mardi 11 décembre 2012

PIRLS — Les jeunes élèves québécois lisent moins bien que élèves du reste du Canada


Le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) est une évaluation internationale qui dégage les tendances dans le rendement en lecture des élèves de 4e année et dans les politiques et des pratiques en matière de "littératie". L’étude est réalisée tous les cinq ans par l’Association internationale pour l’évaluation du rendement scolaire (AIE), consortium indépendant d’instituts de recherche et d’organismes gouvernementaux.

Les résultats des élèves du Québec sont demeurés stables, ils se classent sous la moyenne canadienne.

Lors de cette évaluation, les élèves devaient répondre à des questions à choix multiples et à des questions à réponse construite. Plus d’un quart de million d’élèves, ainsi que leurs parents, leurs enseignantes et enseignants et les directrices et directeurs de leurs écoles, ont également rempli des questionnaires les interrogeant sur divers facteurs contextuels, à la maison et à l’école, associés au rendement en lecture.

Résultats en lecture selon le pays ou la province
Rang Pays et province  Note
moyenne 
 Écart
Type
1Hong Kong (RAS)571(2,3)
2Fédération de Russie568(2,7)
3Finlande568(1,9)
4Singapour567(3,3)
5Irlande du Nord558(2,4)
6Colombie-Britannique556(3,2)
7États-Unis556(1,5)
8Danemark554(1,7)
9Croatie553(1,9)
10Formose (Taïwan)553(1,9)
11Ontario552(2,6)
12Irlande552(2,3)
13Angleterre552(2,6)
14Nouvelle-Écosse549(2,4)
15Alberta548(2,9)
16Canada548(1,6)
17Terre-Neuve-et-Labrador546(2,8)
18Pays-Bas546(1,9)
19République tchèque545(2,2)
20Suède542(2,1)
21Italie541(2,2)
22Allemagne541(2,2)
23Israël541(2,7)
24Portugal541(2,6)
25Hongrie539(2,9)
26Québec538(2,1)
27République slovaque535(2,8)
28Bulgarie532(4,1)
29Nouvelle-Zélande531(1,9)
30Slovénie530(2,0)
31Autriche529(2,0)
32Lituanie528(2,0)
33Australie527(2,2)
34Pologne526(2,1)
35France520(2,6)
36Nouveau-Brunswick francophone514(2,7)
37Espagne513(2,3)
38Norvège507(1,9)
39Belgique (francophone)506(2,9)
40Roumanie502(4,3)
Point central de l’échelle du PIRLS500
41Géorgie488(3,1)
42Malte477(1,4)
43Trinité-et-Tobago471(3,8)
44Azerbaïdjan462(3,3)
45Iran (République islamique)457(2,8)
46Colombie448(4,1)
47Émirats arabes unis439(2,2)
48Arabie séoudite430(4,4)
49Indonésie428(4,2)
50Qatar425(3,5)
51Oman391(2,8)
52Maroc310(3,9)

Forte progression des premiers, stabilité du Canada et du Québec

Alors que le Canada et le Québec ont des résultats stables depuis 2001 : le Québec progresse d'un seul point non statistiquement significatif et le Canada de quatre points, les premiers du classement ont beaucoup progressé. Hong-Kong, la Russie et Singapour augmentent leurs résultats de près de 40 points.

Même les États-Unis ont bien progressé.  Depuis 1997, la lecture y est devenue un combat national. À cette date, le Congrès a mis en place une commission chargée de faire la synthèse de toutes les recherches scientifiques sur l'apprentissage de la lecture, d'identifier les méthodes les plus efficaces et d'établir un plan de bataille, le National Reading Panel, qui a sensibilisé de nombreux Etats de l'Union. Résultat : les écoliers américains ont nettement amélioré leurs performances en lecture depuis dix ans.

