Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
mercredi 26 mai 2010
France — « Si on veut imiter le modèle scolaire allemand, allons jusqu'au bout ! »
Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)
mardi 25 mai 2010
Martineau et le conformisme actuel sur le climat
Richard Martineau revient dans un article sur « l'attitude religieuse » qui entoure le débat sur le climat. Attitude transmise aux écoliers.
Extraits :
Voir aussi
ECR — « Une Vérité qui dérange » d'Al Gore en éthique.
ECR — obsession pour les amérindiens écologistes .
Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne.
Extraits :
Je citais une entrevue que le philosophe français Dominique Lecourt avait accordée au magazine Books :
« Ce qui est important dans la démarche scientifique, ce n'est pas le consensus, c'est la remise en question de ce qu'on accepte comme certitude, disait-il. Le consensus autour de la question du réchauffement climatique n'a rien de scientifique. Pourtant, ceux qui osent remettre ce credo en question se font traiter de fous. »
« C'est une attitude religieuse... »
Un mythe non fondé
Lecourt n'est pas seul dans son coin. De plus en plus de scientifiques osent penser à contre-courant.
C'est le cas de Serge Galam. Dans Les scientifiques ont perdu le nord, un essai publié chez Plon, ce physicien affirme qu'en science, l'unanimité n'est pas une preuve.
"La climatologie est une science jeune et pas du tout exacte, dit-il. L'effet de serre est bien plus compliqué qu'on ne le dit. Bien sûr que le CO2 y contribue, mais on ne parle quasiment jamais du méthane, de l'activité solaire, ni de la vapeur d'eau qui y contribuent encore plus...
« Derrière le consensus mis de l'avant par les militants verts, il y a le mythe d'une nature idéale, où la Terre débarrassée de l'homme aurait un climat qui ne bougerait pas. C'est faux. »
Seulement une hypothèse
Avant de lancer son livre-choc, Serge Galam a publié une lettre dans Le Monde qui a fait grand bruit.
« Que dit la science ? Elle constate à la fois un réchauffement et une augmentation de la quantité de CO2 dans l'atmosphère, un point c'est tout. Vouloir relier les deux constatations dans une relation de cause à effet n'a aucune base scientifique. Ce n'est qu'une supputation faite à partir de modèles limités qui laisse une grande place à la libre interprétation. »
Le géophysicien Jean-Louis Le Mouël partage le scepticisme de Galam. Pour lui, « le réchauffement du climat créé par l'homme n'est pas une vérité scientifique, mais une hypothèse, qu'il faudrait considérer et discuter comme telle ».
Même son de cloche du côté du géochimiste Claude Allègre, qui affirme que « les promoteurs de la thèse du réchauffement climatique apportent des réponses simplistes à un système complexe et prétendent prédire le climat dans cent ans, alors qu'on a du mal à obtenir une météo fiable à plus de trois jours... »
Toujours les mêmes
Je ne dis pas que ces scientifiques ont raison et que les écolos ont tort. Comment le pourrais-je? Je ne suis pas un spécialiste.
Je me demande seulement pourquoi on n'entend pas leur point de vue plus souvent.
[...]
Contrairement à ce que laissent croire les adeptes de la religion verte, ces hérétiques ne sont pas tous des coucous. Certains ont même plus de crédibilité scientifique que la plupart des commentateurs professionnels.
[...]
Malheureusement, aujourd'hui, on n'apprend plus le doute aux jeunes. On les gave de certitudes dès qu'ils ont l'âge de raison.
Voir aussi
ECR — « Une Vérité qui dérange » d'Al Gore en éthique.
ECR — obsession pour les amérindiens écologistes .
Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne.
Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)
Indice composite de l’apprentissage — Québec à la traîne
L’indice composite de l’apprentissage est une évaluation de l’état de l’apprentissage au Canada.
Produit par le Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA), l’Indice composite de l’apprentissage (ICA) est l’évaluation annuelle de l’état de l’apprentissage tout au long de la vie au Canada. Il s’appuie sur une gamme d’indicateurs statistiques qui reflètent les nombreuses manières dont les Canadiens apprennent, que ce soit à l’école, à la maison, au travail ou au sein de la communauté.
L’évaluation de cet indice (sur 100) se base sur une analyse quantitative des quatre « piliers de l’apprentissage » établis par l’UNESCO :
Voici les 5 grandes villes canadiennes qui se sont distinguées pour l’année 2010 :

Indice composite de l’apprentissage 2010 et Antagoniste
Produit par le Conseil canadien sur l’apprentissage (CCA), l’Indice composite de l’apprentissage (ICA) est l’évaluation annuelle de l’état de l’apprentissage tout au long de la vie au Canada. Il s’appuie sur une gamme d’indicateurs statistiques qui reflètent les nombreuses manières dont les Canadiens apprennent, que ce soit à l’école, à la maison, au travail ou au sein de la communauté.
L’évaluation de cet indice (sur 100) se base sur une analyse quantitative des quatre « piliers de l’apprentissage » établis par l’UNESCO :
- Apprendre à savoir :
- Accès aux établissements d’apprentissage ;
- Études universitaires ;
- Poursuite d’études postsecondaires ;
- Taux de décrochage au secondaire ;
- Capacités de littératie des jeunes.
