ou soutenir la soi-disant « transition » d'un enfant d'un sexe à l'autre, et d'appliquer rigoureusement toutes les lois qui interdisent ou limitent ces procédures destructrices et qui altèrent la vie », peut-on lire dans le décret.

Sur Truth Social, M. Trump a déclaré : « Aujourd'hui, j'ai eu le grand honneur de signer un décret interdisant la castration chimique et la mutilation médicale d'enfants innocents aux États-Unis d'Amérique. Notre pays ne financera plus, ne parrainera plus, ne promouvra plus, n'assistera plus et ne soutiendra plus les soi-disant « soins d'affirmation du genre », qui ont déjà ruiné beaucoup trop de vies précieuses. Mon décret ordonne aux agences d'utiliser tous les moyens disponibles pour mettre fin à la participation financière du gouvernement fédéral aux institutions qui cherchent à fournir ces procédures médicales barbares, qui n'auraient jamais dû être autorisées à avoir lieu !»

Mark Trammell, directeur exécutif et avocat général du Center for American Liberty, qui représente certains détransitionneurs dans des procès, a salué l'action de Trump.

« Le président Trump doit être félicité pour son incroyable initiative visant à protéger les enfants vulnérables du complexe industriel du genre », a déclaré M. Trammell. « Ce décret démarque à juste titre les agences fédérales de l'Association professionnelle mondiale pour la santé transgenre (WPATH), qui est discréditée, tout en refusant le financement fédéral d'institutions qui mutilent chimiquement et chirurgicalement les enfants. »

« Il est navrant que Joe Biden n'ait pas eu la lucidité morale et intellectuelle de prendre un tel décret, préférant la politique à la santé des enfants vulnérables », a-t-il ajouté.

Un dénonciateur texan inculpé par le ministère de la justice

Le Dr Eithan Haim avait été inculpé par le ministère de la justice (DOJ) sous la présidence de M. Biden après avoir dénoncé des procédures transgenres pratiquées sur des mineurs à l'hôpital pour enfants du Texas.  

Vendredi, le ministère de la Justice de Trump a abandonné les poursuites contre le Dr Eithan Haim, qui avait dénoncé la médecine transgenre pratiquée sur des mineurs au Texas.

Le mois dernier, la Cour suprême des États-Unis a entendu les arguments oraux concernant une loi du Tennessee interdisant les traitements médicaux transgenres pour les enfants en décembre. Une décision dans cette affaire très médiatisée est attendue pour juillet 2025.

Plus de deux douzaines d'États ont adopté des interdictions similaires restreignant l'accès des mineurs aux traitements médicaux pour les personnes transgenres.


Le livre « Génération anxieuse » du chercheur Jonathan Haidt

Dans un livre majeur, « Génération anxieuse », le chercheur américain Jonathan Haidt montre les dégâts des téléphones portables sur la jeunesse née après 1995 : dépression, privation sociale, fragmentation de l’attention, dépendance. Les preuves sont là, il est temps d’agir.

C’est un livre absolument majeur, qui devrait être mis entre les mains de tous nos responsables politiques, mais aussi des patrons des réseaux sociaux (même s’ils savent déjà très bien ce qu’ils font) et des parents. Génération anxieuse, succès de librairie aux États-Unis et enfin traduit en français, vient de paraître aux Éditions des Arènes. Son auteur, Jonathan Haidt, a été un des premiers à documenter les ravages du wokisme à l’université : dans The Coddling of the American Mind (« Le maternage intellectuel des jeunes américains »), il décrivait comment une nouvelle génération était arrivée à l’université au mitan des années 2010, qui réclamait une « protection » contre des discours selon eux offensants. Ces jeunes « flocons de neige » (aussi fragiles que ceux-ci), surprotégés par leurs parents, ne supportaient plus la contradiction, et avaient troqué l’esprit de découverte qui sied à la jeunesse contre un esprit de défense et de repli.

