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Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
mardi 20 octobre 2009
Entrevue ECR de Réal Gaudreault à Télémag (Québec)
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Jean-Pierre Proulx : « Cardinal emberlificoté »
Le cardinal raisonne erronément : les reproches que les évêques ont faits au programme Éthique et culture religieuse et à sa mise en œuvre n'ont aucun lien logique avec la liberté de conscience. Le remède à apporter à ces lacunes - qu'il reste à valider - n'est pas d'exempter les parents du cours,Enfin, exempter les enfants de ces parents...
mais de mieux les informer,Rappelons que dans la conclusion de leur lettre les évêques disent aussi que les parents devraient être mieux écoutés : « Les parents devront être mieux informés et écoutés ».
de mieux former les enseignants et de revoir les manuels pour les rendre conformes aux orientations du programme que, je le précise, les évêques n'ont pas remis en cause dans leur récente lettre à la ministre de l'Éducation.C'est exact, ce n'était pas l'objet de leur lettre. Nous regrettons, bien sûr, le fait qu'ils considèrent ce programme comme un fait accompli (contre leur gré, ils l'ont assez répété) qui ne doit plus être critiqué sur le fond même. Mais cela s'explique sans doute par la division des évêques sur le sujet, la lettre où ils se disent inquiets est une position de compromis parmi différentes tendances.
Pugnace dans son combat contre le programme ECR, le cardinal s'est emberlificoté dans son raisonnement.Amusant, donc d'exempter dans les faits tous les élèves...
Et s'il s'avérait que les lacunes observées mettent en cause radicalement la qualité même du programme, il faudrait le suspendre pour tous en attendant les remèdes.
Rappelons ce qu'a dit le cardinal Ouellet : « Le 15 septembre 2009, les évêques ont transmis à la ministre de l’Éducation une critique de la mise en œuvre du cours ÉCR depuis un an : les parents sont mal informés, les maîtres ne sont pas adéquatement formés et la prédominance promise à l’héritage judéo-chrétien n’est pas appliquée.Après cette critique, les commissions scolaires ne peuvent plus s’appuyer sur la position des évêques pour refuser sans examen les demandes d’exemption. »
Où est l'erreur de logique ?
À cet égard, il nous tarde d'entendre l'évaluation du Comité sur les affaires religieuses, dont c'est précisément le mandat de conseiller le ministre sur ces questions. Pour l'heure, on ne connaît pas sa position, pas plus d'ailleurs que celle de la ministre Courchesne à la suite de l'intervention des évêques. On attend toujours.Exact.
Quant à savoir si le programme met en cause la liberté de conscience des parents, l'affaire n'est toujours pas réglée. Mais jusqu'à ce que la preuve soit faite, ce n'est pas le cas.Et en absence de certitude, si on appliquait le sacro-saint principe de précaution et qu'on laissait les parents décider, eux qui sont si souvent ignorés dans l'administration du programme monopolistique de l'éducation québécoise ?
Jean-Pierre Proulx, professeur retraité
Montréal
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dimanche 18 octobre 2009
Rétrospective d'un an d'imposition d'ECR à Radio Ville-Marie
Moments forts de cette rétrospective :
- Bref extrait d'un discours du Cardinal Ouellet en introduction.
- Sylvain Lamontagne, porte-parole de la CLÉ, à la veille d'une réunion à Valcourt sur la mise en place du retrait des enfants du cours d'ECR.
- « Malgré les meilleures intentions du gouvernement du Québec... » de déclarer le très impartial présentateur (comment sait-il qu'elles sont bonnes ? Non : les meilleures.)
- Long entretien avec Pierre Bergevin (ex-sous-ministre adjoint et désormais porte-parole du MELS dans le dossier ECR) avant sa réunion à Valcourt et à Drummondville. Lire les comptes rendus de ces réunions (Valcourt, Drummondville). Après ces réunions d'information, comme on l'apprendra au procès de Drummondville, M. Bergevin et l'autre envoyé du Monopole de l'Éducation recommanderont à leur hiérarchie de ne plus tenir de telles réunions publiques et de se taire. Le poste de porte-parole de M. Bergevin semble bien ressembler à une sinécure de tout repos. Se taire tout en imposant.