Peu de lecteurs très avancés au Québec

Par rapport aux autres pays, le Canada affiche un pourcentage moindre d’élèves ayant un faible rendement, mais il présente également une proportion plus faible d’élèves très performants par rapport aux pays en tête de classement. En outre, les élèves des écoles de langue anglaise au Canada sont plus nombreux que leurs camarades des écoles de langue française à se classer aux seuils repères élevé et avancé. Pour ce qui est de l’écart des résultats selon le sexe, les filles sont proportionnellement plus nombreuses que les garçons à atteindre le seuil repère avancé au Canada.


Le Québec affiche un pourcentage moindre d'élèves performants (43 %) et très performants (7 %) que la moyenne internationale, respectivement 44 % et 8 %. En d'autres mots, le Québec a peu de très bons lecteurs, mais sa moyenne est supérieure à la moyenne internationale parce qu'il a moins de très mauvais lecteurs. Plusieurs pays avec une note moyenne moins bonne que le Québec ont un nombre plus important de lecteurs performants (voir ci-dessous).

Pourcentage d'élèves en fonction des seuils de rendement
RangPays et province%
Avancé
%
Élevé
1Singapour2462
2Hong Kong (RAS)1867
3Fédération russe1963
4Finlande1863
5Irlande du Nord1958
6États-Unis1756
7Angleterre1854
8Colombie-Britannique1555
9Irlande1653
10Ontario1554
11Formose (Taïwan)1355
12Danemark1255
13Nouvelle-Écosse1452
14Croatie1154
15Israël1549
16Alberta1351
16Canada1351
18Terre-Neuve1350
19Hongrie1248
20Nouvelle-Zélande1445
21République tchèque850
22Bulgarie1145
23Italie1046
23Allemagne1046
25Portugal947
25Suède947
27Pays-Bas748
28Australie1042
29République slovaque844
Médiane internationale844
30Slovénie842
31Québec743
32Lituanie639
33Autriche539
34France535
35Nouveau-Brunswick (francophone)829
(Classement par ordre décroissant de la somme des élèves à rendement avancé et élevé)

Langue parlée à la maison et influence des parents

Les élèves qui parlent toujours la langue du test à la maison obtiennent un meilleur rendement en lecture.



Le PIRLS confirme également le rôle incontestable des parents comme modèle principal de comportement en lecture. À l’échelle internationale comme au Canada, les élèves dont les parents affirment aimer la lecture ont un rendement en lecture nettement supérieur à celui des élèves dont les parents n’aiment pas la lecture.

Motivation des élèves importante

Ce rapport examine également le rendement des élèves en lecture à la lumière de leurs attitudes, de leurs comportements et de leurs activités en dehors de l’école. Les résultats montrent que les élèves du Canada comptent parmi ceux qui aiment le plus lire au monde et cette propension a une relation positive avec leur rendement en lecture. En outre, les filles aiment plus lire que les garçons, mais les résultats du PIRLS montrent toutefois que les garçons qui aiment lire affichent un aussi bon rendement que les filles. La motivation des élèves vis-à-vis de la lecture et l’investissement des élèves dans les leçons de lecture sont deux autres facteurs qui ont une relation positive avec leur rendement en lecture. Plus les élèves sont motivés ou investis dans leurs leçons de lecture, plus leurs résultats en lecture sont élevés.

Fort taux d'exclusion d'élèves au Canada et au Québec

Au Canada, la population d’élèves de 4e année a été couverte à 90,1 p. 100, avec un taux d’exclusion pondéré global de 9,9 p. 1001. D’un point de vue international, il s’agit de l’un des taux d’exclusion les plus élevés, avec seulement trois participants comptant plus d’exclusions que le Canada : la Région administrative spéciale de Hong Kong (11,8 p. 100), Israël (24,6 p. 100) et la Floride, aux États-Unis (12,9 p. 100). Dans la plupart des autres pays, le taux d’exclusion ne dépassait pas 5 p. 100. Aussi, faut-il être prudent lorsqu’on généralise les résultats du PIRLS à l’ensemble de la population d’élèves de 4e année au Canada.

