samedi 7 octobre 2023

Entrevue avec le Dr Didier Raoult de passage à Montréal

Amusant de voir Richard Martineau, lui qui aimait prendre de haut les « covidiots », dans ses petits souliers face au professeur Didier Raoult.

QUB Radio a supprimé la version originale de cette vidéo où l’on entendait l'équipe de régie (en voix hors champ) qui soufflait à Martineau son point de vue sur les propos du Dr. Raoult.

Quelques passages soufflés : 

Présentation par l'éditeur de l'ouvrage qui sert de prétexte à cet entretien:

 

« Je n'ai pas toujours été le Didier Raoult que l'on décrit aujourd'hui. Parce que cet homme que je suis fait peur malgré lui et l'a compris un peu tard. Je sais que cela est dû à mon apparence et à une certaine dureté dont je n'ai pas conscience, mais j'aime me bercer de l'illusion que je fus un temps un être doux »


Que sait-on vraiment de Didier Raoult ? S'il a défendu avec verve ses convictions durant la crise du COVID, le célèbre professeur est toujours resté secret sur son passé et sa vie privée. Pourtant, ceux-ci sont dignes d'un roman d'aventures : son enfance au Sénégal, son illustre histoire familiale (que ce soient ses ancêtres résistants ou bien sa mère, fiancée un temps à Henry de Montherlant), sa personnalité fière et indépendante qui l'a toujours poussé à défier l'autorité, ses rêves déçus de devenir marin au long cours avant de se rabattre sur une brillante carrière de chercheur... Résolument engagé dans la lutte contre les pathologies ces maladies de pauvres, infectieuses et tropicales, celui qui ne déteste rien tant que les fils à la patte a toujours refusé d'avoir le moindre lien avec l'industrie pharmaceutique. Dans ces mémoires d'un homme aux racines multiculturelles, Didier Raoult nous livre pour la première fois le récit de sa vie, celle d'un homme qui aura marqué à jamais le monde de la recherche scientifique.

Didier Raoult : autobiographie
par Didier Raoult,
chez Michel Lafon,
à Paris,
329 pages,
ISBN : 9782749952369 (27499523611)
29,95 $ (prix indicatif)

jeudi 5 octobre 2023

Statistiques Canada : au rythme actuel, la population du Canada devrait atteindre 80 millions d'habitants dans 25 ans (2048)

Après avoir atteint 40 millions d'habitants le 16 juin dernier, la population du Canada était estimée à 40 097 761 au 1er juillet 2023, soit une augmentation de 1 158 705 personnes (+2,9 %) depuis le 1er juillet 2022.

Le 16 juin 2023, Statistique Canada a annoncé que la population du Canada avait franchi la barre des 40 millions de personnes selon l'Horloge démographique du Canada (modèle en temps réel, voir ci-dessous). La diffusion d'aujourd'hui sur les estimations démographiques de la population totale, et les tableaux associés, en date du 1er juillet 2023 est la première depuis l'atteinte de ce jalon.

Le Canada est demeuré en tête pour l'accroissement démographique parmi les pays du G7 et se classait probablement parmi les 20 premiers à l'échelle mondiale. La croissance de la population au 1er juillet 2023 est la plus forte enregistrée sur une période de douze mois depuis 1957 (+3,3 %), au moment où la crise des réfugiés hongrois sévissait et où le baby-boom était à son sommet. En nombres absolus, l'augmentation observée l'année dernière est plus de deux fois supérieure à celle observée en 1957 (+555 000). Si le taux d'accroissement démographique observé au cours de la dernière année devait demeurer au même niveau dans le futur, la population du Canada doublerait en 25 ans.


Voir aussi

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Genre : des centaines de mastectomies d’adolescentes au Canada

Une nouvelle analyse montre que « des centaines d’adolescentes » au Canada ont subi une « chirurgie du haut », autrement dit une double mastectomie, au cours des cinq dernières années.
 
Selon des données compilées par le Canadian Institute for Health Information, les hospitalisations et les visites en chirurgie ambulatoires pour des mastectomies bilatérales demandées par des femmes se déclarant transgenres sont passées de 536 en 2018-19, à 985 en 2022-23. Sur les 4071 visites au total impliquant des mastectomies ou des réductions mammaires recensées depuis 2018, 602 concernaient des jeunes de 18 ans et moins. Les plus jeunes adolescentes avaient 14 ans.

