mardi 25 juin 2013

Date provisoire de l'audience Loyola en Cour suprême du Canada


1.     La date de l'audience de l'affaire opposant l'école secondaire Loyola au Monopole de l'Éducation du Québec est prévue pour le 23 avril 2014.




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lundi 24 juin 2013

Discrimination positive : victoire partielle d'une étudiante blanche américaine

Devant la Cour suprême à Washington, la plaignante, Mlle Fisher,
désormais diplômée d'une université de Louisiane,
 après avoir été refusée par l'université du Texas.
La Cour suprême des États-Unis a accordé une victoire partielle aujourd'hui aux opposants de la discrimination positive (« action positive » selon l'OQLF) à l'université, en renvoyant devant la justice inférieure l'appel d'une étudiante blanche qui s'était plainte d'avoir été rejetée en raison de la couleur de sa peau.

La Cour d'appel du 5e circuit, au Texas, « doit estimer si les avantages accordés par l'Université étaient appropriés », a écrit la haute Cour dans son arrêt pris à la quasi-unanimité. « Il faut encore que la justice détermine si le système d'admission (à l'université) est appliqué de manière transparente », a-t-elle ajouté, avant d'annuler la décision de justice inférieure.

La Cour d'appel du Texas avait donné raison à l'université du Texas et estimé que la jeune fille blanche n'avait pas été discriminée par une politique de quotas favorisant l'accès des minorités raciales à l'université.

Après huit mois de délibérations, la haute Cour s'est décidée par sept juges contre un, le neuvième, la juge Elena Kagan s'étant récusée en raison d'un conflit d'intérêts dans cette affaire lié à ses précédentes fonctions.

Victoire partielle, le concept de « diversité » défendu

Pour la Cour suprême des États-Unis, la Cour d'appel « doit s'assurer qu'aucune autre (politique) neutre au niveau racial ne soit réalisable », a écrit le juge Anthony Kennedy pour la majorité de la Cour.

« Il faut encore que la justice détermine si le système d'admission (à l'université) est appliqué de manière légitime », a-t-il encore déclaré.

En attendant un nouvel arrêt de la Cour d'appel, la Cour suprême accorde ainsi une victoire temporaire aux opposants de la discrimination positive à l'université.

La décision de la Cour suprême est une victoire partielle pour les opposants à la discrimination positive à l'université, même si la haute Cour n'est pas revenue sur sa décision de 2003 Grutter c. Bollinger en vertu de laquelle les quotas raciaux ne violeraient pas la Constitution.

Elle rappelle que « la diversité du corps étudiant est un principe fondateur de l'État qui peut justifier le recours à la race dans les admissions à l'université » mais ajoute que « la race ne peut être considérée tant que les procédures d'admission ne sont pas passées au crible ».

Le ministre de la Justice, Eric Holder, s'est félicité de cette décision qui reconnaît « le principe fondateur du gouvernement d'assurer la diversité dans l'éducation supérieure. L'intérêt pour l'éducation de la diversité est crucial pour l'avenir de ce pays », a dit ce haut responsable afro-américain de l'administration Obama.

« Comme la Cour l'a reconnu à plusieurs reprises, l'inscription diversifiée d'étudiants favorise la compréhension, aide à casser les stéréotypes raciaux, aide les étudiants à mieux comprendre les gens de différentes races et prépare tous les étudiants à réussir et finalement à conduire une main d'œuvre et une société de plus en plus diversifiées », a-t-il ajouté

Pour le juge Clarence Thomas, la discrimination positive est comparable à la ségrégation

Dans une fougueuse opinion concordante au jugement de la Cour suprême Clarence Thomas (ci-contre) a déclaré que la politique d'admission de l'Université du Texas à Austin constituait une discrimination. Il a également comparé ce programme de discrimination positive à l'esclavage et à la ségrégation.

