mercredi 11 octobre 2023

La chute des naissances se confirme en France

Le France aura eu en 2022 le nombre de naissances le plus faible depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. Et ça continue. Un triste palmarès tenu par l’Insee qui mérite d’être examiné de près. Car nous vivons ainsi, et depuis bientôt dix ans, le troisième plongeon de la natalité française depuis la fin du babyboom d’après-guerre : celui-ci aura duré trente ans, jusqu’en 1975. C’est à partir de cette année-là que l’on voit s’effondrer le nombre des naissances qui se situait autour de 850 000 par an ; en 1976, il tombe à 720 000. il y aura certes un redressement ensuite jusqu’à 805 483 en 1981. Mais on ne fera pas mieux.

Que s’est-il passé ? Le retournement qui a suivi le baby-boom a accompagné un événement majeur : la légalisation de l’avortement par la loi Veil du 17 janvier 1975. Nous allions perdre près de 80 000 naissances en deux ans. Valéry Giscard d’Estaing, à qui une partie de l’opinion de droite tint rancune de cette loi, demandera à sa ministre déléguée à la Famille, Monique Pelletier, de présenter, au printemps 1980, un vaste plan d’aide au troisième enfant. Mais ce sera trop tard. Élus en mai et juin 1981, François Mitterrand et sa majorité contestent cette politique et réduisent ce plan d’aide de moitié. Le nombre des naissances baisse à nouveau jusqu’à la récession de 1993.
 

Le retour de la [censément] droite aux affaires, avec Édouard Balladur à la fin de la présidence Mitterrand, puis avec l’élection de Jacques Chirac, redresse la natalité. Cela se poursuit quand Lionel Jospin devient premier ministre en 1997, puis sous le quinquennat de Chirac et celui de Nicolas Sarkozy.

Mais dès son élection, en 2012, François Hollande met fin à la politique familiale qui avait rebâti les bonnes années de notre natalité vis-à-vis de l’Europe ; la baisse reprend et s’aggrave, avec une seule et brève interruption durant l’épidémie de Covid ; elle nous entraîne à un niveau désormais inférieur à 700 000 naissances en France métropolitaine. Une crise quasi générale. « Dans l’ensemble de l’Union européenne, nous dit l’insee, les naissances n’augmentent qu’au Portugal. » 
 
Mais une crise peut en cacher une autre. il y a quarante ans, sur 800 000 naissances, on comptait quelque 100 000 nouveau-nés issus de l’immigration. Cette proportion n’a pas cessé de s’accroître. En 2001, 620 000 bébés avaient deux parents français ; vingt ans après, ils n’étaient plus que 509 000 ; en 2001, 182 000 nouveau-nés avaient au moins un parent étranger ; vingt ans plus tard, ils étaient 233 000… si l’on ajoute que sur les 700 000 naissances actuelles, 65 % ont lieu hors mariage, le tableau s’avère complet.

mardi 10 octobre 2023

Les personnes transgenres plus affectées par les maladies cardiovasculaires

Si « les preuves d’une augmentation ou d’une diminution des taux de diabète chez les hommes et les femmes transgenres restent floues »[1], celles que les personnes transgenres sont confrontées à des taux plus élevés de maladies cardiovasculaires « ne cessent de s’accumuler ». Le Dr Dorte Glintborg, du département d’endocrinologie de l’hôpital universitaire d’Odense, au Danemark, a présenté ses derniers travaux sur le sujet lors de la réunion annuelle de l’Association européenne pour l’étude du diabète qui s’est tenue à Hambourg, du 2 au 6 octobre.

Un surrisque constaté chez les hommes et les femmes transgenres

Dans une étude publiée dans The European Journal of Endocrinology, le Dr Glintborg a analysé avec ses collègues les dossiers médicaux de 2671 personnes transgenres au Danemark [2]. L’âge médian de la cohorte était de 22 ans pour les hommes transgenres (les femmes qui se disent homme), de 26 ans pour les femmes transgenres (les hommes qui se disent femmes). Une population par définition présentant des taux faibles de maladies cardiovasculaires, étant donnée son jeune âge.