Des données partielles


Ces données ne tiennent pas compte des hôpitaux québécois, ni des chirurgies effectuées dans des cliniques privées comme la McLean Clinic à Mississauga, qui présente ses chirurgiens comme des « pionniers de l’industrie » pour la chirurgie du haut. Entre 50 et 70% des personnes ayant demandé un financement auprès de l’Ontario Health Insurance Plan s’adressent à cette clinique.

Par ailleurs, une étude portant sur 174 enfants et adolescents se déclarant transgenres ou non binaires orientés vers dix « cliniques d’identité sexuelle » au Canada a révélé que 34% des enfants nés filles ont été orientés vers une chirurgie du haut. La plupart avaient 15 ou 16 ans au moment de la consultation.

 

Source : National Post, 29/IX/2023

mercredi 4 octobre 2023

Vivre-ensemble — Élève agressé parce qu'il aurait voulu enlever le hijab d'une élève musulmane

Sur la vidéo ci-dessus, on peut voir un attroupement de six adolescents qui l’entourent, scène qui se déroule à Saint-Bruno-de-Montarville, en Montérégie.  Banlieue pavillonnaire cossue éloignée de Montréal.

Il semble y avoir des discussions. Le jeune pris pour cible s’agenouille devant ceux qui semblent l’intimider et lui demandent de prier, il reçoit trois coups de poing très violents au visage.

Tout aurait commencé avec un malheureux accrochage dans l’autobus. L’élève frappé a été accusé d’avoir voulu enlever le hijab à une jeune élève musulmane.  Le Journal de Montréal ajoute « ce qui est faux ».

L’assaillant aurait ensuite voulu venger la jeune fille.

L'agressé souffre d’une blessure à la mâchoire, il a perdu une dent, et une autre est presque arrachée. Il souffre également de séquelles psychologiques. 

Les quatre suspects en lien avec les événements pourraient faire face à des accusations de voies de fait causant des lésions et de séquestration.
 
Plusieurs élèves de l'école Mont-Bruno ont affirmé au micro de Noovo Info que l'établissement était aux prises avec des problèmes de violence. «Il y a beaucoup d'intimidation», a confirmé un jeune sous le couvert de l'anonymat.

La direction de l'école n'a pas commenté la situation. Le Centre de services scolaire des Patriotes, dont fait partie l'établissement, a toutefois réagi par voie de communiqué. «Depuis hier, les élèves impliqués ont tous été rencontrés par la direction de l'école et des actions ont été prises tant pour la victime, les auteurs de ce geste et les témoins», peut-on lire dans celui-ci.
 

Canada — cinq femmes anthropologues bannies d'un colloque pour « transphobie »

Nous reproduisons ci-dessous une tribune libre écrite par des anthropologues et publiée dans l'hebdomadaire Marianne. Cinq anthropologues ont été bannies d'un colloque qui se déroulera à Toronto, au Canada, du 15 au 19 novembre, au motif que leurs travaux ne sont pas conformes à l'idéologie transgenre. 70 personnalités signent ci-dessous une tribune, lancée à l'initiative de plusieurs universitaires, afin de rappeler les principes de la liberté scientifique.

Cinq collègues anthropologues se voient interdites de colloque au Canada. Leur panel s’intitulait « Parlons sexe et procréation : pourquoi le sexe biologique demeure une catégorie analytique nécessaire en anthropologie » – et devait se tenir en novembre à Toronto. Il s’agit du Congrès annuel 2023 de l’American Anthropological Association (AAA) et de la Société Canadienne d’Anthropologie (CASCA) sur le thème des « Transitions ». Mais les conseils d’administration de ces deux instances les ont « déprogrammées » au motif que « l’expression des idées avancées pouvait nuire aux membres trans et LGBTQI de la communauté anthropologique et au-delà ».

Ce panel mettrait en cause « le respect pour les valeurs, la sécurité et la dignité » de la communauté anthropologique, ainsi que « l’intégrité scientifique du programme ». La censure s’exerce sur Kathleen Lowrey, Elizabeth Weiss, Silvia Carrasco, Kathleen Richardson et Michèle Sirois [auteur de Cette nouvelle idéologie qui efface les filles et les femmes].