« Les propriétaires d'esclaves faisaient valoir que l'esclavage était une « bonne chose », car il permettait de civiliser les Noirs civilisés et de les élever dans toutes les dimensions de la vie », écrit le juge Thomas dans son opinion annexée à l'arrêt Fisher c. Université du Texas à Austin. « Un siècle plus tard, les ségrégationnistes affirmeront de même que la ségrégation était non seulement bénigne, mais avantageuse pour les étudiants noirs. »

Le juge Thomas cite dans son opinion l'affaire Brown c. Board of Education, un arrêt historique de la Cour suprême en 1954 qui a mené à la déségrégation des écoles publiques, en comparant la ségrégation et la discrimination positive.

« Suivant ces précédents de mauvais augure, l'Université voudrait nous faire croire que sa discrimination est également bénigne. Je pense que la leçon de l'histoire est assez claire : la discrimination raciale n'est jamais bénigne », écrit-il dans son opinion de 20 pages. « Les bonnes intentions professées par l'université ne peuvent excuser sa discrimination raciale pure et simple, pas plus que de bonnes intentions ne justifiaient les arguments désormais discrédités des esclavagistes et des ségrégationnistes. »

Discrimination positive contre-productive

S'appuyant sur les travaux de l'économiste notre Thomas Sowell, notamment Affirmative Action Around the World (2004), le juge Clarence poursuit :
« En outre, la discrimination de l'Université n'augmente en rien le nombre de Noirs et Hispaniques qui ont accès à une éducation post-secondaire en général. Au contraire, la discrimination de l'Université suscite un effet omniprésent de déplacement. L'Université reçoit des étudiants des minorités qui, autrement, auraient fréquenté des collèges moins sélectifs, mais où ils auraient été de bons étudiants mieux adaptés à la formation. Mais, en raison de cette mauvaise sélection, de nombreux Noirs et les Hispaniques qui auraient pu exceller dans les écoles moins sélectives sont placés dans des conditions qui ne peuvent qu'entraîner la sous-performance puisque leur formation scolaire préalable est moins bonne que celle de leurs concurrents blancs et asiatiques.

Mis à part les dégâts que ceci peut causer à la confiance en soi de ces élèves dépassés, il n'existe aucune preuve qu'ils apprennent plus à l'université que ce qu'ils auraient appris dans d'autres établissements pour lesquels ils sont mieux préparés. En fait, il se  pourrait qu'ils apprennent moins. »


La discrimination positive pour l'économiste Thomas Sowell

Dans son ouvrage Affirmative action around the Word publié en 2004 et que cite le juge Clarence Thomas, Thomas Sowell analyse les effets précis des politiques de discriminations positives en Inde, en Malaisie, au Sri Lanka et au Nigéria, quatre pays à la longue histoire multiethnique et puis les compare avec l'histoire récente des États-Unis à cet égard. Il constate que « Ces programmes ont eu, au mieux, un impact négligeable sur les groupes qu'ils étaient censé aider. »

Pour Sowell, lui-même Noir américain, ces politiques risquent fort d'être perpétuelles : « Les gens sont différents — et cela depuis des siècles... Toute politique « temporaire » dont la durée est définie par un but qui consiste à parvenir à quelque chose qui n'a jamais été atteint auparavant, peu importe le pays, devrait plutôt être qualifiée d'éternelle. »

À la lumière de l'étude comparative de ces cinq pays, on peut résumer les conséquences les plus fréquentes des politiques de discrimination identifiées par Sowell de cette façon :
  • Elles encouragent les groupes non privilégiés à s'identifier aux groupes privilégiés (c'est plus facile pour les métis) pour profiter des politiques de discrimination qui favorisent ces groupes;
  • Elles ont tendance à ne bénéficier essentiellement qu'aux plus fortunés parmi les groupes discriminés (par exemple les millionnaires noirs), souvent au détriment des plus démunis parmi les groupes non privilégiés (par exemple, les Blancs pauvres);
  • Elles réduisent les incitations, à la fois parmi les privilégiés et les désavantagés par ces politiques, à mieux faire — pour les premiers parce que cela n'est pas nécessaire et pour les seconds parce que cela peut s'avérer futile — entraînant ainsi des pertes nettes pour la société dans son ensemble.