Les chercheurs ont constaté un risque de maladies cardiovasculaires « significativement plus élevé chez les hommes et les femmes transgenres que chez les hommes et les femmes témoins ». En effet, les hommes transgenres présentaient un risque 2,2 fois plus élevé que les hommes témoins et un risque accru de 63 % par rapport aux femmes témoins. Les femmes transgenres de leur côté présentaient un risque accru de 93 % par rapport aux hommes témoins, et un risque accru de 73 % par rapport aux femmes témoins.

Des résultats à approfondir

Selon les chercheurs, « environ un tiers du risque accru de maladies cardiovasculaires » pourrait être attribué au traitement hormonal suivi par les hommes transgenres. En revanche, ils ne sont pas parvenus à expliquer le surrisque observé chez les femmes transgenres par l’hormonothérapie. Ils soulignent ne pas avoir été en mesure d’étudier l’influence de l’indice de masse corporelle (IMC), des antécédents familiaux, du « stress de minorité » et des facteurs liés au mode de vie (alimentation, tabagisme, exercice physique), sur les résultats de l’étude.

« De nombreux traitements médicamenteux différents sont utilisés tout au long du parcours de transition des hommes et des femmes transgenres », rappelle le Dr Glintborg qui souhaiterait étudier « le plus grand nombre possible de combinaisons pour déterminer leurs effets sur la santé des personnes transgenres ».

 

[1] Certaines études ont révélé un risque plus élevé de diabète de type 2 chez les femmes transgenres. En effet, « les traitements hormonaux tels que les œstrogènes augmentent la masse grasse et diminuent la masse maigre, et l’augmentation des œstrogènes est généralement associée à un risque accru de maladie auto-immune et d’inflammation ». Toutefois « ces résultats n’ont pas pu être confirmés par d’autres études ».

[2] 1270 hommes transgenres et 1401 femmes transgenres

                                                                 Source : News medical, Megan Craig 6/X/2023 – Via Généthique

Enseignante chrétienne renvoyée après avoir refusé d’enseigner « l’idéologie LGBT extrême » dans une école dite chrétienne

Glawdys Leger, 43 ans, a enseigné les langues étrangères modernes pendant 12 ans avant d'être licenciée l'année dernière par l'école Bishop Justus, une école de l'Église d'Angleterre, à Bromley, dans le sud de Londres. 



Elle affirme avoir été "traitée comme une dangereuse criminelle" pour avoir refusé d'enseigner des leçons "extrêmes et politiquement partisanes" sur les LGBT, qui avaient été intégrées aux cours d'éducation religieuse dispensés aux élèves de 7e et 8e année de l'école.

Elle affirme avoir également exprimé ses convictions aux élèves lors d'une discussion sur les questions LGBT, à savoir que Dieu croit que les humains sont nés hommes et femmes et que le fait d'être LGBT est un péché.

La fondation éducative Aquinas de l'Église d'Angleterre a ensuite signalé Mme Léger à l'agence de régulation de l'enseignement (Teaching Regulation Agency) après qu'elle ait prétendument contrarié un élève en partageant son point de vue sur les questions LGBT et qu'elle ait continué à partager d'autres points de vue au cours de l'enquête de la fondation et des auditions qui ont suivi. Dans son renvoi à l'agence, l'établissement a déclaré qu'il n'était "pas certain qu'elle continue à partager ces opinions avec les jeunes".

Pansexuelle, asexuée et intersexuée

Mme Leger, qui est soutenue par le Christian Legal Centre, affirme que le matériel utilisé pour les cours de religion, qu'elle a également enseignés, intitulé "Qui suis-je", présentait aux enfants des classes 7 et 8 - âgés de 11 à 13 ans - des identités telles que pansexuel, asexuel et transsexuel.
 

Les États-Unis d'Amérique (et le Canada) sont-ils vraiment plus productifs que l'Europe ?

La croissance de la productivité a été plus élevée en Europe occidentale qu'en Amérique.