La liberté scientifique compromise

Le raisonnement visant à interdire de parole les anthropologues est fallacieux. Ce panel réunit des femmes anthropologues de quatre pays, de trois langues différentes et trois domaines d'anthropologie. Elles s’interrogent sur l'effacement des femmes à la fois dans la vie sociale et dans la recherche. Dans son argumentaire, Kathleen Lowrey, reconnaît que les anthropologues n'ont pas tous besoin de différencier sexe et genre. Mais l’AAA adopte quant à elle la position officielle selon laquelle le fait de soutenir l'utilisation des catégories de sexe biologique (par exemple, mâle et femelle, homme et femme) mettrait en péril la sécurité de la communauté LGBTQI. Dans sa présentation intitulée « Pas de doute : les squelettes sont binaires ; peut-être pas les gens », Elizabeth Weiss écrit : « En médecine légale, cependant [??], les anthropologues devraient travailler (et travaillent) sur les moyens de s'assurer que les découvertes de squelettes sont identifiées à la fois par le sexe et l'identité de genre. » 
 
L’anthropologue espagnole Silvia Carrasco prévoyait de présenter des données sur « l'oppression, la violence et l'exploitation basées sur le sexe » et la difficulté de résoudre ces problèmes lorsque le sexe biologique est désavoué. Le résumé de l’anthropologue britannique Kathleen Richardson mettait en évidence les problématiques liées aux disparités matérielles entre les hommes et les femmes dans l'industrie des technologies et qui sont effacées par le fait de compter les hommes qui s'identifient comme trans, plutôt que par le fait d’avoir plus de femmes qui entrent dans la profession. L'anthropologue québécoise Michèle Sirois a proposé un compte rendu ethnographique des moyens mis en place par les féministes du Québec pour documenter, clarifier et s'opposer à l'industrie de maternité de substitution qui se cache sous couvert « d’équité » et « d’inclusion » et dont les politiques d’exploitation des femmes pauvres sont cyniquement formulées comme libératoires.

La décision de jeter l’anathème sur certains participants de ce colloque relève d’une décision fondée sur l’idéologie plutôt que sur la rationalité. Ainsi les données scientifiques et biologiques incontestables sont effacées au profit de l’idéologie du genre issue d’une sociologie dénaturée. La censure subie par nos collègues anthropologues est l’illustration même que la liberté scientifique est compromise au profit d’une idéologie politiquement correcte.
 
Les germes du totalitarisme ?

Non seulement cette décision interdit d’emblée le débat d’idées, mais ce processus d’exclusion ressemble fort au phénomène Lyssenko (ce biologiste et généticien de l'URSS qui s'est acharné jusqu'à l'aberration à faire coller la science aux principes du régime stalinien), exemple de perversion de la science par l’idéologie avec le blanc-seing de la communauté scientifique. Plus grave encore, l’intention affichée pour l'AAA et la CASCA de « se renforcer et s’unifier » en introduisant dans le futur « une évaluation approfondie des processus d’évaluation des soumissions aux colloques annuels, avec la participation des conseils d’administration » ressemble plus aux pratiques totalitaires que nous avons connues lors des dictatures communistes ou fascistes.

La soumission de sociétés savantes à l’idéologie du genre, du wokisme ou de l’intersectionnisme, est consternante. Pour mémoire, les totalitarismes prospèrent grâce aux lâches, aux opportunistes et aux faibles d’esprit, ce qui doit nous faire comprendre que l’heure est grave.

Certains anthropologues parmi les signataires ont grandi et vécu dans les pays communistes d’Europe de l’Est, et sont profondément outrés et choqués par ce type de censure et d’exclusion. Ils se rappellent avoir reçu de telles lettres durant le totalitarisme, les accusant de « non-respect pour les valeurs, la sécurité et la dignité des membres » du Peuple ou d’attenter à « l’intégrité scientifique du programme » du Parti.

Nous, signataires de cette lettre, vous adjurons, pour la liberté scientifique, de réintégrer nos cinq collègues dans votre colloque.

Premiers signataires :