Sowell conclut : « Malgré des prétentions mirobolantes en faveur des programmes de discrimination positive, un bilan de leurs conséquences réelles ne permet pas de soutenir ces allégations ou même de dire que ces programmes ont globalement été bénéfiques ».
Voir aussi

La décision de la Cour suprême des États-Unis (en anglais, pdf)

L’affirmative action au crible des discours néoconservateurs noirs (pdf, 12 pages)

Brésil — discrimination raciale et en faveur des diplômés des écoles publiques dans les universités

France — Discrimination positive dans les grandes écoles

Université contre la discrimination à l'encontre des handicapés mentaux...

Éthique — la discrimination est-elle un droit ?

Novlangue — OQLF prescrit « action positive » plutôt que « discrimination positive »

Québec — 60 % de la fonction publique est féminine, l'État se féminise et se « diversifie »

Recension de Economic Facts and Fallacies de Thomas Sowell 

vendredi 21 juin 2013

Québec —Vingt pour cent des mariages célébrés par un copain ou de la parenté...

Le nombre de mariages religieux poursuit sa baisse au Québec ne représentant plus qu'un mariage sur deux, selon les plus récentes données de l'Institut de la statistique du Québec.

Au début des années 2000, le nombre de mariages religieux était de 70% mais est passé à 51 % en 2012.

En revanche, les mariages civils célébrés par une personne désignée (ami ou membre de la famille, quelle solennité !) ne cessent de gagner en popularité. Ils représentent désormais près de 20% des mariages alors qu'ils étaient inexistants il y a quelques années (3 célébrations de ce type en 2002).

En 2012, 23 491 mariages ont été célébrés au Québec. Sur ce nombre, 2 % l'ont été entre conjoints de même sexe.

Les mariages demeurent peu fréquents dans la province: seulement 29 % des hommes et 32 % des femmes se marieraient une première fois avant leur 50e anniversaire.

Le nombre de mariages de même sexe est relativement stable, il représente 2,3 % de l'ensemble des mariages dont 30 % « célébrés » par un ami ou un membre de la famille.

Voir aussi

Taux de fécondité au Québec selon la langue maternelle et le lieu de naissance

Québec — Taux de natalité et indice de fécondité en légère baisse pour la troisième année




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jeudi 20 juin 2013

Obama suggère-t-il de supprimer les écoles confessionnelles… en Irlande du Nord ?

Arrivé le 17 juin au matin en Irlande du Nord pour le sommet du G8, le Président Barack Obama s’est adressé à 2 000 jeunes Irlandais du Nord, protestants et catholiques.

Voici un extrait de son étonnant discours : « Si les villes demeurent divisées, si les catholiques ont leurs écoles et leurs bâtiments et les protestants les leurs, si nous ne pouvons pas nous reconnaître dans l’autre et qu’on permette à la peur et au ressentiment de se durcir, cela encourage la division et décourage la coopération ».

Faut-il comprendre que le président des États-Unis d'Amérique conseille aux Irlandais du Nord de supprimer leurs écoles confessionnelles ? Petite ingérence laïciste ?

Source : Scottish Catholic Observer




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École privée rechigne à enseigner le programme provincial d'éthique et de culture religieuse

Traduction d’un article du B.C. Catholic :

La Cour suprême du Canada entendra l’appel de l’école secondaire Loyola concernant une décision obligeant cette école privée à enseigner le programme provincial obligatoire d’Éthique et culture religieuse obligatoire (ERC).