- Vient ensuite une très longue séquence de 15 minutes non pas sur le programme ECR, mais sur la loi 44 de l'Alberta. Cette loi sur les droits de l’Homme permet aux parents de retirer leurs enfants de classes qui touchent à la religion, la sexualité ou l’orientation sexuelle. L'invité de Radio Ville-Marie nous apprend que le véritable ordre du jour du ministre albertain instigateur de cette loi rétrograde (le tout avec force guillemets) serait d'imposer le créationnisme... En permettant aux enfants de ne pas assister à des cours ? Mais tout est possible de la part de ce ministre, car on nous répète qu'il serait d'origine américaine (horresco referens). Un des intervenants interrogés déplore le fait qu'auparavant les professeurs pouvaient discuter de l'homosexualité avec les enfants, mais que demain on ne pourra peut-être plus le faire puisque des parents pourront s'y opposer ne faisant précisément pas confiance dans la manière dont les professeurs enseignent ces sujets moraux. Car, enfin, quel professeur dans une école publique peut encore désapprouver le comportement homosexuel ? L'intervenant longuement interrogé par Radio Ville-Marie conclut que la plus grande menace liée à ce possible de retrait sur les sujets moraux et religieux se situe au niveau de la « qualité de l'enseignement »...
- Vient ensuite de nombreux brefs extraits des communications de la CLÉ : 76 % des parents pour le choix entre le cours d'ECR et un cours de religion confessionnel, le procès de Drummondville et celui de Loyola. Écoutez Richard Décarie (4 min 56 sec.) :
- Suit un long entretien respectueux avec le professeur Gilles Routhier qui a comparu au procès de Drummondville et sur lequel s'est appuyé le juge Jean-Guy Dubois. Sa participation active dans ce procès lui a attiré des critiques, ainsi que son entêtement au procès à prétendre à tort que les cours de religion dans les écoles publiques n'étaient pas du ressort de la Congrégation pour l'éducation catholique, un grand moment de son expertise. [« Some of the issues treated by this office regard the teaching of sex education in Catholic schools, problems related to the teaching of moral or religious matters in public schools » (profil de ladite congrégation)]
Gilles Routhier est également connu pour ses prises de position controversées sur la Pâques que devrait vivre l'Église catholique et le fait que l'école païenne ne pose pas de problème.
Gilles Routhier ne veut pas s'abaisser à répondre à ces attaques « personnelles », il veut parler des idées. Gilles Routhier affirme que « la question posée au procès n'était pas sur le fait d'être pour ou contre le cours... » C'est pour le moins étonnant, la teneur du programme est bien sûr ce qui a fait réagir les parents.
Gilles Routhier recadre donc la question du procès : « Est-ce que le fait d'assister à ce cours pour des catholiques ou celui d'étudiants d'autres confessions est-ce que assister à ce cours est-ce une violation contre la liberté religieuse sans statuer sur la qualité du cours. » Notons que M. Routhier parle ici d'autres confessions, les parents de ces confessions seront ravis de savoir qu'un théologien catholique ne citant que des textes du magistère romain ait cette prétention.
Gilles Routhier semble vouloir se disculper : « je n'ai fait que citer Vatican II : la liberté religieuse pour les catholiques, n'est pas la liberté d'exiger différents privilèges qu'ils voudraient avoir... La liberté religieuse est une immunité de contraintes. Ils ne doivent pas être contraints d'agir contre leur conviction. Si le cours disait : "vous devez adopter la conduite rituelle ou morale des musulmans", si on exigeait cela des catholiques, si on les contraignait là il y aurait une violation claire de la liberté religieuse. » « C'est aussi simple que cela. Ensuite, on peut discuter, est-ce que ce cours-là est le meilleur qui soit ? Mais ce n'était pas le débat ou la question posée à la cour. »
C'est peut-être aussi clair et simple que cela pour cet éminent théologien, mais cela semble simpliste aux yeux du commun des mortels. Devoir assister à un cours néfaste c'est une contrainte, même si ce cours ne contraint pas d'adopter une autre religion, il contraint d'abord les enfants à adopter une attitude ouverte envers toutes les religions — et même l'athéisme — aussi légitimes que la foi de leurs parents. Et puis comme l'a souligné la Congrégation pour l'éducation catholique, une présentation censément neutre « peut être source de confusion, ou inciter au relativisme ou à l'indifférentisme ». Notons que même Gilles Routhier a reconnu par ailleurs qu'« il y a débat quant à savoir si le contenu cours [ECR] est relativiste. »
Écoutez Gilles Routhier (7 min 39 sec.) : - Dernier intervenant, Mgr Veillette, qui ne voit que des difficultés de mise en œuvre à éviter, pas de problème de fond avec le programme ECR. Il semble tout heureux de la « porte ouverte » que la ministre de l'Éducation lui aurait laissée. Toutefois, plus d'un mois après la remise du rapport inquiet des évêques catholiques du Québec, le Monopole de l'Éducation n'a pas jugé bon répondre publiquement à ce rapport. Est-il interdit de penser que Mgr Veillette fait preuve de beaucoup de naïveté ? L'entretien se termine par cet évêque qui se dit en état de grâce : les enfants recevront une introduction à la religion catholique encore plus restreinte, la religion est chassée de l'école publique, un cours multireligieux où les Chartes de droits de la personne sont les bornes d'une éthique de vague « tolérance » et « ouvertuer :» est imposé même dans les écoles catholiques. Tout cela serait une magnifique chance selon Mgr Veillette, car maintenant les parents et les paroisses éduquent les rares enfants qui viennent aux cours de catéchèse ! Comme si cela ne pouvait pas se faire auparavant ou tout en enseignant mieux et à plus d'enfants les rudiments de la religion catholique dans les écoles publiques.
