mardi 12 juillet 2011

Suisse — référendum pour une justice fiscale envers toutes les familles

Au Québec, l'État finance massivement les garderies et autres CPE (environ 43 $ de subventions par jour et par enfant dans un CPE à « 7 $ »). Il aide les seules familles qui font garder leurs jeunes enfants par des tiers et non les « femmes au foyer » honnies. C'est clairement discriminatoire pour les familles qui gardent leurs tout-petits elles-mêmes sans avoir recours à des tiers.

En Suisse, l'Union démocratique du centre (UDC) a déposé aujourd'hui l'initiative populaire fédérale pour l'allègement fiscal des familles avec enfants (« Initiative pour les familles ») avec 113.001 signatures. Cette initiative exige des allègements fiscaux pour toutes les familles. Le projet d'allègement fiscal approuvé par le Parlement durant la session d'automne 2009 permet aux parents qui font garder leurs enfants par des tiers de déduire fiscalement les frais d'assistance extérieure. Alors que les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants ne peuvent pas bénéficier d'un tel allègement fiscal et sont donc clairement discriminés. Une telle réforme doit être rejetée et l'UDC veut corriger ce déséquilibre fiscal. Les parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants sont en droit de bénéficier des mêmes déductions fiscales que les familles qui confient la garde de leurs enfants à des tiers. Tous les parents sont donc libres de choisir leur type de famille, mais aussi d'assumer la responsabilité et les conséquences. Les buts de l'initiative :

  • Allègements fiscaux pour toutes les familles avec enfants.
  • Pas de discrimination des parents qui gardent eux-mêmes leurs enfants.
  • Libre choix et responsabilité individuelle des familles dans l'éducation des enfants.
  • Non à l'étatisation des familles avec enfants.
  • Non à la mise sous tutelle des parents.

L'Union démocratique du centre (UDC) est un parti politique suisse de droite, moralement conservateur et économiquement libéral. Il reste le parti le plus représenté au Conseil national, avec un peu plus du quart des sièges, et dispose également de six conseillers aux États [des sénateurs] sur 46.

Récemment, l'UDC avait lancé l'initiative populaire « Pour le renvoi des étrangers criminels », acceptée par le peuple et les cantons le 28 novembre 2010.





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Médias — La foule d'un million au défilé de la Fierté gaie de Toronto

Radio-Canada affirmait le 3 juillet que « [p]lus d'un million de personnes ont envahi les rues du centre-ville de Toronto, dimanche, pour le défilé de la Fierté gaie. » Selon la radio subventionnée d'État, il s'agissait d'« Une foule record ». Étrangement, Radio-Canada donnait un record supérieur l'année précédente : « La 30e édition du défilé de la Fierté gaie a rassemblé 1,3 million de personnes à Toronto, dimanche après-midi, malgré la chaleur accablante. »

Le Devoir, cet autre pilier du correctivisme politique dans les médias québécois, affirmait le 4 juillet 2011 : « Plus d'un million de personnes ont envahi les rues du centre-ville de Toronto, hier, portant des ensembles aux couleurs de l'arc-en-ciel à l'occasion du plus important défilé de la Fierté gaie au Canada. »

Parions que ces chiffres apparaîtront bientôt dans les manuels scolaires et qu'ils seront mentionnés avec le plus grand sérieux dans les classes.

Mais d'où provenait ce chiffre d'un million ? Qui avait estimé la foule à ce nombre ? Ni Radio-Canada, ni Le Devoir ne le mentionnent. Au-delà de cette attitude cavalière de ne pas indiquer ses sources pour des médias qui se prétendent de qualité, est-ce que ce nombre est crédible ?

L'hebdomadaire Maclean's, enfin d'abord un de ses lecteurs, s'est posé la question.