- Apprendre à faire :
- Disponibilité de formation en milieu de travail ;
- Participation à une formation liée au travail ;
- Accès aux établissements d’enseignement professionnel.
- Apprendre à être :
- Exposition aux médias ;
- Apprentissage par la culture ;
- Apprentissage par les sports ;
- Accès aux ressources culturelles ;
- Accès à internet à large bande passante.
- Apprendre à vivre ensemble :
- Accès aux institutions communautaires ;
- Bénévolat ;
- Participation à des clubs sociaux et à d’autres organisations sociales ;
- Apprentissage auprès d’autres cultures [facteur discutable, il défavorise les petites villes homogènes].
Voici les 5 grandes villes canadiennes qui se sont distinguées pour l’année 2010 :
- Gatineau : 19e sur 38
- Québec : 29e sur 38
- Laval : 33e sur 38
- Longueuil : 34e sur 38
- Montréal : 35e sur 38
- Sherbrooke : 36e sur 38
- Trois-Rivières : 37e sur 38
- Saguenay : 38e sur 38
Indice composite de l’apprentissage 2010 et Antagoniste
Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)
« Je me sens porteur d’une certaine mission »
(rediffusion)
(rediffusion)
« Je me trouve extrêmement privilégié en ce moment, comme étudiant, d’être dans une époque qui est aussi charnière [...], d’en débattre, de discuter d'un cours comme celui-là et de devoir défendre ces visées-là, je me sens porteur d’une certaine mission », c’est en ces termes que s’exprime Marc-Olivier Toupin dans la séquence d’ouverture d’un reportage de Radio Canada.
Ce reportage est consacré au regard que portent sur le nouveau cours d'Éthique et de culture religieuse ceux qui devront l'enseigner à tous les enfants du Québec. Reportage bien sûr partial : il n'y aura aucune réplique aux opinions exprimées par les étudiants missionnaires alors que Radio Canada leur permet de répliquer aux propos des parents largement (76 %) opposés à l’absence de choix dans ce domaine et à ceux de M. Mario Dumont. On attendra en vain de la part de Radio Canada un reportage aussi complaisant et aussi long consacré aux regards de ceux qui sont opposés à ce nouveau programme imposé par le Monopole de l’Éducation.
Écoutez le reportage
Amusante, cette personne anonyme qui parle si longuement et qui nous décrit l’école comme lieu de savoir et non de croyances, sous entendu un savoir objectif, rien que du scientifique. Comme si l’éthique était un savoir objectif, même dans le meilleur des cas. Ne parlons pas de la forme adoptée dans un cours imposé dès l'âge de six ans ! Rappelons que l’éthique traite de savoir comment « bien agir », ce bien ne peut qu’être subjectif pour des gens qui chassent le religieux et le transcendant. Quant à l'aspect « culture religieuse », il sera le fruit d’une sélection qui, à nouveau, même dans les meilleures circonstances, ne peut qu'être subjective. Quelle place donner à cette doctrine, à ce fait historique, à cette légende amérindienne ? Pas une place proportionnelle au poids démographique des communautés religieuses actuelles au Québec, apparemment. Il y avait en 2001 moins de 1,6 % de musulmans, pratiquants et non pratiquants au Québec. Parlera-t-on de l'islam pendant 1,6 % du temps ? Et le judaïsme, la spiritualité amérindienne, chacun 1 ou 2 % ?
Selon un des étudiants interrogés « le danger pour le primaire, c’est pas que le cours se donne mal c’est que le cours ne se donne pas ». On apprend ainsi, un peu par la bande, ce qui se passera probablement dans les écoles primaires confessionnelles opposées à ce cours : grâce à la liberté pédagogique des professeurs qui trouveront sans doute qu’il leur manque du temps pour compléter l’enseignement du français ou des mathématiques, la matière ne sera probablement pas enseignée dans les faits, « faute de temps ». Nous avions posé la question ici au professeur Proulx en prenant l’exemple des mennonites de Roxton Falls, mais nous n’avions pas eu de réponse si ce n’est que les mennonites pouvaient se tourner vers les tribunaux s'ils n'étaient pas d'accord, alors que les mennonites conservateurs ne traînent personne devant les tribunaux. Comme le prof. Proulx, partisan de ce cours de culture religieuse, ne peut ignorer ce point fondamental de la doctrine mennonite, cette réponse était pour le moins surprenante. Il est possible que les partisans de ce cours obligatoire, comme le professeur Proulx, se soucient peu dans les faits des écoles primaires confessionnelles et qu’ils cherchent surtout à imposer ce programme à l’immense majorité des jeunes Québécois inscrits dans les autres écoles.
Il faut bien avouer à l’écoute de ces futurs enseignants qu’il est heureux que le plus grand danger ne soit pas que ce cours soit mal donné, car ces futurs professeurs sont parfois difficiles à suivre. Ainsi ce petit passage consacré à ce qui serait l’objectif du cours selon un de ceux-ci : « Ce cours-là est pas un cours où le jeune va être exposé à différentes visions du monde [bien sûr que si] et on va lui demander de choisir cette identité-là, choisis ton identité dans cette panoplie-là, non pas du tout ça va être de définir son identité ensemble et individuellement ? » Définir ensemble son identité ? Est-ce à dire d’être soumis à la pression du groupe et de se définir à travers « le dialogue » ?