Évêques catholiques du Québec : échec possible du programme ECR
Rien sur le document de la Congrégation pour l'éducation catholique qui déclarait : « En outre, si l'enseignement religieux se limite à une exposition des différentes religions de manière comparative et « neutre », cela peut être source de confusion, ou inciter au relativisme ou à l'indifférentisme. »
Cette rétrospective n'évoque pas plus cette prise de position du cardinal Grocholewski :
Le cardinal Grocholewski a commenté la récente élimination des heures de cours de religion sur le catholicisme et le protestantisme au Québec
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Italie — évêques catholiques contre l'enseignement de l'islam à l'école
Le président de la Conférence épiscopale italienne, le cardinal Angelo Bagnasco, dans un entretien publié dimanche par le Corriere della Sera, affirme :
« L'heure de religion catholique se justifie par le fait qu'elle fait partie de notre histoire et de notre culture. La connaissance du fait religieux catholique est indispensable pour la compréhension de notre culture. Il ne ne me semble pas que l'heure de religion envisagée [par le gouvernement pour la religion musulmane] corresponde à cette motivation raisonnable et reconnue ».L'islam ne faisant pas partie de notre culture, il n'y donc aucune raison pour que le gouvernement l'enseigne ou finance ses mosquées.
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samedi 17 octobre 2009
Madrid, plus d'un million de manifestants contre la libéralisation de l'avortement, petits ciseaux de RDI
Selon le journal espagnol ABC, plus d'un million de manifestants se sont réunis à Madrid pour lutter contre la libéralisation de l'avortement imposée par le Premier ministre socialiste José Luis Zapatero. Selon ce dernier pour « mettre fin à l'hypocrisie », à ce compte-là on peut évidemment libéraliser beaucoup de choses.
Selon les organisateurs, il y avait plus de 1.500.000 manifestants. Pour la Communauté de Madrid, ils étaient 1,2 million.Radio-Canada couvre la manifestation d'abord à la radio, puis au journal de 17 h sur RDI avec les mêmes images qui sont passées à France 2 :
- Selon la SRC, il y a des centaines de milliers de manifestants.
- La SRC parle de pancartes évocatrices, mais ne les traduit pas pour son public francophone.
- On interroge une jeune fille qui, dans la traduction de la SRC, dit simplement qu'« une jeune fille de seize ans est trop jeune pour décider » d'avorter sans l'autorisation de ses parents faut-il comprendre. Or, sur France 2, la fille fournit une raison ou du moins une comparaison : « les jeunes de seize ans ne peuvent pas quitter l'Espagne sans l'autorisation de leurs parents, et là elles pourraient avorter sans leur autorisation ?» L'explication passe à la trappe, ces gens ne sont que des gens « remontés » et des « catholiques de droite » comme l'a précisé la journaliste[*] de Radio-Canada. Ils ne pensent pas, voyons.