Extraits :
Participants à la Fierté gaie de Toronto 2011
Un million, hein ? Vraiment ? Cela représente environ un cinquième de la population de la région du Grand Toronto entassé le long d'un défilé de 2 kilo­mètres dans les rues du centre-ville. L'auteur de la lettre, Steven Murray de Victoria (Colombie-Britan­nique), dont les calculs sont sans aucun doute meilleurs que les miens, souligne que c'est « physi­quement et mathé­ma­ti­quement impos­sible. » « Pour installer un million de personnes dans cet espace », écrit-il, « il faudrait 25 per­sonnes par mètre carré, c'est-à-dire 4 à 5 fois plus qu'il n'est possible physi­quement d'y mettre. »

La surface totale de toutes les rues dans l'enceinte du festival de la Fierté gaie, délimitées par, d'une part, les rues Bloor et Gerrard et, d'autre part, les rues Yonge et Jarvis, est d'environ 157 100 mètres carrés. Aaron Gradeen, étudiant à la maîtrise en génie à l'Université Ryerson, a effectué les calculs et il a conclu que même si les gens étaient debout au coude à coude dans chaque rue et ruelle de ce périmètre, ce chiffre [d'un million] serait hautement improbable. « Avec sept personnes par mètre carré, c'est possible, mais cela me paraît très dense. » Le parcours même du défilé n'aurait qu'une superficie d'environ 40.000 mètres carrés. Selon Gradeen, en supposant que le défilé ait eu 20 mètres de large et deux kilomètres de long, vous pourriez au mieux y tenir 280.000 personnes. Et ceci si sept personnes debout occupent chaque mètre carré de cette superficie. À titre d'expérience, j'ai entouré un mètre carré dans le bureau de la rédaction à l'aide d'un ruban et j'ai demandé à mes collègues du Maclean's de s'y tenir. À cinq personnes, c'était bizarre. À six, cela devenait assez intime. À sept, nous nous retenions pour ne pas nous effondrer sur le ruban adhésif qui délimitait le mètre carré.
Participants/participantes ? de la Fierté 2001
[...]

Mettons de côté l'arith­métique pour l'instant. Résu­mons ici ce qui a pu se passer et com­ment on en est arrivé à cette assis­tance record impos­sible. Elle prend sans doute sa source dans les chiffres publiés dans un Rapport d'impact économique de la Fierté de Toronto en 2009.

« Le concept d'assistance est problématique » de déclarer Michael Harker, associé principal à la firme de sondages de Toronto Enigma Research Corporation, la société qui a rédigé ce rapport. « Il y a une grande différence entre visites et visiteurs uniques. » Le document en question estime la participation et l'impact économique, il a été soumis et approuvé par Industrie Canada. Et on y retrouve le chiffre d'un million. L'édition 2009 du festival de la fierté de Toronto, qui a duré du 25 au 28 juin aurait attiré environ 1.120.000 visites.

« Une visite, c'est quand un gars vient trois fois, vous le comptez à trois reprises. Une visite unique, vous ne comptez un gars qu'une fois, même s'il vient trois jours de suite. » Ce chiffre d'un million représente le nombre total de visites lors des festivités — y compris donc des visites multiples par une même personne pendant les quatre jours de l’évènement et non pas le nombre de personnes présentes lors du défilé. Le nombre total de visiteurs uniques était de 411 450, et là encore ce chiffre ne correspond pas uniquement aux participants du défilé, mais à tous les visiteurs pendant les quatre jours de l'évènement.