1. Albert Doja, Professeur d’Anthropologie, Université de Lille

2. Claudio Rubiliani, Physiologiste de la Reproduction, Docteur d’État.

3. Céline Masson, psychanalyste, Professeur des universités

4. Caroline Eliacheff, pédopsychiatre, psychanalyste

5. François Rastier, directeur de recherche honoraire au CNRS

6. Pierre-André Taguieff, philosophe et historien des idées, CNRS

7. Martine Benoit, Professeur d’études germaniques, Université de Lille

8. Isabelle de Mecquenem, Professeur agrégée de philosophie

9. Bernard Ferry, psychanalyste

10. Laurence Croix, Enseignant-chercheur, CRPMS / IHSS, université Paris-Cité, France

11. Luis Fernando Macias García, Psicoanalista, profesor Universidad de Guanajuato, Mexico

12. Laure Caille, présidente Libres MarianneS

13. Jean Szlamowicz, linguiste, Professeur des universités

14. Nathalie Heinich, sociologue, Directrice de recherche

15. Patrick Miller, psychiatre, psychanalyste

16. Brigitte Poitrenaud-Lamesi, Maître de conférences émérite en Études italiennes, université de Caen Normandie

17. Luc Vandecasteele, médecin généraliste

18. Samuel Veissière, PhD, Anthropologist, psychosocial clinician

19. Michèle Vianès, Présidente de Regards de Femmes

20. Eva-Marie Golder, psychologue, psychanalyste

21. Didier Sicard, médecin interniste

22. Daniel Halpérin, Pédiatre, Genève (Suisse)

23. Wiktor Stoczkowski, anthropologue, École des hautes études en sciences sociales

24. Pierre Lévy-Soussan, psychiatre, psychanalyste (SPP., IPA).

25. Dominique Schnapper, sociologue

26. Maurice Berger, pédopsychiatre, professeur associé de psychologie de l'enfant

27. Louise L. Lambrichs, écrivain, chercheuse indépendante CRPMS

28. Béryl Koener, Pédopsychiatre, MD PhD

29. Jean-Daniel Lalau, Professeur d’endocrinologie et praticien hospitalier

30. Claude Habib, Professeur honoraire université Sorbonne nouvelle

31. Jean-François Braunstein, philosophe, Professeur des universités

32. Hubert Heckmann, maître de conférences en littérature, Université de Rouen

33. Joël Kotek, Professeur de Sciences Politiques (ULB)

34. Sonia Timsit, psychiatre, psychanalyste

35. Philip Carl Salzman, Emeritus Professor of Anthropology, McGill University

36. Roy Eappen, Endocrinologist

37. Marie Myriam Boutillier, Chef d'établissement

38. Frances Widdowson, Professor

39. Barbara Kay, journaliste

40. Guillaume Gillet, Psychologue clinicien, psychothérapeute, chargé de cours

41. Caroline Valentin, avocate

42. Luana Maroja, Professor of biology

43. Valeria Martucci Psychologue clinicienne, Psychothérapeute

44. Gilles Falavigna, essayiste et éditeur

45. Jacqueline Schaeffer, psychanalyste, Société psychanalytique de Paris

46. Jean-Pierre Lebrun, psychiatre, psychanalyste

47. Jean-Paul Leclercq, Psychologue

48. Anne Brun, Professeur de Psychopathologie et psychologie clinique, université Lyon 2

49. Jean-Marie Lacroix, Professeur des Universités, génétique, Université de Lille

50. Belinda Cannone, comparatiste, Université de Caen

51. Véronique Segonne, Psychanalyste, Ancienne attachée de l'AP-HP

52. Annie Sugier, Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

53. Jean Giot, professeur émérite, Université de Namur (Belgique)

54. Marianne Baudin, Professeur émériteUniversité Paris-Sorbonne, psychanalyste

55. Nora Markman, psychanalyste

56. Xavier-Laurent Salvador, Maître De Conférences

57. Eric Suire, Professeur des universités

58. Philippe de Lara, Maître de Conférences

59. Gilbert Abergel, psychanalyste

60. Michel Fichant, Professeur émérite des universités

61. Anne-Laure Boch, neurochirurgien

62. Laurent Le Vaguerèse, Psychiatre-psychanalyste

63. Isabelle Denys médecin gynécologue médicale

64. Wilfried Gontran, psychologue, psychanalyste

65. Claire Squires, psychiatre, Maître de conférences honoraire des universités

66. Gérard Rabinovitch, sociologue, chercheur honoraire CNRS

67. Joseph Ciccolini, Pharmacologue, Aix Marseille Univ & Assistance Publique Hôpitaux de Marseille

68. Monette Vacquin, psychanalyste

69. Paul Denis, Psychiatre, psychanalyste, Membre de la Société psychanalytique de Paris.

Colombie-Britannique — Employeurs obtiennent 5 000 $ de plus si les apprentis "s'identifient" à un "groupe méritant l'équité"

L'incitation financée par le gouvernement fédéral est doublée si les apprentis du bâtiment déclarent être membres d'un "groupe méritant l'équité".

Les entreprises de construction de la Colombie-Britannique qui embauchent des apprentis qui s'identifient comme n'étant pas des hommes blancs, hétérosexuels et sans handicap recevront le double d'une nouvelle mesure incitative du gouvernement, soit 10 000 $ pour la première année d'emploi.
 