[*] Notons au passage la féminisation croissante apparente de la profession de journaliste. Sur 11 journalistes qui interviennent dans ce journal télévisé, 3 sont des hommes (MM. Gentile, Crevier et "Gilles") alors que 8 sont des femmes dont la présentatrice (Mmes Nadeau, Despaties, Dubreuil, Globenski, Guay, Lamoureux, Taillon et Cuierrier). Dans le même genre, lors du procès de Drummondville, toutes les journalistes convoquées qui avaient couvert la conférence de Mme Courchesne étaient des femmes : Mmes Mathieu, Cauchy, Haché et Dufour.
Pour un autre point de vue et pour les hispanophones :
Sur la banderole, « Aído, regarde ! Ceci est un être vivant. » Les manifestants apostrophent de la sorte Bibiana Aído, la ministre socialiste de « l'Égalité » d'Espagne.
Contexte
Ce reportage a été montré à la télévision espagnole, sur la chaîne Intereconomia TV. Elle décrit l'horrible réalité de deux avortements tardifs filmés dans l’avortoir El bosque de Madrid. C’est probablement une première mondiale. Pour la première fois dans l’histoire, l’avortement tardif a été présenté dans toute sa réalité. On y apprend également comment des psychiatres permettent de détourner la Loi espagnole actuelle qui exige une raison grave pour avorter si tardivement. Le projet de loi socialiste n'éliminera pas ces pratiques, mais facilitera l'avortement en le considérant comme un droit même pour les mineures.
(images dures à partir de la 9e minute)
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vendredi 16 octobre 2009
Supplément ECR pour contrer l'unanimisme du prêt-à-penser écologiste des manuels
C'est également le cas du dernier manuel d'ECR approuvé, celui des éditions Grand-Duc, pour le secondaire IV. Tout le chapitre II (sur IV en éthique) est consacré à l'écologie dans son interprétation du thème « L'avenir de l'humanité » imposé par le programme.
Rien de mal à se pencher sur l'avenir de l'humanité, bien sûr, pas plus qu'on ne peut être contre une saine écologie : qui veut empoisonner nos rivières ?
Questions ouvertes après présentation d'un seul point de vue
L'ennui c'est que la présentation des faits, les questions posées aux étudiants sont tronquées et adoptent une perspective bien donnée : on présente les faits par le prisme d'acteurs engagés (Michel Jurdant sur quatre pages) ou de groupes activistes (Réseau international des mouvements sociaux), ensuite on demande à l'élève (le plus souvent des groupes d'élèves) de se prononcer pour ou contre, mais sans lui fournir les arguments des gens qui s'opposent à la vision de ces acteurs engagés ou de ces groupes activistes.
Aidons donc ici les élèves qui veulent entendre les deux côtés de la médaille et, dans ce cas précis, des avis divergents sur le réchauffement climatique que les manuels considèrent unanimement comme dramatique, catastrophique parfois, d'origine humaine certaine et uniquement néfaste (fait-il vraiment trop chaud en Russie, en Alaska, en Scandinavie, au Canada, en Patagonie ?)
Petites graines de doute quant aux travaux du GIEC
Le 4 septembre, la primeur nous arrivait de Genève, où se tenait une conférence internationale de l’Organisation météorologique mondiale, organe de l’ONU qui partage la gestion du GIEC avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement.
Un vent glacial a soufflé sur l’assistance lorsqu’une des sommités mondiales de l’océanographie, Mojib Latif a déclaré que le monde allait connaître vingt années de refroidissement ! Plusieurs médias ont rapporté la nouvelle, à l’exclusion notable de la presse et des télévisions francophones, plus que jamais vectrices de la pensée unique.
L’un des articles est signé de Fred Pierce et a été diffusé sur le web par le « New Scientist ».
Ce qui est remarquable n’est pas tant l’annonce de ce refroidissement, prédit depuis plusieurs années par la minorité de ceux qui affirment la prépondérance de l’activité solaire dans les variations climatiques, tels le Russe Oleg Sorokhtine, le Canadien Kenneth Trapping ou l’Australien David Archibald, des savants sceptiques de longue date quant à l'importance de l'effet de serre sur le réchauffement climatique avéré jusqu'en 1998.
Mojib Latif, pour sa part, est un climatologue et océanographe d’envergure mondiale, Professeur à la Division des Sciences de l’Océan à l’Université Christian Albrecht de Kiel, membre de l’Académie des sciences de Hambourg, c’est surtout l’un des principaux contributeurs et rédacteurs du GIEC, jusqu’ici connu pour son soutien à la théorie officielle de l’effet de serre.