« Je suis très heureux », a déclaré John Zucchi, l’un des parents nommés dans le procès qui met en jeu le droit pour une école secondaire montréalaise jésuite d’enseigner son propre programme de religions du monde dans une perspective catholique. « On ne sait jamais si la Cour suprême va accepter d’entendre un appel ou non. »

« Cela indique que cette affaire est d’importance », a-t-il ajouté.

Loyola avait demandé à la ministre de l’Éducation du Québec qu’il reconnaisse son cours d’éthique et des religions du monde comme équivalent au programme ERC, mais celle-ci avait décidé que le fait que le programme de Loyola soit enseigné dans une perspective catholique minait l’objectif de neutralité du programme. Le tribunal de première instance avait cassé la décision de la ministre de l’Éducation, mais la Cour d’appel a renversé cette décision et confirmé la décision de la ministre.

« Nous ne nous battons pas pour un nouveau droit », a déclaré Zucchi, professeur d’histoire à l’Université McGill. « Nous demandons à conserver les droits que nous avions auparavant. »

Zucchi s’attend à ce que ses avocats présentent des arguments constitutionnels.

« Peut-on contraindre une personne à enfreindre ses convictions religieuses les plus profondes dans une salle de classe pendant quelques heures par jour, par semaine ou par an ? », s’est interrogé le professeur Zucchi ?

La Cour suprême ne s’est jamais prononcée sur la question de savoir si une société peut bénéficier de droits religieux, a-t-il dit. [Voir toutefois Les personnes « morales » jouissent-elles de la protection des Chartes ?]

Zucchi a déclaré que l’idée, défendue par certains progressistes, que le point de vue « laïque » est le seul à avoir droit de cité dans la sphère publique n’est pas neuf. [Notons que cela signifierait qu'une école privée ne l'est plus vraiment, mais fait partie de la sphère publique.]

La Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ), un groupe de défense des droits parentaux, a publié un communiqué de presse où elle déclare espérer que la Cour suprême confirmera l’analyse du juge de première instance et octroiera une exemption à Loyola afin que cette école puisse continuer à enseigner le programme des religions du monde à partir d’un point de vue catholique, comme elle le fait depuis 1975.

ECR « juxtapose une série de croyances, légendes, mythes, habitudes et coutumes au nom de la tolérance et de la neutralité », a déclaré la CLÉ. Cette approche « risque de verser dans la caricature des religions, mêlant fois, légendes et mythes enfilés les uns derrière les autres », de préciser la CLÉ.


ECR : Jésus, Superman, des souris festives, même combat !

Selon la CLÉ, Loyola favorise depuis longtemps une compréhension plus complète des autres religions et promeut mieux la tolérance que le programme ECR.

Selon le vice-président exécutif de Cardus, Ray Pennings, l’affaire Loyola s’inscrit dans le cadre de plusieurs autres empiètements de l’État sur les droits des parents en matière d’éducation et d’attaques de sa part contre la liberté religieuse des écoles confessionnelles, à la fois publiques et privées.

Cérémonie wicca « mimée » lors d'un cours ECR dans une école privée montréalaise

« Nous sommes à un tournant », a-t-il précisé, citant le projet de loi ontarien n° 13 « anti-intimidation », le projet de loi n° 18 du Manitoba, le cas des parents de Drummondville qui souhaitaient retirer leurs enfants des cours ECR, et les difficultés que connaît l’Université Trinity Western alors qu’elle essaie de créer une école de droit accréditée parce que cette université exige que tous ses professeurs et ses étudiants s’engagent moralement à respecter le mariage traditionnel.

« Il me semble qu’il existe une volonté d’attaquer les libertés dont ce pays a bénéficié par le passé qui permettaient aux parents de choisir, dans le cadre de leur identité commune, d’avoir leur mot à dire sur le programme d’enseignement ou de pouvoir choisir des options qui s’écartent du programme gouvernemental », a-t-il dit.

Pennings s’est interrogé quant à savoir si l’État doit bénéficier d’un monopole pour atteindre ses objectifs.

