Il n'est pas tolérable qu'un gouvernement ait, de jure ou de facto, un contrôle complet sur l'éducation des gens.John Stuart Mill - Principes d'économie politique, 1848, livre V ch XI
Posséder ce contrôle et surtout l'exercer est le propre d'un comportement despotique.
Un gouvernement qui peut mouler les opinions et les sentiments des gens depuis l'enfance jusqu'à la jeunesse peut faire avec eux ce qu'il veut.
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
samedi 25 août 2007
Citation à considérer
vendredi 24 août 2007
France: échecs de l'école primaire publique
Un rapport du Haut conseil de l'Education (HCE), rendu public lundi, souligne qu'environ 40% des élèves du primaire ont des difficultés dans l'apprentissage des fondamentaux, dont la lecture. Selon une source anonyme qui a eu connaissance de ce rapport :
Rappelons que les élèves français sont au 17e rang des pays développés en mathématiques, au 13e rang en sciences et au 14e rang en lecture et compréhension de textes (Enquête Pisa de l'OCDE) et ceci à un prix prohibitif et supérieur à la moyenne de l'OCDE. Tous niveaux confondus, la dépense d'éducation moyenne par élèves en 2004 s'élève à 6 810 euros (9 700 dollars canadiens). Si l'Etat versait directement aux familles les frais de scolarité, une famille de 3 enfants toucherait chaque année 20 430 euros, qu'elle pourrait reverser à l'école de son choix.
« La vérité, c'est que pour 60% des élèves, ça se passe très bien, pour 15% très mal et, entre les deux, il en reste 25%, une population intermédiaire qui n'est pas en situation de faire des études au collège dans de bonnes conditions ».Interrogé sur RMC, Jean-Claude Brighelli (qui vient de faire paraître À bonne école) a dénoncé sans langue de bois la loi Jospin de 1989 mettant l'enfant au centre du système éducatif, devant développer lui-même son savoir (et non plus recevoir ce savoir du maître).
Rappelons que les élèves français sont au 17e rang des pays développés en mathématiques, au 13e rang en sciences et au 14e rang en lecture et compréhension de textes (Enquête Pisa de l'OCDE) et ceci à un prix prohibitif et supérieur à la moyenne de l'OCDE. Tous niveaux confondus, la dépense d'éducation moyenne par élèves en 2004 s'élève à 6 810 euros (9 700 dollars canadiens). Si l'Etat versait directement aux familles les frais de scolarité, une famille de 3 enfants toucherait chaque année 20 430 euros, qu'elle pourrait reverser à l'école de son choix.
jeudi 23 août 2007
Succès croissant de l'enseignement privé à Genève
Tribune de Genève — Les écoles privées de Genève accueillent 10 % des élèves genevois. Un chiffre en légère, mais constante hausse.
De plus en de familles sont prêtes à dépenser entre 8 800 et 20 000 dollars par an pour inscrire leur enfant dans une école privée.
Les écoles comme l’école Brechbühl accueillent des enfants de 3 à 12 ans. L'inscription s'élève à 900 dollars par mois pour le primaire, sans compter les frais de repas et d’étude. L’établissement, prisé pour « son rythme de travail soutenu et son encadrement personnalisé », selon la directrice Catherine Rihs refuse du monde. Même tableau au Collège du Léman, Rive droite, qui voit ses effectifs progresser chaque année (de 2,6% environ) malgré des tarifs annuels allant de 8 800 dollars (garderie) à 20 000 dollars (secondaire). Quant à Florimont (de 8 500 à 17 000 dollars), il affiche complet. Mais, avertit le directeur Sean Power, « l’image d’une école de riches est fausse; de plus en plus de parents font des efforts pour offrir un enseignement privé à leur enfant ».
Les parents semblent se tourner vers l'enseignement privé parce qu'ils recherchent une éducation religieuse, bilingue ou simplement parce qu'ils veulent que leurs enfants soient occupés à l'école jusqu'à ce que eux-mêmes rentrent du travail.
De plus en de familles sont prêtes à dépenser entre 8 800 et 20 000 dollars par an pour inscrire leur enfant dans une école privée.
Les écoles comme l’école Brechbühl accueillent des enfants de 3 à 12 ans. L'inscription s'élève à 900 dollars par mois pour le primaire, sans compter les frais de repas et d’étude. L’établissement, prisé pour « son rythme de travail soutenu et son encadrement personnalisé », selon la directrice Catherine Rihs refuse du monde. Même tableau au Collège du Léman, Rive droite, qui voit ses effectifs progresser chaque année (de 2,6% environ) malgré des tarifs annuels allant de 8 800 dollars (garderie) à 20 000 dollars (secondaire). Quant à Florimont (de 8 500 à 17 000 dollars), il affiche complet. Mais, avertit le directeur Sean Power, « l’image d’une école de riches est fausse; de plus en plus de parents font des efforts pour offrir un enseignement privé à leur enfant ».