Notez l’a priori relativiste d’un des étudiants : « L’important là-dedans c’est d’aller chercher un vocabulaire commun pour pouvoir dialoguer, dans le fond quand qué qu’on va regarder la culture religieuse, c’est pas pour trouver la meilleure voie, qu’est-ce qui est plus grand qu’un autre. Bon. Peu importe... C’est aller chercher qu’est-ce qui nous unit. Qu’est-ce qui est commun ? C’est seulement aller chercher un vocabulaire commun pour pouvoir dialoguer. » D'une part, ne pas s'intéresser à la meilleure voie semble quand même une lacune dans un cours consacré à l'éthique ou au « comment bien agir ». Mais on a compris, cette recherche du bien agir se fera dans le volet éthique, pas dans la partie descriptive des cultures religieuses. Dans cette partie-là, le but serait de rapprocher, de montrer que tant de choses nous unissent, de favoriser le dialogue, etc. Ou comme le disait le prof. Rousseau, partisan du nouveau cours, que les chrétiens prient en fin de compte le même Dieu que les musulmans. C’est bien ça ?
Et c’est cela « le savoir » selon ces enseignants missionnaires ? Uniquement ce qui rapproche, mais pas ce qui distingue ? Parce que cela pourrait empêcher le « dialogue »? Écouter à ce sujet ce qu’Alain Besançon disait sur le sujet : « Le rapport à Dieu des musulmans est radicalement différent de celui des chrétiens. » Quand on entend discourir les futurs enseignants de ce cours, on peut craindre qu'ils ne seront pas à la hauteur, que ce cours sera bâclé et qu'on ne fera passer qu’une bouillie pour chats relativiste.
Radio Canada nous soumet encore aux motivations d’une étudiante de 26 ans, partisane du nouveau cours obligatoire, et qui a visiblement conçu un ressentiment du fait d’avoir été obligée d’assister dans son enfance au cours de religion traditionnel. Elle devrait pouvoir comprendre ceux qui s’opposent au caractère obligatoire du nouveau cours. Mais non, apparemment pas. Elle déclare au micro comme elle a été « horripilée » par le cours de religion qui n’était qu’apprentissage par cœur et dogmatisme : il ne faut pas voler, il ne faut pas tuer. Sans jamais donner les raisons. On aurait alors voulu savoir en quoi le programme d’Éthique et de culture religieuse expliquera mieux aux enfants ces commandements qu’un cours de religion chrétienne bien enseigné et qui donnera des raisons. On ne le saura pas, Radio Canada a jugé bon de ne pas creuser.
Ce reportage est consacré au regard que portent sur le nouveau cours d'Éthique et de culture religieuse ceux qui devront l'enseigner à tous les enfants du Québec. Reportage bien sûr partial : il n'y aura aucune réplique aux opinions exprimées par les étudiants missionnaires alors que Radio Canada leur permet de répliquer aux propos des parents largement (76 %) opposés à l’absence de choix dans ce domaine et à ceux de M. Mario Dumont. On attendra en vain de la part de Radio Canada un reportage aussi complaisant et aussi long consacré aux regards de ceux qui sont opposés à ce nouveau programme imposé par le Monopole de l’Éducation.
Amusante, cette personne anonyme qui parle si longuement et qui nous décrit l’école comme lieu de savoir et non de croyances, sous entendu un savoir objectif, rien que du scientifique. Comme si l’éthique était un savoir objectif, même dans le meilleur des cas. Ne parlons pas de la forme adoptée dans un cours imposé dès l'âge de six ans ! Rappelons que l’éthique traite de savoir comment « bien agir », ce bien ne peut qu’être subjectif pour des gens qui chassent le religieux et le transcendant. Quant à l'aspect « culture religieuse », il sera le fruit d’une sélection qui, à nouveau, même dans les meilleures circonstances, ne peut qu'être subjective. Quelle place donner à cette doctrine, à ce fait historique, à cette légende amérindienne ? Pas une place proportionnelle au poids démographique des communautés religieuses actuelles au Québec, apparemment. Il y avait en 2001 moins de 1,6 % de musulmans, pratiquants et non pratiquants au Québec. Parlera-t-on de l'islam pendant 1,6 % du temps ? Et le judaïsme, la spiritualité amérindienne, chacun 1 ou 2 % ?
Selon un des étudiants interrogés « le danger pour le primaire, c’est pas que le cours se donne mal c’est que le cours ne se donne pas ». On apprend ainsi, un peu par la bande, ce qui se passera probablement dans les écoles primaires confessionnelles opposées à ce cours : grâce à la liberté pédagogique des professeurs qui trouveront sans doute qu’il leur manque du temps pour compléter l’enseignement du français ou des mathématiques, la matière ne sera probablement pas enseignée dans les faits, « faute de temps ». Nous avions posé la question ici au professeur Proulx en prenant l’exemple des mennonites de Roxton Falls, mais nous n’avions pas eu de réponse si ce n’est que les mennonites pouvaient se tourner vers les tribunaux s'ils n'étaient pas d'accord, alors que les mennonites conservateurs ne traînent personne devant les tribunaux. Comme le prof. Proulx, partisan de ce cours de culture religieuse, ne peut ignorer ce point fondamental de la doctrine mennonite, cette réponse était pour le moins surprenante. Il est possible que les partisans de ce cours obligatoire, comme le professeur Proulx, se soucient peu dans les faits des écoles primaires confessionnelles et qu’ils cherchent surtout à imposer ce programme à l’immense majorité des jeunes Québécois inscrits dans les autres écoles.