L'économie de l'Union européenne représente aujourd'hui 65 % de la taille de l'Amérique en dollars, contre 90 % il y a tout juste dix ans. Le ralentissement de la croissance démographique est en partie responsable : le nombre d'Européens a augmenté de 1,6 % depuis 2012, contre 6,1 % pour les Américains. Il n'en reste pas moins que le PIB par personne est plus élevé aux États-Unis qu'en Europe, et qu'il y a progressé beaucoup plus rapidement.


C'est pourquoi les commentateurs et les réseaux pensants (les laboratoire de réflexion) ont entrepris de comparer les économies de certains des pays les plus riches d'Europe à celles des États les plus pauvres d'Amérique. Mais les comparaisons basées simplement sur le PIB par personne sont de mauvaises mesures du bien-être économique. Les biens et les services coûtent plus cher dans certains pays que dans d'autres, et le fait de travailler plus n'améliore pas toujours la situation des gens. Si l'on tient compte de ces facteurs, il apparaît que des pays comme le Danemark et l'Autriche sont en fait plus productifs que l'Amérique.

La première étape de la comparaison des différentes économies consiste à convertir les chiffres nationaux dans une monnaie commune. Mais un dollar achète nettement plus dans certains pays que dans d'autres, car le coût des biens et services non échangeables, tels que le logement ou les repas au restaurant, varie considérablement. Pour mesurer le niveau de vie, il faut convertir les chiffres du PIB en "parité de pouvoir d'achat" (PPA).

Les performances économiques de l'Europe sont bien meilleures en termes de PPA qu'en termes nominaux. En 2012, les prix aux États-Unis n'étaient supérieurs que de 5,4 % à ceux de l'UE aux taux de change du marché. Aujourd'hui, l'écart est de 46 %, en grande partie grâce à un dollar fort. Si l'on tient compte des PPA, le PIB de l'UE représente environ 95 % de celui des États-Unis, soit le même pourcentage qu'il y a dix ans. Il n'en reste pas moins que le PIB par personne ajusté à la PPA a augmenté plus rapidement en Amérique que dans la plupart des pays d'Europe occidentale.
 
En termes de PPA/habitant, le Canada se classe 14e, ce qui n'est absolument pas glorieux. Loin en dessous de la Suisse, ou même de la Belgique par exemple.

Si l'on se concentre plutôt sur la productivité, en divisant ces chiffres par le nombre d'heures travaillées, l'écart se creuse davantage. En raison de la démographie - l'Europe occidentale compte une plus grande proportion de personnes âgées que l'Amérique - et des différences en matière de congés payés, de pensions et d'allocations de chômage, les Européens travaillent moins que les Américains. Sur une base horaire, des pays comme l'Autriche, la Belgique et le Danemark ont une longueur d'avance. En France, en Allemagne et en Suède, la productivité a également augmenté plus rapidement au cours des dix dernières années qu'aux États-Unis (8e place) et au Canada (qui est à la 17e place).

De tels ajustements sont une science inexacte. Les conversions en PPA peinent à rendre compte des différences de qualité des biens et des services, et de nombreux pays calculent différemment les heures travaillées. Mais dans l'ensemble, les Européens de l'Ouest tirent autant d'avantages de leur travail que les Américains. Pour réduire l'écart en termes de PIB total, il faudrait augmenter le nombre d'heures de travail, soit par le biais de l'immigration, soit en augmentant le temps que les citoyens passent au travail. Les Européens pourraient bien rejeter ce compromis, car ils ont tendance à valoriser le temps libre, même si les chiffres du PIB ne le font pas.

lundi 9 octobre 2023

Québec — les élèves « assument avec une étrange fierté de mal écrire en français et de ne pas le maitriser »

Un texte de Frédéric Lacroix qui reproduit une lettre d'un enseignant du collège Montmorency qui veut rester anonyme. 


J’ai publié récemment un texte intitulé « L’anglicisation de Laval », texte qui faisait le tour de certains indicateurs démolinguistiques issus des recensements canadiens. J’y démontrais que le recul du français-et l’avancée de l’anglais- était proprement spectaculaire à Laval depuis une vingtaine d’années.