Quant au journaliste, Fred Pierce, il a depuis plus de dix années rendu compte des travaux du GIEC, en termes mesurés, mais favorables.
Le Professeur Latif a annoncé au prestigieux parterre des membres et invités de l’OMM que, durant les années qui vont suivre, une tendance naturelle au refroidissement allait dominer et masquer le réchauffement causé par les humains.
Scepticisme croissant face à des modèles informatiques peu fiables
Le scepticisme face aux modèles informatiques sur lesquels se basent les prévisions catastrophistes des écologistes les plus ardents (sans jeu de mots) semble s'accroître. Ces prévisions influencent nos gouvernements et pourtant elles sont peu fiables : les systèmes climatiques ne sont pas linéaires, fortement sujets à des conditions initiales inconnues, l'action des océans et des nuages est mal comprise, les modèles prédisent mal le climat depuis 1998 (il a tendance à se refroidir).
Explications scientifiques qui justifient une bonne dose de scepticisme
On trouvera ci-dessous six vidéos du professeur Vincent Courtillot, de l'Académie des sciences française, géologue physicien renommé. Il y discute des failles potentielles des travaux du GIEC.
| 1 sur 6 | 2 sur 6 | 3 sur 6 |
| 4 sur 6 | 5 sur 6 | 6 sur 6 |
Deux émissions diamétralement opposées
« Les errances de M. Hulot » (LCI — France) | ![]() « Climat : et si c'était pire que prévu ? » (Émission radio de Radio-Canada) |
L'empreinte carbone ou écologique, un concept vicié ?
Enfin, comme Yvette Veyret le déclarait dans la revue Diplomatie, en décembre 2007 :
« Au total, cette “crise écologique mondialisée” ne revient-elle pas à masquer les vrais problèmes de l’humanité d’aujourd’hui qui sont d’abord et avant tout le mal-développement, la pauvreté, l’analphabétisme, la santé des populations ? »Comme le souligne Valeurs Actuelles cette semaine, « si tant d’habitants de Brazzaville, par exemple, manquent d’eau potable, ce n’est pas en raison de sa rareté : la ville est irriguée par le fleuve Congo. C’est qu’ils n’y ont pas été raccordés, et que le réseau des eaux usées est défaillant. Or Brazzaville fait partie des villes ayant la meilleure “empreinte écologique”, mesure qui traduit l’impact des activités humaines sur les écosystèmes. À l’aune de ce seul critère, le Burkina Faso, le Bénin, la Bolivie et le Costa Rica figurent au premier rang des modèles “écologiquement corrects” ».
Question éthique : étant donné ces incertitudes et les effets potentiellement bénéfiques du réchauffement climatique au Canada, la lutte contre le réchauffement climatique doit-elle prendre le pas sur la lutte contre les maladies infectieuses, la recherche d'eau potable, le développement, un meilleur traitement des déchets, l'adaptation à un réchauffement climatique potentiel ?
Voir aussi :
- Réchauffement climatique : des politiques fondées sur de la pseudo-science.
- Climat sceptique
- Pensée unique
- L'Arnaque du réchauffement climatique (vidéos)
- L'Écologiste sceptique (professeur de statistiques, ancien membre de Greenpeace)
- Le taux de fonte de l'Antarctique est au plus bas depuis 30 ans !
- Le mythe de la crosse de hockey (National Post)
- Les mesures les plus récentes de l'épaisseur de la glace arctique montrent qu'elle est plus épaisse qu'on ne le pensait...
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jeudi 15 octobre 2009
Affaire Françoise David et les cahiers d'ECR — la plainte de Mme David rejetée
Indigné de constater que Françoise David, l'une des deux leaders de Québec solidaire, avait sa photo dans un cahier d'exercices du cours gouvernemental obligatoire d'Éthique et de culture religieuse ainsi que plusieurs pages consacrées à sa plateforme politique, l'hiver dernier, M. Bouchard avait notamment parlé de « propagande politique communiste » de la part de « profs gauchistes » en faveur d'une « soviétique et marxiste » rapellant par là les liens qui existent entre Québec Solidaire et le Parti communiste.
Sylvain Bouchard avait souligné qu'alors qu'on lui reprochait des propos injurieux, il n'avait fait que qualifier Mme David de « communiste », de « marxiste » ou de « soviétique ». « Je fais référence à ses choix idéologiques et non pas à la personne », avait-il expliqué, ajoutant que « c'est une caricature de ce qu'elle représente sur l'échiquier politique québécois ».