Cardus a mené une étude intitulée  « La Marée montante soulève tous les bateaux » sur les parcours professionnels et universitaires des élèves éduqués dans d'autres cadres que les écoles financées par l’État et les a comparés à ceux des élèves des écoles financées par le gouvernement. Les étudiants formés à l’extérieur du système avaient de meilleurs résultats, a-t-il précisé.

Il faut se demander pourquoi l’État doit avoir le monopole de la l’éducation, de déclarer Penning.

« Il existe un intérêt commun à éduquer les enfants », a-t-il dit. « Pour que la société prospère, il faut des citoyens qui puissent participer au système politique du pays. Nous avons besoin d’enfants qui contribueront sur le plan économique .»

« L’État a un rôle approprié », de préciser le vice-président de Cardus. « L’intérêt de l’État est l’atteinte d’objectifs particuliers. »

Les données que nous avons recueillies montrent qu’on atteint mieux ces objectifs dans un cadre libéré de la gestion de l’État, a-t-il dit.

« Une éducation qui se fonde sur une vision théiste mène à la tolérance et au respect », a déclaré Penning. « Enseigner aux enfants que chaque enfant est fait à l’image de Dieu indépendamment des différences qui existent entre eux est un moyen nettement plus efficace d’enseigner le respect que n’importe quel programme gouvernemental qui déclare qu’il faut simplement être gentil avec autrui. »




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Private school balks at teaching province's Ethics and Religious Culture program

From the B.C. Catholic,

The Supreme Court of Canada will hear Loyola High School's appeal of a decision forcing the private school to teach the province's mandatory Ethics and Religious Culture (ERC) program.

"I'm delighted," said John Zucchi, one of the parents named in the lawsuit involving the right of the Montreal Jesuit-run high school to teach its own world and religious culture program from a Catholic perspective. "You never know if they are going to listen to these appeals or not."

"It signals there is something very important about this case," he said.

Loyola had sought to have the Quebec education minister recognize their ethics and world religions course as equivalent to the ERC, but she ruled the fact it was taught from a Catholic perspective undermined the neutral purpose of the program. A lower court overturned the education minister's ruling, but the Court of Appeal reinstated it.

"We're not fighting for a new right," said Zucchi, who teaches history at McGill University. "We're asking to have the rights we had before."

Zucchi said he expects their lawyers will pursue constitutional arguments.

"Can you coerce a person to go against his or her deepest-held religious beliefs in a classroom for a few hours a day, or a week or a year?" asked Zucchi?


The Supreme Court has never pronounced on the issue of whether a corporation can have religious rights, he said.

Zucchi said the view held by some liberals that secularism is the only viewpoint and should be the only voice in the public sphere is not new. That view is "only part of the pluralistic landscape," he said.

The Coalition for Freedom in Education (CLÉ), a parents' rights group, issued a statement saying it hopes the Supreme Court would agree with the trial judge's analysis and grant an exemption to Loyola to teach the world religions program from a Catholic perspective that has been offered since 1975.

The ERC "juxtaposes a series of beliefs, legends, myths, habits and customs in the name of tolerance and neutrality," CLÉ said. This approach may "make a caricature of religion" by stringing legends, myths and celebrations one after the other, it said.

Loyola has promoted a more complete understanding of other faiths and that does a better job of promoting tolerance than the ERC, CLÉ said.

Cardus Executive Vice President Ray Pennings says the Loyola case will be heard in the context of several other state incursions into parental rights in education and against the religious freedom of confessional schools, both public and private.

"We're in a bit of a beachhead moment," he said, citing Ontario's anti-bullying Bill 13; Manitoba's Bill 18; the case of Drummondville parents who wished to withdraw their children from the ERC; and the fight Trinity Western University is experiencing in trying to establish an accredited law school because of its requirement all faculty and students uphold a moral covenant respecting traditional marriage.