Il faut bien avouer à l’écoute de ces futurs enseignants qu’il est heureux que le plus grand danger ne soit pas que ce cours soit mal donné, car ces futurs professeurs sont parfois difficiles à suivre. Ainsi ce petit passage consacré à ce qui serait l’objectif du cours selon un de ceux-ci : « Ce cours-là est pas un cours où le jeune va être exposé à différentes visions du monde [bien sûr que si] et on va lui demander de choisir cette identité-là, choisis ton identité dans cette panoplie-là, non pas du tout ça va être de définir son identité ensemble et individuellement ? » Définir ensemble son identité ? Est-ce à dire d’être soumis à la pression du groupe et de se définir à travers « le dialogue » ?
Notez l’a priori relativiste d’un des étudiants : « L’important là-dedans c’est d’aller chercher un vocabulaire commun pour pouvoir dialoguer, dans le fond quand qué qu’on va regarder la culture religieuse, c’est pas pour trouver la meilleure voie, qu’est-ce qui est plus grand qu’un autre. Bon. Peu importe... C’est aller chercher qu’est-ce qui nous unit. Qu’est-ce qui est commun ? C’est seulement aller chercher un vocabulaire commun pour pouvoir dialoguer. » D'une part, ne pas s'intéresser à la meilleure voie semble quand même une lacune dans un cours consacré à l'éthique ou au « comment bien agir ». Mais on a compris, cette recherche du bien agir se fera dans le volet éthique, pas dans la partie descriptive des cultures religieuses. Dans cette partie-là, le but serait de rapprocher, de montrer que tant de choses nous unissent, de favoriser le dialogue, etc. Ou comme le disait le prof. Rousseau, partisan du nouveau cours, que les chrétiens prient en fin de compte le même Dieu que les musulmans. C’est bien ça ?
Et c’est cela « le savoir » selon ces enseignants missionnaires ? Uniquement ce qui rapproche, mais pas ce qui distingue ? Parce que cela pourrait empêcher le « dialogue »? Écouter à ce sujet ce qu’Alain Besançon disait sur le sujet : « Le rapport à Dieu des musulmans est radicalement différent de celui des chrétiens. » Quand on entend discourir les futurs enseignants de ce cours, on peut craindre qu'ils ne seront pas à la hauteur, que ce cours sera bâclé et qu'on ne fera passer qu’une bouillie pour chats relativiste.
Radio Canada nous soumet encore aux motivations d’une étudiante de 26 ans, partisane du nouveau cours obligatoire, et qui a visiblement conçu un ressentiment du fait d’avoir été obligée d’assister dans son enfance au cours de religion traditionnel. Elle devrait pouvoir comprendre ceux qui s’opposent au caractère obligatoire du nouveau cours. Mais non, apparemment pas. Elle déclare au micro comme elle a été « horripilée » par le cours de religion qui n’était qu’apprentissage par cœur et dogmatisme : il ne faut pas voler, il ne faut pas tuer. Sans jamais donner les raisons. On aurait alors voulu savoir en quoi le programme d’Éthique et de culture religieuse expliquera mieux aux enfants ces commandements qu’un cours de religion chrétienne bien enseigné et qui donnera des raisons. On ne le saura pas, Radio Canada a jugé bon de ne pas creuser.
« Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé. »
Nicolas Sarkozy
Discours au Latran
Jeudi 20 décembre 2007
Moldavie — 15 000 personnes manifestent pour le retour de la religion à l'école
Près de 15 000 personnes ont manifesté dans les rues de la capitale moldave, Chişinău (Kichinyov), le 8 mai, pour réclamer que des cours de religion soient ajoutés au programme scolaire.De nombreux manifestants ont scandé des slogans rappelant que la religion continue d’être un élément clé dans l’identité de leur pays.
Le métropolite Vladimir, chef de l’Église orthodoxe moldave, a déclaré : « Nous voulons le retour de la religion à l’école après son exclusion par le régime totalitaire soviétique ».
L’Église moldave a demandé à ce qu’un cours de religion orthodoxe de base soit inclus dans le programme scolaire.
La manifestation du 8 mai a été la plus grande dans le pays depuis avril 2009 lorsque des protestataires prirent d'assaut le parlement à la suite de la victoire du Parti des communistes au pouvoir. Le Parti des communistes était accusé d'intimidation et de corruption au cours des élections qui venaient d'avoir lieu. Trois personnes perdirent la vie lors de ces troubles.
Aujourd’hui, 95 % des croyants en Moldavie sont orthodoxes.
L’Église orthodoxe de Moldavie constitue une Église autonome qui relève de l’Église de Russie, elle regroupe environ 1 300 paroisses et constitue la confession la plus importante de Moldavie.
Des représentants de l'Église orthodoxe de Bessarabie, sous la responsabilité de l’Église roumaine, et de sa concurrente de l'Église orthodoxe de Moldavie, qui dépend de l’Eglise russe, ont rencontré le premier ministre Vlad Filat pour demander l'organisation d'un référendum sur la question.
Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)
Professeur d'ECR — « J'ai un côté missionnaire »
Nathalie Ringuette enseigne à l'École secondaire Vanier à Québec. Cette école secondaire a été classée parmi les dernières du Québec en termes de résultats par l'Actualité et l'Institut économique de Montréal (401e place en 2005/2006, 465e place en 2006/2007) et 333e sur les 342 écoles publiques classées par le Journal de Montréal en 2008.
Mme Ringuette enseigne l'ECR aux classes de secondaire et elle vient d'être nommée parmi les meilleurs enseignants du Québec.
Il faut dire que selon le Journal de Montréal, « l'enseignante est vue comme une passionnée ». « À la base, j'ai un côté très missionnaire. Je pense que ça déteint dans ma pédagogie », confie-t-elle. Espérons que malgré son sens missionnaire et sa passion, Mme Ringuette observe une posture neutre dans son enseignement ECR...
Mme Ringuette enseigne l'ECR aux classes de secondaire et elle vient d'être nommée parmi les meilleurs enseignants du Québec.
Il faut dire que selon le Journal de Montréal, « l'enseignante est vue comme une passionnée ». « À la base, j'ai un côté très missionnaire. Je pense que ça déteint dans ma pédagogie », confie-t-elle. Espérons que malgré son sens missionnaire et sa passion, Mme Ringuette observe une posture neutre dans son enseignement ECR...
Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)
dimanche 23 mai 2010
France — halte aux notes à l'école !

La réalité dépasse parfois l’affliction.
Les parents d’élèves de trois associations du privé et du public l’Apel, la FCPE, la PEEP ont lancé mardi un appel au ministre de l’Education nationale français, Luc Chatel, pour remettre en cause le système de notation actuel qui inévitablement conduit à classer le élèves selon leurs résultats. Ils proposent la mise en place d’un « contrat de confiance ».
Il s’agit pour ces parents de dénoncer ce «grave dysfonctionnement », qui aboutit à classer les élèves dans les « bons », les « moyens » et les « mauvais » éléments. « La société fait jouer aux enseignants le rôle de sélectionneurs malgré eux », explique André Antibi, professeur de didactique à l’université Paul-Sabatier de Toulouse, chef de file du mouvement.
Dans Marianne, David Desgouttes s’élève contre cette proposition : « Qu’un gosse d’ouvrier, de paysan ou de chômeur ne puisse pas, par la force de son travail, de ses efforts, montrer aux siens — mais surtout à lui-même — qu’il peut rafler des prix au nez et à la barbe de ses copains plus fortunés, c’est déjà une erreur. Lui enlever aujourd’hui la possibilité d’être le premier de la classe, en supprimant les notes, serait une faute impardonnable. »
Source : Le Parisien
Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)
Le Collectif citoyen pour l'égalité et la laïcité exige le retrait des cours d'éthique et de culture religieuse
Les conférenciers à un colloque organisé par le Collectif citoyen pour l'égalité et la laïcité (CCIEL) en viennent pratiquement tous à la même conclusion: il faut une charte de laïcité stricte au Québec.
La députée Louise Beaudoin et l'ex-politicienne Liza Frulla étaient par mi les conférenciers à cette rencontre qui a débuté mercredi et qui se terminait hier.
Selon la porte-parole du CCIEL, Djemila Benhabib, l'auteure du pamphlet Ma vie à contre-coran, deux points cruciaux devront absolument faire partie d'une telle charte: l'interdiction de porter des signes religieux ostentatoires et le retrait des cours d'éthique et de culture religieuse de toutes les écoles de la province
Source Le Journal de Québec
La députée Louise Beaudoin et l'ex-politicienne Liza Frulla étaient par mi les conférenciers à cette rencontre qui a débuté mercredi et qui se terminait hier.
Selon la porte-parole du CCIEL, Djemila Benhabib, l'auteure du pamphlet Ma vie à contre-coran, deux points cruciaux devront absolument faire partie d'une telle charte: l'interdiction de porter des signes religieux ostentatoires et le retrait des cours d'éthique et de culture religieuse de toutes les écoles de la province
Source Le Journal de Québec
Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)
samedi 22 mai 2010
ECR — « Une Vérité qui dérange » d'Al Gore en éthique
Comme on l'a appris lors d'une réunion du Bureau d'approbation du matériel didactique (le « Poliburo ») du Monopole de l'Éducation du Québec (MELS), les commissions scolaires produisent aussi du matériel didactique, des leçons (des SAÉ en pédagolangue). Ces SAÉ ne sont pas approuvées par le BAMD, mais leur rédaction est supervisée par les directions générales des commissions scolaires et des formateurs du Monopole de l'Éducation du Québec (MELS).
Des commissions scolaires de la région de Montréal (celles de la Pointe de l'Île, de Montréal et Marguerite-Bourgeoys) ont donc rédigé une série de SAÉ en éthique, l'une d'elles porte sur l'avenir de l'humanité, un des thèmes au programme d'Éthique et culture religieuse (ECR).
Pour bien mettre dans l'ambiance les écoliers captifs, ces commissions scolaires proposent de commencer la leçon d'ECR en imposant la diffusion du film d'Al Gore, Une Vérité qui dérange (voir ci-dessous).