Le programme Apprenticeship Services de 10 millions de dollars, proposé par la B.C. Construction Association (BCCA) et annoncé le 27 septembre, offre des incitations financières aux petites et moyennes entreprises de construction qui embauchent et inscrivent des apprentis de première année dans un maximum de 39 métiers du Sceau rouge.

Le financement de ce que la BCCA appelle la "plus vaste campagne d'apprentissage des métiers de la construction jamais entreprise en Colombie-Britannique" s'inscrit dans le cadre de la Stratégie canadienne pour l'apprentissage du gouvernement fédéral, qui a été lancée en septembre 2022. 

Depuis lors, le projet a émis des incitations financières pour l'embauche et l'enregistrement de 1 329 apprentis et a envoyé des paiements à plus de 700 employeurs.

La BCCA versera aux employeurs 5 000 $ pour chaque apprenti de première année qu'ils inscrivent dans l'un des métiers admissibles au Sceau rouge. Toutefois, si un candidat s'identifie comme une femme, une personne handicapée, un autochtone, un Canadien racialisé ou un membre de la communauté 2SLGBTQI+, l'incitation est doublée et passe à 10 000 dollars.

Les employeurs peuvent inscrire jusqu'à deux apprentis de première année avant le 31 mars 2024.

Jusqu'à présent, 51 % des apprentis participant au projet se sont déclarés membres d'un "groupe méritant l'équité", selon un communiqué de la BCCA.


mardi 3 octobre 2023

Immigration — La Suède demande à son armée d'aider la police à lutter contre les bandes criminelles (m à j vidéo)


Billet du 30 septembre

Une vague sans précédent de meurtres imputés au trafic de drogue conduit le Premier ministre à envisager de faire appel aux forces armées.

La Suède a demandé à son armée d’aider la police à lutter contre la criminalité des gangs, à la suite d’une forte augmentation des fusillades meurtrières et des attentats à la bombe dans le pays scandinave.

Ulf Kristersson, le Premier ministre de centre-droit, a déclaré, à l’issue d’une réunion qui s’est tenue vendredi avec le chef des forces de défense et de police suédoises, qu’il demanderait la semaine prochaine à l’armée de l’aider.

Il envisage également de modifier la loi pour permettre aux forces armées d’apporter une aide encore plus importante.

 


« Je ne saurais trop insister sur la gravité de la situation. La Suède n’a jamais rien vu de tel auparavant. Aucun autre pays d’Europe ne connaît une telle situation », a déclaré M. Kristersson lors d’une allocution télévisée à la nation dans la nuit de jeudi à vendredi.

Les chefs de la police ont déclaré que la Suède était confrontée à la situation la plus grave en matière de sécurité intérieure depuis la Seconde Guerre mondiale, les gangs d’immigrés se livrant à un conflit sanglant.

La police pense que les gangs utilisent de plus en plus d’enfants pour commettre leurs crimes, car les moins de 18 ans restent souvent impunis ou sont condamnés à de faibles peines par les tribunaux.

L’année dernière a déjà établi un record pour le nombre de fusillades mortelles en Suède, et ce mois de septembre est en passe de devenir le pire mois depuis que l’on tient des statistiques.

« C’est la naïveté et l’inconscience politiques qui nous ont conduits là où nous sommes », a déclaré le Premier ministre suédois. « Ce sont les politiques d’immigration irresponsables et l’échec de l’intégration qui nous ont conduits ici. »

« L’exclusion sociale et les sociétés parallèles nourrissent les gangs criminels. Ils peuvent y recruter sans pitié des enfants et les former pour qu’ils deviennent de futurs tueurs », a-t-il ajouté.
 
La police sur les lieux d’une fusillade qui a fait un mort et un blessé à Jordbro, au sud de Stockholm, aux premières heures de jeudi, une attaque liée à la guerre des gangs

Marseille : L’inquiétante soumission des écoles dites catholiques


Les écoles catholiques proposent de plus en plus de menus sans porc


Le 27 août dernier, le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse fraîchement nommé, Gabriel Attal, annonçait au journal télévisé de TF1 que les abayas et les qamis seraient désormais interdits à l’école. Une décision qui a mis en exergue tout le problème de la laïcité en France et plus particulièrement dans le milieu scolaire. La variété des réactions qu’a suscitée cette loi a montré que s’il est facile de s’opposer à ce qui est clairement religieux, pour ce qui l’est sans l’être, c’est bien plus compliqué. Une complexité retrouvée sur les plateaux de cantine des élèves de la deuxième ville de France où le service de plats sans porc est de plus en plus courant.