« J'aurais aimé que certains mentionnent que Québec solidaire a été l'allié du Parti communiste aux dernières élections, mais aucun média ne l'a écrit », avait-il alors déploré.
Sylvain Bouchard avait également demandé aux élèves de quatrième secondaire, à qui le cahier était destiné, d'arracher la page où se trouvait la photo et de la lui expédier dans le cadre d'un concours.
Dans un avis très clair daté de mercredi, le secrétariat du CCNR estime qu'il n'y pas eu de manquement à un code qu'il administre.
Écoutez l'émission de l'époque (uniquement les extraits ECR) :
(page 199, du cahier d'éthique et de culture religieuse, Dialogue II, publié par les éditions La Pensée, 2008)
(page 198, du cahier d'éthique et de culture religieuse, Dialogue II, publié par les éditions La Pensée, 2008)
Le président national du CCNR, Ronald I. Cohen, y affirme que Sylvain Bouchard avait le droit d'exprimer son point de vue tel qu'il l'a fait, puisque ses « commentaires visaient uniquement Mme David en raison de ses opinions et gestes politiques et ne constituaient pas des attaques personnelles sans fondement ».
M. Cohen ajoute même que « les critiques politiques du genre constituent un élément fondamental de la liberté d'expression dans une démocratie, même lorsque ces critiques sont exprimées sur un ton très animé ou dénotant la colère ».
Quant à l'invitation faite aux élèves à déchirer leur cahier scolaire, le secrétariat y voit « simplement un geste de défi », puisque ledit cahier était la propriété des élèves. Il précise que ce n'était « certainement pas un geste nuisible, dangereux ou violent ».
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Cardinal Ouellet : les commissions scolaires ne peuvent plus s'appuyer sur les évêques pour refuser les demandes d'exemption
L’ÉDUCATION À LA LIBERTÉ FONDE LA DÉMOCRATIE
Le mois dernier, le Centre de réadaptation Ubald-Villeneuve lançait sa campagne de financement pour venir en aide aux personnes souffrant de diverses dépendances : alcool, drogues, jeux, etc. J’étais heureux d’apporter l’offrande du clergé de Québec à cette œuvre qui restaure la liberté des individus victimes de l’un ou l’autre esclavage. J’invite la population à encourager les responsables et les bénévoles de cette œuvre. Leur expertise d’éducation à la liberté répond à un pressant besoin.
La liberté est la valeur suprême de la modernité. C’est en son nom qu’on a fait toutes les révolutions et qu’on promeut partout la démocratie. De nos jours, la démocratie est en crise. Voyez les questions éthiques qui assaillent les milieux financiers, les syndicats et les partis politiques ! Par ailleurs, on ne sait plus comment concilier les libertés individuelles et le bien commun. Le rapport de l’État à la religion est au cœur de cette crise. Comment l’État intègre-t-il le religieux dans l’organisation de la société civile ? En le reléguant dans la sphère privée ? En imposant une interprétation laïque uniforme du phénomène religieux à tous les citoyens ? Ni l’un ni l’autre ne satisfait l’idéal moderne de la liberté.
Cette crise de la démocratie affecte les rapports de l’Église et de l’État.
L’Assemblée des évêques a dû se résigner devant la décision du gouvernement d’imposer unilatéralement le cours d’Éthique et de Culture religieuse (ÉCR) qui a supprimé la liberté de choix des parents. Le malaise éclate quand cette position modérée est largement utilisée pour débouter les demandes légitimes d’exemption des parents. La décision du juge Dubois dans le procès de Drummondville et son argumentaire accentue ce malaise. Comment puis-je rester silencieux face à la perte des acquis de liberté en éducation au profit d’une pensée unique qui impose sa loi à tous les citoyens et citoyennes ?
Au début des années 80 en France, le président François Mitterand et son gouvernement socialiste projetèrent d’en finir avec le système d’écoles libres financées par l’État. Deux millions de personnes descendirent dans la rue à Paris le 24 juin 1984 pour défendre le droit des parents à la liberté en éducation. Mitterand dut reculer, le premier ministre et le ministre de l’éducation démissionnèrent, et la page fut tournée. Des projets et des opinions semblables circulent au Québec. Évidemment le Québec n’est pas la France, mais il y enracine sa démocratie qui compose ici avec d’autres héritages, notamment avec l’idéal de liberté religieuse qui a fait naître les États-Unis d’Amérique.