Dans Génération anxieuse, le chercheur remonte à la source du problème. Il s’est aperçu qu’entre 2010 et 2015, à la faveur de la diffusion du téléphone intelligent (l’iPhone est inventé en 2007), a eu lieu ce qu’il appelle un « grand recâblage » de l’enfance. La génération née après 1995 (qu’on appelle génération Z) est la première à avoir grandi intégralement connectée aux réseaux sociaux (près de 40 h par semaine pour un ado entre 13 et 18 ans). Et ce alors qu’aucune étude d’impact n’a jamais été menée par les grandes entreprises technologiques sur les conséquences d’une enfance connectée. « Les jeunes de la génération Z sont les premiers de l’histoire à traverser la puberté avec un portail en poche qui les éloigne de leur entourage et les attire dans un univers alternatif excitant, addictif et instable. » Ce sont les cobayes d’une éducation totalement inédite aux conséquences dévastatrices.

Les résultats sont là, incontestables. « Un déferlement de souffrance. » À partir de 2010, quelque chose a changé dans la santé mentale des jeunes. Les troubles anxieux et dépressifs ont explosé : + 145 % de cas de dépression majeure chez les adolescentes américaines depuis 2010 ; +161 % pour les jeunes hommes (qui partaient de plus bas) ; + 140 % chez les jeunes adultes de 18-35 ans depuis 2010. Le taux de suicide des adolescents a commencé à augmenter en 2008 : + 167 % pour les filles. Vous en voulez encore ? +188 % de visite aux urgences pour cas d’automutilation pour les jeunes filles depuis 2010.

Pourquoi l’impact des réseaux sociaux est-il plus grave sur les adolescents que sur les adultes ? Parce que le cortex frontal, essentiel pour la maîtrise de soi, la gratification différée et la résistance à la tentation arrive à maturité à la vingtaine : les jeunes peuvent moins réfréner leur dépendance. De plus, à la puberté, le cerveau est particulièrement plastique, et la sensibilité des jeunes à la comparaison sociale s’accroît. D’ailleurs les Facebook Leaks ont documenté que l’entreprise de Mark Zuckerberg a intentionnellement cherché à rendre les adolescents accros par le biais de techniques comportementales.

Les quatre dégâts fondamentaux causés par les téléphones dits intelligents sont : la privation sociale (les jeunes voient moins physiquement leurs amis), le manque de sommeil (en moyenne les adolescents dorment 7 h, ce qui n’est pas assez pour la construction de leur cerveau), la fragmentation de l’attention et l’addiction.

Les réseaux sociaux ont été « la cause majeure d’une épidémie internationale de maladie mentale chez les adolescents ». Celle-ci a des conséquences différentes chez les garçons et chez les filles (preuve au passage que, contrairement à ce que pensent les idéologues du genre, il existe bien des différences entre les sexes). Les réseaux sociaux nuisent davantage aux filles : elles y sont davantage accros, notamment à Instagram, où elles se comparent en permanence à leurs congénères, ce qui entraîne des troubles dépressifs, alimentaires, et parfois du mimétisme dans la dysphorie de genre. Les garçons, eux, auront tendance à devenir toxicomanes aux jeux vidéo et à la pornographie, ce qui peut entraîner décrochage scolaire et retrait du réel. Le monde virtuel blesse les filles et consume les garçons.

Jonathan Haidt souligne le paradoxe de notre temps : nous surprotégeons les enfants dans le monde réel alors que nous les sous-protégeons dans le monde virtuel. Nous refusons de les laisser sortir seuls de peur qu’ils croisent un pédophile avec un sac de bonbons, alors qu’internet et les réseaux sont aujourd’hui le lieu numéro un de la prédation sexuelle. Nous les laissons vaquer des heures dans l’océan illimité du web, mais craignons de les laisser jouer à l’air libre. C’est encore pire aux États-Unis, société hyperjudiciarisée, qu’en Europe : les tourniquets ont été supprimés de la plupart des aires de jeu, car jugés trop dangereux.