"It strikes me there is an agenda that would appear to be there of attacking the freedoms that have been historically enjoyed in this country for parents to make choices whether as part of their communal identity, a desire to have input into curriculum or to have options outside of a government system," he said.

Pennings questioned whether the state needs to have a monopoly to accomplish its ends.

Cardus conducted a study on the outcomes for those who are educated outside of the government-funded system entitled "A Rising Tide Raises All Boats" comparing them with those for the government-funded schools. The students educated outside the system had better outcomes, he said.

One has to question why education is something the state needs to control in a monopoly way, Penning said.

"Those seeking religious rights are the pluralists and the democrats in this discussion," he said.

There is a common interest in children being educated," he said. "For society to thrive and prosper, we need citizens that can participate in the polity of the country. We need children to grow up to become economic contributors."

"There is an appropriate role for the state," he said. "The state's interest is one of particular outcomes."

The data we collected show those outcomes are achieved better in the non-state- run settings, he said.

"Education based on a principle theistic worldview is producing results that are tolerant and respectful," said Penning. "When you teach children every child is made in the image of God regardless of differences that exist between them that provides a foundation for respect that is far greater than any policy program that it's good to be nice to each other."





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lundi 17 juin 2013

États-Unis — les homosexuels nettement moins heureux que les hétérosexuels

Selon un sondage réalisé en avril par le Pew Research Center sur un échantillon représentatif de 1 197 personnes homosexuelles (398 mâles, 277 lesbiennes), bisexuelles (479) et transsexuelles (43) adultes des États-Unis, seules 18 % d’entre elles confient être « très heureuses » actuellement, contre 30 % pour la population américaine dans son ensemble.

La faute reviendrait selon certains au fait que la population LGBT est généralement plus jeune et afficherait donc des revenus moins élevés. D'autres évoquent les discriminations dont certains homosexuels se disent victimes ou le sentiment injustifié d’être rejetés. Les médias n'analysent pas les effets liés au mode de vie LGBT en soi sur cette insatisfaction.

L'enquête de Pew révèle que les lesbiennes sont plus enclines que les hommes homosexuels à être dans une relation stable (66 pour cent contre 40 pour cent). Elle a également constaté que les femmes, qu'elles soient lesbiennes ou bisexuelles, sont beaucoup plus susceptibles que les hommes soit d'avoir déjà des enfants ou de dire qu'ils veulent avoir des enfants.

Selon le sondage, 93 pour cent des adultes LGBT sont pour la légalisation du « mariage » homosexuel. Toutefois, pour 39 pour cent le débat sur le mariage détourne trop l'attention d'autres questions, telles que la non-discrimination au travail, la prévention et le traitement du VIH/SIDA et les prétendus droits à l'adoption pour les homosexuels.

Une forte majorité des LGBT adultes et la population en général sont d'accord que l'amour, partager sa vie avec un compagnon et un engagement à vie sont de très importantes raisons de se marier. Toutefois, les répondants LGBT sont deux fois plus susceptibles que les autres adultes à dire que l'obtention (politique) de droits et avantages des hétérosexuels est aussi une raison très importante de se marier, tandis que le grand public est nettement plus susceptible que les répondants LGBT d'indiquer qu'avoir des enfants est une raison très importante de se marier.

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Étude sur les maladies liées à l'activité homosexuelle masculine (MST, cancer)

Québec — La gonorrhée en croissance et de plus en plus résistante aux antibiotiques classiques




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Québec — La gonorrhée de plus en plus prévalente et résistante aux antibiotiques classiques

Le nombre de gonorrhées « augmente de façon importante depuis quelques années », selon l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Dans la province, les cas sont passés de 485 à 2460 par an entre 1997 et 2011, une importante hausse de 407 %. La région de Montréal est particulièrement touchée, avec plus de 65 % des infections en 2011.

La réalité est probablement pire. « C'est clair que le nombre est sous-estimé, parce qu'on ne teste pas tout le monde », estime le Dr Pierre Côté, de la clinique médicale Quartier latin, à Montréal.