En règle générale, les élèves (immigrants pour la plupart) qui avaient suivi moins d’une année d’enseignement dans la langue du test devaient être exclus des tests PIRLS. À l’échelle provinciale, le taux d’exclusion à l’échelle des élèves va de 1 p. 100 au Québec à 9,7 p. 100 en Colombie-Britannique. Par contre 99 % des écoles de Colombie-britannique faisant partie de l'échantillon initial ont participé à l'étude, alors que seules 96 % des écoles québécoises l'ont fait.

Le cas italien.. et mormon

Au niveau international, le rapport entre le niveau d’études des enseignants et le rendement en lecture des élèves est positif et linéaire jusqu’au niveau du baccalauréat universitaire.

En ce qui concerne le niveau des études de deuxième et troisième cycle universitaire, les gains sont inégaux d’un pays à l’autre (et il n’y a pas de différence au Canada).

Étrangement, les résultats italiens en lecture sont légèrement supérieurs à ceux du Québec, mais un tiers au moins des institutrices italiennes de 4e année n’ont qu’un diplôme de l’école secondaire.

Il n'est pas clair, pour nous, s'il y a un lien de cause à effet dans cette corrélation : les pays les plus avancés et consacrant le plus de temps et d'argent à l'alphabétisation demandant une plus longue formation sans que celle-ci soit nécessairement utile à un bas âge. Rappelons que la meilleure école primaire en Colombie-Britannique selon le classement de l'Institut Fraser est une école de mormons polygames où aucune des institutrices n'a même un diplôme universitaire à notre connaissance.




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lundi 10 décembre 2012

Vatican Radio : Catholic School in Quebec loses religious freedom case

ROME — A Catholic private school is considering petitioning the Supreme Court of Canada, after the Quebec Court of Appeal issued a decision obliging it to teach a state-imposed Ethics and Religious Culture course (ERC) at odds with Catholic teaching. The Quebec court issued its decision Dec. 4, overturning an earlier judgment of the Superior Court, which supported the request Loyola High School put to the education minister to teach the course objectives from a Catholic perspective. The Jesuit boys school, located in Montreal, has been battling the provincial government on this issue since 2008.


Marie Bourque, vice-president of the Catholic Parents Association of Quebec, said the decision infringes on the rights of parents to choose an education for their children in line with their faith and values and “to rely on the collaboration of confessional schools” to this end. The Catholic Civil Rights League also issued a comment in agreement.

Bourque described the ERC as a “totally superficial, folkloric and materialistic” program, which “forbids any chronological or historical teaching of religions.”

“It presents them as the fruit of the human mind,” she explained. “It’s all relativistic; there’s no absolute truth at all. So, moral and philosophical stands, which are atheistic, certainly sound more credible than any religion at all in this context.”

Both the Catholic Church and the UN Declaration of Human Rights state that parental rights in education are essential and must be upheld, she underlined.

“The responsibility belongs to (parents) to teach morals and religion. They can delegate it to whom they choose but it belongs absolutely to them in the first place,” she said.

Loyola High School first took legal action in 2008, when the education minister refused to grant equivalency to the school’s Morals and World Religions course. The minister argued that Loyola’s course is taught from a Catholic viewpoint, whereas the state course requires religions to be taught from a secular and religiously neutral perspective.


Listen to the interview by Laura Ieraci with Marie Bourque: RealAudioMP3


See also


Supreme Court — Break with Common Law Putting the Onus on Parents rather than the State(With sample activities and material used in ERC classes)





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dimanche 9 décembre 2012

Pauline Marois embobine Guy A. Lepage sur le dossier des CPE

Dans le controversé dossier des 28 000 nouvelles places en garderie dites à 7 $, Guy A. Lepage s’est fait embobiner comme un enfant par la première ministre Pauline Marois, qui participait dimanche dernier à Tout le monde en parle. De deux choses l’une avec cette promesse péquiste de 477 millions $ : ou Mme Marois a sciemment trompé le populaire animateur de la SRC ou elle a parlé carrément à travers son chapeau.