C’est le cas dans le public, comme dans le privé, les écoles catholiques ne faisant pas exception. Dans une école privée catholique du centre-ville de Marseille, Scolarest, la société de restauration en charge des repas des demi-pensionnaires, proposait courant septembre des pâtes à la « sauce carbonara sans porc ». Un intitulé qui a divisé les parents d’élèves. Si certains ne voyaient pas le problème parce que « c’est juste un menu de cantine », d’autres s’en sont plaints. « Je ne trouve pas ça normal qu’il n’y ait pas de porc à la cantine. Même dans le public il y en a et ceux qui n’en mangent pas ont, pour l’occasion, un repas végétarien. Je ne comprends pas pourquoi cela ne se passe pas de la même manière », confie un père de famille.

Même son de cloche pour une mère qui « refuse que ses enfants soient privés de porc ». Pourtant, ils le sont, comme dans bien d’autres écoles. Le site de l’enseignement catholique fait d’ailleurs l’éloge d’une école grande ouverte située dans le quartier de Belsunce et se réjouit que « la cantine de Saint Théophile propose des menus sans porc ». Une ouverture pour les enfants qui ne mangent pas de porc mais pas pour tous ceux qui ont une autre restriction alimentaire (gluten, lait, œuf…) puisque ces derniers doivent apporter leur propre repas. Un deux poids, deux mesures troublant.

Des directives serviles
 
D’autant plus qu’il n’y a pas que dans les assiettes que les musulmans ont un statut particulier. C’est au quotidien qu’élèves et parents doivent être traités différemment par les chefs d’établissement. Dans un document intitulé Musulmans en École catholique, édité par l’enseignement catholique et préfacé par Mgr Michel Santier, évêque de Créteil et président du Conseil pour les relations interreligieuses de la Conférence des évêques de France, ils sont appelés à gérer les éventuels problèmes avec beaucoup de prudence voire de soumission.

Le dossier de 106 pages donne des exemples de situations ainsi que la réaction qui serait la plus appropriée pour la gérer. Premier cas de figure dans la fiche intitulée Rencontre avec un parent d’élève : « Dans une école primaire, suite à un problème de violence (une chaise lancée dans la classe) des enseignants (un homme et une femme) convoquent le père d’un élève musulman. Au cours de l’entretien, lorsque l’enseignante s’exprime, le parent se détourne. À l’inverse, quand l’enseignant lui parle, le père de l’enfant entre dans l’échange. »

Dans ce cas, il est préconisé de « favoriser le dialogue entre l’enseignant et le parent » pour « rester en relation ». Enfin, si cela ne suffit pas, les proviseurs sont invités à faire appel à « une compétence musulmane ». En plus de reconnaître son impuissance vis-à-vis de certains élèves de confession musulmane, l’enseignement catholique entérine lui-même son infériorité face à une entité religieuse extérieure.

La mission de l’école catholique est, certes, d’accueillir « tous les enfants sans distinction d’origine, d’opinion ou de croyances », comme précisé dans l’article 442-1 du code de l’éducation mais ce, « en conservant son caractère propre ». Or, il est désormais demandé aux proviseurs de ne pas faire de vague. L’école catholique permet à l’islam de prendre de plus en plus de place en ses murs. Aujourd’hui, ce phénomène passe par des menus sans porc et l’acceptation du déni d’autorité lorsque le directeur est une directrice mais qu’en sera-t-il demain ?

Source : Valeurs actuelles

France — « Du bon milk de chez nous »...

Emplacements de French Touch et French Fab lors de l’inauguration de l’exposition « Made in France » organisée au Palais de l’Élysée, à Paris, le 2 juillet 2021

« Don’t oublie ton little plaisir dans ta crazy journée. » (1) Vous n’avez pas tout saisi ? C’est le slogan amphigourique de la nouvelle gamme de boissons au café de la marque Candia, alliée à Columbus Café. Deux entreprises françaises qui se targuent d’utiliser du « bon milk from chez nous » (2), flanqué d’un drapeau tricolore. Pour ceux qui préfèrent le pastis, il y a Ricard, « born to be mélangé », « sous le sun », à Marseille. Sinon, au « Family village », un centre commercial de Nîmes, « on a plein de bons plans for you »… Des politiques avides de « feedback » et de « quick win », des « managers » qui veillent au « team-building » en « open space », des élus locaux qui se gargarisent de jeux de mots comme « Sarthe Me Up », ou « Oh My Lot » : la langue française serait-elle trop « has been » dans notre « start-up nation » ?