Ensuite, on demande comme réalisation « éthique » de produire une affiche « écocondriaque » pour sensibiliser et motiver « à poser des gestes en vue de diminuer les effets des changements climatiques ». Même les changements naturels ? Même bénéfiques ?

En octobre 2007, le film « Une vérité qui dérange » a fait l'objet d'un jugement de la justice britannique saisie par le chef d’établissement d’un lycée du Kent qui contestait la diffusion du film dans le cadre scolaire. Le tribunal a répertorié au moins neuf erreurs :
De son côté Christopher Monckton, ancien conseiller politique de Margaret Thatcher, a relevé 26 erreurs supplémentaires qu'il a réunies dans un document.
En Colombie britannique, une commissaire scolaire de Surrey a recommandé que le film La Grande Arnaque du réchauffement climatique, film tout aussi polémique qu'Une Vérité qui dérange auquel il répond, soit montré aux écoliers quand on leur impose la diffusion de « Une Vérité qui dérange ». Un homme d'affaire de Vancouver a également offert gratuitement des DVD de ce film contradictoire.
Première partie de La Grande Arnaque du réchauffement climatique
Des commissions scolaires de la région de Montréal (celles de la Pointe de l'Île, de Montréal et Marguerite-Bourgeoys) ont donc rédigé une série de SAÉ en éthique, l'une d'elles porte sur l'avenir de l'humanité, un des thèmes au programme d'Éthique et culture religieuse (ECR).
Pour bien mettre dans l'ambiance les écoliers captifs, ces commissions scolaires proposent de commencer la leçon d'ECR en imposant la diffusion du film d'Al Gore, Une Vérité qui dérange (voir ci-dessous).
Ensuite, on demande comme réalisation « éthique » de produire une affiche « écocondriaque » pour sensibiliser et motiver « à poser des gestes en vue de diminuer les effets des changements climatiques ». Même les changements naturels ? Même bénéfiques ?

En octobre 2007, le film « Une vérité qui dérange » a fait l'objet d'un jugement de la justice britannique saisie par le chef d’établissement d’un lycée du Kent qui contestait la diffusion du film dans le cadre scolaire. Le tribunal a répertorié au moins neuf erreurs :
- M. Gore assure qu’une élévation, jusqu’à 20 pieds (6 m) du niveau des océans pourrait être causée par la fonte des glaces « dans un avenir proche ».
Jugement : « Ceci est clairement alarmiste » et ne se produira, au pire, que dans un millénaire.
Note : Même le GIEC (pourtant alarmiste) ne parle que de 42 cm d’ici la fin du siècle (soit 13 fois moins que M. Gore !) Une telle élévation impliquerait la fonte de tout l’Antarctique, ce qui ne risque pas de se produire avant plusieurs milliers d’années ! Hormis la péninsule Ouest (2 % de l’Antarctique), le continent austral ne fond pas, bien au contraire. - Les atolls du Pacifique à très faible altitude ont déjà été évacués.
Jugement : Il n’existe aucune indication qu’une évacuation ait déjà eu lieu. - Le Gulf Stream qui réchauffe l’océan Atlantique s’arrêterait.
Jugement : Il est « très improbable » que le Gulf Stream s’arrête dans le futur, même s’il peut ralentir.
Note : Cet arrêt serait dû, d’après les modèles, à une baisse de salinité causée par la fonte des glaces. Or, une récente étude tend à démontrer qu’au contraire, la salinité AUGMENTE depuis 1955 ! - Les graphiques montrant une élévation du taux de CO2 et de la température sur 650 000 ans montrent une concomitance parfaite.
Jugement : Les deux graphes sont effectivement corrélés, mais ces deux graphiques n’indiquent pas ce que M. Al Gore affirme.
Note : Bien qu’il y ait corrélation, la température précède pratiquement toujours le taux de CO2 (d’environ 800 ans en moyenne), indiquant que le taux CO2 serait plutôt une CONSÉQUENCE de la température. - La disparition des neiges du Kilimandjaro est due au réchauffement climatique.
Jugement : On considère que, plus probablement, ceci résulte de l’augmentation de la population, une surexploitation agricole, le déboisement des environs et de la variabilité climatique régionale.
Note : De plus, les neiges du mont Kilimandjaro sont en déclin depuis beaucoup plus longtemps que l’ère industrielle, ce qui indique que le CO2 n’a pas déclenché le processus. - L’assèchement du Lac Tchad est un exemple évident de l’influence catastrophique du réchauffement climatique.
Jugement : Données insuffisantes pour établir la cause exacte.
Note : Le pompage excessif et les changements de pratiques agricoles seraient en partie responsables de son assèchement, lequel subit aussi des pressions naturelles (il a d’ailleurs été sec plusieurs fois par le passé, dont 8550 ans, 5500 ans, 1000 ans et 100 ans avant J.-C.) - L’ouragan Katrina est accusé de résulter du réchauffement climatique.
Jugement : Il n’existe pas de preuves suffisantes pour établir cela.
Note : Cette région, étant sur une plaque tectonique qui s’enfonce, est sujette aux inondations. Il y a toujours eu (et il y aura toujours) des ouragans dans la région du golfe du Mexique. Si leur nombre ne démontre aucune tendance à la hausse depuis plusieurs décennies, la couverture médiatique elle, a augmentée considérablement. - On a trouvé des ours polaires morts, noyés pour avoir nagé sur de longues distances — jusqu’à 60 milles — pour trouver de la glace.