Participant dans l'assistance clairesemée
du défilé Fierté 2011 
« En général, les organisateurs d'un évène­ment aiment citer l'esti­mation de fréquen­tation la plus haute possible, comme vous pouvez bien l'ima­giner. Ils utili­seront ce chiffre dans une entrevue, puis un jour­naliste au lieu de rappeler qu'il s'agit de visites dira qu'il s'agissait là de la fréquen­tation et la prochaine personne inter­prétera mal ces mêmes chiffres. Je pense que c'est là la cause de beaucoup de malen­tendus sur les chif­fres d'as­sis­tance à de tels évè­nements. « Ouais, un million de personnes qui descend la rue Yonge, on ne peut les y mettre. »

Le constable Victor Kwong, chargé des relations avec les médias au Service de police de Toronto, explique que la police ne fournit plus aucune estimation. « Nous avions l'habitude de faire des estimations, mais nous avons reçu au cours des années de nombreuses plaintes. Les gens disaient : Ah, vous estimez à la baisse afin que l'évènement soit moins couvert par les médias ou Vous estimez à la hausse pour que plus de gens soutiennent cette manifestation. En conséquence, voilà plusieurs années que nous faisons plus d'estimations. »

« Mais la Fierté gaie n'invente pas de chiffres », explique Harker. « La différence entre ces deux nombres est expliquée à tout un chacun sur ​​leur site web. »

Quand j'ai demandé au directeur de la communication de la Fierté Toronto si ce chiffre d'un million ne lui semblait pas un peu exagéré, il m'a dit qu'il ne savait pas : « Nous n'avons pas encore de chiffres officiels ».

[...]





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lundi 11 juillet 2011

France — trois écoles libres sur cinq sont non confessionnelles

La Fondation [française] pour l'école publie l'édition 2011 de son Annuaire des écoles indépendantes. Il montre diversité et la vitalité des écoles libres en France (aussi appelées « hors contrat » ou « indépendantes »).

L’absence de financement public leur interdit encore de fixer des frais de scolarité aussi bas qu’elles le souhaiteraient pour être accessibles à tous, mais leur essor montre que de plus en plus de Français se tournent désormais vers elles pour avoir une éducation de qualité qui n'est pas régie par l'Éducation nationale, tant au niveau des programmes que de l'embauche du personnel enseignant.

Répartition des écoles libres par confession

À l’écoute des besoins spécifiques de chaque enfant

À l’écoute des parents et au service des besoins de chaque enfant plus que du « groupe classe », les écoles indépendantes sont à l’avant-garde dans le domaine de l’éducation des enfants précoces (15 écoles), des enfants souffrant de troubles de l’apprentissage (30, dont 15 pour les dyslexiques), mais aussi pour l’éducation différenciée ou non mixte (62), les internats (54), les cursus bilingues ou internationaux (102), les pédagogies innovantes (22 écoles Waldorf, 8 écoles Montessori notamment). Elles sont aussi le fer de lance du renouveau de l’école traditionnelle, fondé sur un enseignement structuré et sur les humanités classiques, aujourd’hui abandonnées dans les écoles appliquant la pédagogie et les programmes officiels (95 écoles).

45 841 enfants ont la chance d’étudier dans une école indépendante en France
Ventilation des effectifs des écoles libres par niveaux





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France — l'imposition de la théorie du genre affaiblit l’autorité de l’institution scolaire

Le bulletin de la Fondation pour l'école revient sur l'enseignement du genre en 1re [environ Secondaire V-1re année de cégep] Sciences de la vie et de la terre (sciences naturelles) :

À la rentrée, ces lycéens devront se livrer à la « confrontation de données biologiques et de représentations sociales » (Bulletin officiel n° 9 du 30/09/2010), en SVT (sciences de la vie et de la terre), dans le cadre du module « Féminin/Masculin ». En clair, cela impose d’étudier la distinction entre l’« identité sexuelle » et l’« orientation sexuelle ». « L’identité sexuelle correspond au genre selon lequel nous sommes socialement reconnus. L’orientation sexuelle, en revanche, correspond au sexe des personnes qui sexuellement nous attirent », explique le manuel de Sciences 1re L-ES [filière non scientifiques pures] publié par Bordas.

Présenter cette théorie engagée et ultraminoritaire du Gender dans le cadre d’un cours de sciences la parera immanquablement d’une aura de vérité scientifique dont elle est objectivement dénuée.