Le 15 septembre 2009, les évêques ont transmis à la ministre de l’Éducation une critique de la mise en œuvre du cours ÉCR depuis un an : les parents sont mal informés, les maîtres ne sont pas adéquatement formés et la prédominance promise à l’héritage judéo-chrétien n’est pas appliquée. Après cette critique, les commissions scolaires ne peuvent plus s’appuyer sur la position des évêques pour refuser sans examen les demandes d’exemption. Je leur demande donc d’accueillir et d’évaluer chaque requête des parents de mon diocèse afin que leur liberté de conscience soit intégralement respectée.
Les dépendances multiples qui flagellent une proportion inquiétante de notre population réclament un effort collectif pour restaurer la liberté de nos frères et sœurs malheureux et pour améliorer le « vivre-ensemble » de la société québécoise en quête de valeurs. La crise de la démocratie chez nous s’enracine dans une crise de l’éducation à la liberté. Croyez-vous qu’en limitant la liberté des parents on s’achemine vers un renouveau de la démocratie ?
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mercredi 14 octobre 2009
Avec la rentrée scolaire, les risques d'attraper la grippe H1N1 augmentent
Il nous semble opportun de réconforter ces écoliers avec un air guilleret et nostalgique de circonstance :
Voir Le A/H1N1 tue moins que le virus habituel de la grippe saisonnière, mais la pandémie actuelle effraie car elle touche des enfants.
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lundi 12 octobre 2009
Reconstruction multiculturelle de l’identité québécoise : les censures à lever
La première censure à lever est celle qui est posée sur la question de l’immigration, ce qui n’ira pas sans risque, ce qui ne se fera pas sans courage. Depuis les propos de Jacques Parizeau sur le rôle du vote ethnique dans la défaite référendaire de 1995, l’immigration est un tabou au Québec et nul ne peut contester la propagande officielle qui l’entoure sans risquer les pires épithètes. Pour avoir seulement contesté la hausse des quotas d’immigration, sans même plaider pour leur réduction, Mario Dumont au printemps 2008, a subi les foudres de la caste médiatique qui l’a accusé sans gêne de racisme et de xénophobie, de pratiquer une politique assimilable à celle de l’extrême-droite, Maka Kotto, le député péquiste, allant jusqu'à assimiler le discours de l’ADQ au « lepénisme » français, comme si la question de l’immigration, dans une société moderne, ne relevait pas de la discussion publique et devait être confiée aux seuls experts qui partagent tous sans surprise la même vision de ses bienfaits et de sa nécessité – un mythe déconstruit fort brillamment par Benoit Dubreuil en rappelant la contradiction publique entre un discours célébrant à la fois la nécessité économique d’une immigration massive et le constant rappel des ratés de l’intégration au marché du travail des communautés immigrantes. Il ne fallait pas se surprendre, d’ailleurs, que 51 % des Québécois, dans un climat marqué par la censure intégrale de la question de l’immigration et la diabolisation de ceux prenant le risque de la transgresser, trouve néanmoins le moyen d’appuyer le chef adéquiste en allant même plus loin que lui. Le mythe de l’intégration réussie doit se dégonfler. Si la plupart des immigrés s’intègrent bien à la nouvelle identité montréalaise, ils ne s’intègrent qu’en une proportion encore trop faible à l’identité québécoise. Comme l’a soutenu Christian Dufour, le Québec ne devrait pas se sentir « condamné à approuver automatiquement l’augmentation des niveaux d’immigration ». L’immigration n’a pas vocation à augmenter systématiquement et si le Québec peut continuer à accueillir une part raisonnable d’immigrés chaque année, il n’a pas pour autant à se définir obligatoirement comme un pays d’immigration où cette dernière aurait pour vocation de remplacer la population d’accueil. On ne parlera jamais sérieusement de la question de l’identité québécoise si on ne pose pas au même moment celle de nos capacités réelles d’intégration, qui ne sont certainement pas aussi élevées que nous le répètent les zélateurs de la religion multiculturelle.