Au Québec, « on voit apparaître des souches de gonorrhée qui ont une sensibilité réduite aux céphalosporines, confirme Brigitte Lefebvre, responsable des analyses et expertises au Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ). On s'approche du seuil où ce sera préoccupant ». Aucun nouveau médicament antigonorrhée n'est en cours de développement, rapporte l'OMS.

Plusieurs pays, dont l'Australie, la France, le Japon, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni, ont rapporté des cas de résistance de la maladie aux céphalosporines, une classe d'antibiotiques qui est considérée comme le dernier traitement encore envisageable pour lutter contre la gonorrhée, indique l'OMS dans un communiqué.

« Nous sommes très préoccupés par des rapports récents faisant état de l'échec du dernier traitement efficace — les céphalosporines — car il n'y a pas de nouveaux médicaments thérapeutiques en développement », a déclaré le Dr Manjula Lusti-Narasimhan, du département Santé et recherche génésiques à l'OMS.



Les dépêches et les articles de presse ne se penchent pas sur les causes de cette augmentation (si ce n'est un diagnostic plus efficace...) Se pourrait-il que les mœurs sexuels des gens ont un impact ? Les campagnes de prévention gouvernementales sont-elles efficaces ? Quelle est la proportion de ces gonorrhées chez les homosexuels pour qui l'aventure d'une nuit, le frisson du rapport non protégé, est une composante importante ? Rien dans les gros médias. Il faut se tourner vers les rapports médicaux des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies

Aux États-Unis, en 2011, selon le CDC (page 21) les homosexuels mâles (HSH) représentent 21,6 % de tous les cas de gonorrhées, alors qu'ils ne représentent qu'environ 2 % de la population. Les hétérosexuels mâles représentaient 31,0 % des cas et les femmes 47,4 %. Notons, toutefois, que le taux de gonorrhées augmentent aussi dans certains sous-groupes hétérosexuels : notamment les jeunes à multiples partenaires.

Comme le signale le rapport d'Eurosurveillance de 2012 :
« Les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH) sont affectées de manière disproportionnée par la gonorrhée et la syphilis, et les jeunes entre 15 et 24 ans sont touchés principalement par la chlamydia et la gonorrhée. L'augmentation de la prévalence de la gonorrhée et de la syphilis signalée dans cette édition de Eurosurveillance est inquiétante, car elles sont identifiées aux adultes et aux jeunes HSH. Elle semble être associé à des niveaux élevés de comportements sexuels à risque et à la coïnfection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). L'augmentation des cas de gonorrhée est particulièrement préoccupante car elle coïncide avec une moindre susceptibilité de Neisseria gonorrhoeae aux antibiotiques actuellement utilisés en Angleterre et à travers l'Europe. »

La vie sexuelle des gens est une affaire privée dans l'absolu. Mais qu'en est-il quand les coûts de santé sont mutualisés dans un État-providence ? Après tout, n'est-ce pas le prétexte invoqué pour réglementer nos vies dans de nombreux autres domaines


Voir aussi

Étude sur les maladies liées à l'activité homosexuelle masculine (MST, cancer)

Étude sur les maladies liées à l'activité homosexuelle masculine (MST, cancer)

The Lancet Oncology a publié il y a quelques mois les résultats d’une méta-étude portant sur les maladies et problèmes de santé liés à l’activité homosexuelle masculine.

L’étude porte notamment sur l’incidence des cancers chez les hommes qui ont une activité homosexuelle et les résultats devraient porter à la réflexion : cette catégorie (« les hommes qui pratiquent le sexe avec des hommes » ou HSH) est exposée à un risque significativement accru d’avoir un cancer. Ainsi, une douzaine des 47 études retenues, et qui portent sur le risque de cancer anal, note un risque notablement plus important chez les hommes qui n’ont pas exclusivement une activité « hétérosexuelle ».