Les parents semblent se tourner vers l'enseignement privé parce qu'ils recherchent une éducation religieuse, bilingue ou simplement parce qu'ils veulent que leurs enfants soient occupés à l'école jusqu'à ce que eux-mêmes rentrent du travail.
mercredi 22 août 2007
Menacés par Québec, les mennonites remercient la population locale
Les mennonites de Roxton Falls dont la petite école est interdite par Québec remercient la population locale pour son accueil et son soutien et prient pour le gouvernement. Pourquoi Québec doit-il chasser ces pacifistes vers d'autres provinces ?
Faire passer nos enfants de chrétiens à « pluralistes »
Au sujet du nouveau cours obligatoire — obligatoire, c'est le leitmotiv au Québec en matière d'enseignement — d'Éthique et culture religieuse dans toutes les écoles (publiques comme « privées ») du Québec, dès le primaire, à l’automne 2008, ces extraits d'une lettre publiée dans Le Devoir
Devons-nous conclure devant ce témoignage que le gouvernement tenterait de changer «nos enfants» (ceux de l'État?), les faisant passer de chrétiens (pour la grande majorité) à pluralistes? Si c'est le cas, ses intentions vont au-delà de ce qu'il annonçait dans les orientations pour ce cours lorsqu'il a eu l'appui de l'Assemblée nationale au projet de loi 95, en juin 2005. Il viserait non seulement l'ouverture à l'autre, tel que cela a été annoncé, mais chercherait à faire assimiler par l'élève la diversité morale et religieuse au moment même de sa construction identitaire. Or comment est-il possible de construire une identité personnelle pluraliste à moins de délaisser sa propre identité confessionnelle?
[...]
Devons-nous comprendre que notre société sera meilleure lorsque ces enfants, devenus grands, seront pluralistes plutôt que chrétiens? Si c'est la position de la ministre de l'Éducation, elle devrait être appelée à en faire la preuve, avant d'imposer des contenus multireligieux à l'ensemble des élèves et avant d'expérimenter l'identité religieuse et morale des québécois.
[...]
M. Leroux renvoie aux écoles privées le devoir de transmettre la tradition catholique afin de la conserver car, dit-il, les religions sont importantes pour comprendre l'histoire, la littérature et le sens de l'existence. Les parents, dit-il, s'attendent à ce que les écoles privées remplissent cette «mission» de conservation. Cependant, le gouvernement n'accordera pas à ces écoles la liberté d'enseigner leur religion à l'intérieur des heures prévues dans le régime pédagogique et elles auront de la difficulté à trouver le moyen de le faire autrement.
[...]
N'est-il pas le temps de laisser aux parents le choix en matière d'enseignement moral et religieux de «leurs» enfants, même au risque qu'ils préfèrent leur propre religion et non le pluralisme normatif du ministère? C'est, je crois, la seule façon de respecter les chartes et d'être juste envers tout le monde: parents, enfants, catholiques, protestants, juifs, musulmans ou autres. C'est un choix possible pour un gouvernement qui a suffisamment à coeur le respect de la liberté de conscience et de religion pour chercher avec ses partenaires de la société civile des avenues nouvelles.
mardi 21 août 2007
Le journalisme sensationaliste
Mise à jour, le 6 janvier 2014 : La grande majorité de ces mennonites sont revenus au Québec et leurs nombreux enfants ne vont toujours pas à l'école publique et pas uniquement à cause de Darwin comme la dépêchait simpliste de l'AFP voulait le faire croire. Certains ne sont pas revenus trouvant que les menaces téléphoniques d'intervention de la DPJ n'étaient tout simplement pas acceptables.
Tiré d'une Lettre au Devoir qui nous est parvenue :
Tiré d'une Lettre au Devoir qui nous est parvenue :
Vous titrez dans votre édition de lundi « Les mennonites quitteraient le Québec pour protéger leurs enfants... de Darwin »
Ayant été interrogé par l'AFP à ce sujet et mes propos apparaissant dans votre article, je pense qu’il est important de rectifier ce que je considère comme un titre sélectif qui déforme les faits et semble vouloir ridiculiser par leur sélectivité mes propos et donc les mennonites.
