samedi 7 octobre 2023

Sondage : 75 % des Québecois pour réduire l'immigration jusqu'à ce que la pénurie de logements se résorbe

À la question posée par l’institut de sondage IPSOS : « Le Canada devrait-il réduire ses objectifs en matière d’immigration jusqu’à ce que la pénurie de logements s’atténue ».

Au Canada : 73 % répondent oui.
  • Ontario : 76 %
  • Québec : 75 %
  • Canada atlantique : 72 %
  • Colombie-Britannique : 68 %
  • Alberta : 67 %
  • Saskatchewan/Manitoba : 60 %

Si les Canadiens sont tout à fait d’accord pour dire qu’il faut construire plus de logements, ils sont partagés sur la question de savoir si cela aura un impact substantiel sur les prix de l’immobilier, 56 % d’entre eux étant d’accord pour dire que cela ferait baisser le coût d’achat d’un nouveau logement et 57 % pour dire que cela ferait baisser le coût d’un loyer. Deux tiers (65 %) des propriétaires actuels ne sont pas d’accord avec le fait que la construction de nouveaux logements entraînerait une baisse de la valeur de leur maison.

Principales raisons données quant à l’augmentation du coût du logement au Canada

  1. Augmentation des taux d’intérêt et de l’inflation (68 %)
  2. L’offre de logements est insuffisante (63 %)
  3. Augmentation du nombre de personnes immigrant au Canada (57 %)

Au sujet du sondage

Telles sont quelques-unes des conclusions d’un sondage Ipsos réalisé entre le 20 et le 22 septembre 2023 pour le compte de Global News. Pour ce sondage, un échantillon de 1 500 Canadiens âgés de 18 ans et plus a été interrogé. Des quotas et des pondérations ont été utilisés pour s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population canadienne selon les paramètres du recensement. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée à l’aide d’un intervalle de confiance. Dans ce cas, le sondage est précis à ± 2,9 points de pourcentage, 19 fois sur 20, si tous les Canadiens âgés de 18 ans et plus avaient été interrogés.

Ministère du Patrimoine canadien : octobre, « mois canadien de l'histoire islamique » avec la controversée Elghawaby

La femme musulmane vue par le gouvernement fédéral (une seule « en cheveux », sans foulard, toutes les autres voilées et même une en niqab).


 
Billet du 2 octobre 
 
On parle bien du patrimoine canadien... Qui remonte à combien d'années ? Un mois au complet. dévolu au patrimoine islamique et présentée par la très controversée Elghawaby. Ne craignez rien : il n'y a pas de mois du patrimoine chrétien ou catholique.

Le 26 janvier 2023, le Premier ministre Justin Trudeau nommait la controversée Elghawaby première représentante spéciale du Canada dans la lutte contre l'islamophobie pour un mandat de quatre ans. Son bureau dispose d'un budget de 5,6 millions de dollars pour couvrir les cinq premières années d'activités. Le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC) a qualifié sa nomination de « moment historique pour les musulmans du Canada ». 


Cette nomination provoque cependant une controverse en raison du passé journalistique de Mme Elghawaby qui avait publié en 2019, via le Ottawa Citizen, un article où elle déclarait « racistes » les Québécois en général ainsi que d’autres publications, particulièrement un gazouillis de mai 2021, lorsqu'elle avait écrit « Je vais vomir » sur Twitter en réaction à une lettre d’opinion du professeur de philosophie de l’université de Toronto Joseph Heath, qui faisait remarquer que les Canadiens français avaient été le plus grand groupe au pays à avoir subi le colonialisme britannique.

Plusieurs groupes réclament sa démission ou son renvoi, notamment le Mouvement laïque québécois, ainsi qu'un groupe de plus de 200 signataires, comprenant Nadia El-Mabrouk, présidente du Rassemblement pour la laïcité, et la militante Ensaf Haïdar, femme de Raïf Badawi qui déclarèrent « refuser d'être associées à une communauté musulmane représentée par des personnes qui adhèrent à une vision intégriste de l'Islam. » Le ministre du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, lui avait demandé de retirer ses propos, le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilièvre, avait pour sa part réclamé le retrait d’Amira Elghawaby, enfin le ministre responsable de la Laïcité, Jean-François Roberge, avait déclaré lundi que Mme Elghawaby « n’a fait que tenter de justifier ses propos odieux » au cours des derniers jours. Lire la réaction de Jean-François Lisée à l'époque.