On trouve des taux de papillomavirus humain (responsable aussi de cancers du col de l’utérus, souvent en lien avec une multiplicité de partenaires, chez les femmes) plus importants chez les « garçons » ayant une orientation homosexuelle ou bisexuelle.

L’étude cite une enquête française auprès de patients porteurs du virus VIH montre que les homosexuels actifs connaissent une plus forte incidence du papillomavirus que les hétérosexuels qui s’injectent des drogues (85 contre 46 %) et qu’ils présentent davantage d’anomalies cytologiques (72 contre 36 %).

Autrement dit, pour nombre d’affections, l’activité homosexuelle est un plus grand facteur de risque que le fait de se piquer…

Neuf des 47 études montrent que les HSH sont plus souvent infectés par l’herpès humain de type 8 associé à une prédisposition au syndrome de Kaposi.

Alors que la prévalence de l’hépatite B a fortement diminué dans la population générale entre 1990 et 2002, cette maladie est de plus en plus présente chez les HSH. Pendant la même période, elle est passée de 7 à 18 % de cette population HSH. Ce virus est associé au cancer du foie.

L’une des études portant sur le cancer des poumons chez 75.164 étudiants universitaires montre que le risque d’avoir ou d’avoir eu une maladie respiratoire aigüe est nettement plus important chez les homosexuels (masculins ou féminins).

Quant aux malades du SIDA, ils ont à la fois un plus fort risque de mortalité s’ils sont des hommes homosexuels par rapport, d’une part, aux hommes et aux femmes hétérosexuels et, d’autre part, aux hommes drogués qui se piquent.

Pour les chercheurs, « l’orientation sexuelle est encore largement ignorée dans l’établissement d’un diagnostic du cancer », et il conviendrait de mener davantage de recherches qui permettraient de connaître « les effets de l’orientation sexuelle sur le cancer en allant de la prévention au taux de survie ».

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Québec — La gonorrhée de plus en plus prévalente et résistante aux antibiotiques classiques

États-Unis — les homosexuels nettement moins heureux que les hétérosexuels





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Les fonctionnaires pourront suivre des cours de base pour améliorer leur français

Le Journal de Montréal nous apprend ce lundi que Revenu Québec paiera des formations à ses fonctionnaires pendant trois ans pour qu’ils revoient les règles de base du français, notamment comment accorder des verbes et des adjectifs.

Dans un appel d’offres lancé récemment, le Ministère souhaite embaucher une firme pour «améliorer la qualité des communications écrites» de ses employés.

Au total, 360 sessions de 15 participants (5400 participants en tout) chacune seront données du 1er septembre 2013 au 22 juin 2016.

« Revenu Québec vise à rendre les employés capables de rédiger différents documents spécialisés nécessaires à la réalisation de leurs fonctions », lit-on dans le document.

Pour le moment, Revenu Québec refuse d’estimer le budget alloué à ces cours.

Base de l’écriture

Les objectifs des formations reflètent la base de l’écriture en français. Notamment, un cours de 10,5 heures sera offert sur les principales difficultés grammaticales et orthographiques.

Par exemple, comment «accorder adéquatement les verbes, les adjectifs, les participes passés».

Les participants apprendront aussi à employer correctement les symboles des unités de mesure et à « utiliser un vocabulaire conforme aux règles de la langue française ».

Trois autres formations seront aussi offertes, dont un cours de 14 heures sur la rédaction de documents.

Cette fois, les employés verront comment « construire des phrases syntaxiquement correctes ». Revenu Québec prévoit donner 100 sessions de cette formation.

Voir aussi

Échec massif des futurs enseignants au test de français

Pas de classiques de la littérature, mais la lutte contre l'hétérosexisme en classe de français, d'anglais, d'histoire et de mathématiques

Résultats en lecture du français très médiocres, on impose l'anglais intensif de manière « brutale »

Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010




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