Publicité affichée dans les écoles françaises
poussant les jeunes à s’interroger sur leur « orientation sexuelle ».

Ce mélange des genres, coutumier depuis que la pluridisciplinarité des approches thématiques est à la mode à l’Éducation nationale, rend toute rigueur scientifique impossible et, partant, affaiblit l’autorité de l’institution.

Cela constitue aussi une atteinte à la liberté de conscience des élèves, des familles, et même des professeurs, qui devront réciter ce catéchisme constructiviste sans mot dire. C’est enfin une atteinte évidente à la laïcité telle que la professait Jules Ferry dans sa fameuse Lettre aux instituteurs (1882) : « J’ai dit que votre rôle en matière d’éducation morale est très limité. Vous n’avez à enseigner, à proprement parler, rien de nouveau, rien qui ne vous soit familier, comme à tous les honnêtes gens. […] Vous n’êtes point l’apôtre d’un nouvel évangile ; le législateur n’a voulu faire de vous ni un philosophe, ni un théologien improvisé. » Bref, l’école, soucieuse de la rigueur des savoirs qu’elle transmet, ne doit pas être le champ clos des lobbies.

Cette affaire du Gender, loin d’être un dérapage isolé, s’inscrit en réalité dans une longue suite d’atteintes à la liberté de conscience des enfants et, au-delà, à l’autorité morale de la famille. L’infirmière scolaire délivre depuis 2000 la pilule abortive du lendemain sans avoir à en informer les parents ; l’éducation sexuelle est déléguée à des organismes militants tels le Planning familial ou, depuis 2009, SOS homophobie. Des campagnes d’information sont organisées dans les établissements, pressant les jeunes de définir leur « orientation sexuelle » (cf. affiche ci-dessus). On pourrait citer aussi Le Baiser de la lune, ce film qui devait familiariser les élèves de CM [4e et 5e années du primaire] avec l’homosexualité, ou la diffusion du pass-contraception aux lycéens. En dix ans, une révolution insidieuse s’est opérée.

L’affaire du Gender nous révèle ce que nous n’avons pas voulu voir : l’Éducation nationale se moque du respect des consciences des enfants et se sert du cadre scolaire pour révolutionner les mœurs. La minorité de l’enfant et les responsabilités éducatives des parents sont tout bonnement niées par l’institution scolaire, qui se mêle toujours plus d’éduquer et toujours moins d’instruire.

Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que les écoles entièrement libres [elles existent en France, pas au Québec] aient la cote auprès de plus en plus de familles. Avoir le droit de choisir ses professeurs, ses programmes, ses manuels devient plus que jamais nécessaire alors que l’État se laisse aller à donner aux minorités politiques une influence déplacée dans l’éducation de la jeunesse.




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États-Unis — fraude systématique depuis dix ans dans les écoles publiques d'Atlanta

Une enquête diligentée par l'État de Géorgie et publiée mardi a révélé que les écoles publiques de la capitale de l'État, Atlanta, participaient à une fraude systématique des résultats scolaires. Cette enquête met fin aux doutes croissants qu'avait suscités l'étonnante amélioration des résultats mis de l'avant par les dirigeants de ces écoles publiques et du conseil scolaire local de la ville.

Les résultats de l'enquête, rendue publique par le gouverneur Nathan Deal, ont démontré que la tricherie avait eu lieu dans 44 écoles et avait impliqué non moins de 178 enseignants et directeurs d'école. Près de la moitié d'entre eux ont avoué, a déclaré le gouverneur.

Selon un communiqué du gouverneur Deal, une véritable culture de la peur, de l'intimidation et des représailles avaient conduit à une conspiration du silence.

L'enquête a été menée par un ancien procureur général de l'État et un ancien procureur du comté d'Atlanta. Le maire d'Atlanta, Kasim Reed, a qualifié la publication de l'enquête « un jour sombre pour le système scolaire public d'Atlanta. »

Selon le maire Reed, des milliers d'élèves ont pu passer à une classe supérieure sans avoir les compétences requises.