Conclusion du chercheur : les parents doivent laisser de l’air à leurs enfants et les pousser le plus possible à pratiquer le jeu libre, essentiel dans la construction de soi. Haidt insiste aussi sur la nécessité de recréer des rituels. Dans toutes les sociétés, on a créé des rites initiatiques de passage de l’adolescence vers le monde adulte, nous sommes les premières sociétés à les avoir abolis. Nous laissons à la place nos enfants se perdre dans l’enfer numérique. La vie numérique entraîne une dégradation spirituelle, aussi bien chez les adultes que chez les adolescents. Il nous faut réapprendre l’incarnation, l’immobilité, et cette belle faculté que Simone Weil disait être la plus belle : l’attention. Réapprendre à être lent à la colère et prompt à pardonner, tout l’inverse que ce nous enseigne l’immédiateté des réseaux.

La réponse est aussi politique. On débat beaucoup ces jours-ci sur la nécessité de limiter et de contrôler la liberté d’expression sur les réseaux sociaux. Plutôt que de faire la police des tweets des adultes, les responsables politiques devraient limiter drastiquement l’accès aux réseaux sociaux des plus jeunes pour corriger un scandale sanitaire qui a déjà trop duré. Jonathan Haidt est très clair sur les solutions à mettre en œuvre. Elles doivent être collectives, car les parents ne peuvent se battre seuls pour assumer des privations à leurs enfants face à la pression sociale du monde extérieur. Il faut fixer la majorité numérique à 16 ans et obliger les plateformes à mettre de vraies mesures de vérification d’âge. Il faut soutenir des écoles vraiment sans téléphones cellulaires, c’est-à-dire avec dépôt dans un casier à l’entrée jusqu’à la fin des cours. Les résultats sont là, il ne faut plus tergiverser ni faire des « expérimentations ».

Une génération a été sacrifiée, agissons vite pour sauver les suivantes.

Source : Le Figaro

Génération anxieuse
par Jonathan Haidt,
publié aux Arènes,
le 16 janvier 2025,
à Paris,
424 pp,
ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1037513090 


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mardi 28 janvier 2025

29 janvier 1717 — Naissance de Jeffery Amherst

Jeffery Amherst, officier britannique. 
 
En 1731, il s’enrôle dans l’armée et, en 1741, devient aide de camp du général John Ligonier (1680-1770). Ligonier est issu d’une famille noble de huguenots de Castres émigrée en Angleterre à la fin du XVIIe siècle. Au cours de la guerre de Succession d’Autriche, il participe à la défaite anglaise lors de la bataille de Fontenoy en 1745. Il est promu au grade de lieutenant-colonel. Après la signature du traité d’Aix-la-Chapelle en 1748, il repasse en Angleterre, et la période de paix qui suit réduit ses chances d’avancement. 

Il planifia l’attaque contre Montréal en 1760. En 1763, il reprend les armes contre Pontiac et les autochtones, qu’il méprise. Dans une correspondance, il évoquera l’idée d’utiliser la variole pour tuer les autochtones.
 
Détails
 
Nommé commandant en chef en Amérique du Nord en remplacement de James Abercrombie, il passe l’hiver suivant à New York à faire des plans pour la campagne de l’été suivant. Il remonte en 1759 le lac Champlain avec une armée de 11 000 hommes, et se rend jusqu’à Crown Point (pointe à la Chevelure) où il construit un fort. Il lance quelques attaques sur l’île aux Noix sur la rivière Richelieu, où s’est réfugié le commandant français Bourlamaque. Cette tactique reste néanmoins sans effets notoires et est abandonnée après la prise de Québec par Wolfe en septembre.

Durant l’hiver suivant, Amherst planifie l’attaque de trois armées contre Montréal : James Murray remontant le Saint-Laurent à partir de Québec, William Haviland venant du lac Champlain et Amherst lui-même attaquant à partir du lac Ontario. Au début de septembre 1760, la jonction des trois armées fonctionne parfaitement et aboutit à la capitulation des Français le 8 septembre. Amherst nomme alors trois gouverneurs militaires pour les trois districts du Canada : James Murray, confirmé dans le poste qu’il occupait déjà à Québec, Ralph Burton à Trois-Rivières et Thomas Gage à Montréal.