La question de Guy A. : « On a reçu beaucoup de courriels de la part de garderies privées non subventionnées qui dénoncent votre décision de créer 28 000 nouvelles places en garderie parce que, selon leur coalition, le gouvernement pourrait réaliser des économies substantielles en convertissant les places existantes de ces garderies-là, qui existent déjà et qui répondent aux mêmes normes que les CPE (centre de petite enfance). Est-ce que c’est une possibilité qui a été étudiée et pourquoi vous ne misez pas sur elles ? »

Réponse de Pauline Marois : « Elles (les garderies privées) répondent aux mêmes normes, je n’en disconviens pas. Et dans la majorité, elles offrent un très bon service.

Cependant, si je transforme ces places-là en des places à 7 $, je n’ajoute pas une place de plus, puisque toutes ces places-là sont occupées. Mon objectif, c’est d’augmenter le nombre de places. Une fois qu’on aura atteint les 250 000 places qui est notre objectif (parce qu’on croit, dit-elle, que c’est ce qui répond aux besoins), là, on pourra envisager de transformer progressivement ces places en places à 7 $ par jour. »

« Mais seulement à ce moment-là ? », a ajouté Guy A.

« Oui ! », a répondu Mme Marois.

Mensonges

La porte-parole de la Coalition des garderies privées non subventionnées, Prescillia B. Boily, tient à rectifier les « dires mensongers » de Mme Marois.

Contrairement à ce qu’affirme Pauline Marois, le réseau des garderies privées non subventionnées n’est pas complet. « Nous avons une moyenne de 30 % de nos places qui sont vacantes », précise Mme Boily. Sur les 35 000 places disponibles dans le réseau privé, il y a 11 000 places vacantes présentement.

Autre fausse information lancée à Guy A. par Mme Marois : « Les listes d’attente (des CPE) démontrent qu’ils manquent de places pour répondre à tous les enfants du Québec. »

Les enfants qui sont inscrits sur ces listes, rétorque Mme Boily, ce sont NOS enfants dans NOS installations, en attendant une place à 7 $.

Au lieu de devoir payer près d’un demi-milliard de dollars pour ouvrir les nouveaux CPE (en construisant de nouveaux locaux) devant accueillir 28 000 enfants, le gouvernement économiserait près de 200 millions en transférant ces nouvelles places aux 600 garderies privées non subventionnées existantes.

37 $ par jour

Dans le réseau public des CPE, il en coûte au contribuable de 48 $ à 52 $ par jour pour faire garder un enfant. Les parents utilisateurs doivent payer 7 $ par enfant. Dans le réseau privé, il en coûte aux parents environ 37 $ par jour pour garder un enfant.


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Des garderies poursuivent l'État pour concurrence déloyale

Des garderies juives s'arment pour une bataille juridique contre le gouvernement (liberté religieuse)

Québec — Natalité pour six premiers mois de 2012 en léger déclin

Taux de natalité du Québec à nouveau légèrement en baisse en 2011

Étude sur les garderies qui se paieraient d'elles-mêmes : la multiplication des pains (l'économiste  Martin Coiteux)

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique







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Réindustralisation des États-Unis grâce au gaz et à l'huile de schiste

Alors que l’industrie française est en chute libre (3,2 millions d’emplois contre 5,3 en 1980, 12 % de la production de richesse nationale contre 24 % il y a 32 ans), les États-Unis (surtout le secteur privé) ont su réagir en exploitant le gaz de schiste, véritable catalyseur de l’économie.