Un lecteur qui est également professeur au collège Montmorency à Laval et qui souhaite rester anonyme m’envoie ce témoignage sur la situation du français dans son cégep. Comme souvent, ce genre de témoignage, branché directement sur le terrain, donne une vision qu’un tableau statistique peine à fournir. On peut y constater que les données statistiques issus des recensements sont probablement bien en retard sur la réalité et que l’état de déliquescence du français à Laval est probablement beaucoup plus avancé que plusieurs ne veulent l’admettre ou que ne le reflètent les indicateurs linguistiques.
 

À Laval, le français est une langue en chute libre sur le plan symbolique, au point où les jeunes francophones, socialisés dans un univers numérique anglophone et dans une « province » qui dévalorise implicitement et presque ouvertement sa seule langue officielle, subissent déjà, à 17-18 ans, une érosion de leur vocabulaire de base dans cette langue alors qu’ils trouvent facilement les mots en anglais. Disons-le : à Laval, chez les jeunes, l’assimilation collective à l’anglais est en marche.

Quant aux allophones, leur intégration à la « majorité francophone » est, disons, de plus en plus sujet à caution. À lire ce texte, l’on comprend que le gouvernement Legault a probablement une vingtaine d’années de retard dans sa lecture de la dynamique linguistique.

Au cégep Montmorency

 Au collège Montmorency où j’enseigne, le français est dans un sale état.

Oubliez l’intégration d’anglicismes au sein de discussions ou de travaux en français : il y a belle lurette que la régression du français a largement dépassé la simple notion de vocabulaire emprunté de l’anglais.

Aujourd’hui, on fait passer pour des « anglicismes » des termes qu’on refuse simplement de traduire adéquatement. Ainsi, dans certains travaux étudiants, on peut lire des phrases comme : « C’est à ce moment que le policier a pris son « gun » » ou encore « Elle marchait tout bonnement sur le « sidewalk ». On ne parle pas ici d’anglicismes comme « timing » ou « brainstorm », qui seraient déjà plus faciles à accepter en raison de traductions plus ou moins évidentes. On parle de termes ayant des équivalents français directs, mais pour certains, qui en oublient leur vocabulaire français, le terme en anglais leur vient naturellement et ils n’essaient même pas de le retraduire vers le français.

Une aliénation linguistique

Remarquez le processus d’aliénation linguistique : une personne francophone, qui a grandi en français toute sa vie, finit par oublier des termes de vocabulaires aussi simples que « fusil » et « trottoir », mais les identifient très facilement en anglais. Déjà, on peut repérer un problème majeur, mais c’est pire que cela : la personne en vient à ne même plus tenter une traduction en français pour réappliquer le vocabulaire qu’elle a pourtant toujours su. Lorsque questionnés sur ces mots anglais intégrés au sein d’une phrase en français, certains étudiants se défendent candidement : « Mais monsieur, c’est ok, j’ai mis des guillemets! » ou encore « Mais monsieur, vous avez compris ce que je voulais dire! »

Lorsque réprimandés pour ces erreurs linguistiques (rappelons une évidence que plusieurs aimeraient ignorer : le collège Montmorency est un cégep francophone où la langue d’usage est le français et où les travaux sont réalisés en français), les étudiants ne se gênent pas pour émettre de profonds soupirs d’insatisfaction et de découragement, ni de rappeler à voix haute, devant toute la classe, que « ça serait tellement plus simple en anglais! »

Ce type de réflexion est répandu, et pas que chez les étudiants immigrants : plusieurs jeunes francophones y adhèrent.

On aura beau leur offrir tous les outils du monde pour les aider en français, rien n’y fait : pour les étudiants, le français est ringard, difficile et inutile. L’indifférence et l’insouciance triomphent, quand ce n’est pas directement du dédain ou du mépris. Ils assument avec une étrange fierté de mal écrire en français et de ne pas le maitriser. Avisés qu’ils peuvent perdre jusqu’à 10% de leur note pour les fautes de français, nombreux sont ceux à préférer cette pénalité qu’à prendre 5-10 minutes pour corriger leur texte.