Cependant, la guerre n’est pas terminée, et Amherst, à titre de commandant en chef, organise au cours de 1761 et 1762 des expéditions à la Dominique, en Martinique et à Cuba. En 1762, une armée française dirigée par Charles-Henri-Louis d’Arsac de Ternay débarque à Terre-Neuve. Elle ravage la colonie britannique avant d’être repoussée par une armée britannique commandée par William Amherst, frère de Jeffery Armherst qui l’a nommé à ce poste. Depuis New York, Jeffery Amherst supervise cette opération militaire. La bataille de Signal Hill (à Terre-Neuve) et la capitulation du fort de Saint-Jean mettent fin à l’aventure française en Amérique du Nord.
 
Vue perspective de la descente des François à l’île de Terre-Neuve du côté de Saint-Jean en 1762.


Pendant son séjour à Montréal, ce dernier développe une haine incontestable envers les Amérindiens, il les déteste rien de moins. Il constate avec frustration que quelques tribus indiennes des Grands Lacs, dans la région de Détroit, sous le chef Pontiac font la vie difficile aux troupes britanniques.

En 1763, il écrivit à son subalterne, Colonel Bouquet, avec une suggestion qui révolte plus d’un aujourd’hui. Amherst lui ordonna de faire le nécessaire pour transmettre la variole parmi les populations indiennes à l’aide de couverture infectée par le virus.

Au cours des mois suivants, des épidémies de variole causèrent des ravages dans les tribus Delaware, Mingos et Shawnees. Selon le journal de guerre de Bouquet, ce dernier n’aura jamais mis à exécution les ordres du Commandant en chef. Les coïncidences avec l’épidémie parmi les troupes de Pontiac sont toutefois étranges. Lors de son retour en Europe, il s’installa sur des terres qui lui furent offertes à titre de récompense dans la ville de Sevenoaks dans la région du Kent.

Il fut le premier gouverneur sous l’occupation militaire de la Nouvelle-France, de 1760 à 1763. 

Il décéda le 3 août 1797, à Sevenoaks, à sa résidence appelée Montréal.


On compte plus de morts que de naissances au Québec (aucune réaction politique)

Pour la première fois depuis que la population du Québec est répertoriée, la province a enregistré plus de décès que de naissances durant la dernière année. C’est ce qui ressort des données publiées la semaine dernière par l’institut de la statistique du Québec. Un tel vieillissement démographique apporte son lot de problèmes économiques, comme le financement des retraites ou le coût grandissant des services publics. Cependant, toujours selon le rapport de l’institut de la statistique du Québec, la population a tout de même augmenté durant la période 2023-2024, en raison de l’immigration.

Les seules régions avec plus de naissances que de décès sont les banlieues éloignées de Montréal, l'Outaouais et le Grand-Nord.

Aucune politique nataliste globale (en commençant par un changement de culture pour en adopter une pro-famille dès l’école et dans les politiques d’imposition familiale) n’est proposée par les partis politiques. Rappelons que la politique de garderie a d’abord été conçue comme une politique de retour des femmes au bureau et en opposition à un politique d’allocations universelles généreuses de garde d’enfants (y compris payées aux parents qui garderaient eux-mêmes leurs enfants en bas âge à la maison, ce qui n’est pas le cas actuellement).

La politique de garderie est extrêmement coûteuse, elle n’a pas enrayé le déclin de la natalité au Québec. Rappelons les réticences fréquentes exprimées par le Conseil de la femme à toute politique nataliste visant toutes les familles québécoises. En 1982, Claire Bonenfant, la très féministe présidente du Conseil de la Femme, s’était interrogée, au sujet d’une politique avec de timides conséquences natalistes : « Cette politique sera-t-elle une politique nataliste déguisée cherchant à nous retourner aux berceaux et aux fourneaux ou bien se présente-t-elle comme une politique de justice sociale ? »


Source : Journal de Montréal

Plus les enfants regardent des vidéos courtes, plus leurs résultats scolaires déclinent


Entre les Reels sur Instagram, les vidéos sur TikTok et sur Snapchat, les contenus courts sur les réseaux sociaux sont privilégiés par les jeunes utilisateurs. Une tendance qui semble avoir un impact négatif sur leurs résultats scolaires. Selon une étude chinoise, plus les écoliers consomment ce type de vidéos, moins ils ont de chances de réussir à l’école.