Là-bas, le secteur de l’acier devrait connaître cette année une croissance de 6 %. Explications de France 2 :




Selon la chaîne américaine MSNBC (pro-Obama et cela dès 2008), cette abondance de gaz et d'huile de schiste rend l'énergie trop bon marché ce qui est nuisible pour le développement des « énergies renouvelables ». Le confort des Américains ou de leur industrie visiblement pas une priorité :




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Gaz de schiste : « La France est bénie des dieux ».

Le principe de précaution: une exception française

Les États-Unis bientôt premier producteur de pétrole grâce aux schistes... Que fait le Québec ?



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samedi 8 décembre 2012

L'ex-ministre Jacques Brassard : « urgent de revoir à la baisse le seuil d’immigration »


La ministre de L’immigration, Diane de Courcy, s’interroge et s’inquiète tout à la fois sur l’échec relatif de la francisation des immigrants. Elle reconnait que sur plus de  50,000 immigrants qui arrivent chaque année, 12000 d’entre eux ne peuvent dire un mot de français à leur descente d’avion et que 5000 d’entre eux ne s’inscriront à aucun cours de français.

Ce qui signifie, reconnait la ministre, que le Québec «échappe ainsi, année après année, quelque 40% des nouveaux arrivants non francophones.»

Que doit-on conclure de ces faits? D’abord, qu’il est légitime de penser que ces immigrants non francophones et non francisés, ou s’intègrent à la communauté anglophone, ou s’enferment dans un ghetto.

Ensuite, qu’il est tout aussi légitime de conclure que la capacité d’intégration de la société québécoise n’est pas d’un niveau suffisamment élevé en regard du nombre d’immigrants qui arrivent chaque année, puisque plusieurs milliers des nouveaux venus échappent, à chaque année,  à toute francisation.

Enfin, ce qui découle de ces faits, c’est la pertinence de remettre en cause le seuil maximal d’immigrants reçus depuis 2008, soit 55000 par année.

En 2008, rappelons-nous, alors que libéraux et péquistes s’entendaient comme larrons en foire pour juger tout à fait raisonnable d’accueillir 55000 immigrants chaque année (10000 de plus), Mario Dumont, lui, trouvait imprudent et irresponsable de rehausser le seuil à un tel niveau. 45,000, c’était même déjà trop.

Mario Dumont et l’ADQ furent alors accusés de nourrir des préjugés contre les immigrants. Maka Kotto, du PQ, traita même M. Dumont de «lepeniste» (Le Pen étant le chef du Front National, parti français d’extrême-droite). Bref, Mario Dumont fut cloué au pilori pour avoir osé remettre en question et jugé trop élevé le seuil d’immigration.

Pourtant, la question est on ne plus pertinente et légitime. Se pourrait-il que notre incapacité à bien intégrer les immigrants ne soit pas seulement liée à l’insuffisance de ressources et de moyens, mais aussi au fait qu’il en arrive TROP à chaque année? Se poser une telle question n’a rien à voir avec le racisme, la xénophobie ou le «lepénisme».

Regardons ce qui se passe en Europe. Tous les pays se sont ouverts à une immigration massive plus ou moins contrôlée. En France, c’est 200,000 qui arrivent chaque année. Et c’est sans compter les illégaux. Rendez-vous compte : en cinq ans, c’est un million qui débarque. Et tous ces pays se sont englués dans le multiculturalisme. Avec comme conséquence, le communautarisme, c’est-à-dire des communautés culturelles, ethnico-religieuses, repliées sur elles-mêmes. Ce qui signifie également des millions de personnes vivant dans des zones de non-droit (des «territoires perdus de la République», comme on dit en France) assujetties aux prêcheurs islamistes et aux gangs organisés, les deux haïssant leur société d’accueil.