Calendrier liturgique du Canada multiculturaliste

  1. Mois de l’histoire des Noirs (février).
  2. Mois de l’histoire irlandaise (mars). 
  3. Mois du patrimoine sikh au Canada (avril)
  4. Mois de l’histoire asiatique (mai). 
  5. Mois de l'histoire juive (mai) .
  6. Mois du patrimoine autochtone (juin).
  7. Mois de la fierté LGBTQ+ (juin).
  8. Mois du patrimoine italien (juin). 
  9. Mois du patrimoine portugais (juin).
  10. Mois du patrimoine philippin (juin).
  11. Mois du patrimoine ukrainien (septembre).
  12. Mois de l'Histoire des femmes (octobre) .
  13. Mois de l’histoire hispanique (octobre).
  14. Mois du patrimoine islamique (octobre). 
  15. Mois du patrimoine allemand (octobre).

Écoles de Pennsylvanie interdisent aux garçons l’accès aux toilettes des filles après une grève de protestation des élèves

Un conseil scolaire de Pennsylvanie a accepté de limiter les toilettes des écoles aux seuls véritables membres du sexe désigné, quelques semaines après que des étudiants aient organisé une grève pour protester contre le fait de forcer les filles à partager des installations intimes avec des hommes.

Plus de 300 élèves du district scolaire de Perkiomen Valley ont manifesté le 15 septembre pour protester contre la décision du conseil scolaire de Perkiomen Valley de ne pas adopter la Politique 720, qui aurait empêché les garçons qui se disent filles d’utiliser les toilettes des filles en obligeant les élèves à utiliser les toilettes correspondant à leur véritable sexe.

Tim Jagger, un père de famille de la région, a déclaré que sa fille était « trop bouleversée et trop perturbée émotionnellement pour entrer dans les toilettes » dans le cadre du statu quo. « Des changements s’imposent. Il est tout simplement désagréable de voir des hommes de 18 ans ou de 19 ans dans les toilettes », a ajouté Victoria Rudolph, une étudiante.

Cette réaction a conduit le conseil d’administration de l’école à réexaminer le sujet le 2 octobre, et à adopter cette fois la Politique 720 par 5 voix contre 4, rapporte la chaîne locale ABC WPVI. Don Fountain, membre du conseil d’administration, qui s’opposait auparavant à la politique, a changé d’avis pour voter en faveur de la politique.

Le Pottstown Mercury ajoute que M. Fountain avait précédemment proposé un compromis visant à créer de nouvelles toilettes « non binaires » spécifiquement pour les personnes souffrant de dysphorie de genre, mais un accord a finalement été trouvé en ajoutant un aménagement plus simple, en vertu duquel tous les élèves et le personnel pourront désormais utiliser les toilettes à occupation unique qui étaient auparavant réservées aux enseignants. Le nombre et l’emplacement de ces installations varient selon les bâtiments scolaires.

Les critiques font valoir que le fait d’obliger les filles à partager des installations intimes telles que les salles de bains, les douches ou les vestiaires avec des membres du sexe opposé viole leur droit à la vie privée, les soumet à un stress émotionnel inutile et donne aux prédateurs masculins un prétexte trop facile pour pénétrer dans les salles de bains ou les casiers des femmes en prétendant simplement être transgenres.

En Virginie, l’ancien directeur des écoles publiques du comté de Loudoun, Scott Ziegler, est actuellement accusé d’avoir dissimulé le viol d’une élève par un camarade de classe « transgenre » dans les toilettes des filles en raison des répercussions néfastes pour le mouvement LGBT. La semaine dernière, il a été reconnu coupable d’avoir « utilisé sa position officielle pour exercer des représailles contre quelqu’un qui avait exercé ses droits » en licenciant un enseignant qui avait témoigné de la situation devant un grand jury.

Source

Entrevue avec le Dr Didier Raoult de passage à Montréal

Amusant de voir Richard Martineau, lui qui aimait prendre de haut les « covidiots », dans ses petits souliers face au professeur Didier Raoult.

QUB Radio a supprimé la version originale de cette vidéo où l’on entendait l'équipe de régie (en voix hors champ) qui soufflait à Martineau son point de vue sur les propos du Dr. Raoult.