La tricherie s'est produite pendant une décennie, elle remet en cause les résultats aux examens organisés depuis près de 10 ans.

Millicent Few
Mais ce ne sont pas les élèves les coupables, mais l'administration, le syndicat, 38 directeurs d'école et non moins de 178 enseignants dans 44 des 56 districts scolaires de la région d'Atlanta. Les « éducateurs » organisaient à leur domicile des « réceptions d'ajustement » où ils se réunissaient pour gommer et modifier les réponses des élèves aux examens afin d'améliorer les moyennes des élèves de leurs écoles et pouvoir prétendre aux subventions fédérales du programme « No Child Left Behind » et augmenter le budget de leurs écoles et payer leurs généreuses rémunérations. Il faut savoir que dix États utilisent désormais les résultats aux examens comme critère principal d'évaluation des enseignants. Certains États récompensent les professeurs dont les élèves ont de très bons résultats à l'aide de primes allant jusqu'à 25.000 $, alors que de mauvais résultats peuvent signifier le renvoi de la direction de l'école ou la fermeture pure et simple de l'école.

La directrice des ressources humaines des écoles publiques d'Atlanta, Millicent Few, a fait détruire illégalement un rapport préliminaire portant sur la falsification des notes d'examens.


Beverly Hall
Au centre de ce scandale se retrouve l'ancienne administratrice en chef, Beverly Hall, auréolée du Prix national de l'administratrice en chef de l'année, le Prix de l'administratrice de l'année, du Prix de distinction du service public, du Prix Keystone pour le leadership en éducation, le Prix du clergé noir "soucieux" ou "engagé" (« Concerned Black Clergy Award »), du Prix Effie H. Jones de l'Association américaine des administrateurs d'écoles et de nombreuses autres distinctions que les « éducateurs » et « personnes engagées » se décernent les uns aux autres.

Les écoles publiques d'Atlanta ont donc non seulement détourné pendant des années de forts subsides fédéraux, mais elles ont également servis d'exemple, réconfortant et rassurant, aux autres réseaux scolaires publics des grandes villes américaines. Elles indiquaient à l'époque la voie à suivre pour améliorer et réformer ces écoles publiques urbaines souvent trop peu performantes. Le tout n'aura été qu'une tromperie à grande échelle...

Une enquête menée par le quotidien USA Today en mars de cette année aurait révélé que les copies corrigées dans six autres États et dans le District de Columbia présentaient des fréquences anormales de « données gommées » selon l'expert en examens Thomas Haladyna de l'Université d'État de l'Arizona.

Sources : New York Times, Bureau du gouverneur de la Géorgie, Washington Post




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dimanche 10 juillet 2011

« À un très bon chercheur français, je lui dis : allez aux USA ou au Canada ! »

Le professeur et docteur Philippe Even, président de l'Institut Necker, auteur de la La Recherche biomédicale en danger dénonce les difficultés de la recherche médicale en France.


Extraits :

« Comment attirer des jeunes à la recherche quand ils ont des conditions de vie aussi difficiles ? »

« On ne fait plus de recherche dans les laboratoires privés, on rachète les recherches faites dans les laboratoires publics, recherches faites pour pas très cher. »

« Pour le même poste au Canada, le salaire est 4 fois supérieur. Les meilleurs sont donc partis là-bas, en majorité. »

« On n’a pas découvert l’Amérique avec les fonctionnaires, la recherche est quelque chose qui ne se programme pas. »

« Aux USA, les grands labos de recherche ont à leur tête des scientifiques de très haut niveau. Chez nous, le gouvernement met des hommes à sa botte, de 2nd ou de 3e rang. »

« Pour la recherche, il faut être rebelle, il faut être libre, il faut prendre des risques. »