Je sais bien qu’au Québec, nous n’en sommes pas là. Mais les conditions pour y arriver sont bien présentes. D’une part, le multiculturalisme est bien implanté chez nous. Ce qui veut dire que l’on encourage les communautés culturelles  à sauvegarder et à promouvoir leurs identités respectives. Avec comme conséquence que, depuis plus de 30 ans, au Québec comme au Canada, la moindre évocation d’une politique d’immigration fondée sur l’assimilation est perçue comme une hérésie raciste ultra nationaliste. Et d’autre part, nous accueillons trop d’immigrants.

S’il est urgent de renforcer notre loi linguistique, il est tout aussi urgent de revoir à la baisse le seuil d’immigration.






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Grand Nord du Québec — Élèves francophones privés d'école

Des élèves francophones qui vivent à Kuujjuaq (Fort Chimo) sont privés d'école, puisqu'ils sont incapables d'obtenir une éducation en français.


La commission scolaire Kativik, dans le Grand Nord québécois, n'a pas l'intention de changer sa formule pour aider les élèves francophones, comme le demandent des parents et le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MELS).

Le MELS lui a envoyé une lettre à la mi-septembre lui rappelant son obligation de fournir des services éducatifs en français dès la maternelle. Dans une réponse envoyée à la vice-ministre Louise Pagé, la directrice générale de la commission scolaire, Annie Popert, réplique que la Convention de la Baie-James et du Nord québécois et la Charte de la langue française sont respectées. Elle estime qu'elle répond aux obligations avec les tutorats actuellement offerts.

Depuis septembre, les parents francophones n'ont plus l'option d'envoyer les enfants en tutorat l'après-midi, une solution que la commission jugeait trop «perturbatrice» pour les autres élèves. Des tutorats sont donc uniquement offerts les soirs et le samedi. Au Nunavik, l'enseignement en français ou en anglais commence à la 4e année, dans un contexte de langue seconde. Les parents insatisfaits doivent embaucher un tuteur privé, à leur frais.

Le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport verse pourtant une allocation à la Commission scolaire Kativik (celle exemptée d'enseigner ECR...), au Nunavik, afin d'offrir un service de tutorat aux élèves francophones.

Selon les parents concernés, cette subvention s'élève à 14 500 $ par enfant annuellement.

Il faut savoir qu'au Nunavik, la classe se fait en esquimau (inuktitut) - langue des Inuits - de la maternelle à la 3eannée, période où une langue seconde est progressivement introduite.

À compter de la 4eannée, l'enseignement se fait en anglais ou en français, dans un contexte d'apprentissage en langue seconde.

En attendant que le conflit se règle, les enfants n'ont toujours pas d'école. Pour éviter qu'ils prennent trop de retard, les parents ont choisi de débourser chacun 1000 $ par mois pour payer eux-mêmes les tutrices et le local. « Certains ont pris une marge de crédit », affirme M. Jodoin. Les cours ont débuté à la mi septembre.

Les élèves ne disposent pour le moment que de photocopies, car la commission scolaire refuse de leur fournir des manuels scolaires, affirment les parents.

Un dossier hautement politique

Les parents multiplient les démarches auprès du Ministère depuis des semaines, mais il s'agit d'un dossier hautement politique.

Le budget de la Commission scolaire Kativik provient du Ministère, mais elle dispose de plus d'autonomie que les autres commissions scolaires en vertu de la Convention de la Baie-James.

« On est pris en otage. On se sent complètement abandonnés », confie M. Jodoin.

Il y a quelques années, l'ancien hockeyeur Joé Juneau, qui a mis sur pied un programme de hockey pour les élèves du Nunavik, a connu des problèmes semblables. Il avait songé à revenir dans le Sud parce que ses deux filles n'avaient pas accès à une éducation en français. Un programme de tutorat en français avait alors été mis sur pied au Nunavik.

Le député péquiste de la région, Luc Ferland, craint que le Nunavik ne perde des travailleurs à cause de cette situation. Il en a discuté avec le sous-ministre à l'Éducation vendredi et compte en faire un dossier prioritaire lorsque le nouveau gouvernement sera formé.