Quelques passages soufflés : 

Présentation par l'éditeur de l'ouvrage qui sert de prétexte à cet entretien:

 

« Je n'ai pas toujours été le Didier Raoult que l'on décrit aujourd'hui. Parce que cet homme que je suis fait peur malgré lui et l'a compris un peu tard. Je sais que cela est dû à mon apparence et à une certaine dureté dont je n'ai pas conscience, mais j'aime me bercer de l'illusion que je fus un temps un être doux »


Que sait-on vraiment de Didier Raoult ? S'il a défendu avec verve ses convictions durant la crise du COVID, le célèbre professeur est toujours resté secret sur son passé et sa vie privée. Pourtant, ceux-ci sont dignes d'un roman d'aventures : son enfance au Sénégal, son illustre histoire familiale (que ce soient ses ancêtres résistants ou bien sa mère, fiancée un temps à Henry de Montherlant), sa personnalité fière et indépendante qui l'a toujours poussé à défier l'autorité, ses rêves déçus de devenir marin au long cours avant de se rabattre sur une brillante carrière de chercheur... Résolument engagé dans la lutte contre les pathologies ces maladies de pauvres, infectieuses et tropicales, celui qui ne déteste rien tant que les fils à la patte a toujours refusé d'avoir le moindre lien avec l'industrie pharmaceutique. Dans ces mémoires d'un homme aux racines multiculturelles, Didier Raoult nous livre pour la première fois le récit de sa vie, celle d'un homme qui aura marqué à jamais le monde de la recherche scientifique.

Didier Raoult : autobiographie
par Didier Raoult,
chez Michel Lafon,
à Paris,
329 pages,
ISBN : 9782749952369 (27499523611)
29,95 $ (prix indicatif)

jeudi 5 octobre 2023

Statistiques Canada : au rythme actuel, la population du Canada devrait atteindre 80 millions d'habitants dans 25 ans (2048)

Après avoir atteint 40 millions d'habitants le 16 juin dernier, la population du Canada était estimée à 40 097 761 au 1er juillet 2023, soit une augmentation de 1 158 705 personnes (+2,9 %) depuis le 1er juillet 2022.

Le 16 juin 2023, Statistique Canada a annoncé que la population du Canada avait franchi la barre des 40 millions de personnes selon l'Horloge démographique du Canada (modèle en temps réel, voir ci-dessous). La diffusion d'aujourd'hui sur les estimations démographiques de la population totale, et les tableaux associés, en date du 1er juillet 2023 est la première depuis l'atteinte de ce jalon.

Le Canada est demeuré en tête pour l'accroissement démographique parmi les pays du G7 et se classait probablement parmi les 20 premiers à l'échelle mondiale. La croissance de la population au 1er juillet 2023 est la plus forte enregistrée sur une période de douze mois depuis 1957 (+3,3 %), au moment où la crise des réfugiés hongrois sévissait et où le baby-boom était à son sommet. En nombres absolus, l'augmentation observée l'année dernière est plus de deux fois supérieure à celle observée en 1957 (+555 000). Si le taux d'accroissement démographique observé au cours de la dernière année devait demeurer au même niveau dans le futur, la population du Canada doublerait en 25 ans.


Voir aussi

Immigration, les classes d’accueil mobilisent l’équivalent de 1000 classes au primaire et au secondaire au Québec

Prof. Marc Termote (UdeM, démographe) — L'immigration n'a d'impact positif ni sur la richesse ni sur le vieillissement

Étude — L’immigration de masse aurait appauvri les Canadiens (PIB/habitant)

Pénurie de la main-d’œuvre et immigration — attention aux sophismes

La politique migratoire massive contribue fortement à la pénurie de logements

L'afflux des « réfugiés » à l'aéroport de Dorval (Montréal) engorge le contrôle aux frontières

Assiste-t-on à l'effritement de l'alliance entre la gauche libérale woke et l'islam politique au Canada ?

Canada — L'immigration de masse masque la chute du PIB/habitant

Genre : des centaines de mastectomies d’adolescentes au Canada

Une nouvelle analyse montre que « des centaines d’adolescentes » au Canada ont subi une « chirurgie du haut », autrement dit une double mastectomie, au cours des cinq dernières années.
 
Selon des données compilées par le Canadian Institute for Health Information, les hospitalisations et les visites en chirurgie ambulatoires pour des mastectomies bilatérales demandées par des femmes se déclarant transgenres sont passées de 536 en 2018-19, à 985 en 2022-23. Sur les 4071 visites au total impliquant des mastectomies ou des réductions mammaires recensées depuis 2018, 602 concernaient des jeunes de 18 ans et moins. Les plus jeunes adolescentes avaient 14 ans.