Corrigeons d’abord le titre et rétablissons la vérité : « Les mennonites quitteront le Québec pour protéger leurs enfants du Ministère de l'Enseignement et de la DPJ ». En effet, le ministère a bien indiqué par écrit que, si les mennonites ne se soumettaient pas, ils encourraient des actions judiciaires et, par téléphone, la nature de celles-ci fut précisée : l’intervention possible de la DPJ. On comprend donc mieux que les mennonites ne quittent pas le Québec à cause de Darwin, mais bien à cause de menaces à l’encontre de leurs enfants. Notons également que les mennonites respectent les lois et ne veulent pas vivre dans l’illégalité au Québec et c’est pourquoi, même s’ils considèrent les décisions du Ministère injustes, ils s’y plient : ils éduqueront leurs enfants ailleurs.
Quant au désaccord entre les mennonites et le programme éducatif que veut leur imposer le gouvernement, il va bien plus loin que la seule théorie de Darwin et je l'ai bien dit au journaliste de l'AFP qui m’interrogeait à ce sujet. Il n’a mentionné dans sa dépêche que deux exemples, mais j’ai bien insisté sur le fait que quasi l’ensemble du programme officiel et unique du Québec pouvait poser problème. Je ne puis parler au nom des mennonites, car je ne suis pas leur porte-parole, mais au détour des conversations que j’ai eues avec eux sur ce sujet, il existe de très nombreux sujets qui leur déplaisent :
Cette liste n’est pas exhaustive – je ne pense pas que le nouveau cours imposé en relativisme religieux nommé « éthique et culture religieuse » leur plairait beaucoup – tant la vision du monde moderne, progressiste et souvent athée est antinomique avec celle des mennonites.
- Cela peut aller des types de romans imposés à la lecture dans le programme qui valorisent souvent des comportements peu moraux (les filous sont souvent plus « amusants » que les gens honnêtes, les violents sont souvent des héros, alors que les mennonites prônent le pacifisme intégral).
- Le fait que l'avortement est une chose parfaitement normale pour le Ministère.
- L'insistance par Québec que l'homosexualité est un comportement normal ce qui est clairement condamné par la Bible (ce qui n’exclut pas l’amour envers tous, même les homosexuels).
- La valorisation moderne de la femme qui « se libère » et s'accomplit en dehors du mariage et de la maternité.
- L’éloge de l’érotisme dans l’enseignement, les œuvres de poésie, les romans et les arts plastiques.
- Et aussi, mais ce n’est qu’un des aspects, l'imposition de la théorie de Darwin à tous, théorie qui n'a jamais fait un meilleur fermier, mécanicien ni informaticien.
Plus d'un conservateur, une fois la liste complétée, serait sans doute assez d'accord avec les mennonites. C'est probablement pourquoi on a choisi d'insister sur Darwin, dont la théorie est acceptée par de nombreux chrétiens. Pour mieux faire passer les mennonites pour une « secte ». Le mot qui tue.
À notre connaissance, Le Devoir n'a pas publié cette lettre. Le seul article publié sur les épreuves occasionnées aux mennonites par Québec fut cet article au titre et aux premiers paragraphes — les plus sûrs d'êtres lus — apparemment destinés à les ridiculiser auprès du lectorat du Devoir. Du grand journalisme !
Le porte-parole ignore-t-il la loi ?
Au cours de l'épisode où le Ministère de l'Éducation du Québec « négociait » avec les mennonites de Roxton Falls, le porte-parole François Lefebvre a affirmé au sujet de l'enseignement à domicile :
Le porte-parole ignore-il vraiment la loi ou, on se perd en conjectures, ces déclarations visent-elles à décourager une scolarìté à domicile trop originale ?
The community could home-school their children but would have to follow the official curriculum and make arrangements with the local school board, Lefebvre added.On se demande bien d'où ces obligations sortent, car la Loi sur l'Instruction publique ne précise rien de tel :
« Kids who are home-schooled have to use the same materials as those in public schools and be evaluated as well, » he said.
(La Gazette de Montréal, jeudi 16 août 2007)
§ 15. Est dispensé de l'obligation de fréquenter une école l'enfant qui:La loi ne parle pas de programme officiel à suivre, ni de manuels identiques à utiliser. Simplement d'une équivalence vague qui peut, d'ailleurs, être jugée différemment selon la commission scolaire qui l'évaluera.
[...]
4° reçoit à la maison un enseignement et y vit une expérience éducative qui, d'après une évaluation faite par la commission scolaire ou à sa demande, sont équivalents à ce qui est dispensé ou vécu à l'école.
Le porte-parole ignore-il vraiment la loi ou, on se perd en conjectures, ces déclarations visent-elles à décourager une scolarìté à domicile trop originale ?