En bref

Une étude de la Chinese Academy of Sciences publiée dans PLOS One analyse l’impact des vidéos courtes sur les élèves de primaire à Shenzhen, Chine.

Les chercheurs ont découvert que la consommation excessive de vidéos courtes diminue l’attention des élèves, affectant négativement leurs résultats scolaires.

L’étude souligne l’importance du rôle des parents dans la gestion de l’utilisation des vidéos courtes pour améliorer les performances académiques des enfants.

Sommaire

  • Un lien entre le manque d’attention et les vidéos courtes
  • Les parents doivent donner l’exemple et offrir un cadre

C’est un grief de plus contre les réseaux sociaux. Alors que certaines études ont déjà dénoncé les effets négatifs des formats courts, favorisant notamment l’ennui, une nouvelle étude menée par des chercheurs de la Chinese Academy of Sciences, publiée sur PLOS One, met en lumière l’impact, là encore négatif, sur les résultats scolaires des jeunes écoliers.

Un lien entre le manque d’attention et les vidéos courtes

En analysant les habitudes de 1052 élèves de primaire à Shenzhen, en Chine, les chercheurs ont établi un lien entre leur manque d’attention significatif et leur consommation massive de vidéos courtes : « Les vidéos courtes sont souvent conçues avec des visuels très attrayants et un contenu rapide et captivant, ce qui peut créer une dépendance chez les jeunes utilisateurs. Cette dépendance peut se traduire par un engagement prolongé, ce qui risque de détourner le temps et l’énergie des élèves de leurs études », indique l’étude.


Un problème qui concerne davantage les jeunes étudiants chinois : « La proportion de mineurs utilisant des applications de vidéos courtes comme Kwai et TikTok atteint 65,3 %, ce qui fait des vidéos courtes une plateforme essentielle pour leur vie en ligne. Les statistiques montrent que l’utilisation des applications de vidéos courtes parmi les élèves de l’école primaire a atteint 66 %, un chiffre encore plus élevé que celui des élèves de l’école secondaire (62,7 %) », précise l’étude.

Les résultats de l’étude sont clairs : la consommation de vidéos courtes diminue l’attention des étudiants et, par conséquent, leurs capacités à se concentrer en classe et donc à réussir leurs examens : « Les résultats de la recherche ont confirmé le lien étroit entre l’utilisation excessive de vidéos courtes chez les élèves de l’école primaire et la baisse des résultats scolaires, soulignant l’impact potentiel des médias sur les résultats scolaires des élèves », confirme l’étude.


Avec la multiplication de médias diffusant des vidéos courtes, l’étude souligne la « menace pour les capacités cognitives des élèves » et « l’impact à long terme des médias numériques sur le développement cognitif des enfants ».

Les parents doivent donner l’exemple et offrir un cadre

Pourtant, les enfants ne sont pas les seuls responsables de cette situation. La modération gérée par les parents apparaît comme une variable importante dans cette équation : « L’utilisation des vidéos courtes par les parents a un effet de modèle sur les enfants, leur faisant percevoir l’utilisation des vidéos courtes comme un comportement acceptable sans générer d’attitudes négatives ou exercer consciemment un contrôle de soi », expliquent les chercheurs. En somme, si l’un des parents regarde aussi souvent des vidéos courtes, l’enfant n’aura pas de scrupules à en consommer davantage et sera aussi surtout moins maîtrisé.

Selon l’étude, les parents ont donc un rôle essentiel à jouer pour le bien-être de leur progéniture et pour leurs résultats académiques : « La gestion des médias numériques au sein de l’environnement familial devrait être cruciale pour façonner l’attention et les résultats scolaires des enfants. Les parents doivent être conscients de l’impact de leur comportement en matière d’utilisation des médias sur leurs enfants et s’efforcer d’établir des modèles positifs d’utilisation des vidéos courtes ».