Jugement : Seuls quatre ours polaires ont été retrouvés noyés à la suite d’une tempête.
Note : Nous savons depuis longtemps que les ours polaires nagent facilement une centaine de kilomètres, à la recherche de proies (il s’agit d’un animal bien adapté pour la vie aquatique). Fait cocasse: M. Gore a dû se rabattre sur une animation 3D pour montrer un ours polaire en détresse et faire passer son message, faute d’avoir trouvé de véritables ours malheureux dans l’eau ! Les fameux 4 ours ont été pris dans une tempête en mer de Baffin, qui ironiquement de refroidit depuis quelques décennies. - Les récifs de corail dépérissent à cause du réchauffement climatique et d’autres causes.
Jugement : Il est difficile de séparer les effets liés au climat des autres causes de dépérissement comme la surpêche et la pollution.
De son côté Christopher Monckton, ancien conseiller politique de Margaret Thatcher, a relevé 26 erreurs supplémentaires qu'il a réunies dans un document.
En Colombie britannique, une commissaire scolaire de Surrey a recommandé que le film La Grande Arnaque du réchauffement climatique, film tout aussi polémique qu'Une Vérité qui dérange auquel il répond, soit montré aux écoliers quand on leur impose la diffusion de « Une Vérité qui dérange ». Un homme d'affaire de Vancouver a également offert gratuitement des DVD de ce film contradictoire.
Première partie de La Grande Arnaque du réchauffement climatique
Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)
Le Régime des rentes du Québec serait insoutenable et inique pour les jeunes générations
Une étude de l'Institut économique de Montréal (IEDM) démontrerait que les rendements du régime des rentes du Québec sont désavantageux pour les jeunes générations.
L'IEDM propose de donner le choix aux cotisants de se retirer du RRQ en faveur d'un régime privé.
Extraits de l'étude :
La création du Régime de rentes du Québec remonte au milieu des années 1960. Le programme est entré en vigueur le 1er janvier 1966 et a commencé à émettre des chèques aux retraités en 1967. Il s’agit d’un régime de retraite universel administré par l’État, auquel tous les travailleurs de 18 à 70 ans doivent contribuer.
Au cours des ans, la situation financière du régime devient de plus en plus précaire. Cette pression accrue s’explique notamment par la hausse de l’espérance de vie, par le faible taux de natalité et par la croissance des salaires plus lente qu’anticipée.
Certains de ces facteurs ont servi àjustifier une importante hausse des taux de cotisation au fil des ans, les faisant passer de 3,6 % des revenus de travail admissibles de 1966 à 1986 à 9,9 % depuis 2003. Ces hausses ont entraîné une iniquité de plus en plus grande entre les travailleurs qui cotisaient au départ par rapport à ceux qui cotisent aujourd’hui à des taux trois fois plus élevés. Le simple fait de faire passer ce taux de 3,6 % à 9 % représente une hausse de cotisations annuelles au RRQ de plus de 2300 $ pour un travailleur gagnant 40 000 $.
Malgré ces augmentations de cotisations importantes, nous sommes toujours sous le taux d’équilibre — c’est-à-dire le taux qui permettrait de maintenir une réserve stable — qui se situe à 10,95 % selon les plus récentes estimations actuarielles. Celles-ci prévoient même que le taux de cotisation devra atteindre environ 12,5 % si rien ne change bientôt. Ces données sont basées sur un taux de rendement moyen de la réserve de plus de 7 % par année. Si la réalité du rendement, de la démographie ou du marché du travail s’avère moins favorable que les hypothèses, les contributions devront encore être haussées.
Les retraités actuels bénéficient d’avantages substantiels par rapport aux cotisations qu’ils ont versées. Il en est de même pour les baby-boomers qui s’apprêtent à prendre leur retraite.
Ce sont les jeunes Québécois qui devront combler le manque à gagner entre le montant que les retraités actuels ont versé pendant leur vie active et ce qu’ils retirent aujourd’hui.
Ainsi, un travailleur québécois né en 1930 et qui a pris sa retraite à 60 ans a profité d’un rendement moyen de 14,5 % sur l’argent qu’il a versé, en grande partie parce qu’il n’a pas cotisé dès son arrivée sur le marché de l’emploi. Ce rendement est de 8,4 % pour une personne née en 1950 et ne sera que de 5,5 % et 5,1 % respectivement pour quelqu’un né en 1970 ou en 1990.
Pour illustrer l’impact de taux de rendement si différents, prenons un jeune travailleur qui gagne aujourd’hui 47 200 $ (montant maximal sur lequel on peut cotiser en 2010) et qui mettrait 9,9 % de son revenu de côté pour ses vieux jours à un taux de rendement de 14,5 %, 8,4 %, 5,5 % ou 5,1 % (les mêmes taux que ceux estimés par le RRQ pour chacune des générations qui cotisent au régime). Au moment de sa retraite, dans 35 ans, il pourrait compter sur un régime de retraite d’une valeur respective de 3 888 080 $, 1 002 337 $, 557 961 $ ou 516 784 $. Cet exemple fictif ne sert qu’à démontrer que pour chaque dollar investi, certains grands-parents obtiennent l’équivalent de sept fois plus d’argent que ce à quoi auront droit leurs petits-enfants. En d’autres mots, les générations futures seront dans l’obligation de cotiser beaucoup plus que leurs aînés pour n’avoir droit qu’à des prestations comparables, voire moindres.