Des données partielles


Ces données ne tiennent pas compte des hôpitaux québécois, ni des chirurgies effectuées dans des cliniques privées comme la McLean Clinic à Mississauga, qui présente ses chirurgiens comme des « pionniers de l’industrie » pour la chirurgie du haut. Entre 50 et 70% des personnes ayant demandé un financement auprès de l’Ontario Health Insurance Plan s’adressent à cette clinique.

Par ailleurs, une étude portant sur 174 enfants et adolescents se déclarant transgenres ou non binaires orientés vers dix « cliniques d’identité sexuelle » au Canada a révélé que 34% des enfants nés filles ont été orientés vers une chirurgie du haut. La plupart avaient 15 ou 16 ans au moment de la consultation.

 

Source : National Post, 29/IX/2023

mercredi 4 octobre 2023

Vivre-ensemble — Élève agressé parce qu'il aurait voulu enlever le hijab d'une élève musulmane

Sur la vidéo ci-dessus, on peut voir un attroupement de six adolescents qui l’entourent, scène qui se déroule à Saint-Bruno-de-Montarville, en Montérégie.  Banlieue pavillonnaire cossue éloignée de Montréal.

Il semble y avoir des discussions. Le jeune pris pour cible s’agenouille devant ceux qui semblent l’intimider et lui demandent de prier, il reçoit trois coups de poing très violents au visage.

Tout aurait commencé avec un malheureux accrochage dans l’autobus. L’élève frappé a été accusé d’avoir voulu enlever le hijab à une jeune élève musulmane.  Le Journal de Montréal ajoute « ce qui est faux ».

L’assaillant aurait ensuite voulu venger la jeune fille.

L'agressé souffre d’une blessure à la mâchoire, il a perdu une dent, et une autre est presque arrachée. Il souffre également de séquelles psychologiques. 

Les quatre suspects en lien avec les événements pourraient faire face à des accusations de voies de fait causant des lésions et de séquestration.
 
Plusieurs élèves de l'école Mont-Bruno ont affirmé au micro de Noovo Info que l'établissement était aux prises avec des problèmes de violence. «Il y a beaucoup d'intimidation», a confirmé un jeune sous le couvert de l'anonymat.

La direction de l'école n'a pas commenté la situation. Le Centre de services scolaire des Patriotes, dont fait partie l'établissement, a toutefois réagi par voie de communiqué. «Depuis hier, les élèves impliqués ont tous été rencontrés par la direction de l'école et des actions ont été prises tant pour la victime, les auteurs de ce geste et les témoins», peut-on lire dans celui-ci.
 

Canada — cinq femmes anthropologues bannies d'un colloque pour « transphobie »

Nous reproduisons ci-dessous une tribune libre écrite par des anthropologues et publiée dans l'hebdomadaire Marianne. Cinq anthropologues ont été bannies d'un colloque qui se déroulera à Toronto, au Canada, du 15 au 19 novembre, au motif que leurs travaux ne sont pas conformes à l'idéologie transgenre. 70 personnalités signent ci-dessous une tribune, lancée à l'initiative de plusieurs universitaires, afin de rappeler les principes de la liberté scientifique.

Cinq collègues anthropologues se voient interdites de colloque au Canada. Leur panel s’intitulait « Parlons sexe et procréation : pourquoi le sexe biologique demeure une catégorie analytique nécessaire en anthropologie » – et devait se tenir en novembre à Toronto. Il s’agit du Congrès annuel 2023 de l’American Anthropological Association (AAA) et de la Société Canadienne d’Anthropologie (CASCA) sur le thème des « Transitions ». Mais les conseils d’administration de ces deux instances les ont « déprogrammées » au motif que « l’expression des idées avancées pouvait nuire aux membres trans et LGBTQI de la communauté anthropologique et au-delà ».

Ce panel mettrait en cause « le respect pour les valeurs, la sécurité et la dignité » de la communauté anthropologique, ainsi que « l’intégrité scientifique du programme ». La censure s’exerce sur Kathleen Lowrey, Elizabeth Weiss, Silvia Carrasco, Kathleen Richardson et Michèle Sirois [auteur de Cette nouvelle idéologie qui efface les filles et les femmes].