Pour les aider dans cette tâche, l’étude avance des pistes comme le fait de respecter un temps imparti pour cette activité : « Les parents et les enfants pourraient se mettre d’accord pour limiter le temps passé à utiliser des vidéos courtes et s’y tenir collectivement, en encourageant davantage d’activités de plein air et de communication en face à face ».


Sources :

  • Doctissimo
  • ETX Studio
  • Gong Q, Tao T (2024) The relationship between short video usage and academic achievement among elementary school students: The mediating effect of attention and the moderating effect of parental short video usage. PLoS ONE 19(11): e0309899. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0309899

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Noir bilan pour tableaux blancs

lundi 27 janvier 2025

Mayotte, comment l'immigration détruit une société (y compris l'école)

 

Après le cyclone Chico, Mayotte, le 101e département français, si longtemps oublié, s'impose à nouveau dans l'agenda politique avec le double enjeu de la reconstruction et de l’immigration.

Jusqu'en septembre 2024, le docteur Alain Destexhe a travaillé au centre de santé de Dzoumonié, au nord de Mayotte. Il a ainsi été un témoin privilégié, non seulement de la situation sanitaire catastrophique de l’île, mais aussi de la violence et du délabrement des services publics.

La société mahoraise est détruite par une immigration sans fin, des Comores et de Madagascar, mais désormais aussi de l’Afrique des Grands Lacs. Les moyens que l'État met en œuvre pour faire face s’avèrent dérisoires. Paradoxalement, l’accession au statut de département en 2011 a aggravé la situation.

En conséquence, ce territoire musulman vote massivement pour le Rassemblement national et des candidats de droite. Petite comme un vingtième de la Corse, Mayotte a vu sa population augmenter de plus de 40% en dix ans. Ce livre est un appel à comprendre et agir. Mayotte ne peut s'en sortir sans résoudre la question migratoire. Un témoignage vertigineux et glaçant qui vous fera découvrir le 101e département sous un angle réaliste.

Alain DESTEXHE, médecin, ex-secrétaire-général de MSF, sénateur honoraire belge, contribue au Figaro, à Causeur et au Gatestone Institute (New York). Dernier livre paru, "Rwanda 94 : le carnage. 30 ans après, retour sur place" (2024) aux éditions Texquis.

dimanche 26 janvier 2025

Les hommes ont grandi deux fois plus vite que les femmes au XXe siècle, selon une étude

Les hommes seraient-ils de plus en plus grands que les femmes ? Une étude de l’université de Roehampton au Royaume-Uni a démontré que les êtres humains de type masculins avaient grandi deux fois plus vite que leurs homologues féminins au cours du XXe siècle.

Comme le rapporte The Guardian, le professeur Lewis Halsey et ses équipes, situées en banlieue de Londres, se sont appuyées sur des données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) d’autorités étrangères de plus d’une dizaine de pays et des registres britanniques. L’objectif : voir comment la taille et le poids ont changé en fonction des conditions de vie.

Le rôle des conditions de vie

La conclusion est simple. Pour chaque augmentation de 0,2 point de l’Indice de développement humain (IDH), les femmes étaient en moyenne plus grandes de 1,7 cm et plus lourdes de 2,7 kg, tandis que les hommes étaient plus grands de 4 cm et plus lourds de 6,5 kg.

Or l’IDH ne cesse d’augmenter dans la plupart des pays. Au Royaume-Uni, l’IDH est passé de 0,8 en 1900 à 0,94 en 2022. Dans le même temps, au cours de la première moitié du XXe siècle, la taille moyenne des femmes a grimpé de 3 cm, contre près de 7 cm chez les hommes.

« Pour mettre cela en perspective, environ une femme sur quatre née en 1905 était plus grande que l’homme moyen né en 1905, mais ce chiffre est tombé à environ une femme sur huit pour celles nées en 1958 », a déclaré Halsey.

Les hommes seraient donc non seulement de plus en plus lourds et de plus en plus grands par rapport aux femmes, mais plus les conditions de vie s’améliorent, plus les écarts de poids et de taille augmentent entre les deux sexes.