Dans un des cours donnés par un collègue, les étudiants avaient à élaborer une mise en scène à partir d’un court texte. En groupe, les étudiants ont demandé s’ils pouvaient traduire eux-mêmes le texte en anglais pour faciliter l’exercice. Vous avez bien lu : ils rejettent un texte en français, qu’ils comprennent clairement (puisqu’ils arrivent à le traduire), et préfèrent alourdir la tâche en effectuant une traduction vers l’anglais plutôt que de traiter le texte en français, tel qu’il est.

Dans les discussions orales, même son de cloche : les étudiants se parlent fièrement en anglais dans les corridors ou même en classe. Et avant qu’on ne réitère le sempiternel faux argument qui cherche à minimiser ce phénomène sous prétexte que « mais c’est bien qu’ils pratiquent leur anglais », mettons les choses au clair : ce n’est pas de la « pratique ». Ces conversations sont légion et n’ont rien d’un exercice formateur ou pédagogique. Exemple de conversation entendue à la cafétéria : « And then I was like, you know, oh my god! I can’t believe you just said that, you bitch! No way! That girl needs to chill out big time… »


Je peux vous garantir que ce ne sont pas des formulations apprises dans un cours d’anglais. Et il ne s’agit pas d’un moment d’imitation ou de parodie d’un extrait de film ou autre mise en scène : il s’agit d’une conversation du quotidien entre amies, qui était à 100% en anglais.

Autre phénomène en hausse : les interventions d’étudiants en classe qui incorporent de plus en plus d’anglais, avec des mots fourre-tout aussi issus de l’anglais.

Exemple de question reçue : « Monsieur, selon vous, ce serait qui le… I mean… ce serait qui le best director ever? » Et tout cela sans compter les innombrables intégrations de termes en anglais tout simplement plaqués dans une phrase, sans ajustement, sans conjugaison, sans réappropriation.

Exemple entendu le matin : « Bof rien de spécial, j’ai spread mes toasts avec du beurre de peanuts. » On acceptera évidemment sans trop de reproche les anglicismes « toasts » et « peanuts », mais les verbes repris de l’anglais tels quels ont la cote : oubliez les verbes anglais conjugués pour la syntaxe française (j’ai callé un taxi / on a switché les rôles), désormais, le verbe anglais conserve sa forme intacte, et on n’essaie même plus de lui donner une apparence francisée.

Inversion du rapport langue première/langue seconde

Il n’y pas si longtemps, les professeurs fournissaient un effort de francisation de textes issus de l’anglais pour les présenter en français aux étudiants, histoire de faciliter la compréhension et parce qu’on ne pouvait jamais présumer du bilinguisme des étudiants. Cette tendance est désormais inversée : plusieurs préfèrent étudier des textes ou des films en anglais plutôt que de lire, écouter ou réfléchir en français.

La culture américaine triomphe

Les ramifications de ce déclin du français sont très nombreuses, mais il y a fort à parier que l’hégémonie culturelle américaine, combinée à une dévalorisation du français au sein de nos propres institutions, contribuent colossalement à la perdition du français chez les étudiants.

Pour la plupart d’entre eux, ils ne consomment que de la culture anglophone : films, téléséries, musique, médias sociaux, balados, YouTube… tout est en anglais. À Montmorency, les étudiants qui consomment de la culture québécoise sont l’exception et non la règle.

L’élastique linguistique va sauter

Le déclin du français m’apparait alors comme un élastique avec deux forces qui tirent chacune de leur côté : d’un côté, la dévalorisation générale du français, et de l’autre, une admiration sans réserve de l’anglais. A mon avis, la rupture de l’élastique linguistique est donc imminente.


Le mouvement d'opposition à l'activisme LGBTQ2SAI+ dans les écoles prendrait de l'ampleur

Pour la chroniqueuse Barbara Kay du National Post, la fixation croissante sur le genre à l'école a suscité une vague de protestation à l'échelle du Canada - et la science serait du côté des contestataires. Sa chronique traduite ci-dessous.