Entretemps en Espagne, les catholiques se défendent
Alors que les catholiques au Québec, et plus particulièrement les évêques catholiques, sont étrangement silencieux dans tout ce qui a trait à l'école, en Espagne la résistance au programme obligatoire d’« Education à la citoyenneté » s'organise.
FIDES et Le Salon Beige — Éducation à la citoyenneté : « S’opposer à la matière est une obligation pour toute famille responsable. C’est une question de liberté, de défense du droit fondamental et supérieur à éduquer nos enfants selon nos principes »
En Espagne, la nouvelle matière d’Education à la citoyenneté sera enseignée dès cette année dans toutes les écoles. Cette matière obligatoire a pour objet la formation de la conscience morale des élèves, selon l’association « Professionnels de l’éthique ». Cette association a dégagé les quelques concepts objets de cette matière : différentes réalités familiales, dépassement des préjugés homophobes, refus des discriminations en fonction de la préférence sexuelle, dimension morale des êtres humains, le pluralisme moral et le refus de l’intolérance éthique, processus de socialisation du genre. Indépendamment des contenus, l’association dénonce cette matière, qui
Luis Carbonel, président de la Concapa (Confédération catholique nationale des pères de famille et parents d'élèves) a affirmé que
FIDES et Le Salon Beige — Éducation à la citoyenneté : « S’opposer à la matière est une obligation pour toute famille responsable. C’est une question de liberté, de défense du droit fondamental et supérieur à éduquer nos enfants selon nos principes »
En Espagne, la nouvelle matière d’Education à la citoyenneté sera enseignée dès cette année dans toutes les écoles. Cette matière obligatoire a pour objet la formation de la conscience morale des élèves, selon l’association « Professionnels de l’éthique ». Cette association a dégagé les quelques concepts objets de cette matière : différentes réalités familiales, dépassement des préjugés homophobes, refus des discriminations en fonction de la préférence sexuelle, dimension morale des êtres humains, le pluralisme moral et le refus de l’intolérance éthique, processus de socialisation du genre. Indépendamment des contenus, l’association dénonce cette matière, qui
« se fonde sur le fait qu’elle soit, en elle-même, moralisante et qu’elle endoctrine. Pour cette raison de nombreux parents ont présenté le formulaire avec l’objection de conscience afin que leurs enfants n’assistent pas à cette matière ».
Luis Carbonel, président de la Concapa (Confédération catholique nationale des pères de famille et parents d'élèves) a affirmé que
« s’opposer à la matière est une obligation pour toute famille responsable. C’est une question de liberté, de défense du droit fondamental et supérieur à éduquer nos enfants selon nos principes [...] le gouvernement utilise la matière pour usurper le rôle des parents et éduquer les consciences de nos enfants comme si c’étaient les leurs [...] de plus en plus de familles s’opposent à l’arrogance d’un gouvernement qui prétend coloniser l’âme de nos enfants, qui s’oppose au dialogue, qui cherche seulement à imposer son modèle de citoyen, insensible à la valeur de la liberté et de la dignité que mérite chaque personne ».
Jacques Racine défend le nouveau cours obligatoire d'éthique
À la rentrée 2008, nouveau programme obligatoire « d'éthique et de culture religieuse » dans toutes les écoles québécoises, publiques ou privées. Entretien avec Jacques Racine, professeur à la Faculté de théologie de l’Université Laval et promoteur du nouveau programme d'éthique et de culture religieuse. Propos mielleux et rassurants de M. Racine qui prône — « comme croyant » — le relativisme religieux dès le primaire. On comprend mieux, avec ce genre de conseiller gouvernemental, que la religion à l'école se porte si mal au Québec.
À quand des écoles libres catholiques au Québec ?
Écoutez l'entretien
À quand des écoles libres catholiques au Québec ?
Le grand mensonge de l'éducation au Québec
Le grand mensonge de l'éducation est le titre d’un livre publié en 2006 chez Lanctôt Éditeur (Montréal). Les trois auteurs, Luc Germain, Luc Papineau et Benoit Séguin, enseignent respectivement dans le primaire, le secondaire et le collégial.
Dans cet essai coup-de-poing, ils dénoncent avec cet accent de vérité des vieux routiers les ratés de l’enseignement du français dans le système scolaire québécois. Leurs foudres n'épargent pas la réforme de l’éducation ( « le renouveau pédagogique ») imposée à toutes les écoles au Québec.
On en sort dévasté. Et on se demande si la solution ne serait pas simplement de sortir ses enfants le plus vite possible de ce monopole et d'enfin revenir au Québec à une saine concurrence des programmes et des écoles.
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