La liberté scientifique compromise

Le raisonnement visant à interdire de parole les anthropologues est fallacieux. Ce panel réunit des femmes anthropologues de quatre pays, de trois langues différentes et trois domaines d'anthropologie. Elles s’interrogent sur l'effacement des femmes à la fois dans la vie sociale et dans la recherche. Dans son argumentaire, Kathleen Lowrey, reconnaît que les anthropologues n'ont pas tous besoin de différencier sexe et genre. Mais l’AAA adopte quant à elle la position officielle selon laquelle le fait de soutenir l'utilisation des catégories de sexe biologique (par exemple, mâle et femelle, homme et femme) mettrait en péril la sécurité de la communauté LGBTQI. Dans sa présentation intitulée « Pas de doute : les squelettes sont binaires ; peut-être pas les gens », Elizabeth Weiss écrit : « En médecine légale, cependant [??], les anthropologues devraient travailler (et travaillent) sur les moyens de s'assurer que les découvertes de squelettes sont identifiées à la fois par le sexe et l'identité de genre. » 
 
L’anthropologue espagnole Silvia Carrasco prévoyait de présenter des données sur « l'oppression, la violence et l'exploitation basées sur le sexe » et la difficulté de résoudre ces problèmes lorsque le sexe biologique est désavoué. Le résumé de l’anthropologue britannique Kathleen Richardson mettait en évidence les problématiques liées aux disparités matérielles entre les hommes et les femmes dans l'industrie des technologies et qui sont effacées par le fait de compter les hommes qui s'identifient comme trans, plutôt que par le fait d’avoir plus de femmes qui entrent dans la profession. L'anthropologue québécoise Michèle Sirois a proposé un compte rendu ethnographique des moyens mis en place par les féministes du Québec pour documenter, clarifier et s'opposer à l'industrie de maternité de substitution qui se cache sous couvert « d’équité » et « d’inclusion » et dont les politiques d’exploitation des femmes pauvres sont cyniquement formulées comme libératoires.

La décision de jeter l’anathème sur certains participants de ce colloque relève d’une décision fondée sur l’idéologie plutôt que sur la rationalité. Ainsi les données scientifiques et biologiques incontestables sont effacées au profit de l’idéologie du genre issue d’une sociologie dénaturée. La censure subie par nos collègues anthropologues est l’illustration même que la liberté scientifique est compromise au profit d’une idéologie politiquement correcte.
 
Les germes du totalitarisme ?

Non seulement cette décision interdit d’emblée le débat d’idées, mais ce processus d’exclusion ressemble fort au phénomène Lyssenko (ce biologiste et généticien de l'URSS qui s'est acharné jusqu'à l'aberration à faire coller la science aux principes du régime stalinien), exemple de perversion de la science par l’idéologie avec le blanc-seing de la communauté scientifique. Plus grave encore, l’intention affichée pour l'AAA et la CASCA de « se renforcer et s’unifier » en introduisant dans le futur « une évaluation approfondie des processus d’évaluation des soumissions aux colloques annuels, avec la participation des conseils d’administration » ressemble plus aux pratiques totalitaires que nous avons connues lors des dictatures communistes ou fascistes.

La soumission de sociétés savantes à l’idéologie du genre, du wokisme ou de l’intersectionnisme, est consternante. Pour mémoire, les totalitarismes prospèrent grâce aux lâches, aux opportunistes et aux faibles d’esprit, ce qui doit nous faire comprendre que l’heure est grave.

Certains anthropologues parmi les signataires ont grandi et vécu dans les pays communistes d’Europe de l’Est, et sont profondément outrés et choqués par ce type de censure et d’exclusion. Ils se rappellent avoir reçu de telles lettres durant le totalitarisme, les accusant de « non-respect pour les valeurs, la sécurité et la dignité des membres » du Peuple ou d’attenter à « l’intégrité scientifique du programme » du Parti.

Nous, signataires de cette lettre, vous adjurons, pour la liberté scientifique, de réintégrer nos cinq collègues dans votre colloque.