En 2017, la fille de six ans de Jason et Pamela Buffone, parents ontariens, est arrivée à la maison bouleversée. Son enseignante de première année, selon l'enfant de six ans, avait informé la classe que "les filles ne sont pas réelles et que les garçons ne sont pas réels". Il a été révélé par la suite que l'enseignante novice avait profité de multiples occasions pour promouvoir l'idéologie radicale du genre auprès de ses élèves à l'aide de livres de contes et de vidéos.
 

La discussion sur le genre ne fait pas partie du programme scolaire de l'Ontario pour la première année, mais l'enseignante a contourné cette contrainte en présentant le matériel comme des " occasions pédagogiques " - des leçons spontanées basées sur le jugement personnel de l'enseignant quant à leur pertinence. Les "moments d'enseignement" sur le genre se sont poursuivis et l'anxiété de la fille a augmenté. À la fin de l'année, elle a été transférée dans une autre école.

Les plaintes des Buffone ont été bloquées par la hiérarchie. Ils ont finalement déposé une requête devant le Tribunal des droits de la personne de l'Ontario au nom de leur fille, alléguant une "discrimination en matière de services éducatifs, en raison du sexe et de l'identité de genre, contraire au Code des droits de la personne". L'argument des Buffones était que "l'identité de genre" et "l'expression de genre", qui sont protégées par le Code des droits de la personne de l'Ontario, incluent les personnes dont l'identité correspond à leur sexe, c'est-à-dire la plupart des enfants. Le conseil scolaire a soutenu que la loi n'offrait une protection qu'aux personnes historiquement désavantagées. Les Buffone ont perdu leur procès.

Tout au long de leur périple, les Buffone ont reçu des encouragements privés de la part d'autres parents, mais sont restés seuls lorsqu'ils ont exprimé publiquement leurs inquiétudes concernant la pédagogie du genre lors des réunions sur le programme scolaire. Pamela Buffone a été galvanisée par son isolement et s'est plongée dans la recherche sur l'idéologie radicale du genre : ses théories, son enracinement dans la pédagogie et le modèle controversé d'« affirmation » de la transition qui en a découlé. Elle a tendu la main à des dissidents dans l'enseignement et les soins de santé qui avaient été contraints de confirmer rapidement le genre déclaré par des patients  en dépit de leur conscience et de leur bon sens.

dimanche 8 octobre 2023

France — 60 % des émeutiers mineurs ont été élevés par un seul parent, le plus souvent la mère

C’est un chiffre assez démonstratif des profils des individus ayant participé aux émeutes suite à la mort de Nahel. D’après la Chancellerie (l'administration centrale du ministère de la Justice), relayée par Le Parisien, un tiers des émeutiers étaient mineurs au moment des faits. 
 
Parmi les mineurs présentés à la justice, 60 % étaient issus d’une famille monoparentale. Quelques jours après les émeutes, l’exécutif avait émis l’idée de sanctionner financièrement les parents « dès la première connerie » de leur enfant, selon les mots d’Emmanuel Macron. Le chef de l’État avait appelé à une responsabilité accrue des parents. Le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, a indiqué sur FranceInfo qu’il ne pouvait y avoir de réponse générale et qu’il fallait apprécier chaque cas, indépendamment de l’autre. Selon le ministre de la Justice, il faut dissocier « les parents qui sont en mesure, et qui ne le font pas, et puis la maman débordée ».

1180 mineurs ont été identifiés comme auteurs d’infractions lors des émeutes


Le gouvernement veut sanctionner le laxisme des parents

Éric Dupond-Moretti avait aussi précisé qu’il souhaitait davantage de fermeté, mais également de l’humanité en ce qui concerne les émeutiers mineurs élevés par un seul parent, qui est d’ailleurs souvent la mère. Abordé depuis la fin des émeutes, le sujet de la responsabilité des parents est toujours au cœur des discussions du côté du gouvernement. L’idée est de « mieux accompagner, mieux responsabiliser et parfois mieux sanctionner » les parents d’enfants à l’origine de violences. L’objectif est de punir un certain laxisme de la part des parents. Mais des responsables politiques, tout comme les associations familiales, ne partagent pas vraiment ce point de vue, estimant que la société délaisse les familles.

samedi 7 octobre 2023

Sondage : 75 % des Québecois pour réduire l'immigration jusqu'à ce que la pénurie de logements se résorbe

À la question posée par l’institut de sondage IPSOS : « Le Canada devrait-il réduire ses objectifs en matière d’immigration jusqu’à ce que la pénurie de logements s’atténue ».