« Ces parents ne pourront pas demeurer à l'emploi du Nunavik, que ce soit dans les domaines de l'éducation, de la santé ou de l'administration si leurs jeunes n'ont pas accès à une éducation en langue française », souligne M. Ferland.

Un problème semblable a été vécu avec les Cris il y a un peu plus d'un an, rappelle-t-il. « Il n'est toujours pas résolu. »

Dans un courriel laconique, le ministère de l'Éducation a fait savoir qu'il « demeure disposé à travailler avec la commission scolaire et les parents concernés afin d'en arriver à une entente dans les meilleurs délais, et ce, dans le respect des droits et obligations de toutes les parties. »





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vendredi 7 décembre 2012

Tous les Québécois doivent mettre l'épaule à la roue... sauf les étudiants ?


D'Yves Boisvert de la Presse

Former un vétérinaire coûte 30 000$ par année (c'est environ 4000$ pour un étudiant en sciences humaines). En 2007, on calculait que l'étudiant en médecine vétérinaire payait 6% de sa formation. Vu le gel des droits de scolarité et l'augmentation naturelle des coûts, cette proportion va baissant.
 [...]
En cette année de dures compressions, l'ironie est sublime. Les étudiants, qui seront les gens les mieux rémunérés du Québec de demain, contribuent de moins en moins, ont de plus en plus d'aide... Mais on n'attend pas pour comprimer les dépenses des universités.
La semaine dernière, l'Université de Montréal a lancé la plus grande campagne de financement de son histoire. On vise 500 millions de dollars en dons - la dernière, terminée en 2003, a rapporté 218 millions. Déjà près de 200 millions ont été recueillis en «pré-campagne». 
C'est bien. Mais on a du chemin à faire, question philanthropie. 
Pendant ce temps, UBC [Colombie-Britannique] lance une campagne de... 1,5 milliard. UofT [Toronto]... 2 milliards. 
Cet argent est utilisé pour des projets spéciaux, des bourses d'excellence, des chaires, des labos, souvent ce qui permet à un département de se distinguer. Ce n'est pas pour payer le chauffage. 
Quand on voit l'écart se creuser, comment ne pas craindre que les universités québécoises ne soient de plus en plus à la traîne? 
Quand on aura rendu les institutions de haut savoir québécoises un peu plus médiocres, et en particulier les seules grandes universités de recherche francophones, peut-être se souviendra-t-on de l'année où l'on a sacralisé le gel des droits de scolarité.
Tout le monde doit faire un effort, nous dit le ministre Duchesne. 
Tout le monde, sauf les étudiants.




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Loyola considère faire appel devant la Cour suprême

Le professeur Douglas Farrow de l'Université McGill, témoin expert pour le collège Loyola, a déclaré au site LifeSiteNews que Loyola envisageait de faire appel de la décision de la Cour d'appel du Québec devant la Cour suprême du Canada. Le professeur Farrow a également déclaré qu'« il n'y a actuellement au Canada aucune autre affaire en matière de liberté religieuse plus importante que celle-ci. » La demande d’autorisation d’appel doit être signifiée et déposée par les avocats de Loyola auprès de la Cour surprême « dans les 60 jours suivant la date du jugement porté en appel ».

Rappelons que, par son jugement rendu le 4 décembre 2012, la Cour d’appel avait renversé le jugement favorable de la Cour supérieure de Montréal, qui reconnaissait à l'école secondaire Loyola le droit d’enseigner un programme équivalent plutôt que le programme obligatoire Éthique et culture religieuse (ECR).

Ce jugement de la Cour d'appel conforte le ministère de l'Éducation dans son refus de considérer le programme de Religions du monde et de morale comme équivalent au controversé programme d'Éthique et de culture religieuse parce que le programme de Loyola adopte une approche catholique alors que le programme d'État est lui « laïque ». Les critiques du programme ECR ne le trouvent pas tant laïque que relativiste dans son apparente neutralité. Le juge Fournier de la Cour d'appel du Québec n'hésite à déclarer que la déconfessionnalisation des écoles au Québec permet l'imposition d'un programme neutre comme ECR dans une école catholique privée.