Alors qu’en 1986 on comptait sept travailleurs par retraité, il n’en reste aujourd’hui que trois et la proportion ne sera plus que de deux travailleurs par retraité en 2020. Or, un système comme celui du RRQ — en vertu duquel les cotisations actuelles des travailleurs sont versées dans une réserve qui sert à payer les prestations actuelles des retraités — implique que le nombre de travailleurs soit beaucoup plus important que le nombre de retraités. Dans le cas contraire, les travailleurs doivent supporter un fardeau trop lourd pour maintenir le régime à flot.
Texte complet de l'étude.
L'IEDM propose de donner le choix aux cotisants de se retirer du RRQ en faveur d'un régime privé.
Extraits de l'étude :
La création du Régime de rentes du Québec remonte au milieu des années 1960. Le programme est entré en vigueur le 1er janvier 1966 et a commencé à émettre des chèques aux retraités en 1967. Il s’agit d’un régime de retraite universel administré par l’État, auquel tous les travailleurs de 18 à 70 ans doivent contribuer.
Au cours des ans, la situation financière du régime devient de plus en plus précaire. Cette pression accrue s’explique notamment par la hausse de l’espérance de vie, par le faible taux de natalité et par la croissance des salaires plus lente qu’anticipée.Certains de ces facteurs ont servi àjustifier une importante hausse des taux de cotisation au fil des ans, les faisant passer de 3,6 % des revenus de travail admissibles de 1966 à 1986 à 9,9 % depuis 2003. Ces hausses ont entraîné une iniquité de plus en plus grande entre les travailleurs qui cotisaient au départ par rapport à ceux qui cotisent aujourd’hui à des taux trois fois plus élevés. Le simple fait de faire passer ce taux de 3,6 % à 9 % représente une hausse de cotisations annuelles au RRQ de plus de 2300 $ pour un travailleur gagnant 40 000 $.
Malgré ces augmentations de cotisations importantes, nous sommes toujours sous le taux d’équilibre — c’est-à-dire le taux qui permettrait de maintenir une réserve stable — qui se situe à 10,95 % selon les plus récentes estimations actuarielles. Celles-ci prévoient même que le taux de cotisation devra atteindre environ 12,5 % si rien ne change bientôt. Ces données sont basées sur un taux de rendement moyen de la réserve de plus de 7 % par année. Si la réalité du rendement, de la démographie ou du marché du travail s’avère moins favorable que les hypothèses, les contributions devront encore être haussées.
Les retraités actuels bénéficient d’avantages substantiels par rapport aux cotisations qu’ils ont versées. Il en est de même pour les baby-boomers qui s’apprêtent à prendre leur retraite.Ce sont les jeunes Québécois qui devront combler le manque à gagner entre le montant que les retraités actuels ont versé pendant leur vie active et ce qu’ils retirent aujourd’hui.
Ainsi, un travailleur québécois né en 1930 et qui a pris sa retraite à 60 ans a profité d’un rendement moyen de 14,5 % sur l’argent qu’il a versé, en grande partie parce qu’il n’a pas cotisé dès son arrivée sur le marché de l’emploi. Ce rendement est de 8,4 % pour une personne née en 1950 et ne sera que de 5,5 % et 5,1 % respectivement pour quelqu’un né en 1970 ou en 1990.
Pour illustrer l’impact de taux de rendement si différents, prenons un jeune travailleur qui gagne aujourd’hui 47 200 $ (montant maximal sur lequel on peut cotiser en 2010) et qui mettrait 9,9 % de son revenu de côté pour ses vieux jours à un taux de rendement de 14,5 %, 8,4 %, 5,5 % ou 5,1 % (les mêmes taux que ceux estimés par le RRQ pour chacune des générations qui cotisent au régime). Au moment de sa retraite, dans 35 ans, il pourrait compter sur un régime de retraite d’une valeur respective de 3 888 080 $, 1 002 337 $, 557 961 $ ou 516 784 $. Cet exemple fictif ne sert qu’à démontrer que pour chaque dollar investi, certains grands-parents obtiennent l’équivalent de sept fois plus d’argent que ce à quoi auront droit leurs petits-enfants. En d’autres mots, les générations futures seront dans l’obligation de cotiser beaucoup plus que leurs aînés pour n’avoir droit qu’à des prestations comparables, voire moindres.
Alors qu’en 1986 on comptait sept travailleurs par retraité, il n’en reste aujourd’hui que trois et la proportion ne sera plus que de deux travailleurs par retraité en 2020. Or, un système comme celui du RRQ — en vertu duquel les cotisations actuelles des travailleurs sont versées dans une réserve qui sert à payer les prestations actuelles des retraités — implique que le nombre de travailleurs soit beaucoup plus important que le nombre de retraités. Dans le cas contraire, les travailleurs doivent supporter un fardeau trop lourd pour maintenir le régime à flot.
Texte complet de l'étude.
Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)
Inscription à :
Articles (Atom)