« Nous sommes dans pays gérontocratique, et le jeune chercheur commence à balayer par terre. Tous les prix Nobel ont commencé à 32 ans, voire certains à 18 ans. C’est l’âge de la créativité, à condition de ne pas avoir été stérilisé par Polytechnique. »

« Les Polytechniciens sont exceptionnels pour répondre aux questions, mais qui posent les questions ? Pas eux. »

« À un très bon chercheur français, je lui dis : Allez aux USA ou au Canada !  »




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La Coalition a atteint son objectif de financement et annonce qu'elle continuera ses activités

La Coalition pour la liberté en éducation qui a financé la représentation des parents opposés au cours ECR en Cour suprême du Canada a indiqué sur son site qu'elle avait atteint son objectif de financement pour 2010-2011. Voir ci-dessous.

10 juillet 2011 — Financement, objectif légèrement dépassé !


Comme le thermomètre de financement ci-contre en témoigne, nous avons atteint notre objectif pour l'année 2010-2011 de 100.000 $.

Un grand merci aux centaines de donateurs qui ont permis de faire de cette campagne de financement 2010-2011 un franc succès. Nous avons, en effet, atteint et même légèrement dépassé l’objectif fixé de 100.000 $. Ce montant permet de financer notre fonds juridique et de soutenir en Cour Suprême du Canada dans la cause de la famille de Drummondville qui demande le droit à l’exemption du cours d’éthique et culture religieuse.

Nous tenons également à remercier les avocats qui nous ont aidés à préparer ce dossier et à défendre le droit des parents : ils ont fait un travail gigantesque et de grande qualité.

Tout comme vous, nous attendons impatiemment la décision de la Cour Suprême qui, nous l'espérons, sera positive pour les parents. Dans le cas contraire, il s'agirait là d'un nouveau recul de droits des parents face à l'État en matière d'éducation. Nous croyons que cette décision aura un impact très important sur l’avenir de nos enfants et des droits parentaux.

D'ici peu, nous lancerons une nouvelle campagne de financement de la CLÉ pour l'année scolaire 2011-2012 avec un nouveau baromètre pour combler nos besoins juridiques et de fonctionnement. Plus de détails à venir.

Encore une fois, merci à vous tous.

L’équipe de la CLÉ

Cette somme s'ajoute au plus de 100.000 $ dépensés pour les frais juridiques payés pour les représentations en premières instances à la Cour supérieure du Québec et en Cour d'Appel du Québec.

Sûre de l'appui de ses militants et des parents qui désirent protéger leurs droits comme premiers éducateurs de leurs enfants,  la CLÉ annonce une nouvelle campagne de financement pour l'année scolaire 2011-2012.


Il semble bien que la CLÉ soit là pour durer quelle que soit la décision de la Cour suprême dans le dossier des parents drummondvillois. Une épine dans le pied pour le Monopole de l'Éducation qui respecte peu le rôle des parents dans l'instruction de leurs enfants ?






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lundi 4 juillet 2011

France — Les prénoms et noms qui réussissent au baccalauréat

Juliette a beaucoup plus de chance d'obtenir le baccalauréat français (équivalent du D.E.C. québécois) que Samia.

Certains prénoms sont en effet associés au succès lors du bac comme Coline, le prénom le plus « performant », Gabrielle, Eléonore ou Juliette qui sont près de neuf sur dix à décrocher le diplôme. Chez les bons élèves, on retrouve aussi Adèle, Louise, Lucille, Héloïse, Anna ou encore Pierrick (84,6 %) et Émilien (84 % d'admis), seuls garçons parmi les 20 premiers.

En bas du classement arrivent Samia, Ahmed, Yacine, Samir et Ali avec des taux de réussite proches des 50 %. Des résultats édifiants qui reflètent les difficultés scolaires rencontrées par les enfants issus de l'immigration. On note aussi qu'une Karima réussira aussi bien qu'un Kevin (68,5 %), prénom masculin associé à des classes populaires.