Dans le même article, le secrétaire de la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) affirme être étonné que les juges de la Cour d'appel trouvent « parfaitement raisonnable de laïciser l'enseignement dispensé dans une école privée catholique. » Il a souligné que cette décision « est au mieux un oxymore », c'est-à-dire au mieux une formule en apparence contradictoire.

Voir aussi

Texte du jugement en appel Loyola contre le Monopole de l'Éducation

ECR — Appel de la cause Loyola, les trois juges en délibéré (Fournier a suivi grosso modo la plaidoirie de Me Boucher, la nomination de Fournier avait été accueilli avec incompréhension).

Mémoire en appel de la Loyola High School et John Zucchi c. le ministère de l'Éducation, des Loisirs et du Sport

Directeur du collège Loyola : la perspective prescrite en ECR est relativiste

Le juge Richard Wagner qui a entendu l'affaire Loyola contre MELS pressenti à la Cour suprême

ECR — Décision favorable au Collège Loyola dans l'affaire qui l'oppose au Monopole de l'Éducation (en première instance)

À qui sont ces enfants au juste ?

Déclaration de Me Mark Phillips avocat de S.L. à la suite de la décision Deschamps de la Cour Suprême


Me Mark Phillips explique le jugement de la Cour suprême du Canada, ce qu'est le programme d'éthique et de culture religieuse (ECR) et ce que demandaient les parents de Drummonville





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Usurpateur arrêté

Saint Nicolas est passé hier récompenser les bons enfants. On nous informe que la police aurait mis la main sur un usurpateur.


Ce site permet de se pencher sur l'histoire de la fête de saint Nicolas. La fête de Sinter Klaas fut importée aux États-Unis (à la Nouvelle-Amsterdam) par les Hollandais (et les Belges, voir Pierre Minuit). Coca-Cola finira de transformer saint Nicolas (Sinter Klaas) en Père Noël (Santa Claus).


La Saint-Nicolas de Jan Steen (1665-1668)


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Les adultes en couple sans enfant risquent plus de mourir prématurément

Des chercheurs de l’Université d’Århus ont réalisé une étude à partir des nombreuses données disponibles sur la période 1994-2008, relatives aux 21 276 couples danois qui, n’arrivant pas à avoir d’enfants naturellement, ont tenté la fécondation in vitro (FIV) entre 1994 et 2005.

Selon le Pr Esben Agerbo, qui a dirigé les recherches, « consciente du fait que l’association ne signifie pas la causalité, notre étude suggère que les taux de mortalité sont plus élevés chez les personnes sans enfant. »

Ainsi, parmi les femmes qui sont restées sans enfant, le taux de mortalité précoce liée à des troubles du système circulatoire, aux cancers et autres accidents était quatre fois plus élevés que chez celles qui, par la suite, ont donné naissance à un enfant (15 210 entre 1994 et 2005). Chez les femmes qui ont adopté un enfant (1 564), ce taux est 50 % inférieur par rapport à celles qui ont donné la vie.

Selon l’étude publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health, les taux de mortalité étaient environ deux fois plus élevé chez les hommes qui ne sont pas devenus des parents, que ce soit naturellement ou par adoption.

Les taux de problèmes de santé mentale étaient similaires entre couples avec et couples sans enfants, sauf pour ce qui concerne les problèmes de drogue et d’alcool, en moyenne plus courants chez les couples sans enfant qui auraient souhaité accueillir la vie.

Des résultats qui montrent que l’accueil de la vie est bon pour la santé et, surtout, qu’avoir le sentiment de remplir ses objectifs de vie l’améliore.

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