Les élites de la nation n’échappent pas à ces travers. « On entend fréquemment le président de la République et les membres du gouvernement recourir à l’usage de néologismes et d’anglicismes souvent issus des technologies, font remarquer les membres du CEP. On est en de s’interroger sur ce que représente la communication lorsqu’elle fait le choix de n’être pas parfaitement comprise par “les gens”, à moins qu’il ne s’agisse de masquer une absence de réel contenu. Le recours à l’anglais “globish” ne permettrait-il justement pas de dire sans rien dire, voire de se distinguer sans n’exprimer aucun concept ? »


En février 2022, le rapport de l’Académie française, sous-titré « pour que les institutions parlent français », déplorait l’essor du franglais dans la communication institutionnelle, pointant un risque de fracture sociale et générationnelle. Le CEP, lui, recommande d’« impliquer tous les niveaux de la société : l’état, les élites jusqu’aux universités et écoles », et de « mobiliser les consommateurs ». Car ces derniers se montrent assez agacés : selon une étude du Crédoc datant de 2022, un Français sur deux se déclare hostile aux messages publicitaires en anglais, et sept sur dix estiment que l’emploi de l’anglais dans la publicité peut gêner leur compréhension des messages. Deux Français sur trois ont même déjà renoncé à acheter des produits dont les notices ou compositions n’étaient pas traduites en français. Et neuf citoyens sur dix estiment indispensable que les services publics emploient systématiquement la langue française avec les usagers.

Des acronymes anglais sont apparus, sur les réseaux sociaux notamment, comme « DIY, Do it yourself ». Faux est devenu « fake », un foyer, un « cluster », un mélange, un « mix »… « L’usage de formes hybrides est particulièrement fréquent, ni anglaises ni françaises, sortes de “chimères” lexicales composites assez indéfinissables, relève encore le rapport l’Académie française. L’entrée quasi immédiate dans la vie publique de mots anglais ou supposés tels, via les moyens de diffusion de masse, sans adaptation aux caractéristiques morphologiques et syntaxiques du français, conduit à une saturation, d’autant que nombre d’anglicismes sont employés en lieu et place de mots ou d’expressions français existants avec pour conséquence immanquable l’effacement progressif des équivalents français. »

En 2022, en lien avec l’académie, la Commission d’enrichissement de la langue française avait élaboré plus de 200 termes français pour remplacer certains mots empruntés à l’anglais. Elle vient d’en publier une nouvelle liste. Mais qui osera utiliser l’expression « service de rattrapage » à la place de « replay », « semaine de la mode » lors des défilés des grands couturiers [pourtant cela semble évident et en rien plouc], ou « coup d’effroi » dans un film à suspense ?

« L’anglicisation croissante de l’espace public et de la communication, le développement des anglicismes dans le secteur économique et au sein de l’état, mais aussi la nouvelle carte nationale d’identité bilingue »… Les thèmes abordés par les questions écrites adressées au gouvernement depuis 2018 montrent que « la langue française, ciment de la société, est un sujet sensible chez nombre de nos concitoyens », abonde le dernier rapport au Parlement sur la langue française, rédigé par la Délégation générale à la langue française et aux langues de France. « Étant extrêmement sollicités », les dirigeants de la société Candia — ni ceux de Columbus Café, ni ceux de Ricard — n’ont pas souhaité expliquer leurs choix au Figaro. Savent-ils qu’à l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique), 80 % des plaintes concernent la thématique « anglicismes ou abus de termes étrangers » ? L’an dernier, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a procédé à 3 314 contrôles sur l’emploi de la langue française : 579 manquements ont été constatés, et 54 procès-verbaux pénaux ont été dressés.

À la veille de l’ouverture de la Cité internationale de la langue française dans le château restauré de Villers-Cotterêts — le 19 octobre —, le collectif Oser le français, qui regroupe sept associations, prépare une nouvelle salve d’actions contentieuses en s’appuyant sur la loi Toubon, votée en 1994 pour protéger le patrimoine linguistique français. « La Poste et sa “pickup station”, le “Cheese festival” subventionné par la région Auvergnedroit Rhône-Alpes… Nous allons lancer une quinzaine de nouvelles requêtes, détaille Louis Maisonneuve, coordinateur du collectif. Figurez-vous que l’avocat du maire de Nice, attaqué pour son #Ilovenice, répond, dans son mémoire en défense, que cette expression ne constitue pas une “inscription en langue étrangère” mais “une suite ininterrompue de symboles et de lettres formant un ensemble indivisible qui ne forme aucun mot dans quelque langue que ce soit” ! La langue française n’est plus seulement défigurée par l’invasion de termes et tournures syntaxiques anglo-américaines. C’est son usage même qui est mis en cause. La pente s’accentue, qui nous conduit vers un bilinguisme aussi injustifiable que suicidaire. » Un groupe de réflexion parlementaire sur le sujet doit se constituer en octobre, autour du député (LIOT) Guy Bricout et du sénateur (PS) Jean-Pierre Sueur.