Au Canada : 73 % répondent oui.
  • Ontario : 76 %
  • Québec : 75 %
  • Canada atlantique : 72 %
  • Colombie-Britannique : 68 %
  • Alberta : 67 %
  • Saskatchewan/Manitoba : 60 %

Si les Canadiens sont tout à fait d’accord pour dire qu’il faut construire plus de logements, ils sont partagés sur la question de savoir si cela aura un impact substantiel sur les prix de l’immobilier, 56 % d’entre eux étant d’accord pour dire que cela ferait baisser le coût d’achat d’un nouveau logement et 57 % pour dire que cela ferait baisser le coût d’un loyer. Deux tiers (65 %) des propriétaires actuels ne sont pas d’accord avec le fait que la construction de nouveaux logements entraînerait une baisse de la valeur de leur maison.

Principales raisons données quant à l’augmentation du coût du logement au Canada

  1. Augmentation des taux d’intérêt et de l’inflation (68 %)
  2. L’offre de logements est insuffisante (63 %)
  3. Augmentation du nombre de personnes immigrant au Canada (57 %)

Au sujet du sondage

Telles sont quelques-unes des conclusions d’un sondage Ipsos réalisé entre le 20 et le 22 septembre 2023 pour le compte de Global News. Pour ce sondage, un échantillon de 1 500 Canadiens âgés de 18 ans et plus a été interrogé. Des quotas et des pondérations ont été utilisés pour s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population canadienne selon les paramètres du recensement. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée à l’aide d’un intervalle de confiance. Dans ce cas, le sondage est précis à ± 2,9 points de pourcentage, 19 fois sur 20, si tous les Canadiens âgés de 18 ans et plus avaient été interrogés.

Ministère du Patrimoine canadien : octobre, « mois canadien de l'histoire islamique » avec la controversée Elghawaby

La femme musulmane vue par le gouvernement fédéral (une seule « en cheveux », sans foulard, toutes les autres voilées et même une en niqab).


 
Billet du 2 octobre 
 
On parle bien du patrimoine canadien... Qui remonte à combien d'années ? Un mois au complet. dévolu au patrimoine islamique et présentée par la très controversée Elghawaby. Ne craignez rien : il n'y a pas de mois du patrimoine chrétien ou catholique.

Le 26 janvier 2023, le Premier ministre Justin Trudeau nommait la controversée Elghawaby première représentante spéciale du Canada dans la lutte contre l'islamophobie pour un mandat de quatre ans. Son bureau dispose d'un budget de 5,6 millions de dollars pour couvrir les cinq premières années d'activités. Le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC) a qualifié sa nomination de « moment historique pour les musulmans du Canada ». 


Cette nomination provoque cependant une controverse en raison du passé journalistique de Mme Elghawaby qui avait publié en 2019, via le Ottawa Citizen, un article où elle déclarait « racistes » les Québécois en général ainsi que d’autres publications, particulièrement un gazouillis de mai 2021, lorsqu'elle avait écrit « Je vais vomir » sur Twitter en réaction à une lettre d’opinion du professeur de philosophie de l’université de Toronto Joseph Heath, qui faisait remarquer que les Canadiens français avaient été le plus grand groupe au pays à avoir subi le colonialisme britannique.

Plusieurs groupes réclament sa démission ou son renvoi, notamment le Mouvement laïque québécois, ainsi qu'un groupe de plus de 200 signataires, comprenant Nadia El-Mabrouk, présidente du Rassemblement pour la laïcité, et la militante Ensaf Haïdar, femme de Raïf Badawi qui déclarèrent « refuser d'être associées à une communauté musulmane représentée par des personnes qui adhèrent à une vision intégriste de l'Islam. » Le ministre du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, lui avait demandé de retirer ses propos, le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilièvre, avait pour sa part réclamé le retrait d’Amira Elghawaby, enfin le ministre responsable de la Laïcité, Jean-François Roberge, avait déclaré lundi que Mme Elghawaby « n’a fait que tenter de justifier ses propos odieux » au cours des derniers jours. Lire la réaction de Jean-François Lisée à l'époque.