L'application ci-dessous calcule les chances statistiques de réussite au bac d'un candidat en fonction de son prénom, son nom, son sexe, sa ville d'origine ou son âge.

Tester vos chances de réussir au bac 2010 (application Facebook)





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Roumanie — La « génération Google » recalée au bac après une surveillance renforcée

Evenimentul Zilei
4 juillet 2011
« La vraie valeur de la génération “Google”: un carnage au baccalauréat », déplore Evenimentul Zilei. Plus de 100 000 élèves, soit la moitié de ceux qui ont participé à l'examen de fin d'études secondaires, ont été recalés. C’est le pire résultat depuis la révolution il y a 21 ans.  

« Qui est coupable? », s'interroge le quotidien, qui désigne à la fois le ministère de l'Education, les professeurs et les élèves.

Les parents ont protesté contre les sujets trop difficiles, mais ils ont aussi dénoncé « le style policier » pratiqué pendant les épreuves, car des caméras vidéo ont été installées dans toutes les salles d’examen.  

« Le niveau des élèves a baissé de manière dramatique ces cinq dernières années », disent les professeurs, qui incriminent le changement de valeurs et le fait que la nouvelle génération ignore l’essence des choses importantes, comme la satisfaction de l'apprentissage. De leur côté, les inspecteurs considèrent que les résultats reflètent le niveau de préparation des élèves.




Traduction PressEurop, merci Josick

dimanche 26 juin 2011

Le Réseau Liberté Québec pour l’abolition du cours ECR

Du 14 mars au 10 avril 2011, les quelque 800 adhérents du Réseau Liberté Québec (RLQ) devaient voter sur plusieurs dizaines de questions afin d’étoffer les positions de cette organisation de tendance libertarienne. Les résultats du sondage des membres sont en ligne, et bien que la plupart des enjeux portent sur des sujets d’ordre strictement économique, il est intéressant de relever que la majorité des votants se sont prononcés pour l’abolition pure et simple du cours d'éthique et culture religieuse, tandis que des minorités substantielles sont favorables à rendre le cours optionnel ou à rétablir un régime d’options…

Sur le cours d’ECR (Éthique et de culture religieuse) :

  • Le cours d’ECR doit demeurer et être obligatoire 7 %
  • Le cours d’ECR doit demeurer mais les parents doivent avoir la liberté d’y inscrire leurs enfants 19 %
  • L’on devrait revenir au choix entre l’enseignement religieux et l’enseignement moral 16 %
  • L’on devrait abolir le cours d’ECR et se concentrer sur les matières de base 56 %

Sur d'autres questions liées à l'éducation, on notera:

  • l'anglophilie des militants du RLQ et son manque de sensibilité identitaire, 72 % des votants étant pour l'abolition de la Loi 101 à l'école et 91 % pour qu'un enseignement intensif de l'anglais soit offert en 6e primaire.
  •  97 % des votants du RLQ veulent transformer le réseau de garderies et CPE en un ensemble d’organismes privés à but lucratif ou sans but lucratif entièrement responsables de leur administration, mais soumis à des contrainteslégales et réglementaires en matière d’éthique, de salubrité, de sécurité, etc. Dans ce scénario, les éducatrices ne seraient plus des employés de l’État, mais relèveraient du Conseil d'administration de leur entreprise (OSBL ou entreprise privée).
  •  Pour ce qui est du financement des services de garde, 33 % veulent abolir les subventions aux garderies et les remplacer par une allocation directe aux parents en fonction du revenu et 40 % désirent plutôt abolir toute contribution de l’État aux services de garde et les remplacer par une diminution d'impôt.
  •  97 % des votants sont pour que les directions d’écoles puissent engager et congédier leur personnel et être libérées des clauses syndicales portant sur l'embauche de personnel et l'organisation du travail.





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