De son côté, l’association Francophonie Avenir (Afrav) a obtenu fin 2022 du tribunal administratif qu’il enjoigne au ministère de la Santé de retirer l’expression « Health Data Hub » de tous ses supports de communication destinés au public français, pour utiliser à la place l’appellation « plateforme des données de santé ». Dans son collimateur se trouvent également la French Tech ou la marque déposée « Choose France », inspirée du sommet annuel éponyme, qui doit être employée par l’ensemble de nos ambassades, y compris dans les pays d’Afrique francophone… « Le reniement systématique, au plus haut sommet de l’État, des dispositions linguistiques de notre Constitution, de la loi Toubon et, plus généralement, de l’ordonnance de Villers-Cotterêts qui régit, depuis 1539, l’obligation d’utilisation de la seule langue française dans les relations des autorités avec la population française comme à l’international, ne fait que consacrer l’effacement, chaque jour un peu plus net, de la culture française et de sa langue, jadis respectée comme langue de référence de la diplomatie », s’indigne l’Afrav.

Fustigeant un slogan « pour pizzas », l’Académie française et plusieurs associations de défense de la langue avaient obtenu, en 2017, que « Made for sharing » (3), choisi pour accompagner la candidature de Paris aux JO 2024, soit remplacé par la formule « Ouvrons grand les Jeux ». Mais en 2020, le Conseil d’État avait autorisé l’emploi de la marque territoriale « Let’s Grau » par la commune du Grau-du-roi. Ouvrant ainsi « la voie à un développement accru des slogans publics en anglais », fait remarquer le rapport au Parlement sur la langue française, et mettant « en évidence la nécessité de remédier à certaines ambiguïtés rédactionnelles de la loi ».

Le plus préoccupant, souligne Paul de Sinety, délégué général à la langue française, « c’est l’accélération et la massification du processus, tout à fait inédites, au point de bousculer parfois la maîtrise des règles de syntaxe ». « Quel usage les nouvelles générations vont-elles faire de ces termes franglais — ni complètement français, ni complètement anglais — qui foisonnent aujourd’hui dans l’espace public, alors que la maîtrise du français et de ses règles est devenue un enjeu national à l’école ?, s’interroge-t-il. La France, toutefois, résiste bien davantage que les autres pays d’Europe : nous avons la chance d’être dotés d’un cadre légal qui garantit dans de nombreux domaines de la vie quotidienne l’emploi de notre langue, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité à la consommation ou de santé publique. Les professionnels de la communication doivent nous aider à relever ce défi. Car la langue est un objet éminemment politique. En France, elle participe à la cohésion de notre société. Et chacun d’entre nous en a la responsabilité. »


(1) « N’oublie pas ton petit plaisir dans ta folle journée. »

(2) « Au bon lait de chez nous. »

(3) « Fait pour partager. »

Source : Le Figaro

Immigration, les classes d’accueil mobilisent l’équivalent de 1000 classes au primaire et au secondaire au Québec

Les nouveaux arrivants, il faut les soigner, envoyer leurs poupons dans des garderies, leurs enfants dans des écoles. 

Au Québec seulement, les classes d’accueil mobilisent l’équivalent de 1000 classes au primaire et au secondaire. 

Mais c’est tabou d’en parler. Le concept de “capacité d’accueil” serait même xénophobe. 

Or, la firme de sondage Abacus publiait récemment un sondage dans lequel on apprenait que 61 % des Canadiens trouvent que la cible de 500 000 immigrants en 2025 est trop élevée. C’est un revirement de tendance complet par rapport à l’an dernier. Imaginez s’ils avaient su que c’était plutôt 1,2 M. 

Surtout, libéraux, conservateurs, néo-démocrates, ce constat transcende les lignes partisanes. 

Elle est là la lumière rouge. 

Le projet d’un Canada voué à une immigration débridée est celui des élites. Le clivage avec le reste de la population est sans équivoque. 

Si la classe politique continue de l’ignorer, le ressac sera inévitable. Et c’est l’un des plus beaux piliers de notre société qui se verra ainsi sacrifié sur l’autel d’une utopie déconnectée de la réalité. 

Source: Journal de Montréal