Calendrier liturgique du Canada multiculturaliste

  1. Mois de l’histoire des Noirs (février).
  2. Mois de l’histoire irlandaise (mars). 
  3. Mois du patrimoine sikh au Canada (avril)
  4. Mois de l’histoire asiatique (mai). 
  5. Mois de l'histoire juive (mai) .
  6. Mois du patrimoine autochtone (juin).
  7. Mois de la fierté LGBTQ+ (juin).
  8. Mois du patrimoine italien (juin). 
  9. Mois du patrimoine portugais (juin).
  10. Mois du patrimoine philippin (juin).
  11. Mois du patrimoine ukrainien (septembre).
  12. Mois de l'Histoire des femmes (octobre) .
  13. Mois de l’histoire hispanique (octobre).
  14. Mois du patrimoine islamique (octobre). 
  15. Mois du patrimoine allemand (octobre).

Écoles de Pennsylvanie interdisent aux garçons l’accès aux toilettes des filles après une grève de protestation des élèves

Un conseil scolaire de Pennsylvanie a accepté de limiter les toilettes des écoles aux seuls véritables membres du sexe désigné, quelques semaines après que des étudiants aient organisé une grève pour protester contre le fait de forcer les filles à partager des installations intimes avec des hommes.

Plus de 300 élèves du district scolaire de Perkiomen Valley ont manifesté le 15 septembre pour protester contre la décision du conseil scolaire de Perkiomen Valley de ne pas adopter la Politique 720, qui aurait empêché les garçons qui se disent filles d’utiliser les toilettes des filles en obligeant les élèves à utiliser les toilettes correspondant à leur véritable sexe.

Tim Jagger, un père de famille de la région, a déclaré que sa fille était « trop bouleversée et trop perturbée émotionnellement pour entrer dans les toilettes » dans le cadre du statu quo. « Des changements s’imposent. Il est tout simplement désagréable de voir des hommes de 18 ans ou de 19 ans dans les toilettes », a ajouté Victoria Rudolph, une étudiante.

Cette réaction a conduit le conseil d’administration de l’école à réexaminer le sujet le 2 octobre, et à adopter cette fois la Politique 720 par 5 voix contre 4, rapporte la chaîne locale ABC WPVI. Don Fountain, membre du conseil d’administration, qui s’opposait auparavant à la politique, a changé d’avis pour voter en faveur de la politique.

Le Pottstown Mercury ajoute que M. Fountain avait précédemment proposé un compromis visant à créer de nouvelles toilettes « non binaires » spécifiquement pour les personnes souffrant de dysphorie de genre, mais un accord a finalement été trouvé en ajoutant un aménagement plus simple, en vertu duquel tous les élèves et le personnel pourront désormais utiliser les toilettes à occupation unique qui étaient auparavant réservées aux enseignants. Le nombre et l’emplacement de ces installations varient selon les bâtiments scolaires.

Les critiques font valoir que le fait d’obliger les filles à partager des installations intimes telles que les salles de bains, les douches ou les vestiaires avec des membres du sexe opposé viole leur droit à la vie privée, les soumet à un stress émotionnel inutile et donne aux prédateurs masculins un prétexte trop facile pour pénétrer dans les salles de bains ou les casiers des femmes en prétendant simplement être transgenres.

En Virginie, l’ancien directeur des écoles publiques du comté de Loudoun, Scott Ziegler, est actuellement accusé d’avoir dissimulé le viol d’une élève par un camarade de classe « transgenre » dans les toilettes des filles en raison des répercussions néfastes pour le mouvement LGBT. La semaine dernière, il a été reconnu coupable d’avoir « utilisé sa position officielle pour exercer des représailles contre quelqu’un qui avait exercé ses droits » en licenciant un enseignant qui avait témoigné de la situation devant un grand jury.

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