« Nous découvrons comment la sélection sexuelle a façonné le corps de l’homme et de la femme et comment l’amélioration de l’environnement, en termes d’alimentation et de réduction de la charge de morbidité, nous a libérés de nos entraves », explique le professeur Lewis Halsey dans cette étude publiée dans Biology Letters. Mais jusqu’à quelles limites ? Plusieurs études ont déjà démontré que la taille de l’être humain était en train de plafonner.

Réfutation de la thèse féministe de Priscille Touraille

Il y a quelques années, de nombreux médias ont présenté comme une vérité scientifique la théorie de Priscille Touraille selon laquelle le dimorphisme sexuel chez les êtres humains serait dû au fait que chez nos ancêtres les hommes restreignaient l’accès des femmes à la nourriture. Touraille avançait donc l’idée que les hommes auraient historiquement restreint l’accès des femmes à certaines ressources alimentaires, particulièrement la viande, ce qui aurait conduit à un dimorphisme sexuel plus prononcé. Cette théorie est parfois appelée le « patriarcat du steak » dans les discussions médiatiques.

Les travaux de Touraille ont bénéficié d’une large couverture médiatique, notamment à la suite d’un documentaire sur Arte intitulé « Pourquoi les femmes sont-elles plus petites que les hommes ? ». Cette couverture a souvent été peu critique, présentant ses idées comme des vérités scientifiques établies sans suffisamment remettre en question la méthodologie ou les preuves derrière ces assertions.

Si cette thèse était vraie, on aurait dû observer un rétrécissement de la différence de taille entre hommes et femmes au XXe dans les pays développés, car les sociétés sont devenues plus égalitaires entre les sexes et les hommes n’empêchent plus (si cela a jamais été le cas) les femmes de manger de la viande, mais en réalité c’est l’inverse qu’on observe. Cela tend à confirmer que la sélection sexuelle explique mieux le dimorphisme sexuel chez l’être humain, comme dans la plupart des autres espèces.

Sélection des grands par les femmes ?

Dans une étude publiée dans Biology Letters et intitulée « Le corps masculin attrayant et redoutable : la taille et le poids des hommes sont des traits sexuellement sélectionnés en fonction des conditions », les scientifiques supposent que les préférences sexuelles des femmes ont pu alimenter une tendance pour des hommes plus grands et plus musclés — bien qu’à l’ère de l’obésité, lourd n’est pas nécessairement synonyme de musclé.

La stature et le physique sont les principaux indicateurs de la santé et de la vitalité, a déclaré Halsey, tandis que la sélection sexuelle favorise également les hommes qui sont mieux à même de protéger et de défendre leur partenaire et leur progéniture contre d’autres personnes.

« Les femmes peuvent trouver la taille des hommes attrayante parce qu’elle les rend potentiellement plus redoutables, mais aussi parce que la taille suggère qu’ils sont bien faits », a déclaré M. Halsey. « En grandissant, ils n’ont pas subi les effets d’un mauvais environnement et ont donc atteint une plus grande partie de leur potentiel de taille. C’est un indicateur qu’ils sont bien faits ».

Ces conclusions s’appuient sur des travaux antérieurs qui ont montré que les femmes recherchent davantage les hommes de grande taille que les hommes les femmes de petite taille. Mais il y a des inconvénients à être grand. Si les personnes de grande taille ont tendance à gagner plus, elles sont aussi plus sujettes à divers cancers, peut-être parce qu’elles ont plus de cellules susceptibles d’accumuler des mutations qui aboutissent à la maladie.

Michael Wilson, professeur d’écologie, d’évolution et de comportement à l’université du Minnesota, a déclaré que l’augmentation plus rapide de la taille et du poids des mâles était « frappante ». Il a ajouté que cela correspondait à une idée de longue date selon laquelle les femelles sont le sexe « le plus contraint écologiquement » en raison des exigences de la reproduction, en particulier chez les mammifères où la grossesse et l’allaitement sont « coûteux sur le plan énergétique ».

« L’investissement des mâles dans une plus grande taille corporelle semble être sensible aux conditions nutritionnelles », a-t-il déclaré. « Lorsque les hommes grandissent avec des aliments plus denses en énergie, ils grossissent davantage que les femmes. »

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