Premiers signataires :

1. Albert Doja, Professeur d’Anthropologie, Université de Lille

2. Claudio Rubiliani, Physiologiste de la Reproduction, Docteur d’État.

3. Céline Masson, psychanalyste, Professeur des universités

4. Caroline Eliacheff, pédopsychiatre, psychanalyste

5. François Rastier, directeur de recherche honoraire au CNRS

6. Pierre-André Taguieff, philosophe et historien des idées, CNRS

7. Martine Benoit, Professeur d’études germaniques, Université de Lille

8. Isabelle de Mecquenem, Professeur agrégée de philosophie

9. Bernard Ferry, psychanalyste

10. Laurence Croix, Enseignant-chercheur, CRPMS / IHSS, université Paris-Cité, France

11. Luis Fernando Macias García, Psicoanalista, profesor Universidad de Guanajuato, Mexico

12. Laure Caille, présidente Libres MarianneS

13. Jean Szlamowicz, linguiste, Professeur des universités

14. Nathalie Heinich, sociologue, Directrice de recherche

15. Patrick Miller, psychiatre, psychanalyste

16. Brigitte Poitrenaud-Lamesi, Maître de conférences émérite en Études italiennes, université de Caen Normandie

17. Luc Vandecasteele, médecin généraliste

18. Samuel Veissière, PhD, Anthropologist, psychosocial clinician

19. Michèle Vianès, Présidente de Regards de Femmes

20. Eva-Marie Golder, psychologue, psychanalyste

21. Didier Sicard, médecin interniste

22. Daniel Halpérin, Pédiatre, Genève (Suisse)

23. Wiktor Stoczkowski, anthropologue, École des hautes études en sciences sociales

24. Pierre Lévy-Soussan, psychiatre, psychanalyste (SPP., IPA).

25. Dominique Schnapper, sociologue

26. Maurice Berger, pédopsychiatre, professeur associé de psychologie de l'enfant

27. Louise L. Lambrichs, écrivain, chercheuse indépendante CRPMS

28. Béryl Koener, Pédopsychiatre, MD PhD

29. Jean-Daniel Lalau, Professeur d’endocrinologie et praticien hospitalier

30. Claude Habib, Professeur honoraire université Sorbonne nouvelle

31. Jean-François Braunstein, philosophe, Professeur des universités

32. Hubert Heckmann, maître de conférences en littérature, Université de Rouen

33. Joël Kotek, Professeur de Sciences Politiques (ULB)

34. Sonia Timsit, psychiatre, psychanalyste

35. Philip Carl Salzman, Emeritus Professor of Anthropology, McGill University

36. Roy Eappen, Endocrinologist

37. Marie Myriam Boutillier, Chef d'établissement

38. Frances Widdowson, Professor

39. Barbara Kay, journaliste

40. Guillaume Gillet, Psychologue clinicien, psychothérapeute, chargé de cours

41. Caroline Valentin, avocate

42. Luana Maroja, Professor of biology

43. Valeria Martucci Psychologue clinicienne, Psychothérapeute

44. Gilles Falavigna, essayiste et éditeur

45. Jacqueline Schaeffer, psychanalyste, Société psychanalytique de Paris

46. Jean-Pierre Lebrun, psychiatre, psychanalyste

47. Jean-Paul Leclercq, Psychologue

48. Anne Brun, Professeur de Psychopathologie et psychologie clinique, université Lyon 2

49. Jean-Marie Lacroix, Professeur des Universités, génétique, Université de Lille

50. Belinda Cannone, comparatiste, Université de Caen

51. Véronique Segonne, Psychanalyste, Ancienne attachée de l'AP-HP

52. Annie Sugier, Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

53. Jean Giot, professeur émérite, Université de Namur (Belgique)

54. Marianne Baudin, Professeur émériteUniversité Paris-Sorbonne, psychanalyste

55. Nora Markman, psychanalyste

56. Xavier-Laurent Salvador, Maître De Conférences

57. Eric Suire, Professeur des universités

58. Philippe de Lara, Maître de Conférences

59. Gilbert Abergel, psychanalyste

60. Michel Fichant, Professeur émérite des universités

61. Anne-Laure Boch, neurochirurgien

62. Laurent Le Vaguerèse, Psychiatre-psychanalyste

63. Isabelle Denys médecin gynécologue médicale

64. Wilfried Gontran, psychologue, psychanalyste

65. Claire Squires, psychiatre, Maître de conférences honoraire des universités

66. Gérard Rabinovitch, sociologue, chercheur honoraire CNRS

67. Joseph Ciccolini, Pharmacologue, Aix Marseille Univ & Assistance Publique Hôpitaux de Marseille

68. Monette Vacquin, psychanalyste

69. Paul Denis, Psychiatre, psychanalyste, Membre de la Société psychanalytique de Paris.

Colombie-Britannique — Employeurs obtiennent 5 000 $ de plus si les apprentis "s'identifient" à un "groupe méritant l'équité"

L'incitation financée par le gouvernement fédéral est doublée si les apprentis du bâtiment déclarent être membres d'un "groupe méritant l'équité".