La deuxième censure est celle posée par le multiculturalisme qui, au Québec comme ailleurs, entraîne les peuples à se laisser culpabiliser, à se reconnaître dans une image dégradée de leur histoire, de leur passé, ce qui les convainc conséquemment de renoncer à leur héritage historique propre pour plutôt se fondre dans la nouvelle civilisation multiculturelle. La méthode est simple : la criminalisation de l’expérience historique de nos sociétés, jugées coupables de racisme, de sexisme et d’homophobie justifie leur déconstruction administrative et leur reconstruction intégrale selon les préceptes de l’égalitarisme identitaire. C’est parce que toute la tradition est contaminée qu’elle doit être liquidée et que la société doit s’emplir d’une nouvelle définition d’elle-même. La nation est appelée à se convertir au multiculturalisme et les immigrés n’auraient pas à prendre le pli de la première mais bien du second. Le multiculturalisme entend convertir la démocratie à la politique de la reconnaissance en en faisant le critère pour évaluer son libéralisme, avec pour conséquence l’appel à décentrer la communauté politique de son héritage fondateur pour plutôt la recomposer selon la dynamique du pluralisme identitaire. C’est cette censure qui cherche à nous convaincre qu’il est illégitime d’intégrer les immigrés non seulement aux chartes de droits et aux valeurs qu’elles incarnent, mais aussi et surtout au substrat culturel de la nation, à son identité historique. Il faudra réaffirmer la légitimité d’une définition de la société québécoise, de la communauté politique québécoise, en tant qu’expérience historique appelée à exprimer un peuple particulier n’ayant aucune vocation à se dissoudre dans les paramètres de l’universalisme progressiste.
La troisième censure est celle de la paix linguistique. Le Québec ne vit pas une situation de paix linguistique en ce moment. Loin de là. Sa métropole est plutôt soumise à une transformation linguistique incessante qui sous le signe du progrès du bilinguisme, neutralise pratiquement le français comme norme politique, culturelle, économique et administrative. Mais cette réalité, les élites ne veulent pas la reconnaître et préfèrent rationaliser systématiquement la régression sociologique de l’identité québécoise dans la métropole en y reconnaissant plutôt le signe d’une hybridation identitaire sans précédent qui donnerait sa véritable originalité à la métropole. C’est seulement en reconnaissant le caractère très critique de la situation linguistique qu’il sera possible de penser les mesures qui s’imposent pour assurer un authentiquement redressement national, parmi celles-ci, la francisation des services gouvernementaux dans les rapports avec les communautés immigrées, l’extension de la loi 101 au niveau collégial et la réorientation complète du projet des deux CHU pour assurer la pleine mission nationale de la médecine francophone.
Dernière censure, certainement pas la moindre, la censure progressiste héritée de la Révolution tranquille qui évide la langue française de la culture du Québec historique et qui a entrainé la désoccidentalisation progressive de l’identité québécoise en quelques décennies. Un peu comme si le Québec n’avait d’autre matière pour définir son identité que la langue française et les valeurs progressistes assimilées aux gains de la Révolution tranquille, comme la laïcité ou l’égalité homme-femme. Fernand Dumont l’a écrit à plusieurs reprises, une langue est aussi une culture, un univers de sens où s’ouvre la possibilité d’un destin partagé. Quelquefois, on peut croire que la langue française est tout ce qui reste de la culture québécoise tout comme la souveraineté est tout ce qui reste du nationalisme québécois. Il faut pourtant assumer de nouveau l’épaisseur historique de cette culture, ce qui nous entraine vers la question de l’école, qui transmet de moins en moins la culture québécoise pour plutôt servir de laboratoire où fabriquer un nouveau peuple conforme à l’idéologie progressiste. Le nouveau cours d’histoire est exemplaire de cette dénationalisation de l’identité québécoise, comme l’a noté Charles-Philippe Courtois dans une étude publiée par l’Institut de recherche sur le Québec. De la même manière, le cours Éthique et culture religieuse travaille à neutraliser le patrimoine historique constitutif de l’identité québécoise en transformant l’école en laboratoire d’un multiculturalisme radical qui inversera la dynamique d’intégration pour rassembler le Québec dans une culture droit-de-l’hommiste sous le signe de la Charte des droits. Devenir Québécois devrait impliquer l’intériorisation du patrimoine culturel et historique de la nation, ce qui veut dire qu’il devrait être transmis de manière décomplexé et qu’il devrait s’accoupler avec une éventuelle citoyenneté traduisant politiquement l’appartenance au Québec.
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