Les entreprises de construction de la Colombie-Britannique qui embauchent des apprentis qui s'identifient comme n'étant pas des hommes blancs, hétérosexuels et sans handicap recevront le double d'une nouvelle mesure incitative du gouvernement, soit 10 000 $ pour la première année d'emploi.
 


Le programme Apprenticeship Services de 10 millions de dollars, proposé par la B.C. Construction Association (BCCA) et annoncé le 27 septembre, offre des incitations financières aux petites et moyennes entreprises de construction qui embauchent et inscrivent des apprentis de première année dans un maximum de 39 métiers du Sceau rouge.

Le financement de ce que la BCCA appelle la "plus vaste campagne d'apprentissage des métiers de la construction jamais entreprise en Colombie-Britannique" s'inscrit dans le cadre de la Stratégie canadienne pour l'apprentissage du gouvernement fédéral, qui a été lancée en septembre 2022. 

Depuis lors, le projet a émis des incitations financières pour l'embauche et l'enregistrement de 1 329 apprentis et a envoyé des paiements à plus de 700 employeurs.

La BCCA versera aux employeurs 5 000 $ pour chaque apprenti de première année qu'ils inscrivent dans l'un des métiers admissibles au Sceau rouge. Toutefois, si un candidat s'identifie comme une femme, une personne handicapée, un autochtone, un Canadien racialisé ou un membre de la communauté 2SLGBTQI+, l'incitation est doublée et passe à 10 000 dollars.

Les employeurs peuvent inscrire jusqu'à deux apprentis de première année avant le 31 mars 2024.

Jusqu'à présent, 51 % des apprentis participant au projet se sont déclarés membres d'un "groupe méritant l'équité", selon un communiqué de la BCCA.


mardi 3 octobre 2023

Immigration — La Suède demande à son armée d'aider la police à lutter contre les bandes criminelles (m à j vidéo)


Billet du 30 septembre

Une vague sans précédent de meurtres imputés au trafic de drogue conduit le Premier ministre à envisager de faire appel aux forces armées.

La Suède a demandé à son armée d’aider la police à lutter contre la criminalité des gangs, à la suite d’une forte augmentation des fusillades meurtrières et des attentats à la bombe dans le pays scandinave.

Ulf Kristersson, le Premier ministre de centre-droit, a déclaré, à l’issue d’une réunion qui s’est tenue vendredi avec le chef des forces de défense et de police suédoises, qu’il demanderait la semaine prochaine à l’armée de l’aider.

Il envisage également de modifier la loi pour permettre aux forces armées d’apporter une aide encore plus importante.

 


« Je ne saurais trop insister sur la gravité de la situation. La Suède n’a jamais rien vu de tel auparavant. Aucun autre pays d’Europe ne connaît une telle situation », a déclaré M. Kristersson lors d’une allocution télévisée à la nation dans la nuit de jeudi à vendredi.

Les chefs de la police ont déclaré que la Suède était confrontée à la situation la plus grave en matière de sécurité intérieure depuis la Seconde Guerre mondiale, les gangs d’immigrés se livrant à un conflit sanglant.

La police pense que les gangs utilisent de plus en plus d’enfants pour commettre leurs crimes, car les moins de 18 ans restent souvent impunis ou sont condamnés à de faibles peines par les tribunaux.

L’année dernière a déjà établi un record pour le nombre de fusillades mortelles en Suède, et ce mois de septembre est en passe de devenir le pire mois depuis que l’on tient des statistiques.

« C’est la naïveté et l’inconscience politiques qui nous ont conduits là où nous sommes », a déclaré le Premier ministre suédois. « Ce sont les politiques d’immigration irresponsables et l’échec de l’intégration qui nous ont conduits ici. »

« L’exclusion sociale et les sociétés parallèles nourrissent les gangs criminels. Ils peuvent y recruter sans pitié des enfants et les former pour qu’ils deviennent de futurs tueurs », a-t-il ajouté.
 
La police sur les lieux d’une fusillade qui a fait un mort et un blessé à Jordbro, au sud de Stockholm, aux premières heures de jeudi, une attaque liée à la guerre des gangs